Transcription
Je, bah, je voulais remercier Gilet Rose pour le tirer de ma part pour cette invitation à parler de, euh, du sens de la maladie. Et je voulais vous remercier aussi d'être présent ici parce que ce qui me tient à cœur en fait, c'est, euh, de d'avoir un nouveau regard en fait sur le corps, sur la maladie. C'est que vraiment, j'ai, je suis heureuse que ce genre d'événement existe, nous réunisse pour qu'on puisse aller vers plus de conscience et comprendre le sens de la maladie. C'est mettre plus de conscience sur ce qui se passe à l'intérieur de nous, c'est aller vers une meilleure connaissance de l'humain. C'est aller vers une meilleure connaissance de soi. S'ouvrir à des parts de nous qui sont en souffrance et qui étaient refoulées.
Euh, et il y a quelque chose qui, qui me semble important, vous allez le, ça vous allez voir, je vais développer ça au fil de la conférence, c'est de quitter l'idée et même l'objectif de simplement guérir le corps parce que ça va bien au-delà de ça en fait. Le, la maladie est en fait un levier d'évolution et, euh, le corps, euh, par le symptôme, par la maladie, va se faire l'expression d'une souffrance qui n'est pas entendue et d'un besoin qui n'est pas nourri. Et c'est en allant, euh, vers une version toujours plus authentique de nous-même, en se connaissant toujours de mieux en mieux, je crois que on a les meilleures chances d'être en bonne santé.
Alors, je, au forum des médecines de l'âme, j'ai pas pu m'empêcher de mettre cette citation de Platon. Il avait déjà tout compris, hein. Euh, les mots du corps sont les mots de l'âme. Ainsi, on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l'âme. Euh, ben, je crois d'ailleurs que je me suis pas présentée. Je tend Gill. Donc, je suis le docteur Chloé Hallard. Donc, comme vous l'avez vu, je suis ancien médecin parce qu'aujourd'hui, je ne fais plus de médecine conventionnelle, même si moi, je me considère encore comme médecin, bien que dans ce pays, on n'a pas le droit de continuer de le dire. Euh, et, euh, et depuis 10 ans en fait, je suis une chercheuse passionnée du sens des maladies et aussi, je le pratique puisque tous les jours, j'accompagne des personnes à comprendre ce que le corps exprime. Donc, je suis aussi thérapeute en spécialisé en décodage émotionnel des maladies et simplement, je pourrais dire que je suis comme une interprète, euh, une interprète des du corps et j'aide les personnes à comprendre ce que leur corps exprime. Et c'est important déjà, ne serait-ce que pour refaire la paix avec son corps. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on comprend que la maladie, c'est une part de nous qui s'exprime, on comprend que le corps n'est pas notre ennemi et on redevient aussi responsable de ce qui se passe à l'intérieur de nous et acteur de sa santé. Et donc, j'accompagne les gens à entamer ou à poursuivre un chemin d'autoguérison profonde.
Alors, écouter son corps en fait, enfin comprendre ce que le corps exprime, ça peut être assez facile en fait. On témoigne les nombreuses expressions qu'on, qu'on dit quotidiennement sans même s'en rendre compte. Donc, là, j'en ai mis quelques-unes. J'arrive pas à le digérer. Bah, ça, c'est classique, hein. Ça passe pas. Euh, c'est écœurant, ça me fait chier. Derrière, vous avez la diarrhée. Tiens, c'est surprenant. Euh, j'en ai plein le dos. Alors, ça, c'est un grand classique, hein. J'en ai plein le dos de ce boulot. J'en peux plus de mes gosses. J'en peux plus de tout porter. Tu me casses les oreilles. On a les gestes qui vont avec. Je suis à fleur de peau. Puis là, on fait une urticaire, un eczéma. Ça me brise le cœur, je peux pas le sentir. Elle m'étouffe, ça me gonfle, il me pompe l'air, ça me laisse sans voix et je pourrais continuer comme ça pendant des heures. Mais c'est pas si simple en fait, hein, d'écouter son corps.
Euh, donc, oui, hein, écoute ton corps. Je sais pas si vous connaissez Lise Bourbeau, elle a écrit un livre "Écoute ton corps". Donc, oui, certes, mais en fait, on n'a pas grandi déjà dans nos sociétés à nous, en tout cas occidental, on n'a pas grandi dans cette croyance que la maladie a un sens déjà et on n'a pas appris à écouter son corps. Donc, c'est précisément le métier du thérapeute en décodage biologique de vous aider à faire le lien entre vos symptômes et vos émotions et vous allez le voir avec votre histoire.
Alors, je vais parler un petit peu de mon parcours, comment je suis passée de la médecine conventionnelle à thérapeute en décodage émotionnel des maladies et ça va nous amener à parler des failles de la médecine conventionnelle. Donc, je pourrais parler de, de, de ma crise, du médecin en crise, mais j'ai aussi envie de dire de, parce que à cause d'une médecine en crise, en fait. Euh, moi, j'ai été issue, j'ai pas toujours pensé comme ça en fait, hein, que la maladie a un sens. Quand j'étais quelqu'un de très cartésienne, très matérialiste, avec un père médecin, un grand-père médecin, dès mon adolescence, moi, je voulais être médecin. J'avais pas d'autres voies qui s'ouvraient à mon horizon et je voulais comprendre, je voulais aider, je voulais soigner et je voulais guérir. Donc, je me lance dans les études de médecine pleine de naïveté, pleine d'espoir et surtout pleine d'illusion quoi. Et puis, de nature hyper sensible, j'ai tout de suite senti beaucoup de souffrance dans le milieu hospitalier. En tant qu'étudiant, on apprend dans le milieu hospitalier. Donc, déjà, bah, le cadre, je pense que vous êtes tous allés à l'hôpital pour vous, pour vos proches, c'est froid, c'est blanc, c'est nu. Euh, il y a des gens déjà quand ils rentrent à l'hôpital, ils se sentent mal, hein. C'est pas un milieu pour moi déjà qui est propice à soutenir l'effort de guérison des des personnes qui ont besoin à ce moment-là de, de soutien, de chaleur, de réconfort.
Et puis, évidemment, il y avait la souffrance des patients. Euh, là, je, je dois vraiment parler de, de crise d'humanité en fait. C'est-à-dire que, euh, les patients qui sont, alors, c'est pas, hein, il y a des exceptions, hein, on est d'accord, hein, mais globalement quand même, l'expérience qu'on fait, c'est qu'on n'est quand même pas trop écouté en tant que patient. On est peu ou pas considéré. C'est-à-dire qu'il y a vraiment ce côté où, euh, on a un corps, on a des émotions, on a des relations, on a une histoire, mais quand on rentre à l'hôpital, ben, on est plus qu'un corps, quoi. Donc, et le corps, il est, il est objétisé, il est morcelé, on le palpe, on le pique, on le ponctionne et, euh, bien souvent, en ignorant en fait, l'humain qui habite ce corps.
Et puis, euh, il y a cette problématique. Donc, voilà, les, il y a la souffrance des soignants aussi. En tout cas, moi, je l'ai vécu. C'est-à-dire que, il y a, il y a ce blindage émotionnel face à la mort, face à la maladie, hein. En tant qu'étudiant en médecine, on est balancé face à des situations en fait de vie critique et on a aucun accompagnement. Donc, le, le blindage émotionnel, il est un peu obligatoire. Moi, j'y arrivais pas trop. Au début, je croyais que j'avais un problème, moi, que j'étais en échec, j'étais pas, j'arrivais pas à m'adapter en fait. J'arrivais pas à fonctionner normalement. Puis après, j'ai compris que j'étais quand même plutôt saine en fait. Et j'aime bien cette citation de de Krishnamurti qui dit "Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale que d'être bien adapté, euh, euh, je sais plus la fin, dans une société malade." Voilà.
Euh, donc, la, la souffrance des, des soignants aussi, hein, qui se retranchent derrière le plateau technique qui, euh, qui sont aussi, bah, surchargés par la quantité de travail, les contraintes administratives, les contraintes économiques et puis, il y a vraiment la problématique de, de la place du patient en fait. Euh, et donc patient, enfin, moi, c'est un mot que depuis des années, j'essaie de ne plus utiliser. En fait, il, il y a, il y a une relation, à la, au malade qui, qui est assez incroyable dans la médecine où en fait, il y a un rapport de dominant dominé, de, de sachant, euh, où le patient en fait, enfin, le mot est quand même très parlant, il est passif et il attend quoi. Donc, il est là et, ben, pas de chance, il est malade et il est, c'est la pauvre victime de son corps et de la maladie et il attend de l'extérieur que, on trouve une solution. Et puis, bon, donc, il est pas écouté, hein, enfin, pas écouté dans sa globalité et puis aussi, en général, il est même diminué en fait, très souvent. Ce côté, enfin, euh, le patient qui est couché, qui est en pyjama ou en blouse d'hôpital, parfois pas, pas attaché dans le dos, hein, c'est déjà aller voir votre grand-mère, votre grand-père là, qui se balade comme ça avec les fesses à l'air. Enfin, c'est, on est où là quoi ? Enfin, et, euh, donc, voilà, il y a ce côté vraiment diminué, passif.
