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Faîtes très attention aux Retards ! Chris Ndikumana

Epiphane Alley TV 25:36

Transcription

J'ai remarqué que ici aux États-Unis, au Canada, en Europe, la ponctualité, c'est devenu une culture. Je me souviens, j'étais aux États-Unis, j'avais un rendez-vous avec un Américain né en Amérique, qui n'est même pas chrétien, mais il était à l'heure. Donc à 15h, on était, donc c'est dans, vous savez, il y a des embouteillages, mais à 15h moins cinq, je vois la voiture chercher le parking, et quelqu'un m'a dit : "Ici, c'est la culture, c'est normal." Mais moi, ce qui me dérange, c'est pourquoi les chrétiens ne sont pas ponctuels ?

Alors, maintenant, je peux parler de la ponctualité. Euh, est-ce que Dieu s'intéresse à la ponctualité ? C'est ça la question. Hm. Euh, je vais vous apprendre un mot nouveau qui n'est pas dans le dictionnaire. C'est, c'est "made in Burundi". [Rires] C'est un mot que j'ai... C'est "daboriste". Daboriste. Oui. Daboriste. Daboriste. Daboriste. D'abord, je veux d'abord, tu vois, d'abord, quelqu'un qui a toujours des excuses, je l'appelle un "daboriste". [Rires] Ah ouais. Ah, c'est bien ça. Ça, ça, c'est inventé. C'est pas dans le dictionnaire. Il fait comme moi. Il a inventé. Oui, c'est vrai. Franck, il a un dictionnaire à lui tout seul. [Rires]

Alors, avant de parler de de Boris, euh, Franck et Eveline, je vais vous donner un exemple. Euh, c'est un instant qui est sur, sur YouTube. J'ai, j'ai appelé, euh, "Enlève d'abord pour enlever d'abord". Alors, j'ai donné un exemple à l'époque, quand j'ai enseigné, l'homme le plus riche qui était connu. Bon, l'homme le plus riche, riche qui était connu au Burundi, c'était Bill Gates. Mais maintenant, on va parler de Elon Musk. Hm hm. Parce que c'est l'homme de l'actualité. Donc, je crois que même ceux qui suivent les informations, avec ce qui se passe, on connaît Elon Musk. Elon Musk, on parle de plus de 200 milliards de dollars américains, pas canadiens, américains. Hm.

Alors, il vient juste une supposition. Dans ton église, c'est toi qui me suis. Dans ton église, ou même toi aussi, on te dit que dimanche, Franck, on te dit que dimanche à 3h du matin, si tu es à l'heure à 3h du matin, ceux qui seront à l'église physiquement à 3h, pas à 5h, 3h du matin, Elon Musk va donner un chèque de 50 000 dollars. [Rires] Pas canadien, hein, américain. Si tu es, euh, en Afrique de l'Ouest, multiplie combien en franc CFA, je sais pas, en franc congolais, en franc burundais. Donc, il va te donner ça parce qu'il a la capacité de le faire. Hm hm. Tu vois ?

Alors, je suis sûr que l'église sera remplie. C'est sûr. Il y a de fortes chances. Ah, ben oui. Je me souviens quand j'ai, quand j'ai, quand j'ai donné cet exemple, je parlais de Bill Gates, il y a, il y a quelqu'un qui a dit : "Moi, non seulement je serai à l'heure, je vais passer la nuit à l'église." Ah, pour être sûr qu'il n'y a pas de, de problème. Je veux avoir ma place. Mais sûr que oui. Même la maman qui vient de mettre au monde, il y a 2 jours, tu te dis : "Après tout, si j'ai 50 000 dollars, les dettes, tout ça, tout ça, je serai là." Donc, c'est la motivation.

