Transcription
Bienvenue dans "Raconte-moi en Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Courant de ton cœur". Moi, c'est Abir, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi An-Nour, offerte par Allah pour éclairer ton chemin, une lumière pour éclairer ta vie.
Bismillahir Rahmanir Rahim.
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"Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l'assoiffé prend pour de l'eau. Puis, quand il y arrive, il s'aperçoit que ce n'était rien. Mais il y trouve Allah qui lui règle son compte en entier, car Allah est prompt à compter. Les actions des mécréants sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde, des vagues la recouvrent, vagues au-dessus desquelles s'élèvent d'autres vagues, sur lesquelles il y a des amas de nuages. Ténèbres entassées les unes au-dessus des autres. Quand cette personne étend la main, il ne la distingue presque pas. Celui qu'Allah prive de lumière n'a aucune lumière." (Sourate An-Nour, Ayat 39 et 40)
Alam alaykoum, warahmatullah, wabarakatuh. Alors, nous sommes toujours dans la thématique de la lumière, qu'on a pu aborder dans le dernier épisode en long et en large, puisque il y a un long passage où Allah Ta'ala parle de la lumière. Et ça commence par : "Allah est la Lumière des cieux et de la terre." Et on voit la thématique donc dans cette partie qu'on a vu la dernière fois. On a vu la thématique de la lumière et des conséquences de la lumière. On a vu l'importance de la lumière intérieure, la lumière extérieure. On a vu qu'il y avait la lumière qu'Allah fournissait et celle qu'on devait entretenir de l'intérieur. Et le Coran agit comme cette lumière, cette lumière extérieure qui vient illuminer l'intérieur, qui est censé être, en fait, l'iman dans le cœur.
Et cette fois, on va parler de l'obscurité, parce qu'Allah Ta'ala va faire vraiment un miroir parallèle avec, euh, la lumière. Donc, qui parle de lumière, va parler d'obscurité. Et pour la partie obscurité, tu vas voir que les métaphores utilisées sont assez époustouflantes aussi. Et bien sûr, quand on parle de l'obscurité, ici, on parle de ceux qui ont mécru, les les kouffar. Les actions de la mécréance, ici, sont comparables à des ténèbres sur une mer profonde. Et Allah parle de vagues qui la couvrent, qui couvrent cette mer, et au-dessus d'elle, il y a des nuages, d'accord ? Des amas de nuages. Donc, il dit : "C'est des vagues au-dessus des vagues et des amas de nuages." Donc, les ténèbres sont les uns au-dessus des autres. Contrairement à la, par exemple, sur la lumière, où c'était lumière sur lumière. Tu vois que Allah, déjà, il dit qu'il est la Lumière des cieux et de la terre. Après, on passe côté nuit, mais on a l'impression que tout est éclairé autour, parce qu'on parle d'une lampe, donc une lampe allumée à l'intérieur d'un, comment dire, d'un récipient, une sorte de cage en cristal brillant, comme un astre. À l'intérieur, il y a de l'huile pure, provenant d'un arbre pur, qui est tellement brillant que, on dirait qu'il s'éclaire tout seul. Et toute cette lanterne, là, elle est à l'intérieur d'une niche. Et donc, il y a une concentration de la lumière. Donc, c'est lumière sur lumière. Ici, il y a que de la lumière dans cette ayah. Et ici, dans cette ayah qu'on voit aujourd'hui, l'ayah 39, on a l'impression qu'il y a que des ténèbres, que des ténèbres. Donc, c'est vraiment les ténèbres dans lesquelles vivent les gens qui ont mécru.
Et on voit que cette scène se passe la nuit, puisque Allah parle de "zulumat", donc il parle d'obscurité. Donc, c'est vraiment, déjà, ça se passe la nuit. Ensuite, la personne est quasiment presque en train de se noyer. Donc, il dit qu'il est en dessous des vagues, les vagues vont les unes sur les autres sur lui. C'est un petit peu, comment dire, quand tu quand tu regardes les surfeurs, par exemple, on dit qu'il faut surfer sur la vague. Dès lors que on commence à être en dessous de la vague, c'est un peu le début du déclin. Là, c'est très compliqué, on peut plus surfer correctement. Et bien, là, faut imaginer une personne, déjà, qui a du mal à sortir la tête de l'eau. Quand il essaie, et qu'il y parvient, il y a une vague qui vient frapper, et encore une autre vague qui vient frapper. Et il fait nuit. Donc, quand il fait nuit, la mer, elle paraît encore plus sombre. Alors que la journée, à la limite, si c'était la journée, que c'était éclairé dehors, s'il y avait la lumière naturelle qu'Allah Ta'ala a mis dehors, donc avec le soleil et cetera, et bien au moins là, l'eau, elle paraît transparente, et on arrive quand même à voir un petit peu. Voilà, si on s'est pas enterré complètement en profondément dans l'eau, si on ouvre les yeux, on arrive à voir un petit peu. Là, s'il n'y a pas de lumière dehors, imagine la nuit noire, et il y a un océan. Déjà, la nuit noire, tout seul, c'est compliqué. Mais là, il y a un océan. Donc, il y a la densité de l'eau qui n'est pas facile à appréhender, le fait que les vagues le fatiguent, et quand il y a une vague, il y a encore une autre qui vient. Et si jamais il parvient à sortir la tête de l'eau, il dit : "Des nuages sombres et épais qui sont encore là." Ça, ça veut dire potentiellement, il y a de la pluie qui vient rajouter encore à l'eau de l'océan. Et donc, comment on peut voir ici, c'est pour ça que quand Allah dit que quand il sort sa main, il presque, il ne pourrait presque pas du tout l'apercevoir. Et on peut comprendre. Rappelle-toi que quand tu ouvres les yeux pour voir s'il fait nuit, la nuit vraiment la nuit totale, et bien que tu ouvres les yeux ou que tu les fermes, c'est pareil, tu ne vois rien. Et bien, là, c'est cette situation qui se passe.
