Transcription
Bonsoir. C'est bientôt la Saint-Valentin, le jour des amoureux, les petites attentions. Mais vous savez, le pire, c'est que bah, en cherchant un peu avec l'équipe, on n'a pas trouvé d'histoires hardcore liées à la Saint-Valentin. Donc, on a dû élargir un peu pour parler d'histoires de rencards qui ont dérapé. Allez, rapprochez-vous, puisque après avoir fait une vidéo sur les dates Tinder, là, on fait un peu plus large. Donc voilà, on a trouvé vraiment trois histoires vraiment particulières sur Reddit, auxquelles on a rajouté des VO pour que ce soit plus immersif. Dans le premier, on va voir un date dans un Starbucks qui vire vraiment au cauchemar. Dans l'autre, un premier rendez-vous avec un type vraiment creepy. Et une dernière avec une histoire peut-être paranormale, mais certainement glaçante.
Alors, cette première histoire a été racontée de base sur Reddit par une certaine Murder of Ravens, que là, voilà, j'ai renommée May pour un récit plus fluide. Alors, son histoire se passe au Royaume-Uni et dans celle-ci, et bien, on remonte à février 2019, alors qu'elle n'a que 16 ans à l'époque. May reçoit le numéro de téléphone d'un certain Cameron et là, par le biais d'un ami en commun, un certain John. Bref, May et Cameron parlent par SMS. Le soir même, le courant passe bien, même si quand même, aux yeux de May, vous voyez, Cameron, il a l'air d'être un peu trop geek, a trop aimé les jeux vidéos, les animés, quoi. Mais bon, voilà, ça va vite et le lendemain, il décide de se rencontrer au Starbucks, vu qu'ils sont libres tous les deux. On perd pas de temps, quoi. C'est parfait, quoi.
Faites attention, ne parlez pas pendant des semaines avec quelqu'un, parce que tant que vous l'avez jamais vu en vrai, de toute façon, vous ne savez pas qui il est. Voilà mon conseil pour avoir fait beaucoup de dates. D'ailleurs, si à la fin vous voulez quelques conseils de Bibi sur comment ne pas rater un date, bah, vous savez où. Voilà, bah, il y a pas de fin, mais voilà, c'est à la fin. Bref, mais il arrive un peu plus tôt que prévu. Elle commande son café dans la foulée et d'ailleurs, elle préfère le faire d'avance, comme ça, elle a pas besoin d'avoir le moment un peu désagréable où l'autre dit : "Non, mais t'inquiète, je t'invite." Ah, merde, j'ai pas de thune, comment on fait ? Du coup, elle paye à l'avance, puis elle s'installe à la table la plus proche de la sortie et elle commence à bouquiner.
Au bout d'un quart d'heure, là, elle reçoit enfin un message de Cameron qui lui dit que ça y est, ok, il est arrivé. Là, elle lui répond en lui disant où elle se trouve. Quelques secondes plus tard, je sens une présence au-dessus de mon épaule et je tourne légèrement la tête pour voir ce qui se passe. Mais ça doit être Cameron. Avant même que j'ai le temps de lui dire bonjour, ses lèvres se posent sur mon cou et il commence à me faire un suçon. Il faut savoir que je déteste qu'on me touche le cou, car en plus d'être chatouilleuse, ça me met vraiment très mal à l'aise. Bref, mais May précise qu'elle déteste tellement ça que bah, en fait, les rares fois où elle a eu des massages, bah, elle a dû vraiment prendre sur elle quand on lui touchait le cou, parce que c'est vraiment une zone où elle est pas du tout à l'aise. Donc là, imaginez le mec quasiment inconnu, elle a parlé juste quelques fois avec lui la veille, elle l'a jamais vu, il lui fait un suçon dans le cou avec sa langue et sa langue. Et en plus de ça, May précise que Cameron sent vraiment très mauvais. Donc, clairement, ça n'aide pas.
