Transcription
Comment vous expliquer justement ce qu'on pourrait appeler cette dérive du féminisme ? Bah, c'est le problème de toute idéologie, en fait. Il y a toujours eu dans chaque idéologie une compétition interne propre à cette idéologie. Quand vous avez quelqu'un qui dit "Je suis féministe", vous avez toujours quelqu'un dans le même groupe qui va dire "Moi, je suis encore plus féministe." Et on peut toujours trouver quelqu'un qui est plus pur.
Et on voit que les féministes d'hier, euh Simone de Beauvoir, Elizabeth Bler, seront insultées et diffamées par les féministes d'aujourd'hui qui pensent que elle faisait elle-même partie du problème. Et les féministes d'aujourd'hui sont déjà en train de se faire insulter par les intersectionnels euh de demain, parce que ce sont des bourgeoises blanches qui ne représentent pas les nouveaux les nouvelles luttes et cetera. Et les intersectionnels se font eux-mêmes insultés par les transactivistes qui pensent qu'ils sont déjà dépassés et à l'infini. Euh le système comme ça ne reconnaît ne reconnaît pas les siens et les militants se dévorent eux. Donc ça va de plus en plus loin. Et c'est pour ça que quand vous revenez toujours à monsieur moyen, le référentiel inertiel, le français, le sens commun à travers les âges, il voit ça, ça lui paraît de d'être une galaxie de plus en plus lointaine. Et à un moment, il y a un choc de réalité quand on se rend compte que les élites sont euh à des années lumières du du monde réel.
Dans le livre, vous expliquez justement que le féminisme est une niche politique. Vous pensez que ceux qui en vivent ne sont pas sincères ?
Alors, on peut se persuader que nos combats sont justes. Ça, c'est autre chose. Je pense que beaucoup s'autoadent de la justesse de leur combat, sont réellement persuadés de faire avancer la cause des femmes et euh que ça leur que c'est une bonne chose pour la société. Oui. Que c'est une bonne chose pour la société tout entière. Mais ça, c'est un petit peu facile. C'est-à-dire, évidemment, quand quand on est dans une position qui est lucrative, qui nous donne cette supériorité morale, puisque encore une fois, quand on est féministe, on est du côté du bien. Ça, c'est automatique. Donc quand on est persuadé de ça et qu'en plus ça nous rapporte de l'argent, qu'on doit donner des conférences et des cours, qu'on est sollicité par des grands médias, qu'on a cette notoriété, c'est beaucoup plus facile de se persuader qu'on fait pour le bien. Ça, c'est un réflexe humain normal.
Vous expliquez notamment, Robertton, que les inégalités hommes-femmes ne sont une priorité que pour 4 % seulement des Français, mais que cela occupe, on le voit, une part importante du temps d'antenne. Là encore, comment vous l'expliquez ?
Pour le féminisme, l'inégalité femme, c'est encore une fois 50 % de c'est-à-dire 50 % de ministres, 50 % d'élus, 50 % de je sais pas de d'artistes, de de figures historiques. Alors, on ne parle pas souvent des manœuvres des éboueurs, des ouvriers, des chômeurs, des des hommes dans les prisons, des des tués sur la route ou des des morts violents et cetera. On va éviter tout un pan comme ça qui est un petit peu gênant. Par contre, on va défendre cette idée que tout ce qui est comment dire dans la compétition masculine, c'est ça aussi je reproche à ce féminisme, c'est de se baser sur une vision masculine des choses, puisque en réalité, les certaines chercheuses honnêtes vous diront, les femmes qui sont fascinées par le codage informatique, par les empères, par les hommes, par la physique nucléaire et cetera, elles existent, mais elles sont moins nombreuses que les hommes. Par conséquent, elles seront moins représentées dans ces domaines, quoi qu'il en soit. Et même si on même si on forçait d'ailleurs, je pense, les femmes à s'y mettre davantage, si l'État à voter des quotas, ce serait toujours le cas. Euh, mais peu importe, les féministes pensent que si elles n'y sont pas, c'est qu'elles sont empêchées, donc elles justifient l'existence même du féminisme. Donc elles vont évidemment continuer à à nous dire qu'il faut de l'égalité partout. Comme ça n'a aucune chance d'arriver, elles ont toutes les chances d'être toujours ici, d'exister.
