Transcription
Bonjour, nous sommes le 12 juin, il est 11h. Et bien, la nuit dernière, on a eu 3 degrés. Oui, et la nuit prochaine, ça va se réchauffer, on annonce 4 degrés. Et donc voilà, on n’est pas perturbé par les mouches et les moustiques. Je ne sais pas si les insectes existent encore. Bon, en tout cas, je n’en ai pas vu. Je regarde à gauche, à droite, parce que bon, en principe, avec toute la flotte qui est tombée, il devrait avoir des champignons, mais bon, je ne sais pas. Le mois de juin n’est pas le meilleur mois, mais ça, ça commence, ça devrait commencer à… à sortir. En tout cas, ce qui est sorti, c’est ceci. C’est un certain Goliath. Nous revenons de chez le vétérinaire et ses yeux vont beaucoup mieux. Je vous ferai peut-être un post Facebook pour vous détailler ça. Ici, interdit de par d’animaux, pas de chats. Aujourd’hui, nous sommes dans les bois, les chats sont à la maison. Et voilà, je vous… j’improvise une vidéo. Franchement, il y a 10 minutes, j’avais aucune idée que… que… que je puisse en tourner une, mais regardez. Bon, allez, je vais pas vous laisser rater ça, hein. Regardez ça, hein. Il pleut pas, il faut en profiter. Les digitales sont sorties, voyez. Les digitales, sont ces… ces grandes tiges avec des fleurs en mauve, en doigt de gant. Dans le fond, on les voit… euh, il faut que ma voix porte. Dans le fond, on les voit bien. Ouvert ici, au début, les fleurs sont… sont surtout en bouton. C’est magnifique et c’est très typique de l’Ardenne. J’ai toujours adoré ça depuis que j’étais petit.
Quel est le sujet de la vidéo du jour ? Et bien, c’est l’inflammation de bas grade. Je vais vous donner les choses simples que beaucoup de médecins généralistes euh ne pratiquent pas, mais que vous pourriez demander. Je crois pas que c’est leur demander le Pérou, et puis ma foi, ils peuvent aussi regarder la vidéo, hein, si vous voulez. Motiver suffisamment Goliath, parce que si vous voulez, quand vous euh allez voir votre médecin généraliste qui vous fait un bilan, vous êtes pas en pleine forme, il se dit : « Tiens, on va quand même un peu vérifier qu’il y a rien d’anormal. » Je crois qu’en général, il va vous faire un test inflammatoire qui est la protéine C réactive, CRP, protéine C réactive. Mais bon, je crois que l’acronyme anglais est de loin le plus utilisé : CRP. Et bien, si vous voulez, ça, c’est pas un bon test inflammatoire, sauf quand vous avez de grosses infections, pour… pour savoir où vous en êtes, la gravité, ou alors de gros problèmes d’arthrite, des gros problèmes. Goliath, ici Goliath, viens ici. Ça sert à rien, Goliath. Déjà tantôt, il voulait absolument aller par là, il va aller d’un côté, moi je sais pas le faire changer d’avis, hein. C’est absolument infernal. Bon, ben écoutez, on n’a pas le choix, on va par là.
Et donc cette CRP sert pas à mesurer l’inflammation de bas grade, elle sert à mesurer les gros phénomènes inflammatoires, infectieux, maladie grave… euh, et typiquement arthrite, pas arthrose, hein. Arthrite, vraiment les… les gros problèmes articulaires, euh, maladies inflammatoires de tout type, d’ailleurs, y compris chronique, maladie de Crohn, tout ça va se manifester évidemment euh dans la CRP. Bon, en médecine fonctionnelle, si vous voulez, on est là plus dans la prévention, dans le… dans… dans… dans le bien-être, dans le… le… le but de… de vous donner des directives pour ne pas développer ces grosses affections qui vont se marquer par la CRP. Je ne teste pas la CRP, OK ? Je teste la CRP ultra sensible, petit u, petit s, CRP. Acronyme, donc ça c’est des majuscules, petit u, petit s, grand C, grand R, grand P. Euh, bon, parfois vous voyez la version anglaise HS, highly sensitive CRP. Bon, c’est… c’est… ah oui, mais je sais pourquoi les gens viennent promener leur chien à l’entrée du bois, voyez. Et là, il y a des odeurs de chiens, et plus on va par là, moins il y en a. Bon, logique