Bref, après quelques secondes qui semblent durer une éternité, elle lui met quand même un coup de coude assez fort dans la poitrine, vraiment pour lui faire comprendre que bah, il recule, quoi. Là, Monsieur Sensu, slash Cameron, lâche enfin sa prise et il la regarde avec une expression un peu bizarre sur le visage, genre : "Qu'est-ce que tu fais ? Tu es ma meuf ou quoi ?" Mais bon, au final, il ne dit rien. Il lâche juste un petit rire, rire qui fait d'ailleurs directement flipper May, qui commence d'ailleurs à s'inquiéter. Elle lui dit alors : "Mais pourquoi tu as fait ça ?" Et Cameron lui répond qu'il a trouvé ça tout simplement mignon. Comment ça mignon ? Dans quel monde un truc comme ça, lors du premier rendez-vous, peut être mignon ? J'essayais de me calmer et de commencer une conversation en me disant que la première impression ne veut rien dire et j'ai envie de lui donner une chance. Sauf que Cameron ne fait que regarder ma poitrine et c'est même pas discret.
Après quelques secondes, il me sort mot pour mot : "Je savais pas que les Asiatiques pouvaient avoir des seins comme ça." Et à quoi il va rajouter : "Ah, je ferais peut-être mieux de pas te laisser partir." Mais il s'en souvient mot pour mot, il l'a dit tel quel. Et donc, bah, vous imaginez bien, en plus de ses red flags, elle est de plus en plus mal à l'aise. Mais en même temps, elle peut pas non plus s'enfuir, ça se ferait pas, on va dire. Elle sent que c'est pas la bonne chose à faire avec lui. Et donc, May décide d'aller aux toilettes. Elle attend qu'une autre femme arrive avant de lui demander de l'aide pour sortir du Starbucks sans faire repérer, parce qu'en fait, elle veut vraiment que Cameron, Monsieur Sensu, ne puisse pas la suivre jusqu'à chez elle. Et là, bah, l'autre femme qu'elle croise dans les toilettes, elle est quand même très sympa, puisque elle accepte de l'aider en lui prêtant son gros bonnet et son écharpe pour qu'elle passe un peu incognito. Et à ce moment, les deux femmes sortent des toilettes d'un coup, dans la foulée, elles arrivent à quitter le Starbucks par une petite porte à l'arrière, sans que Cameron ne le remarque.
Bref, quelques minutes passent et apparemment Cameron s'inquiète et il envoie un SMS à leur ami en commun qui s'appelle John pour savoir bah où est passée May. Je ne sais pas si c'était la meilleure réaction à avoir. J'aurais peut-être dû dire à ce mec que je voulais partir, mais j'étais bien trop effrayée pour ça. En même temps, quand un gars que vous voyez pour la première fois commence par vous faire un suçon dans le cou, ça a de quoi refroidir l'ambiance. Bref, par la suite, leur ami commun John a reproché à May d'être partie sans prévenir Cameron, en lui disant d'ailleurs qu'elle a été vraiment horrible et qu'elle aurait vraiment dû lui laisser une vraie chance. Et donc, résultat des courses, en plus d'avoir vécu un date vraiment traumatisant, May a aussi perdu un ami qui n'a clairement pas eu la bonne réaction. Et c'est peut-être dire, ouais, je, oui, ça ça sentait vraiment le red flag, il y en avait beaucoup trop, quoi. En fait, je pense que c'était beaucoup plus safe qu'elle agisse comme ça. À mon avis, John, il devait pas être hyper clean aussi dans sa tête, aussi, s'il a un ami un Cameron comme ça et qu'il arrive à le supporter. Mais bon, après, on peut parfois être surpris en fait de la réaction de ses amis avec les femmes. Bref, en tout cas, si vous êtes une fille et qu'il arrive un moment où vous voyez une autre fille en difficulté avec un mec, où ce n'est pas censé être le cas, n'hésitez pas à aller l'aider discrètement, ça peut parfois vraiment être un grand secours.