C'est intéressant parce que ce point que vous venez de souligner justement, vous l'évoquez question assez fondamentale, celle des inégalités, hein, qui sont donc selon vos mots moins présentables. Donc vous venez d'en citer quelques-unes, mais je le rappelle, les morts sur les routes, les SDF, les suicides des gens passent. Finalement, si on devait résumer, il te fait vraiment pas bon d'être un homme dans notre société actuelle, quoi.
Non, d'autant que comme on les accuse collectivement d'être des d'être des voleurs en quelque sorte, quand on dit euh par exemple, les femmes travaillent gratuitement à partir de tel jour, euh on on met tous les hommes dans le même sac. Ça veut dire, vous êtes tous des sabots, y compris ceux qui sont chômeurs, ceux qui sont euh qui ont un travail au ras des pâquerettes. Et ceux qui disent ça sont des ministres qui sont mieux payés que 99 % de la population. Et c'est toujours stupéfiant qu'on ne fasse pas de distingo, parce que évidemment, il suffit, je sais pas, par exemple, si vous êtes vous êtes au restaurant, vous êtes une table de de 10, il y a 5 hommes et il y a cinq femmes de salaires à peu près égal, et là il y a Elon Musk qui rentre, automatiquement les hommes en moyenne vont gagner beaucoup plus d'argent que les femmes. Mais on ne va pas dire juste Elon Musk, on va dire les hommes. Et c'est ça la malhonnêteté de la chose, c'est que beaucoup d'hommes dans ce pays ne sont pas patrons du CAC 40, ne gagnent pas énormément d'argent, et donc on se base uniquement sur les très hauts revenus de la société qui sont, il est vrai, davantage masculins, et ça fausse complètement ces histoires de moyennes.
Oui. Oui, c'est une une aberration totale et complète. Et on a évidemment aucune chance d'arriver à une une égalité totale de très finalement, quoi.
Oui, totalement. Oui. Oui, absolument. Et la solution du féminisme, c'est de bah faire payer les riches finalement. Donc ceux qui gagnent comme ils ne l'ont pas mérité, ils ont spoilé les femmes à un moment, ils doivent rendre l'argent et on doit mieux partager. Donc ça consiste simplement à voler les uns pour euh euh transmettre aux autres.
Alors, Robertton, dans ce livre, vous posez aussi une question vraiment très politiquement incorrecte à laquelle vous apportez des pistes de réponses. Je me permets donc de vous la reposer ici. S'il existe des inégalités physiques, moyennes et persistantes entre les sexes, pourquoi serions-nous dispensés d'inégalité mentale ? Voilà donc la question que vous posez. Alors, est-ce que vous pouvez nous résumer votre pensée sur le sujet ? J'invite évidemment ceux qui nous regardent à lire ce livre, c'est pas 130, si j'ai bien noté, et c'est vraiment très intéressant.
