Transcription
Bonjour à tous, bonjour à toutes. Alors, parfois, derrière des maux de tête, des maux de dos, de la fatigue, des insomnies, ou encore des douleurs chroniques, peut se cacher une intoxication aux métaux lourds. Alors, comment aider notre organisme à éliminer ces métaux toxiques qui sont particulièrement nocifs pour nos cellules ? C'est ce qu'on va voir aujourd'hui.
Pour ceux qui ont l'habitude de nous voir en direct, ne posez pas vos questions aujourd'hui, puisque vous le voyez, ou vous allez le constater, c'est un enregistrement cette fois-ci. Alors, bonjour Amine, ou bonsoir, suivant l'heure à laquelle les gens vont nous regarder. Tout d'abord, est-ce que tu peux nous rappeler ou nous expliquer la chélation et la détox des métaux lourds ?
Bonjour Cédric, et bonjour et bonsoir tout le monde. Donc, oui, par rapport à la chélation, la détox, qu'on appelle couramment, et par abus de langage, détox des métaux lourds, sont en fait des processus métaboliques. Ça renvoie vers des processus, des voies métaboliques un peu différentes, parce que quand on dit chélation, détoxification, élimination, ce sont en fait trois processus métaboliques qui sont complètement distincts, bien que bien entendu, il y a des relations et des rapports entre ces processus-là.
Donc, si on prend la définition stricte de la chélation, il s'agit en fait d'un processus qui sert à faire sortir des métaux, quel qu'il soit, métaux toxiques ou pas, d'une cellule, de l'intérieur de la cellule vers l'extérieur de la cellule. Ça, c'est la définition stricte de ce que c'est que la chélation. Maintenant, quand on parle des métaux lourds ou des métaux en général, et bien voilà, il s'agit de quelque chose qui permet de faire sortir ces métaux toxiques ou ces métaux lourds de la cellule vers le milieu extracellulaire. Ensuite, bien entendu, dans l'espace interstitiel, ça va être conduit ensuite vers la microcirculation, et ensuite la circulation générale. Et donc, ça va forcément transiter par les reins et par le foie, que sont les deux grands émonctoires, organes d'élimination du corps. Et à ce moment-là, il va y avoir soit élimination directe. Donc, il y aura certainement une partie qui va s'éliminer directement, et surtout par les reins, puisque les métaux, en fait, je rappelle que ce sont des composés hydrosolubles, donc ça passe principalement par les reins, mais aussi par le biais de la peau, aussi par la transpiration, les glandes sudoripares.
Mais il y a un certain nombre de métaux toxiques, surtout des métaux lourds, qui se détoxifient. Et donc là, c'est encore un autre processus qui se trouve au niveau du foie, et qui va se faire en amont de l'élimination hépato-biliaire et d'élimination rénale. Donc, c'est un processus qui se passe, comme je pense la plupart d'entre vous le savent, donc en deux phases, phase une, des phases deux, où on va modifier un petit peu. Et pour les métaux lourds notamment, qui se détoxifient, parce que tous les métaux toxiques ne se détoxifient pas. Et donc là, ce qui va arriver, c'est qu'on va réorganiser ces métaux-là pour qu'ils puissent sortir par les canaux classiques d'élimination, donc rénale et biliaire, de la façon la plus simple, sans pour autant engendrer des dommages au niveau des organes d'élimination.
Et donc, on a là trois grands processus métaboliques qui sont distincts, mais bien entendu, qui sont en rapport les uns avec les autres. Donc, il y a la chélation, où on fait sortir les métaux toxiques des cellules vers la circulation générale. Il y a la détoxification, en option. Et puis, il y a également l'élimination, qui est le processus classique où on élimine pas que des métaux d'ailleurs, on élimine tout un tas de choses, des nutriments en excès, des xénobiotiques toxiques, etc. Et donc, ici est intégré aussi l'élimination de ces métaux toxiques et de ces métaux lourds. Bien entendu, plus normalement, plus on devrait éliminer ce qui a éliminé et détoxifier ce qui a détoxifié, et plus on stimule l'élimination, et plus on stimule aussi la détoxification, plus on a tendance à chélater un petit peu. Même si quand on parle de ce type de chélation ici, qui est dû à la stimulation d'élimination, la détoxification, on parle plutôt du contenu du sang. Parce que dans le sang, on va avoir, si quelqu'un a certaines quantités de métaux toxiques, donc une certaine intoxication en métaux toxiques, métaux lourds, une bonne partie ou une partie de ces métaux lourds toxiques va se retrouver dans le sang, soit dans le sérum directement, soit dans les cellules du sang, donc les érythrocytes, les leucocytes, etc.
