Transcription
Assalamu alaykoum. Ce que tu vas écouter juste après est un extrait du podcast 16 sur le hijab. J'ai pris cette partie pour être un complément de l'épisode 10 de "Raconte-moi en Nour" qui parle de ce passage. Bonne écoute et on se retrouve pour la suite de l'épisode 10.
Alors maintenant, autant appeler un chat un chat et être honnête. Parce que avant d'aller plus loin, c'est très, très, très important d'entendre, de comprendre, de conscientiser et d'accepter le fait suivant : ce hijab, c'est avant tout une demande d'Allah Ta'ala. C'est une obligation divine. Donc, la première étape pour comprendre la sagesse d'Allah à travers le hijab, c'est d'accepter que cette demande vienne d'Allah, celui qui nous aime d'un amour dont on ne mesurera jamais l'étendue. Sa Rahma.
C'est un des sujets où toutes les écoles, tous les savants de la jurisprudence sont alignés et unanimes. Tout simplement parce que cette prescription divine est clairement explicitée dans notre Coran et clairement explicitée dans la Sunna de notre Prophète Mohammed alayhi wa salam. Pour faire court et pour être clair, si on entend des personnes dire que il y a divergence, que ce n'est pas une obligation, que dans le Coran c'est pas mentionné, qu'il faut se couvrir les cheveux, et cetera, et cetera, et bien, dis-toi que ces personnes ne sont pas savantes dans notre Coran.
Par deux A, Allah Subhana wa Ta'ala parle de ce vêtement de lumière, ce hijab qu'on est censé porter en tant que femme. L'une des Ayyat est dans la Sourate An-Nour, la A 31, et l'autre est dans la Sourate Al-Ahzab, la A 59. Dans la A 31 de Sourate An-Nour, Allah Ta'ala, lorsqu'il parle de ce tissu, il en parle en parlant de "khimar" et il en parle au pluriel. Donc, leur "rimar" au pluriel. Et il est fréquent d'entendre des personnes dire que il est question de couvrir la poitrine et le décolleté dans cette Ayyah, et que la chevelure n'est pas mentionnée.
J'avais même vu une fois une émission, je sais plus c'était, je sais plus si c'était un un TEDx ou quelque chose comme ça, où c'est une femme qui fièrement est en train de dire que le hijab n'est pas mentionné dans le Coran. Elle essaie d'expliquer par A ou par B que ce qui était mentionné, c'était le décolleté et cetera, et qu'il y avait pas mention des cheveux et ce et cetera, et que ce n'était pas une obligation. Et bien, j'ai presque envie de dire à ce genre de personnes qu'avant de parler de ce qu'Allah Ta'ala demande aux femmes de faire avec ce khimar, parce que c'est le terme employé, et bien, il faudrait déjà savoir ce que veut dire "khimar".
En fait, c'est la même racine, donc "khamara", que le mot "khamr", et on sait ce que veut dire "khamr", c'est l'alcool, le vin, d'accord ? Et pourquoi que ça a la même racine "khamara" ? C'est le fait de couvrir. L'alcool, le vin, s'appelle "khamr" parce qu'il a une forme de couvrance, il couvre la raison, la personne qui la consomme et en devient ivre, finit par perdre la tête. Cette personne n'a pas toute sa tête, d'accord ? Donc, elle a la tête, l'esprit qui est recouvert, sa raison est couverte. Et la raison, le cerveau, la réflexion, et bien, c'est la tête, d'accord ?
C'est aussi la même racine que les Arabes, bien avant l'avènement de l'Islam, employaient pour parler de la crinière d'un cheval. Donc, on est d'accord que la crinière d'un cheval, c'est pas à ses pieds, c'est sur sa tête. Et bien avant même la venue de l'Islam, les Arabes avant employaient le mot "rimar" pour parler du voile sur la tête de la femme, et aussi du turban des hommes. Donc, c'était normal, en fait, d'avoir la tête couverte. Et qu'est-ce qu'il y a sur notre tête ? On a des cheveux, en fait. Donc, ce terme veut naturellement dire "rimar" que les cheveux étaient couverts.
C'est pour ça qu'Allah ensuite va parler de la poitrine, le décolleté. Parce que ce "rimar", tel qu'il était porté, les femmes le mettaient sur leur tête et en fait, le pan, donc le bout, elle le rabattait sur le dos, d'accord ? Donc, c'était un peu, si tu peux imaginer, pense par exemple au voile d'une mariée, au moment où on, on, on le rabat derrière, d'accord ? Et et que ça traîne comme ça dans le dos, ça couvre les cheveux, ça traîne dans le dos. Et bien, le "rimar" que portaient les femmes avant l'Islam, avant que le Coran parle de ce voile, et bien, c'était ça. Ça couvrait les cheveux et ça descendait dans le dos.
Ce qu'Allah leur a demandé à ces femmes, c'est de prendre ce pan qui était derrière leur, leur dans leur dos, et de le rabattre en avant, de le rabattre sur leur poitrine et leur décolleté, de façon à ce que ça soit couvrant. Donc, la question n'est pas, quand on parle de "oh, le voile n'apparaît pas dans le Coran, il y a pas question des cheveux et cetera", bah, pour moi, c'est comme quelqu'un à qui on dit de prendre ses bottes et tu vois, par exemple, tu as des bottes en cuir, un cuir fin, et de tirer la botte sur le genou, de façon à ce qu'elle aille jusqu'au genou et qu'elle couvre le genou.
Et bien, pour moi, les personnes qui parlent comme ça, en disant "les cheveux ne sont pas mentionnés dans cette Ayyah, donc ça veut dire que ça doit couvrir que la partie du corps qu'Allah a mentionné, en l'occurrence la poitrine, la cage thoracique et cetera", et bien, pour moi, c'est comme si cette personne, à qui on a demandé de relever les bottes et de tirer le, le, le tissu des bottes jusqu'au genou, c'est comme si on, cette personne répondait : "Ben, en fait, on m'a pas dit de couvrir mes pieds, on m'a juste dit que ça devait couvrir mon genou, on m'a pas mentionné le pied". En fait, "botte" ça veut dire pied déjà, c'est logique, c'est inclus.
