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Après des antibiotiques, votre microbiote met jusqu'à 4 ans à récupérer — voici quoi faire

Nutri-Logics & Nr&d - Cedric Lapauw1:36:49

Transcription

Allez, on va commencer. Ben vous le savez, hein, vous l'entendez souvent cette phrase : les antibiotiques, c'est pas automatique. Et en réalité, bah, la question, c'est pas toujours de savoir s'il faut ou non prescrire des antibiotiques. C'est surtout de savoir comment en limiter l'impact sur le terrain. Et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui.

Euh, les antibiotiques, bien qu'indispensables dans certaines situations, peuvent induire des perturbations profondes, euh, et là, on va le voir, du microbiote. Alors, la vraie question, bah, ça devient : quels sont les bons leviers activés pour protéger et accompagner, restaurer le microbiote ? Et quelles sont les stratégies réellement validées par la science et applicable en pratique ? Ben, c'est exactement ce que nous allons voir ce soir avec une approche à la fois scientifique, mais aussi, nous l'espérons, tous concrète et directement transposable avec vos patients ou vos accompagnants.

Alors, c'est pour ça que j'ai le plaisir d'accueillir, une fois n'est pas coutume, Christian Boyer, qui est docteur en biologie de la santé, en physiologie humaine, ou nutritionniste spécialisé dans le microbiote. Il est également chargé de formation auprès de DFM, et j'ai la joie de l'avoir aussi comme membre de l'équipe scientifique Nutrilogic.

On tu dis pas tous les jours. Non, c'est vrai. Vous le connaissez pour sa capacité à faire, bah, le lien entre la littérature scientifique et la réalité de terrain clinique. Et c'est exactement ce que nous allons voir ce soir sur ce sujet. C'est bien ça qui est très important. Christian, merci d'être avec nous, et je te laisse la parole.

Parfait. Et ben, euh, après cette petite introduction de de Cédric, euh, donc on va voir, accrochez-vous, euh, vous allez voir, c'est, vous allez apprendre, vous allez voir plein, plein d'informations. Donc là, on est sur, on est sur une, une heure de, de webinaire, vous allez voir, qui va être fort intéressant, puisque, euh, au-delà de, au-delà de parler, donc, un petit peu au départ, on va parler un petit peu des antibiotiques et des effets qu'ils peuvent avoir sur le microbiote.

Euh, alors après, faut pas tout le temps voir les choses comme manière négative. On utilise bien, par exemple, dans certaines problématiques comme le SIBO, en population bactérienne de l'intestin grêle, on utilise bien certains antibiotiques pour essayer de, de réduire cette population. Donc, il peut, quand on utilise un antibiotique, il y a quand même un but derrière. Euh, par contre, effectivement, c'est important de connaître, bah, les effets que ça peut avoir sur le microbiote. Euh, d'avoir aussi notion de quels sont les antibiotiques potentiellement les plus problématiques, euh, pour faire déjà attention quand on les donne, voir s'il y a pas des fois des alternatives, et ensuite pouvoir comprendre comment est-ce qu'on peut essayer de, de limiter les impacts. J'aimerais bien de limiter, parce que les, les annuler totalement, c'est impossible. Mais en tout cas, il y a beaucoup de choses à faire pour se protéger justement des effets que peuvent avoir les antibiotiques lorsqu'ils sont nécessaires et qu'on doit les prescrire.

Euh, et vous verrez que dans ce que je vais vous parler, on est bien loin de l'approche : "Ah ok, antibiotique égal, il faut prendre des probiotiques." Vous verrez que c'est pas forcément la, d'ailleurs, la truc le plus, c'est ce qui nous vient en premier idée comme étant le plus logique. Vous verrez que c'est pas forcément ce qu'il y a de mieux à faire. Tout dépend aussi du type de probiotique. Et donc, je vais vous montrer finalement, qu'est-ce qu'il y a autour des probiotiques, tout ce qu'on peut conseiller justement, et qui est des fois plus pertinent pour protéger son microbiote.

Alors, petite intro du coup sur les antibios. Donc ça, je passe très vite. Vous savez sûrement ce que ce que c'est qu'un antibiotique, hein. Ça vient du grec "anti" contre et puis "bios" la vie. Donc, c'est contre la vie, euh, effectivement, et donc contre la vie, contre la vie bactérienne, et puis un petit peu aussi contre la vie humaine, puisque vous savez que nous sommes un holobionte et nous sommes à moitié bactériens et à moitié, à moitié, à moitié humain. Donc, du coup, quand on s'attaque à notre flore bactérienne, on s'attaque un petit peu à nous.

Donc, un antibiotique, c'est une molécule qui a la capacité de tuer ou d'inhiber la croissance des bactéries. C'est important aussi de, de comprendre. Euh, certains vont agir sur l'inhibition de la croissance et pas directement, pas directement les tuer les bactéries. Il n'y a pas d'effet sur les virus, ça, c'est sûr. Pas d'effet non plus sur les champignons et les levures. C'est-à-dire que, bah, si on veut cibler un Candida par exemple, un Candida albicans, c'est un antifongique qu'il faut, pas antibiotique.

Certains antibiotiques sont antiparasitaires sur les protozoaires, pas sur les, pas sur les helminthes, mais certains ont effet sur les parasites. C'est notamment principalement la famille des nitroimidazoles, donc le métronidazole, le tinidazole par exemple, ils ont des effets sur les protozoaires, notamment le Giardia, le Blastocystis. Certains antibiotiques peuvent être efficaces sur les archées méthanogènes d'ailleurs, comme le métronidazole, mais la plupart sont inefficaces. On verra pourquoi.

Euh, dans les antibiotiques, ils sont classés par famille chimique. C'est basé sur la structure moléculaire et aussi par leur mécanisme d'action. Euh, exemple, ben, on a la famille, euh, connaissez sûrement, des bêta-lactamines, où on retrouve la sous-classe des pénicillines. Et, euh, dans les mécanismes d'action, bon, on peut avoir un mécanisme d'action, par exemple, l'inhibiteur de la synthèse protéique.

Alors, justement, dans la classification des antibiotiques, vous verrez, il y a un certain nombre dont on va, dont on va un petit peu reparler ensuite. On a, euh, donc la famille des bêta-lactamines, ça vous les connaissez sûrement. Bien, qu'on retrouve dedans, l'amoxicilline, euh, fait partie de la sous-classe des pénicillines. Euh, donc les bêta-lactamines, par exemple, leur cible, leur mécanisme de fonctionnement, c'est l'inhibition de la synthèse de la paroi bactérienne. Donc, la synthèse de ce qu'on appelle le peptidoglycane.

On a la famille des, ce qu'on appelle les MLS, donc macrolides, lincosamides et streptogramines. Dans les macrolides, on retrouve notamment l'azithromycine. Ça, c'est aussi un antibiotique qui est assez courant, qu'on, qu'on connaît bien. Euh, cette famille-là agit sur l'inhibition de la, la sous-unité de la synthèse, du coup, de la sous-unité du, du 50S du ribosome.

On a tout ce qui est tétracyclines, les fluoroquinolones. Donc, ça, c'est une famille. Alors, il y a un petit, il y a un petit attention, parce que ce sont des familles d'antibiotiques qui, dont les effets secondaires peuvent être extrêmement graves, puisque, ils peuvent amener jusqu'à, jusqu'à la mort. Alors, évidemment, c'est pas, c'est pas tout le monde, mais il y a des, il y a quand même un certain nombre d'effets secondaires extrêmement importants avec ces antibiotiques-là. Donc, vraiment prudence avec les fluoroquinolones, notamment la ciprofloxacine. Euh, voilà.

On a d'autres classes, c'est sûrement comme les aminoglycosides, où on trouve la paromomycine. Paromomycine qui est notamment utilisée pas mal en Belgique, on n'a pas en France, mais en Belgique, c'est un, c'est un peu le, l'antibiotique remplaçant de la rifaximine, qu'on utilise justement dans les cas notamment de, par exemple, pour le, pour le SIBO.

Je passe. Donc, on a aussi cette famille des nitroimidazoles. Ça aussi, normalement, vous les connaissez bien, notamment le métronidazole qui est le Flagyl. On retrouve aussi dedans le tinidazole. Et c'est dans cette famille-là des nitroimidazoles qu'on retrouve notamment les antibiotiques qui sont, euh, efficaces contre des, des protozoaires. Là, la cible, ça va être plutôt, euh, une altération de l'ADN, justement, des bactéries.

On a aussi la famille des rifamycines, où on retrouve dedans la rifaximine, dont on reparlera un petit peu plus tard, qu'on essaie sûrement, cet antibiotique-là, parce qu'on en parle notamment dans le cadre du SIBO. Et là, on est sur des mécanismes justement de la famille des rifamycines sur l'inhibition, la transcription de l'ADN. En fait, ça vient, euh, inhiber l'ARN polymérase, donc des bactéries.

Donc, voilà, c'est vraiment pour vous parler un petit peu, euh, des différentes familles d'antibiotiques. Vous verrez qu'ensuite, on, on va revenir sur certaines familles, et ça sera notamment la famille des rifamycines avec la rifaximine, la famille des nitroimidazoles avec le métronidazole et le tinidazole, et voilà, je parlerai aussi de nouveau des macrolides, azithromycine. Je vous parlerai un petit peu des bêta-lactamines et des fluoroquinolones. On reviendra sur ces, sur ces familles ensuite.

Alors, on peut aussi, euh, classer en quelque sorte les antibiotiques selon, euh, leur caractère, euh, lipophile ou hydrophile. Hydrosoluble, c'est soluble dans l'eau. Lipophile, c'est soluble dans le, dans le gras. Donc, au niveau, le fait qu'un antibiotique soit lipophile ou hydrosoluble, ça va avoir des conséquences sur certaines de ses propriétés, notamment l'absorption. Euh, elle est, euh, plutôt, on va dire, quand je dis bonne, il y a une meilleure absorption de ces molécules-là, et donc notamment une plus grande diffusion tissulaire des antibiotiques qui sont lipophiles. Euh, général. Alors, il y a quelques exceptions, je vous reparlerai après. La rifaximine, qui elle est un antibiotique qui n'est pas absorbé, il reste uniquement au niveau du tube digestif et particulièrement au niveau de l'intestin grêle. Euh, voilà, lui ne sera pas un antibiotique systémique, donc absorbé. Mais sinon, généralement, les lipophiles ont une bonne absorption.

Euh, l'élimination, euh, des lipophiles, ben, c'est plutôt biliaire. Celle des hydrosolubles, plutôt rénale. La demi-vie des antibiotiques lipophiles est plutôt longue, et plutôt courte pour l'hydrosoluble. Ce qui fait que souvent, les antibiotiques hydrosolubles, on les administre, par exemple, trois fois dans la journée, alors que le lipophile, exemple des macrolides comme l'azithromycine, on donne qu'une seule fois par jour.

L'impact sur le microbiote. C'est là où, pourquoi je vous parle, c'est pas pour vous embêter avec toutes ces histoires de classification et de paramètres, mais c'est parce que aussi le fait qu'un antibiotique soit lipophile, il y a un impact plus important d'une manière générale, hein. Ça, je vous détaille pas après antibiotique par antibiotique, mais d'une manière générale, on considère que l'impact des antibiotiques lipophiles sur le microbiote est plus important que les hydrosolubles.

Alors, dans les hydrosolubles, voilà des exemples d'antibiotiques : amoxicilline notamment, la gentamicine, la vancomycine. Dans les lipophiles, on trouve l'azithromycine, qui est un macrolide, la ciprofloxacine aussi, qui est une fluoroquinolone. Euh, l'azithromycine a une très longue demi-vie, puisque environ 70, hein. Donc, c'est quasiment 3 jours, sa demi-vie, hein. Donc, c'est, c'est extrêmement long, quand certains antibiotiques hydrosolubles, les demi-vies peuvent être de quelques heures.

Et donc, pourquoi les antibiotiques lipophiles, généralement, plus d'impact sur le microbiote ? Qui persiste plus longtemps dans l'intestin. On a élimination de l'antibiotique via la bile, et on a aussi des fois, bon, des cycles aussi, des fois, de, de réabsorption. En tout cas, euh, le fait qu'il passe déjà au niveau digestif, il est absorbé, il est rééliminé via la bile, bah, évidemment que au niveau digestif, il y aura un, un, une persistance et un contact plus important de l'antibiotique au niveau du microbiote.

