Transcription
Bonjour les enfants. On va faire un point techno-écho sur les tarifs de Trump, voir un petit peu la réalité qu'il y a derrière le tout, si possible en une quinzaine de minutes, parce que j'ai un rendez-vous après.
Alors, le premier point, c'est le danger, entre guillemets, donc le danger relatif des mesures de surenchère et de guerre. Les commentateurs nous amènent souvent aux années 30, aux années 40. C'est un peu, je dirais, un classique, quel que soit le sujet. En accident, effectivement, suite à la crise de 1929, il y a eu une guerre commerciale, trade war, avec, par exemple, les Américains qui imposent de tarif allmot en 1930, auquel les Britanniques répondent par le import de 1932. Et grosso modo, à peu près tous les pays, on va dire dans un ordre dispersé, vont mettre en place des mesures protectionnistes, autrement dit des barrières douanières, des restrictions à l'importation et, dans certains cas, des soutiens à l'exportation. Même si les soutiens à l'exportation, c'est gérer une stratégie qui a été développée bien plus tard, au 20e siècle. Euh, mais en tout cas, la conséquence, c'est un effondrement, entre 1929 et 1932, du commerce mondial de 60 %. Effondrement qui n'est pas uniquement causé par les mesures protectionnistes, mais entre autres par les mesures protectionnistes. Ok. Euh, on s'en suit une guerre, une guerre monétaire cette fois-ci. Donc ce qu'on a pas réussi à obtenir finalement par les barrières protectionnistes, euh, on va essayer de le l'obtenir à travers la dévaluation. Donc la dévaluation, c'est je vais faire chuter le prix de ma monnaie afin de rendre, je dirais, les les les biens que j'exporte moins cher sur le marché international, comparativement aux autres pays, et donc espérer pouvoir exporter davantage. L'idée, en fait, c'est d'exporter son son chômage. C'est c'est la crise, c'est la merde, euh, les gens gueulent. Donc on va essayer d'exporter son chômage d'un pays d'à côté, soit en, je dirais, en en privant le pays d'à côté, je dirais, d'exportation vers moi. Du coup, bah c'est des gens chez eux qui ont pas de boulot, et moi, moi de mon côté, je vais espérer pouvoir créer des boulots chez moi pour vendre des choses dans son pays à lui, en espérant évidemment que le gars ne réponde pas. Dans les faits, le gars répond. Et si j'arrive pas à obtenir ça avec, je dirais, le commerce, je sais l'obtenir à travers la monnaie. L'idée, la même. Donc à l'époque, toutes les monnaies, je simplifie très grossièrement le truc, ok, mais on va dire que les monnaies principales avaient une parité par rapport à l'or. Ok, je simplifie vraiment grossièrement le truc, c'est un peu plus compliqué que ça. Donc la livre sterling va être dévaluée de 30 % par rapport à l'or en 1931. S'en suit une dévaluation du dollar en 1934. Et là, même logique, en ordre dispersé, la plupart des pays s'engouffrent dans une guerre monétaire. Au final, ça aggrave la situation pour tout le monde, et évidemment, l'histoire se termine avec une guerre tout court qui démarre en 1939. Euh, j'ai mis la référence ici de Norman Angel, *The Great Illusion*. *The Great Illusion*, c'est en fait un livre qui précède non pas la Seconde Guerre mondiale, mais la Première Guerre mondiale. Et l'idée de Norman Angel, c'était euh, et c'était une belle idée, c'était qu'il y avait une telle intégration économique, monétaire, même scientifique, culturelle, avec des flux d'humains, d'idées, de marchandises entre les pays, euh, qu'il était finalement impossible, improbable, qu'il y ait une guerre mondiale. Parce qu'en fait, c'est comme si, je dirais, Londres allait faire la guerre à, je sais pas moi, à Birmingham, euh, parce que x ou y. Non, c'est qu'il y a une intégration économique, monétaire, culturelle. Il y a des flux d'humains, de marchandises. Tout le monde sait, mais c'est changé des trucs. Donc il y a aucun sens, il y a aucun intérêt rationnel à faire une guerre, en comment, à faire une guerre finalement généralisée et mondiale. C'est la thèse de Norman Angel à la veille de la Première Guerre mondiale. Et je reprends souvent cette théorie parce que c'est souvent l'argument qui est amené, enfin qui a beaucoup été amené dans les années 2010, à savoir : mais il y a des mondialisations, tout le monde bénéficie de la mondialisation, il y a des flux de marchandises, des flux d'humains, des flux financiers, des flux guidés, euh, euh, une circulation de la recherche scientifique, des partenariats, des étudiants, bref, tout ça. Donc ça serait nuisible à 100 % à toutes les parties prenantes d'avoir une guerre entre les États-Unis et la Chine. Donc une guerre généralisée, enfin, qui pourrait devenir généralisée, euh, et pourtant, en fait, c'est exactement le même argument de la Première Guerre mondiale, et ça dérape. Donc je trouve ça intéressant quand même de mentionner cette théorie, euh, de mentionner cette cette grande illusion, quoi, de de croire que bah parce qu'il y a une mondialisation et des flux, et bien ça limite la, enfin ça réduit la probabilité qu'il y a une guerre. En fait, il y aurait un modèle inverse qu'on pourrait proposer, mais ça serait trop long aussi. C'est qu'en fait, plus il y a d'intégration entre les pays, plus, en fait, il y a de risque systémique. Donc plus il y a de risque que ça pète quelque part, qu'un pays qui va se méga défoncer et qui a finalement extériorisé finalement sa colère sur le pays d'à côté. Donc ça, c'est finalement ce que les commentateurs nous proposent aujourd'hui de manière un peu simpliste et naïve. Ok. Donc les dangers d'une du d'une escalade vers la guerre.