De la même façon, quelqu'un qui comprend ce terme, qui prend la peine de comprendre, s'il entendait une personne dire "mais les cheveux ne sont pas mentionnés", il va dire : "Bah, tu veux le mettre où ton "rimar" ? Sur tes pieds ? Tu veux le mettre sur ta main ?" Tu veux le mettre où ? Le turban que les hommes portaient pouvait aussi s'appeler "khimar". Et bien, le turban, ça se met sur les pieds ? Sur les genoux ? Non, ça se met sur la tête. C'est, c'est le seul endroit possible. C'est comme si tu parles de chapeau. Quand on parle de chapeau, on peut pas imaginer autre chose comme partie du corps que la tête, le crâne même. On n'a pas besoin de le mentionner parce que c'est évident.
Donc, quand Allah Ta'ala dit, pour les gens doués d'intelligence, quand il nous demande de réfléchir, quand il nous demande de chercher, le terme est là. Il suffisait juste de prendre le terme et d'aller chercher son étymologie. Parce que le "rimar" standard, c'est quelque chose qui couvre la tête et qui est rabattu dans le dos. Allah Ta'ala a demandé à ses femmes de faire un geste manuel rapide. Le voile, il était déjà là, en fait, sur la tête. Il leur demande juste : "Vous savez, le pan qui était sur le dos là ? Ben, faites-le passer par devant. Il va couvrir les oreilles, il va pour couvrir le cou, il va couvrir le décolleté."
"Rimar", par exemple, c'est le voile qui va de la tête jusque là où s'arrête la cage thoracique. Donc, je t'invite d'ailleurs à faire le test. Tu prends, vraiment, la ligne médiane de ton corps, là où s'arrête ta cage thoracique, donc le sternum et cetera, donc le bas du sternum, et là où il rejoint la cage thoracique, les côtes. Et bien, tu passes ta main à ce niveau-là, tu vois la limite. Et bien, un "rimar" doit aller jusque là. Un "khimar" en arabe, en tout cas, hein, quand il parlait de "khimar", il savait que ça devait aller jusque là.
Quand il parle de "rifar", "nasif", et bien, les Arabes savaient. Ça veut dire, c'est les épaules. Ça, ça veut dire, c'est en bas de la cage thoracique. Ça, ça veut dire, ça va au niveau de la taille. Ça, ça va au niveau des hanches. Il y avait une longueur standard, en fait, pour chacun de ces mots. Donc, quand Allah Ta'ala emploie "khimar", il appelle aussi, et il respecte l'intelligence, de la profondeur et de la richesse de cette langue arabe. C'est-à-dire, il pouvait pas seulement dire un tissu lambda, parce que ces personnes vont dire : "Je comprends pas. On a un panel, on a un panel large de termes qui signifient ce voile. Comment est-ce qu'on n'a pas la longueur qu'il faut ?"
C'est important de dire aussi que le besoin qu'a une femme naturellement de se sentir belle, de ressentir dans le regard de l'autre qu'elle est belle, et bien, c'est un défi pour la femme. C'est un besoin inné qu'Allah a mis en la femme. Et c'est pour ça qu'il ne lui interdit pas d'apparaître. Il ne lui dit pas de de se montrer. La preuve, le visage est découvert, les mains sont visibles. Allah ne t'interdit pas d'apparaître, de te montrer, mais il t'aide à à le baliser. Il t'aide à arborer sainement et en toute sécurité ta ton apparence, sauf devant toutes les catégories d'hommes qui sont mentionnés dans la Ayyah. Je t'invite à à la à la lire de ton côté. Les hommes de ta famille, et le panel qu'il cite est large.
Le hijab, faut le voir comme un moyen de pouvoir apparaître en société, d'évoluer, d'œuvrer, d'évoluer en toute sécurité. Le hijab, il ne te protège pas seulement parce que c'est malheureusement un défaut qu'on a tendance à à faire en disant qu'il protège des hommes, du regard des hommes. C'est une infime partie, finalement, de la fonction du hijab. Il te protège plus de toi-même. Il te protège plus aussi des autres femmes que des hommes. Pourquoi on dit qu'il te protège de toi-même et il te protège des autres femmes ? Parce qu'il y a un fléau qu'on a entre entre femmes, entre êtres humains déjà, mais surtout entre femmes, c'est la comparaison. Je l'appelle ça la, j'appelle ça la comparaison injuste. On compare son apparence à celle de l'autre. On regarde l'autre et on se dit : "Oh, elle est comme si, elle est comme ça." Et après, on se regarde, on regarde de l'autre, on se regarde et on se dit : "Ah mince, je ne suis pas comme ça. Ah mince, moi j'ai plutôt ça, ça, ça."
Et en fait, s'il y avait un hijab, et si tout le monde, entre guillemets, faisait son devoir de porter le hijab comme Allah le demande, et bien, il n'y aurait pas ces problèmes-là. Tu me diras : "Mais on n'est pas obligé de porter le hijab devant une autre femme." Oui, mais il y a des conditions. C'est-à-dire, si cette femme, tu la vois dehors, il y a d'autres hommes autour, à partir du moment où vous vous voyez dehors, à l'extérieur de chez toi, ou à l'extérieur en tout cas d'une maison où il y a que des femmes, et bien, tu portes le hijab. Donc, elle te voit avec. Les seules situations où une femme peut te voir sans ton hijab, c'est parce que c'est en intérieur, et c'est parce que tu l'as invitée chez toi, ou tu l'as trouvée quelque part, en tout cas, avec d'autres personnes et cetera. C'est-à-dire, c'est un endroit où les gens qui sont là, c'est choisi. Par exemple, si tu invites des personnes chez toi et que tu es sans hijab, ces personnes-là peuvent te voir. Mais tu es d'accord avec moi que tu n'inviteras pas ton ennemi chez toi, tu n'inviteras pas une personne lambda, tu n'inviteras pas celle en qui tu n'as pas confiance. Donc, même les femmes que tu invites dans ton intimité, l'intimité de chez toi, c'est des personnes choisies. Donc, même là, il y a des catégories, et il y a des élites, il y a, il y a, il y a un cercle de personnes à qui tu autorises de te voir complètement, et une catégorie qui va être au même titre que les autres hommes qui sont en dehors de ta famille, qui vont devoir te voir avec ton uniforme, en fait. Ton uniforme en société.