Et j'aimerais reparler des, des, de ceux qu'Allah mentionne ici, donc ceux qui ont "kafaraou", donc "kafaraou" traduit par les mécréants. Et c'est important de définir ici de quoi on parle quand on parle des mécréants. Donc, quand il s'agit de parler des mécréants, Allah, il utilise deux paraboles, deux analogies, pour qu'on puisse bien comprendre leur état. Mais avant de comprendre ces analogies, donc qu'on a déjà commencé à aborder, donc avec l'océan et cetera, et bien, j'aimerais revenir sur le terme de "kafaraou", qui est souvent traduit par "mécréants". Mais je vous avais déjà dit que parler de "kouffar", donc ceux qui ont "kafaraou", en soulignant l'importance, en fait, de bien mesurer nos paroles à ce sujet. Tous ceux qui ne sont pas musulmans ne sont pas forcément des gens qui ont "kafaraou", ce n'est pas forcément des "kouffar". Il ne s'agit pas de jeter ce mot à tout va sans en saisir l'importance. Quand Allah parle de ceux qui ont "kafaraou", d'accord, au lieu de dire "mécréants", je préfère dire "kafaraou". Il fait référence à ceux qui connaissent la vérité, qui savent ce que c'est que la bonne voie, qui savent ce qu'il doit suivre, et pourtant, rejettent ça volontairement. Et pour bien comprendre ça, il faut revenir à l'étymologie, la racine du mot "kafaraou". Donc, "kafara". Et "kafara", ça veut dire, les Arabes utilisaient à l'époque pour dire le fait d'enfouir une graine dans la terre profondément et la recouvrir. Qu'est-ce que tu commences à comprendre ici ? C'est le terme qu'utilisaient les Arabes à la base, comme ça, pour aller plus loin. Avant, dans l'ancien arabe, pour dire agriculteur, on disait un "kafir". Ça fait bizarre. Alors que quand je t'avais traduit justement le terme en arabe qui à dire l'agriculteur, ah, c'est plutôt quelque chose de plus positif. Pourquoi est-ce que c'était, on l'appelait le "kafir" ? Parce qu'il semait des graines, il creusait la terre, il il mettait des graines à terre, il semait des graines et il recouvrait la terre. C'est pour ça qu'on l'appelait comme ça. Après, on a commencé à plutôt l'appeler le "falah", et on a donné ce terme, donc, à ceux qui ne croient pas en Allah Ta'ala. Mais ce n'est pas seulement ceux qui ne croient pas, parce qu'il y a ceux qui ne croient pas, mais qui ne connaissent pas Allah. Ceux qui ne croient pas, mais parce qu'on ne leur a pas expliqué, ils n'ont pas les tenants et les aboutissants. Quand on parle d'un "kafir", donc quand on dit ça, ce sont des "kouffar", ce sont des gens qui ont été exposés à la vérité, qui savent qu'est-ce qui est, qui est Allah, qui savent ce qu'il y a dans le Dîn, et qui décident de ne pas croire. Et c'est pour ça qu'on parle de quelqu'un qui, comment dire, qui qui enterre. C'est quelqu'un qui qui creuse et qui enterre la vérité. D'accord ? Pourquoi ? Parce que cette personne, on lui a donné la vérité, et en fait, elle ne s'est pas contentée seulement de la rejeter comme ça, elle a creusé, elle a jeté le truc tout au fond, couvert, recouvert, recouvert, au point où même si un jour elle voudrait la retrouver, elle pourrait pas. Et tellement elle l'a recouvert. Quand on recouvre quelque chose dans la terre, est-ce que cette chose après est visible ? Cette cette chose qu'on a recouverte de terre, elle n'est plus visible. Ça veut dire que la personne, chaque fois qu'on va lui parler de cette vérité qu'elle a enfouie, elle va te dire : "Mais ça n'existe pas ce que tu dis." Pourtant, elle sait que ça existe, mais elle l'a tellement enfoui loin que même elle, elle va te dire : "Mais c'est n'importe quoi ce que tu dis." Donc, dans un sens, elle dit un peu une sorte de forme de vérité, parce qu'elle dit : "Cette chose n'existe pas." Mais oui, si tu l'as enterrée, elle va plus exister. D'accord ? Mais elle a existé, puisque cette chose existe, c'est juste toi qui en as fait fi, quoi.