Et donc, le type de chélation qui va avoir lieu quand on stimule uniquement l'élimination et la détoxification, c'est bien ce type-là, c'est-à-dire, on va chélater ce qu'il y a dans le sang, et au-delà des autres tissus. Voilà. Donc, il y a différents types de chélation, et tout s'articule ensemble en fait. Et c'est donc un processus de chélation complet implique d'agir à la fois sur la chélation au niveau donc de la sortie de ces métaux toxiques des cellules, sur la détox, et sur l'élimination aussi.
D'accord. Et la première question, d'abord, c'est, j'aurais dû te poser d'ailleurs, c'est quels sont les différentes causes d'intoxication aux métaux lourds ?
Oui, il y a donc les causes environnementales classiques. La plus importante en termes de dire, en termes de fréquence, c'est le tabagisme. Donc, tout ce qui est intoxication au cadmium, et accessoirement aussi à l'arsenic, mais pas que. Parce que, on a beaucoup de centaines et de milliers de composés toxiques dans le tabac. Cela ne relève pas des métaux toxiques, mais principalement, on a le problème avec le cadmium, qui d'ailleurs produit à la longue un déficit en notamment vitamine C. C'est l'une des causes, en tout cas, qui produit ce déficit en vitamine C.
Puis, il y a l'exposition aussi industrielle. D'accord. Donc, l'exposition industrielle, c'est si on veut, donc des personnes, des ouvriers, les travailleurs qui travaillent dans des industries qui manipulent ou qui utilisent ces métaux toxiques, et qui sont, on va dire, surexposés à un certain nombre de métaux toxiques ou de métaux lourds. Mais pour ça, c'est une population bien spécifique. Et puis, il y a également tout ce qui est alimentation. L'alimentation, donc, contient. Si on prend l'exemple, par exemple, des poissons, c'est très bien que les poissons sont intoxiqués aujourd'hui. La totalité, en fait, des poissons qu'on trouve dans les mers, les océans, les rivières, etc., sont intoxiqués, du moins au mercure. Donc, poissons et fruits de mer, et tout ce qui est crustacés et tout ça. Donc, ça contient une certaine toxicité, surtout par rapport au mercure. Mais pas que. Il y a aussi tous les dérivés, donc des hydrocarbures qu'on a, mais ça, ça concerne pas à ce moment-là les métaux toxiques.
On a aussi les engrais. L'utilisation des engrais, ça dépend. Alors, quand il s'agit, par exemple, du bio, c'est plus des engrais à base de cuivre. Et donc, l'une des dernières études de Santé Publique France montre très bien que, donc, déjà en France, on a une intoxication importante. Tout le monde est quasiment intoxiqué à ce type de métaux toxiques, y compris ceux qui consomment du bio. Donc, là, c'est plutôt une élévation de cuivre qu'ils ont trouvée comparée aux autres pays européens. Et en Amérique du Nord, on a également, donc, les engrais qu'on utilise dans les modèles classiques d'agriculture, d'engrais, la culture intensive aussi, où là, on peut trouver aussi un bon nombre aussi de métaux toxiques également.