Quand je dis que ce hijab aussi te protège de toi-même, il te protège de la comparaison, mais en fait, ce n'est pas qu'un vêtement. On va revenir plus tard sur cette notion. Il t'enseigne beaucoup de choses, dont la reconnaissance. Et ça, je laisse ça pour un peu plus tard. Il faut vraiment conscientiser que la femme a une certaine présence, et ce qui est dramatique, c'est que elle ne mesure pas l'ampleur de l'effet qu'elle fait autour d'elle. Et Allah Ta'ala, c'est pour cette raison qu'il la protège d'abord d'elle-même, en lui faisant prendre conscience de sa valeur, en lui faisant prendre conscience que tu as une grande, grande, grande valeur, et tu ne le réalises pas. Donc, quand on ne réalise pas la valeur de quelque chose, on l'expose plus facilement. D'accord ?
Donc, la question, ce n'est pas : "Une femme qui a un hijab a de la valeur, et celle qui ne l'a pas n'a pas de valeur." La valeur de la femme est déjà là, elle est intrinsèque. C'est juste une question de, elle le réalise pas, et elle ne le réalise pas correctement, d'ailleurs. Cette notion de, de valeur, de choix qu'on fait de, de se montrer ou pas, de, de, et cetera, et bien, ça aussi, je trouve que c'est un concept mal compris. Tu vois, le concept de "c'est mon choix". Bah, il est mal compris, en fait. J'ai envie de dire, la couleur de ton hijab, ou la couleur de ton vêtement, ça, c'est ton choix. Mais si Allah te demande quelque chose, là, c'est son choix de te l'avoir demandé ou pas.
S'épuiser à vouloir répondre à tout va, de vouloir dire tout haut : "Je suis libre, my body, my choice", et cetera, mon corps, mon choix. Ça, c'est un faux débat. Le vrai choix, c'est entre obéir à Allah ou lui désobéir. Parce que demain, tu auras, comme tout le monde, un entretien privé avec Allah, le jour du jugement, le jour J, comme j'aime dire, avec un grand J. Et bien, ce jour-là, tu auras intérêt, on aura tous intérêt, d'avoir une raison valable et qui tient la route sur le fait de ne pas avoir porté et maintenu notre hijab. C'est, c'est ça la réalité des choses. Donc, j'ai envie de dire, écoute plutôt ce que ton Coran te dit, écoute ce que ta Sunna, la Sunna du Prophète salam, te dit, par ce que la société te dit, par ce que les gens te disent en te disant "c'est ton choix, tu fais ce que tu veux". À la fin, c'est dans le cœur, tu sais ce que tu décides. Tu décides de montrer ou pas montrer. Le choix n'est pas là.
Ça m'amène aussi à dire qu'Allah Ta'ala, quand il parle du hijab, quand il parle de la femme, Allah, il est inclusif. Il n'exclut pas les gens, en fait. Je te dis ça pour te dire que ça nous appartient pas de pointer du doigt une femme qui porte le hijab, ni de pointer du doigt une femme qui ne porte pas le hijab, encore moins de pointer du doigt une personne qui a retiré son hijab, et encore moins de pointer du doigt une femme qui a décidé de le remettre après l'avoir retiré. Le hijab, justement, te protège de tout ce tourbillon, en fait, de le tourbillon infernal de devoir prouver quoi que ce soit à qui que ce soit.
Par exemple, parce que le hijab, il a cette particularité et cette grande force d'être intemporelle, alors que la mode, elle évolue tout le temps. C'est pour ça qu'on parle de mode. Ça, c'est à la mode. Ça veut dire que, surtout aujourd'hui, où la mode fast fashion, c'est vraiment quelque chose, on a même pas le temps de cligner des yeux, il y a autre chose qui est à la mode. Et bien, c'est compliqué d'être à la page quand c'est comme ça. Moi, par exemple, je, je me dis clairement, je, je ne suis pas la mode, en fait, parce que je, je voudrais suivre, que je n'y arriverai pas. Et bien, le hijab te rend libre. Il te permet de garder une allure classique, intemporelle, qui passe partout, où que tu ailles, quoi que tu fasses, quelle que soit l'époque, tu te sens libre dans ton habillement. C'est ça un hijab aussi.
En parlant de du fait de retirer le hijab, par exemple, et bien, moi, je t'avoue vraiment que j'ai beaucoup, beaucoup de compassion pour celle qui ne le porte pas, et celle aussi qui le porte, qui le portait, et qui l'ont retiré. Parce que je ressens bien que le bijou de lumière, la distinction, la, la Rahma qu'Allah lui donne, lui offre, et bien, c'est juste qu'elle ne l'a pas saisi. Elle n'a pas saisi cette opportunité, elle n'a pas compris. C'est surtout ça. Allah nous sait belle. Il sait que nous sommes des belles personnes. Il sait que nous avons beaucoup de valeur. Et donc, ce qu'il est en train de nous apprendre à faire, c'est que ceux qui veulent me voir, me révéler dans toute ma beauté, doivent le mériter.
Et c'est pour ça que je reviens ici au sujet des hommes, par exemple. Et bien, les hommes de, de ta famille, par le soin qu'il t'accorde et par les liens du sang. Et dans le cas de ton époux, si tu es mariée, ton époux, pour atteindre ce niveau du, du rang, on va dire, du papa, du frère, et cetera, qui eux, voilà, n'ont pas de, de choses à te prouver, n'ont pas de contrat à signer avec toi, contrairement à ton époux. Et bien, lui, il a dû, ton époux, il a dû signer un contrat de mariage, il a dû verser une dot, que tu, dont tu as choisi le montant, il a dû prêter, presque serment, en fait, de subvenir à tous tes besoins, sachant que toi, tu as des droits sur ses biens, alors que lui, n'a pas le droit de toucher un centime de ce que tu possèdes. Il a aussi prêté serment de subvenir aux besoins des enfants, de te protéger, de les protéger. Il doit te servir de Mahram. J'appelle ça garde du corps. Mahram, c'est pas un boulet que genre, tu es prisonnière, tu es obligée de te faire suivre partout parce que tu as pas assez de, comment dire, tu es pas capable de te déplacer toute seule. Si tu es capable, d'ailleurs, on t'invite à le faire, mais sous couvert d'un garde du corps, parce que tu es beaucoup trop précieuse pour te déplacer sans escorte et sans protection rapprochée. Donc, il a cette fonction de Mahram dès lors qu'il devient ton époux, et il doit le respecter. Il doit t'aimer pour ce que tu es. Il n'a pas à te détester, en fait.
