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LES LEÇONS HÉRITÉES DE NOS ANCÊTRES

Georges MOUTON28:35

Transcription

Bonjour, bonjour à tous. Nous sommes le 21 août, il est 13 heures, et vous voyez que cette capsule se passera plus tôt, à mon bureau. Pourquoi ? Parce que mon bureau ou [Musique] est couvert de documents de toutes sortes. Vous avez vu que le célèbre Oxo a essayé de m’empêcher de les utiliser, mais bon, voilà, il a pu être réorienté vers l’extérieur grâce à l’intervention de Garfield. Et donc, nous sommes entre nous, et de toute façon, ne parlons pas des animaux, bien entendu, sauf ce morceau très important : le petit hall yade qui dort du sommeil du juste, mais qui est en forme et qui n’attend qu’une chose, c’est sa promenade, qui aura lieu tout de suite après que nous aurons terminé cette vidéo.

Va représenter l’opus 2, faisant suite à une première vidéo qui vous parlait de ses révélations fracassantes sur les génotypes. Il est toujours difficile de centrer, alors je vais reculer pour être certain de capter correctement. Donc, je vous renvoie à cette vidéo récente qui parlait de l’évolution génomique de deux génotypes extrêmement importants pour la santé humaine et que je vous recommande de connaître. Un petit train de vie duel qui sont là pour eux, et j’ai beaucoup parlé de la poule dont on ne reparlera absolument pas aujourd’hui, et des yeux deux. Alors, le Day 2, si vous voulez, j’ai amorcé la discussion, mais ça demande beaucoup plus de précision, beaucoup plus d’explications, parce que je crois que ça a dû rester un peu … un peu vague.

Néanmoins, bon, là, les leçons à tirer de la première vidéo, de l’opus 1, et en résumé, sont représentées sur cette feuille que j’ai imprimée à partir de l’article. Donc, je vous recommande vivement de… que vous avez montré… je voulais vous montrer rapidement c’est l’article que nous avons disséqué ensemble, et nous en étions à… à hobo, au retour d’Oxo. Bon, j’espère qu’il va pas trop… il va faire… j’espère qu’il va pas m’interdire de shooter ceci, parce que vous avez vu qu’il n’y tenait guerre, mais bon, on va essayer de remporter la partie. Donc, on en était resté à ceci, si vous voulez, qui est absolument sidérant. On voit que les humains modernes ont un génotype des yeux 2 qui est aujourd’hui considéré comme [Musique] sauvage, avec l’allèle T, mais qui est en réalité dérivé des anciennes espèces humaines qui sont aujourd’hui éteintes : donc Homo néandertalis et non Homo néandertaliens, je fais toujours l’erreur, Homo néandertalennsis, c’est pas ça, désolé pour cette faute, et Homo denisova, qui sont deux espèces humaines éteintes avec lesquelles nous nous sommes croisés il y a longtemps, et d’ailleurs nous conservons, du moins en Europe, en Asie, des fragments d’ADN venant de ces deux espèces Homo qui sont aujourd’hui… et peut-être… mais ces espèces anciennes et les grands singes dont vous avez fait la liste ont cet allèle A, et donc sont eux systématiquement homozygotes variant AA. Mais en réalité, tout est inversé, parce que la variation est d’être passée de A, qui correspond à l’acide aminé alanine, à la version plus récente T, qui correspond à la thréonine.