Mise à part cela, on peut avoir aussi certaines médications qui contiennent aussi des métaux toxiques, comme ce qui est le plus répandu en fait, ce sont les antiacides qu'on utilise pour pour les maux d'estomac. Pas les IP, mais les antiacides type, par exemple, hydroxyde d'aluminium. Donc, ça, c'est aussi une source de toxicité pour les personnes qui prennent ça régulièrement. Parce que si c'est des petites quantités ponctuellement, c'est pas très significatif dans ce cas-là. Et puis, tout ce qui est carences également en oligo-éléments, surtout, et en minéraux. En général, lorsqu'on a des carences en certains oligo-éléments, ça favorise en fait le remplacement par d'autres métaux toxiques. Et là, notamment, on a des intoxications notamment à l'aluminium, au cobalt, et tout un tas d'autres choses qui peuvent se substituer à certains oligo-éléments. L'iode, par exemple, si on a un déficit en iode, ça favorise plus le remplacement de l'iode par exemple du lithium, de l'aluminium, du brome, etc.
On peut avoir aussi certains oligo-éléments, voire minéraux, qui pourraient, s'ils sont en excès, favoriser donc notamment le passage ou l'absorption de plusieurs autres métaux toxiques. Par exemple, un excellent cuivre, un excellent calcium pourrait favoriser par exemple l'intoxication au cadmium et au plomb. Ce n'est pas toujours le cas, mais il y a des situations où quand on a trop de ces oligo-éléments et de calcium, on favorise l'absorption, le passage intracellulaire du cadmium et du plomb. Et puis également, on peut parler aussi de tout ce qui est troubles génétiques. Dans les troubles génétiques, on peut avoir des mutations qui favorisent par exemple le passage de tel ou tel métal toxique. Sans oublier que ces mutations-là pourraient concerner aussi donc des transporteurs au niveau de l'intestin également. Et puisque, on parle de l'intestin aussi, on peut parler également de tout ce qui est trouble de l'hyperperméabilité intestinale, qui favorise également le passage de tous les métaux toxiques et donc leur passage au niveau des différents tissus, y compris au niveau du système nerveux aussi.
Donc, les causes sont très complexes, et c'est en général pas une seule cause qui produit cela, mais un ensemble, une combinaison de différentes causes en fait. Voilà.
On entend effectivement beaucoup de causes. Et comment savoir, puisqu'il y a énormément de causes, comment savoir si oui ou non je suis intoxiqué aux métaux ?
Alors, il y a des analyses qui permettent ça. Bon, il y a des questionnaires, de longs questionnaires, mais qui ne sont en général pas très spécifiques. Donc, je renvoie par exemple à ce que tu disais au début de ta présentation, là, où tu parlais des maux de tête, la fatigue, etc. Bon, ça, c'est, on a compris que c'est des symptômes ou des signes qui renvoient plutôt vers pas mal d'autres choses. Donc, c'est très difficile d'émettre une hypothèse d'intoxication aux métaux lourds, métaux toxiques, avec ce type de symptômes. Donc, il y a des questionnaires qui ne sont pas très, à ma connaissance, il y a aucun questionnaire qui est validé, on va dire, et publié, tout ça. Mais il y a des questionnaires qui traînent par-ci par-là, qui qui sont plus ou moins, enfin, donc complets en termes de description des signes, mais ça reste toujours très généraliste.
Par contre, il y a des analyses. On peut faire des analyses de métaux toxiques, de métaux lourds, des analyses plasmatiques, des analyses donc sanguines, et puis il y a des analyses aussi sur des prélèvements, par exemple, de cheveux ou autre, qui pourraient renvoyer vers, nous faire comprendre qu'il y a une intoxication aux métaux lourds. Bien sûr, tout ce qui se mesure au niveau sérique, au niveau sanguin, c'est plus des intoxications relativement récentes. D'accord. C'est pas toujours le cas, mais ça renvoie beaucoup plus vers ça. Et si on voit par exemple que au niveau des tissus, donc au niveau des cheveux notamment, ou au niveau intra-érythrocytaire, ou d'autres analyses par spectrophotométrie, par exemple, quand on peut utiliser aussi pour à ce moment-là nous renseigner sur plutôt une intoxication sur le moyen et long terme, plutôt une exposition sur moyen et long terme. Donc, il y a tout un tas d'analyses qui sont pour chacune, alors plus ou moins pertinentes en fonction des situations, et qui ont aussi beaucoup de limites également.