Et bien, il lui faut tout ça pour remplacer les liens de sang qu'il n'a pas avec toi à la base. Et bien, pour atteindre ce niveau, il a dû, il a dû dépenser, hein, d'accord ? Et pour celles qui ont, bah, qui ont vécu un divorce, par exemple, et bien, même si leur époux, à un moment donné, a partagé leur vie, a partagé leur intimité, qu'ils ont des enfants ensemble, et bien, dès lors que le divorce est prononcé et effectif et validé, et bien, cet homme redevient un étranger. Il perd ses droits de voir son ex-femme dans sa, dans toute sa beauté, dans tout ce qu'elle peut révéler d'elle. Mais malgré tout, il garde le devoir d'assurer les besoins et l'avenir de ses enfants. C'est-à-dire que même là, Allah Ta'ala, quelle que soit la personne qui a initié le divorce, et bien, ça ne reviendra jamais à la femme comme charge. Ce sera toujours la charge de l'homme. C'est dire à quel point, en fait, il y a une valeur accordée à ceux qui doivent et qui méritent, qui veulent en tout cas mériter de te voir, de te contempler. Le prix est cher. Le prix à payer est cher. Voilà la valeur que tu as de manière intrinsèque, et qu'Allah souhaite garder précieusement, souhaite que tu puisses préserver correctement, en fait, avec un hijab.
En fait, avec un hijab, les gens seront obligés de faire connaissance avec ton intérieur. Il n'y aura pas un biais, en fait, avec ton apparence physique, ta beauté, la couleur de tes cheveux, et cetera, et cetera. Et en fait, on ne souhaite pas que les gens ne voient que notre beauté intérieure. D'accord ? Tu sais, il y a une scène qui me vient en tête maintenant que je te parle. J'ai vu une, une vidéo, c'était à l'Assemblée Nationale, une, une députée qui parlait au micro, donc devant tout le monde, et elle disait quelque chose de vraiment construit, d'intéressant. Elle proposait des choses, vraiment, c'était, c'était vraiment une exposition de ses idées qui étaient très, très bien construites. Et il y avait des hommes dans l'assemblée. Il y en a un, on entend comme ça, dans le brouhaha de l'Assemblée Nationale, on en entend un qui dit : "Allez, allez, c'est bon, ta robe, elle est jolie, tu peux aller t'asseoir."
Cette scène, elle m'avait tellement marquée, elle m'avait tellement traumatisée. Je m'étais dit : "Mais tout ce qu'elle a dit d'intelligent, tout ce qu'elle a remis en cause, pour que les gens se, enfin, ce qu'elle a exposé était tellement construit." Je me suis dit : "C'est dommage que ça n'ait pas été entendu." Parce que il y a eu, devant cet homme-là, et peut-être d'autres aussi avec lui, d'accord, qui ont eu, en fait, qui ont fait précéder son apparence extérieure par rapport à l'intérieur. Et en fait, le hijab qu'une femme arbore, force la personne en face, en l'occurrence ici, l'homme, force cet homme à faire face à ses idées, à faire face aux idées de cette femme-là. Alors que là, c'est-à-dire, il avait une paresse intellectuelle, il n'avait pas envie d'écouter ce qu'elle avait à dire, ou peut-être que ça le titillait, ou il voyait qu'elle avait raison et il n'est pas d'accord avec elle, ou bien il préfère son confort de l'idée, ce qu'il, de l'idée qu'il voulait au départ. Et il lui fallait une porte de sortie. Et bien, il a pris quelque chose de simple, il a pris un truc simpliste, il a été ridicule et rabaissant en lui disant : "Ok, ok, ta robe, elle est jolie." Effectivement, elle portait une robe fleurie qui arrivait au genou, une jolie robe. Mais malheureusement, ce qui lui a porté préjudice, c'est-à-dire, cette robe, elle est jolie, elle peut la porter, mais c'était pas le cadre, c'était pas le moment. Cet homme ne méritait pas de voir ça.
Est-ce que tu comprends maintenant quand je te parle de la notion de mérite ? Parce que lorsque ça lui est exposé, il n'a pas su, il n'a pas su l'apprécier, il n'a pas su le valoriser, il n'a pas su le respecter. Parce que les hommes de ta famille, qui ils peuvent te voir, c'est pour dire à quel point Allah ne t'entoure pas de n'importe qui. Ton papa, tes frères et cetera, peuvent te voir en robe, peuvent te voir sans hijab, mais ils ne vont pas te manquer de respect pour ça. C'est-à-dire, si tu viens devant ton papa et que tu lui exposes une idée, tu lui demandes quelque chose, ou la permission de quelque chose, ou tu vas voir ton petit frère ou ton grand frère pour lui pareil, pour discuter pour quelque chose et cetera, est-ce que tu les entends te dire : "Mais vas-y, va là-bas avec ta coupe de cheveux", ou bien "Va là-bas, oui, oui, ta robe, elle est jolie, va t'asseoir."
Tu comment tu le prendrais en fait, si ton papa te disait : "Ok, ok, ta robe est belle, tu as une belle coiffure aujourd'hui", alors que tu étais venu lui demander quelque chose de solennel, ou lui demander, ou lui donner une, ou je sais pas, ou discuter de quelque chose, ou lui exposer ton ton point de vue, ou lui demander un avis, et qu'il n'a, qu'il n'a pas envie d'y répondre, mais que du coup, la seule, la seule raison qu'il invoque pour ne pas te répondre et pour te faire retourner d'où tu viens, c'est de prendre un trait physique ou une apparence que tu as et te le lancer dans la figure ? Un homme de confiance parmi les hommes de ta famille ne fera pas ça. Mais il ne va pas, en fait, invoquer un trait physique. Il ne va pas te critiquer sur ta coupe de cheveux, sur la couleur de ta robe, ou te faire un compliment sur ton apparence physique pour te dire : "Tais-toi, femme, ne pense pas, ne parle pas, je veux pas t'entendre. Sois belle et tais-toi."
