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Les 3 PIRES Expériences dans un Hôtel 2

Conte Fécond18:12

Transcription

Alors il y a quelques mois, je vous ai fait une petite vidéo sur les pires expériences vécues dans les hôtels, et vous en avez redemandé parce que c'était quand même un peu flippant, faut le dire. Je comprends l'engouement. Qui n'a pas déjà fait une chambre d'hôtel, soit un hôtel un peu bas de gamme, ou un truc plus luxueux d'ailleurs ? Des hôtels où vous n'allez pas toujours bien dormir à cause de matelas plus ou moins dur, mal faits, pas agréables, pas qualitatifs. Et ça, c'est un problème que vous n'auriez clairement pas chez vous si vous utilisiez un superbe matelas de la marque Emma. Très probablement, ce sont d'ailleurs des matelas à mémoire de forme qui vous offrent un confort incroyable, qui s'adapte surtout à tous les styles de position. D'ailleurs, autre argument de taille : la couche Ergocel présente dans leurs matelas, et qui vous permet de rester au frais plus longtemps. En tout cas, de mon côté, j'ai un matelas hybride depuis pratiquement un an maintenant, et Emma vient d'ailleurs de sortir l'Hybride V2, et ça, c'est le meilleur matelas testé en France en 2023, ni plus ni moins.

Et si aujourd'hui vous n'avez pas besoin de changer de matelas pour le moment, et bien sachez qu'Emma propose plein d'autres choses. Et leur dernière technologie, c'est le AirGrid, qui est présent dans leurs oreillers, que ce soit leur oreiller Original ou leur oreiller Nuage. AirGrid, ça a été pensé pour soulager votre nuque, vos épaules, en éliminant les points de pression, histoire que vous ne fassiez plus qu'un avec votre oreiller et que vous ayez une sensation de zéro gravité. En plus, vous pouvez ajuster la fermeté et la hauteur de vos oreillers, si c'est pas beau ! Et Emma propose aussi d'ailleurs des lits, des sommiers, des couvertures lestées, et même un canapé. Mais surtout, la livraison et le retour sont gratuits, et vous avez droit à 100 nuits d'essai et 10 ans de garantie sur les produits. Donc n'hésitez pas. Pendant que vous regardez les vidéos, comptez allongé sur votre matelas, tout seul ou avec votre moitié, ou avec un pote. Un bon matelas très confortable dans lequel vous allez pouvoir vous endormir comme dans un nuage, mais en regardant des vidéos terrifiantes. C'est possible.

Et d'ailleurs, depuis le 24 octobre et jusqu'au 4 décembre, à l'occasion des Black Friday, vous avez accès à des promotions en allant directement sur le site Emma.fr et en utilisant d'ailleurs le code Compte, vous avez 10 % de remise supplémentaire. Ce n'est valable que pendant ces deux semaines, donc faites vite. Vous ne serez pas déçu, surtout si vous regardez vos vidéos en étant allongé sur un truc aussi confortable. Et du coup, justement pour les vidéos Compte, parlons-en. Au programme, là, vous allez assister à deux rencontres horribles pour des clientes, et une expérience traumatisante pour un employé. Et tout ça, vous imaginez bien, en buvant un bon petit café Compte.

Alors cette première histoire a été partagée par Isabelle212. On a appelé Isabelle, hein, pour que ce soit plus fluide. Et il y a maintenant une grosse dizaine d'années, bah, elle a passé quelques jours dans un hôtel assez haut de gamme avec ses parents, et ça, ça se situait dans un beau quartier d'une grande ville du Midwest aux États-Unis. Elle avait alors 16 ans, et elle a eu droit à une chambre pour elle toute seule. Ses parents étaient dans une autre chambre au même étage, quelques mètres plus loin. Bref, sur le papier, c'était un cadre absolument idéal, que de bons moments en perspective. Mais vous vous doutez bien, bah, que ça ne s'est pas passé comme ça, quoi.

