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#5 - Raconte-moi An Nour : La plus grande épreuve de notre mère Aicha (R.a) [RAMADHAN Séries]

Coran de mon Coeur49:42

Transcription

Bienvenue dans raconte-moi Nour, ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan au sein du podcast Corent de ton cœur. Moi c'est Zeinab, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec sourate Nour. Cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face au défis de notre époque actuelle. Raconte-moi Nour, une lumière offerte par Allah pour éclairer ton chemin. Une lumière pour éclairer ta vie.

من الشيطان الرجيم بسم الله الرحمن الرحيم ان الذين جاءوا بالافق عصبه منكم لا تحسبوه شرا لكم بل هو خير لكم لكل امرئ منhum ما اكتسب من الاثم والذي kibrahu minhum lahu adabim laula samumu mminunminatusim وقالوا وقالوا هذا افك مبين لولاءوا عليه باربعه شهداء فاذ لم ياتوا بالشهداء فاولئك عند الله هم الكاذبون ولولا فضل الله عليكم ورحمته في الدنيا والاخره

ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous. Mais plutôt c'est un bien pour vous. À chacun d'eux ce qui est acquis comme péché. Et celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment. Pourquoi lorsque vous l'avez entendu cette calomnie, les croyants et les croyantes n'ont-ils pas en eux-mêmes conjecturé favorablement et n'ont-ils pas dit "C'est une calomnie évidente ? Pourquoi n'ont-ils pas produit quatre témoins ? S'ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux auprès d'Allah qui sont des menteurs. Et si ce n'était pas la grâce d'Allah sur vous et sa rahma ici-bas, comme dans l'au-delà, un énorme châtiment vous aurait touché pour cette calomnie dans laquelle vous vous êtes lancé. Sourate Nour, ay 11 à 14.

