📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

Comment prendre de meilleures décisions dans tout ? - Jean Rausis

Podcast Limitless Project2:42:45

Transcription

Bienvenue sur Limité à ce projet, le podcast qui explore les mystères de nos supers pouvoirs et cherche comment les libérer. En discutant avec des scientifiques, médecins, sportifs, entrepreneurs, je veux comprendre quels sont les secrets de la performance humaine et découvrir les meilleurs hacks pour optimiser ma vie, mes capacités et ma longévité.

[Musique]

Si toi aussi tu veux exploser ton potentiel et améliorer ta santé, abonne-toi au podcast et rejoint ma newsletter pour recevoir chaque mois mes plus incroyables découvertes.

Comment juger de la qualité d'une décision indépendamment de son résultat ? Répondre à cette question permet d'ancrer de meilleurs apprentissages pour s'améliorer dans tout : le sport, le boulot, la vie. Dans ce nouvel épisode, Jean Rausis, entrepreneur et préparateur mental, formé en hypnose, PNL et science du bonheur, me donne les clés pour muscler son intuition et être capable de prendre de meilleures décisions en un temps record. Nous parlerons aussi des biais cognitifs comme le biais de résultat ou le biais de confirmation, de productivité, de psychologie appliquée aux relations sociales et de leurs modes secrètes et contagieuses qui déterminent notre bonheur. Ils nous réservent par ailleurs quelques hacks originaux pour tout péter lors d'une présentation ou d'un entretien important. Un vaste programme, riche en exemples et anecdotes racontées avec couleur par un passionné de la vie et de ses richesses, comme je les aime. Belle écoute.

Salut Jean, salut. Comment ça va ?

Mais écoute, ça va bien. Depuis hier, un peu de casse que j'ai fait avec Nicolas et Nyom. J'aime bien démarrer avec un petit tour d'inclusion, donc un petit check-in où tu me dis un petit peu quelque chose de cool qui est arrivé cette semaine ou à l'inverse, quelque chose, une énergie un peu négative que tu aurais besoin de déposer avant de démarrer ce bel échange. Un truc un peu cool qui m'est arrivé cette semaine, ou même l'énergie avec laquelle tu viens ce matin, enfin cet après-midi, parce qu'il est, pardon, il est 15 heures, mais j'ai l'habitude d'enregistrer le matin. Ces petites heures, ce petit lot.

Écoute, je n'ai pas beaucoup dormi ces derniers temps, donc je suis plutôt en mode énergie survie depuis quelques jours, ce que j'ai plein de projets passionnants qui m'occupent un peu et du coup, je sacrifie un peu mes nuits de temps en temps. Et du coup, je voulais être posé pour aujourd'hui. Ce n'est pas totalement le cas, mais bon, j'ai un peu de caféine qui est là pour compenser, même si ce n'est pas terrible. Mais voilà, donc c'est plutôt une énergie "on fait comme on peut" qu'une énergie extrêmement efficiente. Mais j'ai l'habitude, je travaille souvent sous pression et c'est avec peu de soleil. Donc voilà.

Justement, ça pourra peut-être l'occasion d'évoquer quelques outils qui permettent de hacker le cerveau pour réussir à être efficace, justement sous pression ou en déficit de sommeil, ou dans des contextes un petit peu stressants qui sont difficiles à gérer pour pour l'humain, puisque tu es un expert en en neurosciences, en hypnose, en PNL, et cetera. Donc je suppose que tu as développé tout un tas d'outils comme ça. Et d'ailleurs, j'imagine qu'avec les sportifs de haut niveau que tu accompagnes, il arrive sûrement parfois qu'avant une compétition, tant d'heures, qu'ils soient stressés, qu'ils dorment mal pendant la nuit, et malgré tout, le lendemain, c'est la performance qui doit délivrer. Comment est-ce que...

Et sûrement là, je rentre direct. Et d'ailleurs, je n'ai pas fait une petite chute. Prix. Donc en deux mots, moi, je, moi, je suis, je suis très content de faire cet épisode avec toi. J'avais découvert il y a peu, "Libre 360", qui est l'une des activités que tu as créée, d'autohypnose, par ma maman, qui était fan de tes petits enregistrements MP3, qui m'en avait donné quelques-uns. Et qui a été, pour ma part, mon premier, mon premier rapport avec l'hypnose. Et par la suite, j'ai eu une deuxième expérience avec l'hypnose avec un hypnothérapeute, cette fois-ci, en physique, pour arrêter de fumer. Je saurais pas dire aujourd'hui si c'est le processus ou ce qui est, c'est l'hypnose qui m'a permis d'y parvenir, ou même si c'est ma motivation personnelle, parce que je faisais du CrossFit en parallèle et j'avais ressenti pour moi, qui j'aime bien la performance, tu vois, j'aime bien me déplacer, etc. J'avais clairement ressenti ce facteur limitant qui était, qui était mon souffle. Donc j'avais aussi cette motivation extrinsèque. Mais quoi qu'il en soit, ça a fonctionné. Donc je trouve que c'est un sujet hyper intéressant. On y reviendra après, mais donc je propose de temps, c'est sur ce premier sujet : comment réussir à exprimer notre performance malgré un environnement qui soit peut-être pas hyper favorable ? Et notamment pour des sportifs de haut niveau.

Alors, par environnement pas tout à fait favorable, je pense que tu restes sur le thème du manque de sommeil, ou si tu veux, un truc plus large ? En tout cas, pour ce qui est du manque de sommeil, moi, mon but en fait, si tu veux, je suis, je suis d'une école de préparation mentale que je, que je considère qu'il est très différente de ce que j'entends d'habitude. La plupart des gens sont plutôt dans, on va dire, le traitement. Par exemple, comment gérer la pression, comment gérer le manque de sommeil, comment gérer le stress, comment gérer trois petits points. Et moi, je suis jamais là-dedans. Je suis toujours dans : comment anticiper ? Comment prévenir ? Comment encadrer ? Et c'est l'exemple du manque de sommeil. Si moi, un de mes sportifs n'a pas bien dormi avant une compète, c'est que j'ai mal fait mon travail. Et lui, il faut lui donner des outils pour pour performer malgré son manque de sommeil, ça a pas vraiment de sens pour moi. Même si ça m'arrive de le faire, mais parce qu'en général, mes sportifs dorment très bien avant une compète, voire mieux que qu'avant un jour normal. Pourquoi ? Parce que je pousse mes clients à se dépasser en temps normal, c'est-à-dire à faire plus que la compète quand ils sont hors de la compète, pour qu'en fait, la compète paraisse plus petite que le jour normal. Je vois ce que je veux dire. La plupart des préparateurs mentaux ne font jamais, si on doit dire, voilà, mais font une erreur fondamentale pour moi. Et je l'entends tout le temps. Ils disent : "Ouais, j'enseigne aux gens à gérer la pression." Avant le, avant le tournoi, ou le concours, ou la compète, ou peu importe, ou le match, je leur apprends à respirer, visualiser, faire ceci ou cela. Et moi, je suis toujours dans l'inverse. En fait, s'ils ont besoin de faire ça, c'est que tu n'as pas bien préparé. C'est parce que précisément, ils ont l'impression que ce truc, il est plus important que ce qu'ils font d'habitude. Or, ça ne devrait pas être le cas. Et l'exemple que je donne souvent, que j'ai donné dans un autre podcast, un peu sur le thème, je sais pas si tu as entendu, mais c'est l'histoire des militaires, quoi. Je fais pas, tu n'entraînes pas un militaire à tirer sur des poupées gonflables avec des pistolets à eau, parce que le jour où il arrive sur le champ de bataille, il s'attire à la Kalach en face, il perd ses moyens. Donc tu le mets dans un truc, on hurle dessus, on lui fout des coups de pied, il se fait bombarder, il se prend des lacrymos dans la gueule, et tout, bien hardcore, pour que le moment où il arrive tous sur le champ de bataille, il a l'habitude. Ça paraisse limite plus tranquille qu'à l'entraînement. Et les gens sont toujours en train d'essayer de faire baisser la pression en compète, en disant : "Ouais, et ça, c'est une demande qui est classique, 1, par les sportifs, c'est : Bonjour, j'arrive très bien à l'entraînement, mais je perds mes moyens en compète." C'est parce qu'en fait, ton entraînement, il est tout beau. Sinon, ça marcherait, tu vois. Donc cette première recadrage que je fais, c'est : si tu dors mal avant une compète, tu stresses avant une compète, c'est que tu sais que tu n'étais pas bien entraîné. Donc moi, je vais pousser mes sportifs à créer du challenge pendant les entraînements, à se créer des conséquences à leurs actes. Par exemple, s'ils font un entraînement, qu'il y ait des conséquences négatives à leurs entraînements. Ce que l'erreur qu'on fait souvent, c'est de se dire : "Ah, mais c'est qu'un entraînement, c'est pas grave si j'échoue." Et puis, en fait, du coup, on n'a pas cette habitude de la pression, de l'échec. Donc après, on arrive en compète, aux mondiaux, il y a une conséquence si j'échoue, alors que c'est un truc qui n'a pas d'habitude. Bah voilà. Donc il faut entraîner le cerveau à travailler dans un environnement sous pression. Pareil, si on manque de sommeil, qu'on a mal, qu'on a du mal à dormir, c'est qu'on a probablement un stress ou une appréhension ou une angoisse liée à un événement qui est présent dans la compétition, qu'on n'a pas anticipé. Et donc on se stresse, on imagine tourner en rond dans sa tête, et on se dit : "Merde, est-ce que je vais être à la hauteur ?" Et tout ça, deux nouveaux choses qui devraient pas arriver si on a bien entraîné. Donc pour répondre à la question, après tout, cette digression, je, j'apprends pas à mes sportifs à gérer leurs performances dans un contexte difficile. J'apprends à mes sportifs à faire de leur contexte difficile un contexte tout à fait banal. C'est une approche qui est totalement opposée et qui est, selon moi, la seule vraie approche qui marche. Mais autres, c'est du tentative de rattrapage. Parce que tu peux dire à un sportif, autant que tu veux, "Ouais, tu fais telle et telle méthode de respiration, de visualisation, X, Y, Z, pendant le moment où tu es stressé ou autre." Il suffit qu'il y ait un imprévu au moment où il doit la faire, et il perd ses moyens, parce que c'était pas, c'était pas gérable. Donc ça, cool. Et là, il fait sa respiration, puis on lui dit un truc qui va... Je te donne un exemple. J'écoute, il y a quelques mois, le champion junior, champion du monde junior de ski, qui est Suisse. Et puis quelques mois auparavant, il me disait : "Des fois, moi, j'ai les boules. J'ai un truc qui arrive, c'est que j'ai beau gérer la pression, j'ai beau tout gérer, je suis au sommet de la piste, et puis tout à coup, j'entends dans le talkie-walkie du mec qui nous dit que c'est à notre tour, que le garde avant s'est cassé la gueule sur la piste." Et je suis là, tout va bien, tranquille, aucun stress, machin. Et d'un coup, j'entends juste dans un talkie-walkie qu'il y a eu une chute. Et la mère, je me dis : "Putain, ici, c'est moi la chute, et machin et tout ça." Sauf que c'est à moi de partir sur la piste dans dix secondes. Qu'est-ce que j'ai le temps de faire un exercice de respiration en me disant : "Je vais me calmer et tout ça ?" Non, c'est juste impossible. Il n'y a pas de truc magique. Puis tard, il y a des mecs qui font de la PNL qui te diront : "Ah ouais, mais alors, il faut faire un ancrage de calme. Tu appuies sur ton pouce, tu serres le poing pendant..." Oui, c'est très bien les ancrages et plein de techniques compétitives, et qui sont intéressantes. Mais faut être réaliste, ça s'applique pas en 10 secondes. Et encore, même si ça s'appliquait en 10 secondes, il n'y a pas de garantie que ça marche 100% du temps. Et c'est donc en réalité, tu dois prévoir et prévenir les imprévus, et pour en faire des non-imprévus. Tu vois ce que je veux dire ? C'est la même histoire qu'avec la pression. Donc de nouveau, c'est une question d'anticipation, de préparation. C'est pour ça que ça s'appelle la préparation mentale, ça s'appelle pas la réaction mentale. Donc voilà, je finirai là pour la réponse, puisque j'ai, tu verras que j'ai commencé à déballer beaucoup de choses, je fais plein de connexions, mais c'est ma réponse. C'est-à-dire, je fais pas de réactivité, je fais de l'anticipation, et puis de la préparation.