Et d'ailleurs, une petite histoire de, de Christian Flèche que j'aime bien. Alors, Christian Flèche, c'est le, le, c'est le créateur de l'approche déposée qui s'appelle Biodécodage. Euh, dans sa première vie professionnelle, il était infirmier et il faisait des, des gardes de nuit pour, pour se faire de l'argent quand il était étudiant. Et il se faisait disputer parce qu'il prenait trop de temps à faire ses rondes de nuit. Et, et en fait, vous savez pourquoi ? En fait, il parlait avec les gens et, et même mieux, il les écoutait quoi. Et il s'est rendu compte que les gens, ils dormaient mieux et, et il consommait moins de somnifères et moins d'anxiolytiques. Non mais, c'est incroyable comme découverte quoi. Et derrière, voilà, c'est par la médecine un peu des, des, a du mal en fait à accepter que oui, en fait, quand on prend en compte la personne dans sa globalité et quand on l'écoute, il se passe des choses incroyables quoi. Ah oui !
Bon, aussi, donc, moi, je continue d'avancer parce que quand même, j'avais eu le concours de première année, c'est déjà pas facile. Donc, non, vas-y, continue, c'est à un moment, ça va devenir mieux. Donc, je continue, je mets de question, je me blinde comme je peux et cetera et puis, et puis, alors, je, je me spécialise en rhumatologie et alors là, je, je me retrouve face à mon impuissance, mais puissance 1000 quoi. C'est-à-dire que, alors, d'abord, d'abord, il y avait tout l'aspect, avant de faire rhumatologie, il y avait déjà tout l'aspect de, ah, la médecine, c'est pas une science exacte en fait. Ah, moi, je croyais qu'en fait, on fait un diagnostic, on donne un traitement et la personne, elle guérit. Merci docteur, quoi. Moi, je voyais ça comme ça. C'est génial d'être médecin, quoi. Et en fait, non, bah, il y a les, il y a les doutes, il y a les errances, il y a les erreurs, les échecs, puis on peut même faire le mal en voulant faire le bien quoi. Alors, ça, c'était en fait, on a un pouvoir qui est assez incroyable en fait en tant que médecin quoi. Il suffit de, de se tromper de, d'un chiffre, d'une lettre. Donc, donc, voilà, il y avait ça où, waouh, non, la médecine n'est pas toute-puissante quoi.
Et après, donc, je me spécialise en rhumatologie, donc ça, c'est l'internat et puis là, je me sens mais totalement impuissante. C'est-à-dire que, la rhumatologie, c'est la, la spécialité de l'appareil locomoteur. Et il y a beaucoup de, de maladies en rhumatologie qui sont des maladies chroniques, des maladies douloureuses chroniques. Nombreuses maladies dont soi-disant, on ne guérit pas quoi. Donc, il y a des maladies auto-immunes par exemple, dont les plus courantes sont la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique. Après, bah, il y a tout plein de maladies dégénératives comme l'arthrose, les tendinites chroniques, enfin, et là, ça, mais je peux rien faire pour eux en fait quoi. J'ai fait toutes ces études là, puis on fait des petits arrangements avec la douleur, un petit analgésique par là, anti-inflammatoire, et on va faire une infiltration et reviennent trois mois plus tard. Ah, jamais, pourquoi j'ai fait tout ça pour ça quoi ? Et du coup, je voyais aussi en fait, en rhumatologie, je voyais qu'il y avait autre chose en fait, que les, les personnes, elles transpiraient une souffrance psychique, enfin, voilà, émotionnelle et que les personnes avaient besoin d'être écoutées autrement.
Donc, voilà, je finis par, j'ai fait ma crise, ma crise de sens. L'approche est symptomatique. Il faut prendre en considération la personne dans sa globalité. Je sors de cette dualité corps-esprit, hein, de la médecine, ce dogme de la sacrosainte matière quoi. C'est que, c'est des véritables œillères de la médecine en fait. Et j'aime bien cette citation d'Antoine Béclard qui dit "C'est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d'apprendre." Voilà, c'est le corps, c'est la matière. Et en fait, c'est une énorme perte de chance pour la guérison de, de prendre en compte que le corps. Je dis pas qu'il faut pas prendre en compte le corps, hein, je vais en reparler, mais, et ça, la médecine pourtant, elle le sait. Je veux dire, l'effet placebo, c'est archi connu. Donc, je vais pas le développer ici, mais le traitement placebo, c'est le traitement le plus étudié au monde. C'est-à-dire que pour qu'un traitement puisse avoir une autorisation de mise sur le marché, faut qu'il ait prouvé dans des études randomisées contrôlées sa supériorité versus un placebo. Donc, on sait très bien l'effet du placebo. C'est, c'est archi connu. Il y a plein de médicaments qui n'ont pas d'autorisation de mise sur le marché parce qu'ils font pas mieux que le placebo. Donc, le placebo, c'est le fait qu'un traitement sans aucune substance active va entraîner une amélioration parce que la personne est convaincue qu'elle va aller mieux. Donc, ça illustre notre pouvoir d'autoguérison et les effets de la pensée, des croyances et des émotions sur le corps.
Et alors, attention, parce que ce qui est encore, ce qui est encore plus effrayant, c'est l'effet nocebo. C'est-à-dire qu'on est capable de se créer des effets secondaires avec un traitement qui n'a pas de substance active. Et il y a un exemple qui est, qui est, qui est, qui est très démonstratif, c'est, il y a des personnes qui ont pris, qui étaient dans le groupe placebo dans une étude pour des chimiothérapies anticancéreuses, qui ont perdu leurs cheveux quand même, alors que, ils recevaient rien. Donc, méfiez-vous parce que chaque cellule de votre corps écoute vos pensées et que vos pensées et vos émotions, hein, en tout cas, c'est, c'est mon avis, hein, peuvent vous rendre malade bien plus sûrement que de fumer ou que de manger au McDo tous les jours. Et en témoigne, je sais pas si certains de vous connaissent l'histoire d'Anita Morgani, mais je vous conseille ces livres. Je trouve que c'est très démonstratif en terme de décodage biologique. C'est une, une femme, il y a un de ses proches qui a eu un cancer et là, elle s'est mise à être, euh, paranoïaque, obsédée de tout ce qui pourrait, euh, causer un cancer. Donc, elle regardait autour d'elle les micro-ondes, les pesticides, les téléphones portables, les perturbateurs endocriniens, les rayons du soleil. Il fallait qu'elle se protège tout le temps comme ça. Mais vous savez ce qu'elle a fait ? Elle a fait un cancer du système immunitaire. Et oui, parce que un lymphome, oui, parce que le système immunitaire, c'est celui qui est chargé de nous protéger contre les dangers qui viennent de l'extérieur. Et c'est quoi un cancer, en tout cas dans la compréhension des décodages biologiques ? Bah, un cancer, c'est un super turbo de la biologie. C'est-à-dire que, en fait, on dit "Il me faut plus de cellules de ce tissu-là". Absolument. Donc, on va faire des cellules immortelles, hyper performantes, qui, qui, on va en faire plus, plus. Donc, elle, sa pensée, ça a été "J'ai peur des agressions de l'extérieur, donc il faut que je me protège." Donc, elle faisait plus de lymphocytes qui sont des petits soldats dans les petites forteresses que sont les ganglions. Bon, elle a guéri, hein, je vous, je vous spoile la fin, elle a fait une expérience de mort imminente en fait, alors qu'elle était sur le point de mourir. Et en fait, elle a, elle a cette expérience de mort imminente qui a été une expérience d'amour inconditionnel qui lui a permis de retrouver totale confiance en la vie et en son corps en fait. Et après, elle a connu une guérison exceptionnelle. Ces, ces livres sont vraiment très instructifs.
Donc, moi, bah, je, je chemine et puis je finis par, je cherche, je cherche en fait, qu'est-ce qui pourrait convenir à ma nouvelle vision en fait de, de la maladie et je découvre l'école de Christian Flèche. Pour moi, c'est vraiment une évidence. C'est-à-dire que je trouve le sens que je cherche, je trouve l'humanité. Une approche qui remet l'humain au centre du processus et en plus, c'est une approche logique en fait qui se base sur le fonctionnement du corps et qui me permet en plus d'utiliser mes, mes connaissances de médecin en fait. Vous allez mieux comprendre pourquoi après. Et donc, le, le principe de base, c'est, mais le corps ne dysfonctionne pas en fait. Le corps ne fait rien par hasard. Vous, le corps humain, c'est la machine la plus sophistiquée sur notre planète en fait. Croyez-vous que le corps fasse quelque chose par hasard ? Et donc, la maladie, un sens, on va le, je vais développer ça, hein, qui est en lien avec nos, nos émotions et notre histoire.