Alors, un petit mot maintenant sur, euh, les antibiotiques et les effets qu'ils peuvent avoir sur certains parasites. C'est pour, voilà, pour vous donner un peu de la, on va dire, de la connaissance sur sur les, sur les antibiotiques, et je vais vous faire un peu ce déroulé rapide de comment est-ce que les antibiotiques peuvent agir sur la flore, sur le parasitome, comment ils peuvent agir sur le mycobionte, donc la partie fongique, comment ils peuvent agir sur la partie bactérienne, et cetera. Donc, on va voir ça, euh, on va voir ça maintenant.

Donc, dans les antibiotiques, on a, comme je vous ai dit, les certaines classes, donc les nitroimidazoles, euh, qui sont efficaces sur les parasites, notamment les protozoaires. Il y a le tinidazole notamment, qui est un antibiotique qui est efficace, du coup, sur le Giardia duodenalis, qui est un parasite de l'intestin grêle, très, très problématique. Le Giardia peut d'ailleurs amener au développement d'un SIBO.

Oui, voilà, donc études qui comparent notamment le métronidazole, tinidazole. Il s'avère que le tinidazole serait plus efficace, euh, et avec moins d'effets secondaires que le métronidazole sur le Giardia. Euh, vous voyez ici une étude qui a montré qu'une dose unique de tinidazole est beaucoup plus efficace pour le traitement de la giardiase que 3 jours de métronidazole. Donc, vous imaginez bien que, voilà, 1 jour de tinidazole, ça, OK, c'est un antibiotique, mais sur une prise sur une journée, l'impact sur le microbiote sera évidemment plus faible que 3 jours de métronidazole. En plus, le métronidazole est beaucoup plus fort. Donc, vous voyez déjà, quand, quand on, on peut, on a une problématique de parasite et qu'on doit utiliser de la allopathie, ben, déjà, on peut faire des choix des fois plus éclairés et mieux orientés, et choisir, bah, dans ce cas-là, par exemple, plus le tinidazole que le métronidazole, il y aura moins d'impact sur le microbiote, et on aura en plus une meilleure efficacité pour se débarrasser des parasites.

Notre étude, voilà, qui a montré que le tinidazole était, était plus efficace pour éradiquer le Giardia que le métronidazole. Ça, ça maintenant, vous le savez. Euh, par rapport à un autre parasite qui est un protozoaire, donc là, le Blastocystis hominis, qui lui est plutôt un parasite du côlon. Vous voyez des études qui montrent que finalement, ce métronidazole, qu'on a tendance à beaucoup utiliser pour le Blastocystis, pourrait être inapproprié comme un traitement de, de première ligne, parce que ça pourrait augmenter le nombre de parasites en fait, viables, euh, et en fait, promouvoir leur transformation dans des, dans des formes qu'on dit granulaires, qui sont plus résistantes, euh, et plus problématiques. Et donc, le, semble être une meilleure, une meilleure alternative justement pour ces problématiques de parasitose à Blastocystis.

Euh, notre notre antibiotique qui est la paromomycine, on va en parler tout à l'heure, euh, il semblerait que, euh, la paromomycine aurait une efficacité d'éradication du Blastocystis assez élevée, 77 %, voyez, comme contre seulement 38 % pour le métronidazole. Donc, la paromomycine pourrait même être meilleure que le tinidazole pour le Blastocystis. Ferme la parenthèse. Voilà, antibiotique et protozoaires, c'était un peu, voilà, pour vous ayez un petit peu des connaissances sur certains, euh, et justement, bah, lesquels semblent être les, les plus indiqués pour certaines problématiques de parasitose.

Petit mot sur antibiotique et SIBO hydrogène. Alors, il y a plusieurs antibiotiques qui peuvent avoir un effet, alors quand je dis positif, c'est une efficacité dans la réduction de la population bactérienne de l'intestin grêle. Les plus prescrits dans le cadre du SIBO et dans les preuves d'efficacité sont reconnus par des études et aussi par la pratique, c'est la rifaximine et le métronidazole. Euh, donc, cependant, il y a quand même, voilà, un certain nombre d'études qui montrent que la rifaximine est plus efficace que le métronidazole pour traiter le SIBO.

Vous voyez notamment ici que la rifaximine, on a des éradications de la population qui montent jusqu'à 80 %, alors que le métronidazole, on est plutôt à 50 %. Donc, voilà pour, parce qu'il y a sûrement des Belges aussi parmi nous, et pour faire plaisir, pour faire plaisir aussi ça à Cédric. Donc, en Belgique, il y a, c'est souvent la paromomycine aussi qui est utilisée, euh, en remplacement de la rifaximine. Il y a pas d'études paromomycine SIBO. Donc, vous donner les niveaux d'efficacité par rapport à la rifaximine, je peux pas vous donner un chiffre de, de ce que j'ai pu voir sur quelques personnes qui auraient pris la paromomycine. Ça semblerait peut-être être un petit peu moins efficace que la rifaximine, mais ça peut être une alternative en tout cas intéressante, plus intéressante que le métronidazole.

Antibiotique et archées. Donc, je vous parlais un petit peu de justement, des antibiotiques et de, de leur effet sur la, sur la population des archées méthanogènes. Quand on a une surpopulation d'archées méthanogènes, d'ailleurs, il y a, on appelle ça un IMO, pour Intestinal Methanogen Overgrowth. Et donc, du coup, c'est une condition, euh, qui peut être problématique et qui peut amener notamment à des troubles digestifs, constipation, ballonnement, et cetera, chez certaines personnes. Donc, le SIBO, c'est pour une surpopulation de bactéries dans l'intestin grêle qui produisent de l'hydrogène. Et c'est pour définir une surpopulation d'archées qui elle peut être annexée dans l'intestin grêle comme dans le côlon.

Donc, pourquoi, en fait, les, c'est-à-dire, vous allez voir que les antibiotiques, les antibiotiques, c'est contre les bactéries. Les archées ne sont pas tout à fait des, des bactéries. Donc, la plupart des archées méthanogènes résistent à de nombreux antibiotiques. Je vais expliquer pourquoi. C'est, c'est bien de, de comprendre. C'est que la paroi bactérienne, elle contient, euh, voilà, notamment du, du certains antibiotiques agissent, euh, en inhibant la synthèse du peptidoglycane, la paroi bactérienne, et ce peptidoglycane n'est pas présent dans la paroi des, des archées. Donc, tous les antibiotiques qui agissent sur la synthèse du peptidoglycane, notamment la famille des bêta-lactamines, comme la famille, tout ce qui est famille des pénicillines, ça ne va pas agir sur les archées, parce que ça cible quelque chose qui n'est, qui n'est pas présent.

Euh, donc, les certains antibiotiques ciblent les ribosomes bactériens. Les ribosomes des archées ont une forme différente des ribosomes bactériens, des protéines qui sont un peu spécifiques aux archées. Donc, idem, si ça cible les ribosomes bactériens, ça, ça peut avoir moins d'efficacité sur les ribosomes des archées. Et aussi, ben, il y a certains antibiotiques qui agissent sur des enzymes bactériennes, et ces archées ont un métabolisme différent, euh, des bactéries. Ils ont un certain nombre d'enzymes aussi différentes que celles des bactéries. Donc, en fait, on se rend compte que beaucoup de cibles d'antibiotiques, ça cible des choses qu'on a chez les bactéries, pas chez les archées.

En plus, la membrane des archées est moins perméable aux antibiotiques. Ils ont plus de mal à pénétrer. Donc, ça aussi, ça peut expliquer le fait qu'elle résiste mieux. Euh, et d'ailleurs, pour info, dans les, les, euh, dans la membrane des archées, on retrouve des chaînes, on appelle des chaînes isoprénoïdes, euh, qui sont des, des lipides un peu particuliers. Et en fait, les archées, les bactéries ne possèdent pas cet enzyme-là, mais les archées, elles ont une HMG-CoA réductase comme nous. Donc, nous, l'HMG-CoA réductase, c'est notamment la cible des statines, hein, quand on veut faire baisser la synthèse du cholestérol. Et donc, du coup, les archées, elles ont aussi une HMG-CoA réductase, euh, qui est sensible aussi aux statines, euh, mais pas aux statines que nous, on, que nous, on prend, puisque, elles sont, les statines que nous, on prend, elles sont très rapidement absorbées et en fait, elles restent pas dans le tube digestif. Donc, du coup, elles n'ont quasiment pas d'impact sur les archées, mais il y a des traitements qui sont en cours de développement pour l'IMO, c'est passé même en phase 3 clinique, donc chez l'homme, et on, on développe des statines qui ne sont pas absorbées, du coup, qui ne vont pas agir sur la baisse du cholestérol de l'hôte, mais qui vont rester au niveau digestif et qui vont justement perturber la synthèse des parois bactériennes des archées. Donc, vous voyez, c'est intéressant de, de savoir ça, puisque du coup, ben, nouveau super médicament qui sortira d'ici peut-être quelques années, alors sûrement avant aux États-Unis, avant que ça vienne chez nous, mais ça sera une statine, euh, qui ne sera pas absorbée.

Il y a de nombreuses études qui montrent que notamment, il y a une étude ici, que chez les patients qui ont un historique d'utilisation d'antibiotiques, on retrouve une association avec une augmentation des méthanogènes. Donc, le fait de prendre des antibiotiques tend à sélectionner les méthanogènes, surtout si on utilise ceux qui ne sont pas, vous avez vu que un grand nombre d'antibiotiques n'étant pas efficace sur les archées, bah, le fait de, de donner, d'avoir des traitements antibiotiques, ça pourrait favoriser la sélection des méthanogènes.

Là, il y a une autre étude, on en ramification à l'hôpital, qui avait des, des grosses antibiothérapies et qui montrait que, il y avait une forte altération du microbiote, évidemment, parce que c'est des antibiotiques qui étaient puissants. Euh, on a une forte altération du microbiote, mais on observait une augmentation de, de l'archée méthanobactère SMI, ce qui suggère qu'elle est en gros épargnée et favorisée lorsque le microbiote bactérien est altéré. Donc, oui, les antibiotiques, du moins un certain nombre, ont tendance à favoriser l'augmentation des archées, euh, méthanogènes dans le microbiote.

Donc, on, là, c'est une étude, voyez, vous avez sûrement Didier, voilà, qui est cosigné par Didier Raoult, donc, qui a montré que les méthanobactéries, donc ces archées méthanogènes, sont résistantes à beaucoup d'antibiotiques, gentamicine, loxacine, et cetera, très résistantes à vancomycine, et elles sont notamment sensibles. Là, on, on ressort le fameux métronidazole. Euh, donc, euh, lorsqu'on veut essayer, s'il y a un choix d'antibiotique à faire, effectivement, euh, ben, le métronidazole agit sur les archées. Si vous donnez des antibiotiques, euh, sur lesquels, euh, les archées sont résistantes, ben, non seulement ça ne va pas les, les réduire, mais ça pourra en plus favoriser leur augmentation.

Donc, je vous avais dit que l'IMO, c'est ce qu'on définit comme surpopulation d'archées méthanogènes. Et justement, dans le cadre des antibiotiques qui sont, qui sont utilisés, il y a eu des études, hein, qui ont essayé d'identifier lesquels pouvaient être les plus intéressants. Et dans les études, c'est globalement, euh, alors les, les études américaines, c'est une association de deux antibiotiques : rifaximine et néomycine. Néomycine qui est un petit peu plus compliquée à trouver en France, à part en préparation magistrale, mais elle existe dans d'autres pays, ou sinon l'association rifaximine, métronidazole.

Donc, en, en pratique, euh, les traitements antibiotiques qui sont recommandés dans le cadre de la surpopulation d'archées méthanogènes, c'est l'association rifaximine et métronidazole. On a besoin d'associer deux antibiotiques. Un seul est souvent inefficace sur la flore méthanogène. Vous voyez ici notamment dans l'étude, euh, lorsque la néomycine ou la rifaximine est utilisée seule, on est sur des éradications des archées de à peine 30 %. Alors, lorsqu'on associe les deux antibiotiques ensemble, on atteint 87 %. Donc, c'est bien plus efficace, puisque, on est, voyez que, on est sur un effet additionnel. On pourrait dire que si un fait 33 %, à l'autre 28, si on additionne les deux, ça ferait, ça ferait 60. Mais non, on monte à 87 % des, de d'efficacité. Donc, pour les archées méthanogènes, si on utilise les mauvais antibiotiques, on les sélectionne, et lorsqu'on doit utiliser des antibiotiques, généralement, il faut en associer deux pour pouvoir les réduire.