Alors déjà, sans toi, libre de digresser autant que tu veux. Moi, j'adore les conversations qui partent dans tous les sens. Et d'ailleurs, ça donne envie de rebondir sur un tas de choses. Mais du coup, si je comprends bien, le stress, la gestion du stress, de la pression, en fait, elle vient des conséquences qu'on imagine et de l'importance que ça a pour nous. Et donc, l'idée, ça serait avant le jour J, de réussir à sortir, à élargir sa zone de confort, à se mettre en danger. Et par exemple, si on prenait un exemple qui est en dehors du cercle sportif, tu me disais que c'était un entrepreneur qui avait des start-ups, tu as déjà fait des présentations devant devant des investisseurs. Il n'y a pas forcément énormément de personnes, mais la conséquence, elle est importante pour toi, parce que c'est ça qui va donner ou non les financements dont tu as besoin pour ta boîte. Comment tu vas te préparer à ça ? Est-ce que au quotidien, tu vas essayer de faire un peu de théâtre ? Est-ce que tu vas essayer de faire une grosse conférence TEDx ou donner un cours dans une école pour te confronter à un parterre de plusieurs personnes ? Comment est-ce que tu vas faire le jour J pour ne pas te laisser briser, bloquer par toute cette, tout ce stress, sous cette pression que tu te mets sur les épaules ?

Alors moi, j'ai de la chance, c'est que j'ai jamais eu besoin de faire des financements pour les start-ups. C'est que j'ai la chance d'avoir accumulé les ressources nécessaires pour mes différents projets. Donc je lance toujours des projets, des projets avec les ressources que j'ai. Par contre, j'ai déjà accompagné des entrepreneurs qui doivent faire des levées de financement à travers du coaching. Et en fait, la chose la plus importante pour moi, c'est d'être naturel et sincère avec les gens. Ce que souvent les gens ont envie de paraître, c'est que la même chose quand j'accompagne des gens pour des entretiens d'embauche. Ce que je fais plus depuis un petit moment, mais ça m'est arrivé pas mal à une époque. Maintenant, j'en fais plutôt passer que qu'autre chose. Si tu veux, la première chose que les gens vont se dire, c'est : est-ce que j'ai un bon feeling avec cette personne ? Quand tu vois quelqu'un, ton cerveau, ce qu'il fait, c'est qu'il analyse la personne avec qui tu viens de rencontrer, il va la comparer avec tous les gens que tu as rencontrés dans ta vie en une fraction de seconde, et puis il va se dire : "OK, est-ce qu'elle ressemble à quelqu'un que je connais qui est digne de confiance, ou est-ce qu'elle ressemble à quelqu'un qui m'a fait du mal, ou ainsi de suite ?" OK. Et ça, c'est systématiquement à chaque fois qu'il rencontre quelqu'un. OK. Et la plupart des choses que tu vas repérer, c'est pas la couleur de peau ou peu importe, c'est les expressions, la prestance, la carrure, le sourire, le regard, le ton de la voix, les gestes, etc., etc. Et elle ne va pas repérer si tu as fait le même geste ou si tu as la même tonalité ou autre, mais plutôt une baseline, ce qu'on utilise comme terme, un non-verbal. Sort que je suis aussi certifié par Paul Ekman et Joe Navarro en lecture du non-verbal et au micro-calibration et autres. Bref, je suis pas Thales au sujet, mais il y a une baseline en fait. Quand tu parles à quelqu'un, tu vas jamais avoir, tu peux jamais dire si quelqu'un, au moment où quelqu'un te trompe ou autre, avec certitude. Par contre, tu peux avoir une baseline pour chaque personne. Qu'est-ce que c'est sa version, on va dire, fiable ? Et puis tu vas, tu vas repérer quand cette personne, elle sort de sa baseline. Et quand il y a un truc qui sort de la normale, alors là, tu peux, ça va attirer l'attention. Et moi, j'ai une théorie selon laquelle en fait, on a une méta-baseline. C'est-à-dire que on a créé une baseline commune pour tous les gens qu'on connaît de confiance, et une baseline commune pour tous les gens qu'on connaît de qui ne sont pas de confiance. Et en fait, on va très vite catégoriser les gens selon une attitude et plein de petits trucs subtils qu'on ne repère pas forcément consciemment. Enfin, compte qu'ils sont de l'ordre du ressenti, du feeling. Et une grande partie de ça, selon moi, c'est : est-ce que cette personne avec qui je suis en train de parler, elle est sincère ? Est-ce qu'elle a l'air de penser ce qu'elle dit ? Est-ce qu'elle est congruente ? Est-ce qu'elle est en train de se foutre de ma gueule ou pas ? Est-ce qu'elle assume ce qu'elle dit ou pas ? Et plein de trucs comme ça. Et si tu as un investisseur, et que tu es convaincu par un projet, mais que le mec qui te présente, il est débile, il est nul, il sait pas parler, il regarde par terre, il est mal à l'aise, la voix qui tremble, il est stressé, il bégaye. Donc quand je dis débile, c'est-à-dire qu'il n'a pas du tout préparé sa présentation, ça va donner vachement plus confiance que si tu as un mec qui vient, qui est hyper sûr de lui, qui est à l'aise, qui parle bien, qui te regarde dans les yeux, j'ai toujours dirigé vers toi, qui assume son truc, mais tu sens que son projet, quand tu lui poses des questions, il est un peu évasif, machin et tout ça. C'est pas tant l'apparence que le ressenti qui compte dans ce genre de trucs. Et le problème, c'est toujours la même chose. C'est comme je te parlais du coaching avant, et de la préparation avec la pression et tout ça. La plupart des coachs, pour que ce soit pour des politiciens, pour des entrepreneurs qui doivent faire des levées de financement ou autre, ont travaillé sur l'apparence. Mais quand est-ce que c'est la dernière fois que tu as vu un type et tu t'es dit : "Ouais, ce gars, il présente bien, il a un joli postiche, j'aime bien sa façon de bouger les bras, je trouve qu'il se tenait droit, il me regardait tout le temps dans les yeux." Non, on n'a rien à foutre, tu diras juste : "Ah, je le sens bien ce mec." OK. Le premier truc que tu vas te dire en sortant, quand il va sortir de la pièce, si tu le fais passer un entretien ou qu'il est venu présenter un projet, c'est : "Je sais pas vous les gars, mais moi, je le sens bien." Et puis tout le monde va dire : "Ouais, moi, je me sens bien aussi." Est-ce que quelqu'un va dire : "Ouais, il a l'air classe, ça se voit qu'il avait bien fait ça sur sa cravate, et puis il bougeait bien les bras." Ah oui, pour ça, ça n'a rien à foutre. La vraie question fondamentale que les gens se posent au fond, c'est : est-ce que ce mec, il va me la mettre à l'envers ou pas ? C'est tout. C'est la seule réponse. Et la seule question qui compte. Et la réponse à cette question, elle est pas dans son attitude ou son costard ou je sais pas quoi. OK. Donc quand tu poses une question à un mec qui vient de présenter un projet, il peut être très maladroit dans sa façon de répondre, mais si tu sens qu'il est sincère, tu seras vachement plus convaincu que quelqu'un qui va être, qui va donner une baseline hyper nette, hyper clean, hyper propre, bien présenté, et cetera, rapide, et que tu vas lui poser une question, hop, tu vas sentir qu'il y a une petite fragilité. Parce que s'il y a une deuxième chose, c'est que quand tu arrives en mode ultra clean, ultra préparé, tu te tires une balle dans le pied, parce que tu enlèves ta marge d'erreur. Dire que la première impression que tu fais, c'est la tente que les gens vont avoir de toi. Dire si tu arrives ultra classe, ultra pimpé, ultra beau gosse, avec une belle montre et machin et tout, et puis qu'il y a la moindre fragilité dans son speech, tu vas te faire ramasser direct. Alors que si tu arrives, tu es naturel, tu es toi-même, tu es avec ton sweat, c'est tranquille, machin et tout, et puis tu es un peu fragile, personne, tout le monde s'en fout en fait, parce que c'est toi. En fait, on voit très bien que tu n'es pas prétentieux et n'a pas fait une promesse. C'est comme quand tu vois un film et que tu as une excellente bande-annonce, tu dis : "C'est génial !" Et en fait, le film, c'est une merde. Bah tu seras vachement déçu, parce que la bande-annonce, elle était incroyable. Alors que si tu as juste un petit teaser, et puis que t'as rien vu, peut-être que tu seras vachement moins sévère avec le film, parce que tu n'as rien premier, donc tu n'as pas été déçu. Donc là, le naturel, il n'est pas seulement dans ta performance au niveau théâtral du terme, il est aussi dans la promesse que tu fais à la personne, et est-ce que tu vas délivrer derrière ? Et c'est toujours le fameux "under promise, over deliver". Je vais essayer de parler français, c'est mieux. Alors que la plupart des gens font l'erreur de "over promise, under deliver", et tu vois, et c'est c'est le contraire. Il faut être humble, discret, simple, naturel. Voilà, et tu vas réussir. Donc voilà, si tu me posais cette question là-dessus. Alors moi, j'ai de la chance, je n'ai pas eu besoin de faire ça. Mais encore une fois, j'ai, je fais passer des entretiens de bouche. Pour le coup, j'étais en train d'embaucher là, derrière. On a une date qui était prévue pour ce podcast, puis j'ai quelques candidats qui pouvaient uniquement être dispo à cette date, parce que je suis en train d'embaucher pour une de mes boîtes. Et donc, j'ai, on avait dû repousser ce podcast de quelques jours. Je les vois, et je les ressens. Et tu vois, quand tu parles avec quelqu'un, après cinq minutes, à chaque fois, j'étais sur Zoom avec les mecs, en fin d'entretien, j'étais, j'avais mon CTO qui est avec moi, et puis on se parle à côté, donc on a un petit chat entre nous, et on fait des petits commentaires sur le candidat pendant qu'il répond à certaines questions, qui fait des exercices. Mais après cinq minutes, on est déjà quasiment d'accord sur le candidat. Enfin, même pas après deux minutes. "Ah ouais, il a l'air pas mal." "Ah ouais, il parle trop." On avait un mec qui était super bon techniquement, mais on n'a pas pris, parce qu'il râlait en fait. Il arrive, et il a commencé à parler mal de son ancien employeur, il rouspétait un petit peu et tout. Alors qu'en fait, il était extrêmement compétent. C'est peut-être même le mec le plus compétent. J'ai peut-être même engagé un gars un peu moins compétent que lui pour ce poste. Mais enfin, c'est dit : "Waouh, le gars, il arrive, il commence à râler sur l'infrastructure de sa dernière boîte, ensuite, il sous-entend..." Puis à un moment donné, on lui donne un exercice assez simple, mais juste pour tester en fait sa façon de réfléchir, plus que sa compétence pure technique, pour le coup, c'est un terrain développeur pour situer le truc. Et puis, il a un peu ricané quand on lui a expliqué les règles de l'exercice, en mode : "Ah ouais, mais c'est trop facile, enfin, vous me prenez pour une merde, bien, je vaux mieux que ça." Donc en fait, quand tu continues à présenter un exercice, plus que le mec qui ricanne, tu sens que c'est un mec qui est un petit peu, voilà, il se prend pas pour n'importe qui, quoi. Il a envie d'être, il a envie de râler. Enfin voilà. Et donc en fait, après, après cinq minutes, on s'est écrit : "Putain, il fait, il fait mauvaise impression." On avait rien à foutre qu'il soit bon techniquement, ou qu'il ait les bonnes réponses aux sujets, et tout ça, ou qu'il soit soigné, ou je sais pas quoi. C'était le ressenti qui nous a donné aux deux direct. C'était ça, c'était un problème d'attitude. Donc moi, encore une fois, je dis aux gens, toutes ces histoires de préparation, de de comment, de de voilà, d'apparence, c'est secondaire. Je dis pas que ça compte pas, attention, mais c'est 10%, 15% du truc, c'est pas comme on nous fait croire 90% en fait. Voilà, parce que la première image que les personnes vont se faire, c'est pas l'image physique, c'est l'image mentale du feeling qu'ils vont avoir. Ils vont tout mettre dans une case : "Ce mec me fait penser à cette personne." Et je conclurai en disant ça : combien de fois ça t'est arrivé dans ta vie, où tu arrives dans une soirée, ou peu importe, tu vois un mec et tu te dis : "Tiens, suis là, je sens pas trop." Et en fait, tu te rends compte un peu plus tard dans la soirée que c'est un couillon. Et puis quand fait, voilà. Ou alors, au contraire, tu as quelqu'un qui arrive, juste quand il dit bonjour, tu dis : "Tiens, j'ai un bon feeling avec cette personne." Je pense que c'est quelqu'un de sympa, et puis ça se confirme dans la soirée. Tu n'es pas magicien, tu n'es pas voyante, tu n'es pas voilà, tu n'es pas analyste. C'est juste que tu as comparé cette personne avec tous les gens que tu connais, avec qui tu t'entends bien, et tu as tout de suite remarqué dans son attitude, sa façon de regarder, de sourire, et autres, qu'elle était authentique, versus quelqu'un qui arrive et qui te dit : "Ouais, salut machin." Et puis qui, tu sens que tout est préparé, mais il n'y a rien de pire qu'un mec qui vient, qui me sert la main, puis commence à me parler, puis que c'est pas lui en fait qui parle, c'est lui, il a préparé. Et du coup, j'ai l'impression que je parle à un masque ou un bot, et puis par un être humain. Et c'est très dérangeant, quoi, cette attitude là. Ça m'arrive carrément des fois de dire aux gens : "Non, mais c'est bon, on est entre nous, sois toi-même, enfin, tu vois, là, j'ai pas besoin de jouer un rôle, de quoi." Voilà. Bref.