quand même, hein ? Ce Goliath… et donc, allez, va. Et donc cette CRP ultra sensible est très intéressante. OK, alors il y a des normes, je crois qu’en général c’est de 0 à 1. Bon, oublier un peu les… les unités, moi je… je… je… je regarde plus les unités, je crois que ça… ça fait consensus, donc vous n’aurez pas de mal à vous y retrouver. Donc de 0 à 1, et donc vous pourriez dire : « Mais tant qu’on est en dessous de 1, c’est bien. » Et bien non, et bien non. Moi, c’est le plus bas possible, en dessous de 1. OK. Et donc j’estime qu’il faut être en dessous de 0,30 idéalement. OK. En tout cas, c’est là que je me trouve, malgré mon âge très avancé. Merci à ceux qui le… qui le soulignent. J’ai… j’ai entendu… mais bon, elle est… elle est… elle est tout à fait sympa, elle est… elle est assez… assez fan. J’ai entendu une interview d’une follow sur une autre chaîne me dire : « Ah, le docteur Mouton, hein ? Ah oui, il connaît beaucoup, mais il est très vieux. » Bon, mais elle est jeune, alors évidemment. Non, non, mais attention, ça me plaît parce que c’est la… la sagesse de la vieillesse probablement. Donc cette… elle se reconnaîtra… donc cette euh CRP ultra sensible doit être le… le plus bas possible, en dessous de 0,30, c’est pas mal. Encore mieux en dessous de 0,20, mais les valeurs entre 0,5 et 1, c’est pas optimal.
Alors pourquoi est-ce qu’on a cette inflammation de bas grade ? Parce que c’est ça l’inflammation de bas grade, et c’est ça que… il fait ses besoins, peut-être aussi… ce qui se passe bien, Goliat. Et donc cette inflammation de bas grade, en général, pour qu’elle reste de bas grade, c’est plutôt une inflammation des muqueuses, et évidemment de la plus grande muqueuse de toute, c’est-à-dire de l’intestin. OK, la muqueuse intestinale, centaines de mètres carrés. Quand ça est enflammé, ça se manifeste dans la CRP ultra sensible. Et donc quand je travaille avec mes patients… oui, parce que j’ai des patients, contrairement à ce que certains racontent, qui disent que je ne pratique pas… et bien si, je pratique, et beaucoup, et tout le temps, et depuis 40 ans. Bref, on ferme toutes ces parenthèses. Donc cette euh origine intestinale, c’est mon cheval de bataille, c’est mon obsession, c’est ce que je fais depuis des décennies. Et quand on travaille bien, avec toute la subtilité que demande un… une mise en ordre de l’écosystème intestinal, et bien… je vais… je vais quand même lui mettre la laisse, parce que sinon vous allez voir qu’on va se retrouver sur la grande route, ni vu ni connu, et ça… ça va pas aller. Goliat, on va partir dans l’autre sens, en laisse, parce que comme tu ne veux pas aller dans le bon sens… allez, bien, on marche. On doit faire une grosse promenade aujourd’hui, y compris après la vidéo. Donc reprenons le contrôle de l’engin ici… voilà. Et donc cette santé intestinale, qui est tout un programme, hein. Bon, là, c’est… c’est vraiment la grosse tarte à la crème, si j’ose dire. Euh, il y a des tonnes de vidéos sur ma chaîne, ça part dans tous les sens. Remettre une santé intestinale en ordre, c’est compliqué. Euh, vous avez déjà tous les problèmes de gluten, puis tous les problèmes de lactose, puis tous les problèmes de… d’hypersensibilité à certains aliments qu’on peut repérer avec des IgG4. Il y a des gens très… très… très allergiques aux œufs. Bon, c’est pas très courant, mais il y en a. Il faudrait quand même ne pas louper… vous avez le fucose… euh, dont… 15 % de la population manque. Ça, c’est typiquement une cause de… de bazar intestinal, très compliqué à gérer tant qu’on n’a pas identifié le… le manque de fucose. Et donc… euh… le… l’indication de prendre du fucoside lactose pour corriger ça, c’est le génotype FUT2, pour lequel il faut être homozygote variant. Donc ne pas avoir le… le gène fonctionnel du tout. Donc c’est comme si on avait pas ce gène, on l’a, mais il n’aboutit pas à son objectif de