Le deuxième point qu'on peut aborder, c'est finalement se poser la question du dollar comme monnaie de réserve. Ce qu'on a eu finalement avec le déficit commercial américain depuis une trentaine, 30, 40 ans, mais c'est vraiment intensifié sur les 20 dernières années. C'est finalement voilà, les Américains vont importer, puisqu'ils exportent, on a compris. Donc il y a beaucoup de dollars qui sortent des États-Unis. Donc sur le papier, il y a un appauvrissement des États-Unis parce qu'il y a des milliers de milliards de dollars qui vont sortir finalement de l'économie américaine pour aller se retrouver entre les mains des Chinois, des Allemands, des Saoudiens, et cetera. Euh, et donc c'est cette idée que l'Amérique s'appait, s'appauvrit, là où en fait c'est c'est c'est un peu plus compliqué. C'est que ces dollars qui sortent des États-Unis reviennent euh via les flux monétaires euh aux États-Unis. C'est que cette masse de dollars qui est en dehors des États-Unis, ben elle va se placer où ? Elle va se placer en SNP 500, elle va se placer en bon américain. Donc en fait, il y a quelque part gérer les emplois manufacturiers, enfin le secteur secondaire, le secteur industriel manufacturier qui se fait défoncer aux États-Unis parce que les emplois partent en Chine ou ailleurs, mais d'un autre côté, il y a Wall Street qui va récupérer cet argent par la suite. Donc je dirais l'argent revient aux États-Unis. Donc en fait, il y a clairement des gagnants et des perdants dans ce mécanisme, mais c'est pas comme si euh c'est pas comme si l'Amérique dans son ensemble perdait. C'est déjà l'argent qui sort, en fait, elle revient. Donc ce grand truc du : ok, mais en fait, je dirais, on se fait piller, on se fait piller par des puissances exportatrices, est vachement nuancé parce qu'en fait l'argent revient. Donc ça, c'est un premier truc à prendre en compte. Et surtout euh où on serait finalement euh via le financement de la dette publique américaine ou la dette privée américaine, euh, où on serait finalement, le S&P 500, s'il y avait pas, je dirais, ce flux massif d'argent qui viendrait se placer là-dedans. Euh, je crois que c'est un qui s'appelle Russel Napier, euh, sa grande thèse, c'est qu'en fait ce flywheel finalement dans cette dynamique qui s'autorenforce va s'arrêter d'un moment à l'autre, euh, peut-être maintenant, euh, et donc en fait la performance du S&P 500 était une illusion également. Enfin, c'était genre un artifice, c'était pas dû vraiment aux fondamentaux des sociétés qui composent l'indice, c'est juste que il y avait un maximum de cash euh généré par le déficit commercial qui doit se parquer quelque part et qui allait se parquer là-dedans. Et donc en fait, si je dirais on prive, enfin si si les États-Unis ou si Trump prive ses partenaires économiques, ses partenaires commerciaux de cette manne financière, peut-être que ces partenaires commerciaux, un, bah vont arrêter d'acheter, et deux, peut-être même vont vendre, ce qui peut poser de gros gros soucis. On sait en ce moment que l'Amérique doit refinancer une grande partie de sa dette publique dans les, je crois que c'est dans les 18 mois à venir. Euh, je crois qu'ils ont 7 trillions comme ça à se trouver, à vérifier le chiffre, je crois que c'est ça, euh, et aujourd'hui les taux d'intérêt sont élevés. Si vous voulez que les taux d'intérêt baissent, il faut trouver plein de gens qui ont envie de vous prêter de l'argent. Tu sais, le taux d'intérêt, certes, c'est la fête, mais c'est aussi le jeu de l'offre et de la demande. S'il y a énormément de gens qui disent : je veux vous prêter du pognon, et ben potentiellement le le taux d'intérêt, c'est c'est le prix de l'argent. Si si vous vous dites : moi je veux je veux emprunter 1 milliard, et qu'en face il y a 10 personnes qui sont chacune prêtes à vous prêter 1 milliard, et bien le prix de l'argent, il va baisser. Si vous vous voulez emprunter 1 milliard, et qu'en face il y a un mec, il est prêt à vous prêter 1 milliard, mais il y a plein d'autres opportunités, il va dire : bah il faut me proposer quelque chose de plus intéressant. Donc le le taux d'intérêt, c'est aussi surtout le prix de l'argent. Et donc s'il y a moins de gens qui sont disposés à vous prêter de l'argent, et bien le prix de l'argent augmente, donc l'intérêt augmente, donc la