Alors, du coup, comment est-ce qu'on peut améliorer la chélation ? Soit je veux le faire à titre préventif, soit sur une intoxication qui est qui est récente ou légère.
Ouais. Alors, quand il s'agit d'une intoxication récente ou légère, ou même à titre préventif, en général, on ne favorise pas plutôt des des composés ou des substances qui vont agir directement sur la chélation, comme j'avais expliqué dans sa définition stricte, c'est-à-dire une sorte de transporteur ou une sorte de chélateur qui va ramener le contenu de la cellule en métaux toxiques vers l'extérieur. Donc, on va plutôt agir plutôt sur tout ce qui est élimination, en fait. On va stimuler un petit peu les organes d'élimination, un petit peu aussi la détoxification, telle que je l'ai expliqué. D'accord. Là, ça pourrait être intéressant. Et donc, dès qu'il y a une certaine quantité de métaux toxiques là qui vont être en circulation, bon, si on stimule un petit peu l'élimination, voire en option aussi la détoxification, ça pourrait aussi aider à se débarrasser de ces métaux toxiques.
Donc, là, par exemple, on peut avoir plein de solutions par rapport à ça. Mais disons que globalement, de façon optimale, on peut avoir, par exemple, des des plantes. Des plantes aromatiques qui ont un effet diurétique, tels que, par exemple, la coriandre, le persil aussi, c'est un effet aussi également. On peut avoir aussi des des algues. La plus intéressante, c'est la chlorella. OK. Donc, la chlorella va plutôt favoriser tout ce qui est donc piégeage, en fait, des métaux toxiques en circulation, en circulation dans le sang. Et puis, on peut rajouter à cela également l'ail des ours. Mais ça, c'est juste, on va dire, une proposition par rapport à un produit détox qu'on a développé avec avec Nutri Logic. Donc, ça, c'est une proposition, ça pourrait être autrement. Mais selon moi, c'est ce qui est de ce qu'il y a de plus optimal pour gérer une intoxication faible, ou on va dire récente, ou même à titre préventif. Donc, en gros, ail des ours, chlorella, et coriandre pourraient être très intéressants pour pour cette situation, on va dire simple.
C'est justement le produit qu'on avait créé, enfin, moi je suis externe à tout ça, mais que vous aviez créé avec l'équipe scientifique, justement, le pack détox métaux lourds chez Nutri Logic. C'est un laboratoire réputé. Par contre, ce qui est important, je pense qu'il y a différentes étapes pour une détoxification, et tu peux, tu peux nous en parler justement de ces étapes ?
Oui. Alors, pour cette proposition là, telle que je l'ai, je l'ai expliqué, donc en fait, avec ail des ours et coriandre, que ça en fait des composés qui permettent à la fois de de stimuler un petit peu l'élimination et de stimuler aussi un petit peu la détoxification également, détoxification hépatique. Donc, cela devrait être pris sur deux semaines. Donc, sur les deux premières semaines de la cure de détox métaux lourds. Donc, les deux premières semaines, ça serait ces deux plantes. Et puis, ensuite, vient la chlorella, qui est en fait, comme je le disais avant, une algue qui permet le piégeage des métaux toxiques circulantes. Et donc, là, ça se prendrait aussi sur deux autres semaines. Donc, les deux semaines suivantes. Et donc, on aura ici une sorte de mini cure sur quatre semaines, donc un mois à peu près, ce qui ce qui pourrait être, comme je le disais, idéal à titre préventif, ou à titre aussi, on va dire, curatif dans des cas d'intoxication récentes ou plus ou moins, plus ou moins faible.
Justement, quand on parle du récent, plus ou moins faible, qu'est-ce qu'il en est de l'intoxication qui traîne depuis des années ? Parce qu'on voit souvent dans les cabinets des gens qui arrivent avec une intoxication qui traîne depuis 10, 15, 20 ans parfois, suivant leur métier, suivant les lieux où ils vivent. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ?
