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Bonjour à tous. Cette semaine, nous sommes à Nîmes pour une émission consacrée à l'héritage romain en France. Un musée de la Romanité vient d'être inauguré. Ici, nous nous y rendrons tout à l'heure. Et si ce musée ouvre à Nîmes, c'est que cette ville a su préserver le témoignage de cette période de l'histoire. Pour preuve, les arènes devant lesquelles je me trouve, et qui sont les mieux conservées au monde.
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Nous sommes maintenant dans les gradins des arènes de Nîmes, et nous sommes avec Daniel Jean Valade. Bonjour. Vous êtes passionné de l'histoire de la ville et adjoint au maire en charge de la culture. Expliquez-nous en quoi ces arènes, elles sont exceptionnelles.
Ils ont une qualité architecturale, d'une qualité de design et de qualité technique exceptionnelle. C'est l'un des lieux emblématiques de l'Empire romain. Les leçons d'exceptionnel par leur dessein, par la subtilité que l'architecte, de Titus Crespy, userez Burrus, car nous savons guère jeunesse, et bien à démontrer pour faire en sorte que ce lieu soit l'un des lieux emblématiques des spectacles et panem et circenses du monde du monde romain.
Et sur toi et les jeux ? Oui. Et puis surtout, ces arènes vivent, ont vécu à l'époque romaine, et vivent depuis. Et aujourd'hui, elles sont un lieu de spectacle essentiel.
Alors justement, quand on pense à la culture romaine, on pense immédiatement aux arènes. Quel rôle, elle, a joué dans la vie d'une cité romaine ?
C'est un rôle fédérateur, puisque tous, dès les rangs de cité romaine, disposaient d'arènes. Mais elle était le second forum de la cité. Diar, forum politique, et puis elle prendre des jeux, le forum de la convivialité et de la communion du peuple. Et l'arrêté démontré également toutes les compétences techniques que les spécialistes de ces fameux jeux qui était une qui était un ange. Les jeux sont un enjeu politique aussi, avait dans la cité. On va continuer la visite.
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Alors, nous sommes maintenant sur les auteurs de ces arènes de Nîmes. Elles ne sont pas le seul témoignage de la présence romaine dans cette ville. L'autre lieu majeur, c'est le Capitole, la Maison Carrée, construite par Auguste, qui sera nommée en l'honneur de ses petits-fils, auxquels il voulait donner l'empire, mais ils sont morts prématurément. Et puis, nous avons également un élément très important qui n'existe que par deux exemplaires, l'un ni l'autre avons pays dans le monde romain. Ce sont ces le château d'eau de la ville qui conduit les eaux à Nîmes, elle-même par le fameux Pont du Gard. Voilà deux espaces importants, y compris bien sûr nos remparts, six kilomètres de tours, périmètre et 80 tours. Voilà quelques éléments majeurs. Daniel Jean Valade, merci beaucoup. Restez avec nous, on va continuer à parler de cette conquête de la Gaule. En réalité, un territoire partagé entre des dizaines de tribus que la conquête romaine va soumettre et unifier. Regardez la conquête de la Gaule par les Romains, et réalisée en trois phases. D'abord, la Gaule cisalpine, c'est-à-dire l'Italie du Nord, au 3e siècle avant J.-C. Après la bataille du confluent, en 121 avant J.-C., les troupes romaines s'emparent de la Gaule narbonnaise, c'est-à-dire le sud de la France et la vallée du Rhône. Enfin, Jules César entreprend de conquérir la Gaule dite chevelue, soit les terres situées entre les Pyrénées et le Rhin, divisée entre l'Aquitaine, la Celtique et la Belgique. Où le nombre de guerre des Gaulois en 52 avant J.-C., le chef Vercingétorix, qui avait tenté de rassembler les différentes tribus guerrières, lui prend les armes. Alésia, c'est la fin de la résistance gauloise. Première tâche des conquérants : pacifier les territoires et les réorganiser en entités. Car civiliser les populations, c'est un fait, les romaniser. Les dieux gaulois sont intégrés aux plantes et aux Romains. Les voies pavées facilitent le développement économique. L'agriculture et l'artisanat sont plus méthodiques. Les villes deviennent des centres commerciaux et artistiques. C'est la Pax Romana, qui va durer près de deux siècles, avant que l'Empire romain ne commence son déclin.
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Alors, nous sommes des classes, et nous sommes maintenant devant la Tour Magne, autre témoignage architectural de cette période romaine. Et pourtant, Daniel Jean Valade, cette Tour Magne, elle a été construite avant la période romaine, et ensuite adaptée par les Romains. Il faut rendre hommage aux Gaulois. Nos Gaulois, pour sont les Volques Arécomiques. Et un drôle de nom, mais bon, heureusement, des gens calmes très sérieux, puisqu'ils ont décidé de construire sur le point culminant de Nîmes, une tour de vigie afin de courir les environs et de se donner de ville à ville, d'eau, pizza, aux Picards, des renseignements par des feux particuliers. Donc, qui les ont bâti cette tour que les Romains ont réhabillée d'une manière architecturale et artistique qui leur était propre, qui est magnifique, comme nous le voyons.
Alors, la Tour Magne, elle a été modifiée sous l'empereur Auguste, premier empereur romain. Quel rôle, at-il joué dans la conquête de la Gaule ?
Eh bien, il est surtout un ami de Nîmes, puisque il vient deux fois dans notre cité. Et il est tout à fait important, car il a une vision du gouvernement qui est extrêmement précise, une vision à la fois militaire, intellectuelle, diplomatique et, en un mot, politique, avec un très grand P.