Et pour reprendre l'exemple que tu cites là, dans la soirée, où tu sais tout de suite, tu vois un mec et où tu dis : "Lui, ça doit être un couillon." Et ça se confirme. Et l'inverse, il y en a un qui te regarde en souriant, qui te serre la main, et tu dis : "Ouais, lui, il a l'air chouette." Est-ce que tu penses pas que c'est toi qui va conditionner aussi l'interaction par justement l'image que tu as projeté de son comportement ? Et du coup, c'est plus loin. Et tu vois, je pense qu'on est aujourd'hui, on pointe du doigt de plus en plus les biais cognitifs, notamment le fait de, notamment dans des processus de recrutement, d'ailleurs, dont tu parlais. Tu vois, tu as des gens comme Olivier Sibony, par exemple, qui pointent tous les biais cognitifs, lui qui montre qu'en gros, l'intuition est une mauvaise, une mauvaise conseillère. Voilà, à l'inverse. Alors, je sais pas si toi, ce que tu es en train de dire, c'est que de toute façon, elles existent, donc autant composer avec, parce qu'on ne va pas vouloir lutter contre ? Ou bien, si tu dis au contraire, c'est une bonne conseillère ? Arrêtons de la rejeter absolument, c'est une capacité de l'humain que d'avoir cette intuition, et écoutons-la, et faisons-lui confiance.