Alors, je reviens sur le point que, attention, le décodage biologique est complémentaire de la médecine conventionnelle. En l'état actuel de la conscience de l'humanité, il est bien évident qu'on ne peut pas se passer de la médecine conventionnelle, hein. Euh, l'autoguérison, c'est, on est juste au prémices, hein. Et puis, on l'étudie tellement pas que, voilà, on ne sait pas tout à fait comment ça fonctionne. Donc, c'est encore un peu, voilà, les apprentis sorciers, hein, chacun y va de, voilà, avec son point de vue, de son côté, la médecine vibratoire et cetera. Tous rejoignent en fait, hein. Euh, donc, la méthode conventionnelle, elle est utile, elle est nécessaire dans bien des cas, surtout en cas d'urgence, surtout quand il y a le pronostic vital ou fonctionnel qui est engagé. Enfin, je veux dire, si vous avez un infarctus, s'il vous plaît, vous n'appelez pas le décodeur, vous appelez le SAMU, hein. Et après, par contre, après, voilà, une fois que le, le, l'urgence est gérée, euh, bah, il vaut mieux se poser la question en fait du pourquoi parce que sinon, ça risque de revenir en fait de la même manière ou d'une manière différente.
Et j'aime bien cet exemple du voyant qui s'allume dans votre voiture pour vous signaler qu'il y a quelque chose qui dysfonctionne dans le moteur. Si vous éteignez le voyant ou vous coupez le fil, ça, c'est, voilà, on enlève le symptôme comme on enlève l'appendicite ou on met un antalgique pour la douleur, mais derrière, on n'a pas résolu le problème quoi. Donc, le symptôme a un sens qui est en lien avec la logique du corps. C'est assez facile à appréhender en fait quand on a une cause extérieure concrète. Il y a une cause concrète, on sait l'identifier. Il y a un effet. Par exemple, on mange un aliment avarié comme une huître avariée. Notre corps, il fait quoi ? Bah, il dit "Voilà, ça, c'est pas bon ça, moi, je le rejette parce que ça m'intoxique." On va au soleil, on est agressé par les rayons du soleil. On va faire un coup de soleil et où on va faire du bronzage si on a mis de la crème quoi. Euh, on va en altitude, ben, il y a moins d'oxygène. Donc, la fréquence respiratoire, la fréquence cardiaque va augmenter ou, et même si on reste longtemps, on va avoir une augmentation du nombre de globules rouges. C'est, c'est la logique, c'est biologique.
Bah, en fait, ce qui se passe, c'est que une émotion, une pensée, une pensée qui génère une émotion parce qu'en général, quand il n'y a pas de pensée, il n'y a pas d'émotion. Si vous faites l', l'instant présent, il n'y a pas de, donc en général, ça va ensemble. On s'en rend pas compte parce que c'est tellement rapide. Mais donc, une pensée, pensée, émotion, croyance, émotion peut avoir le même effet sur le corps qu'une cause concrète. Notre cerveau inconscient, il fait pas la différence entre le réel et le virtuel. Donc, je peux ressentir une parole blessante lors d'une dispute comme une huître avariée. Ah, j'arrive pas à le digérer. C'est inacceptable ce que j'ai entendu. Si on reprend par exemple l'exemple du des rayons du soleil, donc l'effet, la cause concrète, c'est les rayons du soleil. Je fais un coup de soleil pour me protéger. Il y a un afflux de sang, de cellules inflammatoires. Et bien, je peux aussi ressentir le regard des autres comme une agression. Et je vais faire un rideau de sang. Je rougis pour me protéger de cette agression, de ce que je ressens comme une agression. Voyez, ici, c'est totalement psycho-émotionnel.
Euh, on peut même avec notre capacité d'abstraction, non humains, on peut même se rendre malade pour des choses qui n'existent pas. C'est que je peux avoir mal au ventre en pensant à la première visite de la belle, la prochaine visite de la belle-mère. Bon, si on ne s'entend pas avec sa belle-mère, bien sûr, il y a des belles-mères sympas. Donc, euh, donc, voilà. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Donc, il y a, il y a un événement qui est stressant qui va entraîner en fait un ressenti émotionnel intérieur intense. Et s'il n'y a pas de solution, s'il n'y a pas d'extériorisation du stress, et bien, c'est le, c'est le corps qui va être utilisé et on va voir après comment et comment on décode.
Alors, ça, la médecine, elle le sait aussi, hein, depuis très longtemps. C'est-à-dire que, il y a l'expérience des rats du docteur Laborit. Alors, pardon pour les petits rats, c'est une expérience qui a été faite dans les années 60, mais autant faire honneur, leur faire honneur, hein, en parlant des résultats de cette expérience. Donc, Laborit était un grand neurobiologiste des années 60 qui a inventé les neuroleptiques qui sont aujourd'hui utilisés dans les psychoses. Donc, il fait cette expérience en trois étapes. Dans la première étape, enfin, la première phase de l'expérience, il y a un rat qui est dans, dans une cage où il y a deux compartiments. Il y a une cloison au milieu et il y a une porte dans la cloison. Et, euh, 10 minutes par jour pendant 7 jours, il va envoyer des petites décharges électriques alternativement d'un côté puis de l'autre. Donc, quand le rat ressent les décharges, il peut fuir de l'autre côté. Au bout de 7 jours, on examine le rat, il est en parfaite santé. Ensuite, deuxième expérience, pareil, mais là, en fait, il y a deux rats dans un compartiment fermé et il y a des décharges électriques qui sont envoyées, donc 10 minutes par jour pendant 7 jours. Après 7 jours, on examine les deux rats. Il y a des traces. Alors, excusez-moi, j'ai oublié de, donc, les, les décharges électriques arrivent. Au début, les rats, ils essaient de fuir. Ils n'y arrivent pas et ils se mettent à se battre. Pourquoi ils se battent ? En fait, pour décharger la, décharger la pression en fait, liée au fait que, ils sont là, ils subissent en fait et du coup, ah, et le fait de se battre comme des humains en fait, et après 7 jours, donc, 10 minutes par jour pendant 7 jours, ils sont en parfaite santé, sauf les, les traces de griffures et de morsures liées au combat.
Et puis, troisième expérience, ils prennent un rat tout seul, ils le mettent dans un compartiment fermé et le rat, il ne peut pas fuir. Au début, le rat, il essaie de fuir quand il reçoit les décharges électriques et après, il se rend compte qu'il n'y a pas d'issue et il va avoir un comportement d'inhibition. Et après 7 jours, on examine le rat. Il a perdu du poids considérablement. Il a le poil hirsute, il a des ulcères à l'estomac et il fait plus d'infections. Et il a une hypertension artérielle qui persiste plusieurs semaines après la fin de l'expérience. Donc, ce qu'on constate ici, c'est que ce ne sont pas les décharges électriques qui sont responsables de ça parce que eux aussi, ils ont eu les décharges électriques. C'est le fait de, de subir en fait, quelque chose qu'ils ne peuvent pas, un stress qu'ils ne peuvent pas décharger et ils ne peuvent pas fuir. Et c'est pareil pour l'humain en fait. On subit des, des, des pressions comme ça en permanence et nous, on va trouver dans notre vie en fait, des moyens de décharger comme par exemple le sport, voilà, euh, les addictions, donc l'alcool, le sexe, la drogue, les jeux vidéos pour, pour pas penser. Il y a aussi ce côté exutoire. Donc, il y a des gens par exemple aussi en rentrant du boulot, ils sont trop énervés de leur journée. Donc, ils vont, ils vont crier ou ils vont taper sur leurs enfants ou leurs conjoints. Ça, c'est les deux rats qui se battent. Ou alors, il y a les médicaments aussi, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les neuroleptiques, hein. Merci monsieur Laborit. Sauf qu'en fait, c'est juste des, c'est des tranquillisants, c'est des anesthésiants. En fait, on éteint, on éteint l'émotion. C'est, et ce n'est pas une solution qui est, qui est pérenne. Et en plus, les émotions, elles ne sont pas là pour rien. En fait, les émotions, elles nous renseignent sur nos besoins. Si on est coupé de nos émotions, on est coupé de nous-même.
Donc, il y a plein de situations, on vit tous des situations stressantes, traumatiques, qui entraînent des émotions intenses. Qu'est-ce qui fait que une émotion va se biologiser ? Moi, j'aime bien ce terme, si on l'invente en décodage biologique, va se biologiser ou pas ? Alors, déjà, il faut que la personne soit suffisamment incarnée dans son corps parce que, on peut être très dissocié, hein, c'est-à-dire qu'on peut être soit très dans sa tête, ça, c'est hyper fréquent dans notre société, mais on peut aussi être complètement à côté de ses pompes. On peut être planant dans la lune et tout. Donc, si on n'est pas suffisamment associé dans son corps, on va vivre les choses de manière différente. Souvent, on va avoir des gros accidents par exemple pour nous ramener sur terre, pour ramener dans, dans notre corps. Et les personnes qui sont très dans la tête par exemple peuvent faire des accidents avec des traumatismes crâniens. Faut venir taper un peu là pour. Mais donc, voilà, il y a ça, il faut être suffisamment incarné dans son corps pour somatiser. Donc, si vous somatisez, c'est déjà que vous êtes quand même assez, pas mal dans votre corps. Mais on a identifié en décodage biologique quatre, quatre facteurs qui font que le choc émotionnel est susceptible de se biologiser.