Enfin, bref, pour la deuxième histoire, on va un peu mettre de côté le contact physique pour partir sur un truc beaucoup plus verbal, mais qui sera tout aussi flippant, vous allez voir ça. Alors, cette histoire remonte au milieu des années 2010. Elle est partagée par un certain Octavia Pussy. Voilà, et comme son nom ne l'indique pas trop, c'est un mec. Mais comme le mec habite au Portugal, bah, on a fait simple, on l'appelle Miguel. Mais bon, vous voyez, Miguel, il a quand même hésité à en parler sur Reddit et bon, il a quand même sauté le pas au bout d'un an en racontant les faits, puisque à l'époque, Miguel nous indique qu'il passe beaucoup de temps sur Twitter, un réseau fait d'amour et puis de d'eau fraîche, comme vous le savez. Mais bon, en tout cas, pour lui, c'est un moyen facile de raconter des blagues douteuses sur des sur des gays et de voir si ça prend. Voilà, en tout cas, ça faisait visiblement mouche, car il n'était pas rare pour Miguel de recevoir des DMs qui débouchaient parfois sur des petites discussions et parfois sur des flirts. Et donc, là, des flirts avec des hommes, jusqu'au jour où là, il va décrocher le gros lot, enfin, façon de parler. En fait, pour vous expliquer, un jour, il reçoit un DM d'un type appelé Noré. Alors, un mec sympa, très chaleureux, d'environ 20 ans, à la peau claire, aux cheveux roux clair. Et là, Miguel nous indique qu'il a quand même un petit faible pour les roux, quoi. Bref, les choses vont très vite et les deux ont fixé une date pour un premier rencard. Et là, quand même, petite importance, Miguel précise qu'il ne s'est pas donné la peine de remonter plus loin que les quelques derniers tweets publics de Noré. Voilà, vous voyez, quand vous cliquez sur Twitter, vous avez accès en fait à tout ce que la personne a dit depuis le début. Voilà, il a regardé un petit peu vite fait, mais sans plus quoi.
On a décidé de faire ça dès le lendemain. Je suis arrivé à l'heure, mais Noré est introuvable. Et j'ai vérifié le message plusieurs fois pour être sûr que ce soit le bon jour et le bon endroit. Je reçois finalement un message une heure plus tard. Il me dit qu'il est au mauvais endroit et je décide donc de le rejoindre. Normalement, il en faut un peu plus pour m'agacer, mais c'est une journée très, très chaude et marcher dans Lisbonne équivaut à courir sur un tapis roulant à l'intérieur d'un micro-ondes avec du verre brisé. Alors oui, pour une fois, on n'était pas aux États-Unis, mais bien en Europe, et plus particulièrement à Lisbonne. Donc, voilà, Portugal, ça fait des plaisirs, la chaleur, la mer. Bref, Miguel précise que Noré est tout aussi charmant en vrai que sur la photo, même s'il est quand même un peu plus grassouillet, quoi. Mais bon, il n'en tient pas compte. Par contre, le truc qui change beaucoup, c'est sa timidité, parce que maintenant qu'il n'y a plus de barrière virtuelle, bah, en fait, il se rend compte que Noré, il est quand même vachement discret et il flirte pas du tout en vrai comme il pouvait le faire par message. Bref, il est juste un peu maladroit, quoi.