Donc, c'est très important ici de de de comprendre l'essence de ce mot-là, d'accord ? C'est couvrir, cacher, rejeter, enfouir profondément, être ingrat, déprécier ce qui a de la valeur, et être forcément, du coup, infidèle, parce que ce qu'on t'a donné de la valeur, et la personne le rejette. Donc, ce mot, ça renvoie à une accumulation de couches de saleté. C'est à cela qu'Allah Ta'ala l'associe, quand il parle ici des ténèbres sur des ténèbres. Ça correspond parfaitement à la parabole de la lampe qui a été évoquée précédemment. Dans l'autre passage, on quand on parlait de cette lampe-là, on dit qu'elle était avec un cristal, mais je t'avais expliqué que c'est important que ce cristal, les parois du cristal soient propres pour qu'on puisse voir à travers. Quand c'est encrassé, encrassé, encrassé, au bout d'un moment, on voit plus rien. Bah là, eux, c'est encore pire, parce qu'en fait, on parle pas d'une lampe avec eux, on parle de quelque chose qui n'existe pas et qu'on enfouit complètement. Donc, ainsi, la personne qui rejette la vérité qu'Allah Ta'ala lui donne, la vérité, il la recouvre encore et encore, jusqu'à l'enfouir si profondément, bah, qu'elle, que cette personne devient hermétique à tout rappel. C'est impossible, en fait, qu'elle, qu'elle l'accepte. Elle l'a tellement rejeté, tellement caché, que lorsqu'elle l'entend, ça ne lui fait plus rien. Qu'Allah nous préserve d'un tel état.
Maintenant, on va, là, j'ai survolé exprès ce passage, tu as remarqué, j'ai j'ai survolé l'ayah 39 et 40 pour te mettre un tableau général de cette, de cette partie-là. Et maintenant, on va regarder les deux paraboles qu'Allah a employées. Donc, il y en a une première qui se passe dans le désert. Et si tu as remarqué, ça se passe le jour. Il y a le désert, il y a le soleil qui tape, la personne a soif et cetera, au point où elle voit un mirage. Et la deuxième parabole, c'est celle que j'ai commencé à détailler, ça se passe dans le noir, ça se passe au milieu de nulle part, un océan, euh, des nuages, des vagues épaisses, c'est très compliqué.
Donc, dans la première parabole, Allah Ta'ala parle d'un mirage dans le désert. Donc, il dit que, donc, il donne une première parabole et il dit que que les les impies, donc, on va garder plutôt ce terme-là, ceux qui qui ont vraiment mécru en Allah après avoir connu la vérité, et bien, il dit que ces personnes sont à l'image d'un mirage dans une plaine. L'assoiffé va prendre pour comme doit prendre, va prendre pour de l'eau. Et là, je me dis : "Mais les termes sont très, très beaux." Parce qu'il dit : "Leurs actions", et là, le mot qu'Allah emploie pour dire mirage, c'est "sarab". Et "sarab", c'est pas n'importe quel mirage, c'est un mirage qui, que les Arabes utilisaient pour parler d'une illusion d'optique. Donc, c'est un mirage qui est une illusion d'optique, qui fait paraître de l'eau, ce qui n'en est pas. Tu es d'accord que quand on voit un mirage, ça peut être de l'eau, ça peut être autre chose. Dans une chaleur ardente, la personne, elle est fatiguée et cetera, elle peut apercevoir de l'eau, elle peut apercevoir autre chose. Un mirage, ça peut être autre chose que de l'eau. C'est vrai que c'est comme, comment, utilisé dans le désert pour de l'eau, mais la personne peut avoir l'impression de voir quelqu'un ou quelque chose, alors que pas du tout. Donc, là, "sarab", ça veut vraiment dire, c'est l'illusion optique d'apercevoir, d'avoir l'impression de voir de l'eau, alors que, on en voit pas.
Il dit que cette personne, donc, donc, il voit ce mirage là, et il est dans une vallée, donc, il est quelque part de creux, donc, en plus, on a encore plus l'impression qu'il y a de l'eau, parce que quand il y a quelque chose de creux, c'est plus facile de d'imaginer même de l'eau. Et dit que cette personne là, il dit donc, cette personne qui a soif, "asséché", ça veut dire la personne, elle est au bord de la déshydratation sévère, totale, quoi. C'est de cette personne qu'on parle. On n'a pas dit, on a dit "asséché", ça veut dire la personne est asséchée complètement. Et regarde le terme employé pour dire, si tu regardes bien, "ab", ça ressemble beaucoup au mot "sharâb", "sharâb" qui veut dire boisson, qui veut dire un liquide. Et là, c'est "sarab". Ça ne veut pas dire vraiment "sharâb". "Sarab", "sharâb". On pourrait dire : "Ah, et j'ai trouvé que c'est un très beau jeu de mots." Parce que le mirage fait penser à de l'eau, le mirage simule de l'eau, alors que ça n'en est pas. Le mot "sarab" ici simule le mot "sharâb", alors que ce n'est pas. C'est comme pour dire : "Ah, tu as l'impression de voir du sharâb ?" Et non, c'est un "sarab". Est-ce que tu vois la la subtilité ? C'est, ça peut paraître quelque chose de petit, mais je trouve encore une fois que c'est très harmonieux. Et vraiment, Allah, à la fois dans les mots qu'il emploie, il arrive à faire concorder ça parfaitement à la scène visuelle. Donc, imagine une personne qui court, il arrive, il croit qu'il trouve de l'eau, et là, au moment où il arrive au point où il pensait voir de l'eau, il n'y a rien. C'est pareil que la personne qui, qui entend, qui a très, très soif, et qui entend : "Viens, je vais te donner du sharâb." Et là, il s'approche, et après, il dit : "Alors, il est où le sharâb ?" Tu dis : "Mais non, moi, j'ai dit sarab." "Vraiment, tu pensais voir du sharâb ?" "Non, c'est du sarab." Vraiment, j'ai trouvé ça hyper, hyper fort de la part d'Allah Ta'ala de de faire cette, ce beau jeu de mots. Donc, un peu, c'est, c'est moins marrant pour la personne qui vit le mirage, c'est sûr. Et donc, c'est, voilà, j'ai, j'ai particulièrement aimé étudier ce passage quand j'ai dû l'étudier, parce que même dans le choix de mots, il y a une beauté extraordinaire, en fait, par rapport au mot en arabe.