Alors, c'est une très bonne question, et moi, je suis totalement opposé à cette idée que l'intuition, c'est une mauvaise conseillère. Et vraiment, pour moi, c'est absurde d'un point de vue purement, on va dire, cognitif, évolutif, de penser ça. En fait, qu'est-ce qui se passe dans nos cerveaux ? Dans ton cerveau, il y a plein de petites parties qui réagissent à des stimuli, et ces petites parties, elles communiquent entre elles en permanence pour essayer de trouver quelle est la bonne décision à prendre. Et elle évalue aussi le temps que tu as à disposition pour prendre cette décision. Ensuite, avant d'agir. OK ? Donc, par exemple, si tu te promènes dans la forêt et que tu vois un truc qui ressemble à un serpent, tu n'as pas 10 minutes pour réfléchir si tu peux marcher dessus ou pas. OK ? Parce que sinon, tu es mort si c'est un serpent venimeux. Qui est ? Donc tu vas instantanément avoir un stimulus, un stimulus qui va générer une réaction qui va short-circuiter du coup la plupart des processus, on va dire, critiques, au sens, au sens positif du terme, de ton cerveau. Par contre, si tu es dans un cinéma, et qu'il y a une alarme qui s'enclenche, qui dit : "Attention, mesdames et messieurs, veuillez vous diriger tranquillement vers la sortie de secours, en gardant votre calme." Et ou pas le temps d'essayer de comprendre ce qui se passe, de regarder autour de toi, est-ce que ça sent le cramé ? Est-ce que tu as entendu des coups de feu ? Est-ce que peu importe ? OK ? Bon, qu'est-ce qui fait que tu peux réfléchir en une seconde : "Attention, il y a un serpent." Ou autre ? Et puis que des fois, tu as le temps de réfléchir ? Bah, c'est ton intuition. C'est un processus cognitif qui s'éveille, qui s'est basé sur des millions d'années d'évolution, et puis qui te donne une palette de lecture. C'est plus comme une matrice décisionnelle inconsciente, si tu veux, sur laquelle ensuite, tu vas mapper ton expérience. Évidemment, tes expériences ont joué un rôle. C'est-à-dire, si quand tu es gamin, et puis que la première fois que tu vois une araignée, tu sais pas ce que c'est, puis tu as envie d'aller voir cette araignée de plus près. Tu as ta mère qui arrive en hurlant, puis qui tape dessus avec un journal, puis qui hurle. La première chose que tu vas faire, c'est enregistrer dans une case de ton cerveau : "OK, les araignées, c'est un danger." Parce que la personne à qui j'ai le plus confiance, en qui je fais le plus confiance, et qui est censée me protéger, elle vient de me signaler que c'est un danger. Donc après, tu enregistres ça, et toute ta vie, tu vas croire que les araignées sont dangereuses. Bon, maintenant, est-ce que les araignées sont dangereuses ou pas ? C'est relatif, ça dépend quelle araignée, dans quel contexte. C'est donc ça ne veut pas dire que si des années après, tu vois une araignée, puis que ton intuition qu'elle est dangereuse, tu as raison, hein, parce que tu as une matrice de lecture sur laquelle tu as posé une expérience qui est venue, qui est venue influencer la façon dont tu vois la chose. Mais dans la vaste majorité des cas, les expériences qui ont donné suite à des intuitions logiques, on va dire, basées sur ces expériences, elles sont justes. Je suis pas qu'elles sont 100% du temps justes, parce que des fois, elles peuvent être basées justement sur un événement comme ça, à la con, qui donne une mauvaise information. Mais la plupart du temps, elles sont bonnes. L'exemple que je donnerai pour répondre à ta question, de ce qu'il y avait une question intéressante au début, il y avait plusieurs questions dans une question : est-ce que ce n'est pas parce que tu penses que le mec est un couillon que tu vas réagir différemment avec lui, et du coup, il va avoir l'air d'un couillon ? Premièrement, je pense pas, parce que ça t'arrive régulièrement de te planter. C'est juste que 80, tout, 80% du temps, tu as raison. Mais temps en temps, tu vas dire : "Ah tiens, je croyais que ce gars est un couillon, mais en fait, il est vraiment cool." Et donc, c'est la preuve que t'es pas fermé à l'idée. Et deuxièmement, c'est comme quand tu vois un truc à bouffer, et puis qui dit : "Ça me donne pas trop envie, ce truc là." Tu vois, tu arrives dans une confiserie, puis tu dois choisir un dessert. Bah, il y a des trucs qui vont plus te donner envie que d'autres. Bah, est-ce que c'est parce que si tu te forces à manger un truc qui ne donne pas envie, tu vas le trouver moins bon ? Ou est-ce que c'est parce que tu as mangé un truc qui ressemblait à ça dans le passé, et qui n'a pas trouvé bon, qu'il ne donne pas envie ? Tu vois, je pense que la réponse, elle est claire. OK ? Donc évidemment que si tu dis : "Ce truc, il n'a pas l'air bon", et que tu le manges, tu vas avoir encore l'impression qu'il est encore moins bon que ce qui n'est pas. Le contraire, mais de base, le fait que tu n'aies pas envie de le manger, c'est parce que tu as déjà goûté à des trucs qui ressemblaient à ça, puis qui étaient pas terribles. Mais après, évidemment, que le cerveau, il a une influence directe. C'est-à-dire, on a fait l'expérience, il y a plein d'expériences comme ça qui existent, où du fil du, de la piquette à 10 balles, et puis tu fous, il y a eu une dans une bouteille de merde, à piloter dans un grand, une bouteille d'un grand cru, et ils te disent que le grand cru est excellent, alors que c'est le même vin que le vin de merde d'à côté. OK ? Mais ce n'est pas parce qu'ils font semblant, c'est-à-dire que si tu mets des électrodes sur leur cerveau, puis tu regardes ce qui se passe, ils trouvent authentiquement le vin meilleur. Ils font pas semblant de le trouver meilleur, ils ont vraiment une perception qui est modifiée par la suggestion qui leur est faite. Mais tout ça, c'est relatif. OK ? Tu peux pas leur dire, tu peux tromper les gens comme ça avec des petits échantillons sur une petite quantité d'informations. Mais quand c'est une réaction qui émerge après des millions d'interactions, et je parle même pas du nombre de dizaines de milliers de pensées que tu as par jour sans t'en rendre compte. Je vais peut-être juste encore digresser, puisque tu aimes ça. Ton cerveau, en fait, il a un seuil de la conscience, d'accord ? Est-ce qu'on appelle la conscience ? Ce qu'on dit : "Je suis conscient de." Je précise, parce que la conscience a plusieurs définitions. D'ailleurs, les Anglais sont bien plus intelligents que nous sur ce point-là, parce qu'ils ont distingué plusieurs types de conscience, "awareness" comme "consciousness", et ça, c'est pas la même chose. Mais bref, quand tu dis : "Je suis conscient de", au sens de le.

Guen s'inquiète pas de la conscience. Je vois là, bref, je ne sais pas si je suis clair, mais je pense que le fait, le prix, ok, c'est juste en fait que tu as suffisamment de parties de ton cerveau qui sont intéressées aux mêmes trucs en même temps. Ok. Et donc, si tu veux, on pourrait dire que ce qu'on pourrait appeler le seuil liminal, tout ce qui est suffisamment actif et en même temps par ton cerveau devient supraliminé. Donc ça, ça émerge dans ta tête, tu as l'impression que tu es conscient de ce truc. C'est une illusion en fait, c'est juste qu'à plusieurs versions, il y a plusieurs parties de toi qui s'y intéressent en même temps.

Et donc, pour faire une analogie, c'est comme si tu es dans une pièce. Si tout le monde parle de la même chose, tu finis par entendre de quoi il parle. Ok. Et puis tu as le seuil subliminal où c'est en fait pas tout le monde qui parle dans son coin des petits trucs qui chuchotent. Et puis du coup, tu te rends pas compte. Et donc les intuitions, c'est simplement des bruits qu'on entend, n'arrive pas à mettre le doigt dessus précisément. C'est pas des pensées claires, mais voilà, il y a des parties de nous qui pensent à des trucs et qui font du travail dans leur coin, puis on entend des petits chuchotements. Je schématise, c'est évidemment une analogie. Mais si tu veux, ce qu'on appelle parfois en hypnose Ericksonienne, l'ego observateur, sert là, le moi antérieur, si tu veux, ce que celui qu'on a l'impression d'être quand on parle de nous, qui en fait une illusion, ben il entend, il perçoit des petits trucs, des petits bruits. Et puis c'est ça qu'ils appellent l'intuition. Ok, c'est un vrai travail cognitif derrière, c'est pas un truc qui émerge de nulle part. Ok.

Donc quand un stimuli, un stimulus d'un truc qui est désagréable et à plusieurs parties toi qui as well ce truc là, je n'aimais pas du tout. Tu as un plat qui ressemble à ce machin, puis que tu dis ben en fait, le stimulus et le plat, puis qu'après en voyant ce plat, tu dis ça me dit pas trop ce machin, j'ai plutôt prendre autre chose. Ben tu, c'est pas forcément pourquoi. Tu vois, des fois on te dit "plutôt McDo ou pizza ce soir on commande ?" puis tu vas dire "plutôt McDo que pizza". Je sais pas pourquoi. Peut-être juste parce qu'en fait, il y a trois semaines, tu as bouffé une pizza qui t'a même pas remarqué que tu avais pas trop bien digéré, mais il y a des parties de toi qui l'ont remarqué. Puis en fait, quand on parle trois semaines après, tu dis "ouais bof, je préfère quand même le McDo" parce que là d'ailleurs fois la pizza, mais tu te souviens peut-être même pas du tout ça. Mais c'est ton intuition. Ok.

Donc cette cette nouvelle école de gens qui disent "ouais, l'intuition, elle n'est pas toujours bonne conseillère" et tous. Chez personne dit le contraire. Simplement, si tu fais confiance 80% du temps, tu auras raison. Et la vie, c'est qu'une question de peser des des pour et des contres, jouer le jeu des probabilités. Donc voilà, moi je peux garantir un truc, c'est que ça fait bah ça fait dix ans cette année que je dis à des gens de suivre leur intuition et j'ai jamais eu de mauvais résultats. Et en règle générale, d'ailleurs, ils écrivent deux semaines après en disant "c'est incroyable, ma vie elle a changé" parce que tu leur dis "mais vous savez, c'est des gens qui te disent 'ah, j'ai fait ce truc alors qu'au fond de moi, je savais que j'aurais pas dû' et puis je vais regretter pendant des années après". C'est le trou du cul pas du pourquoi tu l'as fait. Ok. Bah ça, c'était ton intuition. Viens pas me dire après "ah, when he gets".

Bon, alors le truc aussi, c'est que il y a des gens qui confondent intuition et tentations. Ok. "Ah, je suis tentée par ce Big Mac, c'est pas j'ai l'intuition que je la mange". Ce Big Mac, c'est deux choses différentes. D'accord. Au contraire, en général, les deux sont inversés quoi. Mon général, tu être tenté par un truc, puis si tu cites tenter, c'est précisément qu'à une partie de toi qui sait qu'elle devrait pas passer. Sinon, tu serais pas tenté, tu dirais tout de suite "le manger", même pas la question. Pour avoir honte, ouvre le frigo. En général, les trucs que tu regardes pendant 5 secondes, on se pose la question "est-ce que je mange ça ou pas ?", c'est le truc qu'il faut pas manger. C'est pas la banane ou la pomme ou le machin, tu vois ce que je veux dire ? Oui, quand tu poses la question, en fait, il y a plus de questions et les actes, de toute façon.

L'intuition et elle est enfin, j'avais vu une étude qui montrait en gros que le cerveau, il prenait une décision, je sais plus en 2010. Monde, l'réalité est devenue consciente peut-être qu'au bout de trois ou quatre secondes. Enfin, voilà, beaucoup plus tard. Et donc, en réalité, le cerveau, il vient simplement confirmer ce que ce qu'il avait déjà pris comme décision de façon automatique, sans qu'il en ait conscience. Alors fait, ça dépend ce que tu appelles conscience. Encore une fois, c'est pour ça que je dis une demi-seconde. Parce que de nouveau, on est très nul en français pour déterminer ce que c'est la conscience. Donc ça dépend. En général, une décision, elle est prise effectivement deux à trois secondes avant que tu as y compris pourquoi tu l'as prise. Voilà, c'est ça que je veux dire. Voilà. Mais elle est prise environ une demi-seconde avant que tu as eu l'impression que tu as une impulsion qui te dirait.