Ouais, mais tu vas voir, c'est pas ici, mais, euh, en Afrique, en général, les églises, les chrétiens, quand ça commence à 8h, il y a ce qu'il y a, ça arrive même à 10h. Hm hm. Il y a, ils viennent, tu vois, il y a toujours du retard, 30 minutes, 1 heure, et ils trouvent ça normal. Mais les mêmes chrétiens qui sont toujours en retard à, à l'église, ils sont ponctuels au travail. H. Si le travail commence à 8h, ils sont là. Si ça commence à 7h, même s'il pleut, il sait qu'il doit être là. Parce que s'il n'est pas là, il aura des problèmes avec son chef, et il veut le pain, il veut l'argent, il veut le salaire. Donc, il est motivé par le salaire. Mais avec les, les choses de Dieu, oh, c'est Dieu, on ça, c'est, c'est normal. Donc, on, on trouve ça normal.

Donc, maintenant, on va voir que les chrétiens doivent changer de mentalité, vraiment. Donc, la ponctualité, ce n'est pas une question de culture occidentale, c'est une culture biblique. Amen. C'est ça que je vais vous montrer. Alors, dans, dans Luc chapitre 9, là, je, je parle maintenant de "daboriste". [Rires] Verset 57 à 62. Donc, c'est Jésus, pendant qu'il était en chemin, euh, il y a quelqu'un qui est venu, Jésus, euh, il a dit : "Seigneur, je te suivrai." C'est quelqu'un qui vient, a dit à Jésus : "Je te suivrai." Et Jésus a répondu en disant : euh, "Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête." Verset 59, il dit : "Un autre : Suis-moi." Maintenant, c'est Jésus qui dit à cet homme : "Suis-moi." Qu'est-ce que le, le daboriste a dit ? "Laisse-moi d'abord." Il dit : "Seigneur, permets-moi d'aller d'abord." J'ai, je glorifie d'abord. Hm hm. Laisse [Rires] permets-moi d'abord d'aller ensevelir mon père. Hm hm. Ça, normalement, tu as perdu ton père, tu veux aller enterrer ton père, c'est tout à fait normal. Oui. Qui ne comprendrait pas ça ? Parce que lui, lui, c'est pas seulement aller à l'enterrement comme on fait. Donc, dans la culture juive, il y a, il y a d'abord, il y a aussi l'enterrement. Il y a le temps de rester à la maison. Donc, tu dois t'absenter. Mais même si c'est normal, c'est ça, comprend. Qui ne comprendrait pas ça ? Qu'est-ce quelle est la réponse de Jésus ? Il veut, il veut d'abord aller à servir son père. Jésus a dit quoi ? "Laisse les morts ensevelir leur mort, et toi, va annoncer le royaume de Dieu." Hm. Donc, tu n'as pas d'excuse. Si moi, Jésus, je t'appelle, viens. Ça, c'est le premier daboriste.

Alors, le deuxième, il dit, il dit un autre : "Je te suivrai." Tu vois, euh, donc, un autre dit : "Je te suivrai." Seigneur, quelqu'un qui te propose de suivre Jésus, mais il dit : "Mais je veux te suivre." Il a la volonté de suivre. Il veut le suivre. Mais "permets-moi d'aller d'abord à notre daboriste." H. "Permets-moi d'aller d'abord prendre congé de ce, de ma maison." Donc, je vais aller dire au revoir, passer le temps, faire des photos, parler, tout ça. Mais Jésus dit : "Quiconque là, c'est le côté plus fort, quiconque met la main à la charrue." Vous connaissez la charrue ? Oui. Donc, c'est, il y a la charrue pour, pour à l'époque, voilà, pour labourer. Voilà. Donc, la charrue ici, c'est, c'est MCI TV. C'est ça la charrue. Oui. La charrue, c'est, c'est ce que tu fais comme travail. Quiconque met la main à la charrue. Donc, la charrue pour avancer, il faut qu'on tire. Alors, maintenant, ce que vous faites ici, vous êtes en train de pousser la charrue MCI TV. Donc, tu, quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière, c'est donc un daboriste. Hm. H. Il n'est pas propre au royaume de Dieu. H. Des conséquences. Je parlais des conséquences. Donc, Dieu n'aime pas les excuses. Tu vois, même si, même si dans Luc 14, il parle, Jésus a donné une sorte de, il a donné en parabole, il a invité beaucoup de gens, et il est dit que, mais tous unanimement se sont mis à s'excuser. Tu vois, quelqu'un dit : "J'ai acheté cinq ou cinq paires de bœufs, c'est un excuse-moi, je te prie." Un autre, il dit, euh, il dit, euh, euh, il rapporta des choses à son maître. Donc, un autre dit : "Je viens de me marier." Il veut quoi ? La lune de miel. Hm hm. La lune de miel. Hm hm. Donc, en, en peu de mots, je veux dire, il n'y a pas d'excuses. Quand Dieu t'appelle, vas-y. Hm. Et si le culte commence à 8h, sois là à 8h. H. Parce que c'est important. Dieu veut qu'on le respecte. Oui.