Donc, ce document est très important, mais vous pourriez vous demander d’où est-ce que tout ça provient, parce qu’effectivement, je me rends compte que je dois bien justifier mes recherches, étant donné que bon, voilà, je suis parfois remis en question, et ce n’est pas une mauvaise chose en soi, par des collègues qui se demandent si ça a bien des sources scientifiques valables. Et bien oui ! Donc je voulais vous les montrer, et en fait, toutes ces conclusions, ici que je vais donner… l’info dernière… proviennent d’une gigantesque base de données qu’on appelle le gnomAD globe… ah ben c’est le Genome Aggregation Database… ouhlala… bon, à peut-être… ok… bon, on peut continuer. Et donc cette base de données qui a été lancée en 2014 rassemble toute une série d’experts qui sont… qui proviennent du monde entier et qui sont réunis… ils font partie de quelque chose qui me… qui m’impressionne beaucoup, qui me fascine. Alors, je vous montre… j’ai imprimé un peu pour avoir quelques éléments à vous fournir. Il faut que je me justifie, comprendre plus toutes ces données-là. On va voir que je vais vous présenter aujourd’hui des données absolument cruciales qui viennent de cette base de données. Donc, je prépare le terrain pour ces révélations, et donc se nomme gnomAD. Voici les codirecteurs, le team de direction. Vous voyez que les deux directeurs, Mark Daly et Eddy Rem, appartiennent tous deux à ce fameux Broad Institute. Alors, qu’est-ce que c’est le Broad Institute ? C’est un… un institut qui a été créé, fondé en 2004 à Cambridge, dans le Massachusetts. Donc, ce n’est pas le Cambridge anglais, au nord de Londres, c’est le Cambridge américain, qui évidemment… c’est la Nouvelle-Angleterre. Ils ont repris le nom probablement de la ville d’où ils provenaient à l’époque, au XVIIIe siècle, mais on parle ici de Cambridge, Massachusetts, et qui est une ville étudiante exceptionnelle. Et ce Broad Institute s’appelle Broad parce qu’il a été mis sur pied grâce à des donations… donation de Eli Broad, qui est le fils d’un… qui était… qui est décédé au mois d’avril de l’année dernière à l’âge respectable de 88 ans, mais qui était le fils d’un peintre en bâtiment et de deux parents juifs lituaniens qui ont émigré aux États-Unis. Donc, via Ellis Island, comme d’autres parents ou tous les migrants ont transité à ces époques, au début du XXe siècle. Et donc ce monsieur Eli Broad, avec son épouse, ont donné d’abord 100 millions de dollars, puis encore 100 millions de dollars, puis finalement, un peu plus tard, 400 millions de dollars, qui assure la pérennité du Broad Institute. Ce Broad Institute fait des choses assez fabuleuses, parce que juste une toute petite parenthèse là-dessus… mon… je suis impressionné quand même par la recherche, par la qualité des chercheurs du monde entier qui sont réunis là-bas et qui sont évidemment attirés parce que le Broad Institute c’est un… un institut qui résulte d’une collaboration entre le MIT. Alors le MIT, c’est le Massachusetts Institute of Technology, situé à Cambridge, dans le Massachusetts, comme le nom l’indique, et qui est d’abord classé comme la sixième université au monde dans les… dans les classements, mais qui est évidemment la première université de… de recherche technologique qui compte parmi ses professeurs et qui a formé des étudiants qui… ensemble collectionnent des prix Nobel à l’appel. Bon, et puis alors, le MIT a collaboré avec l’Harvard University, qui est la première université au monde dans tous les classements depuis que les classements existent, et de la première, elle est toujours restée… elle est encore aujourd’hui. Et cette Harvard University qui possède la Harvard Medical School, qui est la première faculté de médecine au monde dans tous les classements et qui est numéro un au niveau de la… de la recherche. Et donc ce sont ces deux universités prestigieuses, la numéro 1, la numéro 6, qui sont toutes deux à Cambridge, Massachusetts, qui collaborent pour vous donner cette base de données qui est… qui collationne le gnomAD, et ce qui nous intéresse, que nous pouvons visionner ici, télécharger à partir du Nomad browser. Ok. Eh bien, ce sont toutes les données qui concernent le génotype des yeux 2. Voilà ! Alors bon, ici, c’est technique… bon, je suis pas… ce n’est pas moi qui