Transcription
Alors dernièrement, on a fait le tour des pires histoires en Russie, en Indo, même au Brésil. Et là, bah, on va voir ce qui se passe du côté de la Colombie. Évidemment, je vous rappelle, sur la carte, la Colombie, c'est ici. J'avoue, c'est loin. C'est très loin. Et en même temps, du coup, dans notre imaginaire d'Européens et de Français, on va penser peut-être à la drogue, au marchand d'armes, des trucs comme ça. Bon, j'en dis pas plus.
Alors bon, évidemment, on va pas juste parler de plage de sable. Rapprochez-vous, vous êtes sur Font. Et là, on va découvrir le témoignage de trois personnes qui ont vécu un véritable enfer dans ce pays d'Amérique du Sud. Bon, comme d'hab, on a trouvé ces histoires authentiques sur internet et on a rajouté des voix off pour plus d'immersion et sans dénaturer les témoignages, hein.
Donc, au programme du jour, on va voir donc des vacances en couple qui ne finissent pas comme prévu, mais aussi de la plongée sous-marine très angoissante, ou encore une randonnée dans la jungle qui se finit par une rencontre qu'on peut dire vraiment terrifiante. C'est parti.
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Alors, ce premier témoignage nous vient de Creepy Colombian, une utilisatrice Reddit qu'on va surnommer Carmen pour plus de fluidité. Et elle vit en Colombie, mais son petit ami, il est britannique et lui, on va l'appeler Arthur. Elle n'a pas donné de prénom en vrai. Bon, en 2013, ça fait un petit moment qu'ils ne se sont pas vus, alors qu'Carmen l'invite en Colombie. Et là, ils vont partir plusieurs jours sur une île de la côte ouest du pays. Là, leur séjour se passe super bien, le cadre est magnifique. On est hors saison, donc il y a très peu de touristes sur l'île. Et après cinq jours dans ce petit paradis, et bien, leur dernière nuit arrive déjà.
Là, ils réservent un hôtel dans le village principal de l'île. Mais les plages autour du village ne sont pas très belles. Alors, on se met en recherche d'une plage plus agréable et pas trop loin d'ici. Les habitants nous parlent de la Playa del Francés. Apparemment, elle est propre et romantique. C'est parfait. Je prends juste un sac avec nos téléphones, de l'eau, nos portefeuilles et la clé de l'hôtel. En Colombie, on utilise des sacs appelés Mochilas. En gros, c'est une sorte de poche en tissu qu'on ne peut pas fermer et qu'on porte en bandoulière. Et là, on commence à marcher au soleil. Le sable est brûlant, même à travers nos tongs. Bon, au bout d'un moment, le chemin fait un détour et passe par une zone habitée. Et là, c'est un quartier très pauvre, presque un bidonville, et ils sont obligés de passer par là pour aller à la fameuse Playa del Francés. Mais Carmen ne le sent pas et en plus, maintenant, bah, ils sont vraiment loin de leur hôtel. Sauf que bah, son petit ami Arthur ne veut pas rentrer maintenant. Donc, bah, il y a une petite dispute qui éclate entre les deux.
Bon, Carmen, elle en a vite marre et tant pis, bah, elle fait demi-tour et elle rentre. Bon, là, un moment, Arthur bah, il a eu tort et il continue alors de se disputer en marchant, mais à distance, l'un derrière l'autre, quoi. Et il faut quand même, je le précise, il fait vraiment chaud et Carmen bah, elle a mal aux pieds. Et un peu plus loin sur le chemin, là, elle aperçoit un type maigre debout à côté d'un buisson. Bon, au début, elle n'y prête pas attention parce qu'elle est encore perturbée par la dispute avec Arthur. Mais au moment de le croiser, de passer devant, et bien, le type lui saute dessus. Et là, en vrai, tout va très vite. En fait, il y avait un autre gars caché derrière lui qui se précipite vers Arthur pour le bloquer. Et là, le premier gars qui était par terre, il essaie d'arracher le sac de Carmen et il sort alors un énorme couteau de derrière son dos en criant : "Vous êtes des [ __ ] de gringos ! Donne-moi le sac ou je te découpe."