Voilà, c'était, euh, une introduction sur les antibiotiques, certaines classes d'antibiotiques, et, euh, c'était, je vous ai pas fait cette première partie pour vous dire, pour vous inciter à utiliser des antibiotiques, ou pour vous dire "Ah, ils sont super intéressants et cetera". Ils sont, encore une fois, bien utilisés quand c'est nécessaire. Ils ne sont pas inintéressants. Il faut pas tous les, voilà, tous les mettre à la poubelle. Vous voyez qu'au contraire, il peut avoir, ils peuvent avoir des efficacités, des intérêts, notamment dans certaines conditions comme l'IMO, comme le SIBO, et cetera. Donc, c'est, c'est intéressant de voir, voilà, de connaître quels sont les antibiotiques qui peuvent être efficaces sur les, sur les parasites, lesquels sont justement les plus recommandés, lesquels sont efficaces sur les archées, et lesquels au contraire, on a tendance à les sélectionner. Donc, c'est, c'est important aussi de, du coup, d'avoir cette connaissance sur les antibiotiques. Et maintenant, on va passer sur l'impact sur le microbiote.

Alors, petite question, donc, euh, ce, ce celui qui trouve la réponse dans le chat, euh, il aura droit à un OB, un probiotique, qui sera gentiment offert par Cédric. Hein, Cédric, tu es d'accord ? J'ai le choix, tu l'as dit. Non. Voilà. Mais oui, d'accord. Allez, allons-y. Allons-y. Donc, j'aime bien le jeu. J'aime bien, j'aime bien l'idée du jeu. Voilà. Donc, vous, vous avez, si on la bonne réponse, on va, on va faire un tirage au sort, hein. Donc, pour ceux qui peuvent répondre, ah, il faut répondre vite. Là, je démarre un chrono, c'est 30, 30 secondes. Donc, c'est m'avais prévenu, on l'aurait fait différemment. Ça aurait été plus facile après pour trier les réponses. Stop. Allez, plus personne à répondre. C'est fini. 30 secondes sont passées. Non, plus le droit de répondre. J'ai encore des, des gens qui envoient. J'ai, voilà, j'ai noté à partir de qui je prends, je prends plus. Donc, à part après Didier, on prend plus personne. OK.

Donc, Cédric, tu as la, maintenant, la, comment dire, la lourde tâche de regarder qui c'est qui a, qui c'est qui a répondu réponse 4. Voilà, c'est ça, de récupérer tous les gens qui ont fait réponse 4 jusqu'à, jusqu'à Didier Laer. Donc, Didier, notamment, a eu, a eu la bonne réponse. Euh, et donc, du coup, après, fera un gentil tirage au sort, et il y aura un probiotique, le SBO Probi, hein, parce qu'il y a le Saccharomyces Boulardii dedans, qui sera offert.

Quelques jours antibiotiques de temps pour réparer les microbiotes ? Quelques jours, quelques semaines, environ 2 mois, jusqu'à 1 an, voire plus. Euh, et ben, ceux qui ont répondu à réponse 4, ils ont, ils ont raison. Ça peut prendre jusqu'à 1 an, voire plus. Euh, effectivement, euh, alors, c'est parmi toutes ces, parmi toutes ces réponses, c'est la plus juste, mais elle est pas juste à 100 %. On va dire, c'est la moins fausse. Donc, c'est quand même la bonne réponse. OK, je vais vous expliquer pourquoi. En fait, la, la réponse, elle dépend aussi de l'antibiotique utilisé et du paramètre mesuré.

Alors, tous les antibiotiques ne vont pas perturber la flore sur la même durée, on va dire. En plus, la réponse, c'est combien de temps faut réparer le microbiote ? La réponse, elle dépend aussi du paramètre mesuré. Est-ce qu'on parle de la richesse, c'est-à-dire du nombre d'espèces, ou de la diversité, c'est-à-dire du nombre d'espèces et de l'abondance de chacun ? Puisque, voilà, la richesse bactérienne, c'est le nombre d'espèces, et la diversité, ça prend aussi en compte leur équilibre. D'accord ? Parce que ça aussi, c'est, euh, c'est important à, c'est important à considérer.

Donc, en fait, après un traitement antibio, la diversité bactérienne, elle, elle a tendance à se rétablir généralement assez rapidement, en une à quatre semaines. En gros, ça veut dire que sur les bactéries qui sont, quand on regarde les bactéries post-antibiothérapie qui sont encore présentes, ça veut dire qu'il y a, il y a, il y a un équilibre qui se fait. C'est-à-dire que s'il y a, je caricature, 10, 10 bactéries différentes, et ben, euh, si on fait un, un calcul de combien il y en a de chacune, ben, euh, chacune est entre deux ou trois bactéries. Donc, la numéro 1, il y en a deux. La numéro 2, il y en a trois. La numéro 4, il y en a deux. Donc, ça veut dire que c'est bien réparti, une sorte de, une sorte d'équilibre dans, euh, dans l'abondance.

Par contre, la richesse bactérienne, je vais vous montrer un schéma après, vous allez voir visuellement, peut rester altérée plus longtemps, parfois plus de 6 mois. Euh, et on a la composition du microbiote intestinal qui peut rester clairement modifiée. Il y a certaines espèces qui ne retrouvent pas leur niveau initial, même après 1 an d'exposition aux antibiotiques. C'est, on regarde, on regarde telle espèce, un an après, elle est toujours pas revenue à, à son niveau initial. S'il y en avait, il y en avait 10 puissance 11 initialement, bah, elle va rester à 10 puissance 5, et ça, même pendant un an après, elle revient pas à 10 puissance 11. Euh, et il y a certaines altérations qui peuvent être très durables et persister plusieurs années, même jusqu'à 4 ans après certains antibiotiques. 4 ans.

Donc, voilà ce que, voilà ce que je vous expliquais dans, vous allez comprendre maintenant. Avant antibiothérapie, bonne richesse et bonne diversité, d'accord ? Après antibiotique, voilà ce qui se passe quelques semaines après. On a un retour de la diversité, mais toujours une faible richesse. C'est-à-dire qu'il y a peu d'espèces, vous voyez là, c'est plus vide, il y a moins, il y a moins d'espèces, mais parmi les espèces qu'il y a encore ou qui sont revenues, qui sont revenues, elles sont bien réparties. Donc, il y a une bonne répartition des espèces, mais il y a pas toutes celles qui étaient là initialement. Bon, vous voyez là, c'est, c'est très, très visuel, quoi. Une mauvaise diversité, ça aurait été par exemple, s'il y avait, s'il y avait par exemple que le 90 % d'orange et un vert, un bleu, un truc. Là, on voit que c'est pas le cas. Donc, en gros, on récupère assez rapidement la diversité, mais la richesse, on la récupère pas, on la récupère pas tout de suite.

Euh, vous voyez aussi, bah, là, qu'est-ce qui se passe ? Là, on a, on met un antibiotique. On voit ici qu'il y a des bactéries là qui sont représentées en violet qui augmentent fortement là, durant, durant la la phase d'antibiothérapie. On a une augmentation significative, nombre d'espèces bactériennes qui portent en fait des gènes de résistance aux antibiotiques pendant l'exposition aux antibiotiques. On a une pression de sélection, c'est normal. Vous mettez un antibiotique, toutes les bactéries qui ne sont pas résistantes à l'antibiotique, ben, elles vont, elles vont mourir, et celles qui sont résistantes justement, bah, elles vont augmenter. Donc, vous avez une sélection comme ça temporaire de, de bactéries résistantes aux antibiotiques.

Euh, on a ensuite, avec le temps, une récupération du microbiote intestinal qui peut, vous avez compris, se faire de manière pas forcément totale, mais partielle. Voilà. Après, il y a, il y a des bactéries quand même qui résistent parce que, elles sont protégées, notamment dans la couche de mucus. Ça se retrouve au sein de biofilms, mais du coup, il y a, il y a des bactéries qui peuvent rester protégées, des bonnes comme des mauvaises aussi, hein. C'est le problème aussi des, des biofilms, ça protège les bactéries des, des antibiotiques.

Alors, euh, donc là, on a, euh, alors désolé, j'ai un petit problème, des fois, j'ai un peu l'écran qui passe vite fait en truc qui est mal branché en noir. Donc, désolé si je m'arrête 4 secondes, c'est parce que du coup, l'écran, l'écran est passé en noir et je ne vois plus, je ne vois plus. Euh, oui.

Alors, du coup, reprendre ça. Euh, là, vous avez un petit schéma, euh, qui vous montre, voilà, l'impact des antibiotiques sur la diversité, euh, microbienne. Euh, alors, le microbiote intestinal, là, vous avez l'âge entre 0-3 ans. Là, on a l'âge, on va dire, adolescence, âge adulte. Et puis là, on a les, les, disons, les seniors, c'est pas joli, personnes âgées, on va dire, les seniors. Euh, et donc, le, le microbiote intestinal, vous savez qu'il se développe durant les premières années de la vie. On dit que les 0-3 ans, c'est, c'est là où le, le microbiote va vraiment se, se développer, va influencer en plus la maturation du système immunitaire. Euh, et la petite enfance, c'est une période très sensible pour le microbiote. Là, c'est la période où c'est le plus touchy, et où l'impact des, des antibiotiques est plus problématique. C'est qu'il est pas chez l'adulte, mais là, on est sur une, sur une phase vraiment, on va dire, critique, et où l'utilisation de l'antibiotique doit vraiment se faire avec prudence, et notamment les antibiotiques qu'on choisit d'utiliser chez le jeune enfant.

De toute manière, un traitement antibiotique, que ce soit un enfant ou un adulte, ça entraîne, voilà, une perturbation de l'écosystème bactérien qui peut d'ailleurs être durable chez certains individus. Donc, on a une, à chaque fois qu'on donne un antibiotique, évidemment, vous voyez ici, là, on a en rouge, chaque dose antibiotique. Je sais pas dans antibiotique, on a une réduction de la diversité. Bon, après, ça remonte, voilà. On donne antibiotique, nouveau, une réduction de la diversité, puis le, le microbiote, une sorte de résilience, il retourne à une sorte d'état d'équilibre.

Donc, là, vous avez en bleu, quelqu'un qui a un microbiote résilient, c'est-à-dire que malgré les cures d'antibiotiques, on retourne à peu près, on va dire, à l'état de base. Vous voyez qu'à un moment donné, c'est un petit peu plus compliqué, hein. Passer un certain âge, le microbiote devient un petit peu moins bien résilient, et donc, du coup, l'impact des antibiotiques peut un peu plus se faire ressentir. Et puis, vous avez, vous avez des personnes qui sont dans des microbiotes qui ont tendance à être un peu plus instables. Et on se retrouve dans ces configurations-là. C'est-à-dire qu'après une antibiothérapie, on ne retrouve pas une diversité initiale, et à chaque antibiothérapie, on, on a de nouveau une baisse de la diversité, et on ne retrouve pas un état initial, jusqu'à, voilà, un moment où on arrive à, à une forte perturbation.

Donc, tout le monde n'est pas, on n'est pas tous égaux face aux antibiotiques et à cette capacité de résilience. On connaît des gens qui ont pris trois antibiotiques et ils sont, mais ils sont foutus, et puis des gens qui en ont pris 30 ou 40 dans leur vie, et franchement, ils ont l'air, ils ont l'air d'aller bien, ils ont pas de souci digestif et tout, ils se portent bien. Donc, oui, c'est clair, nous ne sommes pas tous égaux, euh, sur les effets que peut avoir un, un antibiotique. Donc, c'est mieux d'être dans cette configuration-là, avec un microbiote plus résilient, clairement.

Alors, concernant, là, il y a, voilà, une étude qui avait regardé un petit peu les Attendez 2 secondes, je vais juste revenir ici. Euh, oui, c'était, c'était pour, pour vous, oui, redire quelque chose que là, du coup, si je vous affiche ça, c'est, c'est bien beau. J'ai dit effectivement, la petite enfance en France, c'est une période très sensible pour le microbiote. Il y a eu notamment, il y a eu notamment des études qui ont été faites chez des nouveaux-nés souris notamment, où il y a eu une exposition aux macrolides dans le lait maternel, parce que les macrolides, notamment l'azithromycine, passent dans le lait maternel. Donc, attention femme enceinte, femme pas femme enceinte, mais femme allaitante, quand il y a une utilisation de macrolides, faut arrêter d'allaiter, hein, sinon ça passe, ça passe énormément dans le lait maternel.