Les deux jeunes hommes décident de s'asseoir dans un café et commencent à discuter. Là, Miguel apprend que Noré est étudiant dans quelque chose en rapport à la biologie, quoi. Mais bon, Miguel, il fait quand même un lien inconscient avec les médicaments, les traitements et les trucs du genre, genre la bio, c'est un peu de ce style, quoi. Et il demande alors à Noré s'il a l'intention de bosser dans la médecine ou quelque chose comme ça. Et là, l'autre lui répond alors froidement : "Non, je me suis plutôt orienté vers la fabrication d'armes." Bon, là-dessus, Miguel, il pense avoir mal compris, car quand même, il se demande en fait quelle personne saine d'esprit pourrait sortir une phrase comme ça si naturellement. Je passe quelques secondes à essayer de trouver un truc à lui répondre et j'improvisais finalement un truc du genre : "Oh, et bien, c'est un mal nécessaire, je suppose." Et c'est à partir de ce moment-là que notre date a commencé à ressembler à un espèce d'entretien clinique portant sur la santé mentale. Bien sûr, Noré n'en a pas fini et il a l'air très motivé à me montrer à quel point il s'intéresse aux armes biologiques. Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il me demande : "Tu connais les effets des armes biologiques larguées sur les enfants ?"
Alors, vous imaginez bien, là, Miguel, il se dit : "Mais [ __ ] mais pourquoi il me pose cette question ? Et pourquoi spécifiquement sur les enfants, quoi ?" Bon, là, à ce moment-là, il est un peu comme sonné, mais il se dit rapidement qu'il ferait référence à une actualité concernant les armes biologiques, quoi, juste pour être un peu dans dans l'air du temps. Mais bon, là, Miguel, bah, il bafouille, il sait pas trop et en vrai, il a pas envie de lui répondre, parce que il trouve ça quand même très malaisant, quoi. Honnêtement, parler de ce sujet alors que les deux, ils se sont rencontrés pour peut-être aboutir à quelque chose, c'est quand même un peu bizarre. Là, vous voyez, bah, plus il y pense, plus il est terrifié, parce que bah, il commence vraiment à se poser des questions sur ce Noré. Et puis, l'autre, voyez, bah, Noré, il reste un peu coincé là-dessus, les armes, les enfants, les armes, les enfants. Et ben, Miguel, à un moment, il a quand même envie de changer de sujet avant que ça lui pète le crâne. Là, il essaie alors de bifurquer sur les loisirs ou alors les centres d'intérêt, bref, un sujet quand même plus léger. Mais bah, là, Noré, il lui répond : "Et bien, je m'intéresse beaucoup à l'eugénisme."
Alors, l'eugénisme, si vous connaissez pas le terme, c'est le fait de réduire volontairement la population en sélectionnant qui a le droit de faire des enfants et qui n'a pas le droit. C'est très souvent associé l'eugénisme aux régimes totalitaires, comme typiquement le [ __ ] qui avait stérilisé tous les gays, ou ce genre de choses. Bon, bon, c'est pas très bien connoté, quoi. Bref, Miguel, bah, il l'a pas vu venir celle-là. Il reste un peu stoïque comme ça, là, pendant quelques instants. Et là, Noré, il se dit : "Ah, bingo, il réagit pas, c'est sans doute qu'il doit kiffer." Il se met à développer et là, plus il parle, et plus Miguel, il se met à flipper, quoi. D'ailleurs, Miguel dit dans son témoignage qu'il a l'impression de vivre une sorte de Blue Screen dans la vraie vie. Vous avez l'écran bleu, en fait, de Windows, quand ça bug, tellement il est sonné. Mais bon, au bout d'un moment, il sort quand même de son mutisme et il dit à Noré : "Bah, qu'à l'époque, les [ __ ] avaient quand même des idées dangereuses, très similaires à ce qu'il raconte." Par là, j'entends que Miguel est en train de lui remémorer en fait tout ce que que les Nazis ont commis comme horreur, tout ce que bah le petit moustachu bah il a fait aussi de mal, vraiment pour lui remettre un peu les idées en place. Sauf qu'une fois que Miguel lui a dit tout ce qu'il fallait sur les les Nazis pour bien qu'il ait ça en tête, bah, Noré, tout calme, il sort : "Les Nazis, ils étaient pas si mauvais, hein."