Alors, ça, c'est très important pour la conquête de la Gaule, parce que ce n'est pas seulement une conquête militaire, c'est aussi une conquête des screens gaulois.
Oui, c'est une rude conquête de civilisation, finalement. Arrivés, les Romains sont très malins, puisqu'ils ne s'imposent pas obligatoirement par le feu, par le sabre, comme l'avait fait César antérieurement, mais par une forme d'acculturation. Et on verra notamment des notables gaulois, notamment à domicile, où s'affairent nîmois, devenir sénateur. Or, pour un Gaulois, devenir sénateur, ça veut dire quand même qu'il a donné quelques gages de de sensibilité à la civilisation romaine, incarnée par Auguste. Notamment, la société gauloise s'est très rapidement romanisée, que ce soit la religion, la culture. Et les Romains, étant malins, n'ont pas encore une fois imposé leur religion. Et en pratique, ils font ce syncrétisme. Ils ont observé qu'à Nîmes, au bas du jardin dans lequel nous sommes, il y avait une source que les Gaulois avaient animée au sens propre du terme par un dieu, et par le nom de ce dieu, et les mots qui sont arrivés dans la Tunisie, Nemausus. Tout va bien dès l'instant où on recrute un empereur, et bien, on peut adorer tous les dieux autochtones que l'on veut. Et c'est une forme assez maligne d'acculturation et de civilisation partagée, en tout cas. Et c'est comme ça que aujourd'hui, Gallo-romain, c'est le nom que l'on donne à cette culture difficilement différentielle de la culture gauloise avec l'équipe romaine.
Oui, mais nous sommes, si nous sommes Gallo-romain, nous sommes toujours à ces Gaulois. Merci beaucoup, Daniel Jean Valade, pour ses explications.
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Le sous-sol de cette région du sud de la France regorge de restes de statues, de vases, de mosaïques romaines. Pas moins de 25 000 pièces ont été rassemblées dans ce tout nouveau musée que nous allons visiter maintenant.
Alors, nous sommes maintenant avec Dominique Darde, conservatrice du musée de la Romanité. Bonjour. Bonjour. L'héritage romain, il est plutôt technique, où il est plutôt artistique ?
Je dirais qu'il est très complet. Il est, il est certes artistique, nous sommes entourés de statues qui sont qui reflètent tout à fait la Rome. Mais il est aussi technique, par exemple, les dispositifs hydrauliques dans les villes, c'est la construction d'aqueducs, mais aussi d'aménagements pour améliorer l'habitat. Et je pense notamment, par exemple, au chauffage, chauffage par hypocauste, et puis après au décor de l'intérieur des maisons.
Cette région du sud de la France, elle reste aujourd'hui plus imprégnée que le reste du pays de cette culture romaine ?
Elle est très imprégnée, oui, du fait de la présence dans les paysages urbains de nombreux monuments romains bien conservés. Et aussi parce que tout simplement, la romanisation est plus précoce dans cette région du sud de la Gaule. Elle se fait dès les années 120 avant notre ère. Et bien entendu, il y a une antériorité de l'introduction des modes de vie romains dans cette région parce qu'elle est plus proche aussi de l'Europe. Alors, il faut bien aussi penser que les paysages, le climat sont également sont proches de la péninsule italique. Donc, il y a une facilité de ce gars, sans doute une facilité de d'adaptation des colons qui sont venus dans la région. À Nîmes, c'est un petit peu différent, parce que l'agglomération gauloise était déjà très très importante. Il va y avoir progressivement une assimilation de l'habitat protohistorique, de l'habitat existant. Il y avait bien sûr un oppidum ici à Nîmes qui s'était déjà qui avait commencé à beaucoup se développer dans la plaine. Et progressivement, l'introduction de populations d'origine italique va créer un nouveau peuple.
Qu'est-ce qu'il reste aujourd'hui de l'héritage romain dans la société française ?
Je crois qu'il y a une façon de penser le bon. Nous avons l'habitude de dire que le droit français est en partie l'héritier du droit romain. Mais il y a également toute cette organisation que Rome a imposé à ses provinces, tout d'abord par les réseaux routiers, par l'organisation justement en différentes cités à l'intérieur des provinces. Alors, nous ne sommes pas l'héritage direct, il faut quand même imaginer qu'il y a une vingtaine de siècles qui nous prêts qui nous séparent de Rome. Mais c'est plus dans la rigueur, je verrai une continuité.
Est-ce qu'il y a une œuvre dans ce musée que vous trouvez particulièrement importante, qui est votre préférée ?
Ou alors, il faut faire un choix. Il va se porter sur la statue de Neptune, découverte à Nîmes en 2006-2007.
Alors, expliquez-nous cette statue de Neptune. Qu'est-ce qu'elle a de particulier ?
Tout d'abord, c'est une statue fontaine, c'est-à-dire que dans son socle passait un tuyau qui alimentait un bassin en eau. Et par ailleurs, elle a été découverte en 90 morceaux, fond de ce bassin par les archéologues. Ensuite, les restaurateurs chargés de ce chantier ont dû numériser tous ces morceaux avant de faire une restitution virtuelle et d'entreprendre la restauration de la statue.
C'est un énorme puzzle.
Oui.
Merci beaucoup, Dominique Darde. Merci.
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Fin de cette émission. On se quitte ici, devant la Maison Carrée, un temps plus construit par Auguste, et en parfait état de conservation, l'une des fiertés de la ville de Nîmes. À très bientôt sur France 24.
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Votre météo avec le Reblochon. Poche Ali, fils fromager affineur en Haute-Savoie depuis 1919.