Transcription
Desarc, bonjour, merci d'être avec nous aujourd'hui sur grand anglais. Bonjour Richard.
Euh, aujourd'hui, on va parler d'un d'un sujet qui va peut-être permettre de comprendre pourquoi la finance, pas de la science humaine molle à la mort moelleux, mais une vraie science. C'est un point qu'on défend ici, de dire c'est ce qu'on appelle l'éconophysique. Euh, et que les marchés, l'économie, et le système qui transforme l'énergie en richesse, et les systèmes financiers, le marché financier, c'est la couche qui pilote l'économie afin de d'optimiser les ressources. Et tout ça, bah, remonte comme tout ce qui apparaît dans le monde, à des lois physiques.
Et pour arriver à l'approcher sous un autre angle par rapport à ce qu'on a déjà fait, parce qu'on a déjà fait des vidéos, et ben, tu es reparti sur un article qui parle du concept de l'abduction.
Oui. Oui. Je je suis reparti de ces articles que j'ai écrit sur l'abduction. C'est-à-dire, je me suis posé cette question, c'est un peu de l'introspection. C'est-à-dire que, on a tous des systèmes de croyance. Voilà. Alors quand on parle ensemble, puis on dit "Il faut acheter des actions, faut acheter ceci, et cetera", avec plus ou moins de conviction, on dit "Mais pourquoi on dit ça en fait ? Pourquoi voilà, quel est quel est son système de croyance ?" Voilà. Donc, j'ai essayé de comprendre quel était mon propre système de croyance, et je suis arrivé à la conclusion qu'il fallait quand même travailler cette notion, notion de logique fondamentale qui s'appelle l'abduction, pour essayer de mettre dans une case, et que cette case allait être vers ce que tu décris. C'est-à-dire, elle a quelque chose qui est lié à la science, mais on va voir que avec certaines modérations. Voilà.
Alors, la notion d'abduction, c'est très intéressant en logique, parce que la plupart, on pense nous que le le cerveau sert essentiellement à faire des déductions. Déduction, voilà. Donc, la déduction, c'est : les hommes sont mortels. Socrate est un homme. Donc, Socrate est mortel. C'est, on va de la règle générale, on en déduit ce qui va se passer au cas particulier, nécessairement. Alors, voilà, je tape dans le ballon. Le ballon va partir. C'est, c'est la déduction. Voilà, déduction.
Alors, il y a là qui parle aussi de l'induction. Alors, l'induction, c'est aussi quelque chose qui que l'on comprend, c'est-à-dire, voilà, je, toute ma vie, j'ai vu des moutons blancs. Donc, tous les moutons sont blancs. Du cas particulier, on en déduit une règle générale. Règle générale. Bon, alors, on sait qu'il y a, là, problème, c'est qu'il y a des moutons noirs. Bon, mais bon, et des signes noirs. Et des signes noirs. Et des signes noirs. Mais disons que dans la vie, quand on a vu plein de moutons blancs, se dire que les moutons sont tous blancs, disons que ça simplifie la vie, sauf le jour où on trouve un noir. Mais voilà.
Mais en fait, la partie la plus importante du cerveau ou du travail intellectuel, n'est ni la déduction, ni l'induction, c'est l'abduction. C'est ça qui est intéressant. Et l'abduction, c'est quoi ? C'est rechercher la cause la plus probable d'une observation ou d'une surprise. Voilà. Alors, exemple, mais une cause qui est loin, une cause qui est loin. Et d'ailleurs, je t'avais dit, mais c'est marrant, parce que quand tu m'as dit, "Est-ce que tu sais que l'abduction, je te dis bah, c'est un enlèvement." Parce que abduction en anglais, c'est un enlèvement. Et on s'est demandé, mais c'est quoi le rapport entre un enlèvement et le principe philosophique ? Donc, on a demandé à notre pote ChatGPT, et il nous a dit, la le point commun et la racine commune, c'est d'emmener loin. C'est-à-dire, quand on enlève quelqu'un, on le prend et on l'emmène très loin. Et l'abduction, c'est d'aller chercher une cause qui n'est ni une déduction, ni une induction, mais de chercher une cause un peu plus raffinée qui peut expliquer autrement ce qui se passe. C'est ça. C'est ça.