Alors sa première nuit s'est très bien passée. Elle a regardé un film en dévalisant le mini-bar. Après, peut-être que si elle a dormi aussi bien, c'est parce que les gars avaient un bon matelas, ça, je ne sais pas. C'est vrai qu'ils sont confortables, en tout cas. Bon, bref. Le lendemain, elle se lève tranquillement, elle rejoint ses parents dans la salle du petit-déjeuner. Alors qu'on était tranquillement en train de manger, là, j'ai remarqué qu'un homme d'environ une soixantaine d'années me fixait pendant un temps anormalement long. Bon, après, elle le précise quand même pour nous, parce qu'on ne peut pas le constater, mais elle est quand même assez mignonne. Voilà, elle attire souvent le regard des hommes. Et en vrai, à l'époque, bah, elle a l'habitude de recevoir pas mal de regards déplacés ou insistants. Dans le pire des cas, j'ai donc complètement ignoré le mec et en me disant que, bah, peut-être qu'il lui rappelait sa petite fille ou un truc du genre. Bref, la journée se passe et Isabelle visite la ville avec ses parents. Il n'y a rien de spécial à signaler, un petit moment sympa avec Papa Maman. Voilà. Bon, le soir venu, mes parents m'ont donné l'autorisation de dîner avec Ethan, un ami qui habite dans la région. Il vient donc me récupérer dans le hall de l'hôtel. On va manger dehors, et quelques heures plus tard, on retourne à l'hôtel boire un dernier verre dans le bar à l'intérieur. Et d'ailleurs, par coïncidence, le même vieil homme de 60 ans qui avait reluqué Isabelle est aussi au bar. Mais cette fois-ci, il n'y a pas de doute, si on peut dire. Il n'a pas pris pour sa petite fille ou quoi que ce soit. J'ai vraiment remarqué que ses yeux étaient en train de tracer toutes les courbes de mon corps de façon, bah, vraiment pas discrète. Isabelle décide alors de ne pas s'attarder ici, et Ethan la raccompagne alors dans le hall, puis ils se séparent. Lui, il rentre chez lui, et puis Isabelle, elle se dirige vers l'ascenseur, du coup, pour aller dans sa chambre. Mais elle aurait clairement dû demander à Ethan de rester, parce que même pas 30 secondes plus tard, alors qu'elle est arrivée à l'ascenseur, le vieil homme qu'elle avait vu tout à l'heure se tient à côté d'elle. Je me sens mais alors mal à l'aise comme je l'ai rarement été, et je décide de monter. Et bêtement, par réflexe, j'appuie sur le bouton de mon étage. Les portes se referment, l'ascenseur commence à la remonter, mais l'autre type n'a pressé aucun bouton. Donc, bah, Isabelle comprend qu'il va au même étage qu'elle. Je fais tout ce que je peux pour ne pas croiser son regard, mais je sens qu'il s'approche de moi, jusqu'à arriver à quelques centimètres. Mais enfin, arrivé au bon étage, la porte s'ouvre, et Isabelle se met alors à courir à toute vitesse jusqu'à la porte de sa chambre, pendant que le type lui reste debout juste, tout juste à la sortie de l'ascenseur, sans se presser. Je rentre vite, je claque la porte, et là, je reste debout en silence pendant peut-être un quart d'heure pour être sûr qu'il est parti. Puis là, je file dans la chambre de mes parents pour tout leur dire.