Carmen tombe par terre, mais elle ne le lâche pas. En fait, elle serre son sac contre elle de toutes ses forces en criant et en se roulant par terre. Ça doit être vraiment très précieux. Et en vrai, pour cause, parce que à l'intérieur du sac, bah, il y a le tout dernier iPhone et elle vient de dépenser juste une fortune pour se le payer. Mais le gars approche son couteau et soudain, il coupe la sangle du sac. Là, il parvient à le tirer et il se casse en mobylette avec l'autre mec. À ce moment-là, Carmen, elle est dévastée. Elle a trié tellement dur pour se payer ce téléphone et elle est vraiment enragée. En fait, elle est prête à se battre pour le récupérer. Alors, elle se lance directement à leur poursuite. En fait, elle court comme jamais elle n'avait couru auparavant derrière leur mobylette. Ses tongs volent sur le côté, mais pas grave. Elle continue pieds nus sur la route brûlante. Là, la course-poursuite la conduit à nouveau dans le quartier pauvre. Et là, en entendant les cris, bah, les gens commencent alors à sortir et à pointer du doigt les voleurs. Mais c'est trop tard. En fait, ils ont déjà trop d'avance parce qu'ils sont quand même sur mobylette et ils disparaissent.
"J'ai le cœur brisé, j'arrête de courir, je me jette par terre et je commence à taper le sol en pleurant et en hurlant. J'arrive pas à croire qu'il m'ait volé si facilement, de façon aussi stupide. Comment je vais faire pour expliquer ça à mes parents et même pour les contacter ?" Les gens commencent à venir autour d'elle. Mon idiot de petit ami arrive quelques secondes plus tard en courant mollement. Il essaie de me réconforter, mais j'en ai même pas envie. Là, une vingtaine de personnes se regroupent et tente de réconforter Carmen. Certains posent des questions et il y a même une femme qui dit qu'elle connaît les gamins qui ont volé le sac. Et puis soudain, une camionnette de luxe approche sur le chemin et apparemment, en fait, c'est le maire du coin. Bon, les habitants commencent alors à entourer la camionnette et à se plaindre auprès du maire. Ils disent que c'est à cause des voleurs qu'il n'y a pas assez de tourisme et donc pas d'argent. Bon, le maire, qui est un homme très corpulent avec le crâne rasé et l'air sévère, et bien, il reste silencieux. Et finalement, après quelques discussions, et bien, Carmen et Arthur sont ramenés à leur hôtel et on les préviendra si les forces de l'ordre ou autres trouvent quelque chose.
Bon, en tout cas, de retour à l'hôtel, on leur donne une autre clé et Carmen se jette alors sur le lit et elle fait à ce moment-là en larme. En plus de ça, bah, ses pieds, ils sont en sang, elle est au bout de sa vie. Et à ce moment-là, bah, du coup, en regardant Arthur, elle le trouve complètement mou et inutile, quoi. "Moi, je dis, mais il sert à rien ce gars." Enfin bon, elle est vraiment très, très en colère. Mais bon, après quelques heures, elle parvient enfin à se calmer. Puis quelqu'un va alors toquer à leur porte. Le maire est de retour dans sa camionnette de luxe et il dit qu'ils ont retrouvé mon sac. Effectivement, c'est bien mon sac qu'ils ont entre les mains, mais il est dans un sale état. À ce stade, je ne suis pas très optimiste. Je le prends pour vérifier ce qu'ils ont laissé dedans. Et là, surprise, mon téléphone est bien là, il manque juste la coque. Bien sûr, mon portefeuille a disparu, mais mes documents importants sont là et la clé de la chambre aussi. J'ai envie de crier, je n'en crois pas mes yeux. Là, on se dit : "Trop bien, ça y est, la situation est réglée." Et à ce moment-là, le réceptionniste de l'hôtel s'approche d'elle et en fait, il lui dit que les voleurs surveillaient probablement tous leurs faits et gestes depuis leur arrivée.