Un exemple simple, c'est : j'ai, voilà, je sors de ma sieste. Euh, quelqu'un me dire "Oh bah, tu as eu raison de dormir, de ce qu'il a plu toute l'après-midi." Je sors dans le jardin, et je vois plein de grenouilles. Donc, là, principe d'abduction. Pourquoi il y a-t-il des grenouilles ? Voilà. Et le principe d'abduction, la plupart des gens vont se dire "Les grenouilles aiment la pluie." On m'a dit qu'il avait plu. Les grenouilles aiment la pluie. Bon, voilà, euh, j'en déduis que les grenouilles aiment la pluie, sorties parce qu'elles sont là, et puis voilà, je fais le lien, et donc je fais, je fais une cause à mes grenouilles, c'est que les grenouilles aiment la pluie, aiment l'eau. Voilà, c'est une cause extérieure qui est loin de "il fait beau et il y a des grenouilles". C'est, voilà, c'est ça, c'est un principe abductif. Bon, très bien. Voilà.
Alors, ce principe abductif, rechercher la cause d'un phénomène, c'est utilisé tout le temps. Donc, on voit même que les tensions politiques sont souvent de cette nature-là. Il y a ça. Oui, mais la cause, la cause, c'est ça. Par exemple, la cause de nos problèmes en France, c'est qu'il n'y a pas assez de dépenses de l'État. La cause des problèmes en France, c'est qu'il y a trop de dépenses d'État. Après, chacun est dans son abduction, tu vois, dans ce système de croyance, ou c'est les riches, en ce moment, c'est les riches, ou c'est les riches, c'est je sais pas quoi, mais ils ne partagent pas. Voilà. Voilà. Mais si, voilà, on dit toujours la cause de quelque chose, c'est ça. Alors qu'en fait, la cause, voilà, on essaie de remonter à la cause, alors qu'on ne sait pas en fait la cause. Ouais. Donc, c'est très intéressant de d'essayer de comprendre son système de prêt. Alors, pourquoi on dit ça ? Voilà.
Alors, le premier qui avait l'exemple qui est le le le plus connu du système abductif, c'est le le célèbre rasoir d'Ockham. Rasoir d'Ockham. Alors, ça, ça date longtemps, c'était, et le principe, c'est de dire, quand vous cherchez une cause d'un système, et qu'il y en a plein, choisissez la plus simple. Voilà, principe du rasoir d'Ockham, qui est souvent cité, hein. Pourquoi chercher midi à 14h, alors que c'est évident ? Le seul problème de ce raisonnement, c'est que l'abduction, c'est un peu plus subtile que ça. Parce que si on a, on utilise le rasoir d'Ockham dans mon exemple des grenouilles, et ben, l'abduction la plus simple, c'est qu'il a plu. Des grenouilles. Oui, je vois pas de grenouilles, il a plu. Je vois les grenouilles, il a plu. Voilà, principe abductif. Donc, on voit bien que le principe d'Ockham, il peut être juste, mais il n'est pas du tout garanti. Donc, c'est un énorme problème de savoir quelle est l'abduction qu'on va qu'on va utiliser.