Euh, si tu as un rendez-vous avec, euh, le Premier ministre canadien, tu, je m'adresse à un Canadien, le Premier ministre canadien dit : "Franck, je vais te voir, euh, à 9h." Et si à 9h, il est là et tu n'es pas là, est-ce qu'il va t'attendre ? Hm ! [Rires] Il est fort probable qu'il ne t'attende pas. C'est ça, voilà. Mais par contre, si tu arrives à 9h et qu'il n'est pas là, tu vas l'attendre. Hm hm. Oui. Mais aujourd'hui, les chrétiens font attendre Dieu. Hm. Il y a le culte, il y a la prière, il y a des choses de Dieu, on néglige. Alors, moi, j'aimerais donc, ce que je veux, que cette culture d'honorer Dieu, d'être là à temps, et penser que si tu attends, ça veut dire que tu honores Dieu. Et si tu, tu négliges la prière, si tu négliges le culte, si tu négliges l'œuvre de Dieu, et tu oublies que Dieu te voit quand tu es ponctuel au travail. Voilà, ça, c'est ce que je voulais dire. Je veux dire que les chrétiens doivent changer leur mentalité. Euh, savoir que être ponctuel, c'est une forme d'adoration. Hm.

Ah, beau final. Beau final. Merci Chris. Vraiment, euh, je pense que ça touche à un point hyper fort parce que c'est une vraie mentalité, en fait. Oui, c'est vraiment. Moi, je viens de Suisse. L'heure, c'est l'heure. En Suisse, on a un principe. Si j'ai rendez-vous à 9h, on a ce qu'on appelle le quart d'heure de politesse. Jusqu'à 9h15, dans ce quart d'heure, tu arrives, tu as, c'est bon, tu as été, tu demeures dans la politesse, on va t'attendre. [Rires] À l'université, au Burundi, il y a ce qu'on appelle le retard académique. C'est 15 minutes. 15 minutes. Donc, les 15 minutes à l'université, c'était, c'était [Rires] accepté. Voilà, une période de grâce. Mais au Québec, c'est pire. Au Québec, j'ai remarqué, je pensais que les Suisses, on était les plus ponctuels. [Rires] Je peux vous assurer qu'au Québec, la ponctualité, c'est encore plus important. C'est une religion ici. J'ai, la première fois que j'ai invité des Québécois chez moi, je les avais invités à 6h le soir, à 18h. Ils sont arrivés en avance, 15 minutes en avance. Et c'est normal. Et c'est normal pour toi. Oui, je suis déjà arrivé chez vous à l'avance aussi. Ah, bah oui, c'est sûr. [Rires] Je suis en train de courir. On est là.

