Transcription
Accusé d'avoir violé une jeune femme, il a affirmé au tribunal qu'il avait simplement trébuché sur elle et l'avait pénétrée accidentellement.
Non, non, non, les gars, non. Dites-moi que c'est une blague.
Mais il a affirmé au tribunal qu'il avait simplement trébuché sur elle et l'avait pénétrée accidentellement. Il a finalement été acquitté par la justice.
Ce jour-là , Essan Abdouaziz, un homme d'affaires de 46 ans, participait à une soirée avec des connaissances professionnelles dans une discothÚque principalement fréquentée par des jeunes adultes. Sur place, il remarque Justine, une jeune femme de 18 ans accompagnée de son ami de 24 ans. Il engage alors la conversation avec elle et les invite à rejoindre sa table privée. à la fin de la soirée, tous les trois se rendent à son appartement.
AprÚs leur arrivée, l'homme entretient une relation consentie avec la jeune fille de 24 ans dans sa chambre, tandis que Justine s'endort sur le canapé du salon devant la télévision. Mais d'un seul coup, Justine se réveille et découvre Essan au-dessus d'elle en train de la pénétrer alors qu'elle dormait. Elle l'aurait alors repoussée, puis a quitté les lieux avant de déposer plainte peu de temps aprÚs.
Mais c'est quoi votre problÚme les hommes ? Il faut aller vous faire soigner. Tu es en boßte de nuit, tu rencontres deux femmes, tu les invites à ta table, elles viennent, vous buvez, vous passez un bon moment, vous rigolez, tout est cool. à la fin de la soirée, tu leur proposes de venir chez toi, elles acceptent. Une fois chez toi, tu couches avec l'une d'elles qui, je le rappelle, est consentante. C'est bon, tu as passé une super soirée. Elle aussi, tu as eu ce que tu voulais, elle aussi, tout le monde est cool. Mais toi, ça te suffit pas. Il faut que tu ailles dans le salon violer celle de 18 ans qui dort sur le canapé. Elle a 18 ans, elle a rien demandé. Tu viens, tu lui brises sa vie. Pourquoi ?
Des examens mĂ©dicaux lĂ©gaux sont rĂ©alisĂ©s et confirment la prĂ©sence de l'ADN de l'homme. Une enquĂȘte est alors ouverte et l'affaire est renvoyĂ©e devant un tribunal correctionnel. Une plainte, la prĂ©sence de l'ADN de l'homme, certainement le tĂ©moignage de la copine. Dans n'importe quelle affaire, ça suffit pour condamner le coupable, sauf dans les affaires d'agression sexuelle.
Mais lors du procĂšs, Essan est autorisĂ© Ă tĂ©moigner. Il conteste les faits et explique s'ĂȘtre rendu dans le salon pour Ă©teindre la tĂ©lĂ©vision et proposer d'appeler un taxi Ă la jeune femme. Quel gentleman ! Selon sa version, celle-ci l'aurait poussĂ© en se rĂ©veillant, ce qui lui aurait fait perdre l'Ă©quilibre. Il affirme ĂȘtre tombĂ© sur elle et l'avoir pĂ©nĂ©trĂ©e de maniĂšre totalement accidentelle. MĂȘme dans ce genre de situation, il rĂ©ussit Ă mettre la faute sur la victime. C'est la faute de la femme. Moi, je passais par hasard. J'ai rien demandĂ© Ă personne. Elle m'a poussĂ©. Je suis tombĂ© la tĂȘte en Ă©rection. Boum dans sa chatte.
Contre toute attente, aprĂšs 30 minutes de dĂ©libĂ©ration seulement, le jury l'a dĂ©clarĂ© non coupable. AprĂšs, on se demande pourquoi les femmes n'ont confiance ni aux hommes ni en la justice. ArrĂȘtez ça. Pas grave, on est salĂ©. Ave de ça. La dĂźme est trop salĂ©e.