Alors, c'est d'ailleurs, ça ça m'amène à à quelque chose qui est assez intéressant, c'est d'abord dans les principes abductifs, le cerveau a été fait pour, dans ce principe, mais surtout a été forgé pour être capable de comprendre le groupe social. C'est ça la fonction première du cerveau. Qui est copain avec qui ? Abduction. Pourquoi est-ce qu'il a fait cette cette vacherie à l'autre ? Voilà, il a fait cette, pourquoi il est pas content ? Pourquoi il est content ? Pourquoi, voilà, pourquoi est-ce que j'ai une chance de et de pas dans le groupe ? Le cerveau, c'est surtout fait pour ça. Et d'ailleurs, c'était les expériences de Dunbar, c'est le professeur Dunbar qui avait montré que c'était le cas dans tous les mammifères de type chimpanzé, singe, et cetera. Euh, en fait, il y a un lien direct entre la taille d'une partie du cerveau, qui est le néocortex, sa proportion dans le cerveau, et la taille du groupe social. Donc, petit néocortex, petit groupe social. Gros néocortex, gros groupe social. Donc, on voit bien qu'il y a un lien entre le cerveau qui passe son temps à faire de l'abduction, voilà, pourquoi il est gentil, pas content, et cetera. La taille de ce cerveau, sa capacité de traitement, et la taille du groupe social. Donc, ça rapproche de l'idée qu'effectivement, le cerveau, sa première mission, c'est le groupe social. Je le comprends pas simplement, je connais quelqu'un, mais je sais que lui est copain avec lui, que lui n'aime pas ça. Bon. Et ben, quand on prolonge donc cette courbe des petits singes vers les grands singes, jusqu'à nous, notre taille parfaite pour notre pour l'homme, c'est 150 personnes. Donc, le nombre de d'un bar, c'est 150 à peu près, hein. Ça, ça, on s'est géré 150 personnes dans notre tête, on a la capacité de gérer un groupe social de 150. Après, il faut simplifier. Après, on, après nos principes abductifs vont devenir complètement délirants, quoi. On va, on va sortir de, on va plus comprendre, en fait.
Bon, alors, ça, c'est vachement intéressant, notamment vis-à-vis de l'intelligence artificielle, parce que l'IA a fait complètement exploser ce ce nombre de Dunbar. L'IA peut traiter beaucoup plus que que toutes les liens sur 150. C'est beaucoup, beaucoup plus. Donc, la question, c'est est-ce qu'effectivement l'IA sera capable, bon, juste de comprendre 100 fois mieux que nous, 1000 fois, 10000 fois mieux que nous, ce dont pas dans la presse, hein, à échéance courte, hein, maintenant. Et alors là, ça dépend de la date qu'on choisit, ça dépend de la date qu'on choisit. Alors, certains disent 5 ans, d'autres 10 ans, mais enfin bon, tous les grands patrons de tech disent dans les 10 prochaines années. Voilà, en tout cas, ça régresse pas, ça régresse pas.
Alors ensuite, on réfléchit un petit peu à l'IA, ce principe abductif, grande capacité de traitement, OK. Mais l'IA, quelqu'un a une caractéristique, c'est que l'IA fait son principe abductif de raisonnement sur des données qu'on donne. Donc, c'est-à-dire que c'est un principe abductif euh statistique. Donc, l'IA va voir des observations, va trouver des liens, beaucoup plus de liens qu'on est capable de le faire, mais sur des statistiques. Et les hommes, c'est pas ça, parce que les hommes vont chercher des choses qui sont des délires, des des licornes. Exemple, Newton. Newton dit, bon, voilà, il y a une pomme qui tombe. Il y a des planètes qui tombent comme ça. Je vais vous, principe objectif, je vais vous trouver la cause de tout ça, et qui qui est la même, la même que tout ça. Alors là, la loi universelle, ça n'a rien à voir avec la déduction ou l'induction. Rien à voir. On généralise rien, ou on extérieur rien. On cherche vraiment une cause extérieure qui est loin, loin, qui est loin, et qui va tout expliquer. Et il vous sort un truc complètement délirant, qui vous dit, c'est très simple, il y a des équations. Si je jette une balle dans une direction et qu'il y a pas de force qui s'applique sur elle, elle va continuer à la même vitesse dans la même direction jusqu'à l'infini. Mouvement rectiligne uniforme. Et ça marche partout. Et là, et ça, si vous appliquez ça, vous allez tout comprendre sur les posards. Bon, sur les plan, les pommes. Voilà.