Et Allah Ta'ala a dit que cette personne, donc, elle a double déception, parce qu'elle est fatiguée, elle est assoiffée, asséchée, même, elle pense voir de l'eau, ce n'est pas de l'eau. Et Allah dit : "Comme si c'est déjà cette personne, elle est achevée." Et Allah dit : "Et il trouve Allah." Il n'y trouve pas l'eau. C'est comme si il arrive, et là, il n'y a pas d'eau. Il lève la tête, c'est Allah qui est là. Aïe. Donc, là, bien sûr, cette scène, elle parle de, c'est une métaphore, mais qui veut, qui veut nous mimer un petit peu ce qui va se passer pour ces personnes-là. "Qama", c'est comme pour dire, tu ne vas pas échapper à Allah. Et à la fin, en fait, c'est Allah que tu vas trouver, qui va donner de l'eau par lui. Donc, la personne ne trouve pas de l'eau, elle se redresse, et qu'est-ce qui, est-ce que, qu'est-ce qu'elle voit ? Qui est-ce qu'elle voit ? Allah qui est là. Et Allah, ce qu'il décrit de lui à ce moment, c'est les comptes, la balance, les comptes. Donc, en fait, tu as tu as fui, tu as enfoui la vérité, bah, moi aussi, je t'ai enfoui l'eau. Déjà, tu n'en trouves pas, et en plus, tu vas me trouver, et tu vas me trouver sous quelle forme ? Tu vas me trouver en train de faire quoi ? Tu vas me trouver avec tes comptes déjà faits. Et dit, donc, c'est très beau les mots qu'il emploie, parce que ça veut dire quelqu'un qui paye tout, qui paye parfaitement, chaque centime va être payé, en gros. C'est vraiment les comptes.
Et tu te rappelles quand on disait dans la, avant, Allah donne à qui Il veut sans "hisab". Quand Allah veut être large avec les croyants, il n'utilise pas les comptes, il dit : "Non, il fait en illimité." Alors que quand il s'agit des mécréants, il fait, on pourrait dire, "Ah, pour les croyants, le fait de ne pas avoir, c'est..." Antithèse pour les mécréants aussi. Le fait d'avoir "hisab", ça reste une "rahma" d'Allah Ta'ala, parce qu'Allah, s'il disait qu'il faisait, qu'il faisait sans compter, ça veut dire qu'il peut leur facturer et leur faire chiffrer les méfaits sans compter. Mais Allah est juste. Quand il faut faire ses largesses, il fait sans le détail, nous donne plus qu'on a mérité. Mais quand il s'agit de réprimer, réprimander, punir, il punit pas plus que ce qui était prévu. Et en plus, avant d'arriver à ce niveau-là, il a envoyé, et envoyé, et envoyé toutes sortes de sources de lumière, toutes sortes de, d'exhortations, de conseils, de prévention, de punition, et cetera. Il y a eu, il y a eu, il y a eu, et la personne n'a rien trouvé à faire d'autre que faire comme le "kafir", donc enterrer, ouvrir la terre, jeter la vérité dedans, fermer, recouvrir, et après dire : "Vas-y, ton truc n'existe pas." Et bah, de la même façon, tu vois, Allah reprend la même métaphore. De la même façon que tu as enterré la vérité au point de dire qu'elle n'existe plus, et bien Allah a refait la même chose. Tu as cherché de l'eau, elle existe plus. C'est-à-dire, la source qui aurait pu te raviver encore un peu, comme Allah dit, il a, il a fait de l'eau la source de toute vie, même cette eau-là, qui est nécessaire à la survie, même celle-là, tu ne la trouveras pas. Et ce n'est pas de ma faute que tu ne la trouves pas, c'est toi qui t'es fermé les portes, c'est toi qui t'es condamné, tu as tout fermé. Vraiment, c'est, c'est hyper triste.