Il y a eu des études qui ont été faites et qui ont montré qu'une seule exposition aux macrolides, une seule, peut suffire à modifier le microbiote en fait et perturber l'immunité intestinale. Que ça perturbe les lymphocytes, ça perturbe la sécrétion des IgA, euh, et donc, et ces effets persistent longtemps après l'arrêt de l'exposition aux macrolides. Donc, il faut non seulement faire attention entre cette période de 0 à 3 ans sur l'administration des antibiotiques aux, aux enfants, euh, et en plus, il faut faire encore plus attention aux macrolides. Macrolides, ils ont, ils sont, vous allez voir après, perturbateurs de microbiote. He, l'azithromycine, qui est pourtant un antibiotique, quand même, il y a certaines propriétés anti-inflammatoires, il est généralement bien toléré, mais il a un impact sur le microbiote qui.

est extrêmement important. Et attention à quelque chose, c'est le passage des macrolides dans le lait maternel. Il faut absolument stopper l'allaitement durant une prise de macrolide.

Si la maman prend des macrolides, les mitromicines, et une autre erreur qui est faite, c'est des fois on dit à la maman de "vous n'allait plus quand vous prenez l'antibiotique" et après on lui dit "quand vous avez pris, fini l'antibiotique, c'est OK". Non, la zitromicine a une demi-vie de 70 heures, c'est-à-dire que si on veut être sûr qu'il n'y ait plus de trace, faut compter 4 demi-vies. Ensuite, il faut attendre 2 semaines. C'est-à-dire que même une semaine après, vous avez encore des quantités de macrolides importantes dans le lait maternel et le pauvre enfant qui va du coup se, qui n'a rien demandé, avaler du coup tous ces ces ces ces résidus d'antibiotique. Asromicine, ça va, ça va pas l'aider, hein. Le le les macrolades sur le sur le microbote du coup de l'enfance, ça peut avoir des voilà, une seule expion à macrol, comme je dis, ça peut modifier du rablant de microbut et perturber l'imité intestinal et ça plusieurs plusieurs années après. Donc attention au macrolide et attention du coup au fait que ça passe dans le lait maternel.

Euh, donc là, il y a une étude pour parler un petit peu voilà de des effets sur le micro plus directement sur le microbiote bactérien euh et des effets justement quel est quel pendant combien de temps on observe des des des perturbations de microbiote. Donc là, on avait administré euh des cocktails, enfin de diff, pardon, différents types d'antibiotiques. Et on a on a étudié ensuite la l'effet sur la composition de microbiote. Alors évidemment, il y a une diminution de la diversité bactérienne, ça c'est ça c'est logique. Diversité et d'ailleurs aussi richesse. On a souvent aussi une augmentation de bactéries opportunistes. On voit souvent durant l'antibiothérapie une augmentation dans dans le microbècinal de la famille notamment des anérobactéries. On trouve dedans que les psélérobactères. L'effet c'est variables sur les antibiotiques. Il a certains antibiotiques par exemple qui peuvent faire monter eucoli comme l'amoxicilline, l'acide clavulanique et certains qui vont faire plutôt diminuer eu cololi. Donc euh l'effet sur l'augmentation des protéobactéries n'est pas la même en fonction des antibiotiques. D'accord ? Généralement, il y a une forme de diminution des bactéries anaérobi qui sont notamment les bactéries productrices de butirate. Une baisse des bactéries productrices de bitirate. Ça ça clairement montrer que les les antibiotiques. Ça c'est important de l'avoir en tête parce que du coup vous comprendrez après quand je vais vous parler des des solutions pour protéger le microbiote. On reparlera un petit peu notamment du du butirate.

Et dans cette étude, ils ont montré voilà des effets prolongés sur le microbiote. Particulièrement, on a vu donc la cyproploxacine qui est fluokinolone. On avait des effets sur le microbiote euh délétères qui étaient détectés jusqu'à 1 an. La clin d'amicine c'était jusqu'à 2 ans et lorsqu'on faisait des associations, par exemple caritromicine mitroïdazol, on pouvait voir des altérations jusqu'à 4 ans. Donc euh vous voyez que ça peut être long finalement, c'est pas les les choses ne se récupèrent pas comme ça des fois en quelques semaines. Imaginez là des des des effets prolongés qui ont des peut-être 1 an, 2 ans jusqu'à 4 ans après des prises d'antibio.

Autre étude aussi euh qui a regardé qui s'est intéressé à donc qui a eu des modèles modèles statistiques qui ont été utilisés. Donc là on c'est deux modèles, je vais pas rentrer dans le détail de de des modèles, mais là le modèle 2, il a été ajusté sur l'âge, le sexe, l'IMC et cetera, la prise de médicament, il a été ajusté sur un certain nombre de paramètres. Bon, vous voyez que ça change pas non plus énormément de choses. Qu'est-ce qu'il faut en tirer de cette étude ? C'est que euh lorsque vous voyez ici du vert, c'est des changements en fait significatifs. Ça veut dire que al il y a du vert le plus il y a plus le vert est présent, on va dire longtemps là plus de 48 mois. Là ça veut dire que en gros pour les pour les macrolides, on a observé des modifications de la structure de microbiote significative entre 0 et 12 mois, entre 12 et 24, entre 24 et plus plus de 48 mois. Donc plus vous voyez des des du vert dans chaque colonne, ça veut dire plus les plus les effets peuvent durer longtemps. Et donc en gros euh ce qu'a montré cette étude, c'était que la structure du microbiote était significativement modifiée jusqu'à plus de 4 ans pour les macrolides, pendant 1 an euh pour les beta lactamines, donc par exemple la moxicine et pendant 1 an voire plus pour les kinolones. Vous voyez ici euh là euh sur un suivi, on a on avait plus vu de différencificatives à 12 24 mois, mais sur d'autres études, on avait vu quand même des différences entre 24 et 48 mois. Donc en gros, si on doit conclure quelque chose de cette étude làà, c'est que la famille d'antibiotiques qui ont le plus d'impact sur le microbiote, c'est les macrolides et les lyncosamides aussi, mais les macrolides et les kinolones. Ça c'est les deux qui ont euh le plus d'impact sur le microbiote.

Schéma très visuel. Là, on a euh alors du du coup, ils ont été courageux. Moi, je moi maintenant vous quand vous allez savoir tout ça sur les effets des antibiotiques sur le microbiote, je pense pas que vous même en étant payé, vous porterez volontaire comme ces gens-là. Bon ben merci à eux parce que ils ont servi de cobayes, he, c'est pas d'autres mots et ils ont permis de faire des études. Mais donc il y a eu 12 volontaires sains, des gens qui n'avaient pas besoin d'antibio. On leur a dit "on vous a probablement rémunéré pour ça, mais est-ce que ça valait le coup de gagner 300 400 € pour j'en sais rien pour pour faire prendre des antibiotiques ?" On le donnait un cocktail de trois antibiotiques sur 4 jours. Euh et du coup euh donc c'est des antibiotiques. C'est un cocktail quatre antibiotiques pour trois antibiotiques pardon pour avoir un effet un large spectre. On a essayé de d'appliquer un protocole comme un protocole hospitalier en cas de ssis sévère où il faut qu'on agisse de la manière de sur un spectre très large parce que on sait pas ce que la personne a, elle risque de mourir, elle fait un sceptis, on balance un truc à ultra large spectre. Et donc là, vous voyez que 4 jours après antibiotique, là vous avez la richesse bactérienne et là la diversité. Vous avez une chute drastique évidemment en diversité richesse. Là euh diversité bactérienne, vous voyez que déjà 4 jours après l'antibiotique, ça commence bien à remonter alors que la richesse bah c'est encore voilà, du tout voir, c'est encore diminué d'un cran. Euh euh et vous voyez qu'après 180 jours, soit 3 mois, autant la diversité est revenue euh du moins, c'est pas différence significative par rapport à l'état initial sans antibiotique. Donc on on dirait que voilà, après 3 mois, on voit plus de différence dans la diversité. Par contre, vous voyez qu'après 3 mois, on a encore une différence significative dans la richesse.

Généralement, quand on parle aussi des effets d'antibiotiques sur le microbiote, on va pouvoir définir, on va dire, euh quatre groupes de de de bactéries : les les survivants, les opportunistes, les euh colonisateurs des nouveaux et les perdus. On va un peu plus en détail. C'est-à-dire quoi les les survivants ? Alors les survivants, voyez là, on a mis l'antibiotique. Donc on a eu une chute drastique d'un certain nombre de de d'espèces mais après l'antibiothérapie, bah elles reviennent voilà, vous voyez pas tout à fait tout de suite à l'état à l'état de présence initiale. En tout cas, on a une reprise, on voilà, elles ont survécu, elles ont elles ont drastique leur population drastiquement baissé mais elles reviennent ensuite. D'accord ? Donc voyez ici qu'il y a plein de bactéries impactées : Bifidobactérium longum, roseburia, au minist bactéum, en prosisie. Donc on a aussi ben bien évidemment des bactéries productrices de butirate fortement impactées mais ensuite voilà elles reviennent. Donc ce sont les survivantes.

On a les opportunistes qui eux explosent durant l'antibiothérapie et ensuite reviennent à un état initial. Les opportunistes en gros sont les bactéries qui résistent aux antibiotiques, donc potentiellement euh qui ont des gènes de résistance à certains antibiotes. Donc c'est pour ça, faites pas une analyse de microbiote durant l'antibiothérapie, sinon les vous retrouver avec une ou deux bactéries à qui qui fait 80 % de microbiote. Ça va être complètement complètement déconnant ce que vous allez obtenir. Vous allez avoir des des des eu cololies multipliés par par 400 500. Donc euh voilà, ça c'est ce qu'on appelle les opportunistes. Donc il augmentent fortement de l'entibothérapie puis reviennent à l'état normal.

Ensuite, on a les colonisatrices qu'on appelle dénovo qui n'étaient pas détectées initialement et qui euh et qui du coup augmentent durant l'antibiothérapie et persistent aussi potentiellement en Suisse. Vous voyez ici a certaines espèces de clustridium.

Et vous avez, c'est plus embêtant, les perdus. C'est-à-dire que ben en gros, elles ont été leur leur abondance a été fortement euh réduite, voire quasiment réduite à presque zéro. Et ensuite, on n'a pas un un retour de certaines de certaines populations de bactéries notamment. On voyez plusieurs types de bif d'eau ici. Donc euh voilà un peu ce qui se passe quand quand vous donnez les antibiotiques. Vous avez certaines bactéries qui vont survivre, vous avez des opportunistes qui vont augmenter du antibiothérapie, vous avez des nouveaux colons et vous avez celles qui sont perdues.

On va parler un peu maintenant de l'effet sur antibiot sur le mycobiume. Alors vous savez que bah ça vous êtes tous au courant que voilà on dit attention aux antibiotiques, ça peut favoriser des candidoses. Alors pas que, mais en tout cas c'est c'est un effet sur la flore fongique. Alors quand je dis c'est un effet sur la flore fongique, c'est pas l'antibiotique qui bien sûr ça tout, c'est le problème, c'est que ça n'agite pas justement, ça ne tue pas la la flore fongique et en perturbant la flore bactérienne notamment, ça peut favoriser l'expansion de la flore fongique. Donc il y a eu des études qui ont montré que voyez par exemple ici, il parle de la communauté bactérienne. Dans cette étude, ils ont montré que globalement 3 mois après le traitement antibio, la communauté bactérienne s'est globalement rétablie. Probablement qu'on a quand même une richesse qui est plus la même que initialement. Bon voilà, on a un retrou à diversité, on a une sorte de rétablissement de la communauté bactérienne, mais la communauté fongique a en revanche évolué, vous voyez, d'un état de mutualisme, un état de compétition. Euh et c'est ça qui est qui est qui est problématique. Donc ça veut dire qu'il y a plus, on est plus sur un équilibre coopératif notamment de la flore fongique avec la flore bactérienne. On est plus sur de la coopération mais sur de la compétition et c'est très différent. Euh la coopération, ben voilà, si euh que Cédric a fait de a fait du ah de de la boxe et donc du coup quand il était en compétition, ben voilà, quand on a on est en compétition, on a un adversaire en face et quand on est en coopération, ben on travaille main dans la main avec quelqu'un et donc du coup cet écosystème compétitif et et est et est problématique pu ça peut amener derrière à à un caractère plus pâante et problématique. Aussi de cette flore fongique et euh voyez les antibiotiques ont provoqué une perte des interactions bactéries et champignons et ça c'est ça c'est problématique.

