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Comment penser l’alimentation quand la science se contredit ? par le Dr Amin Gasmi

David Basso2:18:31

Transcription

Le magnésium de la plus mauvaise qualité qu'il soit, qui est l'oxyde de magnésium. On a besoin d'un gros comprimé pour mettre ça dedans. Sauf que l'oxyde de magnésium, il sert à rien. Quelle est la matière première qui a été utilisée ? Faut aller voir en dehors de l'étude.

Tu sautes un repas, qu'est-ce qui va se passer ? Pas grand-chose. Sauf que si tu fais ça souvent, il est possible qu'ils vont développer des troubles du comportement alimentaire à un moment donné.

Souvent le débat sur la caféine, il se pose dans le sens de : est-ce que c'est bon ou mauvais pour la santé ? C'est-à-dire, c'est nécessairement sur le moyen et long terme.

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir sur la chaîne Amine Gasmi. Amine, bonjour.

Bonjour David. Merci de me faire l'honneur de ta présence sur la chaîne, c'est super.

Euh, plaisir, merci pour l'invitation.

Et ben, c'est cool. Donc je te présente rapidement et tu vas me dire si jamais je fais une petite erreur. Ça peut, ça peut arriver. Et euh, il y a peut-être des précisions à rajouter. Donc euh, Amine Gasmi, docteur en nutrition, fondateur d'Orto, le le site qu'on peut retrouver sur sur internet. Il forme des professionnels de santé à une approche intégrative et scientifique de la santé. Amine est un chercheur indépendant qu'on peut qualifier de scientifique libre, voire de passeur de science. On pourrait le nommer comme ça, dans le sens où ben effectivement, Amine, tu traduis la recherche en pratique.

Oui. Euh, oui, oui, c'est j'aime bien passeur de science, c'est c'est c'est un mot qui me parle justement. Donc moi à la base, j'étais euh de, on va dire, mon tout premier parcours, c'était kinésithérapeute. J'ai j'ai fait des études, diplôme d'état en kinésithérapie. Ensuite, je me suis orienté un petit peu euh vers le sport, puisque à la base, j'étais sportif, je faisais du karaté notamment, karaté et et donc j'ai fait un peu de de de des sciences du sport, des STAPS, ce qu'on appelle les STAPS, là, physiologie du sport, biologie du sport. Et en parallèle, je m'intéressais aussi beaucoup à la nutrition. Donc j'ai eu aussi un parcours de nutrition en parallèle euh et comme tu disais, j'ai un PhD en nutrition et aujourd'hui, je fais quasiment que ça. Euh, un peu comme tu m'as présenté, je forme des médecins, des pharmaciens, des pros de la santé en général. Euh, dans certains cas aussi un peu des produits sport aussi euh pour certaines thématiques, la nutrition du sport et d'autres d'autres choses aussi, les compléments alimentaires dans dans le sport.

Effectivement, j'ai une activité de de chercheur qui est un peu différente de ce qu'on pourrait entendre ici ou là de ce que c'est qu'un chercheur. Comme on dit chercheur, on pense directement enseignant chercheur, c'est-à-dire affilié à un laboratoire universitaire ou une université. Je ne suis pas affilié à une université quelconque, ni à un laboratoire de recherche. J'avais fondé en 2018 la SOFA, la société francophone nutrigénétique appliquée, nutrithérapie nutrigénétique appliquée, la SOFNA en en 2018 avec des collègues. Euh et donc c'était à partir de là qu'on a qu'on avait commencé un petit peu à à vulgariser un peu la nutrition, la les sciences de la nutrition euh notamment avec cette notion de nutrigénétique. Pourquoi nutrigénétique ? Simplement que euh en France, c'est très c'est très en retard, on va dire, tout ce qui est tout ce qui concerne la génétique, y compris la nutrigénétique. Alors que dans les pays euh anglo-saxons, en Australie, euh en Angleterre, aux États-Unis, au Canada, voilà, il y a il y a quand même des programmes universitaires et cetera autour de la nutrigénétique. Et donc on j'ai commencé à tisser un réseau international de de chercheurs. Donc là, pour le coup, c'est tous des chercheurs affiliés à des universités, des sociétés savantes et cetera. Et et donc là, on publie, on fait, on fait de la publication scientifique, on publie des études dans les meilleurs journaux euh scientifiques depuis plusieurs années. On a plus d'une centaine d'études.

Alors, en général, on publie de la revue, de la littérature, méta-analyse, c'est vraiment ce qui m'intéresse moi. Les études cliniques et les études autres, donc in vitro, chez l'animal, tout ça m'intéresse beaucoup moins parce que comme tu l'as bien dit, passeur de science, c'est moi je me considère comme euh oui, comme quelqu'un qui va l'épuiser dans ce qui se fait dans la recherche euh et le transmettre pour les médecins, entre autres, les pros de la santé euh pour leur expliquer ou vulgariser un peu plus de façon pro, hein, cette notion de micronutrition et et de nutrition.

OK. OK. Bon, mais super intéressant. Alors j'annonce rapidement le le ce dont on va parler aujourd'hui. On va parler bon, ton parcours, on l'a abordé un petit peu. On va peut-être rentrer un petit peu dans le détail. On va parler de la pensée et de la pratique scientifique. On va aborder quelques quelques pratiques, disons euh alimentaire, notamment au niveau du café, du jeûne intermittent et de la supplémentation en collagène. Des sujets qui font un petit peu débat sur internet. En tout cas, peut-être pour toi, il n'y a pas débat, mais on va en parler tout à l'heure, ça va être intéressant. On va définir un petit peu la micronutrition et la nutrigénétique. Ça peut poser questions pour les non-initiés. Et on va parler de changements comportementaux et à la fin, Amine nous nous délivrera quelques conseils pratiques à appliquer dans la vie de tous les jours pour mieux s'alimenter et être en bonne santé. Donc restez bien jusqu'à la fin. Voilà. Euh, ça te va ce ce plan un petit peu ?

Parfait. Top. Ouais.

Euh, donc oui, poursuivre un petit peu dans ton parcours. Ouais, je ça m'intrigue un peu. Tu étais kiné, tu as changé, tu es passé à la nutrition. Pourquoi tu pourrais nous dire pourquoi ?

Ça s'est fait un peu, allez, on va dire de façon un peu inconsciente, plus ou moins une sorte de glissement comme ça de la kiné vers la kiné du sport, vers le sport et surtout moi j'étais toujours passionné par la physiologie, la biochimie. Euh et donc je je m'étais orienté un peu plus vers le sport. En fait, pour l'histoire, j'avais fait euh pendant quelques mois des études de médecine euh et puis euh j'avais arrêté, j'avais changé vers euh les STAPS parce que je voilà, je me trouvais pas trop dans c'est pas c'est pas les la médecine ou les études de médecine, c'est c'était le système d'enseignement, tout ça. Euh et puis le sport, ça me convenait beaucoup mieux. Et puis le sport, c'est un carrefour de sciences. Euh et donc dedans, il y avait toutes les choses qui m'intéressaient. Il y avait la fois la psychologie, la psychologie du sport, la sociologie, le le la physiologie, la biochimie et puis la nutrition. Et puis par une autre espèce de glissement comme ça, j'ai j'ai glissé vers la la nutrition du sport et je me suis retrouvé à faire de la nutrition tout court à un moment donné. Donc la nutrition et de la micronutrition.

OK, ça marche. Tu avais l'impression des fois en tant que kiné, puisque je le suis pour ceux qui ne le savent pas, qui nous écoutent, on on des fois on a l'impression d'être impuissant, de pas avoir les outils. Tu as eu ce cette sensation au début ?

Ouais. Ouais. Surtout le tout ce qui est euh trouble neurologique. Ça c'est pour moi ce qui était le plus complexe à gérer en kiné. Euh les troubles neurologiques et encore euh les IMC, la l'infirmité motrice cérébrale, ça c'est vraiment des la rééducation de très long terme. Euh et même avec ça, on a très peu de résultats, parfois pas du tout parce que ça nécessite une technicité, une patience et cetera et ça nécessite vraiment des profils particuliers. C'est pas n'importe quel kiné ou pro de la santé qui pourrait. Et donc euh oui, effectivement, alors il y a des choses un peu euh on va dire qui sont voilà, intéressantes en kiné qui pour moi en tout cas euh parce que moi je vois euh la prise en charge sur le moyen terme, long terme, mais pas sur le très long terme. Dans tout ce qui est paralysie et cetera, c'est pour moi c'est c'est je savais dès le début que c'était pas mon truc du tout. Euh donc tout ce qui est traumato, rhumato, tiens, rééducation vestibulaire aussi parce que j'en ai fait un petit peu, la rééducation vestibulaire, le VPPB, le vertige paroxystique positionnel bénin, où là on a des manœuvres libératoires, ce qu'on appelle des manœuvres libératoires qui qui agissent assez rapidement. Donc c'est ça qui m'a intéressé le plus, ce qui ce qui avait un effet rapide ou alors rapide moyen terme voire long terme, mais on observait la progression de.

Voilà. Exactement. Euh et donc exactement et ce que tu dis est exact dans le sens où oui, la kiné euh malgré que c'est vraiment quelque chose de enfin c'est c'est un excellent métier parce qu'on a quand même euh beaucoup de moyens, on aurait dit euh que en médecine, tout tous les moyens naturels euh qui qui devaient être en fait intégrés dans différentes autres disciplines, ben on les a mis en kiné, donc toute la physiothérapie, toute la mécanothérapie, la prise en charge par le mouvement et tout le reste, bah c'est en kiné. Donc je pense que ceux qui font de la kiné, c'est vraiment des profils un peu atypiques. Pas toujours, mais la plupart du temps, on trouve en tout cas une proportion de profils très atypiques euh en kiné justement.

OK. OK. Euh et est-ce que tu crois que parce qu'aujourd'hui euh ton ton changement de carrière, ça t'a permis d'avoir un plus gros impact sur la santé des gens aujourd'hui ?

C'est clair et net, je pense. Oui. Ben dans tous les sens, alors on peut pas comparer kiné et ce que je fais. C'est deux métiers différents. C'est c'est ça se complète aussi. Mais en fait oui. Alors, on a un impact sur la santé des gens ou un impact sur la vie et la qualité de vie des gens en général quand on fait quelque chose qu'on aime bien parce qu'on va le faire euh de manière très poussée et très efficace et et du cœur. Et pour moi en fait, je me suis retrouvé comme je disais par ce cette sorte de glissement comme ça plus ou moins inconscient à aller vers le domaine qui m'intéressait le plus à la base. Oui.

OK. OK. Euh ça marche. Euh tu penses que par contre ta formation initiale, elle influence un peu la manière de d'appréhender et de penser la santé aujourd'hui ou pas du tout ?

Oui, oui, effectivement euh toute la formation là, ce que moi j'appelle les sciences du mouvement, j'inclus dedans la kiné et puis euh les sciences du sport et tout ça. Oui, en fait parce que comme je dis toujours, en nutrition et micronutrition, on vient toujours de quelque part en réalité parce que en terme de formation initiale sur ces domaines-là, en général, il y a pas grand-chose, surtout la micronutrition et formation initiale, le dire formation universitaire, tout ça, parcours académique, il y a pas grand-chose en général et donc quelque part, on vient toujours de voilà, d'une discipline, d'un métier ou ou quelque chose. Je connais des psychologues, des des neurops des neuropsychiatres, des médecins, des coachs sportifs, des kinés et cetera qui viennent vers la micronutrition. Et en fait, on a toujours notre entre guillemets notre point de confort ou zone de confort qui fait que on a nos points de repère et et à partir de là, on développe un petit peu une sorte de pensée euh qu'on pourrait dire euh intégrative ou différente en tout cas. Euh oui oui, c'est ça, ça influence beaucoup la formation initiale, ce que je dis, les sciences du mouvement ou la physiologie, ça ça impacte beaucoup, c'est un impact majeur sur le ce qu'on apprend micronutrition effectivement.

OK, c'est intéressant et je pense que c'est valable dans tout un tas de secteurs, notamment par exemple en politique, celui qui avait un métier avant de rentrer en politique, il il voit le monde par ce prisme là, quoi. C'est c'est un peu ça.

Exactement. Tout à fait.

Euh, aujourd'hui, tu bon, tu as commencé par la thérapie par le mouvement. C'est c'est l'expression que tu avais utilisé. En plus aujourd'hui, tu pratiques la thérapie par quoi ou tu promous la thérapie par quoi ?

Euh, par tout ce qui peut apporter du bien aux patients. Donc on peut dire là pour moi le terme micronutrition est un peu plus large et ça englobe en tout cas, de fait, ça engloutit tout ce qui est nutrition et tout ce qui tourne autour de de cette discipline et ça englobe en fait voilà, tout ce qui tout ce qu'on mange, les aliments, les préparations alimentaires, les produits alimentaires et puis derrière tout le complément alimentaire, terre, les plantes, les champignons, voilà, tout ce qu'on mange en fait, tout ce qu'on prend par voie orale, euh je dirais que ça ça a un impact majeur sur la santé en bien ou en mal. Et puis je voilà, moi je ne suis pas du tout fermé à que sur ça. Euh mais c'est mon domaine d'expertise, on va dire et que tout autre moyen qui permet de voilà, de de d'améliorer la vie des gens, bah c'est c'est bien aussi.

OK. OK. Tu m'as dit en off un peu quand on préparait l'interview que pour je sais plus à quel sujet, je crois que c'était la pneumologie, tu me disais, on parlait de ça, tu m'as dit que la clinique prime sur les marqueurs biologiques. Ça aussi, c'est peut-être si tu veux un mode de pensée, une mécanique de pensée liée à à la fonction en fait.

Exactement. C'est il y a ce qu'on appelle la médecine fonctionnelle. Encore un nouveau concept là. Euh mais on va dire que c'est ça se rapproche beaucoup de la micronutrition aussi et dans il y a pas que tu tu as raison d'aborder ce sujet, il y a pas que ce que je viens d'expliquer par rapport aux aliments, aux préparations alimentaires, les compléments, les plantes et cetera. Euh il y a toute l'approche qui permet de comprendre euh l'état du patient, l'état métabolique du patient. Et derrière ça euh bah c'est la médecine de base en fait. Euh il y a la clinique, euh tous les signes cliniques et cetera, tout l'examen clinique, euh ce qu'on appelle nous en kiné, l'examen kinésithérapique qui est un petit peu différent mais ça ça rentre dans ce cadre. Et puis euh derrière ça, il y a toute l'extension de la clinique, l'extension entre guillemets technologique de la clinique, c'est-à-dire la radiographie avec tout sous toutes ses formes, les analyses biologiques sous toutes leurs formes et ainsi de suite. Euh et oui, alors d'habitude ce qu'on avait en tout cas, c'est il y a eu un glissement aussi, hein, si si on regarde un petit peu l'historique et la sociologie de la sémiologie et toutes ces choses-là. Il y a eu un glissement vers les analyses où on considérait avant, il y avait avant d'avoir la technologie qui permettait de de mettre en place des analyses et tout ça et même les l'imagerie médicale et tout, il y avait la clinique. Alors bien sûr, la clinique a beaucoup de limites aussi. On peut pas avoir par exemple une maladie digestive. C'est très compliqué et très complexe de distinguer avec grande précision telle ou telle pathologie ou telle ou telle problématique digestive. Euh mais il y a certaines choses aussi sur lesquelles on a des signes cliniques qui sont extrêmement précis. Et donc il y a eu un glissement comme ça historiquement sur euh les marqueurs biologiques et on a considéré à un moment donné, c'est c'est même une sorte de d'idée comme ça implantée dans l'inconscient collectif des gens, même en dehors des professions de santé, même chez chez le grand public, on considère que la prise de sang, c'est le gold standard pour savoir ce qu'a le patient pour entre guillemets diagnostiquer. Or, c'est pas toujours le cas. C'est c'est pas toujours le cas. Il y a beaucoup d'exemples là-dessus.

OK. Mais ça, c'est super intéressant. Et oui, on en avait parlé avec Docteur Pelouse qui est intervenu sur la chaîne, il nous disait qu'un bon bilan sanguin ne garantit pas d'avoir des artères en bon état. C'est typiquement ce qu'il disait.

