Transcription
Ce qui lui a fait donner son nom. Le grand art, la philosophie hermétique, le grand œuvre, l'ouvrage de la pierre philosophale, le magistéré des sages sont toute expression synonymes de la science hermétique.
Mais pourquoi se préoccuper strictement de cette science hermétique, l'alchimie ? Nous ne serions l'éclairer en si peu de temps quand des vies entières durant des millénaires ne l'ont pas porté à la connaissance claire. Puisqu'elle est secrète, respectons son secret et acceptons que le chancelier ne dévoile que ce qu'il juge propice de dévoiler en ce trouble que nous vivons.
Ce qui nous intéresse, c'est de passer la barrière. Un homme vit dans un village que tout sépare de ses habitants. C'est cette différence humaine, plus qu'humaine qu'il faut mesurer. La différence somme toute entre la pensée, ce qui se dit la pensée quelle qu'elle soit et la vie quotidienne. Mais aujourd'hui, laquelle est la plus importante de la pensée ? Ou de la vie quotidienne.
En dehors du fait sur lequel on n'assiste pas assez que l'alchimie est en même temps une pratique et une théorie, contentons-nous pour éclairer les propos du jeune chancelier d'avoir recours encore une fois au dictionnaire. Alchimie. Alchimie. Alchimie alchimie.
Presque tous les auteurs varient sur la définition de cette science parce qu'il y en a de deux sortes, l'une vraie et l'autre fausse. La première se définit selon Denise Achie philosophie naturelle qui apprend à faire les métaux sur la terre en imitant les opérations de la nature sous terre d'aussi près qu'il est possible. Paracelse dit que l'alchimie est une science qui montre à transmuer les genres de métaux l'un en l'autre.
Mais la vraie définition qu'on peut tirer de tout ce que les bons auteurs disent de la vraie alchimie est telle. L'alchimie est une science et l'art de faire une poudre fermentive qui transmet les métaux imparfaits en or et qui sert de remèdes universels à tous les maux naturels des hommes, des animaux et des plantes.
La fausse alchimie ne peut mieux se définir que l'art de se rendre misérable tant du côté de la fortune que de la santé. La vraie consiste à perfectionner les métaux et à entretenir la santé, la fausse à détruire l'un et l'autre. La première emploie les agents de la nature et imite ses opérations. La seconde travaille sur des principes erronés et emploie pour agent le tyran et le destructeur de la nature. La première d'une matière vile et en petite quantité fait une chose très précieuse. La seconde d'une matière très précieuse, de l'or même, fait une matière très vile, de la fumée et de la cendre. Le résultat de la vraie est la guérison prompte de toutes les maladies qui affligent l'humanité. Le résultat de la fausse sont ces mêmes maux qui surviennent communément au souffleur.
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Alors, je vous dis bien que l'alchimie. Au contraire, disons exactement de la physicochimie actuelle, l'alchimie se différencie de la physicochimie, quoi qu'elle même, quoi qu'elle-même soit une physicochimie, soit-même la la véritable physicochimie, la véritable agriculture céleste.
L'alchimie ne travaille qu'en accord avec le cosmos. Et bien, bien sûr, pour que l'action cosmique soit sensible au laboratoire, il importe que le ciel soit non seulement pur, serein, mais calme. Oui, je dis bien calme. Pas de vent, pas de pluie, de la clarté. Les étoiles brillant partout le firmament et la lune au milieu d'elles.
L'alchimie, comme le disent les premières paroles de la Table d'Émeraude d'Hermès Trismégiste, la Table d'Émeraude, la Table Smaragdine, Smaragdina, n'est-ce pas ? La Table d'Émeraude dit bien : "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut pour accomplir les miracles d'une seule chose."
Il suffit de vous dire combien, combien l'action, l'action réciproque du cosmos et de la terre est importante pour l'alchimiste. Car attention, l'alchimie, c'est une, c'est la science avec une grandesse, la science. Et au niveau sol philosophique, en dehors de tout travail pratique au laboratoire, déjà l'étude, l'étude seule, la spéculation seule au niveau philosophique apporte à l'étudiant de très considérables satisfactions, des fruits importants.