Je suis pas spécialement fleur bleue, mais je peux vous assurer qu'entendre "les Nazis n'étaient pas mauvais" n'est pas le genre de truc qu'on a envie d'entendre pendant un premier date. Bon, c'est vrai qu'à ce moment-là, la romance était déjà morte et enterrée depuis longtemps et j'avais plus aucun espoir que ce rendez-vous galant donne quelque chose. Je suis choqué, c'est un euphémisme. Il me parle des découvertes du grand docteur Mengele et du fait que notre technologie moderne est en grande partie due à ça. Et Noré termine son grand discours sur les Nazis avec une phrase : "Ouais, enfin, je veux dire, bon, tuer les gens, c'est c'est malin, mais mais bon." Donc, là, Miguel, il se dit : "Je sais pas, c'est une blague ? Qu'est-ce qui est en train de se passer, quoi ?" Et surtout, à ce moment-là, il commence vraiment à avoir peur pour sa vie. Et donc, bah, il décide quand même d'envoyer un SMS discret à un ami pour que juste après, elle l'appelle dans la foulée, genre, il a une porte de sortie, genre : "Oh, il y a une urgence, ok, bah j'arrive tout de suite, bah j'arrive, j'arrive." Bref, vous l'avez peut-être déjà fait, quoi, je sais pas. Sauf que cette stratégie, que son ami l'appelle, bah, ça ne marche pas, puisque l'ami ne l'appelle pas. Donc, bah, il reste coincé avec le fameux Noré et puis sa sympathie pour le régime.
Bon, en tout cas, le temps passe et une espèce de silence s'installe. Et là, ben Miguel et Noré se mettent à regarder la rivière à côté du du café, sans trop rien se dire, l'impression que le courant est un peu coupé, quoi. Voilà, le feeling n'est pas passé. Mais bon, de temps en temps, Noré, quand même, brise le silence en faisant des petits compliments à Miguel, entre deux trois petits gloussements : "C'est vrai que tu es pas mal, hein." Il y a une limite entre un compliment mignon et un compliment terrifiant, mais je dirais que le compliment d'un nazi aimant la guerre biologique ne peut être mignon dans aucun contexte. Bref, en parallèle, il continue ses petits compliments en me disant par exemple que j'ai une belle peau. Et après, je ne sais combien de temps, bah, Miguel reçoit enfin un coup de fil de son ami. "Oui, allô ? Attends, quoi ? Je suis en retard pour la pièce de théâtre ? Merde, je suis désolé [ __ ]." Sauf que son ami au téléphone, bah, il comprend rien à ce que Miguel raconte. Pourtant, Miguel enchaîne : "Tu as les billets ? Oh [ __ ], super. Bah, on se rejoint dans quelques minutes. Vas-y, j'arrive, j'arrive."
Mais bon, finalement, bah, l'ami de Miguel au téléphone comprend son petit jeu et voilà, rentre dedans. Sauf que bah, Noré, qui écoute, qui entend la conversation, il est pas content du tout, en fait. Il s'attendait pas à ce que Miguel se barre comme ça d'un coup. Après un quart d'heure passé dans le silence, et donc, ben Noré commence alors à être agressif. Il demande à Miguel, bah, pourquoi il part déjà, alors que normalement, il est dispo pour lui tout l'après-midi. Mais bon, Miguel décide de couper court en lui disant que il a passé quand même un bon moment, mais il doit vraiment filer et que bah, il le rappellera plus tard. Alors, dans les jours qui viennent, Miguel ne va avoir aucune nouvelle de Noré, je précise. Mais entre-temps, d'ailleurs, il a quand même bloqué le soir même sur WhatsApp, dans le doute, on sait jamais. Mais il avait quand même encore le Twitter d'activé, donc Noré aurait pu lui envoyer des messages sur Twitter en privé, mais c'était pas le cas.
En tout cas, le temps passe et une semaine plus tard, Miguel remarque que Noré a répondu à un de ses tweets avec un message raciste. Et là, bah, il a profité pour le bloquer aussi directement sur Twitter, comme ça, voilà, les choses sont faites. Et il précise dans son témoignage qu'il espère de tout cœur ne jamais recroiser Noré.