Mais ce qui, ce qui m'a fait mal, c'est que, euh, les païens sont ponctuels et les chrétiens ne sont pas ponctuels. Je dis, en Afrique, en Europe en général, c'est pas un problème. [Rires] Je te rassure, on a le même problème au Québec, hein, malgré tout, hein. Oui. Dans les églises. Mais les mêmes, les mêmes chrétiens qui sont en retard à l'église, ils sont pas en retard au travail. Tu vois, quand c'est toujours une question, un minimum d'équilibre. Tu as une excuse qui est vraiment une excuse, dans le sens, j'ai pas pu, il est arrivé un gros empêchement, il y a quelque chose. Si tu le sais que tu vas l'être, et que tu n'es pas dans cette période de 15 minutes, admets, envoie déjà un message : "J'ai un peu de retard, désolé et cetera." Si tu es encore plus en retard que ça, ça devient même à quelque part un manque de respect pour ceux qui t'attendent et tous ceux qui se sont déplacés là. Je l'ai déjà vécu. Tu arrives dans une salle de réunion au travail, tout le monde est là, et tu es celui qui est en retard, et là, tu as un peu la honte sur toi, et tu dis : "Ah, désolé tout le monde de vous avoir fait attendre, mais c'est une réalité." Et là, quand on prend ça et tu amènes ça dans le domaine de l'esprit, dans l'église, dans des rassemblements, pourquoi est-ce que c'est différent ? C'est comme si soudainement, ça, ben, ça dérange pas. Ça va, c'est correct pour ça. Le Seigneur comprend.

Et, et quand Christ fait des réunions, il dit que c'est à 16h. C'est à 16h que ça commence. Il était là à la croisade d'Abidjan. Euh, je me souviens à la croisade de, je crois, à Donton, ici. Oui, c'était en 2019, je crois. 2018, je crois, ou 19. Ah, c'était alors, on m'a dit, les, les, ici au Canada, beaucoup qui vont venir, ils seront en retard parce que travail, les chiffres, tout ça. On m'explique qu'il faut, à 16h, euh, ne peuvent pas être à 15h. C'est à 15h. À l'époque, on dit, ils ne peuvent pas être à 15h. C'est, c'est l'équipe qui, moi, qui m'a dit. Je dis, je, je vous dis que à 15h, hm hm, je serai là. Si les musiciens ne sont pas là, moi, je vais être là, je vais prendre le micro et je vais parler. Ou, mais nous ne sommes pas là. Mais s'il y a deux ou trois, c'est déjà assez. Jésus a dit : "Deux ou trois, je suis au milieu d'eux."

Même dans mon église, là où je prie au Burundi, cette mentalité a changé. À l'époque, je me souviens, un jour, j'étais, j'ai présidé, c'était, il y a beaucoup d'années, avant même Kanga, et il y avait personne. Toute l'église, il y avait personne. Il y avait que des musiciens, et moi, j'ai, j'ai parlé, j'ai dit aux musiciens : "Allez vous asseoir ici, on commence." Hm. H. Et de, aujourd'hui, à moins cinq, c'est presque rempli, les voitures, parking, tout ça, la mentalité a, a changé. Alors, maintenant, j'insiste, même dans Kanga Kanga, il y a, il y a une émission le jeudi, je parle de changement de mentalité. Je veux que les chrétiens changent de mentalité. Donc, ce que tu disais, pourquoi est-ce qu'ils sont en retard pour les choses de Dieu ? H. Pas les choses du monde. Pourquoi ? Parce qu'il y a le manque de crainte de Dieu. On ne craint pas Dieu. Quelqu'un qui craint. Moi, quand je suis en retard, quand je suis en retard, je, je me souviens, ma fille, ma fille, maintenant, elle a, elle a 14 ans. On était de jeunes mariés, elle avait un an, je crois, presque. Il fallait [Rires] être là. À l'époque, c'est, on commençait à 7h30, je crois, à l'église. Nous sommes partis, et dormis. Hm. On a changé dans la voiture. J'ai dit : "Il faut que je sois là." Pourquoi ? Parce que je veux honorer Dieu. Donc, être ponctuel, c'est honorer Dieu. C'est, c'est donner du respect à Dieu. Donc, quand je dis : "Non, Dieu comprend", c'est ma fille. Non, Dieu comprend que c'est un daboriste. [Rires] Ouais, vraiment, c'est ça. Ça revient pas à la conséquence par rapport à la crainte de Dieu.