Maurice Schweitzer, deuxième design. Le naturant par ses hautes idées, rendit de soi la nature admirable par les vertus de sa vertu guidée ses vertus en œuvre émerveillable. Car de tout bien voir est Dieu désirable, parfait un corps en sa perfection, mouvant aux cieux telle admiration qu'au premier œil mon âme l'adora, comme de tout la délectation et de moi seul fatal pandora.
Les gens sont au courant et je sais qu'il fait des recherches, je sais. Mais quoi ? Mais quoi ? Je sais pas. Non, sincèrement, je ne sais pas que je veux pas vous dire. Je ne sais pas. Alors vous dire ce que je ne sais pas, ce n'est pas la peine de mentir, hein. Non, l'homme tout court, ça n'est pas péjoratif. Mon observation n'est pas péjorative. L'homme tout court, c'est-à-dire le commun des mortels, ne peut pas être sensible. Il faut tout de même se trouver au niveau du laboratoire.
L'alchimiste, sans bien la nécessité, le seul fait qu'il se met au travail à l'aide à l'aide des matériaux requis par la tradition. C'est, c'est vieux. Je me souviens très bien du film, je vous dis, il recherchait, mais c'est accepté comme une chose normale. Il cherchait la rosée du matin, il récupérait ça avec un drap pour récupérer la rosée et puis après le faisait bouillir dans l'espèce de poterie, dans un espèce de cruchon en terre pour arriver à en faire un dictionnaire mytho-hermétique. Rosée. Rosée. Voilà, rosée, rosée.
Plusieurs chimistes ont regardé la rosée des mois de mai et de septembre comme la matière de l'œuvre hermétique, fondée sans doute sur ce que plusieurs auteurs ont avancé que la rosée était le réservoir de l'esprit universel de la nature. François du Soucy, sieur de Guerzin, en fait un si grand éloge dans son traité qui a pour titre "Le Projet de la Création du Monde", qu'il semble vouloir insinuer qu'en vain voudrait-on prendre une autre matière pour faire l'œuvre hermétique ? Beaucoup d'autres paraissent dans le même sentiment, mais quand on médite sérieusement sur les textes des vrais philosophes dans lesquels il parle de rosée, on est bientôt convaincu qu'il n'en parle que par similitude et que la leur est une rosée proprement métallique, c'est-à-dire leur eau mercurielle sublimée en vapeur dans le vase et qui retombe au fond en forme de rosée ou de petite pluie. Ainsi, quand il parle de rosée du mois de mai, c'est celle du mois de mai de leur printemps philosophique sur lequel domine le signe des Gémeaux de leur zodiaque, différent du zodiaque, comme on peut le voir dans l'article zodiaque. Philalète a même dit positivement que la rosée est le rot mercuriel au sortir de la putréfaction. Rosée ou rosée céleste, Mercure des philosophes. Rosée solaire, voyez, pluie d'or.
Et puis surtout, préparé longuement par ces études philosophiques, ces études philosophiques à savoir la lecture répétée des auteurs, des auteurs traditionnels. Au demeurant, la tradition n'est pas facile à, n'est pas difficile plutôt à découvrir en alchimie parce que depuis le plus lointain Moyen-Âge, les traités de toutes sortes, anonymes ou signés, ont été nombreux, se sont succédés quasi sans arrêt.
Heu. On a vu ça, c'était immanquable. L'alchimie dans sa grande vérité, car j'y insiste, l'alchimie, c'est la science. La science avec un S majuscule, c'est la science parce qu'elle est universelle.
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Or, j'ai toujours considéré, d'autres avec moi, que le seul fait de désirer, d'avoir le dessein de se mettre à l'œuvre, j'entends de manière pratique, c'est-à-dire positive, disons manuelle, c'est une grâce. C'est une grâce à la base parce que, attention, grâce à ce support qui est la matière, et c'est là que je réponds à votre question. Grâce au support que constitue la matière, l'homme est pénétré de forces dont il n'avait aucune idée. Il doit y avoir entre l'alchimiste, entre l'artiste, car l'alchimiste était appelé l'artiste. C'est l'artiste par excellence. Celui donc qui travaille manuellement avec les matériaux requis et très rapidement en communion étroite avec la matière. La matière devient son support, c'est la mer. La matière. Là, il y a un jeu de mots un peu cabalistique de notre cabale phonétique occidentale. Mais la matière, c'est vraiment la femme, c'est la mère. C'est la mère qui soutient l'alchimiste et qui l'aide. C'est la femme qui l'aide dans ses travaux.