Par exemple, ouais, par exemple. Il y a un autre exemple qui est très euh très connu. Euh je prends cet exemple-là parce que je connais je connais pas mal d'autres exemples, mais là je connais vraiment une personne qui est qui est très impliquée dans dans cette pathologie-là qui qui est l'hypothyroïdie. C'est quelqu'un qui s'y connaît un petit peu, un tout petit peu sur tout ce qui est analyse du bilan thyroïdien parce que c'est lui qui les a inventés en réalité. C'est euh John McGreggor. Bon, il est décédé maintenant il y a je crois 2 ans ou quoi. Euh je lui avais parlé une fois, on avait discuté de ça et il avait même la vidéo existe là sur YouTube encore. Il avait fait, il a été auditionné par le Parlement écossais et il avait expliqué tout ça en disant que lui à la base, quand il avait euh créé ou mis en place ses analyses, la TSH, la T3 libre, la T4 libre, les anticorps, c'est le bilan thyroïdien actuel, c'était pas pour qu'on utilise ces analyses là comme gold standard du diagnostic ou du suivi des patients ou de l'adaptation du traitement. Et encore moins qu'on utilise la TSH toute seule comme ça pour dire là le patient est en hypo, en hyper. Ce qu'il disait, je cite, les analyses de les prises de sang, les tests sanguins de TSH ont 40 % de variabilité d'un laboratoire à l'autre, ce qui est énorme. Énorme. Voilà. Lui, il disait, moi j'avais mis ça en place pour que ça puisse apporter un certain nombre d'informations aux médecins qui va les intégrer donc ces informations dans sa pratique clinique en se basant toujours sur la pratique de base qui est en fait les signes cliniques. Signes cliniques d'hypo et d'hyper, c'est c'est extrêmement précis. Et donc là, avec cette problématique là où on a instauré un bilan thyroïdien et même pas un bilan thyroïdien, c'est-à-dire la TSH, un seul marqueur qui est le moins précis parmi tous les autres marqueurs, on l'a instauré comme un gold standard de diagnostic de suivi et de d'adaptation du traitement. Et on se retrouve avec ça, qu'est-ce que qu'est-ce qu'on a les répercussions pratiques de ça réellement ? On se retrouve avec des patients qui sont en hypothyroïdie réelle, donc une hypothyroïdie clinique. Cliniquement, il a tous les symptômes d'hypothyroïdie. Il prend son traitement, le médecin regarde la prise de sang, votre thyroïde est équilibrée, tout va bien, circulez, il y a rien à voir. Alors que le patient, il a t tous les signes cliniques d'hypothyroïdie. Le médecin connaît les signes cliniques d'hypothyroïdie. Je ne charge pas du tout les médecins, au contraire. J'ai beaucoup de collègues médecins qui font ça, c'est-à-dire qui qui allient à la fois la clinique, utilisent la biologie de manière intelligente et cetera, mais globalement, il y a tellement cette pratique, elle est tellement généralisée qu'on qu'on peut se permettre de généraliser. Donc le le médecin, il il dit au patient euh "C'est bon, vous êtes guéri, votre thyroïde est équilibrée et continuez à prendre la dose du médicament et c'est terminé." Et il a regardé quoi ? Il a regardé la TSH et au mieux, il a regardé la T4, hein, ou voire même la T3, mais le patient lui, il sait que ça va pas, c'est ce qu'il c'est qui voit les signes cliniques.

Bien sûr. Alors, je je suis pas trop le fil que je m'étais fixé, mais pour rebondir là-dessus, s'il y a quelqu'un qui nous écoute et qui est atteint d'hypothyroïdie ou qui en a tous les symptômes, souvent les gens sont bien renseignés puisque maintenant sur internet, on m'évite les mots sur nos mots, hein. Euh, tu as des solutions via l'alimentation, via la complémentation pour pallier à ça un petit peu à l'hypothyroïdie ?

Euh, c'est complexe. Alors je enfin, le le seul conseil, c'est d'aller voir un un professionnel de santé ou un médecin qui est qui est formé à l'approche fonctionnelle et à la micronutrition. H et là, il y a une évaluation parce que c'est beaucoup plus complexe que ça. Il y a des notamment peut-être qu'on parlera de génétique après, il y a des mutations génétiques qui font que par exemple, la T4 ne se convertit pas très bien en T3. La T4, c'est c'est une des deux hormones thyroïdiennes produites par la thyroïde et c'est une réserve, elle est très peu bioactive. C'est une réserve de T3 qui elle est bioactive. C'est l'hormone thyroïdienne bioactive, la T3. Et donc a il y a par exemple ce genre de de mutation. Et alors on peut avoir cette mutation dans le gène du fo, qu'on appelle le Dio1 ou dans le gène au niveau des astrocytes notamment, enfin au niveau du cerveau, qui est la Dio2. Et là, c'est différent. On peut avoir les deux, on peut avoir une uniquement euh il y a juste ça. Et puis après, il y a le transporteur de des hormones. On peut avoir des mutations là-dessus. Le récepteur aussi de l'hormone. On peut avoir par exemple des intoxications au fluor, au chlore, à l'aluminium. Personnes qui prennent beaucoup de lithium aussi. Là aussi, ça bloque aussi la production d'hormone thyroïdienne. Donc c'est c'est un sujet extrêmement complexe. Donc je on a pas de plusieurs niveaux.

Ouais. Ouais. Ouais. Prenez de la chois quoi, prenez ceci ou cela. C'est pas aussi simple que ça. Donc le le meilleur conseil, c'est de dire allez consulter un médecin ou un professionnel de santé qui qui est formé à l'approche fonctionnelle et à la micronutrition.

Bien sûr. OK. OK. Ouais. Parce que c'est un gros raccourci que de trouver des ingrédients ou des choses qui vont booster le métabolisme en fait. Ça n'a pas de sens. Ça n'a aucun sens. C'est ça n'a aucun sens. C'est ce que je vois de parfois euh dans le conseil en pharmacie. Bah, je je vais en pharmacie euh acheter des médicaments ou des choses des des euh des compléments et cetera euh ou des accessoires là pour les petits et cetera et j'entends comme ça par moment les pharmaciens ou préparateurs en pharmacie qui sont là ou en tout cas les vendeurs qui sont là en train de conseiller une dame pas plus tard qu'il y a 2 jours, une dame de cinquantaine d'années disait à la pharmacienne, j'ai je suis un peu fatiguée, j'ai une fatigue comme ça constante. Je voudrais prendre de la vitamine C. Et regarde bien la réponse, elle est c'est c'est ça ça montre bien là où on baigne en fait. Elle lui dit, non, la vitamine C ne va pas résoudre ce problème là. Et moi quand j'ai entendu ça, je me suis dit bah c'est excellent ça. Enfin une pharmacienne intelligente. Euh et derrière ça, donc quel est le l'alternative à ça ? Prenez un multivitaminé. Prenez un multivitaminé. Là, c'est encore pire en fait.

[rires]

Mais mais c'est ça le truc, l'aberration, c'est ce conseil euh conseil en pharmacie, c'est bien. C'est c'est mais c'est voyez, fatigue, c'est extrêmement, c'est encore plus complexe que l'hypothyroïdie. La fatigue. Et oui, c'est un très gros. Ouais. Ouais. C'est un très gros sac dans lequel on peut mettre plein de trucs, plein plein de troubles métaboliques. Euh donc il faut faire attention. Euh voilà, même moi, je fais des fois des choses comme ça, des vidéos, j'écris des articles sur des ingrédients, des aliments, des trucs. Mais ça, c'est à titre informatif, on peut pas prendre une info comme ça et et l'appliquer à une situation clinique complexe.

D'accord. Bien sûr. Bon, je rebondis une dernière fois et après je suis le fil. J'ai envie de te demander pourquoi les multivitamines, c'est pas bon, pourquoi c'est pas bien ?

Ah, c'est Ouais, allez, on va dire qu'il y a la longue la réponse longue et la réponse courte. On va se contenter de la réponse courte. Euh le alors un multivitaminé, il y a des problématiques techniques liées à la production du complément là, du multivitaminé, ce qu'on appelle le multivitaminé. Euh et puis il y a derrière aussi des questions liées au dosage. Et derrière ça, il y a aussi des questions qui sont liées euh à l'indication. Donc le le l'aspect technique, l'aspect technique, un multivitaminé en général, c'est un comprimé ou une gélule. C'est du point de vue forme galénique. Un comprimé ou une gélule, on peut pas mettre plein de trucs dedans au bon dosage, aux bonnes formes moléculaires, c'est pas possible. He euh juste pour exemple, le magnésium par exemple, on a besoin autour de 350 à 450 mg de magnésium élément. Ça c'est une gélule. C'est c'est si on prend le magnésium de la plus mauvaise qualité qui soit, qui est l'oxyde de magnésium, on a besoin d'un gros comprimé pour mettre ça dedans. Sauf que l'oxyde de magnésium, il sert à rien. Si c'est c'est de la c'est le magnésium de la plus mauvaise qualité. Même en terme de matière première, quand on va acheter pour fabriquer le complément, le magnésium, ça coûte quasiment rien. Donc il nous faut des formes qui sont meilleures mais qui contiennent forcément moins de magnésium, moins de magnésium élément parce que c'est des formes organiques. Donc il y a des grosses molécules organiques qui sont liées au magnésium qui est petit et donc il y a moins de magnésium dans ces formes-là qui sont meilleures. Donc déjà que le magnésium qui contient le plus, la matière première qui contient le plus de magnésium qui est de la plus mauvaise qualité, ça rentre pas dans ça rentre difficilement dans un gros comprimé. Oui. Alors là, si on rajoute tous les autres trucs avec multivitaminé, c'est c'est pas que les vitamines d'ailleurs, il y a aussi tout le reste, les minéraux, les oligo-éléments. En général, plus il y a de trucs dans un complément à base de comprimé ou de gélule, euh plus vous devez considérer que ça contient pas grand-chose en terme de dosage, en terme de qualité euh aussi. Euh donc il y a ça, il y a cet aspect technique, il y a l'aspect dosage comme je disais qui qui est en fait pour que ces ingrédients soient efficaces ou qu'elle donne qui donne un effet, il faudrait qu'il y ait quand même un dosage minimal. Je je donne un exemple que tout le monde connaît. Euh quelqu'un a mal à la tête, il va prendre un paracétamol. Il va prendre quoi habituellement ? Il prend des paracétamols, un comprimé de 500 mg ou de 1 g. Imaginons qu'il va prendre un truc qui contient 2 mg de paracétamol. Ça sert à quoi ce truc ? Rien.

Oui, c'est du vent, n'est-ce pas ? Donc c'est pareil que dans les compléments dans les compléments de multivitaminé, on trouve ça.

Ouais. Mais alors si pardon, je fais l'avocat du diable, mais souvent ils mettent derrière la boîte le pourcentage des apports journaliers recommandés était à 100 %. Alors tu te dis, ben c'est bon.

Oui, c'est ça. J'allais y arriver. C'est en quelque sorte, alors c'est pas une obligation légale au sens propre. Ça dépend des pays encore une fois de mettre le pourcentage ce qu'on appelle des AJR, des apports journaliers recommandés. Son en fait, c'est la quantité moyenne qu'on est censé obtenir de tel ou tel micronutriment dans l'alimentation. Ça, c'est les AJR. Et quand on met 100 %, ça veut dire qu'on a obtenu à peu près cette quantité moyenne dans ce complément qu'on est censé obtenir dans l'alimentation. Euh et donc là aussi, j'allais y arriver, il y a une confusion, il y a une confusion, une confusion euh qui euh qui règne là-dessus, même par rapport aux autorités de santé. C'est autorités de santé, c'est on parle de l'EFSA, on parle de l'ANSES, si on veut parler en France, peu importe. Euh dans beaucoup de pays, hein, je je parle pas que de la France, hein, dans beaucoup de pays, c'est comme ça, euh où on confond les AJR avec les apports efficaces pour une indication donnée. Les AJR, c'est ce qu'on est censé obtenir de l'alimentation. Hm hm. Euh les dosages efficaces sur une indication donnée, euh c'est différent en général, pas toujours, mais la plupart du temps, c'est différent. C'est-à-dire, c'est plus élevé. Pour ça qu'il faut que ça soit un professionnel de santé qui gère ça. Ça doit être un médecin qui gère ça ou à la limite un pharmacien ou en tout cas quelqu'un qui est bien formé à ça et qui est pro de la santé pour gérer ce genre de de prise de complément alimentaire. Parce que contrairement à ce qu'on pourrait penser, le complément alimentaire, justement comme son nom ne l'indique pas, n'est pas n'est pas alimentaire. En fait, le complément alimentaire qui est bien formulé avec les bien les bons dosages, les bonnes formes moléculaires, on pourrait dire que c'est un complément médicamenteux. Il est plus proche du complément médicamenteux dans son usage, même dans son élaboration que de ce qu'on appellerait complément alimentaire. Ça complète, ça c'est la vision des années 70, le scorbut, la pélagre, tout ça, on a plus ça, c'est enfin, on a plus ça, ça existe toujours, mais plus ou moins. Mais dans les pays dit entre guillemets développés, scorbut, on sait très bien que c'est c'est rare, c'est extrêmement rare, ça existe quasiment plus. Donc l'usage maintenant de la micronutrition, peut-être que on glisse un petit peu plus vers cette notion de micronutrition, ça inclut bien sûr le fait de corriger des carences, mais il y a aussi des indications pour beaucoup de molécules euh qui sont des indications un peu comme ce qu'on dit, des indications médicamenteuses. Pour un médicament, euh on pas on va pas se dire euh tiens, j'ai j'ai envie de de prendre une statine, hein, je vais passer chez le pharmacien euh me prendre une statine, n'est-ce pas ? Euh comme ça pour le plaisir parce que c'est bien parce que ça diminue le cholestérol, on fait pas ça, n'est-ce pas ? Que statine, ça ça a un dosage précis, euh ça a un contexte précis, ça des indications, des contre-indications, des précautions d'usage, des interactions médicamenteuses, des effets secondaires, il y a tout ça. Et le complément alimentaire, il devrait être considéré de cette façon et on devrait même d'ailleurs faire évoluer cette notion de complément alimentaire, complément médicamenteux, on l'appelle autre chose. C'est pour ça que c'est important.

Donc le multivitaminé, pour revenir à un autre multivitaminé, le multivitaminé en réalité, il sert pas. Alors si on l'utilise déjà l'aspect technique, s'il est bien formulé, s'il contient les bonnes formes moléculaires, s'il contient pas ce qu'on appelle des cache-misères dedans, c'est-à-dire des excipients trop trop d'excipients, trop de cache-misères de mauvaise qualité. Là, on peut parler des des excipients dioxyde de titane et tout ça. 50 ans utilisé et maintenant c'est interdit par les mêmes d'ailleurs autorisé par l'EFSA et puis l'ANSES et autres. Et maintenant tiens, maintenant c'est apparemment ça a l'air toxique, qu'on va l'interdire. Oui, mais un demi-siècle là, c'est utilisé. Comment on fait ? Donc c'est quand c'est bien formulé, à ce moment-là, on peut l'utiliser justement pour les personnes qui sont en bonne santé. À titre préventif, vu qu'aujourd'hui la qualité de l'alimentation laisse à désirer. Ouais. Donc on peut ajouter ça pour avoir ce qu'on appelle les AJR, mais pas pour traiter la fatigue ou pour traiter des situations complexes.

On est d'accord. Et ouais, c'est ce que je c'est ce que je comptais faire moi sur une période de surentraînement un petit peu où c'était prévu et je prenais un multivitamine et un ami me disait mais tu es au courant que ça sert à rien et ben du coup en prévention, ça peut être utile quand même a priori quoi. S'il est bien formulé et c'est ça contient les bons dosages et on peut pas tout mettre dans un multivitaminé. Par exemple, un multivitaminé qui contient du magnésium, il sert à rien. C'est pas un multivitaminé, c'est c'est des doses homéopathiques de magnésium. Magnésium, la dose est tellement élevée que c'est impossible. C'est avec un multivitaminé, il faudrait prendre toute la boîte tous les jours pour avoir la quantité nécessaire de magnésium.

OK. Donc c'est voilà. OK. Et tu as une tu as une bon, c'est pas affilié ni rien du tout, mais tu as une recommandation pour ceux qui nous écoutent justement de multivitaminé bien équilibré pour les AJR, ben de multivitaminé bien équilibré pour couvrir ses apports journaliers recommandés, bien formulé quoi. Un bon produit à recommander.

Un un produit carrément. Ouais. Bah oui, je je recommanderais un produit que j'ai formulé moi-même d'ailleurs que de c'est le le Multivita Boost là de de Nutrilogics. OK. Qui qui est un qui est un excellent multivitaminé dans le dans ce qu'on pourrait euh utiliser comme multivitaminé, c'est-à-dire dans les indications du multivitaminé.

OK, ça marche. Ben écoute, on mettra le le lien en description, même s'il y a aucun conflit d'intérêt. C'était vraiment un avis pour pour savoir ce que tu as recommandé. Mais c'est super si tu l'as créé toi-même en plus. Ouais.