Alors bien sûr, ils ont eu peur quand elle a raconté ça. Ils ont alors contacté la réception, mais à ce moment-là, il n'y avait plus aucune trace du type. Et donc, de son côté, Isabelle retourne dans sa chambre, elle ferme la porte à clé, elle se couche complètement épuisée. C'est alors que cinq minutes plus tard, même pas, elle entend quelqu'un taper. J'allume la lumière, et là, je reste immobile dans mon lit. Je suis complètement paralysée. Mon intuition, évidemment, a pris le dessus, et je savais très bien qu'il y avait 99 % de chance que ce soit ce mec. Elle se sent au bord des larmes, et alors que les coups contre la porte continuent de plus en plus fort, c'est alors que, elle, elle n'en peut plus. Elle finit par crier pour demander qui c'est, et là, la voix qui lui répond est la chose la plus effrayante qu'elle n'ait jamais entendue de sa vie. Elle était aiguë, mais avec une sorte de grognement presque rilleuse et tellement dérangeante. C'est dur à décrire en réalité. C'est le personnel de l'hôtel, laissez-moi entrer. Bon, autant vous dire qu'Isabelle est terrifiée. Elle se lève quand même, elle va jusqu'à la porte, et là, à travers le judas, le petit trou, et bien, elle regarde. Elle voit que c'est toujours le vieil homme. Je me suis enfermée dans la salle de bain et j'ai appelé mon père tout de suite, car je sais qu'il a l'habitude de garder son téléphone allumé la nuit. À ce moment-là, elle essaie de se calmer, et malgré, bah, le tas de larmes, son père arrive à comprendre que le vieil homme est devant sa porte. Et ce qui se passe ensuite, lui donne la gerbe. En gros, mon père est évidemment sorti de sa chambre tout de suite pour tomber nez à nez avec le gars en robe de chambre, en train de se masturber devant ma porte. Là, Isabelle voit alors à travers le judas que son père se jette sur lui et lui met une patate avant de le maintenir au sol, pendant que sa mère appelle la sécurité de l'hôtel. En tout cas, il est très clair d'imaginer ce qu'il aurait pu faire si elle avait ouvert la porte. On a ensuite porté plainte, et de ce que j'ai compris, le type a ensuite été mis en prison pour agression avec intention de commettre un viol, ou un truc du genre. En tout cas, après avoir déposé plainte et en parlant avec le personnel de l'hôtel, bah, la famille d'Isabelle a découvert que cet homme a essayé d'obtenir la clé de chambre d'Isabelle avant même l'incident de l'ascenseur. Donc, avant de me suivre, il avait déjà visiblement mémorisé où je dormais, vu qu'il a demandé la clé précise avec le bon numéro de chambre. Donc, ça voulait dire que certainement depuis mon tout premier jour, le mec était là, dans un coin du couloir, à regarder tous mes trajets. Clairement, de quoi me traumatiser la vie. En tout cas, depuis lors, de ce que nous a dit Isabelle dans son témoignage, elle souffre de stress post-traumatique. On espère en tout cas que ça va aller beaucoup mieux pour elle et que le temps fera son œuvre. Mais en tout cas, si Isabelle a eu de la chance d'être séparée de son agresseur par une porte, bah, très clairement, vous allez voir que dans la prochaine histoire, ce sera autre chose.

Notre deuxième histoire est racontée par SheepInTheBarn, qu'on a renommé Steffie, hein, pour notre récit, c'est plus simple, évidemment. Et avant d'attaquer son histoire, elle nous précise qu'elle n'a jamais eu spécialement de chance et qu'elle a croisé, bah, de nombreux mecs, mais, bah, bizarres dans le meilleur des cas, ou très creepy dans le pire. Cependant, ce n'est jamais arrivé à la cheville de ce qu'elle nous partage aujourd'hui, et ça remonte il y a maintenant quatre ans. À l'époque, avec mon mari, on a dû faire 17 heures de route pour nous rendre en Caroline du Nord afin d'assister à un mariage. Ils étaient motivés, waouh, je ne l'aurais tellement pas fait. En tout cas, une semaine vraiment épuisante où ils passent leur temps à courir de préparatifs en réunions de famille, et ils ont dormi dans le même hôtel pendant toute la durée de leur séjour, histoire d'avoir une sorte de petit chez-soi après chaque jour éprouvant. Bref, tout se passe bien et le jour du mariage arrive enfin. Il est tôt le matin, et on finit de se préparer. Mon mari s'est préparé avant moi, histoire de pouvoir filer un coup de main à droite et à gauche. Je me suis donc retrouvée seule dans notre chambre d'hôtel pour me préparer avant qu'il ne revienne. Alors, il fait super chaud, ça doit être en plein été, hein. Elle se décide alors de se coiffer, de se maquiller en sous-vêtements pour ne pas transpirer dans sa belle robe, quoi. D'ailleurs, autre petite précision, mais dans la chambre où elle est, le lavabo et le miroir se trouvent dans la partie ouverte de la chambre, c'est-à-dire dans la chambre. Il n'y a pas une zone à part avec la salle de bain et les toilettes, et la douche. Eux se trouvent dans une petite pièce, une sorte de mini salle de bain complète, quoi. Vous avez compris l'idée. En parallèle, il y a des rideaux qui sont un peu transparents, donc je peux voir les gens qui passent dehors, et je pense qu'on peut me voir même de façon floue à l'intérieur. Et comme vous le savez, les motels, bah, quand on ouvre la chambre, ça donne directement sur le parking et la rue. Techniquement, quelqu'un peut passer et voir à l'intérieur.