Même Christ, qu'est-ce que tu dis ? Je crois que c'était la semaine dernière, Evelyn, ou je sais plus quand, j'ai fait une rubrique sur la crainte de Dieu et le mépris. Que lorsque la crainte de Dieu diminue, le mépris qu'on peut avoir pour les choses spirituelles. Maintenant, la conséquence aussi va être une motivation. Admettons, dans une église, les gens qui, parce que souvent les gens, qu'est-ce qui va arriver ? Contexte église. Ils vont se dire : "C'est la louange, il y en a pour 45 minutes. Bon, je vais arriver à 25 minutes durant la louange, et il y a pas de souci." V. Ferme les yeux parce que ça l'énerve. [Rires] Ça vient la chercher. Ouais, mais c'est la réalité. Hm hm. Maintenant, tu imagines un dimanche, le message commencerait à 10h, il y aurait la louange après. Là, tout le monde serait déçu parce qu'il dit : "Mais j'ai manqué le message, j'ai manqué le." Mais la conséquence ferait que tu voudrais plus être en retard parce que tu dis : "Mais est-ce que je vais manquer le message si j'arrive à 10h ?" Ou est-ce que, et il y a une légèreté vis-à-vis de la louange. Je vais faire 10 minutes à la fin, je vais être bien, puis le message après.

Il y a un pasteur dans une église un jour, il en avait marre que toute sa, son assemblée arrive en retard. Et sans prévenir personne, il a décidé d'inverser. Il a commencé par la prédication. Voilà. À 10h, la prédication a commencé. Il y avait presque personne. Les gens sont arrivés sur le "amen" de la fin. [Rires] Les gens étaient dégoûtés, mais c'était pour leur servir de leçon. Et moi, j'ai un problème. Oui, ça m'irrite. Parce que quand tu vas à l'église, il y a un moment où tu donnes au Seigneur, et un moment où tu reçois. La louange, l'adoration, tu vas pour donner au Seigneur. Comment tu peux mépriser cette partie-là ? Si importante. Ce n'est pas, ce n'est pas un interlude musical, la louange. Tu viens pour adorer le Seigneur. Comment tu peux dire : "Ce n'est pas grave si je manque ça ?" Non, ne manque pas cette partie. Elle est même plus importante que le message à mes yeux.

Justement, justement, je te donne un exemple. Il y a un ami américain, c'est qu'il était passé pendant 12 ans. Elle était au Burundi, c'était en 2009. Je l'ai invité dans une cellule de prière. C'était une cellule de prière, mais il y avait beaucoup de gens. J'avais une cinquantaine, presque 100 personnes. J'ai fait, c'était comme une église. Et il m'a demandé, c'était lui le prédicateur, il m'a demandé : "Quand est-ce que ça commence ? Quand est-ce que je vais commencer à prêcher ?" J'ai dit : "Euh, on commence à 17h, tu vas commencer à 18h." Et alors, il a dit : "Quand est-ce que ça commence ? C'est à 17h." Hm hm. Mais on va partir à 17h30, 40. Il dit : "Pourquoi ?" "Je vais être là à 17h." Je dis : "À 17h, c'est le début, il y a peu de gens." "Je veux être là à 17h." Et c'est lui qui m'a aidé à changer de mentalité. Oui. Oui. Il m'a, il m'a dit : "Je veux là à 17h." Alors, pourquoi tu veux être là ? Tu ne comprends même pas ce qu'ils disent quand ils chantent. Non, je veux l'atmosphère spirituelle. Hm hm hm. Tout à fait. Wou. Ça, c'était quelque chose de nouveau pour moi. C'était en 2009. Je veux être là d'abord, je vais honorer Dieu. Il m'a dit : "Chez nous, il m'a dit : "Chez nous, il était, venait de Pennsylvanie. Il m'a dit : "Chez nous, quand quelqu'un t'invite, tu es en retard, c'est manque de respect." Oui. C'est, comment un manque de respect ? Et moi, je n'ai pas compris. Et nous sommes allés, et il y avait trois, quatre personnes avec lui, et on a été bénis. On a senti la présence. Parce que beaucoup de gens aujourd'hui, bon, en Afrique, euh, la louange, on néglige. Hm. Même les pasteurs, les pasteurs qui prêchent, euh, je ne veux pas avoir de problèmes avec les pasteurs, mais c'est une réalité. Il y a des pasteurs, beaucoup de pasteurs qui viennent juste 5 minutes avant la prédication, c'est-à-dire que la 60 minutes de, de louange, il n'est pas là. Il est où ? Au bureau. Parfois, il reçoit des gens, parfois, il vous regarde dans un des écrans. Il voit avec les caméras, il voit ce qui se passe. Il fait ces choses-là, et il vient juste à 5 minutes. Pourtant, la louange, c'est la partie très importante, parce que c'est la louange qui prépare l'atmosphère. Voilà, c'est ça.