Bon, en tout cas, le lendemain matin, Carmen et Arthur ont quitté l'île dès que possible. Bon, plusieurs années après, Carmen n'arrive toujours pas à croire qu'elle ait pas pu récupérer son téléphone. C'est vrai que c'est un peu improbable, comment ça se fait que les gars, ils ont pas pensé à le récupérer non plus ? Peut-être qu'ils voyaient pas la valeur dans un iPhone, on sait pas. Et elle n'arrive pas non plus à croire que le fait d'avoir crié et pleuré, ça a pu jouer en sa faveur. Donc bah, comme quoi, parfois, on peut retrouver ses affaires. Et d'ailleurs, évidemment, si vous vous posez la question, sans grande surprise, bah, son couple avec Arthur n'a pas tenu longtemps suite à ce voyage. C'était le petit truc de trop, quoi.
Bon, maintenant, place à notre prochaine histoire où le danger sera cette fois-ci un peu plus sournois.
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Alors, cette histoire-là nous vient également de Reddit et d'une certaine mélodramatique BBJ. Bon, comme elle précise pas son prénom, on va l'appeler Luna. Là, on est alors en été 2019 et elle a 18 ans. Et du coup, elle voyage seule en Colombie. Et là, bah, elle va loger dans une famille d'accueil dans la ville de Carthagène des Indes. Et puis, sur place, elle fait la rencontre d'une Brésilienne, une certaine Maria, et elles deviennent alors rapidement amies. Et puis, un jour, elle décide alors d'aller visiter l'île de San Andres, au nord de la Colombie.
Alors, le début du séjour se déroule parfaitement bien. Luna et Maria nagent dans l'océan, elles mangent des bons petits plats. Bref, elles passent du bon temps. Puis, en visitant une ville, elles tombent sur une agence qui organise de la plongée sous-marine. Luna et Maria n'ont pas d'expérience de plongée, mais l'agence les rassure. En fait, elles n'iront pas très profondément. Elles sont encadrées tout le long par un pro qui a été agréé. Donc, nickel. Le lendemain matin, on se lève tôt et un chauffeur vient nous chercher en camionnette. Avec nous, il y a aussi une famille espagnole et Rosset, le moniteur de plongée. Le chauffeur nous emmène dans un coin isolé de l'île. Il n'y a pas un seul habitant et aucune voiture ne passe. En arrivant, Rosset nous donne des conseils et des consignes de sécurité dans plusieurs langues. Puis, dans un premier temps, il emmène la famille espagnole plonger. Pendant ce temps, Maria et moi, on attend notre tour.
Bon, une fois que les autres sont sous l'eau, Maria se tourne vers Luna. En fait, elle a une mauvaise impression sur José. En fait, pendant que José était en train de parler en portugais, il faisait des remarques déplacées sur leurs bikinis. Et puis, il avait aussi demandé, toujours en portugais, si elles avaient des petits amis et si elles étaient lesbiennes. Du coup, effectivement, c'est un peu déplacé, quoi. Là, Luna, elle hausse les épaules, elle dit que c'est probablement une question de culture. Donc, c'est pas grave, tout ira bien. Et puis, bon, après un certain temps d'attente, José revient enfin pour les emmener en plongée. Et là, il les emmène plutôt loin, assez profond finalement sous l'eau. Bon, là, très clairement, c'est vraiment pas adapté à des débutantes, mais en vrai, ça ne dérange pas trop Luna. En fait, elle est là pour se challenger et puis elle a quand même hâte de découvrir les poissons et les coraux. Par contre, elle sent quand même que son amie Maria, elle est nerveuse parce que Maria, c'est pas une très bonne nageuse et le comportement de José, ben, ça arrange pas les choses, ça la met sur les nerfs.