Assalam alkoum warahmatullah. Alors aujourd'hui, on on change de partie. On aborde notre deuxième grosse partie de sourate Annour. pas des plus faciles. Ça finit bien sûr cette cette épreuve de notre mère Aicha, mais ça ça a été une épreuve et épreuve c'est un le mot est faible très très douloureuse pour elle, pour le prophète Salah alayhiam, pour sa famille, pour les musulmans et ce n'est pas pour rien qu'Allah Taala le cite ici. Une affaire finalement où on pourrait se dire la calomnie, pourquoi reparler d'une calomnie justement le but ? Est-ce que ce n'est pas de ne plus en parler de le terre ? Si Allah Taala l'a mis ici, tu commences à avoir l'habitude, c'est qu'il ne voulait pas qu'on passe à côté. Et si tu lis sourate Nour régulièrement, et bien régulièrement tu vas relire ce passage. Tu vas être retouché, rechoqué. Il faut que ça ait cet effet à chaque fois. Et c'est par la répétition, la répétition des choses qu'on adopte un lifestyle, qu'on adopte en fait des automatisme. Tu vas voir qu'à force, c'est là que tu développes l'automatisme de faire attention lorsque tu entends quelque chose à propos de quelqu'un, de faire attention lorsque tu vois quelque chose parce que des fois dans la vie, souvent même, nous sommes des témoins. On est des témoins de plein de choses. On est dans la rue, on voit ça. Qu'est-ce que j'apporte comme témoignage ? Est-ce que je témoigne parce que j'ai vu une injustice et là mon témoignage apporte et aide contre une injustice pour une victime ou est-ce que mon témoignage va faire plus de mal qu'autre chose ? Est-ce que c'est un témoignage dans le cas de Zina qui est complètement différent et qui faut quatre témoins ou est-ce que c'est une accusation d'autre chose ? Et là, il y a pas les l'histoire des quatre témoins, mais je dois parler de quelque chose que j'ai moi-même vu ou moi même entendu directement si on parle d'une conversation téléphonique ou quelque chose comme ça. Donc c'est très important. Et donc là, on va aborder comme je disais un passage crucial dans notre histoire à tous. C'est un événement qui est marquant, qui est bouleversant pour ne pas dire autre chose et qui a touché notre prophète Salah alayhi salam, sa famille, toute la communauté musulmane et nous aussi. Et tu vas voir qu'Allah taala quand il nous parle dans cette scène-là, il nous en parle pas comme de quelque chose comme d'un récit en fait où on est des spectateurs. Non, il nous parle comme si on avait assisté à l'événement. Et c'est là qu'on voit que le Coran doit vivre dans notre dans notre quotidien. On va parler d'un scandale qui a frappé notre mère, l'épouse du prophète Salah alayhiam. Cette affaire est relatée dans le Coran sous le terme de al ifk. Et là, c'est un contexte que je voulais poser ici, une espèce de disclaimer. Euh en réalité, c'est pas moi qui le pose, c'est Allahhan taala dès le départ. El ifk ifk c'est un mot employé pour dire ici calomni c'est plus fort que calomni le mot que tu connais certainement pour dire calomni c'estima d'accord il riba la médisance c'est quand on parle de quelque chose de vrai sur une personne en son absence mais une chose qu'elle n'aimerait pas qu'on dise à son sujet namim c'est la calomnie c'est le fait de dire quelque chose de mensonger au sujet d'une personne. en son absence. Donc là, c'est même pas est-ce que ça lui plairait ou ce que ça lui plairait pas. C'est un mensonge. Et il y a if comme tu vois, ça va en degré. El if c'est aussi une calomnie mais c'est une forme spécifique de calomnie. El if c'est plus grave encore que namima. C'est une calomnie qui est considérée comme monstrueuse, immorale. C'est un mensonge qui choque et qui dégoûte. Et c'est le terme qu'Allahah taala a choisi pour parler de cette affaire. Et tu vas voir que pendant tout le temps où il va parler de cette affaire, il dira toujours if à aucun moment il va mentionner l'objet de ce ifk. Et par respect pour notre mère Aïaha, on va faire comme Allah Taala a fait. On ne va pas mentionner le mot qui concerne la première partie qu'on a abordé de la sourate la ce qu'Allah abordé la deuxième a. On sait tous que notre mère Aïa était blanche comme neige dans cette affaire et n'a rien commis et par respect pour elle et parce qu'elle n'a rien commis l'objet de l'accusation ne sera pas mentionné ici. Tu n'entendras pas ce mot-là dans cette partie. par respect pour elle et pour suivre finalement ce code qu'Allah est en train de nous donner. Il va chaque fois mentionner cette affaire en disant ifk ifk ifk et ifk ce n'est pas namima parce que namima c'est les bruits de couloir là c'est grave mais là il voulait marquer le coup donc il y a un mot spécifique pour ça c'est considère c'est une calomnie monstrueuse et dégoûtant déjà la calomnie c'est déjà dégoûtant tu as vu il a dit dans sourate hujurat est-ce que l'un de vous veut manger la chair de son frère mort vous vous en seriez répugé et Bien là, considère que c'est pas seulement la chair de quelqu'un qui est mort. C'est une chair qui est pourrie. C'est une chair qui sent mauvais. C'est une chair qui est remplie de de bactéries, de plein de trucs. C'est dégoûtant, horrible, c'est monstrueux ici. Et en plus, vu la personne dont on parle, faut vraiment être un monstre pour parler d'elle en ces termes-là par rapport à l'accusation. Donc ça, c'était des bases que je voulais mettre déjà pour cette partie. Et toi-même, je tenais à le dire parce que si je traite de cette ce passage, cet épisode sans mentionner le l'objet de l'accusation en disant ifk mais sans t'expliquer pourquoi, je pense que c'est un il y a un élément manquant dans le sens où quand toi tu seras amené à discuter de cette sour par exemple ou de ce passage un jour dans un dessert de discussion ou en famille et cetera, que tu gardes cette étiquette aussi la même qu'Allah taala nous a offert. Et je pense que c'est quelque chose qu'on peut transposer aussi dans la vie quand quelqu'un est innocent présumé innocent. Bien si on doit parler de l'objet dont il est accusé, si on n'a pas besoin de mentionner l'objet de l'accusation, ben qu'on le fasse pas parce que c'est rajouté un couteau dans la plie. Donc ça, c'est dit. Donc j'aimerais qu'on lise ce passage en conscience également. Ça, c'est le deuxième disclaimer. En en ayant conscience qu'il s'agit de notre mère. Pense à ce passage comme si on parlait de ta propre mère parce que c'est comme ça qu'Allah veut qu'on le ressente. C'est ici dont il est question. Nous sommes des mouminines. Donc on est la communauté de l'iman. On est la communauté de l'islam. Et donc ces mères là donc les épouses du prophèteam sont nos mères. Alors c'est elle qui a été attaquée. Considère que ta mère a été attaquée. Imagine qu'on propage une calomnie ignoble au sujet de ta propre mère. Est-ce que tu accepterais ? Donc c'est ainsi qu'on doit ressentir cette histoire. D'accord. Donc très très important. Donc là, je vais juste après parce que il y a il y a quelque chose de très intéressant par rapport à cette affaire là, c'est qu'on a non seulement les a du Coran qui en parlent et on a un hadith rapporté dans Bukhari où c'est notre ma Aisha elle-même qui relate l'affaire. Il y a des hadiths qui sont rapportés par les épouses du prophète surtout Aichaama. qui fréquemment en fait ont rapporté beaucoup de hadiths et là, c'est un hadith qui parle d'elle et pour poser le contexte elle a parlé de cette affaire là plus de 10 ans après que ça se soit passé mais la précision avec laquelle elle raconte ça on dirait que que ça vient de se passer ça montre en fait que ça l'a traumatisé que ça l'a marqué offert à jamais la précision avec laquelle elle parle franchement, c'est c'est assez assez impressionnant. Et on va écouter ce passage. On va le lire. Je vais te lire son témoignage parce que je pense que là aussi c'est un respect. Écouter la personne victime, raconter elle-même ce dont elle a été victime. Et on a cette chance en fait d'avoir d'avoir ce témoignage. Donc comme notre mère si elle venait se plaindre à nous de quelque chose, ça nous passerait pas par la tête de dire résume et courte. Oui, d'accord. Ou de dire à quelqu'un d'autre tu peux abréger. Non, on va s'asseoir et on va dire "Maman, parle-moi, dis-moi, dis-moi ce qui t'est arrivé dans ta jeunesse. Dis-moi ce qui est arrivé là." Déjà, c'est pas évident d'entendre nos mères se confier. Alors, le jour où elle se confie, est-ce que ça nous passerait par la tête alors que notre mère va nous confier quelque chose d'intime ou quelque chose qui lui est personnel, une un bout de sa vie qu'on aurait jamais eu accès si elle nous l'avait pas raconté parce que ça s'est passé avant notre naissance ou quelque chose comme ça. On s'assoit, prend des petits gâteaux, un peu de thé, on lui met un pl sur elle, on la regarde et on dit "Maman, je t'écoute. Raconte-moi qu'est-ce que tu as ressenti ? dis-moi vide ce que tu as dans le cœur. C'est comme ça qu'on va écouter notre mère Aïcha. Mais avant, je voulais te dire que les aya de ce passage aujourd'hui, donc 11 à 14 sont des ayas révélés qui sont assez clairs. Ici Allah Taala dit donc ça, c'est la première ayat de cette partie là. Ceux qui sont venus avec la calonie donc avec if plutôt sont un groupe parmi vous. D'accord ? Donc c'était un groupe parmi les musulmans. Spoiler, c'est les hypocrites et c'est une catégorie de personnes dont Sourat Nour va beaucoup parler. Donc là, tu vois cette affaire là, elle illustre la première partie qu'on a abordé dans les autres épisodes et elle prépare à d'autres parties plus loin. Donc là, tu commences à comprendre que les parties sont interconnectées. Rappelle-toi, de la ville où chaque bâtiment, voilà, est abordé. Là, c'est comme si on était dans le bâtiment de la prison, par exemple. Euh, il peut pas y avoir une prison dans un dans une ville s'il y a pas la police. Il peut pas y avoir la police s'il y a pas euh tel bâtiment. Il faut s'il y a pas de tribunal, il faut toujours ces bâtiments-là pour que l'un ne va pas sans l'autre. Pas de policier, pas de prison, pas ceci, cela, c'est impossible. Si on parle de police parce qu'il y a prison pas loin, c'est parce qu'il y a tribunal. Si on parle de et cetera, si on parle d'école, c'est parce qu'il y a ceci et cela. D'accord ? Donc rappelle-toi de cette ville sour d'accord donc sourate Nour comment elle commence et Allah dit donc pour continuer donc ceux qui sont venus avec sont un groupe parmi vous ne pensez pas que c'est un mal pour vous là il parle de if cette affaire ne pensez pas et là il parle aux musulman ne pensez pas que c'est un mal pour vous au contraire c'est un bien pour vous là ce passage là il m'intrigue. Je me dis comment une affaire comme ça peut être un bien pour la communauté musulmane ? Comment ? Et là on va le voir. Et il dit donc chacun d'entre eux pour ce qu'il a commis, il va payer finalement il va récolter ce qu'il a acquis ce qu'il a acquis comme péché. Et il dit quant à celui qui a la plus grande part un châtiment énorme lui sera infligé. Et là, il parle de la personne qui a l'instigateur de la calomnie et on le verra dans ce passage. Celui qui a tout démarré, l'hypocrite qui a inventé et lancé la calomnie qui est devenue virale dans la ville de Médine. Allah dit lui-là spécifiquement, celui qui a la plus grande part parmi les hypocrites, Allah il donne déjà son sort. Et il se trouve effectivement que dans la Sunna, dans les hadits, on apprend que cette personne musulman hypocrite est mort kafir. Donc le Coran est précis et aussi les principaux propagateurs de la rumeur ont été punis de 80 coups conformément à la loi divine contre les calomniateurs. Donc là vraiment, c'est cette affaire là a été une application pratique de la première partie.