Pernetti, Dictionnaire mytho-hermétique, article femme. Article femme. Les chimistes hermétiques ont donné communément le nom de femme ou de femelle à leur lune ou Mercure des philosophes, quelquefois aussi à leur matière volatile dans tous les états où elles se trouvent pendant le cours des opérations du magistère. C'est ce qu'il leur a fait personnifier pour en composer les anciennes fables tant grecques qu'égyptiennes dans lesquelles on lui a donné les noms de Sibylle, Séré, Isis, Latone, Coronis, Europe, Leda, et cetera. Quand ils l'ont appelé femme blanche, ils avaient en vue la circonstance où cette matière est parvenue au blanc.
Je sais que sa dame, elle est du même âge que moi, mais lui serait pas, vous dire peut-être un petit peu plus âgé, je sais pas. Je sais pas. Oh, ils sont gentils, hein, mais il reste là-bas dans le bout du pays.
Article femelle. Les philosophes chimiques disent que leur Mercure est mâle et femelle ou androgène. Mais lorsqu'ils parlent en particulier de femelle, ils entendent leur Mercure et par mâle le soufre. Bien sûr, bien sûr. L'alchimie est la science d'amour par excellence. D'ailleurs, les amateurs de la science étaient s'appelaient les amoureux de l'art. Les amoureux de nature.
L'alchimie est une synthèse. En alchimie, dans le grand œuvre, il y a un mâle, il y a une femelle et de leur population est engendré un petit enfant. Ça, c'est le dirons-nous, si vous voulez, le canevas de l'exécution au laboratoire. Euh, la dame des pensées de l'alchimiste, sa dame, la dame de toutes ces pensées, c'est la matière. C'est la matière.
André Breton, L'Union Libre.
Ma femme à la chevelure de feu de bois, aux pensées d'éclair de chaleur, à la taille de sablier, ma femme à la taille de l'outre entre les dents du tigre. Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d'étoiles de dernière grandeur, d'empreinte de souris blanche sur la terre blanche à la langue d'ambre et de verre frotté ma femme à la langue d'ostiognaire, à la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux à la langue de pierre incroyable ma femme au ciel de bâton d'écriture d'enfant aux sourcils de bord de nid d'hirondelle. Ma femme au temps d'ardoise de toit de serre et de puits, aux vitres. Ma femme aux épaules de champagne et de fontaine à tête de dauphin sous la glace. Ma femme au poignet d'allumette ma femme aux doigts de hasard et d'as de cœur aux doigts de foin coupés. Ma femme aux selles de martre et de fée de nuit de la Saint-Jean de Troen et de nid de scarabée au bras des écumes de mer et d'écluses et de mélange du blé et du moulin. Ma femme aux jambes de fusée, au mouvement d'horlogerie et de désespoir. Ma femme au mollet de moelle de sureau. Ma femme au pied d'initial, au pied de trousseau de clés, au pied de calfat qui boivent. Ma femme au cou d'orge perlé, ma femme à la gorge de Val d'Or du rendez-vous dans le lit même du torrent au sein de nuit. Ma femme au sein de taupinière marine, ma femme au sein de creuset du rubis, au sein de spectre de la rose sous la rosée. Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours, au ventre de griffe géante, ma femme au dos d'oiseau qui fuit vertical, au dos de vif argent, au dos de lumière, à la nuque de pierroulé et de crêpe mouillé et de chute d'un verre dans lequel on vient de boire. Ma femme aux hanches de nacelle, aux hanches de lustre et de peine de flèches et de tiges de plumes de paon blanc de balance insensible. Ma femme aux fesses de grès et d'amiante. Ma femme aux fesses de dos de cygne. Ma femme aux fesses de printemps, au sexe de glace de placage et d'ornithorynque. Ma femme au sexe d'algue et de bonbons anciens. Ma femme au sexe de miroir. Ma femme aux yeux pleins de larmes. Aux yeux de panoplie violette et d'aiguilles aimantées. Ma femme aux yeux de save. Ma femme aux yeux d'eau pour boire en prison. Ma femme aux yeux de bois, toujours sous la hache, aux yeux de niveau d'eau, de niveau d'air, de terre et de feu.