dette publique augmente, donc la charge de la dette augmente, et donc finalement, bah je dirais le le pond rend dans sa zone dangereuse. Enfin, l'autre chose qui est un peu malhonnête qu'il faut prendre en compte, c'est l'impression monétaire américaine est une taxe sur le monde. Je sais plus si c'était Milton Friedman, pris nouvelle économie, qui disait que l'inflation est une forme de taxe cachée, mais ceci dit, c'est une évidence. C'est euh, je dirais, vous vivez en France, ok, euh, enfin le gouvernement indirectement à travers la BCE imprime de l'argent, c'est une taxe. Ça a réduit votre pouvoir d'achat, vous avez perdu en pouvoir d'achat. Donc quelque part vous avez été taxé. De même manière qu'une taxe vient prélever une partie de votre revenu, et ben là, ça va prélever une partie de votre pouvoir d'achat. Peut infiner la même chose. Donc voilà. Donc en fait, les États-Unis taxent déjà le reste du monde, c'est que le reste du monde utilise, épargne, stock du dollar, ok, que ce soit des acteurs privés, des acteurs publics, et les Américains impriment, impriment, impriment, impriment, impriment. Et ce que montre Balaji, c'est l'ancien de Coinbase, c'est qu'en fait à chaque fois que les États-Unis impriment un trillion, euh, c'est pas juste 330 millions d'Américains euh qui qui qui en souffrent, qui sont taxés, c'est potentiellement 6 milliards, je dirais, d'êtres humains, directement ou indirectement, euh, bah qui sont taxés. Donc en fait, Trump dit : on se fait piller, on se fait voler, en mode : peut-être, mais je dirais à chaque fois que vous imprimez du dollar, vous pillez et vous volez tous les détenteurs de dollars à travers le monde. Donc est-ce que finalement c'est pas kif kif ? Et même, je pense, la réponse, c'est euh, l'Amérique, une grande partie de la prospérité de l'Amérique est due au statut du dollar. Ah, ça serait quand même compte casser la machine, ça serait là pour le coup ça serait compte de casser les machines. Surtout que le fait d'avoir en anglais, c'est weaponized, mais c'est le fait d'avoir euh l'extra, je crois que c'est l'extraterritorialité du droit américain à travers le dollar euh pour des thèmes un peu ronflants. Et ce qu'ils ont fait avec le gel des assets russes, ça a sérieusement entaché le statut du dollar comme monnaie de réserve internationale. Ok, donc ils ont déjà fait du dégât. Si en plus, je dirais, les gens qui qui vous financent, qui financent l'Amérique, les mecs vous financent et en plus vous les taxez toute la journée avec de l'impression monétaire, si en plus vous essayez de les défoncer, je dirais peut-être qu'ils vont finir par euh euh par par se fâcher. Évidemment, c'est pas Macron, Fillon qui vont taper du point sur la table. Par contre, les Chinois, les Indiens, les Saoudiens, eux pourraient, je dirais, à la longue perdre patience, euh, malgré leur, je dirais, leur leur qualité diplomatique. Ok. Donc le sujet du dollar est extrêmement important. Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il y a des sujets finalement commerciaux, donc ça c'est des flux de de biens et de services, mais aussi des sujets monétaires. Peut-être que le sujet monétaire est bien plus important que le sujet commercial. Enfin, autre question : est-il vraiment réaliste euh de ramener des emplois manufacturiers aux États-Unis ? Ok. Moi, je pense qu'il manque une tolérance à la souffrance, et je le dis en tant qu'Occidental blanc, tranquillement qui bosse sur internet. Ok, donc j'ai pas bossé à l'usine, donc je suis pas le mec le plus légitime pour, je dirais, pour pointer ça. Mais quelle est la tolérance à la souffrance ? Est-ce qu'on est prêt ? Ok, on veut ramener les boulots industriels. Ok, est-ce qu'on est prêt à taper l'inflation ? Est-ce qu'on est prêt à taper la pollution qui va avec ? Ah oui, c'est une grande partie de la baisse de la pollution dans nos pays est due au fait qu'on a déplacé la pollution en Chine. Bah ouais, en Chine, Vietnam et dans d'autres endroits. Est-ce qu'on est prêt à souffrir de cette pollution ? Est-ce qu'on est prêt à avoir des usines qui polluent ? Je suis pas sûr. Euh, est-ce qu'on est prêt à tousser ? Est-ce qu'on est prêt ? Est-ce que les gamins déconcent du pont ? Je suis pas sûr. Est-ce qu'on est prêt à avoir des nuages finalement de de fumée polluante qui recouvrent tout Paris pendant des jours, qui empêchent même pas de respirer ? Je suis pas sûr. J'ai vécu un temps à l'air industrielle où on souffrait ça, c'est plus le cas aujourd'hui. D'ailleurs, je trouve que la blague, c'est que les riches sont à l'ouest des grandes villes parce que le vent vient de l'ouest. Donc je dirais toute la pollution va à l'est, sur les pauvres. Ok, c'est pour ça que Paris, ouest, il est plus cher que l'est historiquement. Euh, autre chose : l'inflation. C'est bien de dire : on va fabriquer l'iPhone aux États-Unis. Fabriquer un iPhone aux États-Unis coûterait 2500 balles. Alors, ou alors tu le fais venir de Chine