Donc, ça, c'est vraiment le, le jugement, en fait. Là, il est en train, ici, de parler du jugement. C'est là qu'on, que la personne va comprendre qu'il s'est menti à lui-même toute sa vie. Il se rend compte que toutes ses actions ont été réduites à néant, poussière. Lui, il a enterré dans la terre, et il s'est dit : "Allez, poussière." Et bien, Allah aussi a fait que ses bonnes actions, s'il en a, et tout ce qu'il tu pensais croire de vrai dans sa vie, poussière. Et tu as vu la poussière, c'est léger, c'est, c'est, elle est légère la poussière pour que ça pèse dans la balance, parce que c'est les, c'est les actions qui pèsent, qui nous, qui qui font que notre compte est bon. La poussière, pour que ça pèse quelque chose, tu es d'accord qu'il en faut en mettre beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Donc, ça, ça montre que ça a peu de valeur, la poussière. Alors qu'une bonne action, ou une bonne pierre, ou un truc comme ça, tu la mets, tu n'as pas besoin de mettre des tonnes pour que ça, pour que la balance elle tombe. La poussière, vas-y, il faut y aller, quoi. Donc, tu vois, les actions de cette personne, réduites comme de la poussière. Et cette personne sentira vraiment. Faut imaginer maintenant ce que ressentira celui qui a mal agi, celui qui ouvre son sac, il est, qui découvre que son sac est rempli de fautes, rempli de péchés, rempli d'erreurs accumulées. Franchement, c'est une scène terrifiante, d'accord ? Et ce jugement, si on regarde bien, il sera ni cruel, ni injuste. Allah, il va lui attribuer que ce qu'il a accompli, en fait. Il ne va pas lui faire plus. C'est cette justice absolue, cette balance parfaite, rien que ça, ça va être insoutenable pour cette personne. Alors que dire que si Allah lui avait donné plus, et on a envie de dire, ce n'était pas plus facile en fait, de respecter les limites d'Allah, même quand on s'est trompé, assumer en fait les erreurs, manger la peine qui va avec, et faire "tawba", retourner vers Allah, et continuer sa vie. C'est compliqué.
Et donc, dans la deuxième parabole, Allah Ta'ala, donc, parle des ténèbres d'un océan qui est déchaîné. Donc, ici, là, il nous plonge dans une nuit obscure, dans une mer qui est profonde, qui est agitée. Donc, là, les vagues se superposent, elles sont recouvertes d'amas de nuages. C'est vraiment ténèbres sur ténèbres. Ça fait contraste avec "Nour". "Nour", c'est vraiment l'opposé. C'est horrible, c'est horrible comme scène à imaginer. Et donc, imaginez quelqu'un qui lutte pour ne pas se noyer. Chaque fois qu'il essaie de remonter à la surface, il y a une nouvelle vague qui vient le frapper de de plein fouet, et ça le repousse encore au fond. Ceux qui ont déjà nagé dans des eaux agitées un jour dans leur vie, ils savent à quel point une vague, ça peut te désorienter, ça peut même te, ça peut te paralyser. Dans le sens, c'est, tu ne fais pas le poids, en fait. Tu ne fais pas le poids avec l'eau. Et ici, ce n'est pas une vague, mais c'est des vagues successives. On a l'impression que ça ne s'arrête pas, que l'une elle donne le témoin à l'autre, à la suite, et ainsi de suite. Donc, elles viennent frapper encore, encore, sans répit. Donc, déjà, cette personne, on a l'impression qu'elle ne sortira jamais la tête de l'eau. Et ceux qui se noient ont un réflexe naturel, c'est de tendre la main pour essayer de s'accrocher à quelque chose ou quelqu'un. C'est un réflexe. Ils tendent la main, ils essaient de sortir la tête, ils tendent la main. Et bien, Allah, il a repris ce réflexe de survie, et il dit : "Donc, quand il parvient", là, déjà, quand on lit ça, on a envie de dire : "Ah, parce qu'il a réussi à sortir sa main." Avec tout ça, Allah dit : "Donc, si jamais il arrive à sortir sa main." D'accord ? Il pourrait même pas voir sa propre main. Mais même dans cette tournure, alors qu'on a envie de dire, cette personne, sa vie, elle est scellée, c'est terminé. Regarde, Allah, sa "rahma", ne le quitte jamais. Il n'a pas dit, il n'a pas dit, il ne la voit pas sa main. Il a dit : "Et il a repris le même verbe que quand il a dit, quand il a parlé de l'huile à l'intérieur de la lampe." Il dit : "Cette huile-là", donc, il dit que cette huile qui brille tellement, brille tellement, que on a l'impression, on dirait qu'elle, elle-même, elle s'éclaire, elle-même, qu'elle est une lumière, elle toute seule, qu'elle s'éclaire sans que le feu la touche. C'est sans feu, on a l'impression qu'elle brille. Il a, le même verbe. Comme pour dire, juste le combustible, juste l'huile, si tu en as un peu, ça peut s'allumer. Tu vois, lumière sur lumière. Tous les éléments qu'il a mentionnés dans l'ayah Nour sont des sources de lumière. C'est pour dire qu'il y a toujours une possibilité. Et là, quand on voit cette scène, on te dit : "Mais zéro possibilité." Parce qu'au moins, pour qu'il y ait, il faut qu'il y ait un minimum. Mais c'est comme s'il voulait dire, c'est-à-dire que l'espoir, zéro, ça n'existe pas. Même pour cette personne, on a l'impression, c'est fini, fini, fini. Peut-être, peut-être que cette personne, il lui reste peut-être un peu moins qu'une, un peu moins qu'une allumette incandescente, l'allumette quand elle s'éteint, mais elle n'est pas complètement, complètement éteinte, elle est toute orange, là, comme ça. Peut-être qu'il reste un peu moins que ça, même. Mais voilà, tu vois, Allah lui-même n'a pas fermé complètement la porte. Il n'a pas fermé complètement la porte. C'est, c'est pour dire vraiment que si vraiment on arrive à un point, l'être humain arrive à un point, Allah lui donne aucune possibilité d'échappatoire, c'est vraiment que la personne, elle a, elle a balayé d'un revers de main toutes les perches qu'Allah lui a tendues, en fait.