Voilà, différentes études. Il y a il y a des enfin vous vous le savez sûrement tous vous qui êtes là, mais que du coup lorsqu'on utilise des antibiotiques, surtout à large spectre, c'est le pire, euh ça augmente la colonisation digestive par des levures euh et les effets sont d'autant plus marqués et durables pour les antibiotiques qui ont une forte action sur les bactéries anaérobies et qui ont de fortes concentrations intestinales. Avait expliqué s'il y a beaucoup de si c'est beaucoup présent au niveau de la sphère intestinale, ça perturbe plus le microbiote. Donc potentiellement bah penser aux macrolides qui restent assez longtemps au niveau au niveau intestinal du fait que il recircule via la bile. Euh là c'était une étude qui a été faite chez les nourrissons où il y avait eu un seul traitement antibiotique qui a dû dû être mis. Ça avait modifié le microbiote intestinal. On avait une augmentation de l'abondance de candidat. Euh, on avait une de la diversité de la richesse fongique, c'est-à-dire ben une augmentation, pour me dire, c'est bien une augmentation de la diversité de la richesse fongique. Pas nécessairement, ça dépend de quelles espèces il s'agit. Euh et là il montrait que l'effet sur l'augmentation justement du candidat et la hausse de la diversité fongique était encore présente durant tout le suivi et même au-delà de 6 semaines. Alors sûrement peut-être ils ont pas fait l'étude au-delà de 6 semaines. Peut-être que même au-delà de 12 semaines ou ou plus, il y avait encore des des perturbations qui pouvaient être présentes. Oui, les antibiotiques modifient le microbiote intestinal. Ça c'est clair et net.

D'ailleurs, est-ce que vous connaissez les mécanismes par lesquels les antibiotiques favorisent soit la colonisation, soit la pathogénicité de la flore fongique ? Parce qu'on peut avoir plus de plus de par exemple de candidats. Mais ce qui pose problème aussi avec la candidata, c'est quand il passe de la forme levure à la forme ifale, comme ça, et qui est du coup plus pathogène. Et donc le mécanisme le plus étudié, c'est la perte de résistance qu'on appelle la colonisation. On réduit des bactéries commensales, donc du microbiote en utilisant les antibiotes, surtout les anaérobies. Et donc euh les antibiotiques en réduisant ces flores anaérobies, on diminue la compétition aussi pour les nutriments. C'est vrai, ça fait disparaître des frais antimicrobiens naturels. Vous avez plein de bactéries comme sales, des bactéries qui produisent des substances antifongiques naturelles qui ont des effets d'inhibition de contact. Les lactobacilles sont parmi les bactéries les plus antifongiques notamment. Il y a une modification globale du métabolome intestinal, c'est-à-dire des métabolites produits par les bactéries. Euh et donc du coup les altérations que provoquent les antibiotiques sur le microbiome et le métabolome. Du coup, ça augmente la susceptibilité à la colonisation par candidal, c'est prouvé. Euh et il est notamment question d'une altération des niveaux de sels biliaires, une altération entre les sels biliaires primaires et secondaires. Et ces altérations au niveau des sels biliaires induites par les antibiotiques euh augmentent aussi les problématiques fongiques. On a une altération des acides gras à chaîne courte comme l'acétate, propionate et butirate parce que les antibiotes vont cibler aussi malheureusement les les bactéries productrices de ces acides à chaîne courte et notamment de butirate. Et on sait que ben cette altération des niveaux d'acides gras à chaîne courte ça favorise la croissance du candida albicans ainsi que la formation de biofilm et la formation ifale. Donc c'est la forme filamenteuse invasive du candida. Donc vous voyez que les acides gras à chaîne courte, ils ont un effet inhibiteur donc sur la croissance, il il diminuent la formation de biofilm des des certaines espèces fongiques et la formation aussi ifale. Et donc ce qui était intéressant dans dans l'étude là qui est mentionnée ici par ce code, c'est que le butirate semblait être l'acide gras à chaîne courte qui avait l'effet le plus inhibiteur sur la croissance du candida albicans. Tout avait un effet un effet inhibiteur, l'acétate, le propionate. Mais le butirate était celui qui avait l'effet inhibiteur le plus important.

Ça c'est un mécanisme que je ne connaissais pas euh que j'ai découvert en faisant mes recherches, c'est en fait que certains antibiotiques en euh en détruisant les bactéries, par exemple des antibiotiques de la famille des bêta-lactamines comme la moxicilline vont favoriser la libération de fragments bactériens comme le peptidoglycane. Et ces libérations de fragments bactériens peuvent stimuler la transformation du candida albicans en forme ifale invasive. C'est-à-dire le candida est capable de capter les signaux moléculaires et s'il détecte une libération de peptidoglycane alors il sait pas que c'est parce que il y a eu des antibiotiques, il est pas aussi intelligent mais en tout cas il a eu sûrement via aussi l'évolution, il a cette capacité à du coup à réagir à une libération de peptidoglycane induite par des antibiotes. Donc vous voyez des fois les antibiotiques, c'est ça provoque euh du coup euh la transformation du candida en forme ifale invasive parce que ça génère des sillons en fait moléculaires qui sont en quelque sorte compris par le candida.

Donc vous avez compris que le le antibiotiques peuvent perturber le microbiote bactérien, peuvent perturber le microbiote fongique et ça aussi des effets directs sur la muqueuse intestinale. Euh ça altère la directement la la barrière de le la barrière intestinale notamment cette barrière de mucus. Donc lors des antibiothérapies euh on a une diminution de la production du mucus. Ça parce qu'il y a une induction d'un stress de réticulum endoplasmique qui va amener une diminution à production de mucus. Ça augmente la translocation bactérienne et le passage d'antigènes dans le sang et ça augmente l'inflammation intestinale. Et l'effet négatif sur la barrière de mucus, c'est un mécanisme qui est partiellement indépendant du microbiote. Ça passe par la perturbation de microbiote mais pas que.

Les antibiotiques ont un effet aussi plus direct et on sait que les antibiotiques peuvent favoriser du coup l'inflammation intestinale et les MICI. Euh il y a des études qui montrent qu'une exposition à des antibiotiques, peu importe lesquels d'une manière générale, certains sont plus problématiques que d'autres mais en tout cas l'exposition à des antibiotiques et plus il y a eu d'exposition, on peut même avoir des augmentations des risques en fonction de si la personne a eu entre 1 et 3, entre 3 et 6 ou plus d'antibiotiques dans sa vie. On sait que les antibiotiques sont euh reliés à une augmentation des risques de MICI. Ça peut passer par l'effet sur le microbiote évidemment et aussi l'effet pro-inflammatoire que ça peut avoir.

Est-ce que ça existe un antibiotique eubiotique ? Alors si je posais la question, c'est que sûrement la réponse est oui. Alors vous avez un ça c'est le seul connaissance qui qui peut être dit considéré un peu comme un antibiotique eubiotique qui perturbe pas vraiment la flore, c'est la rifaximine. D'accord ? C'est un antibiotique à large spectre euh gram positif, gram négatif. Vous dire mais alors pourquoi c'est eubiotique qui s'élargit au spectre ? Mais parce que du coup il agit que dans l'intestin grêle. Euh il ne vient pas trop toucher à la flore du colon et en plus il est pas absorbé, hein, c'est pas un antibiotique absorbé en systémique. C'est un antibiotique qui est connu et plutôt adapté pour l'éradication du SIBO. Très soluble, il est complètement insoluble dans l'eau mais très soluble dans la bile. Vous voyez ici donc c'est la solubilité la rifaximine. Voilà quand il y a pas de quand il y a pas de sels biliaires ici on est que dans l'eau. Voyez la solubilité de 0 % elle est nulle. Et le fait qu'il soit extrêmement soluble dans la bile, c'est la raison principale du fait que son action, elle est dans le grêle et pas dans le colon. D'où d'où son intérêt dans le SIBO parce que vous pouvez du coup agir dans la partie où il y a un problème, l'intestin grêle sans bousiller la flore du colon. Donc l'arfaximine a plutôt un effet modulateur que destructeur. D'accord ? Euh d'ailleurs, il y a des études donc des modèles in vitro de microbiotes coliques humains, des modèles in vivo animaux ou hommes qui ont montré même que quand on donnait la rifaximine, on avait une augmentation du genre Bifidobacterium, de fécalibacterium, prosnidi, bactéri productrice de butirate et du genre Lactobacillus après traitement par la rifaximine sans modification majeure globale du microbiote colique. Voyez, il y a même un effet positif d'augmentation de certaines bonnes bactéries. Donc ça vous allez trouver ça avec aucun autre antibiotique, hein. D'accord ? Vous avez aussi un faible risque d'infection à Clostridium difficile. Il est pas nul mais il est assez faible et un faible risque aussi de prolifération fongique induite par la rifaximine. J'ai quasiment jamais vu personne se plaindre de candidose après la rifaximine.

Alors, on va passer euh on va passer sur les stratégies maintenant pour bien protéger son microbiote. Euh je demande juste 30 secondes de pause. Faut que j'aille faut que j'aille allumer la lumière parce que je commence à être à être dans le noir. J'aurais dû l'allumer l'allumer avant. Alors j'arrive tout de suite. Alors pendant pendant ta pause, tu peux peut-être me donner totalement au hasard puisque tu n'as pas la liste devant les yeux un chiffre de 1 à 11. 1 à 11. Allez le le chiffre 3. Et donc c'est Sylvie Agen qui aura gagné. Son euh son SBO prob. Voilà, s'il est toujours parmi nous. Ah bah voilà. Ah super, merci. On s'arrangera pour que vous ayez ça. OK. Alors, je reviens, je réactive la caméra, inquiétez pas. Tac. Voilà. Non, je suis plus dans je suis plus dans le noir. Bravo Sylvie pour gagner un SBO probi qui contient la souche Bardi. Allez, on continue.

Donc, antibiotique, quelles sont les stratégies pour pour protéger son microbiote ? Alors, première chose euh on vous l'aurait peut-être pas dit, régime alimentaire déjà. Oui, un régime alimentaire qui est euh qui semble être quand même intéressant euh pour protéger son microbiote au maximum des euh effets des antibiotiques. On est sur une étude souris évidemment euh mais la logique est tout à fait transposable chez l'homme. Donc parmi les preuves qu'on a, ben c'est une preuve, on va dire, c'est déjà ce qu'on vous recommande euh du qu'est-ce de maintenir une alimentation en fait équilibrée, c'est-à-dire notamment riche en fibre. Et donc dans cette étude là, ce qui a été intéressant, c'est que dans dans ces études publiées dans Nature, les chercheurs ont soumis les souris à deux types de régimes. Un régime riche en fibre ou un régime sans fibre qu'on a introduit à des moments différents. On a introduit le régime riche en fibre avant l'antibiothérapie. On l'a prolongé durant et après. Euh, on l'a introduit durant l'antibiothérapie, on l'a prolongé après. Et le stage 3 où euh c'était uniquement après antibiotique. C'est pour voir est-ce qu'il y a un effet protecteur avant, un effet euh de prophylaxie, est-ce que durant l'antibiothérapie c'est aussi intéressant ? Et après post-antibiothérapie, ce qui a un effet un effet intéressant de de comment dire bah vraiment curatif si on prédire, on va dire ça curatif. Euh ce qui a été montré, c'est que les fibres prébiotiques elles réduisent significativement l'impact des antibiotiques sur la composition et la fonction du microbiote. D'accord ? Là, on a administré, on avait administré un régime, voyez, il y a de la cellulose, de l'inuline, des bêta-glucanes, on retrouve notamment dans l'avoine, de la pectine, donc c'était un un régime varié, donc un apport de fibre de fibre le plus varié possible. Euh ce qui était intéressant, c'est que euh alors finalement euh ce qui était le mieux entre le stage 1, 2 et 3. Pour rappel, le stage 1, c'est là où on a commencé le la supplémentation donc en fibre dans le régime avant l'antibiothérapie. Le stage 2, c'est durant, on a commencé durant l'antibiothérapie et stage 3, c'est uniquement après. L'impact d'antibiotique était réduit lorsque l'administration des fibres débutait avant ou pendant euh les antibiotiques. Il n'a pas forcément besoin de après l'équilibre alimentaire, il doit se dérouler, je veux dire, tout le temps. Que euh ce que ce que je veux vous dire par là, c'est que on va euh il y a surtout en fait intérêt à introduire euh des fibres et de se supplémenter en fibre dès qu'on commence l'antibiothérapie. Quand on donnait juste après l'antibiothérapie, il y avait une amélioration de la récupération du microbiote avec une augmentation de la diversité microbienne, [grognement] mais l'effet sur la récupération était encore plus marqué lorsqu'on commençait les fibres pendant l'antibiothérapie. Il y avait un effet protecteur aussi pendant le traitement. Donc conclusion, bon ben il faut mieux avoir des des fibres prébiotiques qui sont introduites. Après les antibiotiques OK, c'est déjà bien mais le mieux c'est de débuter déjà durant l'antibiothérapie.