Alors, il faut que ce soit, enfin, on a constaté que souvent, c'était soudain et inattendu. C'est-à-dire que ça nous prend en fait, on n'est pas préparé et ça, ça nous prend comme un tourbillon. Ça déconnecte les, la raison des émotions. Euh, c'est de forte intensité émotionnelle, en tout cas pour la personne, parce que ça peut paraître complètement anodin pour l'entourage. Par exemple, un enfant ou même un adulte, hein, qui a perdu son lapin. Voilà, il y en a qui peuvent dire "Ah, mais c'est rien." Bah, non, c'est pas rien. C'est si ça nous touche, ça nous touche. Euh, sans solution. Donc, il n'y a pas de solution qui soit, qui permettent de revenir en fait rapidement à un état basal et surtout vécu dans l'isolement. C'est-à-dire que le drame, c'est de ne pas avoir exprimé et ou de ne pas s'être senti compris. C'est que, on peut même avoir une foule de gens autour de soi, mais soit donc, soit on était seul, soit on garde pour soi, soit on ne se sent pas compris, on ne se sent pas rejoint. Et ça, c'est vraiment un problème dans notre société, hein. C'est que, on a diabolisé, ridiculisé les émotions dans notre société, hein. Euh, les émotions.
Alors, déjà, il y a le gros problème que, on est polarisé au niveau de la tête. Il y a une surinvestissement de l'intellectuel, du mental. Euh, donc, et donc, on est, on met le corps et les émotions à distance, hein, dans notre société. C'est dramatique, hein. Euh, et puis, voilà. Donc, les émotions, elles sont minimisées, elles sont ridiculisées. Très tôt, on dit aux enfants "Ah, mais il pleure pas, c'est pour les, c'est les bébés qui pleurent. Mais non, c'est rien, mais arrête de pleurer. Ça nous rend faible, ça nous rend vulnérable, on est exclu." Puis, il y a même des familles, hein. Alors, c'est heureusement de moins en moins, hein, mais, où les enfants, ils se faisaient frapper s'ils pleuraient, quoi. "Tais-toi, tu vas t'en prendre une." Et puis, après, il y a, il y a d'autres problématiques, c'est-à-dire que, il y a des émotions qui sont mieux admises. Par exemple, les femmes, c'est, c'est mieux admis de pleurer. Donc, la femme, elle peut être en colère, mais elle va plutôt pleurer, quoi. Parce que culturellement, socialement, enfin, c'est, et puis l'homme, voilà, c'est plus la colère, ça passe mieux. Donc, celui qui est triste, il a peur et plutôt exprimer de la colère. Et puis, euh, aussi, euh, la problématique, ça peut être qu'on n'exprime pas l'émotion primaire. Par exemple, la colère, c'est souvent une émotion écran. La colère, une émotion qui va être une réaction à une, une grande souffrance vécue dans l'impuissance. Et, et tant qu'on a, on n'a pas dépassé la colère, on n'arrive pas à toucher la douleur émotionnelle qui a besoin d'être, d'être entendue. Donc, il y a vraiment une éducation, une rééducation à faire au niveau des émotions, hein.
Donc, qu'est-ce qui va se passer quand, quand il y a tous ces facteurs réunis ? Qu'est-ce qui peut se passer ? Donc, il y a ce stress avec ce ressenti intérieur négatif intense et bien, le, le, il reste notre biologie et le système va choisir le tissu le plus adapté en fonction du ressenti qui a été vécu au moment de l'événement. Et donc, on va en décodage biologique se baser sur la fonction du tissu atteint pour faire des hypothèses sur le ressenti. Donc, je vais vous donner des exemples. J'aime bien utiliser l'exemple du sein parce qu'il est très parlant. Donc, le sein, c'est un organe du corps féminin. C'est le seul organe qui est consacré à l'autre. C'est pas pour nous. Donc, là, on est tourné vers les autres. C'est quoi la fonction biologique du sein ? Bah, c'est de nourrir le bébé. Et donc, là, en fait, on a la première hypothèse quand il y a une atteinte du sein, c'est un ressenti de maternage. C'est que je veux nourrir, aider, protéger, réchauffer, prendre soin de quelqu'un pour qui je me fais du souci. Quelqu'un dont je pense qu'il a absolument besoin de moi, dont je me sens responsable. Donc, par exemple, par exemple, il y a cette femme, donc, c'est toutes des personnes que j'ai reçues en consultation, qui a une hypertrophie mammaire dès la puberté, vraiment, elle a des, des glandes mammaires qui sont très, très, très développées. Elle va se faire opérer deux fois. À chaque fois, ça repousse. En fait, dans son transgénérationnel, il y a une mémoire de perte d'enfant. Il y a eu une mémoire de mort d'enfant en bas âge. Et donc, là, voilà, la mère porte un énorme sentiment de culpabilité de ne pas avoir pu sauver l'enfant et cette femme va le revivre dans sa vie, elle, puisque son premier enfant va mourir à la naissance. Donc, à la fois une mémoire personnelle et transgénérationnelle, on en reparlera tout à l'heure.
Ou encore, il y a cette femme aussi qui, on travaillait sur autre chose, mais qui me raconte "Bah, moi, c'est une, c'est une femme qui est très maternante, genre Mère Teresa, voyez, très protectrice et elle me dit "Bah, moi, j'ai des écoulements de lait à chaque fois que je me fais du souci pour mes enfants alors qu'ils ont 7 et 11 ans." He, ça fait longtemps qu'elle les allait plus, hein. Donc, c'est "Ah, je dois, je dois être là, je dois nourrir mon enfant, je dois le protéger." Mais par contre, ce n'est pas toujours son enfant, c'est une personne dont on se sent absolument, euh, responsable. Donc, par exemple, il y a cette femme qui va, euh, déclencher un cancer du sein après que son compagnon se soit suicidé parce que, elle se sent responsable de ne pas avoir, euh, de ne pas avoir pu empêcher ça. En fait, elle se sentait responsable de son bonheur. Donc, elle est, voilà.
Après, ben, le sein, bon, le, le décodage, hein, c'est très subtil parce qu'il y a plusieurs sens à un organe, à un tissu. Il y a plusieurs fonctions, il y a plusieurs symboles. Donc, le sein, bah, c'est aussi un attribut de la féminité qui est, qui est symbole de féminité, qui participe à la séduction, à la sexualité. Donc, on peut avoir aussi toutes les problématiques liées à la féminité. Donc, par exemple, le féminin blessé. Donc, il y a cette femme qui a de multiples adénofibromes qui, euh, qui est, qui a été dans plusieurs relations de couple, qui a été trahie et d'ailleurs, elle parle de, d'un ressenti de flèches, donc, elle a une douleur dans le dos, des douleurs dans le dos comme si la, elle avait été piquée par des flèches qui traversent et dont la pointe vient là, au niveau des adénofibromes. Donc, voilà, elle a été trahie dans son féminin, blessée dans son féminin et dans son transgénérationnel aussi, il y avait deux grands-pères qui avaient des doubles vies. Ou encore, il y a aussi, bah, le, le rejet de mon corps de femme. Quand, quand on a été voulu en tant que garçon et qu'on est une fille, ça, c'est très fréquent. Donc, on peut avoir aussi des lésions au niveau des seins. Ou alors, mon corps de femme est dangereux. Par exemple, il y a cette jeune femme qui, euh, lorsqu'elle était prépubère, bah, sa mère était incestueuse et lui caressait les seins. Et donc, elle a pensé "Voilà, mes seins sont dangereux, je ne veux pas qu'ils se développent." Elle a quasiment eu aucun développement mammaire. Donc, vous voyez.
Plusieurs exemples. Alors, c'est assez subtil le décodage. Je vais vous donner un exemple avec l'appareil locomotor. Bon, c'est pas un hasard, j'étais rhumatologue. Donc, c'est quelque chose que je maîtrise assez bien et que j'accompagne très souvent en consultation.
Euh, plus le diagnostic médical va être précis, plus on va avoir d'informations sur le ressenti. En fait, on va décoder d'abord l'émotion liée à l'appareil en général, par exemple l'appareil urinaire, l'appareil respiratoire. Ici, on va voir l'appareil locomoteur. Ensuite, on va décoder, ben au sein de cet appareil, quel est l'organe atteint ? Par exemple, au sein de l'appareil cardiovasculaire, tiens, c'est le cœur. Au sein du cœur, quel est le tissu exact atteint ? Est-ce que c'est les coronaires ? Est-ce que c'est, est-ce que c'est l'endocarde, le myocarde, le péricarde ? Est-ce que c'est le tissu nerveux qui envoie les impulsions ? À chaque fois, ça va être une subtilité, une précision en plus au niveau du ressenti et puis la localisation.
Bon, donc voilà, on va voir des exemples avec l'appareil locomoteur. L'appareil locomoteur, il y a une tonalité émotionnelle globale de dévalorisation. L'appareil locomoteur va représenter nos valeurs. En fait, c'est cette structure autour de laquelle on est construit, qui va faire notre axe et qui va nous permettre de tenir debout et d'avancer, en fait, d'avancer vers ce qui est important pour nous dans la vie. La dévalorisation, ça prend de multiples formes au niveau des pensées, des croyances, hein. Globalement, c'est "Je suis nulle, je suis pas à la hauteur, je compte pas, je vois rien, j'y arriverai jamais, je suis pas capable", et cetera.