Euh, je voulais parler de Oui. de tu sais, on avait abordé en off et même là, j'aimerais aborder les discussions sur autour du café, du jeûne intermittent, du collagène. C'est des trucs un peu qui qui créent un peu des débats sur internet et puis c'est vachement intéressant de de de savoir le vrai du faux. Mais si tu veux, c'est des sujets où il y a des études contradictoires. Alors quelle attitude avoir quand tu as plusieurs études qui se contredisent sur un sujet donné ? Comment gérer ça et surtout comment trouver la vérité ? Est-ce que tu peux nous expliquer comment il faut s'y prendre ?

Alors justement euh c'est c'est des exemples ici, mais en réalité le ce qu'on peut apprendre de ces exemples là est beaucoup plus profond. Là, je vais peut-être dire des choses qui vont pas plaire à certains collègues chercheurs ou quoi. Mais en fait, en gros, ce que je dis souvent, c'est que ceux qui font les études cliniques ne sont pas des spécialistes de la biochimie en fait. Et sont pas si je parle que de ce microcosme qui est la micronutrition, le complément alimentaire, les ingrédients naturels euh en général, pas toujours, mais on va dire que c'est une pratique qui est tellement répandue qu'on peut généraliser, on peut se permettre de généraliser. En général, ceux qui font les études cliniques ne sont pas des spécialistes de la biochimie, ne sont pas des spécialistes de la matière première, ne sont pas des spécialistes de la qualité des ingrédients, voire même parfois des effets.

Doses, pas des spécialistes, des effets doses. Et dans l'autre sens, ceux qui font qui publient sur ces questions-là sont pas des cliniciens, donc ils font pas d'études cliniques. Et c'est ça le vrai problème méthodologique qu'on a aujourd'hui dans ce domaine-là. C'est que, et alors il y a aussi le la lecture des études. On dit tel ingrédient dans tel étude clinique a été utilisé à tel dosage. Donc on doit utiliser cet ingrédient là à ce dosage là puisque c'est le dosage étude qu'on trouve dans telle étude clinique. C'est, c'est pas vrai ça, parce que dans une étude clinique justement, l'objectif, c'est de tester différentes choses. C'est pour ça qu'on trouve d'autres études qui vont utiliser un dosage différent, d'autres études qui vont tester plusieurs dosages.

Après, quand on compare toutes ces études là, on sort en général, pas toujours, mais en général avec une ligne directrice. On sait que c'est le le dosage efficace pour telle indication dans telle circonstance, c'est à peu près dans cette fourchette là. Donc la problématique qui se pose initialement ici, c'est le c'est le la qualité, le dosage et aussi l'indication. Et quand je dis l'indication, c'est les c'est les paramètres, les variables méthodologiquement parlant qui permettent d'identifier l'indication. C'est-à-dire, euh, dans un exemple ici, on a parlé tout à l'heure de l'hypothyroïdie. Si pour dire que tel et tel patient sont hypothiaudiens, on a utilisé la TSH dans l'étude, bon bah c'est bon, c'est bon pour la poubelle ici, ça a pas de sens. Donc, euh, globalement, c'est ça. Et alors, c'est ça qui va déterminer les problématiques qui sont liées à ces, je parle par exemple du collagène là. L'exemple du collagène, l'exemple du café est un peu plus complexe parce que en plus de tout ça vient, euh, ou viennent se superposer d'autres d'autres choses qui sont liées par exemple au aux intérêts économiques. Oui.

Euh, bon, euh, et même vous vous avez même des, il y a beaucoup ça aussi, hein, donc on trouve ça dans général dans les champs d'études. La micronutrition étant un champ d'étude comme le sport d'ailleurs ou autres. Et donc on trouve que ces champs d'études la plupart du temps sont souvent traversés par des courants idéologiques. Donc on peut remonter plus haut par rapport à ça. Mais restons sur la question du collagène par exemple. Bon, le collagène, il y a, on dit il y a plusieurs types et en fait ça change pas grand-chose en fait, les collagènes type 1, type 2, tout ça, type 3, peu importe. Ce qui change en fait, c'est est-ce que le collagène est hydrolysé ou pas. D'accord. C'est la source du collagène. C'est la qualité initiale de la matière première. C'est le dosage qu'on va utiliser. Et le dosage qu'on va utiliser pour quelle indication ? Toutes ces choses-là et et puis derrière ce qui va permettre d'identifier l'indication en question, ce que je disais, la clinique, les biomarqueurs, l'imagerie, qu'est-ce qu'on a utilisé dans l'étude ? Et donc ça ça va déterminer le résultat de l'étude. Donc le le voilà, si on n'a pas ces ces prémisses de raisonnement à la base, on comprend pas pourquoi il y a des contradictions dans les études. Ouais.

Donc concernant la question du collagène, je je vais comparer deux trucs différents. Déjà le ce qu'on appelle le collagène hydrolysé, collagène hydrolysé, on dit ça contient des ce qu'on appelle des peptides bioactifs du collagène. Ça ça va être un type de collagène qui va être un type pas dans le sens type 1, type 2, type 3, les typologies de molécules, mais c'est un type de matière première si on veut de collagène qui est hydrolysé. Hydrolysé veut dire dégradé. La grosse molécule de collagène était dégradée et en partie dans cette matière première de collagène dégradé hydrolysé, on trouve des dipeptides et alors les dipeptides s'absorbent. Les dipeptides s'absorbent. On a des transporteurs de dipeptides dans dans l'intestin grêle, j'insiste là-dessus parce que souvent on dit il y a que les acides aminés qui s'absorbent. Non, les dipeptides s'absorbent aussi. Il y a les transporteurs là-dessus. On a des gènes qui codent pour ces transporteurs. Et donc ces dipeptides là, ça c'est il y a pas de problème là-dessus. C'est c'est tranché. Euh, il y a les études à la fois chez l'animal mais aussi chez l'humain. Quand les études quantifient la quantité de dipeptides ou de peptides bioactifs du collagène qui existe dans la matière première utilisée versus le dosage, on voit que ça donne un effet d'accélération de la production de collagène. Bon, ça il y a pas de débat là-dessus.

Derrière, il y a un autre type de collagène, ce qu'on pourrait appeler, prenons l'exemple, du collagène non dénaturé, ce qu'on appelle UC2, undenaturated collagen type 2, type 2, collagène de type 2 non dénaturé UC2, ce qu'on utilise souvent en rhumatologie, les arthroses par exemple. Celui-là, il s'absorbe pas, il s'absorbe absolument pas. C'est la grosse molécule de collagène de type 2 qui est là. Donc ça sert à quoi ce truc là ? Bah ça sert en fait à avoir un effet immunomodulateur. Toutes les études existent là-dessus. Un effet immunomodulateur. Immunomodulateur veut dire que ça va augmenter, sans rentrer peut-être dans des détails plus complexes, mais ça va augmenter une sous-population de lymphocytes T qu'on appelle les Tèg, les T régulateurs là, qui va augmenter la tolérance immunitaire. En gros, ça va à l'encontre des réponses autoimmunes. Ça ça calme les tout ce qui est réponse autoimmune, maladie autoimmune ou et donc ce collagène là, il a cet effet là dans l'intestin. Et comme dans l'intestin, on a la majorité des cellules du système immunitaire qui sont posées là dans dans le grêle, dans l'intestin grêle, c'est 80 % hein, 80 % des cellules du système immunitaire, de la totalité des cellules du système immunitaire sont le dans le dernier tiers de l'intestin grêle sont posés là tranquillement. Donc les 20 autres pour cent sont ailleurs dans le tube digestif et dans tout l'organisme et 80 % là. C'est-à-dire que si on a un impact d'immunomodulation ou anti-inflammatoire au niveau du grêle, on l'a au niveau systémique réellement. Et donc ce collagène là, il a cet effet là. Donc si tu vas aller faire une étude pharmacocinétique sur ce collagène là, c'est-à-dire étude où tu vas mesurer avant après le taux de collagène dans le sang, bah tu vas rien trouver. C'est normal, il s'absorbe pas le truc. OK ? Par contre, il a un effet au niveau intestinal. OK.

Mais du coup, tu es tu es en train de me dire que les deux formes ont bel et bien un effet sur les douleurs et la fonction. Alors finalement, alors c'est des indications différentes. Là le collagène hydrolysé, c'est surtout sur la peau. Euh, bon, un petit peu sur les articulations, mais c'est c'est pas c'est pas un effet majeur, mais c'est surtout au niveau de la peau, au niveau des tissus conjonctifs en général, mais là où ça a été le plus étudié, c'est en médecine anti-âge, en médecine esthétique, c'est surtout sur la peau, un petit peu les muscles. Voilà, c'est c'est pour la récupération aussi parfois chez les sportifs au niveau du tissu osseux, au niveau de l'os. Ça c'est intéressant aussi parce que l'ostéoporose là par exemple chez la femme ménopausée lorsqu'il y a moins de enfin lorsqu'il y a plus de d'œstrogènes produits par les ovaires, de stradiol, ostéoporose. Ostéoporose est pas dû ici à un déficit en calcium ou quoi. Surtout dû au fait qu'il y a le l'effet anabolisant de l'œstrogène qui qui n'est plus remplacé par autre chose et qui fait que le collagène osseux est beaucoup moins synthétisé. Euh donc il y a cet effet là et puis derrière il y a ce collagène UC2 par exemple. Euh il y a d'autres types hein, mais ce collagène UC2 euh qui a été étudié beaucoup plus dans le cadre de de l'arthrose et là on teste ça euh versus placebo par exemple ou on teste ça versus combinaison glucosamine chondroïtine et on trouve que c'est supérieur en terme d'effet sur l'arthrose tout en sachant que la combinaison chondroïtine glucosamine elle est équivalente à un certain nombre de médicaments qu'on utilise pour l'arthrose. Par exemple, des anti-inflammatoires non stéroïdiens type célécoxib là le fameux Célébrex par exemple, on a une étude par exemple, une étude clinique de un essai clinique de non-infériorité où c'est équivalent et mieux toléré glucosamine chondroïtine. Et ce collagène UC2 type 2, on a une étude qui montre qu'en fait son effet est supérieur à la combinaison chondroïtine glucosamine. Donc les effets existent.

Maintenant, le problème de ces études là et le problème de ceux qui les utilisent, c'est qu'ils savent pas les utiliser. Ils savent pas les lire. C'est quand on lit une étude, c'est pas on lit pas la conclusion ou même pas enfin même la méthode tout ça. Il faut comprendre en fait ce qui est ce qu'on fait là-dedans. Quelle matière première a été utilisée ? En fait, quand on lit, on a utilisé collagène hydrolysé euh de tel parce que souvent on met on dit telle société, tel laboratoire en ou alors on l'a obtenu comme ça en laboratoire, on a pris je sais pas quoi, des des extraits par exemple bovins et on les a hydrolysé tout ça. Euh là, il faut aller chercher qu'est-ce que c'est que ce truc, c'est quelle est la matière première qui a été utilisée. Faut aller voir en dehors de l'étude qu'est-ce que c'est. Et alors juste pour conclure sur ce sujet de collagène, les deux les deux typologies de collagène là que j'ai présenté, deux exemples là, l'un pour donner un exemple sur sur le l'effet dose en fait, le collagène hydrolysé hein, il peut être d'origine bovine, porcine, marine, peu importe. Son dosage moyen, c'est quoi le dosage efficace ? 5 à 10 g, voire même 15 g. Oui, c'est ça se vend en poudre, c'est-à-dire en poudre. Oui. Oui. Voilà. Bon, si on prend un collagène comme ça en gélule, on aura avalé beaucoup de gélules. Ça n'a pas de sens. Gélule, c'est pas une bonne forme galénique pour ça. Il faut la par contre voilà, en comparaison avec l'UC2, quelle est la dose efficace de l'UC2 là pour les indications d'arthrose ? 40 mg, on n'est pas du tout sur les mêmes effets de dose hein. C'est 40 mg, c'est la dose étude. C'est celle cette dose là qui comme je disais qui est efficace plus efficace que la combinaison chondroïtine glucosamine. OK. Donc c'est pas du tout la même chose en fait. Déjà, si on distingue pas les typologies de collagène, la qualité de la matière première, les effets dose, si on identifie pas bien les indications, bon, c'est normal qu'on va avoir. Et le le problème des études cliniques, c'est ça. Les cliniciens, c'est tout à fait normal. Un clinicien est un clinicien. C'est c'est très rare qu'il soit expert en tout. Les cliniciens ne comprennent pas ces choses-là. Comme les biochimistes n'ont pas de compétence au niveau clinique. Ouais. Oui. Oui. D'accord. D'accord. Ouais, c'est intéressant. Et oui, il y a collagène et collagène. Il faut savoir d'où ça vient. Ouais. Ouais. C'est Ouais, c'est c'est complexe. C'est c'est complexe. Et et bon, toi tu t'occupes de faire des méta-analyses, donc tu cherches à faire tout ça. Mais est-ce que parmi les méta-analyses qu'on prend en référence, il y en a qui qui font leur tambouille sans sans regarder l'origine des choses ou ? Ben la méta-analyse, c'est pire parce que les méta les ceux qui font les méta-analyses, c'est des biostatisticiens. En général, ce sont ni des cliniciens. Alors dans l'étude, il il peut y avoir des cliniciens. Bon, euh, ce sont ni des cliniciens ni des biochimistes la plupart du temps. C'est des biostatisticiens. Donc eux, ils prennent tout ce qui a été fait, tout le bazar qui a été fait et ils vont le traiter statistiquement. Ouais, c'est moi j'en ai moi je suis pas un expert des méta-analyses, j'en ai fait quelques-unes juste pour comprendre un petit peu parce que moi ce qui m'intéressait dans les méta-analyses de de c'était de savoir est-ce que on pourrait donc il y a quelques années, je m'intéresse à ça, est-ce qu'on pourrait obtenir des résultats différents, contradictoires ou voire même extrêmement différents euh en changeant des euh en changeant des critères méthodologiques au niveau de la méta-analyse ou en changeant des méthodes statistiques et donc la réponse est oui. Ais voilà, la réponse est oui. Que j'ai j'ai dû apprendre comment on fait une méta-analyse, publier quelques-unes et comprendre qu'en fait, on peut faire, pas on va pas exagérer quand même en disant on peut faire ce qu'on veut, mais il y a toujours moyen quelque part de d'orienter le truc en fonction de si on a si on veut ou si on a un intérêt ou si on a une petite orientation idéologique quelque part dans un coin de la tête. Il y a toujours moyen de de le faire d'ailleurs inconsciemment ou peut-être partiellement consciemment. Je encore une fois, je dis pas que toutes les méta-analyses sont de mauvaise qualité, mais le problème des méta-analyses à la base en dehors de ça, c'est que on prend euh toutes les études qui ont été faites dans le sens que j'ai expliqué, c'est-à-dire les cliniciens qui connaissent pas les méthodes, enfin les les oui les méthodes d'extraction, les qualités de matière première, tout ça, les effets dose et on prend tout ce brouhaha et on synthétise ce que nous en tant que biostatisticien on considère que ça fonctionne ou ou que c'est intéressant méthodologiquement. Ouais. Ouais. D'accord.

Et alors est-ce que on peut en conclure qu'un bon essai clinique randomisé est meilleur euh en niveau de preuve que finalement une méta-analyse où les mecs sont déconnectés de la réalité finalement en quelque sorte ? Oui, effectivement. Alors là encore une fois, je précise bien parce qu'on parle des méta-analyses, des essais cliniques, on parle de ces études là dans le domaine que moi je connais. C'est-à-dire par exemple dans le domaine du médicament, c'est très probablement différent du point de vue sociologique. La sociologie du chercheur qui fait l'étude clinique sur le médicament, elle est quand même très différente de la sociologie du chercheur qui fait l'étude clinique sur l'ingrédient naturel. Ouais. C'est c'est très très différent. C'est comme maintenant, euh, quel est l'expert du médicament ? Qui est l'expert du médicament en réalité ? C'est le pharmacien et le médecin. Pharmacien, c'est l'expert du point de vue technique du médicament. Le médecin, c'est l'expert du point de vue clinique du médicament. Qui est l'expert du complément alimentaire maintenant ? Personne. Personne. Il y a personne pour l'instant. C'est un métier qui existe de fait mais où il y a pas de il y a pas de cadrage, il y a pas de spécialiste là-dessus. Les diététiciens disent "C'est nous les experts." Les pharmaciens disent "Non, c'est nous." Le médecin dit "Non, c'est moi le voilà le chef de tous les professionnels de santé, donc c'est moi." Euh, mais en fait réellement, euh personne n'a de personne, je veux dire en terme de métier, n'a de connaissance approfondie, réelle et complète de ça. Parce qu'en fait, il faut être quand on est dans ce ce domaine là, il faut être clinicien, euh biochimiste, biochimiste, connaître la biochimie en tout cas de de ces choses-là et avoir un pied dans l'industrie. C'est ce que je dis toujours pour comprendre un complément alimentaire, il faut pas être dans le salon ou dans le couloir. Il faut il faut être dans le lit de la chambre à coucher, faut être vraiment dedans et puis derrière avoir toutes les connaissances et le bagage à la fois pratique, empirique, clinique et le bagage scientifique de tout ce qui tout ce qui vient derrière. Donc c'est et ça c'est complexe ça. Ça a été fait par la pour le médicament, ça n'a pas été fait pour le complément alimentaire. Ouais, tout à fait. Pas encore. En tout cas, c'est ce que moi j'essaie de faire. Tout à fait. Euh aussi, peut-être que une des raisons pour lesquelles c'est comme ça, avec des grosses variations selon la méthodologie euh pour des études comme des méta-analyses, euh c'est peut-être parce que l'effet d'un complément n'est pas aussi important sur l'organisme que qu'un médicament. Donc c'est beaucoup plus dur. Ouais.