Alors, je n'ai pas d'anecdote personnelle avec des [ __ ], donc je ne pourrais pas vous régaler de ce côté-là. Mais bon, en tout cas, pour la troisième et dernière histoire, là, on va passer un petit cap supérieur avec du paranormal. Cette dernière histoire est racontée par Oracle of Delphi, qu'on a renommée Delphie, et ça remonte au milieu des années 2010, mais Delphie ne l'a partagé que récemment. Elle ne se sentait pas prête à le dire avant, vous comprendrez peut-être pourquoi. Mais surtout, en se baladant sur Tinder des années après, et bien, elle retombe sur la personne avec qui ça s'est mal passé au moment où elle a vécu les faits, alors qu'elle pensait l'avoir bloqué. Bref, Delphie nous indique qu'à l'époque, au moment des faits, bien, elle habite en plein centre-ville et elle sort tout le temps. Et en fait, par l'intermédiaire d'amis communs, bah, elle fait la rencontre de Derek, qui lui tape vraiment dans l'œil. Bon, Delphie nous le portrait complet de Derek : il est grand, couvert de tatouages, il a un rire tonitruant. "J'adore ta blague." Bref, là, directement, ça lui tape à l'œil, quoi. "Ah, ça, c'est un mec qu'il me faut." Je me moque, je me moque gentiment. Non, ça va. Bref, elle, Delphie, elle est très timide, surtout quand il s'agit de faire une nouvelle rencontre amoureuse. Donc, au début, elle cache quand même son petit crush sur Derek. Et dans un premier temps, bah, il ne se passe rien. Mais le hasard fait que quelques jours plus tard, bah, elle revoit son profil sur Tinder et là, ils matchent tous les deux.
Alors, vite fait, ils discutent tous les deux sur Tinder et puis ils conviennent d'une date pour un premier rendez-vous. J'avais entendu des histoires d'horreur sur Tinder, des harceleurs, des salauds et pire. Et j'ai donc opté pour un bar assez fréquenté dans le centre-ville. Je l'ai rencontré là-bas et j'ai dit à mes amis avec qui j'allais boire un verre. Bref, j'avais mis toutes les chances de mon côté. Bref, le début du rendez-vous se passe très bien et les deux s'installent en terrasse. Là, la soirée bat son plein jusqu'au moment où Delphie et Derek commencent à parler de leurs centres d'intérêt. Là, Delphie lui dit qu'elle adore les documentaires au sens large du terme, mais aussi les émissions sur le paranormal. Et là, sans le savoir, en disant ça, bah, ça va changer le reste de la soirée à jamais. Parce qu'au moment où elle est en train de terminer : "Ouais, j'adore les trucs sur le paranormal", et bien, un large sourire se dessine sur le visage de Derek, puis il se rapproche d'elle tranquillement et il lui dit : "Je peux parler aux morts ?"
Delphie lève les yeux au ciel et elle laisse échapper une sorte de petit soupir entre le rire et la nervosité. Mais bon, lui, Derek, commence alors à débiter plein d'informations sur ses différentes communications avec le monde de l'au-delà, on va dire. Bon, de son côté, Delphie, elle reste silencieuse, car en vrai, elle sait pas trop comment réagir. Mais Derek, lui, il prend son silence pour une invitation. Il dit : "Bon, elle est réceptive et il balance tout." Il parle, il parle, il parle et il se met même à montrer des vidéos directement à Delphie, des vidéos où on peut voir, bah, des bougies allumées, des livres, des pages éparpillées sur le sol, et lui, au milieu de tout ça, en train de pousser des sortes de bruits gutturaux. Puis, il se rapproche à nouveau de moi et il me dit : "Je peux t'aider à parler à ta mère ?" Alors, ma mère est effectivement décédée, mais je n'avais pas du tout vu venir ça. À ce moment-là, la colère, la rage, la confusion et même la peur commence à envahir mon corps pour la bonne raison que je ne lui ai pas parlé de ma mère, pas une seule fois. Alors certes, on peut trouver l'information sur mes différents réseaux sociaux, parce que j'en ai parlé, mais il fallait quand même creuser un minimum quoi. Assez rapidement, je commence à avoir la nausée et très, très mal au ventre. Est-ce que c'est à cause de l'alcool que j'ai consommé jusqu'à maintenant, ou est-ce que c'est mon corps qui me fait comprendre que je dois me lever et vite me barrer ?