Et le même Américain, alors un jour, euh, un ami pour Rondé qui s'est marié, il nous a invité, et je lui ai donné la, la carte invitation. Il était écrit à 16h. Je lui dis : "C'est 16h, mais chez nous, hm, ça veut dire qu'il faut être là à 17h." Il m'a dit : "Ça, c'est chez vous, mais moi, c'est moi. On va être là à 16h." J'ai dit : "Non, non, ce sera, il y a personne à 16h." "Non, on doit y aller." Il voulait me donner une leçon. Nous sommes allés à 16h, c'était fermé, il n'y avait personne. Oh ! Il dit : "Il n'y a pas de mariage." "Je t'ai dit, c'est 16h, il fallait être 17h." "Mais c'est 16h." "Mais c'est que c'est ici, c'est ça. C'est comme ça." On a passé 1 heure à attendre. Oh ! À 17h, les gens sont venus, et ça a commencé 17h20. C'était écrit 16h. Pourquoi pas écrire 17h ? Moi, je dis non. [Rires] Par exemple, en Afrique, c'est pas, c'est en Afrique, quand tu veux que les gens viennent à 17h, il faut écrire 16h ou 15h. Oui, mais un moment donné, tu sais que ça ne va pas commencer à. Donc, c'est comme les gens qui mettent le réveil en retard, ils changent leur parce qu'ils se disent : "Quand c'est, c'est, c'est 15h, je, je vais agir." [Rires] La réalité, c'est que tu le sais que ce n'est pas la bonne vie. Fake. Oui. Il y a l'aspect de, à travers ça aussi, qui ressort, c'est très intéressant. La familiarité. Mais bien sûr, il y a une grosse conférence, gros événement, et là, tu es là 1h30 à l'avance parce que tu veux être près du. Moi, je veux être là, je veux la place, moi, je vais être en avant. Mais à l'église, bah, je suis familier, bah, c'est le pasteur, c'est le. Tu étais à Abidjan. À Abidjan, les gens étaient là, peut-être même à 13h, ils étaient là, midi. C'est très rapide. Déjà la veille, et, et 3 jours avant, 3 jours. Ben, voilà. Mais la plupart de ces gens, si tu vas te voir dans leurs églises, est-ce qu'ils sont ponctuels ? Mais non. C'est ça que je dis. Et ça, ça démontre la familiarité, et ça, c'est un danger aussi là-dedans. Et je reviens au manque de respect. Quand que toute l'organisation d'un dimanche matin est faite pour que tu puisses vivre une bonne réunion, un bon culte, et tu arrives tellement en retard, la, la louange s'est préparée, l'accueil s'est préparé. Les, les parents, Evelyn, tu les vois, ils arrivent, ils doivent s'inscrire pour les enfants, et là, ils arrivent à 10h30, 10h40, certaines fois, alors que ça commence à 10h. Et tu as des gens qui sont là à l'accueil, et qui doivent attendre parce qu'il y a des retards à terre de tout ça. C'est un manque de respect. Changer l'heure, et qu'on a fermé l'heure de l'inscription. Si tu veux que ton enfant soit inscrit, sois là à l'heure, parce que sinon, ça va être compliqué. Et au début, c'est comme choquant. Mais comment ça ? Et quand que je me rappelle, parce que là, je peux le dire, il y avait Abidjan, mais quand qu'on avait fait la soirée de puissance avec Chris au centre MCI l'année dernière, en 2024, euh, Chris avait dit : "Non, non, on commence." Je me rappelle plus de [Rires] l'heure, hein. Chris, c'était 19h, je crois. 19h, je crois. Et là, on était Michael, moi, et Chris. Et Chris dit : "Non, non, c'est 19h. À 19h, la musique [Rires] commence, parce que ceux qui sont là, on ne les fait pas attendre." En fait, il voulait honorer le fait que les gens qui sont là à l'heure, que eux, ne payent pas pour les retards d'attaque. Et ça, c'est précieux aussi, parce que, et tu dis : "Bah, [Rires] le balcon, s'il sera moitié vide, peu importe, tout bad, tant pis pour toi. Nous, on a commencé à l'heure." Te manqué ce qui s'est passé au début, et il peut se passer n'importe quoi, n'importe quand, un don de l'esprit, une vague de puissance, avoir quoi que ce soit, n'importe quand, tu es là avec la soif, tu es là à l'heure, quoi, et tu veux recevoir.