Quoi ? Et d'ailleurs, est-ce que tu as remarqué, d'ailleurs, profitons-en, parlant de, parlons de la place des hommes dans tout ça. On fait, à tort, du hijab un sujet masculin, au lieu d'en parler et d'en faire un sujet d'Allah. Quand on parle de hijab, et les questions d'Allah avant tout, tu fais ça pour obéir à Allah, en fait. Et rappelle-toi que c'est un trait commun que tu as avec Allah. Il a un hijab de lumière qui a pulvérisé une montagne, et toi, il t'a donné aussi un hijab pour valoriser, pour montrer ta valeur. Et bien, en faisant du hijab, à tort, un sujet masculin, et bien, on retire, homme, quelque part, sa responsabilité et son devoir d'observer son hijab à lui. Parce qu'indirectement, il a aussi une forme de hijab. Il a aussi des règles à respecter en terme de pudeur. Les sept conditions d'un du vêtement de la femme, c'est les mêmes pour l'homme. Donc, je t'invite à à regarder ces conditions. Le fait que le, le tissu doit être, enfin, le vêtement doit être ample, donc il doit pas être serré, il doit pas être transparent, il doit pas être un signe de vanité, il doit pas ressembler au sexe opposé. Donc, on doit pouvoir se dire : "Ça, c'est un homme, ça, c'est une femme." Donc, un homme ne peut pas porter une robe à fleurs, voilà, c'est dit. Il doit pas être flashy, en lui-même, et cetera, et cetera. Donc, l'homme aussi a une prescription à à respecter.
Et en fait, est-ce que tu t'es déjà demandé pourquoi Allah Ta'ala demande d'abord aux hommes de baisser une partie de leur regard et de préserver leur chasteté ? Dans la Ayyah juste avant, donc la Ayyah 30 dans Sourate An-Nour, Allah donne à peu près les mêmes prescriptions aux hommes et aux femmes. Sauf qu'aux hommes, il va leur dire : "Baisse ton, baisse ton une partie de ton regard, préserve ta chasteté, c'est mieux pour toi." Voilà. Et pour les femmes, il va dire la même chose, sauf qu'il va ajouter : "Et qu'elles rabattent leur khimar sur leur poitrine, sauf à devant leur époux, leur père, leur fils, leur beau-fils, et cetera, et cetera." D'accord ? Parce que il y a plus d'enjeu pour la femme. Il y a, il y a, il y a quelque chose de l'ordre du précieux, et de l'urgent, et du très, très, très de haute importance quand il s'agit de la femme et de son, et de son hijab. Pour Allah Ta'ala, au, aux yeux d'Allah, c'est quelque chose de très, très important.
Et bien, Allah Subhana wa Ta'ala demande d'abord aux hommes de baisser une partie de leur regard, de préserver leur chasteté, de respecter leur part du marché, en gros. Et cette prescription divine, donc Allah leur fait, leur demande explicitement de respecter les femmes et de leur offrir à elles de la sécurité quand ils sont dans les parages, quand ils sont autour d'elles. Il les met face à leur responsabilité. Ce n'est pas à cause de la tenue d'une femme, de l'apparence d'une femme, qu'un homme est désobligeant ou qu'il a des propos ou un comportement déplacé envers, envers une femme. D'accord ? Parce que à la base, il devait déjà avoir baissé son regard avant ça.
Donc, c'est comme pour dire, même si une femme passe devant, même si elle, elle n'a pas conscience de sa valeur, même si elle s'expose, elle expose des parties de son corps à tout le monde, qu'Allah Ta'ala lui avait demandé pour elle de préserver, et bien, on ne peut pas tenir rigueur à cette femme du comportement des hommes vis-à-vis de cette apparence physique de cette femme, de sa beauté exposée, et cetera. On ne peut pas porter rigueur à cette femme de leur écart. Parce qu'à la base, Allah leur avait dit : "Toi, je t'avais pas dit de baisser ton regard." Toi, c'est un peu ça, hein, genre, "Pourquoi tu parles déjà ? Tu devais déjà baisser ton regard." Si tu avais baissé ton regard, tu n'aurais pas vu, ou tu en, tu en aurais pas vu autant. Même si tu l'avais vu, tu aurais tout de suite rebaissé ton regard.
C'est pour ça qu'Allah dit : "Une partie de leur regard", parce qu'il sait très bien que dans la rue, on marche pas tous tête baissée. Il y a le premier regard, ou qui est entre guillemets, qui nous échappe. Mais après, on voit très bien si un homme lève la tête et il voit un panneau publicitaire avec une femme dénudée ou autre, ou voilà. Aujourd'hui, on peut marcher et voir des, des panneaux publicitaires qui montrent de la lingerie féminine ou des dessous d'hommes et cetera. C'est, c'est horrible, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Et en fait, d'accord, il a levé la tête, il a vu ça. Mais il a la possibilité de détourner le regard, de le baisser, ou de le tourner à droite ou à gauche, ou de changer de sujet. Mais s'il relève encore la tête après l'avoir baissé à ce regard-là, c'est son choix.
Donc, si un homme arrive au fait d'être désobligeant avec une femme, de la huer, de pas la respecter, d'en abuser, et cetera, parce qu'il a prolongé son regard, donc déjà, il est sorti du cadre, il n'a pas respecté sa part de hijab à lui. Hijab à lui, c'est baisser son regard. Donc, Allah Ta'ala met les hommes face à leur responsabilité. Si vous aviez fait votre part du marché, peut-être que ces femmes déjà se seraient senties plus en sécurité d'arborer leurs valeurs tel qu'Allah Ta'ala leur a donné. Donc, ça, c'est une, c'est une bonne réponse et c'est une bonne, une bonne remise en question pour ces hommes, justement, qui fuient leur responsabilité, qui vont être en train de justifier, de dire : "Mais tu as vu comment elle s'est habillée ?" Mais finalement, ça rentre dans, finalement, on comprend qu'un homme n'a pas à critiquer, à émettre un jugement, à émettre même son avis sur l'apparence physique d'une femme, quelle qu'elle soit. Il n'a pas ce droit. Parce qu'à la base, il n'était pas censé poser son regard sur ça. Et si jamais il le voit quand même, baisse le regard, détourne-toi, parce que ça, tu en as la possibilité.