ai téléchargé… ça a une complexité assez… sérieuse… ce n’est pas moi qui ai téléchargé les données, mais en tout cas, ce qui est certain, c’est que ce que je vous ai montré la fois dernière… je vous le rappelle, parce que je l’ai… parce que comme je serais venu mettre la pagaille dans mes papiers, bien entendu… je vous montre donc ça. Ce sont des données que nous avons présentées en premier lieu aujourd’hui, déjà la fois dernière, et ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est d’aller un peu plus loin avec ce tableau. Voilà, très importants tableaux dont… qui proviennent de gnomAD et qui concernent donc le Day 2, et plus particulièrement le 92e acide aminé, qui soit… l’alanine, la version A, soit… la très haut niveau… la version T. Et donc, petit rappel : les Néandertaliens et les Denisoviens, ces espèces Homo éteintes, possèdent uniquement la version A. Aujourd’hui, on dirait qu’ils sont homozygotes variants AA, et certains d’entre vous le sont aussi. C’est ça qui m’intéresse aujourd’hui. Donc, gardez bien à l’esprit, on y revient tout à l’heure. Et puis alors, bien entendu, les grands singes, en particulier le bonobo, qui est de très loin le plus proche de l’humain, mais même chose, c’est AA, homozygotes variants. Et puis les humains contemporains, les humains d’aujourd’hui, mais peuvent être soit AA, soit AT, soit TT. Je vous en ai parlé de multiples fois, je vous renvoie aux vidéos sur le génotype des yeux 2 et plus généralement dans l’Holocène. Alors, qu’est-ce que l’Holocène ? C’est la période de l’histoire… ou de la note de l’histoire… c’est plutôt de l’après-histoire… enfin bon, c’est l’âge le plus récent qui a débuté il y a onze ou douze mille ans selon les experts, et qui est toujours en cours. Nous sommes dans l’Holocène, ne le savez peut-être pas… plus content, parce que nous sommes dans l’Holocène depuis onze, douze mille ans, et pas seulement aujourd’hui, mais depuis onze ou douze mille ans. Et bien est apparu le variant T, qui aujourd’hui est dit sauvage. Donc tout est à l’envers : T on a des génotypes avec du T. Et alors ce que je veux vous montrer, parce que ça… ça va être fondamental aujourd’hui, c’est qu’avant l’Holocène, dans une cave qu’on appelle le Pléistocène supérieur, où on avait déjà des humains anatomiquement modernes, même si ça peut remonter à plusieurs dizaines de milliers d’années, eh bien on a là deux exemplaires connus, et je vais vous montrer d’où ils provenaient, un AA et TT, et l’autre donc… aujourd’hui qu’on appelle… en musique… de sauvage, et l’autre était AT, hétérozygote. Alors ça, c’est tout à fait fascinant, parce que d’où viennent ces deux exemplaires ? Et là, j’ai collectionné toutes les données, je fais toutes mes recherches, j’ai passé une bonne partie de la journée d’hier et toute la matinée. Et donc voici l’article qui vous présente ces humains… des humains que… on a trouvé évidemment… les fosses… ils laissent les squelettes… les nombreux squelettes d’ailleurs à la fameuse grotte des Pigeons, au nord-est du Maroc, pas loin de l’Algérie, à Taforalt. Et donc là, il y a un gisement de fossiles absolument exceptionnel. Et voilà d’ailleurs… temps fort en goût… et ça situe un peu au Maroc… vous voyez que c’est la grotte dans laquelle on a trouvé… tout… c’est la fameuse grotte des Pigeons. Et ce qui est très fascinant la base, c’est que en réalité, si vous regardez… un… en début de supérieur… ici avec tout… c’est tout le nom… mais bon nombre de dents extrêmement abîmées… on voit des caries de toutes sortes… on voit un accès ici à un abcès et des… caries… avec également des attaques de l’os gingival. Donc grosse altération ici de la santé buccale. Et si vous voulez, ça, c’est typique d’une alimentation qui est devenue beaucoup plus riche en féculents. Et bon, voilà, je vous donnerai tous les détails de l’article, mais je l’ai bien… bien lu, bien étudié. Donc, c’est une population qui probablement, pour éviter la famine, s’est mise à être davantage sédentaire et qui a commencé à utiliser en abondance les glands et les pignons comme source de nourriture. On retrouve ça partout dans la grotte, différentes formes plus ou moins fossilisées, et visiblement, c’étaient des aliments de base. Mais vous voyez les dégâts ! Que ces aliments qui ont été cuits… qui