délivrer la fucosyltransférase 2, qui est l’enzyme qui amène le fucose sur la bordure en brosse et sur… sur… sur la surface intestinale, et qui contribue à faire un bon mucus qui attire les bonnes bactéries, voyez. Bon, donc ça, ce FUT2, il faut pas l’oublier, parce que si on rate ça, on va jamais remettre les intestins en ordre. Et puis alors… euh, tout nouveau, c’est d’ailleurs… la vidéo de la semaine dernière, vous avez… très intéressant… tous ces gens qui mangent euh trop de féculents, alors qu’ils n’ont pas la capacité digestive via euh l’amylase salivaire. Donc ça, c’est le génotype AMY1A dans sa version ancestrale homozygote, voyez, où il faut limiter les glucides, parce que… ou en tout cas, certainement les limiter à… pas en donner… parce que si vous en mangez trop, vous offrez tout le surplus à des bactéries à vide de pulet, et c’est ça qui vous donne une inflammation de bas grade. La première cause d’inflammation de bas grade, c’est une dysbiose intestinale. Alors évidemment, cette inflammation peut se communiquer à partir des intestins vers les organes voisins. J’ai une demande d’une nouvelle patiente anglaise hier, au sujet de problème de cystite… à… cystite à répétition. Elle est sous antibiotiques depuis des années. Bon, évidemment, les urologues… il y a personne qui a été pensé à aller enquêter du côté intestinal. Bon, voilà, ça c’est quelqu’un qui va avoir une inflammation de bas grade, ça ne concerne que la vessie, donc ça va pas provoquer quelque chose de visible en testant la CRP. Mais vous allez voir qu’il y a quand même un problème de fond léger au niveau du sang, mais sévère évidemment localement, en dosant la CRP ultra sensible. Même chose si on veut prendre le… le patient masculin… même chose chez… allez, chez les hommes avec des… des… des prostatites qui ne sont pas nécessairement infectieuses, qui peuvent être inflammatoires et qui s’améliorent de manière spectaculaire quand on met les intestins en ordre. Moi, j’ai un résultat vraiment superbe avec un patient breton qui habite Genève. Il se reconnaîtra pas de prénom, puisque j’ai la sale habitude de dire que c’est des faux, mais je donne les vrais, donc on va s’abstenir, mais il se reconnaîtra parce que c’est quelqu’un qui est venu me voir pour un problème de prostatite majeur, infectieux, à répétition. L’urologue bombardé d’antibiotiques, totalement réticent à toute approche fonctionnelle… bref, 3 ans après… euh, le patient… il me parle même plus de sa prostate. Je dis : « Mais… et votre prostate ? » « Ah, oh non, c’est… je suis… » « Votre urologue ? » « Ah non, je l’ai viré. » « Mais oui, qu’est-ce que vous voulez ? » « Je lui ai enlevé le gluten… euh, pas les laitages, mais pour un Breton, je crois pas qu’il aurait bien aimé… euh… et… et on a remis de l’ordre dans ses intestins, et sa prostate est guérie. » Qu’est-ce que vous voulez que je dise ? Il a les effets… hein ? Il y a les effets… ou moi qui ne donne jamais d’effets spéciaux dans mes vidéos qui sont brutes de chez brut. Le soleil m’aide à… regardez, c’est pas mal, hein ? C’est rarement ce genre d’effet là, et c’est peut-être parce que aussi c’est rare quand je tourne en… vraiment en plein milieu de journée. Donc tout ça ce sont des inflammations de… de bas grade. OK, alors évidemment, il y a une multitude d’autres cas, hein, je vous parle des… des choses courantes. Bon, de l’inflammation peut… peut… peut se développer à partir de n’importe quel endroit dans le corps, mais donc c’est quelque chose à rechercher, à mettre en ordre. Je vous rappelle que ce genre d’inflammation qui vient des intestins est un très grand pourvoyeur d’oxydation du cholestérol LDL. Ouf, ça devient… on va se tourner un peu… voilà… euh… donc bon, voilà, ça c’est un autre très gros problème qui fait que les excès de cholestérol peuvent commencer à être délétaires. Et donc bon, c’est quelque chose qu’il faudrait aussi, pour