Alors, le problème, c'est que là, il y a aucune statistique, puisque personne n'a jamais observé une boule de pétanque qui ne s'arrêtait pas, ou une balle qui ne tombait pas, qui qui continuait à vitesse constante jusqu'à l'infini. L'infini. Bon. Donc, en fait, non seulement ça n'a jamais été observé, mais ça ne sera jamais observé. Donc, le principe abductif est complètement différent. Il est dans un domaine complètement éthéré. C'est donc, c'est une énorme différence. Bon, maintenant, alors, certains pourraient dire, c'est une capacité créative, tu vois, mathématique, je sais pas, conceptuelle. Bon, est-ce que l'IA est capable de ça ? Bah, justement, la question que je t'avais posé, c'est le cerveau humain est fondamentalement de fonctionnement quantique, parce que c'est à l'échelle du neurone, on a des échelles quantiques, et on voit bien que l'information, c'est des signaux électriques qui se comportent de façon quantique. Donc, les raisonnements by design, c'est c'est comme vouloir faire un ordinateur avec des bouliers. On peut simuler des bouliers dans un ordinateur, mais simuler un ordinateur avec des bouliers, vous êtes pas prêt de regarder un film en 4K en assemblant des bouliers. Donc, est-ce que le la conception elle-même de de du cerveau, qui est quantique, alors que l'intelligence artificielle ne l'est pas, puisqu'elle est électronique, euh, ça donne pas une limite par rapport, par exemple, sur de l'abduction ou des phénomènes de génération de pensées qui ne sont pas accessibles à des bouliers quoi ?
Alors, euh, c'est certain, c'est-à-dire que pour avoir euh, l'étape d'après, il faudrait faire des des ordinateurs quantiques et mettre de l'IA dans l'ordinateur quantique. Bon, euh, sinon, c'est une, c'est une limitation, bien sûr, puisque le monde est quantique. Donc, euh, pendant, donc, on peut simuler un comportement quantique avec de l'électronique au point d'arriver à faire ce qu'un être humain peut faire. On peut, mais c'est basique. C'est un peu ce qu'ils font en mettant des probabilités, mais les, voilà, tu peux pas inverser des matrices quand elles seront trop importantes. Donc, au bout d'un moment, tu vas avoir une limite d'une barre qui sera plus haute que 150, mais tu vas l'avoir à cause de ce que tu dis. Mais indépendamment de ça, je voulais trouver un truc plus positif, c'est que j'avais lu un truc il y a il y a 15 jours très intéressant, mais envoyé mon frère, d'un article sur l'IA, et qui disait "C'est très marrant, mais l'IA est d'autant plus créative, fait des fait des réponses quelquefois très surprenantes dans des domaines dans lesquels elle a très très peu de statistiques." Ah ouais ! Ouais ! C'est-à-dire que plus il y a de stats, plus elle est, voilà, abduction statistique. Et quand elle a pas de données, alors là, elle commence à partir dans des délires. Donc, donc, je ne suis pas formel sur le fait que l'IA ne sera pas capable d'inventer ses propres délires pour répondre avec exactement au maximum ce qu'a fait Newton. Tout dingue quoi. Peut-être, je ne sais pas. Là, c'est une, c'est un questionnement euh, indépendamment de la limitation que tu poses, euh, c'est un questionnement plus philosophique, c'est-à-dire, est-ce que il y a une capacité de génération euh des microprocesseurs de de création ? Et c'est possible que ce soit le cas. En tout cas, il y a des signes qui montrent qu'il y a une grande créativité dans les poches dans lesquelles il y a un peu un peu d'information.