Alors maintenant, on va passer à la narration au sujet de notre mère Aïa. Et le hadith d'ailleurs, on l'appelle hadith al ifk. Donc le hadith du ifqu. Donc comme tu vois même les savants du hadith lorsqu'ils parlent de ce hadith là, il ne mentionnent pas l'objet du ifk en question. Il dit al ifk. Et de cette façon tout le monde a compris de quoi on parle. Et donc ce hadith là, bon je vais le dire en français, faut me pardonner si il y a des choses pas exact et cetera, c'est une traduction. Donc voilà, d'ailleurs, il est difficile à trouver en entier. Très souvent quand on le mentionne, que ce soit dans des sites internet, dans des ouvrages, les livres et cetera hormis les livres de hadith et ben c'est que des parties en fait. une partie là, une partie là, une partie là et alors que c'est Aïa a vraiment mis des détails. Alors on va citer ça de temps en temps. Peut-être je vais commenter au milieu ou citer en entier et après on commentera plus tard.

Donc Omuna rapporte chaque fois que le messager d'Allah Salah alhiam décidait de partir en voyage, il tirait au sort parmi ses épouses. Celle dont le nom était tiré l'accompagnait alors lors d'une expédition. Il tira au sort mon nom et je l'accompagnais. À cette époque, la haille sur le hijab avait déjà été révélé et ainsi voyage dans un haoudj. Àou, c'est un palenquin qui est posé sur le dos d'un chameau. Lorsque le messager d'Allah Salah alayhiam eut achevé son expédition, il prit le chemin de retour vers Médine. Alors que nous approchions de Médine, il annonça qu'il était temps de repartir. Je me levais et marchais un petit peu à l'écart du camp pour répondre à un besoin naturel. Après avoir terminé, je me rendis compte que mon collier de perles de Zafar, ça c'est un collier où il y a des perles, c'est un collier typiquement yéménite et c'est des perles précieuses euh souvent de couleur blanche et noir, des nuances de blanc et noir que le prophète Salah alayhiam lui avait offert. Et donc c'est de ce collier qu'elle parle. Donc je me rendis compte que mon collier de perles de zafar s'était détaché de mon coup. Je retournais sur mes pas alors pour le chercher et cela me retint plus longtemps que prévu. Pendant ce temps, ceux qui s'occupaient de mon palenquin vinrent et chargèrent le chargèrent sur mon chameau. Il pensait que j'étais à l'intérieur car à cette époque les femmes étaient plus légères et portaient peu de chair sur leur corps en raison du peu de nourriture qu'elle consommait. Ne se rendant pas compte de mon absence, il firent avancer le chameau et partir avec l'expédition. Lorsque je revins en camp, il n'y avait plus personne. Je me suis alors assise sur place, pensant qu'il s'apercevrait de mon absence et reviendrai me chercher. Je m'endormis à cet endroit. Elle a passé la nuit à cet endroit. Safwan ibnattal qui était chargé de marcher derrière l'armée pour récupérer soit les objets oubliés ou les gens qui se sont perdus et qui étaient derrière l'armée à une journée de marche exprès pour surveiller l'arrière armée arriva. Il me vit allongé, endormi et me reconnut car il m'avait vu avant la révélation de la surqab. Et là, je fais un aparté. Il y a une prescription qui, comment dire, qui a été révélée pour les épouses du prophète Salah alayhiam où Allah Taala dit aux compagnons de ne parler aux épouses du prophète sal alhiam que derrière un hijab. Et c'est là que le mot hijab apparaît dans le Coran. Pas pour parler du hijab qu'on a l'habitude qui est plutôt cité sur le terme de rimar. On le verra pour la qui va en parler mais niqabijab pardon euh hijab que derrière un rideau. Et donc les épouses du prophète saliaiam il y avait qu'elle qui le faisait à l'époque en tout cas qui avait l'obligation de le faire parce qu'elles sont les mères des croyantes et que après le décès du prophète sal alayhiam les compagnons n'avaient pas le droit de les épouser. Donc quand elles avaient épousé le prophète prophète restait leur dernier époux. La plupart avait déjà été mariées avant mais après le prophète salayam aucune ne s'est remariée. Elles étaient considérées comme les mères des croyants et ça peut se comprendre je sais pas quel homme après Rasou salam va faire l'affaire. Et donc pour faciliter encore plus ça, les compagnons venaient souvent voir les épouses du prophèteAM pour apprendre pour recueillir des ahadiths également pour vérifier qu'elles avaient pas des des besoins financiers et autres. Ils prenaient soin de leur mère et bien elle parlait derrière unab. Donc elle se cachait le visage et donc là elle est en train de dire que la ha sur le hijab des femmes de manière générale était révélée et la ha aussi pour elle dub était révélée et elle dit qu'il l'a reconnu parce que il l'avait déjà vu avant l'obligation pour les femmes du prophète salam de se couvrir parce qu'en fait si par exemple il l'avait jamais vu avant s'il avait vu Aïcha il aurait juste vu finalement une femme qui s'est perdu mais là il a vu que c'était Aïcha donc il il il a sursauté et donc je continue la narration. La seule chose qu'il a pu faire pour s'exclamer, c'est inillahi wa innaiun. Donc nous venons d'Allah et à lui nous retournons. C'est la seule parole que cet homme, ce compagnon a prononcé. Et elle dit "Son cri me réveilla. Je couvris immédiatement mon hijab, mon visage pardon, avec mon hijab parce que elle avait pas son niqab, donc elle a pris un pan de son hijab pour secourir le visage. Il ne me dit rien d'autre à part ce mot." Donc à part inillah wa inna rojiun. Il fit agenouiller son chameau, se tetint loin de moi, je montais dessus, il prit les reines du chameau alors qu'il était à pied pour me mener vers l'armée. Donc le reste de l'expédition, nous avons rejoint les troupes alors qu'elles étaient à l'arrêt pendant une pause. Nous les avons rattrapés. Alors, certains individus ont commencé à colporter dès cet instant-là dont un qui a tout mené et qui s'appelait, on va dire son nom après. Et donc, ils ont commencé à colleporter des propos mensongers à mon sujet sans que je ne le sache.