Ah, voilà ce que je voulais, voulais que je voulais vous dire exactement, c'est que l'alchimiste lui ne peut pas, dirais-je vulgairement dérailler. Il travaille avec un support, la matière. Il est à l'abri. D'ailleurs, on le voit sur une planche de l'Atalanta Fugiens de Michael Maier. L'alchimiste est un chevalier avec son épée et il est à l'abri derrière une femme nue et qui semble le protéger, comme tout à la fois il semble lui la défendre, n'est-ce pas ? C'est pareil. Cette matière protège l'alchimiste. L'alchimiste travaille d'une manière positive, scientifique et n'est pas menacé de déséquilibre. Ce qui est dangereux, et c'est on va y venir précisément. Vous avez évoqué le côté disons Jung de de la la perception de Jung, de Freud aussi, n'est-ce pas ? Oui, là, ça peut vous entraîner vers le déséquilibre parce que la pratique de l'alchimie comme on le veut, je dirais presque ordinairement, on veut absolument que les traités eux-mêmes, lors même qu'ils se présentent en véritable traité, en véritable manuel, en véritable vademecum d'exécution, on veut y reconnaître là des conceptions uniquement spirituelles. L'alchimiste, c'est lui qui atanore et par des pratiques, il exalte son esprit. Oui, mais cela conduit aux petites maisons ordinairement.
Quand ta bouche se fait douce, quand se fait dur, quand le ciel dans tes yeux d'un seul coup n'est plus pur, quand tes mains voudraient bien, quand tes doigts n'osent pas, quand tu as peur dit non d'une toute petite voix, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime.
Oh, il faut rester sur la terre. L'alchimiste est éminemment positif. Éminemment positif. Et l'alchimie est une science positive.
Donc, et que tu deviens chienne et qu'à l'appel du loup, tu brises enfin tes chaînes. Ton premier soupir se finit dans un cri. Quand c'est moi qui dit non, quand c'est toi qui dit oui, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime.
C'est un écrivain. C'est un écrivain et il fait des recherches. Je sais pas, moi, je le connais pas très bien. Enfin, on le voit, on le voit pas souvent. Normal, on sait maintenant, c'est accepté. Oui. Enfin, oui. Quand quand on peut le voir, on lui demande des choses. Il y aurait-il chez l'alchimiste autre chose ? Autre chose dans le travail, autre chose qui s'accomplirait au niveau humain en compagnie d'une femme ? Ça n'est pas exact. Ça n'est pas exact. Il est certain, il est certain que l'homme n'est complet qu'avec la femme et que l'alchimie pratiquée par le couple est éminemment désirable mais très difficile à atteindre. C'est une position difficile à atteindre parce qu'il faut le mariage total dont il est toujours uniquement question dans ce mariage, ce mariage, ce mariage parfait, c'est ce retour à l'androgynie par la femme. Voyez combien c'est complexe et dame avec une créature d'exception. Non pas que je veuille que seulement chez la femme on doive rechercher la créature d'exception. Oui, on voit, on cette union est fréquente en alchimie. On a vu par exemple Nicolas Flamel avec sa femme Pernelle. C'est les vieux manuscrits, même ceux-là de Flamel que désigne Pernelle. Pernelle, c'est Pernelle, la femme, c'est la femme éternelle, la pérennité. La pérennité de la matière.
D'ailleurs, c'est ce qui fait là, je vais être obligé de faire une digression. Elle est tellement entendue à savoir pourquoi, pourquoi à l'heure actuelle ce que j'ai cru longtemps n'être qu'un engouement et devoir rapidement s'éteindre, pas du tout. L'alchimie continue de s'étendre et l'intérêt plutôt s'étend. S'étend davantage chaque jour. La jeunesse, je l'ai déjà dit d'ailleurs, est extrêmement séduite. Bah, il fait si, il cherche quand même, c'est-à-dire c'est un, c'est un mage, quoi. Enfin, pour lui, c'est un alchimiste. Oui, bien sûr. Si vous allez par là, il s'occupe de ça, c'est tout. Enfin, bref, il trouve, je crois qu'il a trouvé des pierres, des tas de choses.