Mais il y a aussi du point de vue historique et sociologique euh le développement du complément alimentaire. Si on veut un petit peu retracer le enfin très brièvement s'il y a beaucoup de choses à dire, il y a eu deux grandes révolutions du complément alimentaire, deux grandes entre guillemets re donc entre parenthèses évolution évolution révolution. Il y a eu les euh la médicaments qui ont commencé au départ par produire les compléments alimentaires et là c'est c'était les trucs basiques, c'était le la le complexe calcium, vitamine D, euh les multivitamines, ce genre de choses là, du fer par exemple, de la B12, le complexe B, ce genre de truc là. Euh et ça c'était les années à partir des années pas fin des années 70, 80 et cetera jusqu'à début des années 2000. Et ensuite il y a eu une autre évolution où là on a eu quasiment exclusivement, c'est que ici c'est une évolution mais c'est aussi une révolution au niveau du complément alimentaire. On a eu les industriels du complément exclusivement compléments et non pas du médicament. Et là, c'était différent. Un industriel, il doit toujours trouver des points de concurrence. Ouais. Et et et donc pour se distinguer des industriels du médicament qui eux avaient tous les réseaux ou encore tous les réseaux de de pharmacie, il y a eu une sorte de réseau parallèle créé à ça euh et qui a accompagné si on veut rentrer dans les tendances lourdes sociologiques de ça. En France, par exemple, il y a eu toute la toute l'évolution de la naturopathie, de la nutrithérapie, y compris avec la micronutrition et tout le reste. Tout ce qu'on pourrait appeler une à l'époque, on appelait ça une médecine parallèle ou une médecine alternative et médecine alternative ou parallèle euh qui maintenant ça a changé, c'est un petit peu différent. Et donc là, le complément alimentaire qu'on a eu de la deuxième évolution révolution, c'était des compléments alimentaires qui qui sont en général dans l'ensemble mieux que les premiers. C'est pour ça qu'aujourd'hui le complément alimentaire, la plupart du temps, il y a des évolutions importantes là qui se font depuis le Covid. Là, c'est la troisième évolution. Depuis le Covid, il y a des changements majeurs structuraux au niveau du entre guillemets le système de santé pas officiel mais chez les pharmacies, les médecins et cetera, on trouve de plus en plus de compléments alimentaires de bonne qualité. Mais avant le Covid, la quasi totalité des compléments alimentaires en pharmacie, c'était de la mauvaise qualité parce que tous les autres les industriels du complément, ils ont suivi des circuits parallèles. Ça se vend pas en pharmacie, très peu en tout cas, ça se vendait pas. Ouais. Maintenant, un peu plus, on trouve les grandes pharmacies comme ça dans des villes moyennes, dans des grandes villes. Euh les grandes pharmacies, ils intègrent aussi des compléments de bonne qualité, certains des des labos euh qui qui sont bien réputés, qui qui font des de bons produits et cetera. Et on a encore des ceux qui vendent directement la vente en ligne ou qui vendent directement, ce qui veut pas dire que tous ceux qui vendent en ligne ont des produits de bonne qualité. OK. OK.

Euh, alors si tu veux bien, on on va si tu veux bien qu'on traite ces trois exemples là. Donc le le collagène, bon, on a fait un petit peu le le tour. Euh, il y a quand même un effet à virer alors hein, selon toi. Mais avec les quand le produit est de bonne qualité, quand il est utilisé euh au bon dosage, à la bonne indication, il y a nécessairement un effet. OK. OK. Voilà. Euh, ouais, mais j'ai quand même envie de te dire un truc. Euh, euh, si ça a un effet et si on avait besoin de ça, le végan il aurait les articulations rincées quoi, tu vois. Ouais.

Non mais attends, dans le raisonnement, tu tu as raison de poser cette cette question là, mais qui va me permettre de de d'ajouter une autre remarque que j'ai pas abordé qui est en fait euh quand on dit il a un effet, alors il y a effet et effet parce que en micronutrition, on n'utilise pas une molécule ou un ingrédient pour gérer une indication. Ça ça existe pas en micronutrition. Ça c'est le raisonnement linéaire du médicament. Médicament, tel mécanisme, telle indication, tel dosage, ça donne tel effet. C'est pas aussi clair que ça en tout cas, mais c'est beaucoup ça l'est beaucoup plus par rapport aux compléments alimentaires. Mais en micronutrition, la compréhension des voies métaboliques, la physiopathologie, des facteurs et l'action conjointe sur tout ça permet d'obtenir l'effet qu'on considère nous comme effet significativement clinique. C'est-à-dire que en gros, le la personne qui a l'arthrose là, lui donne du collagène seul comme ça, du collagène UC type 2 au bon dosage, il est possible qu'au bout de quelques semaines de supplémentation, qu'il sente un effet, dit effectivement, j'ai un meilleur confort articulaire, mais bon, c'est c'est peut-être pas énorme, c'est peut-être pas spectaculaire, mais oui, il y a eu quand même un avant et un après. C'est c'est mieux. C'est mieux. Il peut y avoir aussi une adaptation avec cet effet là. Puis à un moment donné, ça fonctionne moins moins bien, voire pas du tout. Parfois, il y a pas d'effet du tout, mais ça c'est lorsqu'on utilise un ingrédient à supposer que l'ingrédient était utilisé dans la bonne indication au bon dosage avec le voilà le bon produit, la bonne qualité tout ça. Maintenant, l'articulation telle qu'elle est, le le problème de l'arthrose, ça implique pas mal de choses, donc c'est pas le collagène uniquement, c'est plusieurs autres choses avec le collagène. Et toutes ces choses-là, tous ces ingrédients, ils doivent avoir la même indication, utilisé au bon dosage avec le le la bonne qualité. Et là, tu as un vrai effet de ce que tu entends par effet cliniquement. Pardon. Donc le tu me dis le végan, oui, il est possible qu'il est enfin, je veux dire, le collagène, on le synthétise nous, on synthétise des quantités énormes. Tous les tissus conjonctifs contiennent des des quantités énormes de collagène. Bon, euh, et alors c'est ça encore une fois méthodologiquement parlant, on retombe dans cette problématique de comment identifier l'indication. Qui te dit que le végan n'a pas de problème de collagène ? Qu'est-ce qui permet de le dire ? Comment comment on va explorer le le sujet ? Et peut-être que ce végan là, il a aussi des problématiques autres qui sont plus graves de par sa ses susceptibilités, ses carences, son état métabolique, sa génétique qui font que ça va masquer plus. C'est-à-dire son est son problème, c'est vraiment pas les articulations pour lui, c'est c'est la dépression peut-être ou je sais pas ou d'autres choses, la fatigue et cetera. Tu tu vois ce que je veux dire ? Ouais, je comprends. Je comprends. C'était juste pour rebondir sur l'argument de base où tu sais ouais, il faut prendre du collagène parce que à l'époque les ancêtres ils mangeaient de la moelle ou ils mangeaient de la de la gélatine, tu sais et on en mange plus, tu vois. Mais cet argument peut être facilement démonté en disant que le végan n'a pas n'a pas d'apport de collagène. Tu vois ces arguments là, c'est en fait, j'ai envie de dire là pour résumer tout ça, c'est des conneries en fait de prendre des choses qui se passaient il y a des dizaines de milliers d'années ou plus et de les appliquer sur maintenant, ça n'a pas de sens. C'est même peut-être, je sais pas si on aura l'occasion d'en discuter, euh les tribus de je ne sais quoi, de je ne sais quel endroit ou les populations de je ne sais quel endroit, ils vivent très longtemps et donc ils mangent ceci et cela. Donc nous on doit manger ceci et cela pour vivre autant. Ça n'a pas de sens ça. C'est on peut on peut vivre autant comme on peut vivre moins ou plus ou ne pas vivre du tout ou crever avec ça. Ça n'a il y a aucune du point de vue méthodologique, il y a aucun rapport à faire là-dessus. C'est des sortes de corrélations euh des corrélations qui sont doublement fausses. D'ailleurs, régime Okinawa. OK, c'est c'est possible que ça fasse beaucoup de bien à beaucoup de gens. C'est possible aussi que ça fasse le contraire. C'est possible aussi que ça ne fasse rien du tout. Donc c'est méthodologiquement parlant, ça n'a pas de sens. Ouais. Ouais.

Donc mais ouais, je je je prévoyais d'en d'en parler après. Euh, alors si tu veux bien, on peut parler du jeûne intermittent. On parlait de manière de s'alimenter végan. Euh, le jeûne intermittent, est-ce que c'est bien ? Est-ce que ça sert à rien ? Est-ce que ça peut causer des problèmes ? Qu'est-ce que tu en penses toi ? Et alors la question, je pense qui est souvent mal qui est souvent posée par rapport au jeûne intermittent, je pense qu'elle est mal posée. Le jeûne intermittent, il faut le considérer comme une pratique entre guillemets thérapeutique, préventive ou voilà, peu importe qui ça a des indications, on va peut-être en parler, euh, mais il faudrait le considérer comme un moyen thérapeutique. Qu'est-ce que c'est qu'un moyen thérapeutique ? Pareil que ce qu'on a dit sur les compléments alimentaires. Ça a une méthodologie, un protocole, euh, ça des contre-indications, des indications, des précautions d'usage, un dosage déterminé, des effets secondaires. C'est comme ça qu'il faut voir le jeûne, le jeûne intermittent. Euh, il y a un problème, c'est je détaille ça toujours depuis depuis des années par rapport aux jeûnes intermittents. C'est ce qu'on appelle dans les études, on parle de caloric restriction, restriction calorique. C'est pour dire pour parler du jeûne intermittent. En tout cas, les études scientifiques fondamentales sur le jeûne intermittent, c'est c'est on parle de restriction calorique chez la souris et cetera. Et alors, on a quelque chose qui est souvent négligé. D'ailleurs, ceux qui défendent le le jeûne intermittent et là, c'est vraiment un sujet majeur parce que ça cristallise des orientations idéologiques. Ce que je disais tout à l'heure, on trouve plein de de de courants idéologiques qui traversent ce domaine de la micronutrition et de la nutrition parmi lesquels ça. Donc quand on dit jeûne intermittent, jeûne intermittent, il y en a qui défendent bec et ongles le jeûne intermittent. Euh, déjà là, c'est c'est pas c'est pas bon. Il y en a qui le balaient d'un revers de main. C'est dangereux, c'est extrême, c'est c'est pas bon et cetera. Bon, le problème se pose différemment. Le problème, c'est qu'il y a rien qui permet d'améliorer la santé des gens et leur qualité de vie d'emblée systématiquement. Une seule chose comme ça qui est une sorte de solution miracle ou de raccourci qui permet de voilà de faire. Vous prenez quelqu'un qui est en dénutrition, vous le faites jeûner, il est mort. C'est la mécanique est simple. Voilà. Un sujet âgé qui est au bord de la dénutrition parce qu'il absorbe pas bien. Son tube digestif a vieilli, il digère pas bien, il métabolise mal, il est en hypercatabolisme, tout ça. Il n'est pas en dénutrition mais il va y arriver très vite s'il continue comme ça. Vous le faites jeûner, il est terminé lui. Échec et mat. Euh, ce que je cite ici des exemples, c'est des exemples, mais là, c'est des contre-indications absolues du jeûne. Bien sûr, un cardiaque, quelqu'un qui a des troubles du rythme cardiaque ou le fait de jeûner, lui, il est probablement, pas toujours, mais probablement euh, il peut mourir physiquement, il meurt en fait. Euh, d'autres exemples.

Pardon, tu parles de on parle bien du jeûne intermittent par exemple couper pendant 16 heures les apports de de calories, hein. Ouais. La restriction calorique en général. Ouais. C'est-à-dire en en gros, euh en gros, ça se manifeste souvent par sauter le petit-déjeuner ou sauter le repas du soir. En gros, c'est ça. Alors ça dépend parce que alors oui, mais ça c'est un type parmi d'autres de jeûne intermittent parce que tu as tu as le jeûne intermittent ce qu'on appelle euh The Warrior Diet, c'est un repas par jour. Ouais. Aid voilà. Ou un jour sur deux, un repas un jour sur deux, on sort comme ça. Ça c'est les un peu les exemples extrêmes. Tu as le jeûne du Ramadan aussi qui est un jeûne à censé être un jeûne à un repas. Bon, c'est un repas et demi ou deux repas, peu importe, mais c'est censé être un jeûne à un repas sec en plus. C'est c'est le le jeûne intermittent extrême. Je reviendrai sur le jeûne intermittent type Ramadan là parce que ça c'est ça donne un petit peu l'idée que je je voulais développer. Tu as aussi celui qui jeûne pendant 12 heures. Il va me dire c'est c'est pas normal. C'est c'est un truc normal ça. On jeûne pendant 12 heures, on dort à je sais pas, on arrête de manger à 20h et on se réveille le matin et on remange et ça fait 12 heures. Oui. Sauf que pour celui ou celle qui a 80 kg à perdre et qui a l'habitude de se réveiller à 3h du matin pour manger, c'est un jeûne. Le jeûne de 12 heures là. Voilà. Donc il y a des contextes différents, mais tout ça, c'est du après, il y a aussi pour ça que je disais la restriction calorique parce que quelqu'un peut manger par exemple moins de 1000 calories, 800 calories, mais les manger sur trois prises alimentaires par exemple, des sortes de trois petits repas comme ça. C'est pas du jeûne dans le sens de la durée, mais c'est du jeûne dans le sens de la quantité. Il y a aussi les jeûnes par rapport à la qualité de ce qu'on mange, enfin la typologie de ce qu'on mange. On mange pas tel et tel et tel et tel type de ou groupe d'aliments ou catégorie d'aliments. Ou alors l'exemple le plus extrême de ça, c'est les monodiètes. On boit que du jus de carottes, on boit que je sais pas quoi et cetera. On mange que du riz 3 jours sur je sais pas sur deux ou quoi ce genre de tout ça, ça rentre dans la restriction calorique. Ça rentre là-dedans en fait. Donc ouais, c'est Paul Saladino là, je sais pas si tu connais, il parlait d'un il interview un mec qui avait fait un jeûne à la sardine. Il mangeait que de la sardine par exemple, tu vois, ça c'est un jeûne. C'est un type de jeûne intermittent. Ouais. Voilà.