Donc par exemple, si je te donne, si je branche ton cerveau sur machine, puis je te donne deux interrupteurs, ok, mais je te dis dans un camp, tu votes, appuie sur un interrupteur, tu te dis lequel tu veux. Et puis tu essaies de le faire de manière comme ça, improvisée. Bah en fait, une demi-seconde avant que tu appuies, je peux dire "là, il va appuyer sur tel interrupteur". Et après, tu appuies. Ok. Par contre, il va te falloir encore une seconde et demie ou deux secondes pour derrière, tu m'expliques pourquoi tu as choisi celui-là. Parce que il faut que ça aille émerger, si tu veux, c'est un processus qui émerge la conscience. Et donc, c'est pas un truc. Donc, c'est un truc qu'on explique toujours a posteriori. C'est facile, on dit toujours "là, j'ai pris cette décision pour telle raison", mais en fait, c'est c'est pas moi qui ai pris la décision. C'est l'explication que je donne, c'est l'explication qui m'a été donnée par les parties de moi qui ont pris la décision.

Et donc, si on considère ce cerveau un petit peu automatique qui prend les décisions entre guillemets tout seul, donc indépendamment de notre volonté, et nous, on en a conscience après. Et donc, on pourrait aussi appeler intuition. Parce qu'à mon avis, les deux sont liés. On a compris, tu as bien expliqué que tout ça était lié à des patterns qui étaient identifiés et reconnus, donc à des expériences passées. Et ce qu'on pourrait donc conclure que plus tu diversifies tes expériences de vie, donc tu peux que tu peux que tu peux apprécier, que tu peux faire, plus ton intuition sera bonne et juste ? Exact. C'est évident. C'est pour ça qu'il faut sortir de sa zone de confort. C'est pour ça qu'il faut tenter plein de trucs. C'est pour ça qu'il faut se casser la gueule, qu'il faut échouer. Et qu'il y a un cercle vicieux quand on essaie de rester dans sa zone de confort. Et et même le terme de zone de confort, mais j'ai du mal à l'utiliser, même si j'utilise un peu comme comme tout le monde, passe un peu un cliché. Mais disons, il faut voir la vie comme une aventure. Et puis chaque expérience, c'est un outil dans ta boîte à outils ou une arme dans ton arsenal, à peine le comme tu veux. Et plus tu vas prendre, plus tu vas avoir de recul sur ta propre expérience, donc plus tard avec un truc différent auquel tu as pensé, sur lequel tu as médité, réfléchi. Et de ta plus les décisions que tu vas prendre seront bonnes.

Maintenant, il y a un biais qui ont parlé avant, le biais cognitif. Il y a un biais cognitif qui pour moi est énorme, c'est le biais de résultat. C'est peut-être le biais le pire qui existe. La plupart des gens te disent "j'ai eu un tel résultat, donc j'ai bien fait de prendre cette décision". Ok. Or, il n'y a absolument aucun lien de causalité entre les deux. C'est-à-dire que une bonne décision, elle est bonne au moment tu l'apprends, basé sur les informations dont dispose au moment où tu la prends. Elle est pas bonne après que je connais la réponse. D'accord. Donc, si tu as un mec qui te dit "je vais jouer à l'Euromillions tous les jours pour les dix prochaines années" et puis qu'un jour il gagne 200 millions d'euros, c'est quand même un bouffon d'avoir joué à l'Euromillions tous les jours. Tout en disant "ok, il a beau se dire autant qu'il veut, ouais, mais tu vois, j'ai bien fait, j'ai gagné 200 millions d'euros". Non, t'as pas bien fait. Parce que pendant que toi, tu as gagné 200 millions d'euros, et 18 millions d'autres mecs qui ont joué tous les jours en même temps que toi, ils ont perdu tout leur argent. Et puis, il y en a car deux d'entre eux, ils sont endettés. Et puis 5% ils sont suicidés. Donc toi, tu es là, tu dis "ouais, génial, j'ai bien fait". Statistiquement, tu avais une chance sur, je sais pas combien de gagner, mais t'avais 80% de chances d'être broke dans quelques années. Et puis endetté. Et puis 5% ils sont suicidés dans les dix ans parce que tu jouais tout ton salaire à l'EuroMillions. Donc, c'est que c'est complètement con de regarder une décision, de juger une décision en fonction de son résultat. Et ça s'applique dans 100% des cas. Les gens me dire "ah ouais, mais tu prends, tu prends un exemple de la décision extrême de l'eau, le gars qui a joué à l'Euromillions". Mais non, c'est faux.

Si je suis dans un champ, si je suis pardon, si je suis dans une voiture et puis qu'il y a un camion qui arrive en face, puis qu'à gauche, il y a un champ, plus qu'à droite, c'est une falaise, je tourne dans le champ. Ok. Maintenant, si le champ, il était miné, puis que j'explose, bah tant pis, j'ai quand même pris la bonne décision. Peut-être qu'en bas de la falaise, il y avait un filet qui allait même me sauver la vie, mais je m'en fous. Ok. Mais bien qu'il dirait après coup, il y a des mecs qui me dire "ah, le con, il a tourné dans le champ alors qu'il y avait des mines, alors que si il avait tourné dans la falaise, il serait sain et sauf, il aurait mieux fait". Ben non, il n'aurait pas mieux fait. De bonne foi, c'est un biais de résultat. Si cela, sa décision, elle était bonne quoi qu'il arrive. Et si tu comprends ça, ça aide. En fait, ta vie, elle change du tout au tout. Pour moi, c'est le biais qui est à la base de la plupart des biais. Parce que si tu penses que ta décision, elle est bonne en fonction du résultat obtenu, alors tu apprends systématiquement faux de tout ce que tu vis dans ta vie.

Et est-ce qu'on pourrait d'ailleurs à extrapoler et dire qu'à partir de ce constat-là, toute décision est bonne à partir du moment où on l'apprend en toute conscience avec tous les éléments dont on devait prendre connaissance pour la prendre ? Voilà. Alors des fois, il y a plein, il y a des inconnues en fait. Donc tu dois accepter le fait qu'il y a des inconnues. Ok. Donc après, la question, elle est un peu plus subtile, c'est-à-dire est-ce que j'avais l'occasion de faire de ces inconnus des non-inconnus ? Des connus ? Si tu avais l'occasion de faire de ces inconnus des connus et que tu l'as pas fait, alors ta décision était merdique. Maintenant, s'il y avait une part d'inconnu dans les deux possibilités ou les dix possibilités ou peu importe, et puis que si tu pouvais plus les éliminer, c'est-à-dire que tu as accumulé le maximum d'informations possibles à accumuler avant de prendre ta décision, alors ta décision par défaut, elle est bonne. Donc dire que tout le reste ce qui se passe après le moment où tu as pris ta décision, c'est complètement débile.

J'avais écrit un guide une fois que ça plaît être au top sans effort ou un truc comme ça que je donc j'ai fait une petite vidéo sur YouTube, mais bref, nous dedans, je parlais de maintenance, peut-être pas d'un, c'est là que je parlais de ça, mais bref, dans le guide, j'en parlais du mec qui joue à la roulette russe. Puis des années après, c'est drôle, j'ai lu Nassim Nicholas Taleb, je sais pas si tu l'as lu, qui est très intéressant, le "Lidar", le "Cygne Noir" ou "Antifragile", je crois. J'essaye, non, aucun des deux. C'est "Fooled by Randomness", donc ça doit être "Trompé par le Hasard" un truc comme ça en français. En fait, j'étais mort de rire. Passer une fois, j'étais dans ma douche, puis j'ai pensé à un concept, je me dis "putain, je vais écrire un livre là-dessus". J'ai commencé à penser à ça, le projet commence sans parler des clients, de faire des trucs, plein de jours. Je dis "Taleb", et puis en fait, il a expliqué, il explique mot pour mot le même truc auquel j'ai pensé. Et en plus, il prend le même exemple que j'avais évoqué dans une de mes vidéos des années avant, tu vois. Et je me suis moi-même, je me suis dit, on a dû avoir un raisonnement quand même assez proche pour arriver à carrément au même exemple. Puis l'exemple, c'était la roulette russe. Et moi, c'est l'exemple que je prenais aux gens. Parce que c'est un exemple extrême. De nouveau, il y a l'EuroMillions, c'est l'exemple positif. Après, tu prends un exemple négatif, tu dis "ok, t'as un mec dit 'j'ai gagné un million, je me suis joué à la roulette russe, puis je me suis pas tiré une balle dans la tête, puis c'est pas que je dispute un thé trop forte, t'as déjà eu des couilles, mais t'es ouf, mais mais mais mais bon, ok, ça a payé tout'". Et puis si le mec s'était tiré une balle dans la tête, tu me dire "avec quel abruti, mais qu'est-ce qu'il est débile d'avoir joué à la roulette russe". Mais même si tu as une chance sur six d'être d'avoir aidé à mourir et puis cinq chances sur six d'être millionnaire, mais c'est débile de jouer à la roulette russe. Mais qu'il dans un cas, ils vont te dire "un million, une chance sur six de mourir, un million garantis ou 10 millions, même un milliard si tu veux, je m'en fous, si ça me justifie le truc, même 10 milliards". Dans tous les cas, les gens te diront, même si tu avais 5 chances sur 6 de gagner 10 milliards, si le mec s'est tiré une balle dans la tête, les gens diront "mais il est trop con, sa vie elle valait bien mieux que 10 milliards". Mais par contre, si tu gagnes les 10 milliards, tout le monde te dire "ah putain, vraiment, alors les couilles et tout". Peut-être pas tout le monde, hein, qu'on s'entende, mais je veux dire, en tout cas, pas 100% des gens te diront "putain, t'es débile d'avoir joué à la roulette russe, tu avais une chance sur six de mourir". La plupart des gens te diront "non, t'as gagné, tu vois". Alors que tu es autant débile dans un cas comme dans l'autre, inquiet.