Je me dis, arriver à ce degré-là, c'est misérable. Déjà la scène, quand on regarde, elle est misérable. Et même là, Allah, même lui, c'est comme s'il s'autorisait pas à dire : "C'est fini, che fini, c'est fini pour cette personne." Alors qu'il décrit quelqu'un qui a, on parle même presque ici, on commence à introduire quand il va commencer à parler en détail des hypocrites. C'est l'hypocrite qui fait ça, mais comme il n'a pas encore mentionné les hypocrites, on va dire que c'est ceux qui ont "kafaraou". Les hypocrites, c'est un cran encore plus grave. Donc, tu, tu vois, c'est cette image, elle est terrible, elle est terrible. Elle symbolise vraiment ceux qui ont, qui sont plongés dans un environnement de corruption, qui sont entourés aussi de mauvaises fréquentations, de mauvaises habitudes, qui ont un mode de vie destructeur. Donc, non seulement leur environnement, il est sombre, mais en eux-mêmes, il y a quasi plus de lumière intérieure. Et si tu regardes bien, dans la première parabole qu'Allah, il a employée, ça se passe la journée. Il y a un, c'est dans le désert. Dans le désert, potentiellement, ce qu'on a l'habitude, c'est que il a le soleil qui tape, et c'est logique puisqu'il est asséché, et il fait tellement chaud qu'il y a ce fameux "sarab". Et ce mirage-là, c'est non seulement l'illusion optique d'apercevoir de l'eau alors qu'il n'y en a pas, mais en plus, la condition, c'est qu'il faut que ça se passe dans une forte chaleur. Donc, on sait que ici, c'est le jour, il fait bien jour, et pourtant, cette personne, elle est, il y a une forme de ténèbres, pourquoi ? Parce qu'elle n'arrive pas à trouver cette source de lumière à l'intérieur d'elle. Donc, il y a de la lumière à l'extérieur, mais ça ne lui sert à rien, parce qu'à l'intérieur, c'est sec, il n'y a plus d'huile, il n'y a plus de lampe, il n'y a plus de brillance, il n'y a plus rien. Donc, la lumière extérieure ne lui sert à rien. Et cette parabole de la journée, et pourtant, la personne, ça ne lui sert à rien. Ici, ça parle du fait que quelqu'un, il y a des personnes qui étaient dans de très bonnes conditions, ils ont été exposés à la vérité, l'atmosphère dans laquelle il vivait était favorable à ce qu'ils soient de bons musulmans, favorable à ce qu'ils soient bien guidés, favorable à ce qu'ils soient des "mouminines". C'est des gens souvent qui ont autour d'eux de bonnes personnes, autour d'eux un bon environnement, mais ils ont dit : "Je ne veux pas." D'accord ?
Et dans la deuxième analogie, c'est des personnes où ça ne va pas du tout, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur. Et là, tu pourrais te dire : "Mais Allah Ta'ala, il laisse toujours sa lumière." Parce que même dans l'ayah Nour, ça passe de la, du comment dire, du jour vers la nuit, mais on voit que quand on passe du jour vers la nuit, on a presque même pas l'impression d'être la nuit, parce que ça a l'air d'être éclairé comme le jour, parce que c'est la lumière du cœur qui se reflète et qui mime limite la lumière du jour. Donc, normalement, c'est l'un ou l'autre. Il n'y a jamais rien, rien du tout. Et bien, là, tu sais, la métaphore, là, dans la deuxième analogie, où tout est sombre, et à l'intérieur, c'est sombre. Donc, ça veut dire que tu as vu, il faut, pour voir, on a besoin de lumière, et la lumière, elle a besoin d'un œil aussi pour être aperçue. Et bien, là, ce qui se passe ici, quand quelqu'un, au bout d'un moment, imagine, c'est une métaphore que moi, je dis, imagine une personne, tu l'as mets dans une pièce, tout est bien allumé, il y a des LED, c'est top et cetera, et la personne, elle dit : "Je n'ai pas envie de ta pièce, là. Moi, je veux aller au sous-sol." Et au sous-sol, il n'y a pas de lumière. Et la personne, elle insiste, elle veut rien savoir. "Niet." Elle va dans le sous-sol, et elle y reste, et elle te dit : "Laisse-moi, je ne veux pas." Qu'est-ce que tu vas faire ? Et dans cette pièce-là, que tu lui avais réservée, c'était pour elle. Toi, elle te sert à rien. Qu'est-ce que tu fais ? Vu que la personne, elle limite te menace, elle veut rien savoir, "Laisse-moi tranquille, fais ce que tu veux de ta pièce." Elle n'existe pas. Moi, je suis au sous-sol. Tu ne vas pas économiser ton électricité, tu vas finir par éteindre la lampe. Tu éteins les lumières de cette