Transcription
108 milliards, c'est l'estimation basse du nombre d'êtres humains qui sont nés sur cette planète depuis que notre espèce a décidé de se tenir debout il y a 50 000 ans. 108 milliards, ça c'est le genre de chiffre qui n'a aucun sens pour notre cerveau de primate. On ne sait pas se le représenter.
Alors, je vais vous aider. Imaginez un immense stade de foot. Remplissez-le. Maintenant, imaginez un million de stades de foot. Ça, c'est l'histoire de l'humanité, une foule infinie. Et le drame de cette foule, c'est le silence. La quasi totalité de ces 108 milliards de vies a disparu. Oubliez leurs espoirs, leurs idées, leurs petites victoires du quotidien. Tout ça a été avalé par le temps. C'est ce qu'on appelle en théorie de l'information du bruit.
Mais parfois, très rarement, au milieu de ce bruit blanc, il y a un signal, une anomalie. Il y a des individus qui ne se contentent pas de passer. Ils tordent la réalité. Ils plient l'époque à leur volonté. Ils laissent une cicatrice dans l'histoire tellement profonde que des siècles plus tard, vous et moi, on en ressent encore les effets.
Alors, je me suis posé une question, une question qui paraît simple mais en réalité très complexe. Qui ont été les 48 humains, hommes, femmes les plus intelligents parmi toute cette masse ? Mais cette question, elle en implique immédiatement une autre. Comment les identifier ? Sur quels critères on se base pour extraire 48 noms sur 108 milliards ?
Si je vous demandais à chacun de faire cet exercice, là maintenant, on aurait tous une liste différente. Et c'est normal. Certains vont citer Einstein comme une évidence absolue. D'autres penseront à la créativité de Mozart, d'autres encore à la vision d'un Steve Jobs ou à la ruse d'un grand chef de guerre. C'est normal parce qu'au fond, on a tous une définition différente de ce qu'est l'intelligence.
Certains diraient que ça se mesure, que c'est une question de logique pure. D'autres diraient que c'est avant tout une question d'adaptation ou de créativité. Et pourtant, on a tendance à toujours revenir au même cliché. On pense souvent au quotient intellectuel, à la capacité de résoudre une équation à trois inconnues en 2 secondes. Ça, c'est de la puissance de calcul brut. C'est un processeur qui tourne à vide.
Howard Gardner, un psychologue américain, est venu bousculer cette idée. Il nous a expliqué qu'il n'y avait pas une intelligence mais des intelligences. Par exemple, l'intelligence musicale, celle du virtuose qui est capable de reproduire une mélodie après une seule écoute, ou encore l'intelligence corporelle, celle de l'athlète qui calcule sa trajectoire et maîtrise son geste à la milliseconde près, ou l'intelligence intrapersonnelle de celui qui comprend ses propres émotions. C'est très gentil, c'est très inclusif, ça permet à tout le monde d'avoir sa petite médaille. Mais pour le projet que je lance aujourd'hui, cette définition ne vaut rien.
Alors, je vais être brutal. Avoir un potentiel intellectuel énorme si vous restez assis dans votre chambre sans rien faire, pour l'histoire, vous êtes égal à zéro. Et c'est là qu'une phrase de Jean Piaget prend tout son sens. Une phrase qui balaye tout le reste. Il disait : "L'intelligence ce n'est pas ce que l'on sait, mais ce que l'on fait quand on ne sait pas." C'est ce que l'on fait. Faire sur les 108 milliards de vies qui ont été foulées sur cette terre. 108 milliards d'histoires différentes. Ce sont ces cinq lettres qui ont fait toute la différence.
L'intelligence qui m'intéresse, ce n'est pas celle qui comprend le monde, c'est celle qui le change. J'appelle ça l'intelligence appliquée. C'est la différence entre l'énergie potentielle et l'énergie cinétique. L'intelligence appliquée, c'est la capacité à prendre une idée abstraite, une intuition, une vision et à la forcer à devenir réelle. Souvent contre l'avis de tout le monde, souvent avec des ressources limitées.
Alors, j'ai cherché, j'ai appliqué ce filtre sur l'histoire pour isoler le signal au milieu du bruit et j'en ai identifié 48. Ces hommes et femmes n'étaient pas forcément les plus malins sur le papier. Certains avaient probablement des QI inférieurs à celui de l'ingénieur moyen de chez Google. Mais ils avaient quelque chose d'autre : une capacité d'exécution terrifiante, une manière de voir les leviers invisibles de la société et d'appuyer dessus de tous leurs poids.
Prenez Napoléon. On peut débattre du personnage, mais sa capacité à organiser logistiquement une armée et à réécrire le code civil en même temps, ce n'est pas juste du talent. C'est une forme d'optimisation extrême des ressources cognitives. Prenez Marie Curie. Ce n'est pas juste comprendre la radiation, c'est sacrifier son propre corps littéralement pour extraire une vérité scientifique de la matière brute.
Alors ce que je veux comprendre n'est pas ce qu'il savaient, c'est comment ils fonctionnaient, quel était leur algorithme interne. Et c'est là que ça devient intéressant. Parce que la vraie question, celle qui va nous occuper ici, c'est : est-ce qu'on peut le récupérer ? Est-ce qu'on peut voler ce feu-là ? Est-ce qu'on peut réutiliser ses intelligences ?