et tu le taxes à 150 %, ou je sais plus c'est quoi, je dirais le dernier chiffre en date, mais à la fin de la journée, c'est de l'inflation. Et comme on va voir par la suite, euh, l'inflation, on viendra sur l'inflation d'instant. Donc est-ce qu'on est prêt à souffrir de l'inflation ? Est-ce qu'on est prêt à souffrir de la pollution ? Quand on voit à quel point les gens gueulent euh quand ils ont un rhume ou quand, je dirais, le prix des œufs augmente, est-ce qu'ils sont prêts à payer l'iPhone deux fois le prix, trois fois le prix, cinq fois le prix, dix fois le prix ? Bonne question. Autre chose : il manque un écosystème. C'est bien, c'est bien d'avoir une usine, mais il faut voir l'usine, les usines qui font les, je dirais, les les composants, les autres gars qui font je sais pas trop quoi, les boîtes de logistique. En fait, l'industrie, c'est un enjeu d'écosystème, c'est pas genre : j'drop, je lâche du ciel boum, je crée une usine au milieu de nulle part et puis c'est bon, maintenant on produit. Non, c'est qu'il y a tout un enjeu d'écosystème avec des fournisseurs qu'il faut aussi, je dirais, intégrer et mettre en place. Après, après, il y a problème de compétence. Il y a des choses qu'on ne sait juste pas faire. Vous prenez les microchips, donc les puces, euh, mais on sait pas faire. Il y a TSMC qui sait faire à Taïwan. Il y a le reste du monde qui sait rattraper Taïwan, il n'y arrive pas. On sait pas faire. C'est bien de dire : on va faire des puces aux États-Unis. Ok, mais on sait pas faire. Ok. Un peu pareil en Europe. Après, il y a ce truc où dans les skills, je dirais les Occidentaux en particulier, alors quand des danses sur TikTok ils font dans l'arme, et ben ma génération et la génération qui suit, elle est très forte quand faut faire de la science dure. Il y a moins de monde quand même. Ok, je crois que rapporté par tête, les Russes produisent deux fois plus d'ingénieurs que les Américains, rapporté par tête, euh, et les Chinois, c'est pareil. Au plus le dans dans les pays communistes ou post-communistes, le enfin être ingénieur était un était important. Je vais pas de digression là-dessus. Ok. Et après, il y a la question : est-ce qu'on a la force de travail euh qui est prête à trimer dans des usines ? Bah en fait, il semblerait que les Américains l'avaient, mais ils l'ont déporté. Bah oui, c'est que ceux qui sont prêts à accepter des conditions de travail très dures sont souvent une main d'œuvre qui est immigrée, qui vient d'arriver, qui est prête à, je dirais, à à assumer finalement cette charge en espérant que leurs enfants, je dirais, s'intégreront, feront des études et auront une vie meilleure. C'est un peu ça l'idée, euh, sauf que ces mecs-là ils ont plus ou moins porter. Donc qui va bosser dans l'usine ? Je sais pas. Enfin, est-ce qu'il y a le temps ? Est-ce qu'il y a le momentum ? Quand vous regardez ce que fait BYD en terme de voiture et ce que fait Tesla, Tesla est en train de se faire défoncer en terme de capacité de production, en terme d'innovation, en terme de finition. Enfin, à Dubaï, il y a pas mal de il y a il y a BYD qui aiment bien implanter. Euh, à chaque fois que je prends un Uber BYD, je suis sur le cul, c'est vraiment bien. Tesla, pas terrible. Euh, autre chose : tout ce qui est les voitures volantes et compagnie, les Chinois expérimentent des prototypes, nous on en est où ? On en est nulle part, il y a rien. Enfin, il y a la question du : ok, on veut mettre un coup de pression au reste du monde, enfin pas nous, mais les Américains. Ok, est-ce que tu as l'armée, euh, je dirais la toute-puissance, je dirais, de la technologie américaine, de l'armement américain ? On a vu en Ukraine que c'est pas nul, mais c'est pas non plus game changer, et que finalement les Russes qui sont peut-être backés par les Chinois, je ne sais pas, je m'aventurerai pas là-dedans, semblent, je dirais, pouvoir y répondre. Donc je dirais cette toute-puissance de l'armée américaine, faut voir. C'est bien d'avoir des… ils arrivent même pas à défoncer les talibans. Ok, il y a trois mecs dans une grotte, ils savent pas à les défoncer. C'est la partie du : quand tu sais que le mec peut défoncer tout le monde en 2 secondes, tu l'écoutes. Quand tu sais qu'en fait il peut mettre des coups de pression, mais concrètement il se passe rien, tu l'écoutes pas forcément. En terme de technologie, DALL-E versus ChatGPT, les Chinois sont bons. Donc c'est pas comme si, je dirais, les Américains avaient un edge, avaient un avantage sur le reste du monde. Enfin, en terme de monnaie, on en parlait juste avant. Certes, l'US dollar reste la monnaie de réserve internationale principale, le yuan n'est pas prêt de de détrôner l'euro. L'euro est une plaisanterie, l'euro est également une plaisanterie. Néanmoins, ce sont des choses qui sont euh questionnées aujourd'hui. Ok. Et finalement euh vous voyez, c'est quand on commence à questionner l'empereur, c'est que l'empereur n'est déjà