Et on est en fait, le truc, c'est que comme on apprend de ses expériences, chaque fois qu'on fait, je te donne un exemple, j'en ai parlé aussi dans une autre interview, mais du coup, désolé si je radote des trucs que tu as déjà entendu ou que d'autres gens ont entendu, s'il y a d'autres gens qui écoutent le podcast. Mais moi, le premier business que j'ai lancé, il a fonctionné, alors que j'ai fait n'importe quoi. Ok. J'ai aucune expérience. Premier bis que j'ai lancé, il a fonctionné. J'ai gagné un mini salaire, etc., et tout. Mais pour un premier bis, c'était déjà extrêmement satisfaisant. J'avais 17 ans et tout. Le problème, c'est que j'ai cru que j'avais fait juste. Du coup, puisque j'ai gagné de l'argent en direct, alors j'ai juste eu de la chance, qu'on soit clair. Et du coup, après, j'ai reproduit mes erreurs pendant des années sans succès, avant de me rendre compte qu'en fait, j'avais fait tout faux et que j'avais eu la chance parce que j'ai eu un résultat. Et je me suis dit "ah ouais, j'ai bien fait de faire comme ça, vu que ça a marché, j'ai bien fait de faire si, j'ai bien fait de faire ça". Mais ensuite, je me suis fait une recette en me disant que cette recette, elle marche. En fait, il y avait quasiment rien dans cette recette qui marche. J'ai dur et ride tous les trucs, plein de fois, elle double, triple test. Et chacun avant de me dire "en fait, ça, ça marche pas, ça, ça marche pas, si, ça marche pas", puis de garder le 10% qui a marché. En fait, dans la vie, c'est tous les jours, tu as des résultats. Et la plupart du temps, tu les juges en fonction de la décision qu'a prise, sans juger de la qualité de la décision, tu vois le genre.

Chez pas, t'es en ville, et puis tu es un quart d'heure avant que les magasins y ferment. Mais tu dois aller à la poste ou faire les courses. Et puis il reste un quart d'heure. Tu dis "oui, même si je vais à la poste, puis je fais la queue, peut-être que j'ai cinq minutes". Tu allais, je dis n'importe quoi. Quand même, c'est juste pour signaler que dans la vie, tu as plein de décisions que tu prends comme ça, où tu penses que tu as une raison rationnelle d'aller à la poste avant d'aller faire les courses ou l'inverse. Ok. Mais en réalité, t'as pas une raison rationnelle de le faire. Tu, tu te fais une espèce de théorie fumeuse dans la tête, habitué à agir en fonction de cette théorie fumeuse, sans que si ça marche, tu vas dire "ah ouais, ma théorie, elle était juste", alors qu'elle est complètement débile. Tu avais aucun élément, tu as juste fait une espèce de truc. Et puis si elle marche pas, tu diras "putain, je suis trop con, jamais d'ailleurs dû d'abord aller à la poste". Parce que j'avais en fait, à partir de la santé, en rendre compte, ancrer un apprentissage que tu vas réutiliser. Ok. Et pour plein de petits trucs comme ça, tous les jours dans ta vie, tu vas en créer des petits apprentissages à la con basés sur rien de tangible, rien de rationnel, et puis qui vont te faire faire plein de mauvaises décisions par la suite. Parce que de nouveau, tu vas tu vas écouter une mémoire et rené. Tu vois.

C'est peut-être ça que les gens quand ils disent "l'intuition n'est pas toujours bonne conseillère". Conseillère, 10 encore une fois, c'est c'est une minorité du temps. Ce que pour les trucs importants, en général, tu te plantes pas. Ok. Mais c'est juste pour dire que voilà, il faut être très consciente ce biais, parce que c'est un truc que ce soit en business ou peu importe. Je vais te donner un dernier exemple, cette fois en rapport avec les sportifs. Un des sports, j'ai remarqué qu'avec plus de biais cognitifs, c'est le tir à l'arc. Ok. Donc j'ai travaillé avec des champions olympiques, champions du monde et autres. Et si tu rates une flèche, la plupart des mecs se disputent un pourquoi j'ai raté cette flèche. Et ensuite, il essaye de corriger le tir, comme on dit d'ailleurs très justement, le tir d'après, comme s'ils avaient un truc à corriger. Ok. Parce qu'ils se basent sur le résultat. Donc ils disent "j'ai mal tiré ma flèche, donc je dois corriger un truc pour le tir d'après". Or, ils ont pas juste mal tiré leur flèche. Ils ont peut-être le doigt qui a légèrement glissé, l'épaule, des fois ils touchent la joue, le bas de la lèvre ou machin qui a fait que le coude qui a eu une petite tension. Souvent, la cause, elle est absolument pas identifiable. C'est un mini truc. Encore plus dans le tir à l'arc. On n'intervient pas. Si j'ai fait du tir à l'arc aussi, avec des matières une forêt sur des espèces de cibles qui ressemblent à des animaux, il y a des zones avec des points et tout. Bah bref, mais quand tu es en salle, tu as juste un geste à reproduire parfaitement. C'est le même geste, toujours à la même distance, les mêmes flèches, le même arc, la même cible. C'est juste un geste à refaire tout le temps, tout le temps. Quand tu échoues, tu commences à te dire "putain, mais qu'est-ce que j'ai fait faux ?". Alain, parce que c'est le même geste. Alors qu'en vrai, tu dois juste reprendre une flèche et puis faire le même geste que d'habitude. Si ça marche très bien. Et tu dois apprendre aux gens à se détacher du résultat. Parce que comme ils essaient de compenser en corrigeant un truc, ils se mettent à réfléchir. Alors que c'est un truc naturel qu'ils entraînent depuis des années, qui est totalement ancré de manière soit massol memory, comme diraient les Anglais, même si les muscles n'ont pas de mémoire, mais soit en son temps. Et en fait, le gars, il commence à réfléchir parce qu'il est dans un biais de résultats qui se dit "putain, le résultat, il doit être en fonction d'un truc que j'ai fait". Et donc, tu vois, le biais de résultats, il n'agit pas seulement au niveau de l'apprentissage ou autre, mais il agit à plein de niveaux. Et des fois, tu vas essayer de corriger un truc que tu as pas fait faux en pensant qu'il était faux. Et d'un coup, tu restes, tu as toute une série de flèches parce que tu te mets à réfléchir. Alors que tu devrais pas. C'est pareil. Voilà, il y a plein de schémas dans lequel tu peux le reconnaître. Ce truc-là, c'est pareil au tir au golf, enfin au golf, c'est pareil, plein de trucs. Quand il crie golfeur, c'est assez classique.

J'ai donné encore un exemple, parce que chaque fois, ça, mais c'est en vrai, c'est hyper intéressant de voir différentes applications. La première fois que j'ai travaillé avec un golfeur, je vais le voir et puis j'ai improvisé. Voilà, je ne fais jamais un plan avant d'aller bosser avec les sportifs. J'arrive avec mes outils et mon expérience, puis je me laisse aller dans le flou. Puis j'ai dit "ok, on va faire un truc". Donc on va au practice. Nom, qui commence à tirer. Donc il me dit "voilà, je vais toucher telle cible à telle distance, je fais si, ça, ça". Et puis je dis "ok, tu vas t'évaluer tes tirs en fonction de 1, du résultat que tu souhaites, et 2, du toucher de la balle". Donc le galilée, il appuie, il frappe la balle, il regarde où elle tombe. Pile 10, touché de la balle 5 sur 10, résultat 8 sur 10. Ok. Après, il tape une, il te dit "touché de la balle 7 sur 10, résultat 10 sur 10". Ok. Après, il te dit "touché de la balle 10 sur 10, résultat 2 sur 10". Bref, peu importe. Puis en fait, au début, le mec, tu fais une moyenne du coup de la qualité de ses tirs, c'est-à-dire 2 par rapport à où il l'a touché. Et puis tu te rends compte qu'en fait, il fait des erreurs parce que souvent, il touche pas la balle comme il veut, mais comme il arrive là où il veut, alors il pense que c'est un bon tir. Sauf que c'est pas un bon tir, vu qu'il a eu de la chance. Et du coup, il enregistre dans sa base de données cette façon de frapper la balle, elle est bonne. Et donc, inconsciemment, il reproduit des erreurs. Sauf que quand tu frappes four une balle une fois de temps en temps, elle va aller là où tu voulais, tu as eu de la chance. Mais la plupart du temps, elle va à côté. Ok. Et donc, les trois premières heures, on a passé juste les trois premières heures à faire ça. C'est-à-dire, je lui disais "on oublie". On a mis en place des mécanismes, un pour ancrer les tirs bons qui vont là où il veut, et deux pour oublier les tirs bons qui vont pas là où il veut, et les tirs pas bons qui vont là où il veut. Du coup, on garde que les tirs qui sont bons et qui vont où il veut. On les enregistre avec un processus physique, avec une pincée, un geste et tout ça. Et puis tout le reste, on laisse tomber. Ok, on oublie tout de suite, on switch. Et en fait, le gars, il finit par comprendre qu'il faut arrêter de célébrer entre guillemets les coups chanceux. Pour faire simple, on calculait la moyenne entre la première heure et demie et la deuxième heure et demie, c'était n'importe quoi. Alors on était à 6,7 la première, on était à 8,4 la deuxième, un truc comme ça. Et puis je lui ai dit "si tu fais, tu dois faire quoi comme tir en moyenne, c'est quoi la moyenne pour gagner un tournoi ?" Et il dit "bah, je sais pas, si je suis au-dessus du vide, je suis dans les meilleures classes, et on va dire, et si je suis en dessous de huit et demi, je suis je gagne un truc du genre en moyenne sur tous mes tirs". Ok. Il fait un tournoi le week-end qui suit, il fait le meilleur score de la saison. Très bien, cool. C'est parfait, il est très content. Et de tout ça, je vais le revoir la semaine d'après, on retravaille un petit peu, on fait deux trois trucs, là, on fait un parcours, on met en place de trois mécanismes et tout. Nouveau tournoi d'après, il fait le meilleur score de sa vie. Ok, il scotch tout le monde, les gens délirent, tout machin. Mais je suis pas un magicien. J'ai juste appris à son cerveau à focaliser sur ce qui fonctionne, puis à laisser tomber ce qui marche pas ou ce qui marche mais avec de la chance. Et du coup, en éliminant tous les apprentissages de merde qui faisaient parce qu'ils étaient influencés par un biais de résultats, et bien ils arrivent mieux faire. En le forçant à oublier des bons coups en termes de résultats, mais qui sont des coups de chance, ça fonctionne. Ok. Donc c'est hyper important de capter que il y a plein de mécanismes qui rentrent en compte. Et puis que si tu apprends des bonnes choses pour des mauvaises raisons, en fait, tu te tires une balle dans le pied. Et c'est souvent ce qui arrive quand on fait des erreurs, c'est qu'on a appris des trucs pour des mauvaises raisons, alors qu'on pensait avoir appris pour des bonnes raisons. Voilà. Désolé pour la longue parenthèse. Il y a trois exemples. Il y a plein de gens qui vont se reconnecter là-dedans, dire "ouais, putain, moi je fais tout le temps cette erreur à cause de tel résultat". Là, c'est hyper intéressant. Moi-même, ça m'a passionné.