Alors Steffie continue de se préparer, et alors qu'elle commence à se friser les cheveux, elle remarque la silhouette d'un homme qui passe devant la fenêtre de sa chambre, et ça, elle le voit à travers le miroir. Je pense donc que c'est mon mari qui essaie de voir si je suis enfin prête, parce que la personne s'arrête. Mais cette silhouette reste figée, bougeant juste la tête pour essayer de mieux voir à travers les rideaux. Je commence donc à me dire que ce n'est pas mon mari, car il serait rentré si c'était bien lui. Et là, Steffie commence vraiment à flipper. Sauf qu'avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit ou penser quoi que ce soit, ben, elle voit la silhouette passer de la fenêtre à la porte de la chambre, et là, Steffie voit clairement la poignée se tourner, et un type rentrer à l'intérieur de sa chambre. Comment c'était possible ? La porte était censée être bloquée par je ne sais quel système. Il ne peut pas rentrer sans clé ou sans la carte. Je me retrouve donc face à face avec cet homme, en sous-vêtements de surcroît, qui mesure sans doute 1,90 m et qui se tient donc à quelques mètres de moi dans ma chambre. Là, elle n'arrive pas à bouger. Elle se dit qu'il va lui sauter dessus pour faire, bah, elle ne sait quoi. Enfin, c'est super bizarre. D'ailleurs, aucun mot n'arrive à sortir de sa bouche, mais elle essaie de réfléchir à quoi faire. Et je me dis que je vais devoir essayer de lui cramer les yeux avec mon fer à friser. Pendant quelques secondes qui semblent interminables, il reste là à me fixer comme si j'étais un morceau de viande et qu'il était affamé. Elle a vraiment cette horrible sensation qu'il est prêt à se jeter sur elle comme une proie. Puis il se met à sourire, mais d'une façon hyper malsaine, comme je n'ai jamais vu. Puis il commence à marmonner quelque chose : "Jolie dame, très jolie, viens par ici, viens par ici. C'est vraiment très, très bien, très bien." J'ai alors eu une espèce d'absence, comme si j'étais plus maître de mon corps, et une seconde plus tard, je suis en train de foncer sur lui en brandissant mon fer à friser et en lui hurlant à plein poumons : "Fais demi-tour d'ici !" Alors ça surprend le type, et Steffie serait prête à parier que il ne s'attendait pas du tout à ça. Puisque clairement, son sourire s'efface, et il fait alors quelques pas en arrière par réflexe pour sortir de la chambre. Je vois alors une chance ici, j'accélère le pas, toujours en brandissant mon fer à friser, et j'arrive à atteindre la porte pour la claquer à la gueule. Quelques petites secondes plus tard, je m'effondre au sol en pleurs, et je suis trop effrayée pour bouger ou quoi que ce soit d'autre. Donc, je reste là. À ce moment-là, bah, le gars ne rentre plus, il n'essaie pas. Et donc, un quart d'heure passe, qui paraît vraiment très, très long. Et c'est là où enfin mon mari est enfin de retour, et il me trouve donc par terre en sanglots. Je lui raconte l'histoire, et je comprends donc qu'il n'avait pas réellement fermé la porte, vu qu'il ne partait pas longtemps. Et il commence alors à s'excuser en boucle. Steffie arrive finalement à se calmer, et avec son mari, il file à la réception de l'hôtel pour tout raconter et appeler la police avant de porter plainte. Malheureusement, si on peut dire, la description ne colle à aucun pensionnaire de l'hôtel, donc personne ne sait qui il est. Et bien sûr, eux, à cause de ça, de cet incident, ils sont arrivés au mariage en retard, et toute cette mésaventure a gâché ce qui aurait pu être une journée vraiment incroyable, surtout un mariage, quoi. On avait prévu de rester un jour de plus avant notre long voyage de retour, mais dès le lendemain, après quelques heures de repos, on s'est cassé très vite et très loin. En tout cas, Steffie termine en nous disant que depuis des années, elle a toujours été très vigilante quand il s'agit de verrouiller les portes, surtout quand elle est seule à la maison. Elle avait clairement raison de le faire.