Article Pierre. Pierre. Article Pierre. Article Pierre. Voilà. Pierre. Pierre se dit, Pierre se dit en terme de science hermétique de tout ce qui est fixe et ne s'évapore point au feu. Pierre que Saturne avala et rendit ensuite ne signifie autre chose que la matière fixe de l'œuvre qui se trouve dissoute et confondue avec la volatile pendant la putréfaction appelée Saturne. Il l'a vomit, dit la fable, et elle fut déposée sur le mont Hicon parce qu'après la putréfaction et la dissolution, cette matière volatilisée se fixe de nouveau et redevient pierre. C'est pourquoi la fable dit que Saturne fut obligée de la vomir.
Pierre philosophale. Pierre philosophale. Résultat de l'œuvre hermétique que les philosophes appellent aussi poudre de projection. On regarde la pierre philosophale comme une chimère pure et les gens qui la cherchent sont regardés comme des fous. Ce mépris, disent les philosophes hermétiques, est un effet du juste jugement de Dieu qui ne permet pas qu'un secret si précieux soit connu des méchants et des ignorants. Les plus célèbres et les plus savants chimistes modernes, non seulement ne regardent pas la pierre philosophale comme une chimère, mais comme une chose réelle. Bécher, Stahl et nombre d'autres l'ont défendue et soutenue contre les assauts répétés de l'ignorance et des gens qui pour l'ordinaire s'élèvent contre elle sans en connaître autre chose que le nom. Voyez le discours préliminaire du traité des fables Égypte et grec dévoilé. Voyez alchimie.
Pour revenir, je parlais de Flamel et de Pernelle, n'est-ce pas, la femme éternelle ? Mais vous avez dans le Mutus Liber, c'est la même chose. C'est un homme et une femme qui manipulent tout au long de ces très curieuses images. D'ailleurs, c'est le livre muet, le Mutus Liber, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de parole. Ce sont les actions du couple d'un bout à l'autre, au centre, au milieu d'un décor de cornues, de plats, de foyers. Donc rien qui appelle, guerre, la sexualité banale, n'est-ce pas ? Non. Non. Encore que l'alchimie, vous avez raison, éveille, éveille cette idée d'érotisme.
La jeunesse veut du nouveau et dame, si l'alchimie en apporte du nouveau. Simple, au simple plan philosophique, au simple plan de l'étude livresque. Pour peu qu'on s'adresse à la littérature classique de l'alchimie, qui est considérable, et bien les fruits sont nombreux et savoureux et l'alchimie apporterait à la jeunesse précisément ce qu'elle attend. Ce qu'elle attend.
Évidemment, l'alchimie apparaît contestataire. Euh, vous l'avez vu dans mon dernier livre, d'ailleurs, je ne l'ai pas craint. Je n'ai pas craint de le dire. Évidemment, elle est contestataire. Elle est très différente des chemins battus depuis si longtemps. C'est tout autre chose. C'est tout autre chose, n'est-ce pas ? Je, comme je le vous disais, je vous le disais tout à l'heure, c'est le départ du général, de l'universel vers le particulier et non pas.
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L'inverse. À ce bouc du temps, la jeunesse à l'autre Nicolas Flamel. Le fantôme de Nicolas Flamel cher à Robert Desnos qui n'aime plus la rue Saint-Martin depuis qu'André Platard, arrêté par la Gestapo, l'a quitté la rue Saint-Martin, fait se lever du trou où elle dégringole de gravats en gravats le souvenir des Halles.
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L'Halle, la fête, les Halles, la fête, la confusion sans distinction de sexe, l'adolescence éternelle, la.
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Communion avant l'avalanche des poutrelles, l'illumination fantasmatique des chalumeaux dévorateurs, les grands incendies de planches morts au milieu des travailleurs immigrés avant l'abîme des fondations. De quelle fête, de quel feu ! En souvenir de Nicolas Flamel, la jeunesse n'a-t-elle pas éclairé les Halles ?