donc ont été aussi préservés… on a pu observer ça plus… et qui plus est, conservés longtemps… plus ça devient farineux, plus l’index glycémique augmente. Et donc ce sont des diètes qui ne correspondaient plus à la diète des chasseurs-cueilleurs qui était nomade. Donc, on avait ici déjà, il y a entre 14 et 15 mille ans, parce que son nez dans le Pléistocène… on n’est pas dans l’Holocène… avant, il y avait déjà des changements vers une certaine sédentarisation et une augmentation de la prise de… d’hydrates de carbone d’origine végétale. Donc, je ferai une vidéo spéciale sur les dégâts que l’introduction de ces aliments riches en hydrates de carbone ont apporté aux humains… perte de taille… et j’ai là, juste au bout de la table, si Oxo va pas y mettre la pagaille, tout ce qu’il faut au niveau des articles scientifiques qui vont vous illustrer ça. Donc, perte de taille et très forte détérioration de la santé buccale, buccale, dentale, gingivale… catastrophe ! Et ça, c’est l’avènement du Néolithique, théoriquement il y a dix ou douze mille ans, mais voyez que certaines populations, il y a déjà quinze mille ans, commençaient à aller dans cette direction. Eh bien, ce sont deux de ces restes fossiles de la fameuse grotte aux Pigeons qui présentent la variation qui aujourd’hui est considérée comme la version sauvage, avec la thréonine. Alors, ça a beaucoup de sens, je trouve. C’est la grande leçon d’aujourd’hui, parce que j’ai ici un article tout à fait fascinant qui date de 2004, qui est paru… c’est un auteur isolé, un Autrichien qui a pondu ça, mais qui a fait tout un tas de recherches. Alors, c’est tout à fait documenté, parce que ces références… en font… donc il y a 21 articles en référence. Donc, c’est étayé, mais c’est un raisonnement qui est fascinant et qui est d’ailleurs utilisé en médecine anti-âge. Les spécialistes d’hormones thyroïdiennes connaissent bien cet effet-là. Qu’est-ce qu’il fait ? Et bien, la conversion T4 en T3, et donc les taux circulants de T3 libres sont étroitement dépendants de l’alimentation, et plus il y a des hydrates de carbone dans l’alimentation, plus la T3 augmente. En réalité, on doit même mettre ça à l’envers, parce que ce qui a probablement existé en premier, c’est une faible conversion de la T4 en T3, qui est compatible avec la version… le génotype AA de nos ancêtres… de nos ancêtres humains et de nos ancêtres les singes… et ses récents, puisqu’on a des preuves qui datent d’il y a seulement quinze mille ans que l’allèle T est apparu. Et bien donc, dans le temps, si tu es le règne du AAA et d’une mauvaise conversion, et donc on avait des taux de T3 plus bas qu’aujourd’hui, faute de conversion… mais c’est aux deux T3. Et donc je me réfère à l’article, puis de nouveau, et étayé de toute une série de références… ne s’accompagne pas de plaintes cliniques quand la diète est high fat low carb. Quand il y a beaucoup de graisse et peu d’hydrates de carbone, il n’y a pas de symptômes d’hypothyroïdie si la T3 est basse, parce que ça correspond à cette diète qui est notre diète ancestrale, parce que c’est l’humain ancien… je parle pas leurs… mentons pas trop loin… parce qu’effectivement les singes et probablement les australopithèques, les humains les plus primitifs… tout premiers humains du genre Homo, il y a 5 millions d’années, étaient plutôt frugivores, et puis ça a évolué de frugivores en charognards, et plus de charognards en prédateurs, en chasseurs… hockey… chasseurs-pêcheurs. Mais nous reviendrons là-dessus dans une autre vidéo, parce qu’il y a énormément de choses à dire et beaucoup d’implications sur la diète également, mais c’est un autre sujet. On n’a pas le temps aujourd’hui de toute façon d’aller là-dedans. Mais ce qu’on veut faire aujourd’hui, c’est prouver que quand on a une high fat low carb, on a des taux de T3 bas, mais sans symptômes cliniques, et avec des taux de T4 qui restent tout à fait normaux, voire un peu plus bas. Ça, c’est ce que nous apprenons ici, et c’est ce qu’on peut observer d’ailleurs quand on y regarde de plus près via des patients. Et alors, dès qu’on introduit davantage d’hydrates de carbone, il y a une augmentation de la conversion, il y a davantage de T3, mais donc aussi un besoin accru d’hormones thyroïdiennes, et donc il y a sept… ce parallélisme