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Mémoires trans-générationnelles en décodage biologique - Chloé ALLARD

Faire le lien symptôme émotion 3:01

Transcription

Alors, je vais vous donner un exemple de maladie déclenchée suite à une mémoire familiale en lien avec une mort d'enfant dont le deuil n'a pas été fait. Il s'agit d'un monsieur d'une soixantaine d'années, déjà, qui vient me voir car il est très rapidement essoufflé depuis longtemps et il a du mal même à faire son potager. Il adore être en montagne, mais il n'arrive pas à faire de grandes balades. Et puis, tous les ans au mois de février, il fait une pneumopathie, c'est-à-dire une infection des poumons.

Lorsque je le vois pour la première fois, ce monsieur raconte que un de ses frères est tombé par hasard sur le livret de famille de leurs parents, alors qu'ils sont tous les deux décédés. Et ils ont découvert à leur grande surprise que ils avaient un frère aîné, le premier enfant de la fratrie, qui est mort à la naissance et dont leurs parents ne leur avait jamais parlé.

J'ai changé les prénoms bien sûr pour conserver l'anonymat. Je me suis dit qu'il s'appelle Jean. Et il me dit : "Cet enfant mort, il n'a pas été nommé, mais il aurait dû s'appeler Jean, car dans notre famille tous les aînés s'appellent Jean." Donc, il est celui qui, pour diverses raisons dans l'inconscient familial, a été choisi pour porter la mémoire de cet enfant dont l'existence n'a même pas été parlée. Ils ont appris par une vieille tante encore vivante et qui était elle au courant que l'enfant est mort à cause d'une circulaire du cordon très serré à la naissance.

Je demande à ce monsieur de me parler de ces pneumopathies qui surviennent tous les ans en février. Et il dit : "En février, je m'éteins, je ne peux plus respirer." Et il fait ce geste-là. Puis, je lui demande de me raconter les circonstances de survenue de la première pneumopathie. C'était à l'âge de 25 ans. Il travaillait dans les mines de charbon, où il a travaillé quelques années. Il a fait bien d'autres activités professionnelles après, mais il dit : "C'est le seul travail qui a réellement eu du sens pour moi et que j'ai fait avec passion." Il était responsable de mesurer l'aération de la mine et de faire en sorte que les personnes aient suffisamment d'air dans les boyaux de la mine pour pouvoir respirer. Et donc, il disposait des ventilateurs pour aérer les boyaux de la mine. En mettant de la conscience là-dessus, il se rend compte que c'est comme si il avait voulu amener l'air dans l'arbre bronchique de son frère décédé.

Lorsque je le vois les premières fois au mois de janvier, il n'a pas en sa possession le livret de famille. Il ne connaît pas la date de décès de ce frère, mais il finit par avoir l'information. Et ce frère est décédé au mois de février.

Nous avons fait quelques séances, trois ou quatre, pour mettre de la lumière, de la conscience autour de la mort de cet enfant. Un travail à type de constellation familiale pour reconnaître la souffrance de chacun et redonner à chacun sa place, refaire un arbre généalogique en redonnant la place à cet enfant. Cet homme a également fait un rituel de deuil symbolique pour cet enfant. Et il a retrouvé une respiration normale. Il a pu refaire du potager, des balades en montagne. Cette année-là, en février, il n'a pas fait de pneumopathie.