Après, il y a il y a dans tout ce que je viens d'expliquer là, tout ça, toutes ces formes là, ça pourrait être fait donc de manière continue ou de manière fractionnée ou intermittente. C'est-à-dire, on peut sur une semaine faire certaines de ces typologies de jeûne, les appliquer sur deux jours semaine par exemple ou trois jours semaine ou tous les jours et alors tous les jours et puis la semaine prochaine on fait pas et la semaine d'après on fait deux fois et ainsi de suite. Donc il y a des formes, c'est c'est multiforme. Donc la restriction calorique en tant que tel. Alors si maintenant là toi par exemple tu es en en tout cas tu as l'air d'être en bonne santé apparente, tu manges pas comme ça 3 jours d'affilée, bah il t'arriverait rien du tout. Au contraire, enfin, tu vas peut-être être fatigué, avoir des maux de tête, dénutri peut-être et cetera, avoir super faim, euh tout ça. Euh, je prends 3 jours comme ça comme exemple, mais il t'arrivera rien d'extrêmement sérieux. Peut-être que tu vas même en bénéficier, tu vois, sur le plan de la santé. Euh, mais est-ce que est-ce que si tu le fais sur une période de 3 mois par exemple, c'est compliqué hein. Oui. Voilà. Euh, quelqu'un quelqu'un d'autre là, je je je prends ton exemple. tu es jeune, tu es en bonne santé, tu es en forme, tu fais ça sur comme ça une certaine certaine période, tu commences déjà à ressentir des effets, hein, ce qu'on appelle des effets secondaires. Et alors, il y a quelque chose qui arrive avant les effets secondaires structurels sur sur du jeûne dans la tête. Non, c'est oui, on pose on pose ça différemment. Ce sont les c'est ce qu'on appelle l'intolérance au jeûne. C'est tout le monde constate ça mais personne en parle en fait. L'intolérance au jeûne. C'est-à-dire qu'en gros, c'est pour ça que j'ai parlé du jeûne du Ramadan tout à l'heure, jeûne du Ramadan, ça c'est très typique. Euh la personne, elle est fatiguée, fatiguée, fatiguée, hein. C'est c'est-à-dire sa productivité au travail diminue. Euh elle est somnolente au cours de la journée, voire même elle a envie de dormir, euh épuisée. Donc, euh il peut y avoir même des courbatures qui apparaissent au bout d'un certain temps, irritable, irritable, déprimée et puis le moment lorsque le moment arrive de manger, il y a ce qu'on appelle des compulsions alimentaires, des envies de manger du sucre. Et donc en fait, on qu'est-ce qui arrive ? On inverse le le les rythmes circadiens. C'est on mange pas la journée, on mange la nuit. Et on se retrouve avec des gens qui prennent plusieurs kilos au bout du mois de Ramadan par exemple. Ça c'est un exemple typique. Et alors pourquoi il y a ça ? Ça ça s'appelle des signes cliniques d'intolérance au jeûne. Pourquoi ? Parce que en fait, métaboliquement parlant, on n'est pas équivalent à la capacité à s'adapter à la restriction calorique. C'est comme quand on est quand on dit on n'est pas tous équivalents dans tel sport par exemple. C'est pas tout le monde qui peut escalader une montagne et puis il y a une montagne du montagne montagne difficile à escalader, une autre qui est beaucoup plus simple. Euh et c'est pas tout le monde qui va pouvoir faire la même chose, avoir les mêmes performances. Bah c'est exactement la même chose et ce qui permet de déterminer ça majoritairement, c'est la résistance à l'insuline ou la sensibilité à l'insuline. Quelqu'un qui est par exemple qui arrive à s'adapter à un jeûne dur qui en fait le jeûne de je parle jeûne intermittent, le jeûne à un repas sec. Oui. Et qui n'a pas du tout sur par exemple sur un mois, les prenons un mois pour reprendre l'exemple du jeûne de Ramadan qui n'a pas du tout les les signes cliniques d'intolérance au jeûne. Celui-là, il a un métabolisme qui qui est parfaitement régulé. On peut dire quelqu'un qui euh dès que alors l'autre extrême maintenant, je prends dès qu'il saute un repas, euh dès qu'elle euh change la composition du repas, c'est-à-dire où il y a moins de sucre dans le repas, moins de farine, moins de sucre et cetera, dès qu'elle décale ou il décale un peu le

Repas, qu'est-ce qui arrive directement ? Signe d'intolérance aux jeunes, irritabilité, dépression, fatigue, j'ai envie de dormir et je dois manger du sucre. Ça, c'est en gros pour résumer ce que c'est que l'intolérance au jeûne. Donc, il y a ça qu'il faut considérer.

Donc, si on a ces signes d'intolérance aux jeûnes, ça veut dire, ça veut pas dire qu'on va les avoir toute sa vie. Ça veut dire qu'en fait, dans la situation actuelle dans laquelle on se trouve, c'est pas possible en fait de continuer sur ce rythme de jeûne qu'on a instauré. Il va falloir, ça veut pas dire qu'il faut nécessairement arrêter, il va falloir alléger. On allège avec la fréquence, la fréquence de ces journées de jeûne intermittent. On allège avec euh l'augmentation de la quantité de ce qu'on mange ou avec aussi les repas, l'augmentation de la fréquence des repas au cours d'une journée.

Ouais. OK. Hm. OK. Ouais. Donc c'est c'est bien, mais c'est pas pour tout le monde et puis il y a des manières de le faire ou de l'adapter à soi quoi. C'est un médicament. Voilà. Ouais. Personnellement, tu vois, je je je sais pas si c'est bien, mais je l'utilise ben quand j'ai fait un un gros repas. Ben le lendemain pour compenser un peu quoi. Tu sautes le petit déj, c'est facile pour. Ah oui, mais ça c'est les c'est les situations là. Tu prends la situation la plus simple à faire pour la majorité des gens. Ouais. Tu sautes un repas, qu'est-ce qui va se passer ? Pas grand-chose. Sauf que quoi que si tu fais ça souvent, il est possible, pas pour toi, peut-être pas, mais il est possible que pour certaines personnes dont le métabolisme est pas bien et qu'ils ont une certaine inflammation de grade et autres, il est possible qu'ils vont développer des troubles du comportement alimentaire à un moment donné. C'est-à-dire, ça s'accumule comme ça, une sorte de dette entre guillemets calorique, même si on s'en fout un peu des calories, mais une dette en terme de substrat énergétique que le corps n'arrive pas à compenser endogènement.

Le gars en fait, qui arrive à manger une fois par jour pendant une période, pas toute sa vie, mais pendant une certaine période sans nécessairement avoir des répercussions métaboliques majeures et des signes cliniques majeurs, lui, son foie, ses hormones, son système nerveux, son système immunitaire aussi, ils arrivent à gérer cette situation là en produisant endogènement la quantité de substrats énergétiques nécessaires. C'est pas tout le monde qui peut le faire et c'est même pas ça, c'est une minorité en fait. Donc la majorité vont osciller entre l'exemple le plus extrême de l'autre côté, celui qui doit tout le temps manger du sucre, et l'autre exemple de celui qui mange une fois par jour. La majorité sont là. Donc oui, c'est probablement pour la majorité des gens simple parfois par moment de sauter un repas, tout ça, ça change pas grand-chose, mais pour certaines personnes précisément, ça va créer des compulsions alimentaires. OK.

Et et quand tu dis c'est thérapeutique, dans quelle dans quelle situation ? Des indications telles que euh justement la résistance à l'insuline. Hm. Euh alors résistance à l'insuline, souvent quand on dit résistance à l'insuline, diabète type 2, c'est pas la même chose. La résistance à l'insuline, c'est le trouble métabolique qui à terme conduit au diabète type 2. Ouais, c'est un prédiabète. Voilà. Non, le qui conduit au prédiabète et au diabète type 2 ensuite. OK. Quelqu'un que tu diagnostiques maintenant comme étant prédiabétique, c'est-à-dire qu'il a au minimum 15 ans, ça fait au minimum 15 ans qu'il est résistant à l'insuline, d'accord ? Voir même plus. Euh donc diabète type 2, ça peut-être intéressant, mais pareil, le diabétique type 2, comme sa résistance à l'insuline est très élevée et c'est lui qui va avoir le plus de symptômes d'intolérance aux jeûnes. Donc c'est pour ça qu'il faut adapter ça, que ça soit très progressif. C'est comme l'entraînement sportif, tu vois. Euh c'est très progressif. C'est une sorte d'entraînement métabolique, de rééducation métabolique qu'on fait. Ça doit être un jeûne très facile à faire au début, avec les différentes variables que j'ai expliqué et ensuite progressivement, mais vraiment très lentement, on glisse vers des typologies de jeûnes qui vont être un peu plus difficiles à faire et progressivement, mais ça doit être fait avec un encadrement, c'est pas juste comme ça.

C'est super intéressant. Donc si si j'ai bien compris, la bonne santé métabolique, c'est être capable de manquer de nourriture pendant plusieurs heures et quand tu as perdu cette capacité en fait, tu te réentraînes. Exact. C'est de la forme, il y a la forme physique, il y a la forme mentale, il y a la forme métabolique. OK. C'est super intéressant. Ouais.

Et et tu as tu as là pour pour conclure peut-être sur le jeûne euh souvent il y a il y a aussi euh en fait il y a une question dans la question, c'est de de quand on dit le jeûne intermittent c'est bien, c'est pas bien et cetera. C'est un affrontement idéologique en général. Oui. Euh mais je parle même des scientifiques, c'est-à-dire étude étude à l'appui. Il y a des scientifiques qui sont convaincus idéologiquement pour différentes raisons. Ça peut-être des raisons euh pas idéologiques, écologiques, religieuses, je sais pas quoi et cetera, que le jeûne intermittent ou le jeûne tout court, la restriction calorique, c'est c'est c'est important et nécessaire. Ils vont faire des études dans ce sens et les autres dans l'autre sens aussi. Ceux qui sont complètement contre, complètement fermés. Ce que moi j'appelle, moi je fais toujours un parallèle entre la politique et ce et notre domaine en fait du point de vue idéologique. On a on a une ligne dans laquelle on a la gauche et la droite, on a les conservateurs et les progressistes. Et là, on retrouve ce modèle-là dans ce que nous on fait. Moi, je le retrouve, je l'observe. Il y a les conservateurs qui sont contre les compléments alimentaires, qui sont contre le le jeûne, qui sont contre la naturopathie, qui sont contre tout. C'est en fait là avant de avant que tu lui parles, il te dit non. C'est non et puis ensuite parle. Euh et puis il y a l'autre l'autre qui est dans l'extrême l'autre extrême qui pour lui tout se résout avec du jeûne et de l'eau ou je sais pas quoi avec la la nigelle ou avec ce genre de truc. Jus de carotte ou le jus de carotte, les monodiètes, je ne sais je ne sais quoi. C'est l'autre l'autre l'autre extrême. C'est plus complexe que ça bien sûr, mais déjà c'est un bon départ si on arrive à caricaturer ces tendances là idéologiques de ce point de vue là. Ouais. Et on pourrait faire un méga raccourci de dire que en politique et en nutrition, la gauche va avec la gauche et la droite va avec la droite. [rires] Exact.

C'est moi, j'ai fait un j'ai fait un travail là-dessus sur le végétalisme, enfin les tendances alimentaires en fait et notamment sur le végétalisme. Euh tu sais que le la naissance du mouvement végétalien, en tout cas moderne, euh c'est né en Angleterre par des enf c'est des groupes de féministes en fait. Donc féministe, on comprend féministe, animaliste, écologiste, tout ça, végétalien, tout ça. Donc c'est c'est très cohérent en fait. Ouais. Le pack, voilà, le package. Euh et donc ce que je voulais dire par rapport au jeûne intermittent, c'est l'histoire du jeûne et du cancer parce que là, il y a une aberration considérable. Là, je vais peut-être expliquer ça en deux phrases. Oui. Euh le jeûne intermittent ou la restriction calorique en général a un effet intéressant sur la longévité, un effet anti-âge, voir même sur la prévention du cancer dans certains cas. Mais quand on a le cancer, c'est terminé. Il fallait jeûner avant. Un cancéreux, je parle pas des 2 jours ou 3 jours là qu'on peut jeûner avant la chimiothérapie, tout ça, on s'en fout de ça. De toute façon, c'est peu importe, c'est pas significatif, c'est quelques jours. Je parle du jeûne. Un cancéreux ne doit pas jeûner. Un cancéreux a plus de chance de mourir de la cachexie qu'il aura parce qu'il n'a rien mangé de tel et tel truc que euh de que de mourir du du cancer lui-même. La cachexie, la dénutrition chez cancéreux. Cancer du pancréas, 90 % de risque de cachexie. Cancer digestif entre 40 et 80 % de risque de cachexie. Cachexie chez un cancéreux, la plupart du temps, c'est échec et mat. La plupart du temps, il est mort. Le le traitement fonctionne de moins en moins. Traitement, je parle classique, chimiothérapie, tout ça, ça fonctionne plus ou quasiment plus parce que le système immunitaire est bas. Et c'est fini après. Donc faut faut pas confondre ou mélanger les concepts. Le jeûne sert oui, ça peut servir dans une certaine mesure, il faut pas rendre ça miracle pour la prévention contre le cancer. Ça peut dans certains cas, mais une fois qu'on a le cancer, c'est terminé. Là, il faut manger, faut avoir sa ration de protéine pour que son système immunitaire fonctionne. La copénie, c'est extrêmement compliqué à gérer chez chez le cancéreux. OK. Même les traitements extrêmement toxiques et dangereux de la chimio qu'on donne au au cancéreux parce qu'il il y a que ça pour l'instant, même ceux-là ne fonctionneront pas et vont détruire encore plus l'organisme.

Tu tu parlais de de longévité, j'ai lu un bouquin là de Michael Gregor, j'en ai fait une vidéo, je sais pas si tu connais, un nutritionniste, un docteur américain euh bon qui fait beaucoup de prosélytisme pour le le véganisme. Ouais. Voilà. Et euh il dit qu'en fait, c'est pas la restriction calorique qui augmenterait ta longévité, mais c'est l'absence de consommation de protéines d'origine animale. Tu en penses quoi de ça ? Oui, bah c'est c'est le euh créer, c'est le l'exemple type, la caricature type de l'idéologie appliquée dans le champ de la nutrition, il me semble. Ça c'est voilà, c'est le l'exemple typique, c'est si voilà, là c'est là on est dans dans les travaux pratiques de de ce qu'on disait avant. C'est euh c'est pareil, c'est le le prend parce que c'est un scientifique qui enfin, c'est un scientifique, c'est un médecin euh il publie pas beaucoup non plus euh mais il lit les études. Et quand on lit les études euh je fais toujours un parallèle aussi, c'est comme dans les écrits religieux, on trouve toujours ce qu'on cherche. Ouais. Il y a tellement d'études qui sont publiées par tellement de monde dans dans toute la planète que quand tu cherches quelque chose, quand tu cherches à soutenir une thèse, tu trouves toujours quelque chose là-dedans dans dans ces trucs-là. Euh donc moi ce que ce que je fais en général pour je suis passé par ça, hein. J'ai j'ai fait euh toutes les diètes imaginables. Enfin, quand je dis toutes, c'est j'exagère peut-être, mais j'en ai fait quand même quelques dizaines sur des périodes plus ou moins longues, hein. Euh pour moi-même, hein, c'était c'est personnel pour pour voir pour et cetera ce que ce que ça donne. Et j'ai fait aussi un peu le je suis un peu en paix maintenant avec ces choses-là, avec le tout ce qui est Oui. ces polémiques là, tout ça autour du végétalisme, autour de du régime cétogène, autour et cetera. Donc là, dans les congrès que moi j'organise, j'ai des personnes de différents bords, hein, des végétaliens, enfin des des médecins ou naturopathes ou quoi qui interviennent qui sont des végétaliens ou au contraire euh des des personnes qui font aussi du régime cétogène ou du paléo ou quoi. Ouais. Euh j'ai ma petite idée sur le sujet, mais euh en fait le problème avec ça, c'est que on est ici sur des phénomènes sociologiques et les phénomènes sociologiques sont extrêmement complexes. C'est pas la biochimie en fait. La biochimie, c'est simple. Les phénomènes sociologiques sont très complexes, sont multifactoriels. H et pour pouvoir euh comprendre un petit peu les tendances sociologiques ici, il faudrait sur une question donnée, tu parlais du café par exemple. Le café, c'est l'archétype parfait de la complexité sociologique de ce sujet. Euh tu as les intérêts derrière, tu as ce l'idéologie de ceux qui publient euh et tu as aussi derrière la réalité scientifique. La réalité scientifique, c'est que dans le café, il y a il y a des ingrédients divers et variés. C'est complexe. Euh et tu as des ingrédients qui sont pour simplifier parce qu'on aura pas le temps euh bon pour la santé et d'autres qui sont moins bons pour la santé dans des contextes différents. Ce qui pourrait être mauvais pour la santé pour quelqu'un pourrait pourrait être bon pour quelqu'un d'autre dans une autre situation. Voilà, grosso modo. Euh et donc là, pour pouvoir comprendre ça, c'est qu'en fait on prend en tout cas moi ce que je fais, c'est pour ça que je je rédige je publie les revues de la littérature et ce qui m'intéresse le plus, c'est les revues narratives et les revues systématiques. Qu'est-ce que ça veut dire ? Revue systématique, c'est qu'on va prendre les toutes les études ou la totalité des études faites donc expérimental la plupart du temps clinique, mais aussi préclinique faite sur la question. On prend la totalité de ce qui existe sur le sujet. En tout cas ce qui est crédible, voyez, s'il y a une étude qui a des très gros biais méthodologiques et qui n'a pas de sens, bon bah ça n'a pas de sens, on la vire. Mais on prend la totalité, on regarde qu'est-ce que ça raconte, on comprend les mécanismes derrière. Ça suffit pas de de regarder les études expérimentales comme ça. Il faut comprendre le sujet. C'est il faut se former au sujet réellement dans toutes ces tendances euh et derrière connaître les grands scientifiques qui ont travaillé sur le sujet. C'est c'est les connaître en fait. C'est connaître la personne humainement. Pas personnellement, mais humainement. C'est-à-dire qu'est-ce qu'il fait, quelles sont ses tendances, qu'est-ce qu'il raconte ? C'est voilà ses tendances, ses orientations idéologiques, c'est c'est de la métaméthodologie. C'est c'est on fait tout ça et derrière ça, on sort avec un avis sur la question, un avis qui n'est pas tranché, qui est très nuancé dans cette situation avec les données qui existent maintenant, tel que ça se présente maintenant. Ça a l'air d'aller dans cette tendance. Il est possible que ça change si les données changent. Et c'est tout. Et c'est tout ce qu'on peut faire réellement. Donc les avis tranchés, même moi, j'en ai pas en fait, hein. C'est sur des questions comme ça. Ah ouais, d'accord.