À part ça, au début, la plongée est plutôt fun. On nage, on plonge quelques mètres sous l'eau. Crosset nous prend en photo avec sa GoPro pour faire des photos souvenirs. Mais après un certain temps, il commence à être très tendancieux. Il nous attrape bizarrement. Il nous touche les seins en faisant genre qu'il n'a pas fait exprès. Là encore, pour le moment, je n'y prête pas vraiment attention. Je suis sous l'eau, je passe un bon moment et je suis concentrée sur ce qui m'entoure. Et puis, bon, c'est le rôle de Rosset de veiller à ce qu'on reste près de lui. Il doit assurer notre sécurité. Le truc, c'est que Maria et voit pas les choses de la même façon. Elle décide alors de sortir de l'eau et de retourner sur la plage.
Donc, Luna va rester toute seule avec José et José en profite alors pour l'emmener encore plus loin au large, vers un grand récif de corail. Et là, ils vont quand même bien plus profond, à 15 mètres de profondeur. En fait, quand même, pour le dire, mais pour quelqu'un qui a jamais fait de plongée, ça commence à faire beaucoup. Pendant ce temps, José prend des photos de Luna avec sa GoPro, donc des photos souvenirs. Et bah, Luna, elle est toute contente, elle s'imagine montrer toutes ses photos à ses potes. Mais au bout d'un moment, elle commence à fatiguer et là, elle fait alors signe à José qu'elle veut rentrer. Sauf qu'au lieu de remonter, José l'attrape fermement et là, il se met à lui faire des gestes très équivoques et tendancieux. En fait, là, il lui fait comprendre qu'il ne la laissera pas partir tant qu'elle ne l'aura pas embrassé.
Alors, pour rappel, José, c'est un gars qui a au moins 40 balais et elle, elle a 18 ans. Donc, dans tous les cas, il n'y a pas besoin de justifier pourquoi embrasser un inconnu sous l'eau bah, ça la dégoûte vraiment profondément. "J'ai le pressentiment que je dois suivre ses conseils si je tiens à ma sécurité." Alors, je fais semblant de sourire et je l'embrasse sur la joue. Donc, pour ça, il m'a enlevé le tuyau dans ma bouche relié à ma bouteille d'oxygène parce que, je le rappelle, on est toujours à 15 mètres sous l'eau. Rosset ne se prive pas de prendre une photo quand je l'embrasse sur la joue. Mais une fois que c'est fait, il me regarde dans les yeux et secoue la tête. Je sens qu'il s'agite et qu'il n'a pas eu tout ce qu'il voulait. Et comme ça suffisait pas, soudain, José coupe l'arrivée d'air sur la bouteille d'oxygène de Luna.
À ce moment-là, ils sont à 15 mètres sous l'eau et il la tient toujours. Et très rapidement, bah, Luna ne peut plus respirer. Et là, il lui fait bien comprendre qu'il ne remettra pas son air tant qu'elle ne l'aura pas embrassé sur la bouche. Donc, bien malgré elle, Luna est obligée de le faire. Sauf que malheureusement pour elle, ce n'est pas terminé. En fait, José recommence à lui faire des signes et à lui couper l'air jusqu'à ce qu'il obtienne tout ce qu'il veut. Alors, elle n'est pas rentrée dans les détails, donc de ce qu'il lui a demandé ensuite, mais c'était vraiment une agression sexuelle, quoi. Et toujours lui, il continue à photographier tout ça. Bon, Luna, elle est terrifiée, elle est dégoûtée, paniquée et elle a le sentiment qu'à la toute fin, José va finir par la noyer pour essayer de couvrir son crime.