Dans ces cas-là, il y a déjà donc le protocole de base qu'on a expliqué déjà, donc avec ail des ours, chlorella, coriandre. Donc, ça, c'est le protocole de base, en fait, quel que soit la situation. Et puis, en plus de ça, on rajouterait en fait, en fonction des situations, en fonction des types d'intoxication, on pourrait rajouter des composés qui à ce moment-là vont soit optimiser encore plus l'élimination et la détoxification. D'accord. Donc, à ce moment-là, on parlerait plutôt, par exemple, de pissenlit, de piloselle, de pissenlit. J'ai parlé aussi du persil également, de ce qui pourrait optimiser également la détoxification. Et là, on a, par exemple, le glutathion, ses précurseurs, la N-acétylcystéine, ou également le brocoli, surtout les extraits de brocoli, le soufre que ça contient. Le soufre, qui est très important pour la phase 2 de la détox.
Et sinon, il y a aussi des composés qui vont aider à aller chercher les métaux toxiques là où elles sont, dans les tissus, là où ils sont dans les tissus. Et donc, ça serait à ce moment-là des composés un peu soit généralistes, comme par exemple l'acide alpha-lipoïque. Donc, si il fallait, c'est un excellent chélateur d'une bonne partie des métaux toxiques. Donc, des composés un peu plus spécifiques. Et d'ailleurs, dont on avait parlé la dernière fois, donc le chlorella, par exemple, pour il s'agit par exemple de d'aluminium. Ça pourrait être intéressant, mais pas que. Le chlorella est relativement aussi large spectre, mais on va dire moins moins efficace que l'acide alpha-lipoïque, qui lui est beaucoup plus aussi à large spectre. Et puis, également des composés un peu plus spécifiques. Par exemple, concernant le cadmium, pour l'arsenic, dont j'avais parlé tout à l'heure par rapport au tabagisme, par exemple, là, ça serait plus, par exemple, la vitamine C.
Donc, on pourrait associer. Voilà. Concernant l'aluminium spécifiquement, on a un oligo-élément très intéressant qui qui permet en fait la chélation de l'aluminium à l'extérieur des cellules. Et à ce moment-là, ça serait le silicium. OK. Donc, plus on a de silicium dans les cellules, et plus on va, la cellule va larguer, avoir tendance à larguer de l'aluminium vers l'extérieur. Vous voyez ? Donc, il y a aussi le thé vert, qui agit de différentes façons. Les polyphénols du thé vert peuvent avoir aussi un effet chélateur sur pas mal de métaux toxiques, mais qui peuvent aussi, donc le thé vert, par sa composition en oligo-éléments, peut aussi stimuler l'élimination également, surtout l'élimination rénale. Et puis, il y aurait aussi des effets intéressants par rapport aux malades, par exemple, et là, spécifiquement du malade de magnésium, par exemple, qui pourrait être intéressant dans l'intoxication à l'aluminium, au mercure, à l'arsenic. Voilà.
Bon, on va pas les citer tous ici, mais on a compris le principe en fait. En fonction de la situation, en fonction du type d'intoxication ou des métaux toxiques principalement, il y a des solutions plus spécifiques et plus plus avancées qu'on rajoutera en plus du protocole de base, en fait. Ce que le protocole de base sert justement à stimuler un petit peu la détoxification et l'élimination. Pour ça, mais parfois, c'est pas suffisant. Il y a ce moment-là, il faudrait rajouter d'autres composants plus spécifiques par rapport au type d'intoxication.
Et alors du coup, est-ce qu'il y a des étapes différentes aussi par rapport à tout à l'heure ?