pièce, une grande pièce immense, vaste. Tu as mis plein de choses, tu as mis des, tu as mis des lustres, tu as mis, tu as mis des appareils, tu as mis plein de choses. Tu vas éteindre la lampe, tu vas couper l'électricité, tu vas couper tous les appareils que tu as mis dedans, tu vas enlever les lustres, tu vas économiser. Tu dis : "Pourquoi cette personne n'en veut pas ? Et je l'ai fait pour elle." Alors, tu arrêtes tout ça. C'est l'étape, c'est vraiment l'étape finale, c'est le, le point de non-retour. Si cette personne arrive à ce que Allah dise : "On va économiser l'énergie, on va économiser l'énergie pour ceux qui le méritent." Et il éteint. C'est ce qui se passe dans la deuxième scène, dans cet océan-là noir. C'est, c'est foncé. Quand l'océan est noir, quand, quand l'atmosphère, il n'y a pas de lumière, l'océan, on a l'impression, c'est ténèbres sur ténèbres. Qu'il n'y a rien, qu'on voit rien, c'est horrible. Donc, on sent la densité de l'eau, ça nous emporte, il y a les vagues et tout. Donc, tu arrives même pas à appréhender l'autre vague, c'est horrible. Et bien, là, faut imaginer ce que j'avais dit, la personne, elle s'est mise dans un sous-sol où il n'y a pas, un sous-sol, cave, peu importe, un trou à rat, où il n'y a pas de lumière. Et tu lui dis : "Mais monte, la pièce, là, je l'ai réservée pour toi, il y a plein de lumière, il y a tout ce qu'il faut, il n'y a pas que de la lumière, il y a tout, il y a ça, il y a ça, il y a ça, il y a de l', il y a des oliviers, du zite, vas-y, viens." La personne, elle dit : "J'en ai rien à faire, moi, j'en ai que faire de ça. Laisse-moi ici, laisse-moi là." Bah, qu'est-ce que tu fais ? Tu essaies une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. Pendant ce temps, tu payes, tu laisses l'électricité comme ça, en fait. Bah, là, tu te dis : "Non, non, non, j'éteins jusqu'à trouver quelqu'un qui voudra bien occuper cette pièce." Et cette personne, elle trouve les lampes éteintes, le jour où peut-être elle se dit : "Ah, vas-y, j'ai faim, j'ai soif, ou j'ai besoin de quelque chose." Et là, il va monter. Là, ça nous renvoie à la première métaphore. La personne, elle cherche de l'eau, elle est asséchée. Et là, en fait, tu trouves rien. Tout est éteint, tout est arrêté, tout est asséché, parce que même la facture d'eau, tu l'as coupée. Et là, la personne, elle essaie de remonter, elle trouve qui ? Elle trouve celui à qui elle a, elle a tout refusé. Elle trouve celui dont elle a retourné toutes les faveurs. Elle trouve celui à qui elle a dit : "Non, je ne veux pas croire à ta vérité." Elle trouve Allah. Elle trouve Allah. Et Allah, au lieu de lui donner la lumière, l'électricité, l'eau, gaz, tout ça, elle va lui dire : "Je vais te donner tes comptes, tout ce que tu as, et cetera." Bah, viens en compte. Et hop, la destination où tu dois vraiment aller. Et c'est le contraire du Paradis. J'ai pas besoin de te dire, c'est quoi.
Donc, vraiment, c'est, c'est impressionnant. Donc, ténèbres sur ténèbres, c'est vraiment ce que tu dois retenir de ça. Ténèbres sur ténèbres, c'est, c'est vraiment dur, c'est horrible. Quand il reste pas, pas d'espoir, ou un infime, infime, infime espoir qu'on peut percevoir à travers le mot "yakadou", comme si vraiment, faut faut remercier Allah Ta'ala d'avoir, d'avoir du "Nour". Et là, quand on voit ça, on se dit : "La lumière qu'Allah Ta'ala nous donne, faut l'utiliser." Celle qui qui nous a mis naturellement à l'intérieur de nous, faut souffler dessus, faut que, faut qu'elle prenne. Il faut toujours, en fait, que ce soit complémentaire. Il faut que le Coran ne nous quitte pas. Il faut qu'à l'intérieur de nous, il s'installe au point où, quand on est dans des temps difficiles, et à l'extérieur, c'est obscur, les épreuves et cetera, la lampe qu'on a à l'intérieur, elle nous sert. Cette lampe à huile, c'est comme si on éteint tout autour de toi, en couple, électricité, tout, et toi, tu dis : "Hé, moi, j'ai ma lampe à huile, quoi." Et tu, tu marches avec ta lampe à huile, avec l'huile qui brille, hein, avec du cristal, limite, c'est plus clair que quand c'était éclairé. Et là, tu te dis : "Je marche, je marche, jusqu'à ce que les temps s'éclaircissent un petit peu, que le beau temps après arrive, après la pluie." Et là, là, tu es bien. Qu'Allah Ta'ala nous accorde ça.