Et donc, bah au sein de l'appareil locomoteur, il y a plein de tissus différents. Si on prend l'os par exemple, l'os c'est ce qu'il y a de plus dense au niveau du corps humain, enfin après les dents. Et là, c'est vraiment une dévalorisation profonde de soi dans son identité. C'est-à-dire, je ne vaux rien. Par exemple, il y a cette femme qui se fait une fracture du coude gauche. Donc, la gauche en décodage biologique, c'est le pilier d'énergie féminine et aussi la relation à la mer. Et bien, cette femme se dévalorise de ne pas arriver à trouver sa place dans le travail. Les coudes nous parlent souvent de la place parce que c'est "on joue des coudes", "on est au coude à coude". Donc, elle se dévalorise parce qu'elle est une femme et que là où elle a grandi, ben une femme ça n'a pas de valeur. En fait, elle était clairement dévalorisée par rapport à ses frères. Sa mère ne voulait pas. Donc, elle a cette expérience et cette croyance que comme je suis une femme, j'arrive pas à faire ma place dans le travail. Ça touche vraiment son identité.
L'articulation avec le cartilage nous parle de se dévaloriser par rapport aux gestes liés à l'articulation atteinte. Donc, par exemple, si c'est un problème de poignet, quel est le geste que je fais avec mon poignet sur lequel je me sens pas capable ? Donc, on a le ressenti que on fait pas assez bien un geste ou qu'on a fait un mauvais geste. Par exemple, cette secrétaire qui avait démarré une arthrose des doigts parce que son patron la dénigrait parce qu'elle était pas assez rapide, en particulier quand elle tapait. Donc, ça ça venait toucher directement les doigts.
Les tendons, les tendons, bah c'est vers quoi je suis tendue. Qu'est-ce qui me met en tension dans un rôle, dans une fonction ? Je suis en tension en vue d'effectuer le geste le plus efficace possible. J'aime bien prendre l'exemple du tendon d'Achille. C'est pour ça que je vous ai mis les pieds d'une danseuse étoile. Le tendon d'Achille, c'est la continuité du triceps et c'est ce qui nous permet de nous mettre sur la pointe des pieds. Donc, en fait, c'est quand on a tendinite d'Achille, c'est qu'en fait on veut toujours aller plus haut. On veut s'élever, en fait, on va être toujours meilleur. On a mis la barre super haut. Donc, on va tout souvent trouver ça aussi, voilà, dans les sports de compétition et cetera, pas que, hein, on en reparlera tout à l'heure.
Les ligaments, c'est ça va faire contention au niveau des articulations. Ça va permettre de relier deux os ensemble. Et là, il y a une dévalorisation de ne pas arriver à relier deux choses entre elles, de valeurs, de personnes, de projets. Il y a une indécision, on se sent tiraillé, écartelé. Je vous donnerai un exemple tout à l'heure avec l'entorse de cheville.
Le muscle, bah le muscle c'est la puissance, nous permet de nous mettre en mouvement et ça va nous parler d'un ressenti de dévalorisation avec sentiment d'impuissance. Par exemple, il y a cette femme qui me consulte parce que depuis 2 ans, elle a des bras qui sont lourds, qui sont faibles, elle arrive plus à porter ses enfants. Et en fait, on est sur un trauma où elle s'est sentie impuissante à retenir son père de la mort. Elle a voulu retenir son père.
Les disques intervertébraux, ce sont des fibrocartilages qui ont un rôle d'amortisseur au niveau du genou, au niveau des vertèbres. Donc, ce sont des amortisseurs. Donc, là, c'est qu'en fait on prend trop de pression sur soi, en fait, et on s'écrase dans certaines circonstances. On va arrondir les angles, on va faire le tampon. Par exemple, cette adolescente, je sais plus quel âge elle avait, 17, 18 ans, elle avait une hernie discale, mais d'abord, on n'a pas d'hernie discale normalement à cet âge-là. Et elle, elle avait une hernie discale super sévère et en fait, elle était coincée entre ses deux parents qui se faisaient la guerre et du coup, elle prenait les tensions de part et d'autre et même physiquement, en fait, elle était entre deux. À chaque repas, elle était assise en bout de table avec son père d'un côté et sa mère de l'autre, quoi.
Donc, ça c'est pour le tissu. Et là, je vais vous donner des exemples pour la localisation. Donc, on ajoute l'appareil, le tissu, la localisation. On va regarder que les membres inférieurs. Donc, les membres inférieurs nous parlent de déplacement, que ce soit réel ou symbolique dans la vie, d'avancer.
Si on prend la hanche, donc, on a un peu plus de précision. Là, il y a par exemple cette femme. Alors, la hanche parle d'affrontement, de tenir une position, d'opposition. Et je vous ai mis une image de cerfs qui se battent parce que en fait, donc ces cerfs sont en train de se battre, ils se cognent la tête. Mais en fait, là où ils vont trouver la force pour tenir contre l'autre, c'est en se campant solidement sur leur hanche. Et donc, par exemple, il y a cette femme qui vient pour une arthrite de hanche, une grosse inflammation de hanche, et elle est dans un dur combat envers son ex-mari dans un divorce très difficile où elle essaie de faire valoir ses droits.
Le genou, donc, je vous ai mis cette image. Le genou, c'est vraiment l'adoubement, en fait. Ça nous parle d'une dévalorisation dans une situation dans laquelle on se sent obligé de se soumettre, d'obéir. Il y a par exemple cette femme qui a une grosse arthrose de genou gauche et en fait, qui a été toujours sous l'emprise de sa mère, soumise à sa mère, à qui elle ose pas, envers qui elle arrive pas à se, contre qui elle n'arrive pas à s'affirmer.
En fait, la cheville, et bien la cheville, c'est ça, on arrive vers le bout de la jambe, du déplacement et ça nous parle vraiment d'une direction plus fine. Est-ce que je prends à droite ou est-ce que je prends à gauche ? Est-ce que je vais aller vers tel projet ou tel projet ? Et donc, si on prend l'entorse de cheville, est-ce que je quitte ce travail ou est-ce que je reste et cetera ?
[Musique]
L'entorse de cheville. Donc, on parle du ligament et donc là, c'est et on va utiliser aussi le langage des oiseaux. Donc, en torse, je me sens en torse. C'est-à-dire que quoi que je fasse, que j'aille à droite ou à gauche, que je choisisse cette personne ou celle-là, et bien je me sens toujours en tort. Je suis tiraillée. Il y a par exemple cette femme qui, elle a deux sœurs qui se disputent, qui s'entendent pas, mais elle, elle aime ses deux sœurs. Elle veut rester en contact avec ces deux sœurs. Mais à chaque fois qu'elle est en contact avec l'une, l'autre lui fait la tête, l'autre lui en veut. Donc, en fait, si elle est avec une sœur, si elle va voir une sœur, l'autre lui fait la tête et vice versa. Donc, elle décide d'aller voir une de ses sœurs, elle monte à Paris voir sa sœur et là, paf, en arrivant à Paris, elle loupe le trottoir, elle se fait l'entorse parce que de l'autre côté, il y a son autre sœur qui lui en veut. Quoi qu'elle fasse, elle est en tort.
Et donc, là, je vous ai parlé d'un accident parce que bien sûr, les accidents se décodent aussi. Et vous verrez que l'accident est en fait une métaphore de ce que la personne est en train de vivre.
Le pied, bah le pied, beaucoup de sens, hein. Le pied nous parle de positionnement, de stabilité. Le pied, c'est la partie de notre corps qui est en contact avec le sol. Donc, il y a tout ce qui est relation à la terre. La terre, ben c'est évidemment, c'est l'incarnation. Est-ce que je suis d'accord pour être dans ce corps et de fouler cette terre de mes pieds ? C'est les racines, bien sûr, et puis c'est tout ce qui est relation à la mer, puisque la terre énergétiquement, énergétiquement la terre, c'est bah c'est celle qui nous porte, c'est celle qui nous nourrit, c'est la Pachamama, il y a encore plein d'autres choses, on peut détailler chaque orteil, c'est juste incroyable.
Alors, on peut, voilà, on a vu le tissu, on a vu l'appareil, le tissu, la localisation, mais on peut aussi ajouter des éléments de physiopathologie supplémentaire, c'est-à-dire, OK, bah alors l'articulation est atteinte, mais quel genre d'atteinte ? Est-ce que c'est de l'arthrite ? Il y a de l'inflammation comme dans la polyarthrite ? Est-ce que c'est de l'arthrose ou c'est de l'usure ? Donc, quand il y a de l'inflammation comme dans l'arthrite, il y a de la colère. Là, on est à peu près sûr qu'il y a de la colère. La personne, elle est en colère. L'arthrose, c'est de l'usure. Donc, là, dans l'arthrose, il y a un sentiment de fatalité, de résignation. On subit les choses, puis on se dit que ce sera toujours comme ça.
Si on a l'auto-immunité, l'auto-immunité, c'est le corps qui s'attaque lui-même. Mais, on dira "Mais qu'est-ce qu'il fait mon corps, quand même ?" Ben non, ben votre corps, c'est juste en fait, c'est juste un effecteur de vos pensées, vos émotions. C'est vous qui êtes en train de vous attaquer là. Votre corps, il fait que répondre à ce que vous pensez, en fait. Donc, dans l'auto-immunité, on s'attaque soi-même. Il y a de l'auto-destruction parce qu'il y a de la culpabilité, du regret de soi.