Maintenant, si on essaie d'être un petit peu plus concret, comment est-ce qu'on essaie de, comment est-ce qu'on se protège de ce biais ? La de ce que j'ai compris, déjà, j'imagine qu'il faut pas post-post-analyser une décision par rapport à son résultat, mais peut-être plus tôt avoir un processus vraiment conscient et complet au moment de la décision. Donc peut-être même la noter. Si je prends une décision, donc là pour le sport, c'est peut-être plus compliqué, mais une décision par rapport, je sais pas, à ton travail, et c'est peut-être noter carrément à plat les raisons pour lesquelles tu as pris cette décision, comme ça, c'était évident de la rationaliser par la suite et tu sais pourquoi tu l'as prise. Il y a peut-être peut-être cet outil là. Mais tu as parlé tout à l'heure du danger des inconnus. Est-ce que tu as vraiment été exploré tous les inconnus ? Et là, on va se confronter potentiellement à un autre biais cognitif, qui est le biais de confirmation, alors que tu as déjà ton intuition pour ta décision et tu sais déjà qu'elle décision tu as envie de prendre. Même si tu vas essayer de lever les inconnus, potentiellement, tu vas mal analyser les informations que tu reçois pour confirmer la décision que tu avais envie de prendre à la base. Donc, je te pose le contexte. Donc ça, c'est ces problèmes. Premier problème potentiel. Et le deuxième que je vois, c'est que tu as évoqué par de nombreux exemples tous les apprentissages qui étaient en réalité des coups de bol. Et donc que tu as vu comme une méthode magique ou un bon apprentissage, on t'a engrangé dans ton cerveau comme un pattern qui pouvait être reproduit, alors qu'ils étaient basés sur une mauvaise décision initiale. Comment est-ce que tu désapprends ça et tu le remplaces par de bons patterns ?

En fait, cette histoire de désapprentissage, déjà pour, je vais commencer par la deuxième réponse, c'est un piège. C'est que le cerveau, il est incapable de désapprendre. Quiconque te dira le contraire est un menteur ou un incompétent. Par contre, le cerveau, il peut remplacer un apprentissage par un meilleur apprentissage. Ok. Donc dire "je vais faire tel truc pour désapprendre un truc", j'entends, je dis pas à toi, mais j'entends des fois des gens parler d'apprentissage, de déconditionnement, de je sais pas quoi, c'est totalement bullshit. Tu désapprends pas quelqu'un, tu reconditionnes quelqu'un. Tu désapprends pas un truc, tu apprends par dessus ou tu apprends mieux. Ça, c'est la première chose. Déjà, quand tu quand tu vois un mauvais apprentissage qui émerge dans un pattern, ton rôle de coach, c'est de dire "qu'est-ce que j'aurais dû faire à la place ? Qu'est-ce que j'aurais pu mieux faire ?" Et puis analyser ça avec du recul. Maintenant, la première question sur le biais de confirmation, elle est très importante. Je pense qu'on est effectivement très mauvais pour être objectif sur nous-même a posteriori et pour juger de la qualité de nos décisions. Et je pense honnêtement que ce processus, dans un premier temps, c'est pas un processus qu'on peut faire tout seul. Tu disais donc pas question, il y avait une histoire comme commencer quoi, ce processus décisionnel pour être sûr que tu as pris la bonne réponse.

Et repensons à l'histoire du golf. En fait, il n'y a pas besoin de connaître toutes les inconnues, parce qu'en réalité, on les connaît jamais. Il y a énormément de, je dis même quand tu penses que tu connais tous les facteurs. Voilà. Alors à la limite, si tu fais de la physique newtonienne et envoyer une fusée dans l'espace, tu connais à peu près tous les tous les paramètres, sinon tu arrives pas sur Mars. Bon, mais c'est facile, tu es dans le vide, il n'y a pas de forces extérieures, tu es dans un mouvement inertiel et où une fois que tu es partie de la, une fois que tu as atteint la vitesse d'échappatoire de la planète Terre, c'est-à-dire 28 000 et quelques kilomètres heure, puis que tu es sortie de la zone d'influence, tu t'es à peu près sûr que tu arrives à domicile, si les trucs se déploient dans le bon ordre, tout ça. Et en général, c'est bien programmé, ça marche. Mais hors, ça, c'est certain que dans un système chaotique comme la la la la planète, tu peux pas régler. Je veux dire, je te mets au défi de trouver un mec qui calcule et qui te dit quel temps il fait dans un mois et demi. C'est impossible. Tu sais à peu près prévoir la météo à 24 heures, un peu moins à 48, très pas très, très peu à 72 heures. La semaine prochaine, on n'en parle même pas. On est complètement à côté de la plaque. Donc on dit à peu près où il fera à peu près cette température-là, et puis en fait, ça change 15 fois entre la semaine, entre 10, 6 ha dans 10 jours, ben on a pris des décisions, c'est pareil. On croit toujours qu'on a des connaissances et tout. Et plus on est à long terme, moins on a de capacité à comprendre. Il faut imaginer que décision, c'est comme la météo. Plus tu prévois des trucs à court terme, plus tu as de chances d'être juste. Plus tu commences à dire "ouais, si je fais telle et telle décision et machin et le truc et vous, je vais arriver là dans six mois et demi", je me marre d'avance. Si tu fais ça, parce que autant dire que tu vas complètement te foirer. Et donc, plus tu vas à long terme, plus il faut avoir une vision vague et volontairement vague de ce que tu vas faire. C'est-à-dire, je devrais être capable de faire ça, à tel machin et tout. Et plus tu es dans l'immédiat, plus tu dois être capable de le faire. Moi, il y a un exercice que je fais avec mes clients, c'est je fais, je pense, métaphore d'un escalier. En fait, plus tu es dans l'escalier, enfin, si tu es en bas de l'escalier, plus tu regardes haut dans les marches, moins tu vois ce qu'il y a dans les marches. Ok. On imaginons qu'il y a des objets ou des trucs posés sur toutes les marches. Tu vois ce qu'il y a sur les premières marches parce qu'elles sont devant toi. Et puis on ne suit en dessus, plus loin, tu sais pas ce qu'il y a. Mais si tu te focalises sur les premières marches, depuis que tu t'assures que tu les enjambes de la bonne manière, bah tu vas te rapprocher des autres marches, tu vas commencer à voir ce qu'il y a sur les marches d'après. Et les marches d'après seront toujours les marches du démarche de bientôt du gars qui sera plus loin dans.

l'escalier dans l'escalier, tu vois ce que je veux dire ? Au fur et à mesure que tu avances dans l'escalier, tu découvres une zone qui te permet de prévoir un peu mieux ce que tu n'arrivais pas à prévoir avant. Exactement. Encore une fois, comme la météo. Puis tu approches, tu avances dans la semaine, plus les infos deviennent précises et la marge d'erreur baisse.

Ok, mais au début, quand tu dois faire un processus décisionnel, tu t'en fous. La seule chose que tu dois faire, c'est : qu'est-ce qui a marché ? Mais déjà, il y a plein de fois où tu en as pris la bonne décision, mais t'as pas eu de résultat. Mais ça ne veut pas le savoir, ce que t'as pas de résultats. Ok, pas de chance, on les élimine. Je peux pas savoir que c'était de bonnes décisions puisque tu as pas eu de résultat. Donc c'est totalement subjectif, tu peux pas savoir.

Tu les as. Et il reste ensuite les fois où tu as vu du résultat. Et maintenant, tu as besoin de quelqu'un qui te dit : ok, on va apprendre chaque fois où tu as eu des bons résultats, puis on va se demander si c'était vraiment une bonne décision que t'as prise. Et tu verras que la plupart du temps, t'as pas pris une bonne décision, ou alors tu as pris une décision non optimale, et tu as eu un peu de chance. Disons une décision où, par chance, elle était plus importante que ce qu'elle aurait pu être. Ok, donc tu as eu une décision qui est bonne à 60%, mais avec 40% de chance.

On va essayer d'affiner pour que, ben, on laisse le moins possible la marge d'erreur. Mais tu feras jamais à 0% de chance, c'est impossible, parce qu'il y a plein de facteurs que tu ne maîtrises pas. C'est que des estimations grossières. Mais pour vérifier a posteriori si tes décisions étaient bonnes, comme tu peux pas savoir si t'as pas eu de bons résultats, tu vires tous ceux qui n'ont pas eu un bon résultat.

Ensuite, tu te poses la question essentiellement sur toutes celles qui ont marché : est-ce que c'était une bonne décision ? Là, pour éviter le biais de confirmation, il faut quelqu'un qui te challenge. Il faut, il faut voilà, il faut qu'on te dise : mais t'es sûr ? Mais si ça, ça, ça ? Et puis au bout d'un moment, tu commences à établir : ok, quels sont les critères d'une bonne décision dans tel cas ? Ok, donc pour les décisions en termes de business, dans tel cas de figure, les critères qui ont fait que j'ai réussi à prendre les bonnes décisions étaient X, Y, Z. Ok, tous les autres n'étaient pas remplis, je les jarte.

Et à partir de maintenant, j'ai une hypothèse. D'accord ? Donc j'ai pas, c'était un peu familier avec la méthode scientifique. Mais une méthode scientifique, c'est quoi ? D'abord, on observe un truc. Très bien, j'ai eu du résultat, c'est une observation. Ensuite, on fait quoi ? On émet une hypothèse. Très bien, j'émets une hypothèse. Et ensuite, on fait quoi ? On expérimente, on fait des prédictions et on vérifie que le résultat se produise. Ok, très simple.