Le hijab, il permet aux gens de voir ta beauté intérieure. Ils n'ont pas le choix, tu les forces à voir ce que tu veux qu'ils voient là, à cet instant. Tu as besoin qu'ils voient ton intelligence, qui voit l'étendue, en fait, de tes capacités, de tes possibilités, de ta créativité, de ta jugeote, et cetera. Et bien, avec ce hijab, ils ont pas le choix. Tu es obligé de voir ça chez moi. Tu es obligé de voir cet atout, ce trait de caractère, de personnalité qu'Allah m'a donné. Tu as pas le choix. Et en fait, autant on avait dit que le, le fait, le besoin de plaire, le besoin de, de sentir en tout cas, le, le, le respect, l'admiration de l'autre sur son, sur sa beauté physique, est quelque chose qu'Allah Ta'ala a mis naturellement chez la femme, et qui se révèle être un défi pour elle, autant pour l'homme, son défi, c'est la femme et sa beauté intrinsèque.
Donc, c'est comme ce que je disais, quand il s'agit d'une femme à qui Allah Ta'ala demande de porter un hijab, on est d'accord, et Allah Ta'ala le conçoit qu'il y a comme un conflit intérieur, il y a un conflit entre "j'ai envie en fait de m'exalter, j'ai envie de me mettre bien, j'ai envie de plaire, j'ai envie de vraiment, dans un sens tout à fait sain, en fait, ce n'est pas malsain de vouloir être belle, d'accord, de vouloir en tout cas paraître belle et et apparaître correcte, jolie et cetera, et d'être appréciée pour ça". Ce n'est pas un mal, c'est intrinsèque. Mais Allah t'aide à le driver. Tu peux le faire, mais il y a un comité VIP devant qui tu peux le faire, pas plus que ça, parce que les autres ne méritent pas ça, ils n'ont pas payé de tribut, ils n'ont pas payé de taxes pour ça. Donc, non.
Et autant, il y a ce conflit intérieur entre ça et entre, bah, plaire et suivre ce qu'Allah te demande de faire, et bien, pour les hommes, c'est la même chose. Il y a un défi, il y a un défi entre la, la, la beauté de la femme qui, qui est vraiment quelque chose de, de, naturellement beau et attirant chez eux, d'accord ? Donc, c'est, c'est un vrai défi pour eux, parce que le, chez l'homme, le chemin vers son cœur passe naturellement par le regard, et l'homme trouve la femme belle, c'est, c'est son défi. Donc, il est dans un conflit, lui aussi, entre, bah, regarder ce qui se passe, ce qui se passe devant moi, regarder cette beauté qui m', qui m'est, qui m'est sous les yeux, et respecter, prendre ma part de responsabilité, et suivre ce qu'Allah me demande de faire. Donc, on a l'impression que c'est deux opposés à l'intérieur de l'homme, deux opposés à l'intérieur de la femme, qui s'entrechoquent.
Donc, les hommes, quand ils comprennent le hijab de la femme, donc lorsqu'ils comprennent la valeur de la femme, et bien, ces hommes doivent aussi par ça, assumer leur responsabilité de soutien indéfectible pour les femmes, pour que le hijab à elle prenne tout son sens, d'accord ? Respecter les femmes pour ce qu'elles sont. Ils doivent les respecter pour l'honneur et la place qu'Allah leur a donnée. C'est-à-dire, pour un homme, ne pas respecter une femme, c'est défier Allah directement.
Porter le hijab, je te l'accorde, c'est, c'est pas facile. Le garder, ce n'est pas facile non plus. Comme je te disais, il y a comme un conflit intérieur. Mais dis-toi qu'une part du hijab, c'est aussi d'apprendre à t'aimer, c'est aimer ce qu'Allah Subhana wa Ta'ala t'a donné.
Sans te comparer, en fait, le hijab, ça te permet vraiment de vivre vraiment ce que tu es, de vivre qui tu es, de donner de la valeur et euh, et du respect pour qui tu es, pour ce qu'Allah Ta'ala t'a donné physiquement, sans te comparer aux autres. Parce que du coup, tu n'auras pas de point de comparaison, d'accord ? Et les autres ne peuvent pas aussi se comparer, surtout euh, à toi. Et le regard inquisiteur des autres ne peut pas peser sur toi si tu portes ton hijab.
Et bien, j'ai envie de dire, qui peut te critiquer si tu as des cheveux blancs qui apparaissent, si tu as les oreilles collées ou décollées, si tu as un cou qui est plutôt long ou plus court, si tu as une poitrine en particulier, si tu as une une taille en H, en en 8, en A ou en V, c'est les c'est les lettres pour parler du body shape, donc la la forme de la taille. Euh, si tu es rousse ou brune, si tu as des cheveux de type 4B, 4A, 4C, 3 et cetera. Qui en fait peut critiquer ces parties de ton corps ? Qui peut critiquer ces traits physiques si tu portes un hijab ? À part toi-même, personne.
Donc ton hijab t'apprend aussi à t'aimer toi-même et il t'apprend à être reconnaissante envers ce qu'Allah Ta'ala t'a donné. C'est connu, la la personne qui a les cheveux bouclés, elle veut raides. Celle qui les a raides, elle veut bouclés. Celle qui a telle couleur de peau, elle le voudrait en jour de telle couleur. L'autre qui a telle forme, elle voudrait l'autre forme. Pourquoi est-ce qu'on a ces idées ? Parce que on les a vu devant nous. Et parce que à un moment donné, dans notre tête, soit nous, soit la société et cetera, il y a quelque chose qui nous a fait penser que la beauté, c'est ce que l'autre elle a.