En tout cas, si des clients peuvent vivre des expériences traumatisantes dans des hôtels, imaginez ce que c'est pour des employés. Et justement, vous n'avez pas besoin d'imaginer, puisque c'est la troisième et dernière histoire qui nous réserve des surprises. Cette dernière histoire est racontée de façon anonyme, et donc, bah, la personne, on va l'appeler Olivier. Et son histoire remonte à pas mal longtemps. C'était au début des années 90, précisément, et à l'époque, Olivier, il a 19 piges. Il vient de terminer ses études secondaires, et bah, en fait, comme beaucoup, on va dire, mais il a vraiment pas envie d'aller à l'université. Et donc, bah, il préfère trouver un petit travail. Je voulais rapidement toucher de l'argent, donc j'ai trouvé un emploi de veilleur de nuit dans un hôtel, qui est globalement un poste à tout faire. Et donc, bah, Olivier était chargé de s'occuper de gérer les rares personnes qui venaient la nuit, il devait remplir des bacs à glaçons, faire un peu le nettoyage, et cetera, et cetera. Bref, employé polyvalent, comme on dit, quoi. Très étonnamment, c'est un métier que j'aimais beaucoup, même si c'était sans doute très motivé par le fait de ne plus aller en cours. Bref, pour vous remettre un peu de contexte, je travaillais dans un hôtel un peu pété de trois étages. Néanmoins, son boss a toujours dit de ne jamais louer la chambre au troisième, parce qu'il est arrivé des événements étranges, on va dire, dans le passé, sans qu'Olivier n'en sache plus que ça. Dit comme ça, l'hôtel peut paraître énorme, mais en réalité, je peux voir la quasi-totalité des chambres depuis mon poste à l'accueil. Et le soir qui nous intéresse se trouve être un lundi, et Olivier nous précise que c'est vraiment un des jours les plus calmes de la semaine. En fait, il y a très peu de personnes qui viennent ce soir-là, à part quelques habitués. C'est exacerbé par le fait que l'hôtel où je bosse est franchement délabré, et surtout pas dans un endroit passant. Donc, si vous atterrissez ici, faut vraiment le vouloir. Bref, Olivier finit son petit tour, et après avoir rempli les différents bacs de glaçons, changé deux trois ampoules et vérifié qu'il n'y avait pas de problème, il est de retour à l'accueil. Je fais un peu de paperasse quand, d'un coup, je lève les yeux pour vérifier le moniteur des caméras de sécurité. Je vois alors un homme adossé contre un mur, qui a l'air d'attendre quelqu'un. Étant curieux de nature, Olivier continue de l'observer. Pendant qu'il se tient là, ce type a regardé à droite à gauche, on ne sait quoi. En tout cas, il a l'air de regarder comme s'il voulait que personne ne le voie. Et quelques secondes plus tard, il sort une cagoule de sa poche, il la met sur sa tête. Je ne vois pas de couteau ou d'autres armes à ce moment-là, mais il est hors de question de lui laisser le temps de la sortir. Dans sa tête, c'est sûr, ça va lui tomber dessus, et le type va débarquer dans l'hôtel d'un moment à l'autre. Du coup, bah, il court aussi vite qu'il le peut en direction de la porte d'entrée pour la verrouiller. Et la chose la plus bizarre, la plus dérangeante, c'est que je vois ce mec qui est également en train de courir, mais de l'autre côté de la vitre. Et globalement, ça va se jouer à qui arrivera au niveau de la porte en premier. Alors techniquement, pour Olivier, c'est un peu plus rapide, ce qui lui permet finalement d'arriver un peu plus rapidement au niveau de la porte, et donc de pouvoir la verrouiller juste à temps. L'autre type s'écrase face à la porte, de l'autre côté. On peut alors le voir avoir une sorte de rictus de dégoût se dessiner sur sa bouche à travers la cagoule. Olivier, comme il voit que ça le met en colère, ce type, il ne peut pas s'en empêcher, mais ça le fait sourire, et il se met alors à se moquer de lui en lui faisant un grand sourire à travers la vitre pour lui dire : "Je t'ai bien eu." Il a alors lentement levé la main, et c'est là que j'ai vu le pistolet. Croyez-moi, mon espèce de sourire suffisant a vite disparu de mon visage pour être remplacé par un regard de peur et de terreur. Et le sourire narquois, c'est à présent lui qui l'avait. Là, il monte alors doucement son pistolet de l'autre côté de la vitre, et il colle le canon contre celle-ci, à la hauteur de la tête d'Olivier. Il a alors retiré le chien du pistolet, puis le barillet a tourné, et la balle s'est introduite dans la chambre. J'ai honnêtement vu ma vie défiler devant moi. Elle n'avait pas été si longue que ça, et était déjà sur le point de se terminer. Et c'est justement à ce moment-là que Olivier se pisse dessus, littéralement. Alors, pendant une seconde, il a envisagé d'essayer de s'enfuir, mais ses jambes ne veulent pas répondre aux ordres de son cerveau, et il reste là, figé, tétanisé. Alors, comme dans un espèce d'élan d'acceptation, j'ai fermé les yeux et j'ai attendu le coup. Mais il n'est jamais venu. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, mais quand j'ai enfin eu le courage d'ouvrir les yeux, il était parti. Ses genoux alors ont l'air d'être sur le point de lâcher, et il a alors l'estomac noué, en plus d'une énorme nausée qui lui arrive d'un coup. Il s'effondre alors complètement par terre, juste à côté de la porte d'entrée. Il reste alors là pendant de longues minutes, à moitié recroquevillé, la tête sur les genoux, avec juste cette horrible envie de vomir. J'essaie alors de comprendre pourquoi je ne suis pas mort. A-t-il eu pitié de moi ? N'avait-il pas le courage ? J'hésite alors à appeler les flics, mais je me dis rapidement que ça ne sert à rien. Ils ne le retrouveront jamais, et je ne pourrai même pas arriver à l'identifier. Le premier truc que j'ai fait, c'est changer de pantalon, et je me suis dit qu'il fallait que je quitte ce boulot dans cet hôtel de merde, et que je retourne à l'école. J'ai alors terminé ma nuit de travail, et j'ai démissionné le lendemain matin. Avant ces événements, faut savoir qu'Olivier, il avait tellement passé de temps à l'école qu'il voulait vraiment passer autre chose après, et pas à l'université, comme on le disait au début. En plus, pas mal de ses potes avaient arrêté l'école, ils avaient réussi dans leur life, et donc pour lui, tout naturellement, ça lui semblait être une bonne chose d'en faire de même, de trouver un taf et puis de gagner sa vie, quoi.