La gomme de guar hydrolysée. Donc ça c'est un type de fibre, c'est ne c'est incomparable la gomme de guar tout court. C'est bien bien hydrolysé. Euh, il y a eu des études là chez la souris qui a montré que ça pouvait atténuer les effets secondaires des antibiotiques. L'effet euh dépend aussi de la durée de la prise. Alors, ils ont testé pendant une ou deux semaines, d'accord ? Euh, ils ont supplémenté euh durant euh 7 jours ou 14 jours. Donc, il y a eu 3 jours d'antibiothérapie. Ensuite, une supplémentation qui a été introduite pendant 7 ou 14 jours. Globalement, au bout d'une semaine de supplémentation, vous avez vous avez des changements de la flore bactérienne qu'ils arrivaient à observer mais pas de bénéfice clinique réel. Et c'est après 2 semaines de supplémentation qu'ils ont vu voilà une réduction de l'inflammation, une restauration de la barrière intestinale, une amélioration des paramètres cliniques, moins de perte de poids, de diarrhée et cetera. Euh pardon, la la gomme de guar avait commencé déjà durant la prise d'antibiotique. J'ai dit après, mais en fait, ils l'ont commencé dès le début. Ils ont continué après. Donc il y a eu 3 jours d'antibiotique, ils ont commencé la gomme de guar et ils ont suivi sur une durée totale de 7 jours. Donc 3 jours antibiotique plus 4 jours ensuite sans antibiotique ou 14 jours. Euh et donc là c'était durant les 3 jours d'antibiotique plus du coup 11 jours supplémentaires. Conclusion, il faut au moins en donner pendant 2 semaines si vous voulez avoir des effets.

Concernant le butirate, la prise antibiotique, on sait qu'elle impacte fortement les bactéries productrices de butirate. On a une baisse globale des acides gras à chaîne courte documentée lorsqu'on donne des antibiotiques, particulièrement lorsqu'il y a des cocktails à large spectre et qui sont en plus ils ciblent bien les bactéries anaérobies. Le butirate, comme vous savez, c'est la source, c'est la source, c'est un acide gras à chaîne courte qui est important. C'est la principale source d'énergie en fait des cellules du colon. Elles vont l'oxyder et en l'oxydant, elles vont permettre de maintenir un bon gradient d'oxygène dans le colon. Donc l'oxydation du butirate par les cellules coliques permet de réduire l'oxygène au niveau colique. Ce qui est important parce que la réduction de cet oxygène limite la croissance des bactéries pathogènes et permet aux anaérobies comme celles productrices des bactéries des acides gras à chaîne courte d'être à des bons niveaux. Quand on a antibiotique, on va ensuite du coup impacter les bactéries productrices de butirate et du coup impacter la production de butirate. On augmente la quantité du coup d'oxygène présente dans le colon, ce qui favorise l'expansion de certaines bactéries pathogènes ou même des fois pathogènes. Vous voyez ici, ça peut favoriser l'expansion par exemple de Salmonella, le fait qu'il y ait un manque de butirate. Et on sait que d'une manière générale, les études ont prouvé la diminution de l'anaérobiose colique favorise l'expansion des protéobactéries. Dans l'étude, il parlait même finalement les problèmes de protéobactéries en excès, c'est un problème d'oxygène dans le colon. Donc comprenez, il y a un problème dans l'utilisation et l'oxydation du butirate.

Il y a eu des études qui ont été faites là chez la souris euh qui ont qui ont montré que lorsqu'on donne des antibiotiques, on a en plus une diminution du transporteur de butirate qui permet le transport de butirate dans les cellules du colon et de son récepteur. On a une diminution des des ARN messagers des protéines de jonction serrées. Donc ça perturbe du coup l'utilisation du butirate et aussi la perméabilité intestinale. Et lorsque dans l'étude, ils ont supplémenté les souris avec ce probiotique là qui était Lactobacillus et la tributyrine qui est une forme de butirate particulière, on avait une protection de la barrière, un maintien des fonctions intestinales et la tributyrine seule. Donc le butirate seul était déjà efficace. Le l'ajout de cette souche de probiotique n'ajoutait pas un effet majeur en plus léger mais voilà. Donc là, pour ceux qui savent pas ce que c'est la tributyrine, c'est une forme de butirate en fait. C'est trois molécules de butirate qui est lié à un glycérol et ça permet en fait de vectoriser un peu le butirate et de faire en sorte qu'il est libéré un petit peu plus tardivement et du coup il il attend il atteint mieux le colon.

On retrouve notamment dans ce produit là qui s'appelle butirate intense les polyphénols. Donc je vous ai parlé du régime alimentaire donc en gros manger des fibres. Euh la gomme de guar hydrolysée est intéressante à apporter, le butirate également. Maintenant, les polyphénols. Donc les polyphénols, on sait que ça a des effets prébiotiques sélectifs. Ça augmente les bonnes bactéries comme les lactos, les bifidos, la kermansia par exemple. Euh il y a des effets antipathogènes, ça diminue les les pathogènes, les bactéries pathogènes, ça porte des effets sur notamment les protéobactéries, exemple la grenade, hein, les les punicalagines, les tout ce qui est euh euh acide ellagique, punicalagine et cetera qu'on retrouve dans dans les corses de grenades, dans les compléments euh titrés des corses de grenades, on a un effet notamment bien prononcé sur les protéobactéries. On a aussi un effet sur la muqueuse intestinale. Ces polyphénols vont diminuer l'inflammation, augmenter l'intégrité de la muqueuse. Donc c'est c'est très intéressant ces polyphénols avec leur action sur ces trois niveaux. On inhibe les pathogènes, on augmente les bonnes bactéries et on diminue l'inflammation intestinale. Du coup, bah c'est c'est intéressant parce que vous avez compris aussi que les antibiotiques peuvent aussi favoriser du coup de la problématique d'inflammation intestinale. Vous avez là un une étude qui a été faite chez la souris avec des polyphénols de thé. Après la plus tous les tous les polyphénols, tous sans exception ont un effet positif. Quand je dis positif sur le microbiote, c'est-à-dire on prenait quasiment n'importe quel polyphénol, vous voyez des augmentations de généralement de bonnes bactéries, une diminution des des mauvaises d'une manière globale bien évidemment. Euh donc là, c'est une étude qui a été faite euh avec des polyphénols de thé. On a administré des polyphénols de thé, donc notamment le EGCG après antibiothérapie chez ces souris et ils ont montré que ça atténuait la dysbiose induite par les antibiotes. On avait une amélioration de la richesse et de la diversité microbienne, une augmentation des bactéries bénéfiques comme Lactobacillus, Roseburia qui est une bactérie productrice de butirate.

Donc vous voyez que je vais finir finalement pour la fin sur les les probiotiques. Donc la la grande question c'est est-ce qu'on doit donner des probiotiques, probiotique ou non probiotique ? Alors, les données de la science, on a plusieurs études scientifiques qui disent que les antibiotiques clairement peuvent réduire les risques de diarrhée associée aux antibiotiques. D'accord ? Donc là, notamment une méta-analyse de 42 études, c'est pas rien, qui a prouvé une réduction d'environ 37 % du risque de diarrhée associée aux antibio avec la prise de probiotiques. D'une manière générale. Il y avait plusieurs souches qui avaient été testées et cetera. Une autre méta-analyse qui montre un effet positif également sur la diminution du risque de diarrhée associée aux antibiotiques. Pas d'effet indésirable lorsqu'ils sont introduits le plus tôt possible pendant l'antibiothérapie. Euh là, c'est pour la réduction du risque, c'est-à-dire que si vous les donnez trop tard, ben plus vous les donnez tardivement, moins ça réduit le risque de ces euh diarrhées associées aux antibiotiques. Donc il faut faut le donner dès le départ. D'accord ?

Les antibiotiques peuvent réduire le risque de Clostridium difficile. Alors là, vous avez vous avez une revue Cochrane. Alors Cochrane, ils sont tellement ils sont tellement stricts que il y a jamais rien qui fonctionne pour eux. J'exagère mais pas trop. Et donc du coup quand ça marche, croyez-moi, c'est que ça marche vraiment. Euh et là, ils ont fait une revue sur 39 essais randomisés avec plus de quasiment 10000 participants. Ils ont montré que lorsqu'on mettait des probiotiques avec des antibiotiques, on voit une diminution globale des risques d'infection à Clostridium difficile chez environ d'environ 60 %, c'est pas rien. Et on atténue même 70 % chez les patients à haut risque. Pas d'augmentation des effets secondaires. Donc sécurité dans la prise des probiotiques, elle est bonne. Ils ont conclu chez les patients non immunodéprimés. Ceci c'est important. Quand je parle d'immunodépression, c'est pas je tombe mal à tous les hivers. C'est une condition médicale où les gens peuvent mourir d'une simple grippe, hein. Village stade terminal ou des choses comme ça, une vraie immunodépression. N'ayez pas peur de donner un probiotique à quelqu'un qui tombe juste malade quatre fois dans l'hiver. C'est pas une immunodépression caractérisée médicale avec des effondrements majeurs des lymphocytes et cetera.

Réduction du risque de prolifération fongique. Donc on n'a pas énormément d'études non plus mais celles qu'on a, elles sont elles sont plutôt positives. Donc là un essai randomisé qui dit qu'une supplémentation probiotique réduit la colonisation digestive à Candida. Là si les enfants gravement malades qui avaient une antibiothérapie à large spectre, heureusement qu'on leur donnait probiotique. Du coup là, on a une méta-analyse quand même. Donc du coup euh il y a plusieurs études du coup qui ont été utilisées, hein, dans cette méta-analyse et euh elle a conclu méta-analyse que les probiotiques peuvent réduire le risque de colonisation à Candida chez les prématurés hospitalisés. C'est prématuré hospitalisé mais euh du coup chez l'adulte aussi euh on on peut quand même on peut quand même se dire que ce qui a été montré ici, ça a été chez les enfants mais que c'est aussi transposable chez l'adulte. Alors, c'est vrai que les données scientifiques sur l'effet préventif des probiotiques sur la candidose euh là pour le coup reste plus limité que sur les diarrhées aux antibiotiques ou sur les risques de Clostridium difficile. Euh voilà. En tout cas, si on prend l'ensemble des données, elles convergent tous vers un intérêt de la prise de probiotiques, particulièrement Saccharomyces boulardii pour la prévention d'une candidose post-antibiothérapie pour la réduction des risques de diarrhée ou de Clostridium difficile.

Je vais quand même voilà mettre un petit bémol sur un truc. Il y a une étude qui a fait ah beaucoup parler quand elle est sortie, ça ça a cassé un peu les les mythes et donc du coup les gens disaient "ouh là, c'est quoi ce bordel, on fait quoi ?" C'est une étude de 2018 publiée dans Cell qui avait montré d'un effet négatif des probiotiques sur le rétablissement de microbiote. Euh voilà. Alors euh c'est cette fameuse étude qui a remis un peu en cause tout ce que nous pensions sur les probiotiques. Alors du coup pas de probiotique en d'antibiothérapie. Oui. Non. Euh voilà. Alors ce qu'a montré cette étude, c'est que euh ça je vais

Passer sur le truc le plus important, c'est que euh quand vous donnez des don des antibiotiques, détruisez pas mal la flore. Et donc du coup, ça favorise la colonisation des probiotiques. Bon, ça me dire, est-ce que c'est positif ou non ? Pas nécessairement, parce que les probiotiques qu'on ne veut pas nécessairement qu'ils s'installent, ils ont leur effet positif durant leur transit, ils ne s'installent pas d'ailleurs. Après l'arrêt des probiotiques, en quelques jours, ils sont éliminés. Certains persistent une à deux semaines, trois semaines, mais voilà, en tout cas, ils ne s'installent pas durablement, mais c'est pas grave parce que ce n'est pas forcément ce qu'on leur demande. Et en tout cas, il montrait que le fait de donner là du coup des dans cette étude des probiotiques après l'antibiothérapie, ça ralentissait l'agrocon de microbiote.