entre l’évolution de la diète de nos ancêtres… cette allèle T est apparue… la révolution de l’agriculture avec évidemment la culture des céréales et une forte augmentation de la richesse des diètes en hydrates de carbone et une favorisation… une expansion de la présence de l’allèle T. Et soyez bien persuadé que s’il s’agit d’un processus physiologique, on a ces deux options : quand il y a très peu d’hydrates de carbone, vous avez moins de T3… davantage de T3… rivers… détroit rivers… s’étant produites non pas paladilhe deux radios dinars… ce 2 mai par la dei ou trois par là des yeux de linas 3. Si vous introduisez davantage de grammes de carbone, et bien l’activité des DIO2 baisse, l’activité des DIO1 augmente, et vous avez une plus grande production de T3 libre. Bon, évidemment, pour que l’activité des DIO2 augmente idéalement, il vous faut l’allèle T. Si vous n’avez pas l’allèle T, donc si vous avez un génotype AA, acquis… et la version ancestrale, et bien vous vous retrouvez avec une… alors je cherche l’article suivant… vous avez une beaucoup plus mauvaise conversion. Et donc ce que je vous propose ici, avant… j’ai retrouvé mes deux articles… c’est d’adapter votre diète. Avant de vous donner cette recommandation d’adaptation de la diète, je vous montre ici deux autres articles qui sont bien connus, qui datent pas d’hier. Ici, c’est du European Journal of Endocrinology 2010, où on dit bien que quand on est variant, donc quand on est homozygotes variants, parce que c’est bien les… les homozygotes variants qui sont couverts ici, donc les AAA, le risque de développer un diabète de type 2 est accru. Et donc les AA tolèrent mal les hydrates de carbone… plus de risques de diabète de type 2 quand on ne fait pas attention, quand on mange des goûters sucrés. Un autre article qui est plus récent qui confirme tout à fait, qui dans le Journal of My Bitches Research 2016… inquiets… d’une université chinoise… l’eau traitée a été publiée par une université brésilienne. Donc, ce sont des articles bien connus pour tous ceux qui travaillent avec le génotype des yeux 2, parce que ce sont des références. Et de nouveau ici, dans le… le mot zygote AAA est associé avec des taux d’insuline plus élevés que les autres génotypes. Donc, en conclusion, quand vous êtes AA, qu’on appelle aujourd’hui, on rigole, variant, qui est en réalité le génotype ancestral, vous avez beaucoup plus de risque à suivre une diète haute en hydrates de carbone… plus de risques de diabète type 2, plus de risques d’hémoglobine glycosylée trop élevée. Donc ça commence par le prédiabète évidemment, ça arrive au diabète type 2. Et donc il faut faire comme nos ancêtres : si vous êtes AA, il faut manger high fat low carb, voilà, tout simplement. On observe l’évolution de l’histoire, on n’a pas envie d’avoir toutes ces dégénérescences observées au début du Néolithique, donc qui ont commencé à apparaître il y a dix mille ans, même quinze mille ans, comme on a pu le montrer ici avec ces fossiles de la grotte aux Pigeons, et ça on ne veut pas… on veut respecter notre génotype. Donc à tous les AA, ça fait quand même 14 % de la population, peut-être que l’État doit vraiment tenir compte aussi un petit peu… et bien méfiez-vous des diètes riches en hydrates de carbone. Voilà. Et alors je reviendrai sur ce sujet passionnant, je trouve, mais pour un peu technique… je veux bien… mais voilà, je pense que c’est assez novateur et que donc c’est un peu difficile à expliquer. Je n’ai pas l’habitude d’expliquer ce concept que je viens de découvrir depuis quelques jours, donc c’est tout à fait nouveau, mais j’exploite ça personnellement dans ma pratique clinique, et puis j’y reviendrai parce que je voudrais bien vous montrer les dégâts du passage du Paléolithique au Néolithique, qui est la période de transition, et évidemment au Néolithique, qui a signifié cette sédentarisation, l’apparition des villages puis des villes, l’agriculture et les dérives encore plus modernes d’agriculture intensive avec des catastrophes pour la santé publique. Voilà, ça c’était l’idée aujourd’hui. Alors je pense que le temps est écoulé, je vous montre un petit Oxo pour finir, et je finis sur un petit Gogniat qui se désaltère avant d’aller en promenade. Merci, à la prochaine, merci pour votre fidélité.