Ensuite, elle poursuit. À mon retour à Médine, je suis tombée gravement malade. Là, elle est toujours pas au courant de ce qui se passe. Je n'étais au courant de rien, mais je remarquais que le prophète Salah alayhiam n'avait pas la même attitude que d'habitude. Il venait me voir, me saluait et me demandait seulement comment va notre malade. Cela me troublait, mais je ne savais toujours pas ce qui se disait dehors. Un jour après ma convalescence, je sortis avec Mista donc la femme la mère pardon de Mistaah qui est un compagnon du prophète sal alayhiam et un proche parent de Abou Bakr Siddiq le père de Om Aicha donc un proche parent de Aïa donc je sortis avec um Mistah pour répondre à un besoin en chemin elle trébcha sur sa robe et s'exclama maudit son propre fils je lui dis mais malheur à toi tu maudis un homme qui a participé à la bataille de Badr. Elle répondit : "Oh fille d'Abou Bakr, ne sais-tu pas ce qu'il a dit sur toi ?" Et elle me raconta alors tout ce que les gens disaient. Mon état de santé s'est aggravé. De retour chez moi, je demandais à ma mère : "Oh, ma mère, que disent les gens ?" Elle me répondit : "Ma fille, ne t'en fais pas. Il n'est jamais arrivé qu'une femme charmante, aimée de son mari et ayant des rivales ne soit pas la cible d'Oraagot. Je pleurais toute la nuit sans pouvoir m'arrêter. Le lendemain, le prophète Salah alayhiam convoqu Ali et Osama ibn Zaid, des compagnons pour les consulter. Ousama dit "Oh messager d'Allah, elle est ton épouse et nous ne connaissons que du bien d'elle." Ali plus pragmatique répondit "Oh messager d'Allah, il y a d'autres femmes. Demande à d'autres femmes et elles te diront la vérité. Demande à sa servante." Le prophète sal alayhiam interrogea alors Barira ma servante et il dit "A-tu remarqué quelque chose de suspect chez chez Aïcha ?" Elle répondit : "Non par Allah, la seule chose que je peux lui reprocher, c'est qu'elle s'endort souvent et laisse parfois sa main exposé aux chèvres." entre parenthèses, j'ai trouvé ce passage très mignon, un peu un peu voilà, un peu drôle parce que c'était vraiment de l'honnêteté totale. Donc puis le prophète Salah alayhiam me convoqu en présence de mes parents. Il dit "Oh Aïcha, si tu es innocente, Allah prouvera ton innocence. Mais si tu as commis une erreur, repends-toi et demande pardon. Car Allah pardonne à celui qui se repend. J'ai cessé immédiatement de pleurer. J'ai demandé à mon père, réponds à rashiam en mon nom. Et mon père dit je ne sais pas quoi lui dire. J'ai demandé à ma mère réponds en mon nom à Rasouah sal alayhiam. Et elle non plus ne su quoi dire. Alors, j'ai pris la parole moi-même et j'ai dit par Allah, je sais que vous avez entendu ces rumeurs et qu'elles se sont implantées dans les esprits. Si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez peut-être pas. Si je confesse quelque chose que je n'ai pas fait, peut-être que vous allez me croire. Mais je vais seulement dire comme le prophète Youssouf : "Il ne me reste plus qu'une belle patience. C'est Allah seul que j'implore contre ce qui est dit." Avant que le prophète sal alayhiam ne quitte la maison, il reçut la révélation. Je vis immédiatement le changement sur son visage car lorsqu'il receva la révélation, il transpirait. Et tout de suite, un sourire s'est dessiné sur son visage. Il souriait et dit "Oh Aïcha, réjouis-toi, Allah a révéler ton innocence." J'étais étonné. J'étais persuadé qu'Allah allait prouver mon innocence. Mais je m'attendais à ce que ça apparaisse plus tard sous la forme d'un rêve ou Giibril qui le dit au prophète Salah alayhiam. Jamais j'aurais imaginé que des versets du Coran descendent en mon nom, moi qui me pensais si petite, Allah a pris ma défense dans sa parole. Ma mère me dit : "Lève-toi et va remercier le messager d'Allah." Je répondis : "Non, je ne remercierai personne d'autre qu'Allah." Allah révéla alors les versets dans la sourate Ann-Nour, déclarant mon innocence et avertissant les croyants contre la calomnie. Et la c'était la aya 15 lorsque vous disiez de vos bouches et vous collepiez et c'est une aya qu'on verra au prochain épisode.

Bon fin de la citation. J'aimerais juste que tu prennes un temps là de pause. Tu mets pause et tu te juste tu te questionnes, tu te tu t'analyses sur ce que tu ressens. Qu'est-ce que ça t'a fait d'écouter le récit de ta mère ? Aïa anha parler de ce qu'elle a subi, de ce ifquel qu'est-ce que tu ressens juste ? Qu'est-ce que tu ressens de ce qu'elle t'a dit ? Qu'est-ce que Qu'est-ce qui te traverse ?