Alors, du coup, on se dit "Bah mince euh qu'est-ce que qu'est-ce qu'on fait avec ça ?" Donc il y a quand même des limites dans l'étude. Alors déjà, c'était sur le rétablissement du microbiote. Ils n'ont pas remis en cause le fait que ça pouvait réduire les risques de clostridium quand on donnait pendant l'antibothérapie. Ils n'ont pas remis en cause tout ce qu'on savait. Euh les limites du coup, ça a été que dans l'étude euh déjà la probiothérapie n'a débuté qu'après les antibiotiques. Donc ils n'ont même pas regardé les effets positifs que ça pouvait avoir durant l'antibiothérapie où ils ont donné l'antibiotique et ensuite ils ont donné des probiotiques et ils ont dit "Bah si on donne des probiotiques après l'antibiothérapie, ça a un effet négatif sur l'établissement du microbiote." Bon, il y avait une seule combinaison de probiotiques testée, un mélange de 11 souches, d'accord, lacto, bifido et streptococcus thermophilus. Une seule combinaison testée. L'étude a testé une seule combinaison antibiotique, large spectre. Ils ont donné ciprofloxacine, métronidazole. Est-ce qu'on peut dire la même chose avec d'autres types d'antibiotiques ? Et surtout, bon ben le le point aussi euh ici, c'est que la probiothérapie n'a débuté qu'après les antibiotiques et non pas pendant l'antibiothérapie. Qu'est-ce que ça aurait donné si on avait fait durant l'antibiothérapie et qu'on avait arrêté après, ou durant l'antibiothérapie qu'on avait prolongé après ? Là, on n'a pas la réponse.

Donc certains surent à cette étude qu'il y a toujours des des adeptes du sensationnel qui du coup grâce à une étude vont dire "Probiotique, surtout pas, ça empêche un rétablissement du microbiote." C'est OK, c'est une étude, c'est important de la prendre en compte, mais voilà, toutes les limites aussi à voir. Par contre, il y a un truc clair aujourd'hui. Si on prend toutes les données qu'on va être sûr de pas faire du pas faire du mal euh les données de la science, c'est clairement bouard dit, c'est le probiotique de référence en camp d'artypothérapie. S'il y en a un à choisir, c'est celui-là.

Là, vous avez euh une étude qui a été faite chez des souris humanisées entre guillemets. On leur a implanté un microbiote intestinal humain chez ces souris. Euh et donc du coup, on leur a donné 7 jours d'antibiotique et ensuite une supplémentation à probiotique du coup qui a été introduite pendant le traitement antibiotique, j'ai bien pendant le traitement et poursuivi 7 jours après. Donc sous antibiotiques, on a une dysbiose, hein, qui est quand même détectée. En tout cas euh après l'arrêt dans des antibiotiques, les souris qui n'ont pas eu le Saccharomyces boulardii pendant et après l'antibiothérapie, on a une récupération plus lente du microbiote. Voyez, donc on casse un peu l'idée de l'étude de 2018 de chez Sale et celle qui ont la boulardine, récupération plus rapide du microbiote intestinal. Donc là clairement la conclusion, c'est donner le Saccharomyces boulardii pendant le traitement et même 7 jours après.

D'autres études encore une fois chez des souris avec microbiotes humains humanisés et là, on donc les a traité avec un pareil un antibiotique, donc 10 jours d'amoxicilline acide clavulanique. On a administré le S. boulardii soit durant l'antibiothérapie, soit durant et 2 semaines après l'antibiothérapie. Donc le S. boulardii améliore la récupération du microbiote. Donc ça, on a reconfirmé à des études. Et en plus euh ce qui a été montré ici, c'est que les résultats ont suggéré que non seulement il faut donner pendant l'antibiothérapie, mais en plus on devrait poursuivre deux semaines après la fin du traitement. Donc il y avait un effet positif durant l'antibiothérapie, mais encore plus si on mettait durant l'antibiothérapie et 2 semaines post-antibiothérapie. Donc encore une fois, autre étude qui montre que ça ne provoque pas un problème de rétablissement du microbiote. On est sur l'étude souris, on est d'accord, mais avec un microbiote humain. Euh et on a quand même des ensuite, vous allez voir des études chez l'homme.

Et là, on a une étude un étude modèle in vitro, donc dans des fermenteurs qui reproduisent le microbiote intestinal humain. Et là, idem, ils ont montré que le le Saccharomyces boulardii lorsqu'on le met avec les antibiotiques, ça aide à stabiliser la biomasse bactérienne, préserve les fonctions métabolites du microbiote. Euh donc il y a il y a un effet plutôt positif.

Et là, étude clinique chez l'homme, c'est ce qui nous intéresse le plus, c'est l'évaluation de l'effet de S. boulardii euh sur le microbiote, donc encore antibiotique, amoxicilline, acide clavulanique et on a administré l'antibiotique durant 7 jours et le probiotique durant 14 jours à partir du début de l'antibio. Donc 7 jours durant l'antibio, 7 jours supplémentaires. L'étude là chez l'homme a validé que ça limitait la dysbiose. Donner S. boulardii avec les antibiotiques, on limite la dysbiose, on réduit la prolifération de bactéries pathogènes comme du genre Clostridium, on diminue les diarrhées sur ces antibiotiques. En gros, type 2018 Sale n'a pas été fait avec le S. boulardii. Ça a été donné qu'après l'antibiotique.

Et du coup, si on fait une synthèse de tout ce que je vous ai dit, le probiotique de référence pour l'antibiothérapie, c'est Saccharomyces boulardii et les données valident que on peut en donner non seulement pendant et même après, ça c'est potentiellement positif. Donc voilà ce que je voulais un petit peu vous montrer.

Et donc là, on va finir sur la conclusion pour protéger notre microbiote des effets secondaires de l'antibiothérapie. Vous voyez, il n'y a pas que le probiotique, il y a beaucoup plus et à mon avis beaucoup mieux à faire que le probiotique. La nutrition. Euh, favoriser un régime le plus varié, équilibré possible, éviter les aliments ultra transformés, sucre, alcool durant l'antibiothérapie. Faut augmenter l'apport en fibres prébiotiques, d'accord ? Notamment en fibre soluble. Euh, il faut essayer d'avoir le spectre le plus large possible, hein. L'avoine pour les bêta-glucanes, des pommes pour la pectine, voilà, les pruneaux. Il faut essayer de de continuer à manger des fibres, augmenter l'apport en polyphénols, des verres de cacao, des baies. Donc il faut des fibres, il faut des des polyphénols et ça, ça va protéger votre microbiote.

Alors l'idée, le problème, c'est que lorsqu'on a des diarrhées qui sont dues aux antibiotiques, qu'est-ce qu'on fait ? Bah c'est le régime riz et en gros, on coupe toutes les fibres. Bah c'est le pire des trucs à faire finalement. Donc s'il y a des diarrhées, pourquoi pas manger aussi du riz ? Pourquoi pas prendre de la gomme de guar hydrolysée qui réduit aussi les diarrhées ? Mais en tout cas, c'est une très mauvaise idée de "j'ai des diarrhées, j'arrête de manger toutes les fibres et les légumes". Vous voyez, c'est complètement contre-productif.

Au contraire, probiotique, bah si on doit en donner, c'est notamment il faut qu'il y ait un il faut qu'il y ait un probiotique qui contienne au moins le Saccharomyces boulardii. D'accord. Ça, c'est une souche qui est clairement validée. C'est c'est il n'y a pas il n'y a pas mieux, il n'y a pas plus validé pour pour l'antibiothérapie et pour des effets positifs. Le Lactobacillus rhamnosus GG lui aussi est bien documenté sur la protection des diarrhées associées aux antibiotiques. Là, par exemple, un un GBI SBO qui contient le S. boulardii, le Lactobacillus rhamnosus GG plus un probiotique sporulé. En tout cas, il est aussi adapté pour la prise d'antibiothérapie. Pensez à prendre les antibios, les pardon, les probiotiques en dehors des prises d'antibiotiques. Alors le S. boulardii, c'est une levure donc il n'est pas impacté par les antibiotiques, mais les autres, notamment les lactobacilles, oui.

Butyrate, vous avez vu pourquoi ? Donc là aussi euh c'est intéressant de l'introduire durant une antibiothérapie, surtout la forme tributyrine. Voyez qu'il y a eu des études dessus. Euh donc durant l'antibiothérapie et qu'on continue ensuite un mois après. Gomme de guar hydrolysée, 5 à 10 g par jour durant l'antibiothérapie et on continue 1 à 2 mois après. C'est une fibre soluble, hein, donc ça peut aussi réduire les diarrhées, hein. Donc au contraire euh s'il y a des diarrhées, on peut l'introduire.

Je vous récapitule à la fin tout ça. Les polyphénols, ça aussi il faut y penser. Par exemple, Phénolactif, c'est un mélange de très multipolyphénols, hein, multivitamine polyphénol en fait. Donc il y a des extraits de grenade, des polyphénols de la prune, la quercétine, des OPC de raisin, le EGCG, tiré du thé vert. Euh là, on est sur un mélange grenade, apigénine, resvératrol et géogulane. C'est pour les protéobactéries de manière générale, mais il peut aussi être très très intéressant euh parce qu'il y a des des polyphénols comme le resvératrol et la grenade. En tout cas euh penser aussi aux polyphénols plutôt là du coup après antibiothérapie, d'accord ? Et sur une durée de 1 à 2 mois.

Et donc si je vous fais le récap, le schéma à retenir de ce qu'il faut faire en complémentothérapie, le voilà. Donc le régime alimentaire en gros, gardez votre régime équilibré, varié avec des fibres, avec des polyphénols, l'alimentation la plus variée possible. La gomme de guar hydrolysée, elle peut être introduite, elle doit même être introduite durant l'antibiothérapie. Le butyrate également, ça va permettre de compenser le fait qu'il y a une diminution de la production d'acides gras à chaîne courte. Ça réduira l'inflammation potentiellement que peuvent induire les antibiotiques. Et vous avez vu aussi que le butyrate a aussi des effets euh finalement sur la flore fongique, il empêche le le la transition du candida en en IF ou même la formation de biofilm. Probiotique. Donc par exemple le Gbium SBO qui contient le S. boulardii. D'accord. Donc durant l'antibiothérapie, régime alimentaire, gomme de guar, butyrate, probiotique. Et post-antibiothérapie, on maintient encore un régime équilibré évidemment parce que là on va essayer de refaire un petit peu le microbiote. Ce n'est pas ce n'est pas le moment non plus de couper les fibres et les polyphénols. On continue la gomme de guar hydrolysée, le butyrate, d'accord ? Et là, on ajoute des polyphénols, Phénolactif par exemple ou SBOH2S Phyto.

La durée de prise des compléments ici. Alors là, c'était durant l'antibiothérapie, donc 3, 4, 6 jours, 2 semaines. Voilà. En fonction de la durée de l'antibiotique. Là, du coup, tout ça, il va falloir le faire pendant 2 mois, sauf le butyrate, un mois seulement, c'est OK. Mais sinon, gomme de guar et polyphénol, il faut maintenir pendant 2 mois. D'accord ? Le le probiotique, du coup, on peut le on peut le stopper, le laisser que durant l'antibiothérapie. Euh soit on est vraiment puriste et on se dit "Ben, on va peut-être pas l'administrer après l'antibothérapie." Pourquoi ? Parce que ben soit vous avez du Saccharomyces boulardii seul, il n'y a que cette souche là, il n'y en a aucune autre et dans ce cas-là, possible de continuer deux semaines post-antibiothérapie, mais ce n'est pas obligatoire. Si vous avez un mélange de probiotique qui contient boulardii et d'autres, dans ce cas-là, c'est plutôt durant l'antibiothérapie qu'il va falloir le donner et après on est c'est pas c'est pas nécessaire de le continuer. Euh c'est plutôt intéressant à ce moment-là d'introduire les polyphénols. On ne donne pas les polyphénols avant parce que certains pourraient avec la prise de l'antibiotique modifier l'efficacité peut-être de certains comme les les fluoroquinolones ou autres. Donc les polyphénols, on les on les introduira plutôt plutôt après.

Mais du coup, voilà le schéma, le un vrai schéma, on va faire le plus complet possible euh d'après les données scientifiques de qu'est-ce qu'on doit faire pour protéger notre microbiote face à l'antibiothérapie. Vous voyez finalement que peut-être les probiotiques ont une place intéressante et importante euh mais il n'y a pas que ça à faire. D'accord ? Il y a toute la partie nutrition, toute la partie du coup apport de fibres prébiotiques, la prise de butyrate, les les probiotiques durant l'antibiothérapie et post-antibiothérapie, on enlève les probiotiques, d'accord ? On continue la gomme de guar, le butyrate et on ajoute là les polyphénols. Et là, vous avez la meilleure stratégie à l'heure actuelle qu'on peut faire du coup et utiliser pour un retour pour limiter les effets des antibiotiques sur le microbiote et pour un retour plus rapide euh du de la richesse et de de la diversité du microbiote.