Donc, si on prend un exemple concret comme dans la polyarthrite rhumatoïde, la polyarthrite rhumatoïde, c'est une maladie dans laquelle on détruit ses articulations par auto-immunité. Donc, il y a cette femme par exemple qui me consulte, elle a une polyarthrite rhumatoïde qui a commencé par le pied gauche. Bien, cette femme, ça a commencé lorsqu'elle a décidé de s'éloigner de ses parents. Elle a décidé d'aller vivre à plusieurs milliers de kilomètres. Et bien, là, en fait, sa mère était en grande dépendance affective. Elle avait conçu sa fille pour s'occuper d'elle, pour ne jamais se sentir seule. Donc, la fille, en fait, elle est déloyale, elle est coupable et sa mère d'ailleurs ne se gêne pas pour lui dire "Tu es une mauvaise fille, hein." Donc, donc voilà, ça touche le déplacement, la jambe, ça touche le pied. On est au niveau de la mer et le pied gauche, on est au niveau de la mer. Et elle a de la colère aussi de pas pouvoir s'éloigner, mais elle pense que c'est elle qui est mauvaise et elle retourne cette colère contre elle. Elle se détruit.
Vous voyez que le décodage, c'est subtil et le décodage n'est jamais une vérité. C'est-à-dire que le décodage, ça reste des hypothèses. Chaque personne est unique et à chaque personne, on peut découvrir un nouveau sens de son histoire, de sa culture, de sa famille. C'est c'est toujours une collaboration, en fait. On va faire des hypothèses et la personne va valider avec son ressenti. On va lui dire "Mais vous n'avez pas ressenti ça, ça ?" "Ah oui, c'est vrai." Et là, alors évidemment que il va y avoir plein d'éléments qui vont rentrer en considération. Il n'y a pas que le décodage de la fonction du tissu. Le thérapeute, comme tout thérapeute, mais voilà, le thérapeute en décodage biologique, c'est un véritable détective. Il va écouter, observer et comme vous le savez, hein, puisque enfin la médecine symbolique met ça en avant, notre inconscient s'exprime en permanence. Donc, on va regarder évidemment le langage corporel de la personne quand elle parle. Qu'est-ce qu'elle fait comme geste ? Ah, la personne devient pour une surdité. Ah, je viens d'avoir une dispute avec mon conjoint, mais je préfère être sourde que d'entendre ça. Elle dit comme ça, déjà il y a les mots, c'est évident, mais en plus, elle met sa main comme ça, quoi. Bon, il y en a une, elle a un problème de poumon. Elle dit "Ah, ma mère !" Puis alors, elle fait des grands soupirs quand elle parle de sa mère. Et le langage verbal, évidemment, quel mot la personne utilise ? Toutes les personnes n'utilisent pas les mêmes mots et c'est particulièrement intéressant de demander à la personne de parler de son symptôme.
Il y a par exemple ce monsieur qui vient parce qu'il tousse depuis 2 ans et je lui dis "Bah, parlez-moi de votre toux, comment ça se passe ?" Et là, la première chose qu'il me dit, c'est "Ça commence comme un corps étranger." Alors je lui dis "Ah bah, parlez-moi de votre corps." Et là, en fait, ce monsieur, il avait une grave maladie, une leucémie. Il avait eu des semaines de chimio, de chambres stériles. Il était, son corps n'était plus le même, en fait. Son corps avait maigri, il avait plus de muscles. C'était un monsieur qui était chez les pompiers volontaires. Avant, il était fier et tout. Il pouvait, il pouvait plus faire de tractions. Il ne reconnaissait plus son corps, en fait. Il rejetait son corps. Son corps lui était devenu étranger. Et là, tout ça peut être un réflexe pour mettre en dehors de moi quelque chose qui me dérange, en fait. Donc, il voulait, il ne supportait plus son corps. Voilà, on a travaillé, on a fait deux séances, la toux a disparu. Ça faisait 2 ans qu'il toussait.
Ou alors, cette femme dont je vous parlais tout à l'heure qui n'a pas pu retenir son père de la mort, elle disait "Ah, j'ai la sensation de bras mort." Qui est mort ? Le métier, les hobbies, bien évidemment. Par exemple, ces femmes qui font des cancers du sein, et bien ce sont des personnes qui sont dans l'oubli de soi, qui sont tournées vers les autres et très souvent, on va les retrouver dans des métiers de la relation d'aide ou de la petite enfance. Donc, assistante maternelle, institutrice, infirmière, aide-soignante, assistante sociale. Les hobbies, là, je parle par exemple des blessures de l'appareil locomoteur. Et bien, les personnes qui sont dans la dévalorisation, en général, c'est des gens qui ont besoin de prouver leurs valeurs parce qu'ils ont la croyance que ils n'ont pas de valeur, ils n'ont pas. Donc, très souvent, on les retrouve par exemple dans les sports de compétition, les personnes qui font la performance, qui font la compétition. Très souvent, ces personnes qui ont des blessures de l'appareil locomoteur. Les accidents, bien sûr, on en parlait tout à l'heure, les animaux de compagnie, les problèmes de voiture. Si vous avez une panne de voiture, il y a fort à parier que vous avez besoin de vous reposer. La maison. Donc, bah je vais pas développer, hein, parce qu'il y a des gens qui font ça mieux que moi. Un petit clin d'œil à nos hôtes et à la médecine symbolique.
Alors, bien sûr, on va mettre ça en corrélation avec le moment où la maladie a commencé. Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Mais ce qu'il y a, c'est que le plus souvent, ça, c'est le choc déclenchant. C'est-à-dire qu'il y a une empreinte émotionnelle beaucoup plus ancienne qu'on appelle le choc programmant. Et c'est en fait un événement qui va avoir un lien, quelque chose de commun avec l'événement programmant qui, en général, a eu lieu dans la petite enfance ou avant, qui va redéclencher le ressenti, c'est-à-dire ce ressenti émotionnel intérieur intense qui va déclencher la maladie. En fait, on réagit au passé et c'est ça qui fait que, d'ailleurs, souvent on a ou on constate des émotions qui sont disproportionnées par rapport à la situation. J'aime bien cette phrase de Christian Flèche qui dit "Toute émotion exagérée est une mémoire". Si vous voyez qu'il y a une surréaction, a priori, c'est que vous n'êtes pas en train de vivre le présent, c'est que vous êtes en lien avec un événement du passé.
On va voir des exemples. Les déclencheurs, ils sont très variés. Souvent, c'est un événement qui est similaire. Par exemple, il y a cet homme qui me consulte parce qu'il a de l'urticaire depuis 2 ans, urticaire généralisé assez sévère. Et en fait, ça a commencé au moment de son divorce. Là, il a vécu, c'est quelqu'un qui a une dépendance affective. Là, il a vécu une séparation très, très intense. Il a un sentiment de séparation très intense. Et bien, en fait, le programme qu'on a retrouvé, c'est sa naissance. Il est né en urgence par césarienne et donc, il y a eu déjà la naissance, c'est un traumatisme, vraiment un traumatisme de séparation très important, mais en plus, quand la naissance est traumatique, là le bébé, il est vraiment arraché. On a travaillé sur sa naissance, on a fait deux séances et l'urticaire a disparu.
Ça peut être un contexte, un détail de la scène. Il y avait cet homme qui consulte pour un cancer de la parotide, donc une glande salivaire. En fait, la problématique, c'était qu'il n'avait jamais pu répondre face à la violence de son père. Et on explore un événement en parlant, il me dit "Ah oui, je me rappelle cette fois-là, je faisais une bataille de boules de neige avec ma famille et là mon fils m'envoie une boule de neige dans la figure et il me dit 'Je sais pas ce qui s'est passé, j'ai vu rouge et je me suis mis à le tabasser.' Tout le monde était sous le choc." Et là, on explore ça ensemble et il me dit "Mais je sais en fait, je me rappelle cette fois-là, j'avais 10 ans, j'étais dans la grange et mon père m'a tabassé au sol et c'était dans la neige."
L'identification à une personne, bien sûr, ça c'est très fréquent. Par exemple, il y a cette femme qui démarre une polypose nasale. Le nez archaïquement, si on regarde la fonction animale, c'est vraiment sentir au devant de moi le danger qui arrive dans mon espace. Donc, c'est, donc ça va nous avertir, voilà, sur est-ce que mon environnement est sain ? Est-ce qu'il y a un prédateur qui arrive ? Et donc, cette femme, elle déclenche sa polypose nasale lorsqu'elle est jeune femme et qu'elle va à une soirée avec sa sœur et que sa sœur est victime d'attouchements sexuels. Et en fait, là, elle est à nouveau en lien avec une agression sexuelle qu'elle a vécu quand elle était toute petite. Donc, je, elle s'identifie à sa sœur.
L'identification à un animal. Et cette personne qui m'avait raconté, c'était très, c'était très net, en fait. Elle faisait une cystite à chaque fois qu'elle laissait son petit chat pour quelques jours. En fait, elle avait le sentiment qu'elle abandonnait son chat et ça réveillait chez elle sa propre blessure d'abandon. Le problème urinaire parle de territoire, mais très souvent en dessous, on va retrouver une grande insécurité de ne pas avoir mon territoire, en fait, sécure. Très souvent, dans les problèmes urinaires sévères, on va retrouver des problèmes d'abandon.