Alors, un moment, elle improvise. En fait, elle va faire semblant d'aller dans son sens et puis, d'un coup, elle regarde derrière lui en écarquillant les yeux et là, elle espère en fait lui faire croire qu'elle a vu un requin ou une méduse. Bon, c'est une technique un peu simpliste, mais ça fonctionne. José se retourne pour regarder derrière lui et là, Luna en profite alors pour s'échapper et nager aussi vite que possible vers la surface. "Je réalise seulement maintenant à quel point on est loin du rivage." Rosset fait surface à côté de moi, l'air très énervé et il a le culot d'insister pour que je redescende pour soi-disant terminer la plongée. Par miracle, Maria nous aperçoit depuis la plage et nous fait signe. Je lui fais immédiatement signe en retour et je nage vers elle. Maintenant que Maria m'a vu en vie, je me sens déjà beaucoup mieux. Proc comprend que c'est fini et se met aussi à nager en soupirant.
Bon, là, ça va. Elle rentre saine et sauve. Et ce n'est qu'une fois à l'hôtel que Luna explique tout à Maria. Bon, à ce moment-là, quand Maria entend tout ça, elle est évidemment horrifiée, dégoûtée, tout ce que vous voulez. Et puis, elles finissent alors par racheter les photos prises par José pour essayer d'avoir les preuves. Mais évidemment, lui, il ne va leur envoyer que les photos prises au début et pas les autres. Bon, là, les deux filles vont essayer de contacter la police, mais les flics se foutent un petit peu d'elles. Donc, pour José, ça n'aura aucune conséquence sur ses actes. Bon, Luna, suite à ça, elle espère que personne ne se fera avoir comme elle. Mais bon, encore aujourd'hui, bah, en tout cas, en utilisant ses mots dans son témoignage, ça la rend malade de penser que ce José puisse se masturber probablement avec des photos ben qui a volé d'elle. Mais bon, après coup, elle a réalisé que ça pouvait peut-être encore plus mal se terminer qu'en fait, elle est remontée quand même à la surface d'un coup. Mais en plongée, bah, vous le savez, à partir d'une certaine profondeur, faut y aller quand même progressivement pour décompresser et pas avoir d'accident. Bon, là, ça faisait 15 mètres de profondeur, c'était encore OK.
Bon, en tout cas, pour notre troisième et dernière histoire en Colombie, et bien, tout le monde ne s'en sortira pas indemne.
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Alors là, pour la toute première fois, il se trouve que nous avons deux témoignages de la même personne puisqu'on va retrouver Carmen du début de la vidéo. Alors, pour rappel, elle est colombienne et cette histoire-là, elle se passe en 2010 alors qu'elle est âgée de 29 ans. Donc, là, cette histoire se passe trois ans avant la première histoire de de notre vidéo. Et à l'époque, bah, Carmen, elle est en couple avec un autre gars qu'on va appeler Nico. Plus d'infos sur lui. Et là, bah, le petit couple vit dans un quartier en banlieue de Bogota, qui est la capitale colombienne. Donc, ils aiment bien le sport, donc ils partent souvent explorer la nature autour de la ville, mais cette fois, ils ont prévu d'aller un peu plus loin. En fait, on leur a parlé d'une rivière au milieu des montagnes avec une énorme cascade majestueuse. Donc, un dimanche matin, Carmen et Nico partent là-bas avec leurs deux chiens, un Labrador et puis un Golden Retriever. Là, ils emportent juste un sac à dos et puis des sandwichs et de l'eau. En plus, leurs chiens, ils sont tout excités et ils sont impatients de se défouler. Tu m'étonnes.