Donc, on va arrêter là pour l'épisode d'aujourd'hui, inchallah. Et pour l'épisode suivant, Allah Ta'ala va nous nous parler d'autres horizons, on va dire. Et là, cette fois-ci, maintenant qu'on a la vue, et bien, il va nous demander d'observer, de regarder avec de nouvelles lunettes, cette fois-ci, puisque dorénavant, tu as la lumière, il t'a complété. Donc, tu as la lumière extérieure, la lumière intérieure, qui est comprise, au cas où. Et pour que tu savoures encore plus, que tu comprennes encore plus la, le bienfait de ces lumières qu'il a mentionnées dans l'ayah. Et ensuite, et bien, il t'a expliqué ce que c'est que quand il n'y a pas de lumière extérieure, quand il n'y a pas de lumière intérieure, quand il n'y a pas de lumière du tout, du tout, du tout. Il ne fait pas bon vivre là-bas. Et là, il va nous demander d'observer, dorénavant, d'observer, de regarder autour de nous, qu'est-ce qu'on voit, comment on le voit. Qu'Allah Subhanahu wa Ta'ala nous accorde lumière sur lumière, à l'image de ce qu'il a décrit dans sa ayah, à l'image aussi du hadith du Prophète salallahu alayhi wa sallam, dans sa fameuse "dua", en allant à la mosquée, où il a demandé à Allah Ta'ala de lui donner de la lumière. Ici, là, si tu relis le, le "dua", tu te dis : "Mais lumière, lumière, lumière." D'ailleurs, euh, on n'avait pas étalé sur ça, mais tu as remarqué qu'il répète le mot lumière. Il aurait pu dire : "Allah, donne-moi de la lumière dans mon cœur, dans ça", et dire seulement les éléments, en fait, et dire : "devant moi, derrière moi, et cetera", mais il dit : "Devant moi, de la lumière, derrière moi, de la lumière, dans mon cœur, de la lumière, dans tout." Et moi, ce qui m'impressionne, c'est le fait qu'il répète lumière, comme pour dire, on en a jamais assez. Et ce qui m'impressionne aussi, c'est le fait qu'il a été complet. On a envie de dire, quelle partie il n'a pas mentionné ? Il a mentionné tout l'intérieur et l'extérieur. Il a parlé de ses organes, sang, os, les nerfs. Il a cité les nerfs, "subhanallah", les nerfs, les os, le sang, la chair. Il a cité les sens aussi, l'ouïe, la vue, l'odorat, et cetera. Il a cité ses cheveux, donc tout ce qui est extérieur, la peau. Il a cité ce qui est devant lui, derrière lui, dans tout ce qui est intérieur, extérieur, en dessous, au-dessus, à droite, à gauche. Là, on a envie de dire : "Mais qu'est-ce qui est en train de se passer ?" Et si tu regardes, je pense qu'il a fait un très bel hommage à "Ayat An-Nour". Moi, je pense que ce qu'il a décrit, il a résumé, parce qu'on mentionnait tout ce qui était à l'intérieur de lui, c'est comme s'il reproduisait lui, la lampe et cetera. Et en parlant de tout ce qui est autour de lui, il a parlé à la fois de la Lumière des cieux et de la terre. Et juste au-dessus, autour de lui, on va dire, parce que quand il dit : "Devant moi, derrière moi, et cetera", on peut dire, c'est à l'extérieur de lui. Mais quand il parle de l'extérieur, comme la peau et cetera, les cheveux qui sont sur nous, mais à l'extérieur de nous, c'est la partie extérieure. Je me dis, ça ressemble étrangement à cette lanterne avec les parois de cristal, et qui reflète la lumière de partout, et qui scintille, qui brille.
Quand on lit cette "dua" du Prophète salallahu alayhi wa sallam, on se dit : "Mais en fait, avec une dua comme ça, je brille." Après, non. Et ça, en allant à la mosquée. Imagine nos hommes. Et c'est impressionnant, parce que c'est les hommes à qui Allah Ta'ala a mis l'obligation d'aller prier tous les "jumua", et la forte recommandation d'aller à toutes les prières. Et je me dis, imagine un chef de famille qui est entouré autant de "Nour" comme ça. Un chef de famille, est-ce que sa famille va, va couler ? Est-ce que sa famille va, va rater, va rater son, son, son entreprise, sa mission ? Ce n'est pas possible. Et franchement, c'est un grand cadeau, je trouve que Rasulullah offre à nos hommes qui se rendent sur le chemin de la mosquée. Donc, franchement, cette "dua" là, pépite, masterpiece, c'est un vrai chef-d'œuvre, et un très, très bel hommage à "Ayat An-Nour". C'est là qu'on voit que le Coran a été révélé sur le Prophète salallahu alayhi wa sallam.
Allez, je te laisse sur ces mots, et je te dis à la prochaine fois, inchallah, au prochain épisode. Salamou alaykoum.