bien faire, ne tester… tester ne serait-ce qu’une fois. OK, LDL oxydé, et si c’est bon, c’est bon. OK, on écarte un gros problème. Mais si vous avez de l’inflammation de bas grade… donc la partie supérieure de la zone de référence de l’usCRP, évidemment au-dessus, hein, j’ai oublié de vous le dire, mais évidemment si vous êtes à… entre 1 et 2, voire de 1 à 3 en usCRP, vous êtes trop haut, c’est flaggué comme anormal, donc comme inflammation. Mais même à ces valeurs-là, vous risquez de revenir avec un CRP plus petit que normal, voyez ? C’est ça les gens : « Ah non, non, non, j’ai… j’ai pas d’inflammation, mon médecin généraliste a vérifié et la CRP est bonne. » Ben oui, la CRP est bonne, et ça veut pas dire que la CRP ultra sensible est bonne. C’est vraiment la différence, si vous voulez, entre la médecine conventionnelle qui s’attaque aux grosses maladies de tout type, infectieuse, inflammatoire, articulaire, et cetera, et la médecine fonctionnelle qui va voir les premiers stades de dérèglement et qui essaie de comprendre pourquoi et de traiter la cause… la cause, messieurs dames, la cause ! Marre de ne s’occuper que des conséquences, parce que c’est quand même ça qui est énervant en approche classique. Non seulement il ne s’occupe que des conséquences, et il les traite de manière surtout symptomatique, ce qui est mieux que rien, qu’il faut évidemment faire dans les cas où… où… où… où ça suscite les… les plaintes pour lesquelles les gens consultent. Mais l’idée de se dire : « Tiens, pourquoi ? » Je crois que ça leur vient même pas à l’esprit, c’est quand même frappant ça, non ? Pourquoi ? Moi, quand j’étais petit, je demandais toujours pourquoi. J’emmerdais tout le monde. Enfin, c’est un peu comme maintenant, vous allez me dire… et… euh… non, mais j’étais vraiment infernal, déjà. Et oui, déjà ça a commencé il y a plus de 60 ans, hein, et ça continue. Mais je voulais savoir pourquoi. Si on ne me disait pas pourquoi… parce que mes parents, mes pauvres parents, par moment ils en avaient marre. Bon, mon avis, parfois ils savaient pas pourquoi. OK, alors bon, ils en avaient marre, et ils me disaient : « Parce que… » Et bien moi, si on me répondait ça, je me taisais et je faisais exactement le contraire de ce qu’on m’avait dit de faire, parce qu’on m’avait pas expliqué pourquoi. Voyez que mon problème qui m’a amené à la médecine fonctionnelle, il est ancien, hein, et… très ancien. Bon bref. Et pour… je crois que c’est Laurence… non… euh… doit… elle est très… très… très… très ancienne. Bien, Goliath, ça a l’air très sympa, on va aller dans ce chemin-là. Regardez, c’est magnifique. Et alors je vais vous montrer quand même une digitale, parce qu’on est dans les bois, on est au mois de juin, il y a presque pas de vent, je crois que le son sera bon… euh, regardez les digitales. Attention, c’est… c’est… c’est toxique, c’est très puissant. Euh, c’était de ça qu’on tirait la digitaline, qui, quand j’ai fait mes études, il y a quelques siècles, était extraordinairement efficace, importante. J’ai appris ça en détail, ça m’a fasciné, hein, la digitaline. Et bien ça vient de ces fleurs-là, qui sont magnifiques, en doigt de gant, absolument superbes. Et ça, l’Ardenne, si vous voulez, en… en été, c’est… je vous en ai déjà montré dans certaines vidéos, il y a un bon bout de temps. Donc… où en étais-je ? La cause, soigner la cause. Bon, OK, on a compris. Bon, non, à notre inflammation de bas grade. OK. Et bien cette inflammation de bas grade, euh, à mon avis, a quand même intérêt à être documentée par un profil des acides gras. Moi, je sais pas travailler avec un patient sans faire au moins une fois un profil des acides gras. Est-ce que c’est hyper coûteux ? Non, c’est… c’est 60 €. On en fait qu’un, au moins on sait. Et alors ce qui est très important dans le profil des acides gras, parce que je vous en ai déjà parlé, mais visiblement la pièce ne