La montagne commence par une pente très raide. On doit grimper une quinzaine de minutes sur des rochers escarpés avant d'arriver au sentier. Il faut savoir qu'en Colombie, les zones sauvages sont vraiment sauvages. Pas de sentier balisé, pas de garde forestier, rien de tout ça. Une fois hors des limites de la ville, on est quasiment livré à soi-même et il n'y a certainement pas de police ni quoi que ce soit dans ces zones très peu peuplées. Quand on arrive au sentier, on remarque qu'il est à peine visible dans la nature. Tant mieux, ça veut dire qu'il n'y aura personne pour nous déranger. On va pouvoir profiter de la rivière en toute tranquillité. Pourtant, un peu plus loin, ils croisent un autre couple qui est un peu plus âgé, même assez âgé, faut le dire. Alors, ils se croisent et puis ça passe bien. Ils discutent un petit peu, mais là, le vieil homme les met en garde. En fait, il a entendu beaucoup d'histoires de gens qui se perdent dans les parages, voir même pire que ça. Il va alors leur conseiller de faire demi-tour et de rentrer chez eux. Bon, comme Carmen et Nico se disent que c'est juste un blagueur et un rabat-joie, ils s'en fichent. En fait, eux, ils sont quand même plutôt expérimentés en randonnée et en plus, ils ont leurs chiens. Donc, franchement, ça va, ils continuent. Mais en partant, le vieil homme insiste, il leur dit de faire très attention et il conseille aussi à Carmen de cacher sa chaîne en or. Et effectivement, faut le dire, mais Carmen, elle réalise qu'elle est partie avec un bijou de valeur. En fait, c'est une chaîne en or massive de 24 carats qu'on lui a offerte à sa naissance. Alors, instinctivement, bah, là, elle la glisse sous sa chemise pour la dissimuler un peu et puis voilà, la randonnée continue.
Et après une heure de marche, ils entendent enfin la fameuse cascade. Et là, pour y accéder, ils doivent descendre d'une sorte de falaise. Évidemment, c'est raide. Et alors, ils descendent très prudemment et en aidant les chiens si besoin. D'ailleurs, il faut le dire, mais les deux chiens commencent à avoir un petit peu l'air inquiet et à grogner. En fait, c'est bizarre parce que ce sont, faut le dire, mais deux chiens hyper gentils qui ne grognent jamais habituellement. Et là, les chiens, ils regardent en direction de la forêt en haut de la falaise. Bon, en tout cas, Carmen et Nico continuent jusqu'à la cascade qui est aussi belle que prévue. Et là, avec la chaleur, la baignade est la bienvenue. Tu m'étonnes, ça me donne envie. Et là, les chiens se mettent à aboyer de manière menaçante et toujours en fixant les bois, les arbres en haut de la falaise. Et là, avec la fourrure hérissée et l'air effrayant. Bah, le couple retourne alors sur ses pas et Carmen commence à escalader la falaise. Et puis, bah, le truc, c'est que les chiens deviennent de plus en plus fous. Et en arrivant tout en haut, Carmen entend des craquements de branche. On tente de calmer nos chiens, mais ils se mettent à gémir fort. On dirait limite qu'ils pleurent. Là, je commence à avoir vraiment peur. Je dis à Nico : "Tant pis, je me tire. Ils sont vraiment bizarres." On commence à récupérer nos affaires. À ce moment, on entend un étrange sifflement. D'abord un sifflement long, puis deux brefs. Je m'arrête pour essayer d'écouter par-dessus les bruits de la cascade et des aboiements. C'est l'oiseau le plus bizarre du monde. On dirait presque un sifflement humain. Là, les chiens grognent et ils aboient plus belle en courant dans tous les sens. Et puis, tout à coup, une silhouette sort des arbres. En fait, c'est un homme trapu avec une veste sombre, avec une démarche lourde et lente, et surtout, il pointe un fusil de chasse directement sur Carmen. Et là, bah, en fait, Carmen est alors coincée entre l'homme, la forêt dense et 20 mètres de vide. Là, ses chiens sont alors à deux doigts de sauter sur l'inconnu, mais elle est obligée de les rappeler. Elle est alors paniquée, pétrifiée, et puis incapable de parler. En fait, ses yeux sont juste rivés sur le canon du fusil. Et puis, en plus, elle aperçoit une énorme machette rouillée accrochée à la ceinture du gars. Et puis, peu après, son copain Nico arrive en haut de la falaise à son tour. Sachant que Nico, faut le dire, mais quand même, il est grand, musclé et assez imposant. Là, il prend sur lui et il dit à l'inconnu de prendre ce qu'il veut et de partir. Mais l'homme, il s'en fout et il s'adresse tout d'abord à Carmen : "Attrape tes chiens et fais-les taire ou je leur tire dessus tous les deux."