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Mais il n'est pas impossible qu'il y ait là une influence occulte qui a un rapport, qui a un rapport avec ce que je vous ai exposé tout à l'heure. Ça n'est pas impossible. Ah oui ! Oh, c'est un haut lieu cet endroit. D'ailleurs, d'ailleurs la Tour Saint-Jacques n'est pas loin qui a été sauvée par miracle. Car c'était là la Tour Saint-Jacques était le clocher ajouté postérieurement de Saint-Jacques de la Boucherie. Et c'est de Saint-Jacques de la Boucherie, l'église, que partaient autrefois les pèlerins vers Compostelle. Et c'est de là qu'est parti lui-même Nicolas Flamel dans son fameux voyage rapporté dans le Livre des Figures Hiéroglyphiques. Les pèlerins partaient même d'une rue qui en dit long par son nom. C'était la rue de la Pierre au Lait. C'est assez étrange ce lait qui part de la pierre. C'est le lait de la Vierge. C'est le lait de la Vierge. D'ailleurs, il suivait la Voie Lactée, la voie du lait. S'en allait pour vers Compostelle. Compostelle, qu'est-ce encore que ce mot ? Compos, c'est le maître. L'étymologie est évidente. C'est le maître et Stella, le maître de l'étoile. Car celui qui atteint à l'étoile des mages déjà est sur la bonne route. Je parle là au niveau du laboratoire. Car au niveau du laboratoire, Philalète l'a bien dit dans son Entrée Ouverte au Palais Fermé du Roi, c'est l'étoile qui au laboratoire, l'étoile du Nord qui conduit l'alchimiste et le maintient sur la bonne route. Et cette étoile est évidente. Cette étoile, on la voit, on la touche, on la sent. Elle sent l'en, d'ailleurs, un peu chauffé. Elle dégage l'odeur de l'en. Quelques détails techniques que je donne au passage.
Bonnetti, Dictionnaire, Dictionnaire mytho-hermétique, article étoile. Étoile des philosophes. Il donne communément ce nom aux couleurs qui surviennent dans le vase pendant les opérations du grand œuvre. Mais ils prennent ordinairement les termes de planètes et d'étoiles pour signifier leur métaux ou les planètes terrestres, c'est-à-dire les métaux vulgaires. Étoile au couchant, celle harmoniaque. Étoile de la terre, talk. C'est assez curieux que cet attrait de la jeunesse vers ce quartier et dont on s'étonne qu'on veuille à le détruire avec tant d'acharnement. Et je tremble en ce moment précisément parce que je l'ai vu. Rue de la Ferronnerie, les arcades qui supportent les immeubles sur la rue de la Ferronnerie. Ce sont les arcades du charnier des des Innocents. Est-il pensable par exemple qu'on ait totalement démoli la rue des Nonnains ? La rue des Nonnains avec toutes ces façades du 16e, du 17e, du 18e. Tout cela remplacé par le ciment. La rue des Nonnains qui ne nuit rien à la salubrité, qui était large et la belle enseigne hermétique rue des des Nonnains. Je l'ai déjà demandé dans une revue, dans une chronique, qu'est devenue l'enseigne du gagne-petit en pierre au premier étage sur une maison du 17e qui avait gardé ses peintures, les trois peintures du grand, les trois couleurs plus exactement, pardon. Qu'est devenu ce gagne-petit qui affûtait le fer ? C'est alchimique avec l'eau qui tombait de son sabot, d'un sabot. C'est leur roi Pissoli.
Tiens, j'ai dit tiens. Pompier, pompier, j'ai les pompiers dans mon zizi. Pompier, pompier, j'ai les pompiers dans mon zizi. Pompier, pompier, j'ai les pompiers dans mon zizi. On est moins loin des Halles qu'on en a l'air. C'est Jacquy Gelin qui prend son pied. Quand tu poses ta tête, ta tête lourde tête sur mon genou, j'ai tiens, je deviens fou. Dit tiens, j'ai dit tiens, tiens, j'ai dit tiens. Si je deviens fou, faut m'enfermer. Ça coûte des sous à la société. Tiens, j'ai bien sûr, prendre son pied, c'est une expression assez vulgaire qui s'en va même loin du côté de l'érotisme, si on veut, du niveau au niveau argotique. Voyez-vous le jeu de mots avec l'art gothique ?