plus l'empereur. Ok. Euh, c'est si on se permet de questionner, si on se permet d'avoir un débat public sur ce que l'empereur est l'empereur, bah c'est déjà que la partie peut-être est perdue pour l'empereur. Enfin, il y a un problème de clarté. Trump change d'avis tous les deux jours. Ok, en disant, enfin il dit qu'il changera pas d'avis, mais il change tous les deux jours. Et enfin, il y a des cycles électoraux. Est-ce que je veux redéplacer vers les États-Unis, je dirais, des milliards de dollars d'investissement, d'usine et d'écosystèmes, alors qu'en fait il y a les mid-term elections dans quelques mois, et peut-être que ça va sauter, et que le mec, peut-être qu'il va sauter dans 4 ans, enfin dans 3 ans ou 3 ans et demi. Euh, est-ce que vraiment je viens de faire tout ce mouvement, ou est-ce que je peux faire attendre ? C'est que un, le mec, c'est la girouette, et de tous les 4 ans, il change tout. Ok. Euh, donc il y a un problème de clarté. Les industries, enfin, industrialisé, enfin industrialisé, désindustrialisé, ça prend 10, 20 ans. Euh, c'est pas genre : ok, on fait une annonce, on fait un tweet et voilà, fait. Je pense que ce qui ce qui va se passer, c'est qu'il y a pas mal de de sociétés qui font des effets d'annonces : oui, nous nous engageons à créer dans le Nevada une usine Alibaba. Ok, cool. Et on va faire le début des travaux. Donc là, il met deux mecs et qui poussent du sable pour faire genre il boss, et pour de vrai, il y a rien, euh, parce qu'il préfère jouer la montre. Ok, être dans les petits papiers de de Trump et, je dirais, obtenir ses bonnes grâces, mais euh est-ce que vraiment on est prêt à déplacer, virer des des chaînes de production complètes et cetera, l'écosystème qui va autour, euh, à réarranger euh les routes logistiques, peut-être pas, pas face, je dirais, à une girouette et au fait que les Américains, tous les 4 ans, il y a une nouvelle élection. Si c'est si c'est un gars différent qui gagne, et bien voilà, c'est un peu la mairie qui dit : "ok bon, on fait un deal avec l'Iran". Trop tard, le deal avec l'Iran, il tient plus. Ok, comment on fait ? Donc ce manque de clarté est compliqué, là où par exemple les Russes, les Chinois, on aime on aime pas les autocraties, mais au moins eux ils ont un plan clair sur 10, 20, 30, 40 ans. Donc je dirais on peut s'insérer dans ce plan avec un peu de certitude, et surtout c'est des plans qui ont qui ont marqué des points. Donc on peut on peut avoir un degré de confiance peut-être plus élevé, malheureusement, que dans une démocratie.
Ok, notre point suivant, c'est MAGA, Make America Great Again, ou les MA7. Les MA7, c'est les sept belles grandes entreprises technologiques américaines : Nvidia, Tesla, Google, enfin Alphabet, euh, et cetera. Et c'est vrai que suite à l'annonce des tarifs et finalement aux aux allers-retours et aux confusions de Trump, les marchés boursiers ont, c'est vraiment corrigé. Et ce qui a corrigé le plus, c'était bah les boîtes qui ont le mieux performé, à savoir les MA7. Et il y a un peu cette question du : est-ce que finalement les agitations de Trump sur les tarifs vont défoncer ses boîtes ? Est-ce que ces agitations sont juste un élément déclencheur d'une crise ou d'une correction plus large de ces sociétés qui sont quand même, mais enfin évaluées à des, enfin, valuer à des pricing ratio quand même assez ahurissants ? Euh, où est-ce qu'on va ? Et à travers le MA7, en fait, à travers MAGA, la question c'est finalement l'Américain de base. Que l'Américain de base, à travers MA7, c'est la bourse et la technologie. Le petit paradoxe qu'on a, en fait, c'est que le consommateur américain, lui, il veut les prix les plus bas possibles. Donc le consommateur américain, ce qu'il veut, c'est la mondialisation, c'est un iPhone fait en Chine et un short Nike fait au Vietnam. Le travailleur américain, lui, ce qu'il veut, c'est des salaires les plus élevés possibles, des conditions de travail les plus safe possibles, et des avantages divers et variés autour de ça. Enfin, l'investisseur américain, lui, ce qu'il veut, c'est que les cours de bourse montent, euh, que la politique monétaire soit un peu laxiste, et bref que tout monte. Le souci, c'est que c'est la même personne, c'est que le consommateur, c'est aussi un travailleur, et le travailleur, c'est aussi un investisseur. Je rappelle qu'aux États-Unis, on est sur un système de retraite par capitalisation, pas par répartition. C'est pas des communistes, par capitalisation. Ça veut dire qu'en gros, simple, la retraite des Américains est en bourse. Donc si la bourse se fait défoncer, la retraite américaine… donc l'Américain… donc l'Américain qui se fait défoncer, donc c'est aussi le consommateur et le travailleur. Donc aujourd'hui, on a une forme de contradiction, d'opposition entre d'un côté finalement la bourse, et de l'autre côté le travailleur américain, sauf qu'en fait c'est la même personne. Et donc quand Trump dit : bah voilà, moi je vais défendre le worker, euh, le problème, c'est qu'il y a aussi le consommateur qui souffre de l'inflation, et il y a l'investisseur qui veut pas se faire pulvériser son son sa retraite. Ça ça c'est un enjeu et une grande contradiction finalement dans le sujet. L'autre finalement souci, c'est j'ai l'impression que on se bat sur le mauvais sujet là. On est sur une logique de 2016, pour ou contre la mondialisation. 