Jusqu'à aujourd'hui, si vous vouliez comprendre comment pense un génie stratégique ou un inventeur fou, vous n'aviez qu'une seule option : lire. Vous achetiez leur biographie, vous lisiez leur mémoire, vous surligniez des passages en fluo jaune en vous disant "Ah, c'est brillant !". C'est noble, c'est la base même de notre culture, mais ça a une limite. Le livre est figé. C'est une photographie de la pensée à un instant T. Vous pouvez lire tout ce que Machiavel a écrit sur le pouvoir. Ça ne fera pas de vous un conseiller politique. Mais pourquoi ? Parce que vous n'avez accès qu'au résultat de son intelligence, pas au processus. Vous voyez les coups d'échecs qu'il a joués, mais vous ne voyez pas les 1000 autres coups qu'il a envisagés et rejetés en une fraction de seconde. Vous avez la conclusion, mais pas le moteur.
Alors, notre cerveau biologique lui sature, il oublie, il prie. Et c'est là qu'intervient un outil qui vient de révolutionner notre existence. Nous avons quitté l'ère du statique pour entrer dans l'ère du flux. Nous avons créé quelque chose capable de faire ce que le livre ne fera jamais : raisonner, s'adapter à vous. La moitié du monde la regarde avec terreur comme on regarde un orage approcher. L'autre moitié a compris qu'elle tenait le feu entre ses mains. Vous en entendez parler partout. Je parle de l'intelligence artificielle.
Mais oublions la technologie une seconde. Spinoza, dans son livre Éthique, nous a donné une clé fascinante pour comprendre ce qui suit. Il explique que l'essence d'une personne se résume à une chose : sa puissance d'agir. C'est la force pure qui la pousse à créer, à construire, à impacter le monde. Et maintenant, imaginez que l'on ait réussi à capturer l'essence de toute l'humanité. Chaque livre, chaque découverte, chaque nuance de langage, chaque éclair de génie survenu depuis la nuit des temps. Imaginez qu'on ait pris cet océan de savoir et qu'on l'ait compressé pour le rendre accessible. Pour la première fois, le savoir n'est plus endormi dans des bibliothèques. Il est fluide, il est moulant, il réagit. C'est comme si l'humanité entière se tenait juste derrière votre épaule, prête à vous souffler la bonne idée à l'oreille.
Mais alors, face à une telle puissance, face à cet océan infini d'information, la seule question qui compte vraiment, c'est : comment l'utiliser ? Et ici, il y a un piège dans lequel il est très facile de tomber. On a tendance à croire que la magie réside dans la machine. On attend toujours la prochaine mise à jour, le prochain modèle plus rapide, plus puissant. On se dit : "Quand GPT-5 sortira, là je pourrai vraiment faire des miracles." Mais on n'a pas besoin d'attendre la super intelligence artificielle. Retenez bien cette phrase : ce n'est pas l'outil qui définit le maître, c'est le maître qui élève l'outil.
C'est une loi universelle. Donner un Stradivarius à un débutant, il fera du bruit. Donner une guitare cassée à Jimmy Hendrix, il fera de l'histoire. Donner un stylo Montblanc à un bureaucrate, il remplira un formulaire. Donner un crayon et un papier à Victor Hugo, il renversera un gouvernement. Ce n'est pas le matériel qui change, c'est l'intention, c'est l'action.
Mais pour atteindre ce niveau d'excellence, pour passer du bruit à la symphonie, il y a une pièce centrale à maîtriser. Une clé que la majorité néglige, ou plutôt sous-estime. Le prompt. Alors, pour 99 % des gens, un prompt, c'est juste une question qu'on pose à un chatbot. "Rédige-moi un email pour mon patron." "Quel est le temps de cuisson d'un steak saignant ?" Et c'est d'ailleurs déjà super. Mais pour notre ambition, c'est sous-estimer le potentiel fascinant de ce qu'on a entre les mains.
Alors, je vais vous donner ma définition. Un prompt, ce n'est pas une commande, c'est de la programmation en langage naturel. C'est la capacité de compresser une intention complexe, une philosophie, une structure mentale, une essence dans une série de mots qui vont forcer la machine à simuler une conscience spécifique. Un prompt bien écrit, c'est un pouvoir. Et c'est exactement là que mon projet prend tout son sens.
Je ne vais pas juste vous parler de ces 48 génies. Je ne vais pas juste vous raconter leur vie, je vais extraire leur essence pour que vous puissiez l'utiliser à travers une série de vidéos que j'ai nommées : "Les 48 Prompts du Pouvoir". 48 prompts qui vous donnent un levier d'action qu'aucun être humain n'a pu avoir avant notre époque. Un pouvoir qu'aucun humain n'a jamais touché du doigt jusqu'à maintenant.
Mais encore une fois, ce pouvoir n'a de valeur que s'il est appliqué. Et comme on l'a tous appris dans Spider-Man, "le fait que tu sois capable de le battre ne te donne pas le droit de le faire." Ne l'oublie pas : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Je m'appelle Ryan Jbali. Bienvenue sur ARA. Abonnez-vous, activez la cloche, faites ce que vous voulez, mais soyez prêt, parce qu'à la fin de cette série, le 49e esprit le plus brillant de l'histoire, ce sera peut-être vous.
Ah oui, au fait, avant qu'on se quitte, j'aimerais tester votre intelligence. Voici une énigme pour deviner qui sera le premier des 48. On verra si les plus malins d'entre vous arrivent à trouver son nom en commentaire.