La meilleure solution restera l'autotransplantation. Euh donc euh c'est-à-dire que ça personne n'a la capacité de le faire. Euh peut-être les gens très riches, hein. Vous en gros, vous conservez votre vous vous jamais tant que vous n'avez pas pris d'antibiotique, faut espérer ou du moins quand votre microbiote est équilibré, vous conservez votre sel quelque part et après antibiotique euh vous faites euh une autotransplantation avec votre microbiote et là vous avez une récupération de la diversité et de la richesse en une journée. Donc c'est extrêmement efficace, mais bon, personne n'es c'est c'est celles qui sont maintenues congelées dans un laboratoire à moins de 80°C, prêtes à l'emploi pour pouvoir se faire un des capsules de transplantation ou ou un réensemencement par coloscopie. Mais voilà, ça c'est c'est le meilleur truc qui serait possible, mais c'est un petit peu compliqué, pas réservé à tout le monde. Et donc là, vous avez l'alternative, on va dire, plus accessible, moins onéreuse aussi et et validée par les données scientifiques. Voilà.

Donc la prochaine fois que vous êtes amené à prendre des antibiotiques ou même si vous avez des patients qui doivent prendre des antibiotiques qui vous demandent quoi faire, et ben vous ne leur répondrez pas "Juste prenez des probiotiques." Déjà, vous avez compris, ce n'est pas forcément n'importe lesquels et en plus, il y a tellement plus de choses à faire et bien plus valide. euh pour protéger notre microbiote.

Et du coup, je finirai juste pour un petit mot puisqu'on vous a parlé là du microbiote. Donc, j'imagine vous êtes tous là ce soir extrêmement intéressés par le microbiote intestinal. Euh pour ceux qui n'ont pas été présents lors de la première édition l'année passée, qui ont peut-être pas eu de place ou même qui ne connaissaient pas, euh je pense que c'est peut-être ne pas connaître. On a fait beaucoup de beaucoup de de de d'informations et de autour de ça. Donc je pense vous avez sûrement entendu parler de voilà de promotion autour du du microbiome. Euh donc là, il y a la 2ème édition qui se déroule donc ce congrès euh autour du microbiome. On ne parlera pas que de la flore bactérienne. Cette année, on parlera aussi des parasites, des bactériophages. Des grands spécialistes euh francophones et puis anglophones qui vont venir un peu partout de la de la planète pour euh durant ce congrès. Donc il aura lieu le 3 et 4 octobre à Lyon. Donc je vous invite du coup à vous inscrire si euh euh et pour ceux qui sont intéressés au plus vite parce que les les places partent assez vite et l'année passée, on a eu presque 300 personnes sur liste d'attente qui n'ont pas pu avoir des places. Qu'on a prévu plus grand cette année, mais voilà, c'est si vous êtes intéressé, n'hésitez pas, c'est 3, 4 octobre à Lyon euh pour le congrès Microbiome 360. Ou et je vous confirme pour être assez proche des deux organisateurs, dont là est devant moi, que effectivement, il reste plus déjà beaucoup de place. Donc il faut vraiment se dépêcher à réserver vos places.

Je vous ai mis également dans les les discussions dans le webinaire les liens vers deux vidéos qui devraient vous intéresser. Une vidéo qui a été faite avec Christian justement sur la gomme de guar et l'autre qui a été faite pardon à Camine sur le butyrate. Donc pied collé comme ça, demain quand vous vous ennuyez un peu dans votre journée, vous pouvez aller regarder ces vidéos sans problème. Euh est-ce que tu avais fini ? Parce que je je t'ai coupé, mais pardon. Ouais. Demander de avant de passer aux questions, si tu veux bien euh ton partage d'écran. Je vous je vous enverrai de toute façon euh les différents liens, je vous enverrai également le nom des différents produits si vous n'avez pas avec le lien vers le replay que vous pourrez euh voir. Et avant de passer aux questions, je voulais aussi vous rappeler que le mardi 14, donc mardi dans quelques jours, je serai avec Maud Gabriel où on vous parlera de l'histamine, la grande oubliée de la biochimie du cerveau. Maud Gabriel qui est devenue une spécialiste de l'histamine et j'ai toujours plaisir de recevoir évidemment dans les différentes questions.

Alors Isabelle qui nous demande pour une personne en cours de traitement antibiotique pendant 2 ans pour une ablation de la rate, comment aider son microbiote ? Ben, je pense que tu as répondu en partie déjà. Voilà. Pareil pareil pour la personne qui dit qu'une personne a suivi 5 ans d'antibiothérapie. Alors bon, après elle a suivi 5 ans, elle en suit peut-être plus. Donc après euh le le mieux à faire si vous voyez si vous voulez voir exactement parce que là les conseils que que j'ai donné et la phrase, c'est pour protéger le microbiote contre une antibiothérapie, peu importe laquelle d'ailleurs. Donc euh ça c'est ça c'est peu importe la prise la prise d'un antibiotique. Vous démarrez le protocole pendant l'antibiotique et vous continuez après. Après, si une personne a pris pendant des années des antibiotiques et que là à l'heure actuelle, elle n'en prend plus mais qu'elle a une dysbiose du microbiote, bah il n'y a rien de mieux à vous conseiller que de faire une analyse du du microbiote pour voir exactement bah quelles sont les problématiques. Alors sûrement que évidemment vous allez voir un excès de protéobactéries, voir encore lesquelles, vous pouvez potentiellement voir des bifidos, des lactos effondrés, un manque de certaines bactéries productrices de butyrate. Je dirais que les si vous voulez être précis, vous donnez vous donnez une analyse du microbiote. Et sinon bah comment pouvez soutenir le le microbiote suite à une cure dans dans d'antibiotique ? Les impacts qu'il a eu bah c'est en essayant de le de le rétablir et si on ne sait pas exactement comment faire, ben qu'est-ce qui ne fait pas de mal ? C'est les polyphénols comme j'ai expliqué. Donc la plupart des polyphénols ont un effet intéressant sur l'augmentation des bonnes bactéries. Donc ça commence déjà par l'introduire dans l'alimentation des voilà des choses riches en polyphénols euh en tanins hydrolysables riches en délégitanines comme la comme la grenade, les trucs tout bêtes, hein. Une poignée de cranberries tous les matins. Des études qui ont montré que voilà, une poignée de cranberries tous les matins, ça fait augmenter naturellement la Akkermansia dans le microbiote. Donc il y a il y a plein de choses à faire au niveau alimentaire. Euh après voilà, en fonction des problématiques de la personne, si elle manque de butyrate, bah vous donnez du vous lui donnez du butyrate et puis vous essayez de remonter ses bactéries productrices de butyrate. La gomme de guar hydrolysée augmente les lactos, les bifidos et les bactéries productrices du butyrate. Donc la stratégie, c'est c'est la même. Dans le cas d'une dysbiose, on essaie d'utiliser des prébiotiques, des probiotiques éventuellement, des polyphénols, des antimicrobiens s'il faut diminuer certaines bactéries.

Alors justement, quand on fait une analyse de selles après une antibiothérapie, combien de temps est-ce qu'on va attendre ? [raclement de gorge] Minimum 1 mois. Faut attendre minimum un mois. Hm hm. Et Didier qui nous dit que la berbérine est connue pour son effet antibactérien. Quand lorsqu'on fait une cure, est-ce qu'il faut complémenter en butyrate, en fibre et en probiotique ? Tout dépend de la durée. Tout dépend de la durée de la cure. Est-ce que alors la berbérine a quand même un impact sur le sur le sur le microbiote. On sait que ça peut faire diminuer aussi les lactos. Euh donc c'est pour ça que on évite des fois des prises à très long terme ou sans fenêtre aussi de sans fenêtre de de pause. Après, si quelqu'un est pris en charge pour problème de de candida, je sais pas, de SIBO ou autre qu'elle prend la berbérine euh fait deux cures de deux cures de 3 semaines avec deux semaines de pause entre, il n'a pas forcément systématiquement [grognement] besoin de se dire "Je vais donner du butyrate derrière de la la gomme de guar hydrolysée ou ou quoi que ce soit." Après, d'une manière générale, vous conseillerez toujours de mettre avec les avec la berbérine au moins une association avec des polyphénols. Ça va potentiellement limiter certaines petites problématiques que la berbérine pourrait pourrait provoquer. C'est un très bon produit. La berbérine, un très bon antimicrobien, mais c'est puissant. C'est comme le c'est comme l'origan, c'est ça. C'est l'origan donné trop longtemps à trop forte dose, impacte aussi les bonnes bactéries. Donc attention aux plantes. Il y a généralement que les polyphénols qui eux ont plutôt un effet justement prébiotique, ce n'est pas une fibre, mais du coup ils augmentent les bonnes bactéries. Les polyphénols à des doses raisonnables sur sur du long terme posent moins problème. Vous n'allez pas vous pouvez détruire un microbiote en donnant une forte dose de berbérine pendant un an tous les jours. Vous n'aurez pas ce problème là généralement avec les avec les polyphénols quoi. Hm hm.

Une question de Sylvie qu'on félicite d'ailleurs et et votre commande est déjà partie. Donc vous avez dû recevoir un mail puisque je l'ai fait directement. Donc vous allez recevoir votre votre cadeau. Euh et elle nous demande quel impact des antidépresseurs monodoses comme la azithromycine pour euh antibiotique antidépresseur sur le chlamydia pardon antibiotique sur le chlamydia. Euh ben comment dire euh j'ai pas une étude à vous sortir où on a donné 1 g à mon on a on a regardé euh alors bien évidemment que si le traitement est d'une durée d'un jour ou de 5 jours, ça sera ça sera pas pareil clairement. Donc il aura évidemment un impact plus important à ce qu'on donne pendant pendant 5 jours. Après l'impact de l'azithromycine, les bactéries impactées restent les mêmes que vous soyez sur un jour ou 5 jours, mais l'impact sera plus important plus la dose et la durée de l'antibiotique est longue. C'est tout le monde ça ça tout le monde comprend, c'est logique. Attention, l'azithromycine c'est une durée de vie de je dis une demi-vie. Donc quand vous donnez une monodose en fait, c'est comme si vous donniez presque 3, 4 jours parce que ça va être éliminé via la bile, ça ça recircule. Donc vous avez pour une monodose, vous avez encore persistance au niveau intestinal pendant plusieurs jours. Pour ça que les traitements c'est souvent court, hein. Les traitements c'est 3 ou 5 jours, c'est parce que il y a une durée de vie qui est très une demi-vie qui est très longue. Donc un jour d'azithromycine, c'est juste un jour tout ça et tout. Oui, c'est c'est un jour, mais il y a encore il y a encore un impact sur 3, 4 jours après derrière.

Et est-ce que immunodépresseur et probiotique font bon ménage ? Les euh les contre-indications avec les avec les probiotiques, c'est euh alors notamment Saccharomyces boulardii principalement, c'est chez les immunodéprimés. Donc le truc, c'est qu'elle prend un immunosuppresseur euh généralement. En tout cas, j'espère que c'est c'est contrôlé pour que ça ne soit pas donné à un stade où la personne euh voilà pourrait euh pourrait pourrait se retrouver en réanimation avec une simple grippe. Donc sur le principe immunosuppresseur, si le traitement est bien géré, on n'arrive pas à un état d'immunosuppression tel que on risque quand tout quand tout va bien de de mourir avec une simple une simple grippe. Donc c'est vraiment de l'immunodépression. euh plutôt grave, on va dire, qui contre-indique certains probiotiques, notamment le Saccharomyces boulardii. Et l'autre contre-indication, c'est les patients avec les euh les chambres implantables, les les piclines ou les choses où il y a des risques de notamment fongémie, mais ce n'est pas parce qu'on le prend oral, c'est parce qu'il y a des contaminations manuportées ou autres et il y a des risques de rentrer de de des probiotiques par la chambre en fait et ça passe directement dans le sang. Et là, ça peut être ça peut être dangereux. Donc euh il y a très peu de contre-indications en fait aux probiotiques. C'est vraiment immunodépression grave et euh chambre implantable. euh les gens qui qui reçoivent des des traitements ou des des choses comme ça, des un cathéter ou autre, faut se méfier.

Et bien merci beaucoup. Merci Christian de toujours nous partager ces enfin tes connaissances, tes recherches. Euh et on le voit, c'est intéressant, hein, parce que quand quand tu nous partages tes tes recherches, tu tu vas aussi chercher des informations et tu en reprends pour nous repartager. C'est ça qui est c'est ça qui est génial dans ce dans ce que tu fais pour nous. Donc merci beaucoup pour ça. Euh moi je vous donne rendez-vous ben mardi. Euh vous retrouverez le lien de ce webinaire demain dans votre boîte mail. Donc voilà et je n'ai plus qu'à vous souhaiter une excellente soirée. Merci Christian. À la prochaine. Bonne soirée à tous.