2016, première élection de Trump. Autour de 2016, il y a le Brexit. Donc on est suffisamment pour ou contre la mondialisation, pour ou contre les gouvernances internationales, pour ou contre ce qu'on appelle le nouvel ordre mondial, même si c'est un mot qui est un peu voilà connoté conspirationniste, donc on va pas forcément aller de ce côté-là. Là où le débat de, je dirais, de aujourd'hui jusqu'aux 10, 15, 20 prochaines années, c'est plus vraiment pour ou contre la mondialisation, c'est pour… c'est : est-ce qu'on est pro-humain ou est-ce qu'on est pro-robot ?
Comment gère-t-on finalement l'interaction entre les atomes, donc les humains, le réel, le physique, et les bits, donc l'informatique, l'IA? Et finalement, comment va se gérer cette coexistence entre la machine et l'humain? Parce que je dirais que l'IA, elle va défoncer les white collar, donc les gens qui ont un boulot plutôt dans les services, un boulot plus intellectuel. Mais les robots humanoïdes, et enfin ceux qui arrivent finalement, qui vont pas rachever 250 ans de machinisme, d'automation, euh vont défoncer ceux, enfin vont défoncer les blue collar, quoi, donc les gens qui ont un boulot manuel. Donc je dirais que tout le monde va se faire défoncer par l'IA. Peut-être que c'est excité sur la Chine aujourd'hui, c'est pas le sujet. Peut-être qu'il faut se demander: OK, comment être le leader dans l'IA? De quoi va ressembler la société de demain, où fondamentalement il y a une probabilité élevée, sous 10 ans, pour son gent, plus de boulot? Je prétends pas, je dirais prédire l'avenir, personne peut vraiment prédire l'avenir. Mais il y a que les grands sujets, c'est quasiment tout ce qu'on fait aujourd'hui, une machine va pouvoir le faire, une machine physique ou une machine digitale va pouvoir le faire. Et donc, au lieu de se demander finalement comment emmerder les Chinois et comment ramener des boulots qui polluent, qui créent de l'inflation, on doit se demander: euh, c'est quoi le contrat social de demain, et comment être le leader dans la robotique? OK. Ce qui nous amène en fait assez logiquement au point suivant: est-ce que c'est, est-ce bien réaliste finalement de ne pas ramener les, je dirais les industries clés aux États-Unis? Donc les drones, microchips, les robotis et je les d'armement. Il y a une phrase navale raviante qui est intéressante: "Country that manufactures drones, states". Donc en fait, ça veut dire que si vous êtes pas apte à produire vos propres drones, vous allez être vassalisé. On pourrait mettre drones, missiles hypersoniques, IA, grosso modo. Si vous ne produisez pas le software et le hardware vous-même, là-dessus, quand je dis vous-même, c'est chez vous, de manière contrôlée. C'est le faire par un Chinois, Vietnamien, ça compte pas. Donc il faut le faire soi-même. Si vous ne le faites pas, vous êtes devenu un État vassal. Euh, au 20e siècle, enfin dans la 2ème moitié du 20e siècle, ce qu'il fallait pour mettre la misère à tout le monde, c'était des flottes, des porte-avions et des bases militaires. Aujourd'hui, c'est des missiles hypersoniques et des drones, et avec les systèmes qui vont avec en terme d'IA et de logiciel. Euh, mais il y a le côté hardware. Je pense que sur le software les Américains sont bons, mais il y a le côté surtout hardware fait à la maison. Euh, un truc qui, dans ce sens-là, c'est euh Anduril, qui est une start-up dans l'armement, qui est vachement intéressante que je vous invite à suivre, euh qui va investir 1 milliard dans le wou pour créer sa propre usine, je dirais d'armes autonomes. C'est bien, it's cute, c'est mignon, c'est très largement insuffisant en terme de volume, et c'est ridicule. Vous allez me dire, vu de la France, ça fait beaucoup, parce qu'en coffre utile qu'on ait des start-up, mais bon, c'est un autre débat. Euh, donc euh, le contre-débat, c'est je dirais, est-ce bien réaliste de ramener les boulots? Est-ce bien réaliste de ne pas ramener au moins certaines industries? OK, les trucs soliqu, et finalement c'est une transition un peu logique vers la conclusion de cette vidéo, qui est: quelle devrait être la proposition de valeur des États-Unis en tant que pays? Je dirais, ramener des boulots ultra-polluants et fabriquer des shorts Nike et assembler des iPhones, est-ce que c'est vraiment ça le sujet? Je dirais, s'exciter contre les Chinois, à la mondialisation, est-ce que c'est vraiment ça le sujet? Peut-être que le ou les sujets, ce sont les points suivants: la première, c'est dire: bah écoutez, il y a des trucs qui sont