Elle, à un moment donné, tu as décidé, tu as statué, tu as estimé que que tu serais plus belle si tu étais comme ci, comme ci, comme ça. Est-ce que tu es d'accord avec moi que ça, un nez de telle façon, une couleur de cheveux de telle façon, une texture de cheveux de telle façon, une forme de telle façon, la forme de pied de telle façon ? Est-ce que tu es d'accord avec moi que critiquer ça en toi, c'est indirectement, ou même en tout cas, moi j'estime que c'est directement, c'est une critique que tu formules à Allah directement. C'est comme entre guillemets, c'est c'est exactement, ça revient exactement à dire à Allah, mais je suis pas satisfaite de ce que tu m'as donné. En fait, c'est pas ce nez-là qu'il fallait me donner, c'est pas cette couleur de cheveux qu'il fallait me donner, ce n'est pas cette forme de cil qu'il fallait me donner, ce n'est pas cette pointure de pied qu'il fallait me donner.
Tu pourrais te positionner devant Allah et lui dire ça ? Non. Tu pourrais pas. Tu es reconnaissante parce que si tu n'aimes pas la forme de tes pieds, et bien dis-toi que tu as deux pieds et qu'il y a d'autres personnes qui rêveraient d'avoir des pieds avec lesquels marcher et qui n'ont pas de pied. Si tu as les cheveux de telle couleur, bouclés, alors que tu les voulais raides et cetera, tu es focalisée sur ça. Et bien dis-toi que tu as des cheveux sur lesquels pousser, péter, pendant que d'autres n'en ont pas. Soit parce que c'est génétiquement, soit parce qu'ils ont une maladie, soit parce qu'ils subissent un traitement chimio et cetera, qui font que ils donneraient tout pour récupérer ses cheveux à cet instanté, mais ils n'en ont pas. Il y a des personnes qui ont tellement pas que aujourd'hui, si on leur disait, je te donne des cheveux, ils ne demanderont pas la couleur, la texture, la longueur. Ils prendront ce qu'on leur donne pourvu qu'ils qu'ils aient des cheveux.
Donc ton hijab te protège de toi-même. Déjà, il t'empêche de te comparer. Il t'empêche aussi de laisser le regard des autres juger comment est ta beauté, de juger est-ce que tu es belle ou non. Parce que ça, c'est intrinsèque en fait, tu l'es déjà de base. Arriver à un point où tu te poses la question, arriver à un point où tu remets en question la beauté qu'Allah Ta'ala t'a donnée, et bien c'est grave en fait. C'est grave pas pour Allah, pas pour pour les autres, c'est grave pour toi, c'est grave pour ton développement, c'est grave pour ta ta ta vie en société, c'est grave en fait pour ton avancée, c'est grave pour pour ta carrière, c'est grave pour le message que tu vas transmettre à tes filles par exemple. C'est vraiment grave, même pour ta relation avec Allah. Tu vas prier, tu vas parler avec Allah en te rendant même pas compte que tu es insatisfaite de lui. Donc c'est un constat qui est amer, mais un constat qui est là en fait.
Tu auras remarqué que le hijab, ce n'est pas le sujet que j'aime aborder en premier quand je parle aux gens, même si c'est un sujet qui est capital. Beaucoup de discours vont faire des des gros focus, des gros plans sur le hijab et parler pendant longtemps du hijab comme comme d'une obligation, d'un grand péché s'il n'est pas porté, de la longueur du hijab, de ce que font les femmes qui ont le hijab. Tu te rends compte, elles font ça, elles vont là, elles vont ici, elles parlent comme ça et cetera, et pourtant elles ont le hijab. Comme si porter le hijab, ça t'oblige à te taire, ça t'oblige à te mouvoir, tu n'as pas le droit d'apparaître dans tel ou tels endroits parce que tu as un hijab. Et bien, à mon sens, on oublie tout simplement d'enseigner à ces femmes à être des femmes avant de leur apprendre à porter un hijab. On oublie de leur apprendre quels sont les enjeux qui se cache derrière le fait d'être une femme. Et on tombe malheureusement dans le piège qu'il fallait, à mon sens, à tout prix éviter, de réduire notre sœur femme à son hijab dans la société.
Non musulmane, la femme est réduite à la couleur de ses cheveux, elle est réduite à son maquillage, à son apparence physique. Et dans la sphère musulmane, dans la communauté musulmane, et bien on laisse entendre à la femme que si elle n'a pas son hijab, ou si elle le porte mal, s'il est trop court, si c'est un turban au lieu d'être et cetera. D'accord. Tu as remarqué que je n'ai pas parlé de cette catégorie, parce que pour moi, ce n'est pas une discussion, ce n'est pas un débat. Le seul débat pour moi, c'est d'aider cette femme à savoir qui elle est aux yeux d'Allah. Si on arrive à travailler ça et à travailler la relation que cette personne a avec Allah, le reste coule de source en fait. Donc la longueur du hijab, suivant est-ce que il est comme ci, comme ça, telle couleur, s'il est long, court, s'il est en turban, s'il coule pareil ou pas, c'est un faux débat. À la fin, la personne va répondre devant Allah.
Je ne suis pas en train de dire de valider ce que beaucoup tiennent comme discours, oui, mais il y a qu'Allah pour me juger. De toute façon, je serai devant Allah, j'en répondrai. Effectivement, en tant que musulman, on a l'obligation de conseiller les gens, on a l'obligation de d'aider, de s'aider mutuellement et de se réorienter mutuellement. C'est-à-dire, si cette femme, le seul sujet que tu as à lui aborder, la seule chose que tu as à lui dire, c'est son hijab, il y a un problème dans la communauté. Comme je disais, je me suis coupé. On laisse entendre à cette femme que si elle n'a pas son hijab, ou si elle ne le porte pas correctement, et bien sa foi n'est pas complète et que sa foi reste à être à travailler. Voilà encore qui nourrit encore un conflit intérieur, le conflit intérieur dont je parlais tout à l'heure.