Oui. Alors, on reste sur les mêmes étapes par rapport au protocole de base, puisque le protocole de base, on le trouve dans toutes les situations de toute façon. Et puis, comme on disait tout à l'heure, donc le protocole de base, c'est à peu près un protocole d'un mois, pas de semaine, en gros. Et puis, on pourrait, en plus de cela, en fonction des situations, soit rajouter un composé, ou deux, ou trois, ou en fonction des situations, comme on disait, sur sur le mois d'après, donc sur un deuxième mois, ça serait des composés plus spécifiques. Et puis, on revient, on fait des sortes de, on fait des sortes de renouvellement de cure régulière. Donc, là, on pourrait partir, comme je le disais, sur une cure de deux mois. Premier mois, ça serait le protocole de base. Deuxième mois, ça serait un protocole plus avancé. Ou alors, même sur des cures de trois mois. Premier mois, un protocole de base, et les deux autres mois, un protocole plus avancé. Et puis, ça sera renouvelable en fonction des résultats qu'on a au niveau des analyses sur l'intoxication des métaux lourds. Si on voit que ça avance bien, on pourrait renouveler encore le même protocole, et puis jusqu'à ce que ça se normalise un petit peu. En général, en fonction des types d'intoxication, ça pourrait prendre plus ou moins, enfin, plus ou moins de temps. Mais en général, c'est relativement, quand l'intoxication date depuis longtemps, c'est relativement difficile et ça prend du temps pour cela. Et surtout chez les patients qui pourraient avoir de certaines mutations génétiques qui pourraient ralentir en fait cette cette chélation, ce processus de détoxification, que la science des métaux lourds.
Alors, j'ai quand même une dernière question. Parfois, quand quelqu'un commence une détox, on s'aperçoit qu'il va avoir une augmentation des symptômes dès le début de sa cure. À quoi ça peut être dû ?
Ça, en fait, c'est simple. En fait, parce qu'on comprend pas très bien comment on utilise en fait tous ces composés. On trouve mon étude là-dessus sur différents composés qui qui ont des effets chélateurs. Et donc, quand on utilise comme ça aléatoirement ce type de composé là, et quand on utilise certains composés qui sont relativement puissants, comme l'acide alpha-lipoïque, ou d'autres composés que j'avais cité avant, on pourrait à ce moment-là avoir une sorte de, c'est pour ça que au départ, j'ai bien insisté, j'ai bien expliqué la différence entre chélation, détoxification, élimination. Donc, on pourrait avoir une sorte de décalage entre la chélation en tant que telle et la détoxification et l'élimination. Et c'est ça qui produit en fait ce type de réaction forte.
Alors bien sûr, c'est dose dépendante. Donc, quand on utilise des dosages relativement élevés, et c'est durée dépendante aussi par rapport à ça. Mais le mieux, c'est, d'où l'intérêt de ce que j'ai expliqué par rapport à ce protocole. Le mieux, c'est d'abord d'agir un petit peu sur l'élimination, la détoxification avec le protocole de base. Comme ça, on stimulerait les portes de sortie. Et puis, ensuite, induire la chélation proprement parler. Parce que, et parfois, c'est comme je le disais avant, parfois le fait juste d'ouvrir les portes de sortie, ça pourrait aider à résoudre une problématique qui n'est pas très très grave, on va dire. Et donc, le fait de garder en fait les organes d'élimination et la détoxification hépatique comme comme tel, et de ne pas les les stimuler, ça pourrait à ce moment-là induire une trop grande chélation et un déversement de métaux toxiques dans le sang, ce qui fait que ça retarde leur élimination, et ce qui fait que ça donne cette réaction là.
Mais si on agit en amont sur la détoxification et l'élimination, ça pourrait à ce moment-là, et puis ensuite sur la chélation, si nécessaire, ça pourrait à ce moment-là optimiser l'élimination de ces métaux toxiques et diminuer les risques d'avoir de telles réactions.
Ok, ok, c'est beaucoup plus clair. Alors, merci beaucoup pour toutes ces explications. Comme d'habitude, on se retrouve nous la semaine prochaine. Comme d'habitude, je vous souhaite à tous et à toutes une excellente soirée, une excellente semaine, et prenez soin de vous, prenez soin de ceux que vous aimez. Salut Amine. Merci. Salut, à la prochaine.