Ce qui est, ce qui est irritant ou frustrant, c'est quand on privilégie les retardataires. Exactement. Ceux qui sont en retard, on est privilégié. On tourne le truc autour de. On peut [Rires] même multiplier, on peut demander à la chorale de multiplier les chansons en attendant ceux qui sont en retard. Exactement. Donc, ceux qui sont arrivés avant, ils doivent payer et attendre ceux qui sont en retard. Ah non, c'est terrible. C'est terrible. Oui, je sens en parler. C'est irritant. Ah, moi aussi. Mais je pense que [Rires] vraiment, j'aimerais que peut-être, si vraiment c'est ça, un changement de mentalité, mais de prendre conscience qu'on n'est pas tout seul, en fait. Parce que, on parle dans le cadre de l'église, mais dans plein de domaines de, il y a, il y a plein de situations où tu fais attendre les gens, c'est tellement un manque de respect, je trouve. J'allais dire, à EMCI, ma vie, moi, au quotidien, elle est remplie de réunions. Moi, mon agenda, il est très rempli. Maintenant, j'ai dû essayer de mettre en place quelque chose où est-ce que je laisse minimum 15 minutes entre deux meetings, parce que les gens veulent me booker des meetings. Ah, mais tu finis à 14h. À 14h, on se voit. Ben, ben, si je dois aller boire de l'eau, si je dois faire ça, si je dois aller aux toilettes, si je dois, et, et en fait, si j'accepte ça, maintenant, des meetings collés, collés, collés, dans le travail, tu vas être en retard obligé. Et là, ça va faire un effet dominant. Et en après-midi, bah, Franck est toujours en retard, Franck et C et ça. Tu dois mettre en place des mécanismes dans ta vie qui vont te permettre, dans ta famille, dans ton couple, dans l'église, dans le travail, de pouvoir essayer d'intégrer la ponctualité. C'est de ça qu'on parle aujourd'hui. C'est tellement important. Mais c'est des clés qui sont ultra terre à terre, naturel. C'est, mais il faut y arriver, sinon, ça va être comme ça dans tous les domaines. Et les enfants grandissent dans, dans ce, dans ce climat-là. Et puis, euh, tu es rendu que tu sais plus quand est-ce que les gens vont arriver, et c'est la normalité. Et ça, ben, par culture, ça peut varier, mais quand même, c'est important. Oui. C'est comprendre que être à temps est un signe de respect. Oui. Oui. Complètement.

Et parce que chez nous, en Afrique, même, ils ne sont pas là, ils n'appellent même pas, ils ne s'excusent même pas. Hm. Tu vois, donc, tu sais que tu n'es pas en retard, tu n'es pas à temps, et tu as le numéro de la personne, tu ne, tu ne t'excuses même pas. Oui. Hm. Tu vois ? Mais si c'était pour un rendez-vous, h, pour professionnel, interview, interview, tout ça, tu serais là, tu dois être là. Moi, je sais que, euh, je vois l'ambassade, donc, les gens qui veulent le visa. Waouh ! Toujours là, même 30 minutes avant, ils sont là, bien préparés, visent les dossiers. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent le visa. C'est ça. C'est l'importance que tu mets, en fait, dans la chose. Et là, il faut se poser la question : si l'église, le temps de louange et d'adoration, n'est pas suffisamment important pour te faire arriver à l'heure, je pense qu'il faut se remettre en question, et il y a un problème de motivation.