Très intéressant comme remarque, et ça, ça vient conditionner la valorisation des Nvidia et des Magnificent Seven, parce qu'en fait, le résultat de ça va conditionner, vrai, la capacité à générer des bénéfices par l'IA de ces sept plus grosses sociétés. Donc, il y a un vrai gros point d'interrogation, c'est qu'aujourd'hui, fondamentalement, on a beaucoup de mal à évaluer l'intelligence de l'IA. Oui, c'est, on a des benchmarks, mais on voit que, il y en a plusieurs, mais on voit que ça plafonne rapidement à 100 %. Donc, du coup, on se dit, bah, le, on n'a pas la bonne unité de mesure, parce qu'on n'a pas tout le, tout, toute la subtilité. Donc, on en invente d'autres, mais l'IA évolue aussi, et en fait, on sait pas exactement ce qu'on est en train de faire, enfin, c'est, on a du mal à savoir ce qui est, ce qui est, qui revient à ta ta question quantique aussi.
Le problème d'un ordinateur quantique, il y a déjà des petits ordinateurs quantiques, mais ils fonctionnent avec très, très peu de, enfin, tu vois, maximum une cinquantaine, une centaine de d'atomes, mais à ce qui est déjà fantastique en terme, mais il y a des problèmes, c'est que tu leur demandes de faire un calcul, ils te sortent un calcul, ils ont un rat, mais tu peux pas le savoir si c'est vrai. Ça, ça fait que ça te demande, te dis, c'est fantastique, on l'a fait en 3 secondes, alors qu'il ferait 10000 ans. Bah, comment tu le vérifies ? Ou tu l'as pas perdu ? Ben, tu peux pas le vérifier. Donc, donc, là, on a aussi des limitations de cette nature-là. Ouais.
Pour revenir à mon à mon truc d'abduction, la grande question, c'est donc, quelle est la bonne abduction ? Est-ce qu'on peut choisir tout ce qu'on veut, quoi ? Les grenouilles qui tombent ou pas ? Bon. Et puis, même l'ordinateur IA va te donner des réponses objectives, mais est-ce qu'elles sont bonnes ou pas ? C'est encore un énorme problème. Laquelle choisir ? Voilà. Parce que c'est ça la question, choisir la bonne abduction.
Alors là, il y a deux exemples en en cosmologie qui sont extraordinaires. Alors, la première, c'est milieu du 18e siècle, on commence à se rendre compte que l'orbite d'Uranus a des problèmes. Bon, alors la théorie de Newton est parfaitement comprise, et on regarde tout ça, on voit une Uranus, des calculs, bah non, elle bouge pas comme censé passer, c'est pas censé passer. Alors, qu'est-ce qui se passe là ? Il y a un français qui s'appelle Le Verrier, qui va dire "Ben écoutez, moi je crois en la loi de Newton, donc c'est un problème informatif, c'est-à-dire, j'ai pas assez d'information, mais la loi est juste. La loi est juste, il manque de l'information. Et cette information qui manque, je vais vous dire ce que c'est d'après mes calculs, c'est qu'il y a une planète qu'on voit pas, qui est là, et qui s'appelle, on la découvrira 60, 70 ans plus tard. Et on l'a trouvé raison exactement où elle était, parce qu'elle déviait du coup la course d'Uranus par sa présence et par sa masse. Ex. Voilà. Donc, il a annoncé l'existence de Neptune, alors que Neptune n'était pas visible. Et ça, c'est stylé quand même. Ça, c'est quand même balaise. C'est quand même balaise. Je dis voilà. Voilà.
Et alors, ce pauvre Le Verrier, 10 ans plus tard, et ben, il se rend compte qu'il a le même problème pour une autre planète qui est Mercure. Même problème, il a un problème d'orbite. Donc, il dit, il a une dark planet, et donc, il cherche, il cherche la même chose. Il dit, la loi est juste, donc je manque d'information. Donc, on va chercher l'information. On va chercher la dark planet qu'on ne trouvera jamais. Et là, c'est uniquement Einstein qui va arriver en disant, bon, ben écoutez, on va changer la loi. La loi est fausse. Donc, intéressant, c'est-à-dire que quand on, avec la relativité générale, Einstein démontre que la péri de Mercure est fausse, parce que les lois de Newton n'est pas assez précises, sont pas, sont pas assez précises. Et quand il introduit, bah, il l'a redécrit, et c'est parfaitement juste. Donc, c'est violent, et c'est, c'est brillant. Vient, c'est, et c'est brillant.