Oui. Alors pareil, c'est un gigantesque tabou. Encore une fois, les êtres humains sont censés être égaux et parfaits. Voilà. Et tout leur mental, leurs aptitudes dépendent uniquement, si l'on en croit à nos sociologues, du de l'environnement. Ça veut dire que si vous avez un bon environnement, vous faites un bon individu, il sera doué, vous pouvez le faire devenir n'importe quoi. Ce fantasme ne résiste pas à une analyse réaliste. On se rend compte que certains ont des aptitudes plus plus développées, d'autres des aptitudes moins développées dans certains domaines, et qu'il y a des différences moyennes entre les individus. Et entre les hommes et les femmes, c'est assez flagrant. Les femmes ont une intelligence verbale par exemple supérieure. Les hommes en moyenne ont une intelligence spatiale qui est supérieure. Et euh quand ça paraît pas grand-chose statistiquement, c'est la même chose pour l'intelligence générale qu'on mesure avec le QI ou avec tout un tas de de tests, les tests PISA, les tests scolaires. Les jeunes femmes ont l'air plus douées que les jeunes hommes et à l'âge adulte, disons qu'il y a une très légère inversion de tendance. Mais encore une fois, en moyenne, ça change pas grand-chose. Si vous prenez une femme au hasard et un homme au hasard, vous avez de bonnes chances qu'ils aient à peu près une intelligence similaire. En revanche, aux extrêmes, il y a une distribution différente, c'est-à-dire que les femmes sont davantage moyennes statistiquement que les hommes, et les hommes sont davantage extrêmes. Ça veut dire, si vous prenez les individus très doués et très peu doués, vous aurez plus d'hommes. Le caractère obsessionnel également et systémique est quelque chose de très masculin qui explique que les joueurs d'échecs, que les compositeurs, les codeurs, les statisticiens, les prix Nobel, enfin je sais pas.
Oui, oui, bah c'est très clair. Les prix Nobel de science, vous avez quelques femmes, elles sont extrêmement rares. Euh la médaille Fields de mathématiques, je crois qu'une femme l'a obtenu il y a quelques années. Euh une seule femme. Et pourtant, on voit bien que lors des des études, par exemple, les études PISA montrent que les femmes, même en mathématiques, à niveau scolaire, lycée, collège et cetera, sont plutôt plus douées que les hommes. Et après, quand on se quand on va aux extrêmes dans les les très hauts niveaux, on se rend compte qu'il y a plus d'hommes. Les échecs, le jeu de go, les jeux vidéo, enfin tout ce qui implique des sacrifices assez fous, parce que encore une fois, les hommes ont cette ils peuvent se sacrifier complètement à leur compétition pour acquérir ce statut, même sans s'en rendre compte évidemment, mais ils sont prêts à passer leur vie à étudier des petits problèmes de physique-chimie, à étudier des tableurs Excel, euh des mathématiques et cetera avec une concentration euh autistique pour le coup. Encore une fois, l'autisme est un trouble qui est très largement masculin. Euh et alors que les femmes ne peuvent ont beaucoup plus de mal à rester obsessionnelles, systémiques sur des sur le même sujet tout le temps, surtout si ce sujet est complètement abstrait et sort de touchant social et relationnel. Voilà, il y a une il y a une différence forte. Les femmes ont davantage d'empathie que les hommes, ça aussi c'est c'est très clair. Et on le on le discerne de mieux en mieux. Et encore une fois, en moyenne, il y a pas vraiment de différence, mais aux extrêmes, dans euh quand il s'agit de marquer l'histoire, il y a des Marie Curie, il y a des femmes qui ont marqué l'histoire, qui sont devenues exceptionnelles dans des disciplines à priori très masculines, mais elles sont encore plus exceptionnelles que les hommes. Et il faut bien avoir en tête que quand on parle des grands compositeurs, on parle déjà d'exception parmi les hommes. Les hommes ne peuvent pas dire "Nous sommes Tchaïkovski, nous sommes uniques." Mais voilà, il y aura toujours plus d'hommes que de que de compositrices femmes. Et malgré voilà, ce n'est pas de changer les manuels scolaires, ce n'est pas de donner des exemples machin qui va qui va modifier les aspirations biologiques fondamentales.
Et un autre montrat féministe que vous démontez dans ce livre, c'est l'émancipation. Pourquoi ça aussi selon vous, ce serait une arnaque ?