Et pour passer à ça, nous avons plus que jamais besoin de modèles de femmes en hijab qui vivent la liberté qu'Allah Ta'ala leur offre à travers ce hijab, comme les figures féminines croyantes qui nous ont précédé en fait. Il n'y a pas besoin d'aller très loin. On devrait avoir des mentors, des leaders sécurisantes parmi nos femmes pour que le fait d'être une femme au sens où Allah veut que ce soit, soit réalisable. Des femmes qui, lorsqu'on les regarde, on a envie de faire pareil, on se sent le droit de faire pareil, parce qu'on se sent en sécurité à l'idée de faire pareil. Les femmes, pour leur sécurité intellectuelle, émotionnelle, physique, doivent de toute urgence apprendre leur religion et apprendre ce qu'Allah dit de la femme. Il est capital de s'asseoir régulièrement près de son Coran et de lui demander, à notre Coran, de nous transmettre tout ce qui se rapporte à la femme.
On va commencer par Maman Hawa, ce qu'elle véhicule. Sarah, la femme de de du Prophète Ibrahim Alayhi Salam. Hajar, sa deuxième épouse, qui a fait un geste qui fait que chaque année, des personnes reproduisent en l'occurrence homme et femme, le trajet qu'elle a fait entre le mont Safa et Marwa, sept fois pour chercher de l'eau pour son enfant. Bien, c'est une femme. Les deux mamans de Moussa Alayhi Salam. Sa maman biologique qui l'a mis dans ce panier pour le mettre dans l'eau et le sauver du du châtiment de de Pharaon, qui tuait les les bébés garçons. Robe et qu'il a aussi allaité, qui s'est occupé de lui. Et Aïcha, la femme de Pharaon, qui était croyante, qui était mariée au plus grand tyran de la terre. Là où elle était, l'une des quatre meilleures femmes qui a connu les univers. Et bien, Moussa Alayhi Salam a eu de ces deux mamans. Donc ces deux femmes sont des figures qui sont mentionnées et pas qu'une fois dans le Coran.
L'épouse de Moussa Alayhi Salam, qui est mentionnée. On assiste vraiment avec l'histoire de Moussa Alayhi Salam et de celle qui va être sa femme. On assiste clairement à leur rencontre, à la demande en mariage qui est initiée par la femme implicitement quand elle parle à son papa. On assiste vraiment en direct dans sourate Al-Qasas, si ça t'intéresse, à à cette scène-là. Et c'est une femme. Donc à travers le geste de ces femmes, à travers leur action et cetera, on apprend même comment aborder des choses de la vie ici-bas. On apprend quand euh une femme s'intéresse à un homme, comment est-ce qu'elle doit faire, comment est-ce qu'elle doit faire si elle veut même que ça vienne de lui. On apprend comment commercer, on apprend comment émettre des idées, on apprend comment demander à Allah, on apprend comment comment sauver sa famille, on apprend comment vivre quand on est dans le foyer d'une personne qui a qui est diamétralement opposée à nous. Qu'Allah soit satisfait d'elle, était mariée et partager la maison, le le quotidien d'un homme qui qui un homme toxique, un mari toxique, c'est horrible. Et regarde dans la les récits de sa vie, la manière dont il a torturé sa femme qu'il pourtant aimait quand il a su qu'elle croyait en Allah. C'est c'est énorme en fait. Et toutes ces exemples de femmes sont là pour nous enseigner à être des femmes.
Sans oublier Mariam Alayhi Salam, la mère du Prophète Isa Alayhi Salam, qui est un exemple grandiose de femme. C'était une femme parmi les hommes dans le mihrab où elle où elle priait, elle a été élevée et elle a adoré Allah Ta'ala au milieu d'hommes. Elle a enfanté de Issa Alayhi Salam sans qu'un homme la touche. Donc l'exemple même de la valeur et du hijab arboré avec fierté et et élégance. Ah, c'est Mariam Alayhi Salam. Pareil dans la Sira, avec les épouses du Prophète Salam, ses filles, les femmes compagnons. Quand le Prophète Salam parle de cette combattante qui est aussi une femme de compagnons, Nousaybah Bint Ka'ab, où le Prophète Salam disait que sur le champ de bataille, précisément à la bataille de Uhud, partout où son regard se tournait, il la voyait. Elle, elle se battait très dur pour que aucune flèche ne touche le Prophète Salam. C'est-à-dire, elle vraiment dans la bataille, sa fonction, c'était de protéger le Prophète. Donc elle se battait l'épée à la main contre quiconque s'approchait du Prophète Salam, au point où lui, Rasoul Allah, un homme, le Prophète, disent, partout où se tournait mon regard, je voyais Nousaybah. Mais c'est très beau. Et ben, c'est une femme.
Donc elle nous enseigne en fait. Et c'est des femmes qui arboraient tout ça, qui faisaient tout ça en arborant leur hijab. Donc du coup, quel point commun tu peux trouver à toutes ces femmes que je viens de te citer ? Leur présence. Elles sont là, elles sont présentes, elles existent et elles sont même immortalisées dans un Coran que des hommes et des femmes lisent tous les jours dans le monde entier. Donc elles ont une présence dans le Coran, une présence dans la Sunna, une présence dans le cœur des gens, dans le souvenir des gens. Le message que j'entends moi, quand je je quand je je pense à tout ça, c'est ma sœur, mets ton hijab et va briller au cœur de la société. Mets ton hijab et va faire ce que tu sais faire de bien. Mets ton hijab et va faire don au monde des qualités qu'Allah Ta'ala a mis en toi spécialement.
Donc encore une fois, ce n'est pas parce que tu n'as pas le hijab que tu perds ta valeur. Encore une fois, les discours qui disent une femme sans hijab, pas de valeur, tout le monde peut faire ce qu'il veut, et une femme avec hijab, valeur. Non, ça, c'est réduire la femme à son hijab. Et c'est surtout réduire la valeur intrinsèque d'une femme. Alors qu'Allah n'a dit nulle part qu'une femme sans hijab n'a pas de valeur. Il dit que avec le hijab, c'est mieux pour elle, c'est mieux pour vous, c'est mieux pour être reconnue en société. Ta valeur a précédé ta venue au monde, tout simplement. Ton hijab est là pour informer les autres de ta valeur.