tombe pas, c’est quand même d’aller chercher le taux d’acide arachidonique. L’acide arachidonique est le 6e et dernier acide gras oméga-6, il est très inflammatoire. Je vous renvoie à la vidéo récente où je vous ai parlé des oméga-6, où je… je… j’aborde ça, mais je voudrais un peu développer ça maintenant, parce que si vous voulez, les cétogènes… ce que j’appelle cétogènes, ce sont les cétogènes extrémistes, pas les cétogènes raisonnables, voyez, qui ne sont pas dans le dogme et dans l’extrémisme. Ça fait penser aux extrémismes que le monde affronte. Ils font… c’est pour ça que c’est… c’est sectaire, c’est une attitude sectaire. Il vous parle à l’envi de l’acide linoléique, qui est le premier des 6 oméga-6, qui est d’ailleurs essentiel que l’humain ne sait pas fabriquer, alors que nous nous fabriquons de l’acide arachidonique, notamment à partir de l’acide linoléique. J’en ai parlé dans cette vidéo-là, je ne reviens pas là-dessus, mais évidemment l’acide linoléique est d’origine végétale, et pour les cétogènes extrémistes, ça c’est un crime, d’origine végétale, c’est… c’est… c’est criminel. Donc l’acide linoléique est coupable de tous les maux. Croyez-vous qu’il parle de l’acide arachidonique qui est en fait le problème ? C’est lui qui est inflammatoire. L’acide linoléique, il n’est pas inflammatoire, il est le précurseur, avec un intermédiaire dont je vous ai déjà parlé, qui est le GLA, et le précurseur du DGLA, qui est anti-inflammatoire. Donc l’acide linoléique peut très bien vous aider à remonter votre DGLA, qui est anti-inflammatoire. Le problème, c’est l’acide arachidonique, qui lui est pro-inflammatoire. Alors évidemment, il peut dériver des prédécesseurs, et c’est pour ça que je vous ai expliqué l’intérêt de génotyper les désaturases qui vont… peu ou prou… faut bien que j’y revienne, parce que vous me dites que ça vous manque… le peu ou prou… peu ou prou convertir l’acide linoléique en acide arachidonique. Donc ça, c’est vrai que c’est important. Et les gens qui convertissent très bien… donc moi, il faut quand même euh veiller à ne pas prendre trop d’acide linoléique. Évidemment, toutes ces diètes… mais c’est… c’est… c’est un public auquel je m’adresse pas… les gens qui… qui ne bouffent que du fast food, qui ne mangent que de la merde, qui se gave de margarine, de… de… de… de friture frelatée, et cetera. Euh, quand je dis friture, c’est pas que les frites, que ça fait très longtemps que j’ai pas mangé de frites, je… quand même, vous avouez… mais euh… bon… euh, je parle des fritures, tous assimilés, tous ces trucs… voyez… euh… euh ultra-transformés, hein, qu’on frit… infiniment… bon, qui est vraiment l’horreur. Bon, évidemment, ce public-là, il va avoir trop d’acide linoléique. Mais moi, mes patients n’ont pas trop d’acide linoléique, en général. Il y en a, mais c’est… c’est pas… c’est… c’est pas la règle du tout, parce qu’ils mangent pas toute cette saloperie. Le problème, c’est qu’on s’adresse pas toujours au même public. OK, c’est vrai que moi j’ai un biais de recrutement de gens qui font déjà attention, mais qui n’y arrivent pas, qui vont pas bien, ou qui veulent faire encore mieux. Ça c’est possible aussi, c’est ça la prévention. Et donc… euh… il y a… il y a un public différent qui fait que parfois nos points de vue sont divergents à cause du fait qu’on s’adresse pas au… au même profil d’individus. Bon, ça je dois reconnaître, mais quand même… et euh… c’est l’occasion de vous en parler aujourd’hui… comme on parle de l’inflammation de bas grade… l’acide arachidonique… quand nous ne le fabriquons pas nous-mêmes à partir de précurseurs végétaux. OK, on en a parlé, il y a une vidéo entière, je vous y renvoie, je vais encore… de vous le remettre un peu en scène. Mais quand euh on parle d’acide arachidonique, moi j’entends pas parler du côté cétogène, du fait que l’acide arachidonique est un acide gras oméga-6 animal. Il