Donc, on voit qu'on a les trois exemples. Donc, quand on est devant un choix de de d'abduction, on peut soit faire une hypothèse de type informatif, je manque d'information. Soit une faire une hypothèse de type législatif, la loi est fausse. Soit se dire, ça n'a pas d'importance, c'est du bruit, on s'en fout un peu.
Alors, on revient à la départ de la question, c'est comment est-ce que nous, on raisonne là ? Comment est-ce que moi, je raisonne ? En fait, moi, je raisonne surtout un peu sur les trois, en temps, je dis, on s'en fout, mais c'est surtout sur la partie législative. C'est, je crois en fait à une abduction législative en en économie. Ça veut dire quoi ? C'est, je crois qu'il existe des espèces de lois sous-jacentes à l'économie, qui sont pas aussi parfaites mesurables que dans, voilà, quand les lois physiques, parce que simplement, il y a pas assez de de particules, il y a pas assez d'éléments, mais elles sont là. Et donc, je crois en ces lois. Par exemple, je crois que quand l'inflation monte, bah, qu'est-ce qui va se passer ? Et ben, il va se passer que, inévitablement, vous allez avoir les profits qui vont baisser, vous allez avoir la croissance qui va ralentir, vous allez avoir les obligations qui vont chuter, choses comme ça. Voilà. C'est-à-dire, bon, c'est-à-dire qu'il y a, il y a une logique économique euh, derrière, et je crois ces lois-là. Donc, je, je m'empresse de de les mesurer et cetera, mais fondamentalement, j'y crois. C'est par exemple, aujourd'hui, je mesure que l'inflation décélère dans le monde. Donc, je dis qu'il n'y a pas de problème, parce que, pourquoi je dis pas de problème ? Parce que des erreurs quoi, tu vois, comme si j'étais absolument convaincu de ma croyance, qui est que ces lois sont formelles.
Alors, sur quoi sont sont fondées ces lois ? C'est, c'est cette façon de penser. Premièrement, une logique économique, l'inflation, la croissance. Quand il y a plus de croissance, il y a plus de profit. Logique économique. Voilà. Deuxième, deuxième chose, c'est une vérification expérimentale. C'est, il faut savoir, bon, comment je vais mesurer la croissance, comment je vais mesurer ceci, et est-ce que quand je le mesure partout, partout, partout, partout, ça répond à peu près de la même manière ? Est-ce que ça marche ? Et ben, est-ce que ça marche ? À partir du moment où ça répond de la bonne manière, c'est bon. Et la troisième chose, c'est qu'est-ce que je mesure en fait ? Et ce que je mesure dans tous ces modèles, c'est le principe abductif par excellence. C'est que je mesure la surprise. Je mesure la surprise. Je ne mesure pas un état de flux qui est normal ou qui est constant. Oh, il fait 23 degrés, il fait 23 degrés, égal. Ce qui m'intéresse, si si on passe de 21 à 23, ou de 25 à 23, c'est-à-dire une surprise. Tiens, oh, il fait plus froid, oh, il fait plus chaud. Voilà, la surprise. Or, la surprise, c'est directement en physique, l'accélération. Donc, je peux montrer, j'ai montré que en fait, les par exemple, dans les marchés, vous avez des indices de surprise économique. Alors, il y a une variable économique qui tombe, inflation, la croissance, le chômage, et cetera, et ensuite, il y a une réaction par rapport à ce qui était attendu par les opérateurs de marché, qui sont interrogés en permanence. Et s'il y a un écart, c'est l'indice de surprise. Et ben, j'arrive à montrer que le la mesure en fait de l'accélération colle complètement à la surprise. Donc, ça veut dire quoi ça ? Ben, ça veut dire que ce qui nous surprend dans la vie, c'est l'accélération. Hm hm. C'est tout. Ça veut dire, et c'est une évidence, c'est-à-dire une modification de trajectoire. Ce n'est pas une trajectoire, ce n'est pas un flux, c'est une modification de flux. C'est, c'est donc, voilà, c'est, c'est, voilà, c'est dans un avion, c'est le décollage qui ne surprend pas le fait de de de voler à à 800 km/h dans le ciel. Ça, ça complètement égal. Et ce qui est marrant, c'est que dans la, dans une précédente vidéo, on expliquait que la, un des principes de la nature, c'est de chercher à maximiser les flux. Oui. Donc, ça, c'est complètement cohérent. C'est-à-dire que globalement, euh, quand on est dans des accélérations ou des ralentissements sur l'économie, on cherche des ajustements de flux. Exactement.