J'aimerais aussi aborder un autre passage, ça c'est dans un autre hadith où ça parle du rôle de Zainab bint Jah et la sœur de Zainab bint Jah. Donc Zainab bint Jah et une des épouses du prophète Salah alayhi waam. C'est aussi sa cousine et c'était elle qui était mariée avec Zaid ibn Haritha avant de se marier avec le prophète Salah alayhiam. Elle était considérée comme être comme étant une grande rivale de Omha. Elles avaient des bonnes relations bien sûr, mais c'était deux concurrentes entre guillemets parce que les deux voilà étaient très intelligentes, très belles et avait un statut auprès du prophète sal alayhiam. Donc un élément marquant, c'est que le prophèteam a interrogé Zainab bint Jash, l'une donc de de ses épouses sur le cas de Aïcha. Et il dit que sais-tu de Aïcha ? Que sais-tu sur Aïcha ? Essaï n'a pas répondu : "Avec piété, avec droiture, au messager d'Allah, je m'abstiens de dire ce que je n'ai ni vu ni entendu. Je ne connais que du bien d'elle." Ce qui est frappant dans cette histoire, c'est que c'est la sœur de Omuna Aïa, donc qui s'appelait Hamna bint Jach. Elle elle a une réaction opposée parce que par amour pour sa sœur qui est coépouse et qu'elle voulait défendre et voulait lui donner en gros en gros une occasion de de de d'avoir le dessus sur Aïa pour une fois genre c'est une occasion en or. Et bien elle a fait malheureusement partie de ceux qui ont alimenté ce if et elle a aussi reçu les 80 coups en question. Donc tu vois, Allahhan taala est juste et bien sûr, elle a été pardonnée aussi par la suite. Et donc euh ça ça nous montre cet épisode là de euh de de l'histoire de de du ifk euh nous montre en fait que même les meilleures intentions peuvent nous faire tomber dans l'erreur. Elle a voulu juste pour soutenir sa sœur, sa propre sœur qui n'a pas parlé en mal de Aïcha alors que c'est elle la coépouse. C'est la belle sœur de Aïcha qui s'est euh qui s'est mise à faire ça. Donc attention à attention à ça.

Et ensuite, il faut qu'on parle de l'instigateur principal qui s'appelait Abdah ibn Ubay Assalou qui est un chef, un ancien chef de Médine, un hypocrite. Lui, il faut qu'on parle de son cas. Ce qui l'a amené à faire ça. Il se trouve que avant l'arrivée du prophète Salah alayhiam à Médine, il était pressi pour être le leader de la ville. Donc avant l'islam. D'accord ? Lorsque l'islam s'est propagé, il a perdu cette position. Forcément, le prophète arrive donc faut le voir, il pense qu'il va être l'élu, qui va être le prochain au poste de la présidence. Et là, on voit un méqui arriver, les gens lui prêtent allégance, il est prophète, il est juge, il est chef des armées, en plus il a la révélation divine. C'était trop pour lui. Apparemment, il n'a pas supporté. Il a nourri une haine profonde contre le prophète sal alayhiam et sa communauté. Et donc il a il avait une une des enfin un comportement assez particulier. Déjà, il a été souvent mis dans des affaires où il a commis des injustices et cetera. C'était un peu une personne voilà, il était un peu fiché quoi. Et en fait pour c'est pour ça qu'on l'appelait le chef des hypocrites pour justement c'est quelqu'un qui en faisait beaucoup qui en faisait trop pour justement masquer un peu ses intentions et bien quand le prophète parlait ça c'est des compagnons qui rapportent ça il était dans une assemblée et bien il se mettait au premier rang quand le prophète donnait des conseils ou voilà faisait une rutba et cetera et il disait par exemple je sais pas prenez attention faites attention à ça il donnait des conseils et bien lui il prenait la parole il disait vous avez entendu ce que vous a dit surtout faites ça tu sais quelqu'un qui dans l'assemblée qui passe son temps répéter derrière toi et cetera alors qu'il fait que paraphraser. Il a rien rajouté de plus. Et bien lui, il faisait ça. En général quand quelqu'un il fait trop ça, c'est un peu louche, d'accord ? La personne qui comme un perroquet derrière et voilà. Donc c'était une manière de masquer. Mais normalement, on n'a pas besoin de trop jouer, on n'a pas besoin de trop en faire si on est honnête, si on est authentique, si on est sincère. La personne sincère n'a pas besoin de trop en faire. Et donc c'est quelqu'un déjà qui avait pas une super réputation après. Et il se trouve qu'après la bataille de Badr parce que cette affaire s'est passée après la bataille de Badr et bien il avait encore espoir lui avant la bataille de Bad plutôt il avait encore espoir. Il voulait observer il fait partie des de ceux qui sont convertis en dernier à Médine. Il s'est converti après la bataille de Bad alors que à l'époque tout Médine quasiment était devenu musulmane. Ceux qui sont convertis après Bad c'était les les mécrois en fait. C'est eux qui la plupart qu' ont fait ça après comme Amr ibnas ou Khalid ibn Walid qui l'ont fait après Badr. D'accord ? Mais eux ils vivaient pas avec le prophèteam s'ils avaient s'ils vivaient avec le prophèteam à Médine ils seraient convertis peut-être bien avant. Là lui il est là-bas. Donc en fait il observait il s'est dit allez on va regarder comment cette bataille va finir. Si les musulmans perdent et de toute façon dans sa tête ils vont perdre attends 300 personnes contre toute une armée comme ça des milliers. C'est sûr qu'ils vont perdre. Et là, il va partir euh bredouille. Euh je vais prendre enfin les reines de Yathrib. À l'époque, Médine s'appelait s'appelait Yathrib. Et on verra. Là, prophète Sam revient victorieux avec ses compagnons de Badr. La ville de Yathrib devient Médine et Médine, c'est Medina, c'est-à-dire la cité, la ville. Médine, normalement on appelle ça, il y en a qui disent Madine al Munawara donc Médine la bini l'illuminée. Mais le vrai nom de la ville de Médine c'est Madinat Nabi, la ville du prophète et nous on dit Médine pour faire plus vite mais normalement c'est Madinat Nabi. Et donc lui il se dit d'accord donc Yasrib c'est c'est pour ça que lui il était tellement têtu il était il avait de la rancune il voulait pas appeler la ville de Médine Médine il l'appelait Yathrib c'est Yathrib c'est ça son nom le nom de Médine quand elle n'était pas musulmane. Donc en fait au retour de Bad c'était compliqué pour lui et là il avait pas le choix donc il s'est converti à l'islam mais à garder un cœur contre l'islam donc l'hypocrisie dans son état pur. Et donc il a toujours ça. C'est très important d'avoir ce contexte parce que lui il faisait partie de cette expédition où notre mère Aïa s'est perdu et il était à l'arrière de la de l'armée, pas à l'arrière comme Safwan le compagnon qui a trouvé Aïcha parce que lui il devait rester à l'arrière-garde. qu'il avait un jour de marche euh de retard entre guillemets volontaire pour justement sécuriser l'armée si quelqu'un s'est perdu pour aussi surveiller si l'ennemi arrive ou quelque chose comme ça. Il était à l'arrièregarde, c'était son rôle. Donc quand il a trouvé Om Aïa et qu'ils ont réussi à rattraper le reste de la de la du groupe euh et bien il s'est passé une journée et Abdah ce Abdah là ibn Ubay ibn Salou était à l'arrière de l'armée la première armée. Et là aussi ça en dit long. Normalement les compagnons, les la garde rapprochée du prophète les plus courageux et tout ils sont en tête comme ça s'ils doivent se prendre quelque chose ou sécuriser l'armée, ils sont au début. Lui, il était toujours dans les derniers rangs quand il fallait aller en guerre, quand il fallait attaquer l'ennemi, il était toujours à l'arrière pour prendre, on va dire, les balles en dernier. Donc là, il était tout au bout. Et quand Omun Aïa et Safwan arrivent, c'est le premier à les avoir vu. Et là, il s'est dit c'est une occasion en or, je vais la saisir. Et il a été le premier à pororter ça. Peut-être que s'il n'avait pas vu ça et s'il n'était pas là, peut-être que personne même n'avait n'aurait vu. et il est celui donc il était vraiment bien à l'arrière qui a colleporté et qui a démarré la rumeur dès la dès l'expédition et en arrivant à Médine. Donc c'est très important de de savoir ça. Donc lui vraiment Aïcha, il y a d'autres passages où elle parle de lui, elle elle parle de lui sévèrement quoi. Et elle peut se permettre parce qu'Allah l'a châté et Allah lui réserve plutôt un châtiment dans l'au-delà et il est mort kair sans sans faire Tauba, sans demander pardon, sans payer. D'ailleurs, il n'a pas reçu les coups de fouet. Il est mort kafir. Il est considéré comme un kafir. Donc un kafir, on lui applique pas la sentence parce que c'est pour des le cœur des musulmans qu'on fait ça. Un kafir Allah, il lui laisse sa rétribution entre guillemets donc ça fait mal. Yamuna en tellement voulu à cet homme et on peut la croire et on peut pas lui en vouloir de.