Et mais alors bon, c'est vrai que on aura clairement pas le temps de couvrir tout ce qu'on avait prévu de faire, mais bon, c'est pas grave. On continue un peu là-dedans. C'est c'est intéressant. Euh le café. Alors si tu veux bien nous en parler euh c'est bon, pas bon pour la santé ? Quels effets ? Il a une accoutumance ? Qu'est-ce qu'on peut dire là-dessus ? Alors c'est la mauvaise question qu'il faut jamais poser, c'est est-ce que c'est bon ou mauvais pour la santé ? Euh le sujet est différent. Donc je je vais te donner deux trois points euh on va dire prémisse de raisonnement de trois points méthodologiques. Euh et là voilà, tu vas comprendre, c'est un peu plus complexe. Alors le café, souvent dans l'inconscient collectif, quand on dit café, on parle caféine. Dit café, caféine, c'est presque c'est caféine, c'est un alcal, c'est l'alcaloïde principal du café. Le café ne contient pas que de la caféine, ça contient des polyphénols aussi. Entre autres des polyphénols, l'acide caféique, donc qui porte son nom. Donc les polyphénols, la plupart du temps ont un bon effet, c'est-à-dire anti-inflammatoire, antioxydant et cetera et cetera. Donc l'acide caféique, étant un polyphénol, il a un peu plus de 6000 polyphénols, lui, il fait partie de ces polyphénols là. C'est un acide phénolique qu'on dit, hein, c'est la catégorie des acides phénoliques. Il est intéressant, il y a des dérivés autres aussi dans le café, des catéchines entre autres qu'on trouve beaucoup plus dans le thé vert, mais qu'on trouve un petit peu aussi dans le café. Et donc cette catégorie là de molécules que sont les polyphénols dans le café, cette catégorie est intéressante pour la santé. Il y a la catégorie des alcaloïdes, caféine et dérivés. Cette caféine là euh ça dépend parce que la caféine, elle a deux effets majeurs métaboliques au niveau du cerveau. Elle a l'effet sur l'inhibition des récepteurs de l'adénosine. L'adénosine étant un neurotransmetteur cérébral inhibiteur. Si on veut classifier de manière extrêmement simpliste les neurotransmetteurs, les inhibiteurs et les inducteurs ou les stimulants. Le l'adénosine fait partie des inhibiteurs. Le GABA par exemple est un inhibiteur aussi. L'acétylcholine est un inhibiteur aussi et ainsi de suite. C'est les neurotransmetteurs du système nerveux parasympathique. Et on a aussi les neurotransmetteurs du système nerveux sympathique, des inducteurs, des stimulants. Les catécholamines par exemple, dopamine, adrénaline, noradrénaline, glutamate et autres. Glutamate n'est pas une catécholamine. Donc le café, la caféine, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle inhibe l'effet les récepteurs de l'adénosine. Donc elle inhibe un neurotransmetteur inhibiteur et elle va stimuler indirectement les catécholamines, noradrénaline, adrénaline, dopamine. On parle ici des catécholamines cérébraux parce que ça se produit aussi adrénaline, noradrénaline dans les surrénales également. Ça c'est des hormones par plutôt au niveau cérébral. Donc là, ça va donner nécessairement un effet stimulant. L'effet stimulant pourrait être intéressant chez quelqu'un et pas chez chez quelqu'un d'autre. Et ça, on va dire, c'est un point de complexité. Et puis on a un autre point de complexité qui est la métabolisation de cette molécule fait. Comment on la métabolise ? Et ben, c'est différent. On a des métaboliseurs très longs, longs, moyens, rapides, très rapides. euh qu'on résume souvent slow metabolizer, fast metabolizer. Mais en fait, il y a des nuances dans dans la vitesse de métabolisation. On a une enzyme qui s'appelle CYP 1 A2. CYP 1A2, c'est une enzyme euh qu'on appelle enzyme du cytochrome P450 qui est une enzyme du foie. Ça fait partie de la détoxification hépatique. C'est une des enzymes. On a comme ça des cytochromes qui détoxifient tout un tas de trucs, des médicaments, des polluants, certaines certains nutriments aussi. Les polyphénols se détoxifient, les alcaloïdes et ainsi de suite, des ingrédients de plantes et ainsi de suite. Et donc cet enzyme là, c'est l'enzyme qui dégrade ou qui métabolise la caféine type 1 à 2. Et ben le gène qui code pour cet enzyme, le gène qui euh en se en s'exprimant produit cet enzyme là, il peut avoir différentes formes. OK ? Et parmi ces formes, des formes extrêmement lentes et des formes qui sont extrêmement rapides de l'enzyme. Donc si on comprend ça ici, c'est que si on va métaboliser la caféine différemment, lentement ou rapidement, qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir des effets différents. Une demi-vie de la caféine qui sera différente chez d'une personne à l'autre. Euh quelqu'un d'autre, il a par exemple, il a des surrénales faibles. Les surrénales, c'est ce qui produit le cortisol, l'aldostérone, l'adrénaline, la noradrénaline. Il a des surrénales faibles. On le stimule avec la caféine, dans un premier temps, ça peut-être utile pour lui, mais sur le chronique, sur le long terme, ça va esquinter ces surrénales aussi. Sans parler des effets qu'on peut avoir aussi sur le type le tube digestif, les effets ultra stimulants aussi et les effets addictifs de la caféine derrière. Oui. Ou oui, bien sûr, bien sûr. Donc le sujet est complexe, on peut pas dire c'est bon ou mauvais. Là, soit on répond par c'est bon ou par c'est mauvais, on est nécessairement dans le faux parce que c'est c'est complexe et ça dépend du personne à l'autre. C'est vrai, c'est vrai. Donc mais allez, tout ça c'est dose-dépendant. Oui. Si si on prend la petite tasse là comme ça le matin, bah il y a de fortes chances que la majorité des gens n'ont pas vraiment d'effet majeur qui soient bon ou mauvais. D'ailleurs, hein, tu vois, je voulais te te parler d'une d'une anecdote là. Tu as testé plein de diètes sur toi. Moi aussi j'ai plein j'ai testé plein de choses et j'ai écouté des podcasts de Will Jeans, je sais pas si tu connais euh où il parlait de de caféine justement et il disait si boire du café et consommer de la caféine te provoque des tremblements, une espèce de mal-être quand tu bois du café. Lui, il disait, si je me souviens bien, c'était il y a presque 10 ans qu'il disait ça, il disait "Ben, c'est parce que tu n'as pas suffisamment de glucides." Il disait, "Si tu te charges en glucide et que tu prends du café, tu subis beaucoup moins l'effet du café." Et figure-toi qu'à cette période là, je faisais pas mal de vélo et j'ai essayé de me je prenais en vérité, je prenais Ouais. deux trois cafés alors que je suis assez sensible au café et je prenais une bonne dose de de sucre et et mais j'avais des perfs en vélo de fou par rapport à quand je faisais pas ça. Ouais. Et mais là tu parles, il parle des adaptations euh des adaptations immédiates à la caféine. Moi ce que j'ai expliqué là, c'est les adaptations moyen et long terme. D'accord. Pour la santé. Ouais. Voilà. C'est un peu comme les adaptations à l'exercice, les adaptations immédiates, court terme immédiat, c'est c'est le la tension artérielle qui augmente, le rythme cardiaque qui augmente, le rythme respiratoire et cetera. Et puis ensuite, tu as des tu as d'autres adaptations qui viennent court terme, moyen terme, long terme. Là, tu parles des adaptations immédiates. Oui, effectivement. Euh qu'est-ce qui pourrait expliquer euh même il y a, tu parlais des tremblements, mais il y a aussi l'autre situation où la personne elle prend elle prend du café, elle a envie de dormir juste après. Oui, ça arrive. C'est c'est la même chose là. En général, c'est quelqu'un qui n'a pas bien mangé, qui qui est qui n'a pas bien dormi aussi, qui est un peu épuisé et donc tu lui donnes un coup de boost avec avec la caféine en stimulant, en inhibant le le l'adénosine, en augmentant les catécholamines, son système ne suit pas. Bah parce qu'il a pas le il y a pas de carburant en fait. Et ouais. Donc voilà. Et donc soit il y a la réaction euh très très excessive là, soit il y a l'autre réaction dans l'autre sens. La personne, elle va aller faire une sieste directement. Après euh donc ça c'est les adaptations immédiates à la caféine effectivement. Mais effectivement là euh les les ce débat sur la caféine, c'est pour ça que je disais il est complexe, mais souvent le débat sur la caféine, il se pose dans le sens de est-ce que c'est bon ou mauvais pour la santé, c'est-à-dire c'est nécessairement sur le moyen et long terme. Oui. Ouais. Et donc ça, c'est une question à laquelle on ne peut pas répondre. On répond quand on a quelqu'un devant nous et qu'on étudie sa situation et là on dit "OK, toi, tu as tu as droit à une tasse de café par semaine ou tu as droit à cinq tasses de café par jour." Ouais, bien sûr, bien sûr.

Alors les mecs dans les commentaires, ils vont encore me trouver simpliste, mais moi j'ai envie de te dire ben dans le meilleur des deux mondes, ben il faut boire du déca en fait. Du coup, on a les antioxydants et on n'a pas la caféine en grosse dose. Ouais. Ouais. Sauf que c'est plein de c'est c'est plein de d'agents d'extraction de pourrait à la limite les appeler des des détergents, des ce que moi j'appelle pour simplifier, pour mettre tout dans un même sac, c'est euh on a plein de choses pas très bonnes pour la santé. Si si on en prend comme ça parfois, c'est il y a une règle en nutrition, c'est que ce qui n'est pas régulier n'a pas d'impact qu'il soit positif ou négatif. Donc si si on en prend comme ça, c'est pas grave. Il faut pas être un extrémiste ou un intégriste euh de l'alimentation euh peut tout faire, tout manger, tout se permettre si c'est pas régulier. Et c'est ça le truc. C'est ça le truc. C'est-à-dire que euh Oui, parce que le café Oui, après tu vas dire c'est la dose aussi qui fait le poison. Donc une tasse par jour ou deux tasses par jour, on est dans les clous pour la moyenne des gens quoi. Pour la moyenne des gens. Ouais, pour la moyenne des gens. Mais par contre, là, si tu prends une courbe de Gauss sur les 2,5 % de l'autre côté là, euh il y a des personnes, moi j'en fais partie. Euh il faut pas du tout qu'il prenne de café du tout, hein. J'en prends le café, je j'en prends sur des situations très précises mais très rarement. Ouais. Il y a des personnes qui ne doivent pas prendre du tout, mais c'est pas la majorité de la population. Je c'est c'est pas non plus extrêmement rare, hein. Et tu vois, je je voulais te dire euh une personne comme toi, si jamais tu forces un peu le destin, tu tu fais un entraînement un peu à la caféine en gros et tu vas prendre un café tous les jours, après au bout d'un mois, tu passes à deux cafés et tu fais ça très progressivement, tu vas arriver à le tolérer. Euh, ça dépend de la tolérance encore une fois. Est-ce qu'on parle ici des adaptations court terme et immédiates ou adaptations long terme ? Adaptation long terme, c'est hypertension, c'est euh c'est anxiété, c'est trouble du sommeil grave. Ça, c'est de toute façon, tu as pas d'adaptation euh pour quand tu dis personne comme moi, c'est-à-dire dans l'extrême où il doit pas consommer de café. Voilà. Oui, les adaptations long terme sont toujours les mêmes. Elles sont mauvaises, très mauvaises. Les adaptations court terme, tu parles peut-être sur les faits stimulants tout ça, oui, on s'adapte. Il y a une adaptation, il y a un facteur d'adaptation au à la caféine. Plus on en consomme, moins ça fonctionne, moins ça fonctionne du point de vue stimulant. Parce que c'est pour ça qu'on boit le café. Pourquoi on le boit ? On le boit pour être en forme, c'est il y a le le l'aspect gustatif tout ça, l'odeur, mais on le boit pour être en forme et cette cet état de forme, elle est il est obtenu avec une dose à laquelle on va s'adapter, c'est-à-dire qu'à un moment donné, on va avoir besoin d'une dose supérieure à celle-ci pour avoir les mêmes effets stimulants qu'avant et ainsi de suite. Donc il y a ça. Donc là, j'imagine que tu parles de ça, mais les adaptations long terme quand on devrait pas consommer beaucoup de café, c'est toujours les mêmes. Ces adaptations qui sont du euh qui sont qui sont liées à la prédominance sympathique du système sympathique. D'accord. Mais c'est c'est ça que j'aimerais savoir en fait, c'était c'était de ça que je parlais. C'est-à-dire que du coup comment tu sais que toi sur le long terme tu le supporteras pas ? tu le sais grâce à tes réactions court terme, tu vois comment tu le sais qu'à long terme c'est pas bon pour toi ? Alors, en général, quand tes réactions court terme, alors ça doit être cadré, hein. C'est c'est pas que tu as fait un jeûne pendant 3 mois euh où tu manges qu'un seul repas euh que tu n'as pas dormi euh que 2h par nuit euh pendant 3 mois, que tu vas prendre du café. Là, c'est tu vas devenir fou. Euh tu vois euh mais dans une situation où tu es plus ou moins en forme, tu manges suffisamment en glucides en protéines et que tu prends ton café et que ça ça te donne des ça te donne des répercussions à quelqu'un qui dès qu'il le prend, il a mal à l'estomac. Tu vois, tu peux pas te dire "Bon, je vais m'adapter, attends, je vais m'adapter, maintenant ça va s'empirer en fait." Euh tu vois quelqu'un à chaque fois qu'il le prend comme par exemple comme moi euh je dors mal quatre ou cinq nuits d'affilée, une tasse le matin, tu vois. Ah oui, c'est les cas extrêmes, tu vois. Euh tu vas pas te dire tiens, je vais m'adapter à ça. Non, en fait, tu vas juste bousiller ton sommeil, tu vois. Et puis derrière, il y a tu as les tu as la la pas la biologie, les analyses génétiques par exemple qui qui te permettent de de voir le statut de ton cytochrome, c 1 2 c 1 à 1. Euh tu sais qu'en fait euh la demi-vie ta caféine, elle est extrêmement longue de par le fait que tu la métabolise mal et que tu devrais la consommer euh en toute petite portion, voir si possible de ne pas la consommer du tout. Ouais. Ouais. OK. OK. Ouais.