Donc, on on sent bien que derrière tout ça, euh, et d'ailleurs, tu as des résultats qui sont exceptionnels sur les les les stratégies financières qui sont découlent de ça, et ben, on sent bien que derrière ça, il y a des règles. Il y a une abduction législative. Alors, c'est, c'est, c'est ma croyance. C'est ma croyance. Alors, cette croyance, on le verra peut-être dans d'autres vidéos, elle a des limites. Je crois pas dur comme fer, il y a un certain nombre qui, un certain nombre de biais à mettre là-dedans. Il n'est pas dit qu'il n'y ait pas un Uranus qui se cache, une Neptune qui se cache. On se calme un petit peu. Mais si, si on doit, si on doit hiérarchiser en fait les les les phénomènes, je crois qu'il y a beaucoup de choses qui ne servent à rien, qui sont du bruit. Donc, j'essaie de les éviter. Donc, c'est pour ça que j'essaie de ne pas traiter à l'intérieur d'une journée, et cetera. Alors, c'est un premier truc. Donc, première abduction, c'est du bruit, on en reparlera peut-être aussi. Mais l'abduction fondamentale, c'est qu'il y a quand même des lois fondamentales. Il y a, et donc, il faut les suivre, il faut les mesurer et les suivre. Et en faisant ça, on a plus de chance de s'en sortir pas trop mal. Euh, plus de chance que d'avoir d'autres systèmes de croyance. Certains ont d'autres systèmes de croyance, et peuvent avoir raison. Ils peuvent être des prophètes, tu vois. Oui. Et puis, ils ont peut-être raison, hein. J'en sais rien. Je sais pas s'il y a des prophètes qui ont bien marché dans la vie. Ah bah, tu tu prends Warren Buffett, c'est pas mal débrouillé. Ah oui, ce genre de prophétie. Ah oui, oui, c'est des prophéties quand même. C'est-à-dire, bon, je prends du Coca-Cola, tout le monde dans le monde entier va boire du Coca-Cola. Bon, c'est une prophétie, hein. Moi, j'aime bien le Coca, mais pas plus que ça, tu vois. Voilà. Donc, il y a des prophéties qui sont quand même assez remarquables. Euh, mais la différence, c'est qu'il y a assez peu de prophètes. Alors que finalement, quand on a des lois, il y en a pas non plus, tu vois, des milliers de lois fondamentales en économie. Donc, en fait, les les repérer, ça permet déjà d'être dans un univers un peu plus cadré. Donc, la raison. Voilà. Donc, introspection finale. Oui. Oui, je crois à l'abduction. Je pense que c'est constamment la façon dont on réfléchit. Et la mienne, c'est de croire qu'il y a quand même des phénomènes qui sont non seulement de type loi, mais qui sont vérifiables et mesurables. Voilà, c'est ça.
Et ben, merci beaucoup. Bien, c'est.