pas vouloir lui pardonner. Ça, c'est important, l'acteur principal. Et quand il a lancé les accusations, il s'est empressé, euh, de répandre la rumeur. Et là, il voulait pas attaquer son objectif, c'était blesser le prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, dans sa chair. Et il sait que comment il peut mieux blesser le prophète, cette occasion en or qu'il se présente, donc son épouse, quoi de mieux, la mère des croyants, donc toute la communauté va être touchée. Donc là, il se dit, d'une pierre, deux coups. Là, j'ai vraiment, si je rate cette occasion, voilà.

C'est Allah Taala qui a décidé que Umm Aïa allait se perdre, qu'elle allait perdre ce collier. En plus, elle raconte dans une autre narration que finalement, elle a retrouvé son collier exactement là où il était arrêté. Ça, je pense, ça nous arrive. Ça nous arrive des fois, euh, on perd quelque chose. Je sais pas, c'est une scène qui m'est arrivée il y a pas longtemps. On, on dit à tout le monde, toute la maison, "Ils sont où mes clés ? Ils sont où mes clés ?" Et en fait, pendant qu'on parle, on a les clés dans la maison, dans les mains. Et là, il y a son enfant qui dit, "Maman, les clés sont dans ta main." Ah, d'accord. Les clés n'avaient jamais bougé. Umm Aïa, c'est un peu ce qui lui est arrivé. Le collier, en fait, finalement, était sous le sabot, euh, du chameau. Et quand le chameau est parti, bah, le collier n'a pas bougé. Et pourtant, elle a cherché, cherché, elle a pas trouvé et elle est restée là-bas.

Et donc, c'est Allah qui a décidé qu'elle allait perdre ça. C'est Allah qui a décidé qu'elle allait avoir une journée de marche de retard. C'est Allah qui a décidé que Safwan allait la trouver. C'est Allah qui a décidé que ce Abdah là allait les voir arriver tous les deux. Et c'est Allah qui a décidé que cette rumeur allait se propager. Et tous ensuite, parce qu'il y avait une leçon qui voulait derrière. Et c'est en cela que je voulais revenir dessus, c'est que cette affaire-là, c'est véritablement un sacrifice de notre mère Aïa, du prophète, que le salut et la prière d'Allah soient sur lui, de sa famille, des croyants, juste pour nous, pour qu'on apprenne, pour qu'on tire des leçons, pour que ça nous serve.

En gros, la présence de cette affaire difficile dans le Coran ne doit pas nous laisser indifférent. On peut pas survoler, on ne peut pas l'ignorer. On doit se poser, on doit écouter notre mère, on doit écouter tout ce qu'Allah nous dit sur cette affaire. Et je peux te dire que cette page-là, vraiment, il nous remonte les bretelles d'une façon, et c'est sévère, et en même temps, c'est bienveillant, parce qu'il nous pose des questions. Pourquoi en fait, si seulement ? Mais pourquoi vous n'avez pas, plusieurs fois, il dit pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pour quelle raison il n'y a pas quatre témoins ? Pourquoi, quand vous avez entendu ça, vous n'avez pas tout de suite dit, c'est un ifk évident ? Pourquoi, quand il, en fait, à chaque fois, on, on se dit qu'il a terminé, il revient ensuite, il, il fait quelques hadiths en disant, si ce n'était pas la grâce d'Allah, si ce n'était pas le prophète, que le salut et la prière d'Allah soient sur lui, et après, il revient, il dit, mais pourquoi vous n'avez pas ? Pourquoi vous ? On voit que Allah Taala lui-même a, cette chose est une injustice aussi contre lui. Ceux qui ont colporté ça, c'est une injustice, en fait, aussi vis-à-vis d'Allah Taala. Surtout qu'avant, il avait déjà révélé les versets sur, bah, les 80 coups, et cetera, et tout. Donc, en fait, on devait savoir. C'était une façon de rappeler aux musulmans ce que j'ai dit là, faut pas le prendre à la légère. J'étais pas en train de, de blaguer. Et c'est censé être aussi une leçon pour nous aujourd'hui.