Là, Carmen fond alors en larmes, mais elle appelle tout doucement les deux chiens et tente de les calmer. Et d'un coup, l'homme se met à siffler. En fait, c'est le même sifflement que Carmen avait entendu, un long et puis deux courts. Et là, deux autres silhouettes sortent alors de la forêt et cette fois-ci, c'est un homme avec un pistolet et puis un autre gars qui a l'air très menaçant. Et là, les trois hommes avancent alors vers Carmen et Nico. "L'espace d'un instant, je pense carrément à sauter de la falaise, mais après, même si je m'en sors vivante, ils peuvent facilement me tirer dessus. On est piégé." L'homme nous demande de lui donner les sacs en obéissant en silence, en les faisant glisser par terre. Puis l'homme me regarde en pointant son fusil sur moi. Maintenant, je suis assez proche pour voir son visage. Il a la peau marquée par le soleil et plein de boutons d'acné. Ses yeux sont sombres et petits. Ses cheveux gras sont couverts d'un bonnet noir et sale. Il a un gros nez qui lui donne presque un air de caricature. L'homme observe alors Carmen en disant : "Hm, pas mal, pas mal." Puis il lui demande de lui donner sa chaîne en or. Et à ce moment-là, les chiens commencent alors à s'agiter. Là, l'homme les fixe et il menace de les abattre s'ils ne se taisent pas. Mais Carmen les supplie alors de ne pas le faire et elle lui donne rapidement sa chaîne en or. En fait, c'est juste ça ou bien leur vie.
Mais ce n'est pas terminé. L'homme en question va regarder ses deux potes à côté de lui : "Vous avez déjà fait ce que vous voulez avec une petite fille gâtée ?" Là, les trois hommes se mettent alors à ricaner et Carmen a juste envie de vomir. Son copain Nico est à ce moment-là encore plus en colère. Il leur dit alors qu'ils n'ont plus rien de valeur et il leur demande juste de les laisser partir. Mais l'homme répond que s'il y a encore quelque chose de valeur, en fixant Carmen avec un regard très appuyé. Là, Nico répond d'une voix calme que s'il veut faire ce qu'il veut avec Carmen, et bien, pour ça, ils devront d'abord lui passer sur le corps. Là, les trois hommes ricanent encore plus fort et pointent leurs armes sur lui. "Non, c'est pas la peine. On peut te tirer dessus et en finir en un instant."
Là, de son côté, Carmen n'arrive pas à croire qu'il pourrait mourir ici comme ça, juste pour des broutilles. Et elle tremble alors de peur. Et quand soudain, elle entend un sifflement vraiment faible et lointain. Là, le type avec le fusil arrête de rire et commence alors à reculer dans la forêt, mais en ayant l'air très en colère. Là, les trois types se retournent et disparaissent aussitôt dans les forêts. Carmen et Nico échangent alors à peine un regard. Ils se mettent alors à courir comme des dégénérés avec leurs chiens. Ils courent sans s'arrêter, sans parler, sans même regarder en arrière jusqu'à la route principale. Et finalement, ils arrivent sains et saufs chez eux avec leurs deux chiens. Bon, évidemment, à ce moment-là, ils n'avaient plus leur clé qui était restée dans leur sac à dos qu'on leur avait volé.
En tout cas, c'est bien la dernière fois qu'ils sont allés dans un endroit aussi sauvage sans être assez préparés. Voilà pour nos histoires du jour. Alors évidemment, on a sélectionné parmi les témoignages les plus marquants et c'est allé en crescendo. Dans tous les cas, évidemment, faites attention quand vous êtes dans des situations pareilles. Sur ce, nous, on se dit et bien à la prochaine vidéo et d'ici là, je vous souhaite bonne nuit.