stratégiques. Il y a des trucs qui sont stratégiques. Donc le premier sujet, c'est de se dire: il y a des industries qui sont stratégiques, drones, armement, microchips, donc il faut les faire à la maison. Et oui, on n'est pas compétitif en les faisant, donc autant, je dirais, subventionner comme des cochons, ça. Alors, le fait de subventionner certaines industries, c'est contraire aux règles de l'Organisation mondiale du commerce, donc le World Trade Organization. Euh, mais au point où on en est, franchement, autant les envoyer balader. Une autre possibilité, ça serait de créer des zones de clinique spéciale. C'est le gros souci des États-Unis et de l'Occident, et de l'Occident, c'est enfin, ce sont les réglementations, c'est que tout est régulé, régulé, régulé, régulé. On peut rien faire. Euh, pourquoi il y a pas de robot taxi? Régulation, régulation, assurance, papace. Pourquoi il y a pas de voiture volante? Régulation. Fondamentalement, euh, pourquoi on vit dans une, c'est une thèse de Peter Thiel, pourquoi on vit dans une stagnation technologique depuis les années 70? Régulation. C'est qu'en fait, on a l'illusion, c'est une thèse de Peter Thiel, que l'on vit dans notre période d'innovation incroyable. Et ce que dit Peter, alors c'est une thèse qui, qui est pré-ChatGPT. Peut-être que ChatGPT, ça a changé, mais la thèse finalement pré-ChatGPT, c'est en dehors de l'informatique, on a pas d'innovation, ou l'innovation qu'on a est incrémentale. C'est que l'informatique était une innovation exceptionnelle, un graphe d'innovation exceptionnelle. Mais finalement, les voitures, c'est plus ou moins les mêmes, elles sont électriques, elles polluent moins, sont plus performantes, plus sécurisées, ça bagnol quatre roues, elles ont pas changé, qui roulent sur autoroute, ça a pas trop changé, l'autoroute elle a pas changé. Les machines à laver, c'est des machines à laver. Euh, les avions, ça des avions. On a même plus le Concorde, et maintenant que 3h à l'aéroport, parce que si on prend, je dirais une pince à ongle ou je sais pas trop quoi, ou un verre d'eau, ça fait exploser l'avion. Bref, ça ressemble pas vraiment, je dirais à une poussée technologique exponentielle, tout ça. Donc en fait, quand on sort du domaine de l'informatique, on observe une relative stagnation technologique. C'est que les innovations qu'on voit sont incrémentales, c'est un peu mieux, mais c'est pas 10 fois mieux. OK. Et si vous comparez 1870-1920 à 1970-2020, 1870-1920, c'est l'automobile, le moteur à pétrole, l'industrie pétrolière, la pétrochimie, la chimie, l'industrie pharmaceutique, euh Bayer qui invente l'aspirine, euh le lac barrage, l'électricité, l'ampoule Edison, Ford, la radio, l'aviation. C'est quelque chose, j'ai passer de pas d'avion à avion, c'est quelque chose. Passer de voiture à pétrole à voiture Tesla, c'est bien, c'est pas la même chose que pas d'avion à avion, vous voyez? Et donc finalement, le, je dirais, la l'importance de l'innovation dans la séquence 1870-1920 est incomparable avec 1970-2020. Euh, et je dirais, c'est pas, je dirais Snapchat et Twitter, ça surpasse pas le fait d'avoir de passer de pas d'avion à avion. OK. Euh, donc euh, et ce qu'explique-t-il, c'est pourquoi il y a une stagnation technologique en dehors de l'internet et je dirais des, enfin quoi, euh et du software? Sa réponse, c'est parce que l'internet et le software sont pas régulés. Il y a pas besoin d'obtenir une licence pour créer un blog WordPress ou poster une image sur Instagram. Par contre, vous voulez faire une voiture, vous voulez faire un avion, vous voulez faire du hardware, vous voulez faire un truc que les gens mangent, que les gens touchent, et cetera, c'est bourré de réglementation et de complication. Euh, sans passer, enfin sans sans mentionner, je dirais aux États-Unis, tout le monde qui s'échine en justice toute la journée. Euh, et donc ce qu'il faudrait, c'est pouvoir créer une zone de liberté économique où on puisse tester des trucs qui explosent à la gueule des gens. OK. Et c'est ce qu'avait fait Deng Xiaoping. Quand Deng Xiaoping prend le contrôle de la Chine, ce qu'il fait, c'est dit: "OK, nous, c'est le communisme, le communisme, bonne chance pour réformer." Euh, en plus, je sais pas si je crois que il arrive un peu après l'échec final de la Perestroïka et de la Glasnost en Russie, en URSS. Du coup, ce que fait Deng, assez intelligent: "OK, nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va créer des zones spéciales. C'est qu'on va prendre des coins, c'est dans, enfin c'est principalement des régions côtières. Et dans ces régions côtières, où il y a un village de pêcheurs qui s'appelle Shenzhen, vous allez faire ce que vous voulez. Vous voulez faire du capitalisme, vous faites du capitalisme. Vous voulez créer des tours, des machins, des usines, commercial, curios du monde, allez-y, faites-le. Par contre, c'est juste dans cette zone délimitée, c'est pas la foire pour tout le