Bah parce que quand on quand on vous explique qu'il faut faire ça pour être libre, il y a un petit problème dans l'énoncé. Euh sois libre, tes toi. Donc fais ça et fais ce que je te demande euh montre déjà qu'il y a une absence de de liberté. Mais ça, c'est le propre de l'idéologie, c'est de faire croire aux individus qu'on agit pour leur bien et que pour leur bien, ils doivent faire ce qu'on leur demande. La vraie liberté consiste à dire [raclement de gorge] "Vous voulez devenir Marie Curie, très bien. Vous voulez devenir femme au foyer, très bien, vous voulez pas avoir d'enfants, très bien." Voilà, la liberté serait celle-là. Et là, on a vraiment un matraquage qui a été puissant, une injonction forte euh à cette fameuse émancipation qui consistait à se libérer euh disons-le, de la maternité, donc de l'enfance, donc de ce rôle de transmission. Puisque quand même, quand on a beau réduire toutes les inégalités, à la fin, il reste toujours celle-là. Euh madame fait des enfants, donc on peut les mettre à la crèche, on peut faire ce qu'on veut, mais n'empêche, être une mère n'est pas du tout la même chose qu'être un père. Et ça, ça paraît ça paraît vraiment difficile à réduire. Euh la tendance est à la dénatalité d'ailleurs, au fait les femmes qui vivent sans enfants, qui ont des chats et qui sont très contentes, on nous montre beaucoup ça en ce moment, mais ça c'est c'est la suite logique de cette injonction. Et le problème, c'est que l'émancipation quand on finit par s'émanciper de de dire aussi, ça peut être une des causes du déclin.
Ah oui oui, ça peut faire partie, ça peut accompagner en tout cas des tendances des tendances culpabilisatrices euh quasiment quasiment suicidaire. Moi je compare ça ne ne pas se reproduire. Il y a il y a quand même cette notion un petit peu de suicide par procuration. Euh ce n'est pas nous qui le faisons, mais si on ne se reproduit pas, ben notre lignée qui remonte euh enfin c'est-à-dire tous nos ancêtres ont accompli leur mission et nous on décide de d'y mettre un terme. C'est quand même extrêmement extrêmement fort comme choix et que des individus en revendiquant une immaturité permanente, en disant "J'ai pas le temps, c'est trop dur, c'est trop compliqué, c'est simplement pas envie, je vais je vais pas pouvoir m'amuser à aller en soirée." On en est là aujourd'hui. Et bien évidemment, ça dit beaucoup de choses de notre époque et que des des idéologues appuient de telle de telle tendance. Enfin des jeunes filles qui se font ligaturer les trompes. Oui. Et et encore une fois, elles vont payer le prix parce que s'émanciper de la réalité finit par nous nous on finit par le payer. Euh on est ce que nous sommes et ça nos actes ont des conséquences et même si on se persuade très très fort que on est libre et qu'on agit pour notre bien, à un moment ces choses nous nous rattraperont.
Alors justement dans votre livre, vous avez aussi le courage d'aborder une conséquence euh de tout cela, la thématique de l'homme refoulé. D'abord, est-ce que vous pouvez nous dire à quoi vous faites référence et pourquoi ce phénomène selon vous, il se développe ?
Donc on a déjà dans un premier temps essayé de faire en sorte que les femmes deviennent des hommes comme les autres et comme le résultat n'est pas satisfaisant, on s'est dit il faut aussi déconstruire monsieur. Euh donc une manière de de Vous comprenez qu'on fasse l'objet de moquerie du monde non occidental. Évidemment, évidemment, parce que ça paraît assez fou comme projet, c'est-à-dire que l'homme normalement se caractérise par son indocilité, par sa fierté, par ses parce que c'est c'est l'être de la dangerosité. C'est l'être qui est capable euh de de d'être une menace, d'incarner cette menace. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il était choisi, c'est pour ça qu'il est protecteur. C'est voilà, c'est c'est le caractère, la fameuse virilité. Et là, on a l'impression que euh l'homme d'aujourd'hui doit être le lion comme le lion de la fable. euh doit bien montrer à quel point il s'est limé les griffes, il s'est limé les dents, il a arraché la crinière, il a coupé tout ce qui allait avec et tout ce qui dépassait euh pour en quelque sorte se soumettre à cette idéologie euh euh dominante et que peut-être ainsi il va voir les bonnes grâces enfin euh de la femme moderne. Donc évidemment, ça ne se passe pas tout seul et ça a des conséquences assez assez tristes à voir. Il est vrai.