Mais ouais, je te disais ça tout simplement parce qu'en ayant essayé plusieurs modèles de diète comme toi, un moment j'avais coupé ben carrément la la viande et la la charcuterie, tout ça, les les produits laitiers, tu vois. et euh et j'avais réintroduit en premier les produits laitiers, tu vois. H et en réintroduisant les produits laitiers, ben j'ai j'étais malade et sauf que si tu veux, ben j'adore ça et j'ai insisté un peu et mais j'ai insisté quoi ? Une semaine et en fait au bout de de trois jours, ça allait nickel et je le retolère. Donc c'est assez spécial. Après, c'est pas spécial, ça s'explique très facilement. Quand quand tu manges plus les protéines, qu'est-ce qui se passe ? En fait, ton tube digestif et surtout ta muqueuse intestinale, elle a besoin de protéines pour se réparer. Ouais. Ornitine, arginine, citrulline, glutamine. On a besoin de ces acides aminés pour se réparer. C'est la muqueuse qui se répare le plus vite. C'est en 3 jours, c'est totalement réparé chez quelqu'un qui est en bonne santé. Euh donc quand tu as plus de protéines, tu as dit tu as enlevé tout ce qui est d'origine animale. Oui. Bon euh en général, la première chose qui va arriver, que tu vas avoir un turnover très important sur ta muqueuse digestive. OK ? Et donc qu'est-ce qu'elle fait la muqueuse digestive ? Elle fait pas que l'absorption, elle produit les enzymes de dégradation de de digestion en fait. D'accord. H Et donc tes produits laitiers, ils contiennent quoi ? Ils contiennent des GOS, des galactooligosaccharides, des galactanes, des GOS, enfin des c'est pas GOS, mais c'est un peu plus gros que les GOS. C'est c'est des sucres aussi de galactose tout ça. Et ça contient du lactose. Et ces trucs-là se dégradent comment ? Ils se dégradent par les enzymes qui dégradent les petits sucres qui proviennent de ta muqueuse intestinale et entre autres par qui proviennent de ton microbiote aussi. Une dégradation conjointe. Donc tu as enlevé tout ce qui permet de réparer la muqueuse. Ta muqueuse est en mauvais état, ça produit moins d'enzymes. Tu prends tes produits laitiers, tu te sens mal parce que ces sucres, ces petits sucres là qu'on appelle des FODMAP, ça fait partie des FODMAP, ça euh se dégrade moins bien, ça s'accumule, ça te crée les signes d'intolérance digestive, tu te sens mal. Au bout d'un certain temps, quelques jours et cetera, ça contient ces trucs là, ça contient des protéines. La muqueuse arrive à se réparer un petit peu, ton microbiote s'adapte un petit peu, ça produit un peu plus d'enzymes, tu te sens mieux, tu t'adaptes à ça. Tu vois, tu as un autre exemple, le ginseng ou ce genre de ce genre de de de plantes médicinales un peu asiatique, oriental. Un chinois prend du ginseng, il a les effets au bout d'une semaine ou deux. Un européen prend le ginseng, il doit attendre 3 mois. Pourquoi ? Parce que son microbiote doit s'adapter d'abord à la plante. Il est nourri par les fibres de la plante. Il s'adapte à la plante et puis à un moment donné, il donne ça donne l'effet. D'accord. Tu vois, c'est la même chose en terme de.

Et donc je je suis peut-être soit soit pas assez éduqué là-dessus, soit manque de concentration. Mais je dois en déduire quoi du coup de cette expérience ? Je suis intolérant aux lactos ou finalement je m'étais désadapté euh à la digestion ? C'est une désadaptation. C'est une désadaptation. Tu tu peux dire que c'est une intolérance au lactose, mais c'est exagéré. Si on dit intolérance au lactose, c'est intolérance au lactose, ça met du temps, c'est c'est complexe à gérer. Parfois c'est génétique même et ça gère pas du tout et cetera. Mais là, c'est oui, c'est une désadaptation de ton microbiote intestinal et de ta muqueuse intestinale. OK. Ce qui peut arriver avec toutes sortes d'aliments en fait, j'imagine. Absolument. Oui. Oui, tout à fait. C'est même si tu prends euh si tu as fait le contraire euh pris des aliments d'origine animale et viré tout ce qui est d'origine végétal, bah tu aurais eu d'autres problématiques. Et là quand tu réintroduis les je sais pas les fruits ou quoi ou tu vas avoir des intolérances aussi dans l'autre sens et tu vas avoir une ce qu'on appelle tu vas développer une dysbiose de putréfaction parce que tu tu surconsommes des protéines pas assez de fibres et tu as là tes bactéries de putréfaction qui sont dans le dernier tiers de du côlon, le le dernier là, le côlon descendant, qui sont là les bactéries de putréfaction qui vont se développer et tu auras une dysbiose de putréfaction si si Si tu fais ça sur le long terme, bien sûr. Euh h OK. OK. Euh est-ce qu'on peut parler de du du sel ? Quand tu quand tu consommes du du sel, on dit tu regardes, tu allumes la télé, tu sais ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé, le sel, c'est pas bon, c'est diabolisé, ça fait monter la tension. Tu partages cet avis ou pas ? Et est-ce que euh j'ai l'impression que c'est vraiment différent pour les sportifs que pour le sédentaire, quoi ? Bah, ça dépend de qui on parle justement. C'est c'est bien que tu poses les termes de la question de cette façon. Tu as quelqu'un qui est hypotonique euh qui a un épuisement sur un alien, burnout sur un alien euh qui est tout le temps fatigué euh qui qui a une aldostérone basse, un cortisol bas. Celui-là, c'est pas qu'il peut consommer du sel, il doit consommer du sel. En fait, c'est le le c'est parmi les c'est les rares trucs qui augmentent l'aldostérone, le le sel. Tu as tu as l'acide glycyrrhizique de la réglisse et tu as le sel. Dans l'autre sens, quelqu'un qui est hyper tendu, il a des pics à

18/20, comme ça régulièrement. On est d'accord que tu vas pas lui recommander de consommer du sel à la cuillère. C'est ça, pas de sens. Par contre, là, une fois qu'on a posé les deux extrêmes, entre les deux, il y a à boire et à manger. Entre les deux veut dire les différentes situations. Là, tu as cité le sportif. Oui, le sportif a tendance en général à transpirer beaucoup et même à éliminer au niveau urinaire aussi beaucoup de de de sel, minéraux, à ne pas comprendre que sel de table, y compris le sodium. Euh et donc le sel, pas que le sel, mais le sel devrait faire partie de son alimentation normale, ce qui ne veut pas dire qu'il doit prendre du sel à la cuillère. Oui. Voilà. Mais mais oui, les boissons de réhydratation, ça contient des minéraux, tout ça. Ça devrait contenir du sodium aussi. Ce qui est ce qui est ce qui est tout à fait normal.

Euh donc le sel. Alors là, il y a aussi un autre point de complexité ici, c'est avoir euh tu as la position classique, ancienne, conservatrice entre guillemets du corps médical, sans charger euh mes amis confrères médecins, qui est le fait de taper trop sur le clou qui s'appelle le sel, le sel de table, c'est-à-dire régime sans sel. Euh bon, là en fait, oui, le sel est une cible pour l'hypertendu, on parle, hein, bien sûr. Le sel est une cible, la consommation de sel, c'est une des cibles. En micronutrition, on a plusieurs cibles. Pour l'hypertendu, on a l'oxyde nitrique notamment, il y a des choses qui permettent d'augmenter l'oxyde nitrique, notamment de certains polyphénols, des catéchines, tout ça, l'arginine, tout ça. Il y a des légumes aussi, les légumes verts, la betterave, tout ça, qui qui augmente l'oxyde nitrique par le biais des nitrates que ça contient. Ça, c'est une cible. Et puis, il y a toute la cible liée au système nerveux sympathique, la prédominance sympathique et le parasympathique. Euh, il y a la cible liée aux hormones aussi. Euh et puis, il y a la cible liée à l'alimentation. Dans l'alimentation, elle a cette partie du sel qu'on devrait réduire. Donc, si tu tapes sur toutes les cibles en même temps, tu n'as pas besoin d'interdire le sel complètement. Tu le diminues, c'est normal. Tu es un hypertendu, tu diminues un peu le sel. Voilà.

Ce qui est complètement faux parce qu'il y en a qui disent "Non, le sel ne fait pas l'hypertension et il fait l'inverse." Non, c'est faux. C'est une aberration. C'est on parle d'un point de vue idéologique ici. Donc, ouais. Ouais. Ouais. Bien sûr. Voilà. C'est tout est dans la modération. Tu ne peux pas généraliser une une telle recommandation. Ouais, ouais, ouais, ouais.

Mais il y a il y a une temporalité dans les apports de sel parce que j'ai fait aussi l'expérience, tu vois, quand tu fais un peu de de muscu, voilà, c'est mon truc. Des périodes de ma vie, je m'entraînais vraiment, j'essayais d'être sec et tout et j'avais j'avais remarqué que quand tu augmentes tes apports en sel, euh le corps, il réagit presque un peu comme les glucides, c'est-à-dire tu sais, au niveau du visage et tout, tu es presque plus affûté, presque plus tu tu looks mieux quoi, tu vois. Et et même au niveau de la sangle abdominale, tu es tu es plus sec. Par contre, le lendemain, tu es un ballon de baudruche, quoi. C'est c'est incroyable. C'est c'est décalé dans le temps. En fait, les effets, c'est ce qu'on disait en fait, les adaptations immédiates, court terme, moyen long terme. Ouais. La surconsommation de sel long terme, c'est l'hypertension. En tout cas, la tendance, la prévalence épidémiologique, c'est vers l'hypertension sur le long terme. Euh la consommation de sel dans l'immédiat, ça donne ce que tu dis. C'est un visage affûté et cetera. Le court terme, le lendemain, 24h, 48h plus tard, tu fais de la rétention d'eau parce que là, c'est l'aldostérone qui rentre en jeu, c'est la vasopressine et ça te fait retenir de l'eau, éliminer le potassium et tu as plus de sodium et ça, tu tu gonfles. Donc le Oui, c'est c'est que pisser, tu fais que pisser en fait. Exactement. Oui. Oui. Mais ça, c'est le c'est la réponse des reins aussi. Ouais. Et quand tu pisses, en fait, tu pisses du potassium. D'accord ? Paradoxalement, tu vas faire tu vas créer une sorte de rétention d'eau qui est dans les tissus. Hm hm. Et les reins vont compenser, c'est il y a toujours des systèmes de contre pour contrebalancer les déséquilibres des systèmes tampons. Exactement. Les reins vont venir compenser. À chaque fois que tu élimines avec les reins, tu as les tissus que comme tu ne peux pas tomber en hypovolémie pour ta tension qui baisse, les tissus vont larguer une quantité de une quantité de d'eau dans dans le sang, dans les vaisseaux. Oui. Ouais. Et comme ça, tu as un système de compensation. Donc, c'est toujours, il faut toujours voir ces choses-là. Il faut toujours d'un point de vue méthodologique et comme prémisse de raisonnement, la première chose à savoir et à et à se poser comme question, c'est OK, j'ai une molécule, quelque chose, un moyen, une solution ici. Quel est l'effet immédiat, moyen et long terme ? OK. Qui sont en général des effets très différents. Tout à fait. Tout à fait.

Et et et en fait, j'ai l'impression que les meilleurs effets long terme d'un point de vue alimentaire, c'est des effets assez neutres au niveau court terme, quoi. Faut pas chercher à changer son état, quoi. Exactement. Bah, en général, euh notre système est tellement complexe et tellement euh adapté avec des des euh j'ai envie de dire entre guillemets des pouvoirs et des contrepouvoirs puissants euh qui font que si tu fais quelque chose là comme ça dans l'immédiat, ça ne change pas grand-chose à ta vie. Ça ça va t'être l'effet va t'être négligeable. Si l'effet est ponctuel, c'est si ce que tu fais est ponctuel et pas une habitude, il n'y aura pas d'effet, que ce soit un bon ou mauvais. Ouais. Ouais. OK. Euh, tu bon, tu as tu as déjà, je voulais te poser une question euh ouais, il n'y a pas de régime universel. Ça, je pense que c'est c'est clair. Tu l'as dit à maintes reprises, il n'y a pas de il n'y a pas de de choses et d'autant plus, c'est encore pire maintenant parce qu'avec le brassage ethnique, on pourrait déterminer des régimes avant. On pourrait déterminer des régimes en fonction des des communautés ethniques euh d'un point de vue génétique, je parle, hein, euh mais maintenant avec les mêmes socioculturels, mais maintenant avec les brassages ethniques, euh c'est ça tombe à l'eau. Là, dans les études génétiques, on a de plus en plus d'études sur des communautés extrêmement fermées, les Japonais, les Black Américains, les Ashkénazes, c'est des communautés qui sont fermées pour pouvoir étudier. On est obligé d'aller vers ce genre de pour pouvoir étudier des effets précis sur des des communautés qui sont ethniquement entre guillemets pures ou plus pures en tout cas. Mais c'est c'est très complexe, hein, quand tu dis un Européen, qu'est-ce que c'est qu'un Européen aujourd'hui ? C'est un Africain euh c'est complexe. OK. OK. Euh ce que je veux dire par là, c'est que en fait, du coup, vu qu'il n'y a pas de régime universel, il faut se comprendre soi-même. C'est la seule solution. Euh et il faut être attentif à ses signaux euh court terme lorsqu'on consomme un aliment. Comment faire en fait pour arriver à se connaître et savoir ce qui va bien pour soi-même ? Euh il faut un minimum de connaissance. Alors là, moi je ne suis pas du tout euh d'accord sur le fait que on doit soi-même comme ça de soi-même, quel que soit son contexte et tout ça, euh savoir un peu comme le ce qu'on appelle quoi le régime instinctif là, c'est de penser, j'ai plus, j'ai plus le terme exact. En tout cas, les c'est ça ne s'appelle pas l'instinctothérapie ou un truc du genre, ou alors j'ai déjà vu des trucs comme ça. Moi aussi, je pense des conneries. Ouais. C'est pas c'est pas alors, c'est bien, ça c'est important, mais il faut une connaissance de base suffisante avant. Oui. Et pour cela, la connaissance de base, il n'y a pas 36 000 chemins pour l'avoir. Euh, il faut se former soi-même ou se faire accompagner par quelqu'un qui s'y connaît mieux, mais ça ou alors dans, ça veut dire empiriquement subir des situations sur un une longue période de temps. Un peu les personnes qui sont en errance médicale. Cela souvent dans leur contexte à eux, dans leur problématique à eux, tu les trouves les plus grands experts en fait de la situation. Ce sont même mieux connaisseurs que le médecin ou leur propre médecin, pas n'importe quel médecin, leur propre médecin qui les connaît. Eux, ils connaissent mieux plus de choses et ils rapportent des choses que l'autre ne connaît pas. Le le médecin ou le pro de la santé ne connaît pas. C'est vrai, hein. C'est vrai. Ça, c'est une autre manière de se former, mais ça, c'est vraiment le malheureux. C'est c'est de l'empirisme et c'est malheureux. Et donc le oui, absolument se baser sur ce qu'on ressent, ce qu'on observe, mais l'observation et le ressenti doit être fait de façon intelligente. C'est-à-dire qu'il faut comprendre, il faut une formation de base suffisante pour ça. Ouais. OK.

Et euh justement euh euh quelle notion euh est-ce qu'il faut euh connaître en premier pour euh commencer à faire ces petits tests d'essai-erreur sur son alimentation ? Alors, il y a une notion assez simple, c'est euh de de voir et de comprendre ce qu'on appelle l'intolérance digestive. L'intolérance digestive. En gros, il y a des choses qu'on n'arrive pas à digérer pour une raison ou une autre. Ce qui ne veut pas dire que c'est définitif. Ça peut-être définitif si c'est génétique. Et ces choses-là, ben on sait qu'on les tolère pas parce qu'il y a quelque chose dedans, quel une molécule, quelque chose qu'on n'arrive pas à dégrader. Donc ça déjà, on sait trier. Ça, les patients savent très bien le faire. Ce truc-là, je le mange, je bon, ça veut dire qu'il y a quelque chose qui qui est dedans et qui se dégrade pas et les bactéries le le ferment et ça ballonne. Euh, il y a aussi l'intolérance au sens global du terme, au sens systémique, ce qu'on appelle la sensibilité, pas les allergies, hein, les hypersensibilités là de type 1, 2. Non, la sensibilité en tant que telle, un peu comme ce qu'on dit la sensibilité au gluten. Hm. Euh, pourquoi on ne dit pas intolérance au gluten ? Bien que c'est un mot qui peut-être utilisé aussi parfois, mais sensibilité au gluten parce que ça a un effet digestif et systémique, c'est-à-dire par exemple le brouillard mental, la fatigue, en tout cas un état de forme dégradé, un état général dégradé juste après avoir mangé, pas nécessairement le gluten uniquement, mais un aliment, quelque chose de précis. Euh, donc ça, c'est on va dire les grands concepts, deux grands concepts qui permettent de maintenant euh si on veut aller encore plus dans les détails, il y a des situations précises par rapport à une maladie précise où là, on voit que tel marqueur, tel signe apparaît ou s'aggrave ou s'améliore et on observe ça, mais on doit l'observer objectivement et pour pouvoir l'observer objectivement, il faut de la connaissance, on ne peut pas voilà, c'est une formation de base en fait, hein. Euh, donc soit se former soi-même, tu as beaucoup de personnes qui font des reconversions professionnelles vers des métiers de la santé euh parce qu'ils ont un problème de santé ou parce qu'ils ont un proche qui a un problème de santé. Et ça, c'est une des meilleures manières de faire et entre-temps, se faire accompagner par d'autres pros de la santé qui s'y connaissent. Beaucoup mieux et d'apprendre d'eux, c'est-à-dire de ne pas prendre ces consultations qu'on fait comme étant juste du conseil pour faire ceci cela, mais d'essayer de comprendre plus et de les prendre comme des sortes de formation sur son état. Bien sûr, c'est un cheminement en fait, il n'y a rien qui est facile. Ouais. Ouais. Tu passes toute une vie à te connaître toi-même, quoi. Voilà. Exactement. OK.