Alors là, la motivation, par de motivation, j'aimerais interpeller les pasteurs. H. Parce que si le pasteur est toujours en retard, c'est facile que les chrétiens soient en retard. Oui. Donc, il voit un exemple. Parce que le pasteur, s'il est là à 8h, à 7h, pendant la prière, pendant la louange, il est là physiquement, c'est difficile. C'est ça encourage les autres à le faire. Alors, s'il est toujours en retard, il vient quand il veut. Donc, on dit que, OK, ce qu'il fait, ça veut dire que la louange n'est pas importante, la prière n'est pas importante, ce qui est important, c'est quand le pasteur est là. Donc, ça veut dire que aussi les leaders doivent donner l'exemple, montrer l'exemple. Devient, sinon, ça devient la norme. Voilà, de qui vont poser dans leur vie, il fait comme ça, je fais comme ça. Et ça, il faut en être conscient que même dans les détails comme ça, c'est très important. Ce que tu dis, que l'on puisse prendre au sérieux et se dire : "On est des repères, des modèles." Tu es un leader, tu es peut-être même pas le pasteur principal, mais tu es un leader dans l'église. Voilà, sois à l'heure, sois à ton poste. Fais ce que tu as à faire, parce que les gens comptent sur toi. C'est, c'est 100 % très important. Tout à fait. Vraiment, vraiment. Mettez en place des nouvelles façons de faire, des nouvelles façons de vous préparer. Il y a des choses toutes simples qui peuvent être faites. Si vous savez que vous avez besoin d'une heure et demie pour être prêt le matin, et bien, mettez votre réveil plus tôt. Levez-vous plutôt, anticipez la veille, organisez-vous différemment. C'est vraiment possible d'être à l'heure, si vous souhaitez d'être à l'heure. Comme on l'a dit, si vous êtes capable de le faire pour d'autres choses professionnelles, vous allez être capable de le faire aussi pour l'église. Prenons les choses de Dieu au sérieux. On n'est pas en train de jouer, de faire semblant. Ce n'est pas un jeu d'aller à l'église. Ce n'est pas juste un passe-temps du dimanche matin, ou du mercredi soir, vendredi soir. C'est des choses sérieuses, c'est des choses importantes. Et vous ne savez pas ce que le Seigneur a prévu de faire, et à quelle heure il a prévu de le faire. Ne méprisez pas ces choses-là. Et important de quand même garder les 15 minutes de grâce. Ça, ça [Rires] la vie. Chev. Oui, mais oui, il y a des imprévus. Il y a des imprévus. Mais quand tu as systématiquement [Rires] une heure de, c'est plus de l'imprévu, là. Moi, je ne suis pas pour les 15 minutes. [Rires] On en reparlera entre nous. Ouais. [Rires]

En tout cas, Chris, merci beaucoup d'être venu dans "Bonjour chez vous" cette semaine. Merci pour ta ponctualité. Il était toujours le premier sur le plateau. [Rires] C'est la promesse de de revenir. J'avais promis. Souviens à fait. Tu nous le repromets. Oui, un jour. Un jour. [Rires] Un jour. Quand je suis allée chercher Chris à l'aéroport, je transpirais un peu. J'ai dit : "Il faut pas que je sois en retard. Il faut pas que je sois en retard." C'est sûr, vraiment. En tout cas, merci d'être venu. Vraiment, c'était un plaisir de t'avoir. J'espère que vous avez été bénis par ces différentes thématiques. Et on a terminé sur un thème qui est peut-être un petit peu plus léger aux yeux de certains, mais extrêmement important, et on espère que ça portera du fruit. On va se retrouver la semaine prochaine pour de nouvelles émissions de "Bonjour chez vous".