Tu me diras, bien sûr, les, cette sentence n'est pas appliquée. Donc, je pense qu'à notre ère aujourd'hui, en 2025, on doit être encore plus vigilant que eux à l'époque. Peut-être que ceux qui ont commis ces choses à l'époque et qui ont réparé leurs erreurs, fils, sont tranquilles. Peut-être que nous, ça va pas du tout être le cas. Donc, en fait, rien n'est encore assuré et rien n'est gagné. Donc, on doit faire très attention. Les, l'époque arriérée, c'est pas leur époque, c'est nous qui sommes en train de retourner vers les, dans les Moyen-Âge et déjà dans notre comportement parfois. Donc, attention à ça.

Donc, ce, cette affaire là, c'est un sacrifice. Allah Subhana wa Taala n'a pas mis cette épreuve sur n'importe qui. Il l'a mis sur des personnes qui pouvaient les porter. Il l'a mis sur des personnes dont le iman était déjà inébranlable. Il les a élus. C'est pas quelque chose qu'ils ont subi. C'est pas une injustice d'Allah vers eux. C'est une injustice de ces gens sur eux. Et Allah Taala a laissé ça se faire pour que ça serve de leçon à tout le monde. Donc, vu le prix qui a été payé ici par la communauté musulmane, dont le prophète, que le salut et la prière d'Allah soient sur lui, son épouse, Abou Bakar, son père, qui est triplement, quadruplement blessé. Il s'agit d'une femme de la communauté. Il s'agit de sa propre fille. Il s'agit de l'épouse de son meilleur ami. Il s'agit de la mère des croyants. Attends, c'est déjà compliqué. Et en plus, parmi les gens qui ont colporté, il y a un proche-parent à lui. C'était très difficile pour Abou Bakar Siddiq à supporter. Et donc, que tout ça, en fait, finalement, ne soit pas vain. Et si on n'est pas touché par cette affaire, on sera plus touché de rien. Et en fait, on va faire ce qu'on veut. Et la pudeur, vas-y, on en parle plus. D'accord ? Donc, cette affaire là, on peut pas l'ignorer.

Et donc, ici, Allah nous donne une règle fondamentale quand il dit, euh, "Pourquoi, lorsque vous avez entendu cette calomnie, les croyants et les croyantes n'ont-ils pas pensé d'eux-mêmes du bien et n'ont-ils pas dit, c'est un ifk évident ?" Cette phrase est vraiment très belle parce que Allah dit, dans la manière dont il parle, déjà, il parle à la troisième personne. "Pourquoi n'ont-ils pas dit ?" On pourrait se dire, bah, il parle pas à nous, il est, en fait, on pourrait facilement se sentir spectateur et regarder quelqu'un gronder quelqu'un d'autre et se dire, tu sais, quand, voilà, quand quelqu'un se fait gronder dans la famille, et toi, tu regardes et tu es pas content pour la personne qui se fait gronder, mais toi, tu as rien fait, et tu es là, j'ai rien fait. Non, c'est pas comme ça qu'Allah veut qu'on entende ici ses remontrances. Il dit, "Mais pourquoi, lorsque vous avez entendu ça ? Pourquoi, lorsque vous l'avez entendu ?" Et il reprécise même pas ce ifk. C'est-à-dire, au début, il dit ifk pour pas citer l'objet du ifk, et là, il cite même pas le ifk. Il dit, "Pourquoi est-ce que vous l'avez, quand vous l'avez entendu cette chose-là ? Pourquoi ?" Et là, il dit, "Les croyants et les croyantes." Il est en train d'insister sur le fait que ceux qui ont colporté sont pourtant des gens qui avaient, qui étaient croyants. Là, ça doit nous rappeler quelque chose, c'est que personne n'est à l'abri. Croyez pas que parce que vous avez iman, la foi, dine, et cetera, vous lisez le Coran, vous apprenez, vous êtes bien éduqué, que, en fait, vous faites rien de mal. C'est des croyants et des croyantes de l'époque du prophète, en plus, meilleurs que nous, c'est eux qui ont fait ça.

Il dit, "Pourquoi est-ce que, quand vous l'avez entendu, les croyants et les croyantes n'ont pas pensé du bien d'eux-mêmes ?" Et là, je trouve ça beau, penser, parce que normalement, on s'attendrait à ce qu'il dise, "Pourquoi est-ce que les croyants et les croyantes n'ont pas pensé du bien de notre mère Aïa ? N'ont pas pensé du bien de Aïcha ?" Mais il dit, "N'ont-ils pas pensé du bien d'eux-mêmes ?" C'est très fort. Il est en train de nous dire, les musulmans et les musulmanes, faites un. La communauté, chacun ici, fait un. Si tu dis du mal ou du bien de Aïcha, tu as dit du bien ou du mal de toi. Il voulait dire, pourquoi est-ce que les croyants n'ont pas dit du bien d'eux-mêmes au lieu de dire de notre mère Aïa ? Est-ce que eux, ils vont, ils vont faire un ifk sur eux-mêmes ? Non. Alors pourquoi est-ce qu'ils l'ont fait ? C'est très fort ici. Et là, tu vois que petit à petit, on se rend compte qu'Allah, il est en train de nous dire, "C'est à vous que je parle." Et toi qui lis là, une affaire qui s'est passée il y a 1400 ans, je parle de toi aussi, hein. Pourquoi est-ce que toi, dans la vraie vie, quand tu as entendu cette chose, si cette personne, tu n'as pas pensé du bien de toi-même en disant, tu n'as pas pensé du bien de ta sœur ou de ton frère, fils, comme si c'était toi-même ? Pourquoi ?