Alors bon, la première chose qui vient à l'esprit de Delphie, bah, c'est d'essayer de changer de sujet de conversation avant de potentiellement partir. Mais le problème, c'est que Derek revient toujours là-dessus et il insiste en boucle et en boucle. Et oui, il dit : "Non, mais je peux essayer de contacter ta mère, tu sais, machin, machin." Et ça commence vraiment à donner des frissons vraiment horribles dans tout le corps de Delphie. Alors, à ce moment-là, une jeune femme passe devant Delphie et Derek, qui sont toujours en terrasse, et cette jeune femme, on va l'appeler Julie pour que ce soit plus fluide pour comprendre. Et donc, bon, imaginez, bah, Julie établit un contact visuel avec Delphie et Julie se met alors à pleurer d'un coup, comme ça, sur le trottoir. Dans la foulée, Julie dit à Delphie qu'elle a besoin de lui parler immédiatement. Bon, Delphie, elle est un peu paumée, elle cherche à comprendre ce qui se passe. Et avant de pouvoir dire quoi que ce soit, bien, Julie hurle à Derek de dégager d'ici. Et là, Derek, un peu paumé, ben, il se lève et il rentre dans le bar pour les laisser toutes les deux.
Là, bah, du coup, la jeune femme qui vient d'arriver, Julie, demande à Delphie de se lever et elle marche alors quelques mètres avec elle. Puis, là, sans prévenir, elle me dit : "Je suis pas folle, je vous le promets, je suis pas médium, mais il faut que je vous dise quelque chose. Ne vous approchez pas de lui. Rentrez chez vous." Puis, là, elle me prend les mains, me regarde dans les yeux, et là, je vois des larmes qui commencent à monter dans les siens. Et là, ce qui me fait encore plus flipper, c'est que d'après elle, cet avertissement vient de ma mère. En gros, cette femme a dit qu'en voyant, elle avait l'impression d'avoir été frappée par la foudre. Alors, très, très bizarre. Mais entre-temps, notre cher Derek est de retour. Et quand il arrive à la hauteur de Delphie, bah, il regarde les les deux nanas d'un air un peu sceptique. Et et bah, en tout cas, Julie insiste pour que Delphie prenne son numéro de téléphone. Et donc, l'autre lui tend, mais elle lui dit : "Attends, c'est pas encore terminé."
Alors, là, à ce moment-là, Derek se rapproche un peu, il demande ce qui est en train de se passer. Et là, bah, Delphie, un peu paumée, elle lui avoue ce qu'elle vient d'entendre, mais elle le tourne différemment de Julie, en le disant de manière un peu plus légère, comme si c'était une plaisanterie. Sauf que là, en racontant ça à Derek, lui, son expression change d'un coup et il dit alors très calmement : "On vient de rencontrer une sorcière, et elle ment. J'ai parlé à ta mère avant notre rendez-vous, et elle dit qu'elle est contente que toi et moi nous nous soyons rencontrés." Alors, bon, à ce moment-là, Delphie nous indique qu'elle a clairement atteint son point de rupture. Et là, ex, c'était la goutte de trop. Voilà, évoquer sa mère, c'est un sujet sensible et il y a eu trop de signaux d'alarme en elle qui se sont mis à clignoter. Là, elle trouve alors une excuse et elle se barre de la scène. Alors, elle rentre chez elle, tout se passe bien, et puis voilà. En tout cas, si elle pensait avoir terminé avec cette histoire, bien, en vrai, elle n'est pas au bout de ses peines, parce que bien sûr, elle a raconté cette petite mésaventure flippante à ses amis qui connaissent bien Derek, et il se trouve que l'un d'eux, curieusement, connaît aussi cette Julie. En lui disant que c'est quand même très étrange, parce que Derek et Julie, eux, ne se connaissent pas. Et là, mon ami qui connaît Julie m'assure qu'elle a complètement la tête sur les épaules, que ce n'est pas du tout une personne qui est du genre à faire des vagues, du drama, ou ce genre de frasque. Bref, que c'est quelqu'un de tout à fait honnête, et ça rend la soirée du bar encore plus étrange.