Et voyez-vous, je ne sais pas si cet homme, ce garçon a bien compris jusque-là, mais la terre nous dispense des radiations comme le cosmos qu'il faut savoir accorder. Les radiations terrestres sont les radiations, comme vous le savez, telluriques. Et en tout cas, le philosophe doit bien être sur la terre. Il doit bien poser son pied, ses pieds sur la terre. Le philosophe étant l'artiste aussi, l'alchimiste étant beaucoup plus accoutumé à observer la terre qui porte ses pas que de lever sa tête et ses yeux vers le ciel qui, au demeurant, est sa future demeure. Ce qui importe, c'est le présent et pour nous, Dieu sait si le présent n'existe pas, le présent n'est pas pour nous. Et ce que désire l'alchimie précisément, c'est pénétrer dans ce présent, y rester, appeler Dieu son frère, car il n'y a que Dieu qui dispose du présent. Et la pierre philosophale, c'est l'accession à ce présent. C'est pourquoi c'est une erreur de vouloir que l'alchimie ait pour but de fabriquer des métaux précieux, de fabriquer de, comme je disais, de l'or, de l'argent, mais aussi des pierres précieuses, mais aussi des diamants. Ça n'est pas là le but. Le but pour l'alchimiste, c'est de pénétrer dans le présent.
Rémy Belleau, Le Rubis.
Toi qui de flammes non communes attiédit jusqu'au fondement l'humide palais de Neptune, l'air, la terre et l'autre élément. Dis-moi l'honneur de cette pierre qui dessous les flancs de la terre emprunte le beau teint vermeille de ton feu qui trempe et colore l'or, l'argent et le cuivre encore d'un artifice non pareil. L'escarboucle, les cils qui se vantent sur le rubis plus excellent, soit un doigt ou soit garamante pour son feu vivement brillant qui rayonne et vif étincelle ainsi que fait une chandelle par les ténèbres de la nuit ou comme au vent d'une fournaise on voit rougir entre la braise le charbon bleu étant qui lui dont le mal a trop de grâce plus de lustre et plus de vigueur que la femelle qui de crasse de graisse et de noire épaisseur souille sa face languissante entre le vermeil palissante sous un morne affaiblissement. Tout ainsi qu'en chacune espèce d'animaux le mal a l'adresse, la force et le commandement. Dans le feu cette pierre fine languit et perd son lustre beau, mais aussitôt elle s'affine et reprend son teint dans l'eau. Mais je vis tout au contraire, maltraité de mon adversaire, amour sous ses fières rigueurs. Car son feu me donne la vie et mon âme pâle et blêmie se noie au torrent de mes pleurs.
Il y a l'alchimie. Ça, ça pénètre loin maintenant cette idée de l'alchimie. Ah non, pas qu'il comprenne. C'est un homme qui vit d'abord trop renfermé, même avec sa science ou avec sa recherche. Ce n'est pas un homme qui a des contacts comme Philéas Lebec, il avait. Non, ça, vous voyez Philéas Lebec, tout en faisant ce qu'il faisait, il venait à cette époque-là à la forge, il venait ici. Voyez, moi ici, c'est une plus vieille maison de l'Oise que j'ai. Et il venait à ce comptoir là. Il aimait causer avec tout le monde. Voyez, ce n'est pas que Monsieur Conseiller n'ait pas ça. On ne peut pas dire que c'est ça, vous voyez. C'est un autre genre, hein. C'est, c'est un homme plus lointain que tout le monde, moins près des choses et des gens du pays. Il n'est pas d'ici d'ailleurs, hein. Je sais pas d'où il est, mais il n'est pas d'ici. Il n'est pas d'ici. Alors que Philéas Lebec, il avait vraiment les entrailles ici et sa nature de l'Oise, c'était quelque chose d'important. Et Philéas Lebec justement était très, très recherché là-dessus, hein. Il connaissait beaucoup de choses comme ça. Un homme très intelligent. Que ce n'est pas pareil, un homme qui a beaucoup, qui avait beaucoup voyagé, c'est être en Russie, partout. Lui, ce qu'il faisait, c'est, c'est un homme qui a beaucoup voyagé, qui était tout le temps parti, il a