Quelques semaines après cette fameuse nuit à l'hôtel, je me suis inscrit dans un lycée local, et après deux ans, je suis entré dans une grande université californienne, où j'ai obtenu un diplôme. Depuis, j'ai fondé ma propre entreprise et j'emploie même du monde. Donc, comment vous dire que j'en ai parcouru du chemin depuis cette fameuse nuit. Cependant, Olivier nous dit qu'il a appris une leçon ce soir-là, et qu'il aimerait pouvoir transmettre aux jeunes qui sortent de l'école. Il le sait probablement pas, mais du coup, on va transmettre la leçon. En fait, si vous pensez vraiment que l'université n'est pas faite pour vous, n'y allez pas, mais vous devez en être sûr. Car si votre vie se révèle différente de ce que vous espériez, vous pourriez finir comme l'un ou l'autre de ces hommes, en se regardant à travers une porte vitrée d'un hôtel, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Imaginant que l'autre gars qui avait le fling n'était pas allé à l'université. Bon, voilà, c'est probable, mais c'est, on ne sait pas, vrai de vrai. Je suis juste heureux d'être en vie, et si je rencontre ce type à nouveau dans d'autres circonstances, je le remercierai sans doute de ne pas avoir appuyé sur la gâchette.

En tout cas, voilà pour nos histoires du jour, franchement assez flippantes et qui peuvent laisser songeuse, je, je pense. Je ne sais pas. En tout cas, ça me fait vraiment plaisir, bah moi et mon équipe, en fait, du coup, que vous regardiez de plus en plus les vidéos Compte. J'avais eu l'occasion de vous rencontrer à une convention qui se passait à Bruxelles, c'était la Magic Asia, il y a quelques temps, et il y en a plein qui me disaient qu'ils aimaient beaucoup regarder les vidéos Compte, tout seul, ou alors souvent avec leurs copains ou leurs copines sur le lit, avant de s'endormir. Donc merci à vous. Je vous fais des bisous, puis voilà, l'aventure continue. On se retrouvera dans les prochaines vidéos, ou alors en enfer, quoi. Allez, à plus.