Il a dit, "Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas dit, c'est un ifk évident ?" Déjà, ifk, il y a déjà le côté évident dedans. Ça veut dire une calomnie monstrueuse et tout, et manifeste. Et il répète, évident, un ifk évident. Pourquoi est-ce que vous n'avez pas dit ça ? Il dit même pas, pourquoi vous n'avez pas, en fait, il nous dit pas seulement pourquoi vous n'avez pas ignoré ou pourquoi vous n'avez pas arrêté la propagation. Il dit, il nous dit, faut pas seulement ne pas propager. Mais je vous dis ce que vous auriez dû dire. Vous auriez dû dire, c'est un ifk qui est évident. C'est ça qu'on attend de votre bouche. Donc, ce qu'il nous dit ici, encore une fois, on est la communauté de ihsan. Ce qu'Allah nous dit, c'est que faut pas se contenter en fait de dire, moi, j'ai pas répété, j'ai rien vu, j'ai pas entendu, ça me concerne pas. Il dit, "Ah ! Tu as ta part ici. C'est ton temps de, c'est ton temps de vérité à toi aussi qui a entendu cette chose, c'est de parler."

Et là, il dit, "Il n'y a pas de, oui, j'ai peur de." Tu dois dire, c'est un ifk évident. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas quatre témoins. Et dans la hadith suivante, il dit, donc, pour ne pas s'arrêter là, il dit, "Pourquoi n'ont-ils pas produit quatre témoins ?" Et là, c'est un peu, il est un peu dans le, comment dire, dans le sarcasme vis-à-vis de, de ces gens-là, parce qu'en fait, il sait très bien qu'ils peuvent pas produire quatre témoins, vu que c'était, c'est pas arrivé. Il leur dit, "Pourquoi vous avez pas produit quatre témoins ?" Quelqu'un qui vous dit ça, alors que finalement, il sait que vous pouvez pas produire quatre témoins. C'est pour dire, ça tient pas la route vos accusations. Il dit, "Pourquoi vous n'avez pas dit que c'est un ifk évident ?" Pourquoi ceux qui ont instigué ça n'ont pas produit quatre témoins ? Il n'y en avait même pas un. Comment ils vont en trouver quatre ? Il dit, "Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas produit quatre témoins ?"

Et après, Allah continue, "S'ils ne produisent pas des témoins, alors auprès d'Allah, ce sont eux les menteurs." Tu vois comment Allah retourne les choses dans leur contexte, remet les choses dans l'ordre et dit, celui qui ne produit pas quatre témoins a menti. Voilà. C'est, c'est un mensonge. Même s'il y avait un témoin oculaire, il n'y en a pas quatre. Alors, c'est un mensonge. Il n'y a pas quatre témoins. Il n'y a même pas un témoin. Les personnes accusées n'ont pas validé ou n'ont pas confirmé et ne se sont pas accusés eux-mêmes. Alors, c'est un mensonge. C'est dur. Allah parle de musulman, musulmanes, des croyants et croyantes, et plus loin, il parle de menteur. Ça veut dire que rien n'est acquis.

Et il dit, donc, c'est la dernière de ce passage pour aujourd'hui, "Si ce n'était pas la grâce d'Allah et sa rahma," donc, là, tu commences à reconnaître cette tournure, et là, il rajoute ici-bas et dans l'au-delà, "fid dunya," c'est-à-dire, si ce n'était pas ma rahma et ma grâce ici et dans l'au-delà, il est en train de dire que même dans l'au-delà, en fait, si vous voulez que ma rahma, elle continue dans l'au-delà, voilà. Donc, si ce n'était pas ça, et là, il précise cette fois-ci, c'est pas trois petits points, il dit, "un énorme châtiment vous aurait touché." En gros, il parle de cette affaire pour nous dire, j'ai pardonné. Vous avez eu, pour les personnes concernées, la punition réservée. Dites-vous que c'est pas, c'est ma rahma ici-bas. Et pour que vous ne soyez pas inquiété aussi dans l'au-delà, si ce n'était pas ça, un énorme châtiment vous aurait lancé à cause de cette calomnie. Un énorme châtiment dans l'au-delà. D'accord ? Il vaut mieux avoir, euh, sentir la colère d'Allah ici-bas que dans l'au-delà. Vaut mieux réparer ses erreurs ici. Châtiment ou pas, en fait, vaut mieux réparer ses erreurs ici que dans l'au-delà. Donc, très fort ici ce que Allah Subhana wa Taala dit.

Là, on voit que le moment où, où il remonte les bretelles a commencé là, vraiment, depuis qu'il a dit, "Pourquoi ? Pourquoi quand il dit, c'est des, c'est ceux qui ont colporté, c'est des gens parmi vous ?" Et après, il commence. "Pourquoi, quand vous avez entendu ça, vous avez pas pensé du bien de vous-même et vous n'avez pas dit, c'est un ifk évident ? Pourquoi vous n'avez pas produit quatre témoins ?" Et après, il dit, "Si ce n'était pas, si ce n'était pas ma rahma," jusqu'à la fin de la a. Et dans la partie de, du prochain épisode, inchallah, toujours dans la même affaire que j'ai divisé en deux épisodes parce que ce serait long sinon, et bien, ne pense pas qu'il a fini de parler. Allah continue jusqu'à la fin de la page, il remonte les bretelles. Et, et j'ai envie de dire, même ça fait du bien, on a besoin de l'entendre. Et en plus, c'est un passage où Allah s'adresse à nous directement. Il y a d'autres passages où il va dire, au prophète, dis aux croyants, dis aux croyantes, mais là, il parle directement, il nous regarde, il dit, il n'y a pas d'intermédiaire, c'est moi qui vous parle. Pourquoi vous avez fait ça ? Pourquoi vous n'avez pas dit que c'est un ifk évident ? Pourquoi ? Expliquez-moi juste pourquoi. Vaut mieux répondre à ces questions ici-bas qu'à répondre dans, dans l'au-delà.

Et bien, je vais te laisser pour cet épisode aujourd'hui. On se retrouve dans l'épisode suivant pour la suite de ce, de ce récit. Salam alkoum.