L'identification à un enfant, bien sûr, hein. Donc, nos enfants très souvent sont des déclencheurs, c'est-à-dire que soit dès la naissance parce que ben voilà, hop, ça y est, l'enfant arrive et ça nous rappelle toutes nos blessures d'enfance. Les accouchements aussi vont très souvent réveiller les mémoires des femmes. Mais voilà, par exemple aussi, ça peut être quand l'enfant atteint un âge critique, par exemple 2 ans, 3 ans, où moi j'ai vécu un fort traumatisme en me projetant sur mon enfant. Et là, ce qui peut être intéressant à regarder, c'est le sexe. Parce que parfois, ben si je suis une femme, ça va pas se déclencher avec le premier enfant si c'est un garçon, mais avec le deuxième parce que c'est une fille qu'elle est du même sexe que moi. Le sexe, le rang de fratrie, le décès d'un parent aussi, c'est assez surprenant. C'est-à-dire que parfois, quand le parent meurt, il arrive qu'on récupère la charge émotionnelle du parent. Donc, on va se mettre à avoir les mêmes symptômes que lui, ou alors que il y a des symptômes qui se déclenchent parce que, enfin en tout cas, ça, c'est ce que j'ai identifié, hein, je suis toujours en recherche, que toutes les problématiques relationnelles qu'on n'a pas réglé avec le parent vont se réveiller au moment où le parent part parce qu'en fait, il n'y a plus de possibilité, en fait, de tout ce qu'on avait gardé en se disant "peut-être un jour j'en parlerai" et cetera.
Les dates anniversaires, bien sûr, ça, ça arrive. Par exemple, il y a ce monsieur, c'était très surprenant aussi. Il avait plus de 60 ans passés quand je l'ai vu en consultation et il faisait une pneumopathie tous les ans au mois de novembre depuis, je sais plus, la vingtaine. Et en fait, on a découvert, il venait de mettre la main sur son livret de famille, il y avait 65 ans quelque chose comme ça. Et il a découvert qu'en fait, il avait un frère aîné. C'était un secret de famille. Il n'y a rien de pire que les secrets de famille. Si vous avez des secrets de famille, surtout parlez-en, hein. Dès que vos enfants sont en âge d'entendre les choses. Voilà. C'est le fantôme dans le placard. Donc, il découvre qu'en fait, il avait un frère aîné, premier de la fratrie, qui était mort à la naissance d'une circulaire du cordon au mois de novembre. Et ce frère aurait dû, je vais prendre un nom, aurait dû s'appeler Pierre et et ce cette personne qui m'a consulté s'appelait Pierre. Et et donc, on a travaillé, on a travaillé sur cet enfant dont le deuil n'avait pas été fait, en fait, hein. C'était vraiment un fantôme dans la famille et il, après, je l'ai vu à peu près 3 ans, il n'avait plus fait de pneumopathie. Donc, c'est c'est surprenant.
Bon, après, voilà, il y a, j'ai mis trois petits points parce qu'il y a beaucoup de déclencheurs possibles. Donc, l'origine possible du choc programmant, donc vous l'avez vu, bah c'est souvent dans l'enfance, très, très souvent. Par exemple, ces femmes qui font des cancers du sein, je fais un peu un fil rouge, bah très souvent, en fait, elles ont ce qu'on appelle le syndrome du sauveur. Elles sont dans l'oubli de soi, dans une posture sacrificielle. Et en fait, très souvent dans l'enfance, elles ont été mises dans ce rôle de sauveur parce que elles avaient, par exemple, un parent dépressif. Donc, elles avaient pas de parents, mais il fallait s'occuper du parent, elle pouvait pas, ou alors il y avait un frère ou une sœur handicapée. Voilà.
La vie, la naissance, on l'a vu par exemple avec cet homme qui fait de l'urticaire déclenché par un divorce en lien avec sa naissance. La vie intra-utérine. Donc, là, les exemples, c'est pléthore, mais je vais aussi faire un fil rouge avec l'appareil locomoteur. Par exemple, les personnes qui font beaucoup de tendinites, de blessures de l'appareil locomoteur en général, mais de tendinites en particulier, sont des personnes qui sont tendues vers la perfection, tendues pour prouver que j'ai de la valeur. Donc, on va retrouver beaucoup tendinites d'épaule, tendinites de coude, tendinites de poignet, tendinites d'Achille. En fait, souvent ce qu'on va retrouver dans les mémoires, c'est des mémoires d'enfants non désirés. Enfants non désirés, voilà, c'était pas le bon moment. Les parents ne voulaient pas d'enfant. Donc, ou encore beaucoup m'a retrouvé, j'étais, j'étais un garçon mais on voulait une fille, ou j'étais une fille, on voulait un garçon. Donc, la croyance, ça va être que quoi que je fasse, en fait, je pourrai jamais répondre aux attentes du parent. Quoi que je fasse, je serai jamais satisfaisant. Mais malgré tout, besoin en fait d'être aimé, accepté, que je vais faire, je vais faire mon maximum pour essayer de prouver que je vaux quand même la peine d'être gardé, quoi.
Le transgénérationnel, bien sûr, le programmant peut être en transgénérationnel. J'avais pensé à des exemples intéressants. Il y a ce, oui, il a ce monsieur par exemple qui fait une fracture du deuxième orteil. Donc, les orteils, souvent, ça va représenter notre place dans la fratrie. On a tous ces orteils qui sont collés ensemble, c'est les membres de la famille. On est dans, coincé dans la même chaussure, là. Et donc, je lui dis, donc on est sur l'os, fracture de l'os, dévalorisation profonde de soi, de son identité. Et je lui dis "C'est c'est quoi le deuxième pour vous ?" Il me dit "Ben moi, je suis le deuxième." Alors, "Mais le deuxième, non, c'est pas bien, deuxième. Moi, je voulais être le premier en fait parce que je suis sûre que c'est parce que je suis le deuxième que ma mère elle m'aime pas." Et son grand frère, d'ailleurs, le dévalorise en l'appelant le "titi". Donc, lui, il se dévalorise d'être le deuxième enfant. Il pense que pour ça, il est mal aimé. Et si on regarde dans le transgénérationnel, et bien son grand-père paternel ne voulait pas de deuxième enfant. Et quand sa femme, donc la grand-mère de ce monsieur, a été enceinte du deuxième, il l'a chassé. Et cet enfant, c'était le père du monsieur qui consulte.
On a aussi cet exemple que j'ai vu récemment, c'est une femme qui consulte pour la rosacée. Je sais pas si vous savez ce que c'est la rosacée, ces personnes qui ont des flushs, qui rougissent très facilement. Au début, ça peut être, voilà, temporaire, contextuel, puis après, ça peut devenir même permanent. Les gens ont les joues rouges, ils ont des petits vaisseaux. En fait, ça, c'est "Je honte de mon identité face au regard des autres. Je voudrais me cacher, un sentiment de honte par rapport à sa propre identité." Et là, cette personne, sa grand-mère, en fait, était allemande et son grand-père s'était marié avec sa grand-mère à la sortie de la guerre mondiale. Et en fait, c'était la honte absolue, en fait, d'être allemand en France à cette époque-là. Et donc, cette femme avait dû changer de prénom. Elle avait, elle était victime de moqueries, de jugement. Donc, elle portait la honte de sa grand-mère.
Bon, on a aussi les vies antérieures, mais ça, je vais pas, je vais pas développer parce que alors au moment de ces chocs programmant, ben bien souvent, il y a des croyances qui se mettent en place, hein. Donc, là, j'en ai mis quelques-unes. Voilà, un enfant non désiré va partir dans la vie avec la croyance que "Je ne vaux rien, je n'ai pas de place." Si on grandit dans une famille très nombreuse et que les parents n'ont pas de disponibilité pour nous, "Les hommes sont dangereux aussi." Voilà. Et ces croyances, ben elles vont attirer à nous des expériences. Qu'on est créateur, hein. On va vibrer cette énergie et puis alors, donc la personne va vivre les mêmes types d'expériences, puis elle va se dire "Ah ben, j'ai bien raison de penser ça, bien raison de penser que les hommes sont dangereux. Encore un." Et puis, bah ça va être un cercle vicieux. Donc, après, bah la croyance va se renforcer et puis, et puis on va attirer encore à nous le même type d'expérience. Donc, ça va faire des schémas répétitifs. Ce que nous attirons ne vient jamais de l'extérieur mais de ceux qui nous habitent. Et là, je fais le parallèle aussi avec l'habitation, hein. Rose et Gill en parlent beaucoup, hein. L'habitation est à notre reflet, en fait, hein. Tout se passe à l'intérieur de nous. Et donc, les situations vont se répéter jusqu'à ce que la personne comprenne, bah que c'est elle le dénominateur, le dénominateur commun de toutes ces expériences. Voilà, jusqu'à ce qu'elle y arrive, à en prendre conscience et aller regarder ses blessures.