monde. C'est là, il y a une zone délimitée géographiquement où vous faites pas ce que vous voulez, mais gérer un degré de liberté économique drastiquement supérieur par rapport au reste de la du mainline China. Et finalement, ces zones de clinique spéciale sont devenues Shenzhen et ont drivé le développement de la Chine. Et puis du coup, ils ont pu tester. Ce qui est intéressant avec la zone spéciale, c'est si ça foire, c'est délimité. Donc si ça foire, il y a un petit, y a une petite zone où au pire ça foire magistralement, mais ça va être cantonné à cette zone. Et peut-être que c'est ce qu'il faudrait faire en Occident, c'est dire: OK, on arrive à rien, ça avance pas, entre la réglementation, tout le monde qui se fait des procès, tout le monde qui se fout sur la gueule, la bureaucratie sans fin. OK, prenons un morceau de territoire, dans ce morceau de territoire, vous faites ce que vous voulez les mecs. Et donc je pense que la proposition de valeur, ça devrait être ça, c'est euh créer des zones d'économiques spéciales pour pouvoir regagner un edge en terme d'innovation, de technologie. OK, proportion de fa des États-Unis, the best place for incorporation, des institutions fortes, une propriété privée bétonnée, donc pas un truc comme on a fait où on pique l'argent des Russes, euh un secret bancaire pour mettre une banane au reste du monde, euh une clarté réglementaire, c'est possible, une justice neutre, OK, pas une justice qui est politique ni géopolitique, donc pas une justice qui emmerde les Russes, pas une justice qui emmerde les gens parce qu'ils sont de gauche ou de droite, the best place for taxes, pour ramener l'argent du monde entier, the best place for talents, the best place to live. C'est un peu ce qu'on essayé de faire Dubaï et Singapour à une petite échelle. Donc les États-Unis, ça devrait être un truc en mode: chercher peu de pollution, pas de crime, peu de taxes, les meilleures technologies, les meilleurs services. Il y a une phrase que j'aime bien de Jack Welch, même si Jack Welch, les gens aiment bien critiquer, c'est un pays comme un hôtel, et c'est pas débile. OK, ça fait un peu gueuler souverainiste, mais c'est pas débile, euh comme je dirais, comme approche business du sujet. Enfin, une meilleure armée et surtout un soft power fort, plutôt qu'essayer de faire des couleurs, enfin des révolutions de couleurs à droite à gauche. Enfin, pour le dernier point, c'est régler les problèmes de la corruption et du socialisme. Ce qu'est-ce que entreprendre, faire le dodge, Elon Musk, on verra ce que ça va donner dans les faits, parce que pour le moment il y a beaucoup d'effets d'annonce, pour voir, je dirais comment ça se concrétise. Et au lieu donc, régler les problèmes de corruption et de socialisme, plutôt que je dirais s'engouffrer dans un bouc émissaire gérardien. OK, finalement, le gros de nos problèmes en Occident, c'est pas les Chinois, c'est pas une industrie particulière, c'est pas la banque, c'est pas une pharmaceutique, c'est pas une minorité ethnique ou religieuse, c'est pas, c'est pas l'immigration, c'est juste le socialisme. C'est le socialisme et je dirais l'accumulation de pouvoir dans des institutions opaques et l'eau de corruption et de copinage et de sclérose qui va avec et qui gangrène l'économie et la société. C'est beaucoup plus un sujet que l'immigration, c'est beaucoup plus un sujet que est-ce que Pfizer, ils sont pourris ou Goldman Sachs ou je sais pas trop. Et à bien des égards, au lieu de se projeter sur un bouc émissaire proverbial quel qu'il soit, ça peut être pour certains c'est la Russie, pour d'autres c'est l'immigration, pour d'autres c'est Wall Street, peu importe, plutôt que se focaliser sur un bouc émissaire, peut-être régler, je dirais, les problèmes structuraux qui gangrènent nos sociétés, nos économies. Parce qu'il y a quand même, si on regarde globalement l'Union européenne et les États-Unis en terme de climat, en terme de talent, en terme d'innovation, en terme de stabilité, euh il y a quand même pas beaucoup d'endroits dans le monde qui sont aussi bien. Je vais à Dubaï, c'est cool Dubaï, mais il y a quand même 6 mois par an, c'est invivable. OK, et Dubaï, des milliers de kilomètres à la ronde autour de Dubaï, autour des Émirats arabes unis, il y a des gens qui sur attendu, peuvent nous décapiter, voyez? Donc en mode bon, peut-être pas. Euh, je dirais l'Occident a des atouts exceptionnels qu'il s'agit de revaloriser. Voilà, c'est un peu ça le sujet. Donc au lieu de, de s'exciter sur des tarifs contre la Chine et de changer d'avis tous les deux jours, peut-être prendre compte, enfin prendre acte des enjeux, prendre acte de nos atouts et maximiser ça. Voilà, c'était la leçon d'aujourd'hui. Si vous avez apprécié, commentez, likez, abonnez-vous, bref, les trucs habituels sur YouTube, et je vous retrouve dans un autre format, enfin dans une autre vidéo, sur un format comme ça ou un format live, c'est vous qui me dites.