Alors bien sûr, je n'ai jamais rappelé Derek, qui pourtant a continué à m'envoyer des messages, et mes potes m'ont dit bah de toujours l'ignorer complètement. Bref, après quelques temps et suite à un SMS de trop, on va dire, bah, Delphie a décidé de le bloquer une bonne fois pour toutes. En fait, dans ce dernier SMS, bah, il y avait une photo de Derek avec un sourire allant d'une oreille à l'autre, et surtout des traces de sang sur l'intégralité du visage. Bon, bah, ça change des dick pics, c'est sûr, mais c'est quand même super flippant. Et là, quand même, Delphie, avant de le bloquer, lui a posé une question : "C'est pas ton sang, n'est-ce pas ?" Ce à quoi Derek aurait simplement répondu : "Effectivement." Bon, suite à quoi, bah, là, elle le bloque pour de bon, parce qu'il faut pas déconner, quoi. Et malheureusement, on va dire pour nous, bah, son témoignage s'arrête ici et on n'aura pas plus d'informations sur les conséquences que ça a eu sur elle et dans quel état elle est depuis. Mais comme je vous ai dit, apparemment, les années ont passé et ce n'est que récemment qu'elle l'avait revu sur Tinder et que ça avait tout réactivé en elle.
En tout cas, voilà pour ces trois histoires. Si vous-même, vous avez vécu des rencards chelous, bah, n'hésitez pas à en parler. Après, à titre personnel, au niveau des des rencards, on va dire des dates, faites quand même attention de pas attendre trois plombes, en fait, avec quelqu'un quand vous sentez que le courant passe bien, en fait, par écrit. Bien, n'hésitez pas à ne pas tarder, en fait, pour le voir en vrai dans un endroit public et safe pour être fixé, parce que bah, vous pouvez passer des semaines entières en ayant l'impression de construire quelque chose avec quelqu'un, voir même tomber amoureux de lui un peu par écrit, et quand vous le voyez en vrai, là, c'est la désillusion et la douche froide. Moi, mon tout premier rencard, ça s'était passé comme ça, ça m'avait vraiment bien vacciné. J'avais passé peut-être trois semaines à parler avec la fille avant de la voir en vrai, je me rendais compte en une fraction de seconde, en fait, que j'avais parlé à une image, à une sorte d'illusion que je m'étais construit, et j'avais juste ressenti sur l'instant une envie très, très forte de fuir. Bien sûr, je ne l'ai pas fait, mais j'ai eu quand même le sentiment que c'est un peu réciproque aussi dans son cas. Alors j'étais bien plus jeune, et on a quand même discuté, papoté une petite heure ensemble, après, on s'est jamais revu. Mais voilà, c'est ma recommandation de la journée. Et si vous le sentez pas par écrit, bah, ne le rencontrez pas en vrai, quoi, évidemment.
Enfin, voilà, je vous souhaite un bon rencard, une très belle Saint-Valentin. Si vous avez personne dans votre vie, c'est pas grave, il y a le PSG qui joue. Il y a le PSG. Apparemment, même si je, j'aime même pas le foot, mais c'est ce que me dit Renaud. Et je vous dis voilà, à très bientôt. Bonsoir.