n’en parle jamais, ou alors merci de me… m’indiquer en commentaire les vidéos, voir les passages des vidéos, parce que je termine un livre, j’ai pas que ça à faire. Mais moi je veux bien aller voir, mais je… on ne me parle pas d’acide arachidonique. C’est quoi, pour un truc… donc ceux qui font la promotion d’une alimentation quasi tout animale, ou surtout très dominée par les aliments animaux, et toutes les… toutes les graisses animales contiennent… contiennent de l’acide arachidonique, quasiment sans exception. Alors bon, moi ce que je flague… anglicisme… ce que je flague dans les graisses animales pour l’acide arachidonique, c’est essentiellement les laitages, beurre, Guy… hein, tout ça c’est très riche en acide arachidonique… euh, mais tous les laitages, hein, tous les laitages et les viandes rouges, mais surtout le… le porc. Alors j’ai appris sur une vidéo de l’Orme Vert, parce que je m’étais jamais vraiment intéressé à ça, mais ça me surprend pas. J’ai appris que la graisse de porc contient beaucoup d’acide linoléique. Ah bon, c’est intéressant. Moi je… voilà, il y a des différences d’une graisse animale à l’autre pour la teneur en acide linoléique. Et bon, si quelqu’un avait trop d’acide linoléique, il faudrait peut-être un peu regarder de ce côté-là. Bon, je vous dis de nouveau, mais mes patients, ils n’ont… pas trop, en général, mais ça peut arriver. Donc je… j’aurai l’attention… attirer… merci pour ce renseignement. Mais… mais… mais… mais… mais… mais… et l’acide arachidonique, ça en est bourré dans le porc. OK. Pourquoi est-ce qu’on ne m’en parle pas, comme si l’acide arachidonique venait plus de l’acide linoléique que… en… en tant que tel, dans la consommation humaine ? Moi je… je ne comprends pas comment toutes ces vidéos cétogènes ne sont pas mises en relation avec des profils d’acides gras. Qu’on parle un peu de la chose globale, parce que n’oubliez pas que en plus l’acide arachidonique, s’il est haut, trop un peu haut, ce qui va permettre d’améliorer la situation, c’est aller chercher son antidote qui est le EPA, acide eicosapentaénoïque, qui est le 4e oméga-3. Lui est anti-inflammatoire, est beaucoup plus dominant que le DGLA qui était le 3e oméga-6. Donc si vous voulez, c’est un rapport acide arachidonique sur EPA qui est très important à connaître. Et c’est… je reviens à mon sujet vraiment de départ, c’est que euh pour l’inflammation de bas grade, euh, si effectivement il s’avère que votre CRP ultra sensible n’est pas satisfaisante, il faudrait quand même aller voir si votre inflammation n’est pas pro-inflammatoire, profil d’acides gras, et s’il y a euh trop d’acide arachidonique et trop peu de EPA… ben voilà, ça c’est quelque chose de très facile à corriger, idéalement par l’alimentation : moins de laitages, moins… moins… moins… moins de viande grasse. Bon, il y a de l’acide arachidonique aussi dans les jaunes d’œufs, et cetera, mais bon, moi je vous dis, je mets d’abord en avant euh le problème des laitages pour l’acide arachidonique, et… et probablement celui du porc, voire… voire du… voire du mouton… mouton… euh, parce que c’est là qu’il y en a le plus. Et puis alors évidemment, le EPA peut se corriger du côté des euh poissons gras, voire éventuellement une supplémentation si nécessaire, mais toujours privilégier l’alimentation avant la supplémentation. OK. Bon écoutez, le temps est écoulé. Goliath est en grande forme, comme vous le voyez. Les vétérinaires ne comprennent pas comment il va si bien alors qu’il a de graves problèmes aux yeux. Je vous expliquerai, c’est pas le moment, mais je vous montre mon Goliath… regardez ça… ou alors il a des feuilles plein le museau. OK. Bon écoutez, la semaine prochaine, on tient le coup, on continue. Je fais pause au mois d’août. OK, ça fera quand même du bien un petit répit. Allez, merci pour votre fidélité, et vendredi 19h30. Bye bye. Il faut éteindre maintenant.