Alors, comment ça se passe ? Quelques clés, on va dire, hein, parce que ce serait bien prétentieux de croire savoir comment la guérison arrive. Déjà, la guérison, ça peut se passer en un instant, comme ça peut être le chemin de toute une vie ou de plusieurs vies. On peut avoir une maladie, notre âme peut avoir demandé à vivre une maladie pour l'expérience, en fait, de tout ce que ça va nous apporter, hein. Il y a des gens qui choisissent de naître avec un handicap, pour vivre le handicap et cetera. Il y a, il y a plein de choses qui nous dépassent, en fait, hein. Mais bon, si je peux donner quelques informations sur la guérison parce qu'il y a souvent des guérisons en décodage biologique, hein. Donc, je parlerai du chemin de guérison. Tout d'abord, évidemment, il faut reprendre son pouvoir. Donc, on n'est pas victime de notre corps, on n'est pas victime de la maladie et le fait de mettre du sens sur la maladie, encore une fois, nous permet de refaire le lien avec notre corps, de faire la paix avec notre corps, de comprendre qu'il n'a jamais été notre ennemi. Ça permet de redevenir acteur de notre santé. Et je rappelle, quelle que soit l'approche, que personne ne guérit personne. Seule la personne a le pouvoir de se guérir. Et que même s'il y a une intervention extérieure, bien en général, cette intervention extérieure s'accompagne d'une prise de conscience. Et le thérapeute, il est comme un jardinier, en fait, qui va mettre ses outils, sa présence au service de la personne, enfin au service de la graine pour l'aider à pousser. Mais il n'y a que la graine qui peut pousser. En fait, ça sert à rien de tirer sur la tige comme ça. En fait, on risque plus de la brutaliser.
La transformation, comment elle survient en décodage ? Ben, d'abord, il y a cette prise de conscience, en fait. OK, en fait, mon corps exprime ça. Donc, on comprend le sens du symptôme, on en redevient responsable. Et le plus gros du travail, c'est de ressentir, en fait, l'émotion qui avait été refoulée. Et ressentir, ça ne se passe pas dans la tête, en fait, ça se passe dans le corps. C'est qu'on peut faire des années de psychothérapie et de psychanalyse, peut-être qu'on aura compris pourquoi on a mal, mais on aura toujours mal, en fait, tant que ça reste dans la tête. Donc, ça, c'est une particularité du décodage, c'est qu'on va amener la personne dans des moments concrets, en fait. OK, racontez-moi cet événement quand vous avez perdu votre enfant, mais pas avec la tête. Vas-y, rentre dans l'événement. C'était quelle heure ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Et là, qu'est-ce que tu ressens ? Et la phrase qu'on répète, mais un milliard de fois en décodage biologique, c'est "Qu'est-ce que tu ressens ?" Mais "Qu'est-ce que tu ressens ?" Et "Qu'est-ce que tu ressens ?" Et là, quand tu penses ça, qu'est-ce que tu ressens ? Et quand il se passe ça, qu'est-ce que tu ressens ? Et reste dans ton corps. Et donc, ça va permettre à la personne de sortir de l'isolement de cet instant-là où elle s'était, où elle s'était verrouillée, en fait. Elle avait enquisté des parelles, hein. Bon, là, je peux rejoindre la conférence de monsieur Drôau. Tout est relié, en fait, hein. Là, on parle de l'émotionnel, mais bien sûr qu'on a des corps énergétiques. On a le corps physique, le corps éthérique, le corps astral qui est aussi le corps émotionnel. On a le corps mental, on a le corps causal, on a le corps spirituel et tout ça. Quand la maladie est là, c'est sûr qu'elle était déjà là avant dans les corps et c'est sûr qu'on va retrouver des formes pensées et cetera. Et quand on va amener la personne à exprimer l'émotion, on va permettre à ces ces ces ces kistes à la fois dans le corps et à la fois dans les corps émotionnels de se dissoudre. En fait, tout est relié, en fait, hein. On ne peut pas négliger et tout est interrelié.
Donc, pour sortir la personne de son isolement, en général, c'est pour ça qu'elle a besoin d'un thérapeute, c'est qu'il va y avoir besoin de sécurité. En général, si les personnes ont refoulé l'émotion, si elles n'y vont pas, c'est parce que c'était trop douloureux et c'est que quand elles ont vécu le trauma, en fait, elles n'avaient pas les capacités, en fait, de traverser ça. Donc, elles ont mis de côté, souvent, c'est des mécanismes de survie. Mais là, quand la personne est adulte, voilà, il n'y a qu'elle qui peut faire ce chemin, il n'y a qu'elle qui peut faire ce travail. Même si papa, maman ont été responsables de ça et ça, une fois qu'on est adulte, on est seul face à nous-même, en fait. Et donc, on va permettre à la personne de, c'est comme si on lui tenait la main, en fait, qu'on lui disait "On est là et on va, on est là, on t'accompagne, vas-y, tiens en sécurité, tu peux ressentir." Donc, il va y avoir besoin de compassion, de reconnaissance. Ah, si quelqu'un est là, un regard extérieur et reconnaît que j'ai souffert à ce moment-là, ça veut dire que ma souffrance a existé. C'est que bien souvent, quand la personne n'a pas été entendue et reconnue dans sa souffrance, il y a même une part de son mental qui préfère croire que ça n'a pas existé. Ça va être souvent les problèmes dans les ancêtres, par exemple. Il y a tellement d'interdits autour de ça. Et donc, les mots, on va amener la personne à mettre des mots, en fait, sur ce qu'elle a ressenti à ce moment-là. Et les mots, ça va être vraiment, il y a vraiment des gens qui expriment ça comme des clés, quoi. Ah, c'est comme si tout d'un coup, le mot, ah, j'ai dit le mot qui exprime précisément ce que je ressentais. Et là, il y a quelque chose qui se libère. C'est "Je suis soulagée de ma douleur."
Et donc, j'ai beaucoup utilisé le terme ressenti dans cette conférence. En fait, le ressenti, on utilise beaucoup ce mot en décodage biologique. L'émotion, en fait, si on parle d'émotion, l'émotion, c'est assez vague, en fait. C'est vaste. Selon les écoles, il y en a quatre ou cinq, quoi. La peur, la joie, la tristesse, la colère. Mais le ressenti, c'est bien plus précis. L'image, le le l'émotion, c'est le grand tableau, c'est l'image et le ressenti, c'est le pixel. Et en fait, on va accompagner la personne à exprimer le pixel. Vous voyez là, par exemple, il y en a une infinité de ressentis, en fait. Envahi, impuissant, déplacé, étouffé, souillé, vide. Donc, donc exprimer l'émotion qui avait été refoulée et puis connecter ses ressources et nourrir les besoins. C'est que une part de nous est restée coincée à l'âge qu'on avait au moment du conflit programmant. Mais une part de nous a grandi avec plein d'expériences et de ressources positives et utiles. Et donc, voilà, avec des méthodes de visualisation, d'ancrage ou après, il y a plein d'approches, en fait, hein, la médecine symbolique avec les baguettes qui vont indiquer des symboles qui vont nous aider à solutionner. Donc, on va aller nourrir les besoins qui n'ont pas été nourris et puis, il va falloir identifier et transformer les croyances limitantes. Souvent, nous, on va le faire au moment où la personne a exprimé l'émotion, où on a apporté les ressources et là, OK, maintenant, qu'est-ce que tu peux te dire de nouveau maintenant sur toi, sur la vie ? Ah, mais en fait, j'ai de la valeur. Ce n'est pas parce que maman n'était pas prête à m'accueillir que en fait, je ne vaux rien. En fait, je suis une personne merveilleuse, je suis digne d'être aimée. Ah, mais en fait, en fait, la vie vaut la peine d'être vécue. Voilà. Et ça peut demander parfois un travail profond sur ses valeurs, sur son identité. Par exemple, quand en tant que femme, on s'est identifié à son rôle de mère, que que on a la croyance qu'on existe que parce qu'on s'occupe des autres, il va falloir trouver d'autres valeurs. Et puis parfois, voilà, une fois qu'il y a eu la prise de conscience et cetera, ça peut demander de poser des actes aussi dans sa vie. Si on a atteint un niveau vibratoire supérieur, que on a changé d'état de conscience, on peut peut-être pas rester dans le même lieu de vie ou dans le même travail et cetera.
Ah, je vous ai dit l'essentiel. Il est possible que vous vous posiez plein de questions, vous disiez "Ah oui, mais moi, j'ai ce symptôme là, pas du tout parlé. Ah, moi, j'ai cette maladie, j'aimerais trop comprendre et cetera." Donc, vous pouvez consulter un spécialiste évidemment. Si vous avez juste envie comme de consulter un dictionnaire, comme on ouvre le dictionnaire de Jacques Martel, moi, j'ai une chaîne YouTube où j'ai plus de 200 vidéos que j'ai classé en playlist appareil par appareil et où je traite les principaux symptômes et maladies les plus courantes. Donc, voilà, vous pouvez aller voir cystite, entorse de cheville, lumbago, acné. Voilà, déjà vous avez pas mal de ressources disponibles et puis voilà, je terminerai par cette citation de Carl Gustav Jung qui nous rappelle que la maladie comme d'autres crises de vie est un levier d'évolution. Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d'indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie. Et donc, je vous remercie beaucoup pour votre écoute.
[Applaudissements]