vu, prévisiter, tout l'Europe, hein, très intelligent. Je dis, il était en Russie, partout, c'est un homme très intelligent, vous voyez. Moi, je suis revenue une fois à l'époque, il y avait une chaise de poste qui faisait, il n'y avait pas de poste, il n'y avait rien, et c'était une chaise de poste. Je suis revenue avec des enfants, avec mes deux enfants dans cette voiture de poste avec Philéas Lebec parce que toi, je crois que ta mère, elle est, elle est un peu, parent de très loin. Oui. Et donc, il, oui, il me connaissait. Je savais que je m'appelais Madame Godin et j'avais mes deux enfants. Il revenait de Russie cette fois-là. C'était la première fois qu'il allait en Russie et cet homme-là était émerveillé. Et nous partions de Beauvais et on faisait tout le grand tour. Donc ça demandait, je sais pas, 2 heures de voiture à peu près. Et pendant 2 heures, autant qu'on était tous dans la voiture, à peu près 7 personnes, vraiment, on était là à écouter ce qu'il nous disait parce que on se rendait compte quand même à l'époque que tout le monde n'avait pas vu ça et il nous racontait des tas de choses. Et pour conclusion, quand il a descendu la Nevski Prospekt, il a dit : "J'ai bien voyagé en Russie, mais rien ne vaut la Nevski Prospekt." Il a dit : "Là, je suis chez moi, je m'y reconnais le ciel." C'était vraiment un poète, quoi. C'était vraiment l'homme qui. Mais il savait expliquer, vous voyez ? Parce que de la nature, surtout. Oui, on était tout le monde différent dans la voiture et tout le monde a quand même été vraiment enthousiasmé par tout ce qu'il a dit. Et moi, c'est la mère de ce grand garçon là qui était avec nous. Vous pouvez lui en parler, ça lui est resté parce qu'elle s'est dit, il avait, elle avait combien ? 8, 9 ans à l'époque. C'était à quelle époque ? C'est à quelle date ? Oh, écoutez, c'était avant la guerre 39. Voyez, c'était en 36 ou 37, quelque chose comme ça. Je n'ai pas craint de dire que Philéas Lebec avait été touché par une, qu'il avait connu sa Pentecôte et qu'il avait été touché par une langue de feu, car il parlait toutes les langues. Ah oui, Philéas Lebec allait en, c'était le grand homme du Portugal. Il allait à Lisbonne, il faisait une conférence en portugais. Il arrivait à Belgrade, il leur parlait en croate, à Athènes, en néogrec. Ah, c'était l'alchimiste du verbe.
A noir, e blanc et rouge, vert, e bleu voyelles. Je dirai quelques jours vos naissances latentes. Ah noir corset velu des mouches éclatantes qui bombillent autour des puanteurs cruelles. Golf d'ombre en des vapeurs et détentes. Des glaciers fiers, roi blanc, frisson d'ombelle, pourpre s'encrasser, rire des lèvres belles dans la colère ou les ivresses pénitentes. Cycle vibrément divin des mers, verts, paix des pâtis semé d'animaux, paix des rides que l'alchimie imprime au grand front studieux, suprême clairon plein de stridences étranges, silence traversé des mondes et des anges. Oh, l'oméga rayon violet de ses yeux.
D'ailleurs, écoutez, ce n'est pas pour rien. Il avait certainement trouvé quelque chose d'extraordinaire au niveau de la langue, mais j'allais ajouter, ce n'est pas pour rien que Philéas a écrit "L'Au-delà des Grammaires". Le titre en dit long. Je vais continuer. Il a plus plutôt lui à continuer par "Pèlerinage à Babel". C'est assez indicatif, mais attention, dans son fameux avant-propos à "L'Au-delà des Grammaires" en 1904, publié en 1904 chez Sansou, il a donné tout au moins la formule de la relativité restreinte. Bien avant Einstein. Oui. Et si vous lisez bien Philéas Lebec, le temps, par exemple, aussi, "Outre-Terre", "Outre-Terre", le temps n'est peut-être pas éloigné où nous verrons sur le petit écran de la télévision en direct la bataille de Bouvines, le sacre de Napoléon, Vlot, et cetera, en direct. Ce n'est pas impossible. Yeah.