Euh, alors, j'essaie de faire le tri parce qu'on n'aura pas le temps de de tout revoir mais de tout voir. Euh, j'aurais envie de de te demander donc écouter son corps. Écouter son corps euh c'est seulement vrai pour écouter les mauvaises réactions du corps ? Puisque si on cherche la neutralité, on peut on doit s'écouter euh comment dire ? On doit écouter la réaction de notre corps à une alimentation. On doit pas écouter ses envies en fait. C'est différent. Exactement. Et c'est pour ça que je te disais, il faut un niveau de connaissance suffisant pour pouvoir distinguer entre les deux. Et très souvent, que c'est ce que tu dis est vrai. Ce n'est pas toujours le cas, mais c'est souvent vrai. Euh, quand tu euh quand tu détermines ou tu distingues qu'un aliment est bon pour toi, en réalité, souvent c'est euh que cet aliment te fait éloigner des mauvaises réactions et te fait arriver vers cette soi-disant neutralité, voire bien-être. Mais très souvent, c'est par rapport à un état de mauvaise forme à partir duquel tu t'éloignes par rapport à un aliment, une solution et cetera. OK ? Donc tu t'éloignes de quelque chose que tu parce que c'est vrai que la douleur, la souffrance, tout ça, c'est ce qui pèse le plus, c'est ce qu'on ressent le plus d'ailleurs. Et donc le fait de s'éloigner de ça ou de s'en rapprocher, c'est c'est oui, c'est c'est un marqueur qui peut-être intéressant, mais encore une fois, ça peut prêter à confusion parce que comme on l'a dit avant, c'est un peu plus complexe. Tu as les effets immédiats, court moyen terme comme l'exercice physique. Si tu te dis hein, moi je m'entraîne, je suis épuisé, je suis fatigué, j'ai mal au genou, tout ça. Oui, mais ça, c'est les adaptations immédiates voire court terme. Adaptation moyen long terme, c'est juste l'inverse de ça. Ouais. Donc, il y a cette complexité aussi. C'est pour ça que je dis, il faut il faut une connaissance suffisante de soi-même et ça, ça ne s'acquiert que par la connaissance, la formation, la compréhension, de la discussion avec d'autres, la lecture de livres, mais les bons livres, pas n'importe quoi et cetera. C'est un parcours. Bien sûr, bien sûr.

Et et tu vois justement en parlant de ça, tu nous tu m'as parlé d'exemples d'aliments et de substances comme le gluten qui provoquent des mauvaises réactions. Est-ce que toi tu as chez toi par exemple un aliment qui te procure du bien-être ? Alors, je parle pas de manger quand tu as faim, tu vois, ou de boire quand tu as soif. Juste de trouver une molécule ou quelque chose qui dans un aliment qui te procure du bien-être. Tu tu arrivais à isoler ça ? Euh, c'est ouais, c'est un peu plus complexe, mais là, tu c'est c'est pour ça que je te disais tout à l'heure, tu tu le ressens. Alors moi, j'ai j'ai aussi des patients tout ça qui ou c'est c'est des situations plus complexes, mais tu tu le vois quand tu prends plus l'aliment. Tu le vois plus quand tu prends plus l'aliment. Pas l'inverse, pas quand tu le prends. La plupart du temps, hein, c'est il y en a voilà, la tisane de la verveine par exemple, ou je sais pas, ou de mélisse, bah ça les fait dormir, c'est bien. Donc là, c'est l'exemple inverse. Mais la plupart du temps, c'est quand tu tu te dis, c'est un peu comme ce que tu disais tout à l'heure, j'ai arrêté les produits d'origine animale, donc tu as arrêté les protéines et j'ai eu ceci, cela. Et alors que toute ta vie, tu prenais ces ces ces aliments-là, tu ne t'es pas rendu compte que ça ça faisait ça et ça et ça. Donc, c'est quand tu t'éloignes de l'aliment que tu vois l'effet que ça produisait avant. OK. OK. Euh, tu m'entends ? Ouais. Ouais. OK. Oui.

Alors, j'ai si tu veux bien, j'ai me suis noté une petite série de questions, laquelle si tu veux bien essayer d'y répondre le plus succinctement possible. Je sais que ce n'est pas facile. Euh et bon, euh on va voir ce qu'on peut faire, hein. OK. Ça marche. Les principes généraux d'une alimentation saine pour toi, c'est quoi ? [rires] Tu n'aimes pas la généralité, ce n'est pas possible de traiter ça succinctement. [rires] Non, il faut et alors il y a il y a deux deux types de qualité, mais bon, en terme, il faut les cinq groupes d'aliments qui soient représentés dans l'alimentation. Ouais. Euh, il faut qu'on tolère la l'ensemble de de ce qu'on consomme par rapport à la tolérance que notion de tolérance que j'ai expliquée. Euh, il faudrait euh une quantité suffisante en terme quantitatif. Donc les apports quantitatifs, qualitatifs et une bonne configuration des repas qui ne produisent pas les les le syndrome d'intolérance aux jeunes. Group pour moi, c'est ça. OK. OK. Euh, les cinq groupes, c'est euh proté, c'est aliments protéinés, aliment gras, aliment euh lipidique, euh l'été euh et euh fruits, légumes. Céréales. Ah ouais, d'accord. OK. Céréales, c'est dans les aliments glucidiques. Ça marche. Ça marche. OK.

Euh, on dit qu'il faudrait petit-déjeuner comme un roi, manger comme un prince au midi et le soir dîner comme un pauvre. C'est plutôt bien, c'est plutôt intéressant ou on s'en fout en fait de la répartition ? C'est exactement cela. On peut rajouter la collation si on veut la collation qui soit glucidique ou sucrée. La collation d'après-midi. OK. C'est exactement ça. C'est c'est c'est important ça dans un aspect dans une recherche de santé de manger de cette manière. Ouais. Le déjeuner le matin, le petit-déjeuner le soir, tu vois, et le dîner euh le midi. Le petit-déjeuner, c'est-à-dire manger très peu le soir, le déjeuner qui est le censé être le plus gros repas le matin et le dîner en général qui est moyen vers vers midi. Ouais, d'accord. OK. Avec une collation l'après-midi si voilà, c'est pas c'est facultatif, mais si on mange quelque chose de sucré, il faut le manger l'après-midi vers 16h. Il y a une histoire avec le de rythme circadien avec le le pic de cortisol et d'insuline là. OK. Ouais. Pour ceux qui pour ceux qui écoutent en podcast, il y avait les gestes à voir, hein. Donc finalement, oui, beaucoup manger le matin, raisonnablement le midi et peu le soir, hein, avec un peu de glucide l'après-midi. C'est ça. Tout à fait. Ouais. OK. Ouais.

Euh, donc euh oui, tu as tu as répondu aussi à la question du timing, de la nutrition. Euh, tu as été proche du Ouai, tu tu t'es vraiment intéressé au sportif. Je parlais avec le docteur Guy André Pelo qui était intervenu sur la chaîne à deux reprises. On a tourné le 3ème épisode là. Il disait lui, il soutenait une alimentation low carb, tu sais, donc faible en glucides et il disait qu'après le sport, ça servait à rien de manger des glucides. Quel est ton avis là-dessus ? Moi, j'avais tendance personnellement après une bonne séance de sport ou de musculation à manger des glucides avec des protéines pour essayer de faire une espèce de pic anabolique. Est-ce que c'est une bêtise ? Ça dépend de ce qu'on cherche. Si tu cherches le pic anabolique pour l'hypertrophie musculaire, oui, ce que tu faisais a du sens. OK. Si tu cherches autre chose que ça, c'est-à-dire juste une récupération, tout ça, on prend tu n'as pas besoin de prendre les glucides après. En fait, c'est c'est cyclique. Tu as tu as tu as 24 heures en une journée, mais les journées ou les jours ne sont pas séparés les uns des autres. Ce que ce que tu as mangé hier détermine ton stock de réserve d'aujourd'hui de glucides. Et ce que tu vas manger le soir, par exemple, ou ce que tu as mangé le matin détermine aussi ton stock de glucides. Donc, tu n'es pas obligé euh de prendre ça lors de la fenêtre métabolique juste après. Là, par contre, tu es tu as tu as intérêt à prendre des prot, des protéines juste après l'entraînement. Ça oui. Mais si tu cherches à optimiser ton pic anabolique, oui, tu peux combiner les protéines et les glucides juste après l'entraînement. Bien sûr. OK. OK.

Euh, les là, je vais te poser une question qui ne va pas te plaire évidemment, surtout si je te demande d'y répondre succinctement, mais euh pour la moyenne de la population, population sportive, s'ils nous écoutent, c'est qu'ils pensent à leur corps, ils prennent soin d'eux et cetera. Sportif, pas non plus sportif d'élite, hein, mais euh quels seraient les compléments alimentaires utiles pour maintenir un bon niveau de performance et une bonne santé moyen long terme ? Deux types de compléments, deux catégories, les compléments qui vont compléter l'alimentation, notamment des compléments protéinés s'ils n'ont pas suffisamment de protéines dans l'alimentation et les compléments de récupération et d'optimisation de la performance. Et là, tu as tout ce qui est en rapport avec le concis, la carnitine, les antioxydants si nécessaires, mais pas trop. euh des acides aminés un peu tels que enfin ce qui se fait habituellement, de la carnitine, euh l'arginine, l'ornithine, la citrulline, euh les BCA et tout ça, mais tu as vraiment l'apport protéique d'une part que tu complètes vraiment par rapport à ce que tu obtiens dans ton alimentation et le reste ce qui vient optimiser la performance. Bien sûr, c'est plus complexe que ça. Il faut traiter les carences et cetera et c'est complexe. Bien sûr. OK. OK. Par contre, tu vois, je je rebondis rapidement sur les BCA. Euh, j'avais cru comprendre, enfin moi je m'étais fait l'opinion que les BCA étaient inutiles vu que tu les trouves dans les protéines. Oui, sauf que là, on parle pas de justement, il y a l'apport alimentaire. Non, mais pour la performance. Oui, mais il y a il y a le la quantité de de BCA qui est la dose étude. Oui. Qui est de quelques grammes euh qui vient s'ajouter en plus au BCA qu'on obtient de dans l'alimentation. Après, il n'y a pas que les BCA, c'est pour ça que je disais, c'est un sujet complexe. Tu as aussi l'hydroxyméthylbutyrate par exemple qui qui est le métabolite principal notamment de la leucine qui est le BCA principal là qui qui induit l'anabolisme. OK. Oui. Donc ça, ça mériterait de faire un un épisode entier sur ça. C'est sûr que c'est compliqué à Exactement. Oui.

Euh euh deux choses. Euh l'hydratation, combien il faut boire par jour ? Encore une fois, c'est très généraliste. Mais on dit il faut beaucoup boire, faut beaucoup boire. Mais est-ce qu'il faut tant boire que ça ? 20 à 30 ml par kg de poids par jour. Euh de liquide, pas d'eau, de liquide en général. C'est que les liquides, on les retrouve dans beaucoup de choses. Euh je ne parle pas des liquides qu'on trouve dans la viande, dans les légumes et dans dans les céréales. Ça c'est Je parle pas de ça. Des des boissons en général. OK. Des boissons. Euh c'est-à-dire si tu prends un jus par exemple, ça compte. Si tu prends une tisane ou quoi, ça compte. Si tu prends une thermos de café, puisqu'on a parlé du café, ça compte comme liquide. Euh OK. Euh et puis tu complètes avec l'eau. Cet apport là, tu le complètes avec l'eau. Et on aussi entre 20 à 30 ml par kg de poids par jour en fonction de de l'état de de la personne. Euh si si enfin, il y a un indicateur par contre là, ce qui est extrêmement fiable, c'est la couleur de l'urine. C'est le la couleur des urines. Ouais. Et la densité d'uriner aussi. OK. OK. Euh donc le le la bonne chose étant de d'avoir une une urine transparente, enfin claire, pas nécessairement transparente, jaune paille, claire, parce que là, si tu as complètement clair, transparente sans couleur, c'est que tu prends trop d'eau pour rien. Ouais. Tu es en train de te laver quoi. Exactement. Donc c'est ça n'a pas de sens. Ça ça a des indications la prise d'eau en quantité importante. Ça a des indications. Mais pour l'ensemble des gens, non, c'est urine jaune paille claire, c'est le bon équilibre. OK. Ouais, c'est c'est important de le rappeler parce que c'est vrai qu'en tant que sportif, on a toujours entendu "Ouais, faut boire, faut boire." Et je fais partie de ceux par exemple où tu sais, tu vas un peu trop dans l'excès, tu bois un peu trop et tu pisses ça une couleur d'eau quoi. C'est Ouais. et et dans l'ensemble, il faut boire euh en fractionné, hein. C'est normal que tu vas avoir une urine qui est complètement transparente, sans couleur si tu bois une bouteille d'eau d'un litre et demi d'un coup. Donc, c'est voilà, c'est c'est vrai. Tu tu as raison parce que tu peux être déshydraté dans la même journée et hyper hydraté juste après, ce n'est pas très intelligent. Ouais. Ouais. Ouais. OK. OK.

Euh, le le sport là-dedans, euh je voulais te juste te demander, est-ce que le sport c'est euh dans un aspect euh santé longévité ? Euh est-ce que c'est bon et comment il faut le pratiquer ? Tu vois, est-ce qu'il faut faire euh que de la muscu, du cardio ? Quelle est la bonne manière de pratiquer le sport pour avoir une bonne santé métabolique ? En fait, le conflit sport euh santé, c'est un peu le conflit euh ancien coach médecin. Tu vois le le dans le sport de performance, c'est le conflit coach médecin. Euh veut dire que le coach et le sportif cherchent la performance à tout prix, le médecin cherche à la santé à tout prix. Et donc dans la présentation même du point de vue symbolique et sociologique de de cette question-là, euh le médecin en quelque sorte cherche à saboter la performance à tout prix. Il cherche la petite bête et le coach, il cherche à pousser au maximum le sportif, y compris au dépend de ses sauts. Ce conflit-là, c'est vrai qu'il a existé à un moment donné, mais il existe de moins en moins maintenant. Euh vu que le sport en fait, quand tu le pratiques bien, ça améliore ta santé. Mais en fait, une santé optimisée et améliorée, elle permet aux sportifs de performance de performer plus. Euh bien sûr, tout en préservant sa santé et tout ça, mais ça lui permet déjà du point de vue performance pure de performer plus. Euh donc moi, je je vois le rapport ou le rapport, je résous si tu veux le conflit coach médecin de cette façon. OK. OK. C'est c'est intéressant. Euh ben écoute, je crois que on va on va s'arrêter là parce qu'on a déjà débordé pas mal sur sur ton temps déjà. Je suis désolé, mais bon, on n'aura pas eu le temps de couvrir tout. J'aurais aimé euh aller plus en profondeur dans la euh nutrigénétique, dans la micronutrition, déjà le définir et voir comment on peut s'en servir au quotidien. Parler aussi du système nerveux autonome, de son adaptation et surtout aussi des changements de de comportement qu'on pourrait induire avec notamment des notions comme l'imagerie mentale. Mais si tu le veux bien, ça serait l'occasion de de se revoir et et d'aborder tous ces sujets-là, peut-être. Bien sûr. Ouais. Ouais. Ben écoute, c'est cool. En tout en tout cas, aujourd'hui, moi j'aurais vraiment appris quelque chose, c'est que euh il n'y a pas de réponse définie. Euh des fois, quand on parle avec des gens, tu sais, tu as toujours le mec qui se mouille pas qui va dire "ça dépend". Et bien en fait, des fois, c'est ça peut être tout à fait bête d'avoir cette réaction, mais en fait, il a raison parce qu'en fait, plus tu en connais, plus tu sais que tu sais pas, et c'est ce que tu nous as expliqué expliqué aujourd'hui et c'est super intéressant et je trouve que enfin, moi tu m'as donné le goût de pousser un petit peu ma réflexion sur ces thématiques-là, donc je te remercie, merci d'avoir répondu présent à ton invitation et merci pour ton temps, Amine. Merci beaucoup. En attendant, on peut te on peut te suivre où ? Sur les réseaux. Tu es actif en ligne un peu pour qu'on mette Ouais. sur Facebook, sur LinkedIn, sur le mon ancien blog, enfin mon ancien blog, mon blog tout premier blog orthodiette.org. Euh il y a aussi des nouveautés là sur le site de la Sofna, sofnacdezen. Voilà, donc il y a il y a tout ça. Et puis il y a PubMed aussi. Euh je publie une ou deux études par mois euh qui sont pour les études qui sont indexées sur euh sur PubMed euh et voilà, donc researchgate aussi.net euh où il y a les études, les conférences que je fais euh souvent. Voilà. OK. Merci beaucoup Amine, à bientôt. Avec plaisir. Merci. À bientôt.