Comment vous expliquez ce qui était jadis considéré pour beaucoup comme une dérive sexuelle, aujourd'hui peut être considéré comme et revendiqué même comme une fierté ?
Bah malheureusement, c'est une époque où il y a une telle confusion, surtout que tout ce qui est aberrant en quelque sorte peut devenir un étendard. Euh on est une époque d'effondrement identitaire où euh les identités classiques ont été euh ont été culpabilisées, criminalisées. Ça veut dire si vous êtes patriote, si vous êtes fier de votre couple, bien dans votre vie, fier de votre peuple, euh vous êtes de votre de votre terroir, de votre tradition, vous êtes déjà dans une démarche quasiment criminelle. Donc euh maintenant, il faut trouver des substituts identitaires. Alors ça peut être, je sais pas, être passionné par les Pokémon, ça peut être tout un tas de choses comme ça. Euh ça peut être la déconstruction, ça peut être être transactiviste. Tout ce qui va heurter le sens commun, tout ce qui peut encore attirer l'attention du grand média sur une nouvelle tendance, un nouveau phénomène de société peut faire office de substitut identitaire. On peut imaginer n'importe quoi pour se faire remarquer. Ça ne ça ne satisfera pas euh ça ne comment dire ? Ça ne satisfera pas l'identité fondamentale que recherchent ces individus.
Finalement, si je dois résumer là encore en vous lisant, on voit que les causes se rejoignent. On ne redressera pas la démographie française sans lutter contre le féminisme politique et finalement, c'est l'avenir de la France qui est en jeu. C'est ça le message que vous voulez faire passer.
Ah oui oui. Bah on on là, on est en train de jouer notre notre tapis en quelque sorte, parce que le pays, on en a pas deux, le peuple, on en a pas deux. Et quand euh les conséquences d'une politique ou d'une époque euh s'en prennent à ce point aux repères euh structurants euh d'une population, les repères anthropologiques, les repères biologiques, évidemment euh là, on est en mode survie et on se dit que euh notre peuple qui a survécu euh aux tranchées, qui a survécu aux famines, aux crises épouvantables, là aujourd'hui, il est menacé par un danger extrêmement pernicieux, puisque euh on est dans une situation de confort et d'abondance. On est à la merci de forces de conditionnement sans précédent. Les écrans aujourd'hui, ça n'a pas d'équivalent. Donc, on est vraiment dans un état nouveau, un état de péril majeur et il est extrêmement important d'avoir du recul sur ce qui se passe.
C'est quoi les solutions que vous proposez ?
Alors justement, j'ai toute une partie dans ce livre de de de solutions, moi, qui sont plutôt individuelles, en en partant du principe que ce qui nous angoisse le plus est le fait qu'on a l'impression que tout nous échappe. On se le le citoyen se dit euh, je suis totalement impuissant face à face à la la marche du monde. Ce que je vois à l'écran me terrifie, me paraît extrêmement loin de ce qu'on vécu mes mes parents, mes grands-parents. Euh et j'ai l'impression que je peux rien faire. Et ça et ça, c'est une terreur qui conduit justement à se tourner vers des mauvaises solutions, vers l'espoir, je sais pas, d'un homme tout-puissant qui va mettre de l'ordre et cetera. Alors que, on peut soi-même euh reprendre de la maîtrise sur sa vie. Si on a déjà du recul, si on acquiert une force mentale par rapport à ce qui se passe, euh on peut faire en sorte que son que son quotidien soit meilleur, que nous soyons meilleurs, que notre clan vive mieux. On peut renouer avec un tas de de de choses ancestrales euh voilà pour faire en sorte de montrer l'exemple à notre niveau et d'essayer d'initier une forme de contre-révolution en quelque sorte.