Si notre hypothèse est invalidée par l'expérience, on fait une autre hypothèse et puis on continue jusqu'à ce qu'on ait une expérience qui marche quasiment à chaque fois. Qu'on sait une science, on va dire, pas dure. Et puis à chaque fois, si c'est une science dure comme la physique ou autre. Ok, c'est juste un processus scientifique : j'observe, je sélectionne, j'émets une hypothèse, je tire des conclusions. X, Y, Z. Un modèle me dit : ma foi, si je prends toutes mes décisions dans ce domaine-là, basées sur tel critère qui, par le passé, ont plutôt donné des bons résultats, je devrais avoir de meilleurs résultats.

Et donc, ce qui est intéressant au sport ou en business. Avant, je faisais de l'hypnothérapie pendant longtemps. Je fais de l'hypnothérapie. On a parlé des finances 360 avant, qui est d'ailleurs un vieux projet. Je, j'ai plus, je sais plus la dernière séance qu'on a posté dessus, mais ça remonte à des années en arrière. Mais ce qui est beaucoup plus intéressant en coaching, on va dire, entrepreneurs ou sportifs, qu'en hypnothérapie, il y a une grande part de subjectif et de biais dans l'auto-évaluation des gens. Là, personnellement, oui, je me sens mieux, machin, truc. Mais t'as pas un truc mesurable.

À un sportif qui court plus vite qu'avant, ou s'il fait mieux, s'il gagne plus de médailles, ou un businessman, s'il a plus de croissance, ou gagne plus de thune, ou peu importe. Tu mesures tout de suite le résultat. Il n'y a pas de tricherie, c'est carré, c'est net. Tu prends la calculatrice, c'est réglé. Ok.

Bah, de nouveau, si tu fais ton hypothèse, et derrière tu vois un impact sur les résultats, un petit peu de dire : est-ce que moi, je suis un mec, je suis un peu trop scientifique dans mon approche ? Peut-être. Mais je suis, j'étais un mec très new wave, du très, très, voilà, spirit, machin, truc. Avant, maintenant, je suis un peu plus rationnel, on va dire ça. Je pars du principe que c'est trop facile de dire : ah ouais, le mec a réussi mieux, c'est grâce à moi ou c'est grâce à la méthode.

Donc, qu'est-ce que je fais ? Je vais observer sur une certaine durée, et puis j'avais calculé la déviation standard. Car je suis un peu con, mais je suis comme ça, moi. Je vais me dire : bon, en moyenne, il fait entre tant et tant par mois de résultats, ou tant de médailles par an, ou peu importe. La déviation standard, donc la marge d'erreur, elle est là. Si je fais mieux, c'est qu'il y a un vrai résultat à partir du moment où j'ai mis cette stratégie en place. Et donc, je mesure vraiment le résultat derrière.

Tu vois bien que, on n'est plus dans un biais de confirmation. Là, on est dans une approche scientifique de la décision. On observe, on émet une hypothèse, on teste, on vérifie, et on ajuste. Presque. Il faut, loin de moi l'idée de dire que, on réussit tout le temps du premier coup. Plein de fois, on va ajuster. Moyen. Ok, on a fêté le truc, là, on va ajuster ici, on va ajuster ça, jusqu'à arriver à un moment donné où, putain, les gars, ils enchaînent les victoires. Et là, on se dit : ok, là, on est sur quelque chose. J'ai une excuse. À ce moment-là, on a une vraie liste de décisions efficientes, et qui sont libres, entre guillemets. Enfin, libre, je pense en anglais, "bias-free", libérées de tout biais. Tu veux, objectif quoi.

Bouge, mais ouais, j'aime beaucoup cette approche. Cette approche scientifique. Ceci étant, je la comprends bien dans l'univers professionnel où tu es dans un environnement qui est reproductible, avec des actions qui sont reproductibles. Je le vois moins dans la sphère entrepreneuriale où tu es confronté, en tant que chef d'entreprise, à des décisions qui sont hyper variables, dans des contextes hyper variables, et donc sur lesquelles il sera difficile de reproduire des patterns ou de tirer un enseignement qui sera repris, de pouvoir même tirer une hypothèse que tu pourras retester dans des conditions semblables et en tirer un résultat.

Je suis totalement d'accord. Je veux dire, un truc. Pour moi, tout ce qui n'est, tout ce qui inclut quelqu'un d'autre que toi, n'a rien à voir avec toi. Dire que quand moi, j'ai accompagné un entrepreneur, je vais lui faire prendre des stratégies, et je vais, on va travailler sur son, sur sa routine, son processus de décision, son organisation, son emploi du temps. Tu vois, par exemple, pour fixer ce rendez-vous, on a utilisé mon assistante qui s'occupe de mon emploi du temps. Ok, c'est très récent, je n'avais pas d'assistante jusqu'à il n'y a pas très longtemps. Je suis arrivé à un stade où gérer mon emploi du temps me prenait trop de temps. Donc j'ai "outsourcé" la gestion de mon emploi du temps, parce que du coup, j'ai plus de temps. Et donc mon emploi du temps est d'autant plus performant, puisque je libère du temps à gérer mon emploi du temps.

Parce que quand tu te connectes à 12h, depuis que tu as des gens qui veulent travailler, faire des zooms, machin et tout, tu t'en sors plus. Au bout d'un moment, tu passes des heures déjà par semaine à organiser, ce qui n'est pas possible quand t'es entrepreneur. Mais avant, j'avais trouvé un système qui était très bien, c'est-à-dire que je ne notais pas des tâches à faire ou des rendez-vous précis, à part si, ben, justement, j'avais un peu de casse ou un truc comme ça, ou une séance avec quelqu'un ou machin. Mais quand je devais travailler sur mes propres business, je notais un truc vague. Genre, demain, je travaille sur tel truc, genre tel ou tel domaine de ma boîte, je travaille dessus. Mais je sais pas spécifiquement quelle tâche je fais. Je suis un mec qui déteste les to-do lists et ce genre de truc. Pour moi, c'est l'horreur absolue. Je déteste ces trucs. Je pense que la routine, c'est bien, mais que la discipline, c'est un mythe. Mais on peut en parler après, si tu veux. Tu verras que j'ai pas mal d'idées un peu contre-intuitives.

Sam, tant que tu es détaché de cette idée de discipline, mais va déterminer le type de pétrole. Et donc, et donc pour la gestion du temps, en revanche, ce que je faisais, c'est que je faisais des trucs vagues et je regardais jamais avant le soir, en allant dormir, ce que j'avais à faire le lendemain. Parce que j'ai remarqué, de par mon coaching et le travail que je faisais, et ma propre expérience, et mes discussions avec d'autres entrepreneurs dans des masterminds et autres que j'animais ou auxquels on m'invitait, etc. Souvent, les gars me disaient : j'ai trop de trucs à faire, et je n'arrive pas à savoir par quoi commencer. J'ai rien que d'y penser à tout ce qui me reste à faire, je suis découragé d'avance.

Je disais : et alors ? Du coup, qu'est-ce qui se passe ? Ils disent : bah, du coup, je suis tellement découragé que j'arrive pas à bosser. Parce que tu te décourages d'avance par tout ce qui me reste à faire, et du coup, j'ai pas le courage de me mettre à bosser parce que je me dis : putain, j'ai tellement encore de trucs à faire. Et du coup, j'essaie toujours, je procrastine, je repousse, machin et tout, et j'arrive pas. Et ça, c'est un truc que j'ai reconnu, j'ai vu tellement de fois. Alors qu'il y a des mecs qui sortent du lot, qui font tous, voilà, qui ont une facilité naturelle à, voilà, tout cas, c'est hum, et la plupart des choses comme ça. Et je retiens : mais ok, on va faire un test. Et dans la plupart des cas, ça marche.

Et donc, un truc intéressant pour les gens qui nous écoutent : plutôt que de penser à tout ce que vous avez à faire, vous ne pensez à plus rien faire. Vous prenez un agenda sur lequel vous notez votre rue, ou votre calendrier, ou peu importe comment vous gérez votre temps. Et plutôt que de noter des tâches ou des trucs à faire, vous notez juste pour la semaine : lundi après-midi, je bosse là-dessus. Mardi matin, je vois ça. Mercredi après-midi, je me sens là-dessus. Et vous ne regardez jamais votre calendrier ou votre emploi du temps plus loin que le lendemain. Ok ? Juste avant d'aller dormir, vous prenez votre emploi du temps et vous dites : ok, demain matin, je travaille là-dessus. Et je m'en fous de tout le reste. Rien à foutre de toutes les autres tâches que j'ai à faire. Ok ? Le lendemain, vous vous levez, vous faites votre truc. Vous regardez pour l'après-midi, qu'est-ce que j'ai à faire ? Ok, j'ai juste un œil quand même si vous avez un rendez-vous, un machin. La veille, l'après-midi est serré. Mais même en vous levant le matin, vous ne focalisez pas sur ce qui a fait le matin et l'après-midi, que ce sera fin d'après-midi. Et ensuite, quand vous avez fini ce sur quoi vous aviez dit que vous bossiez, vous vous en foutez jusqu'à avant d'aller dormir.

Si vous voulez prendre une pause, si vous avez une femme et des enfants, c'est peu importe. Tout ça, c'est très personnel. Il y a des gens qui aiment, comme moi, qui bosse 18 heures par jour, je m'arrête jamais, même si j'ai trois gosses à la maison, tu vois. Là, je suis dans mon bureau chez moi, j'ai mes enfants là, j'ai ma femme à la maison et tout, tranquille. Mais peu importe votre truc, ne vous prenez pas. Donc, du coup, cette montagne, elle devient virtuelle, montagne de choses à faire. Vous vous en foutez, vous y pensez plus. Ça revient un peu sur l'idée de : je dois toujours regarder ce qu'on a à faire dans l'immédiat et arrêter d'essayer de projeter tous les trucs. En fait, ça enlève un poids énorme aux gens parce qu'ils se rendent compte qu'en fait, si ils arrêtent de se focaliser sur toutes les tâches qu'ils ont à faire et qu'ils essaient de les organiser, en fait, on est très nul pour s'organiser.

Mais qu'à faire des to-do lists, ça demande, ça sous-entend qu'on est bon pour faire des priorités, qu'on est bon pour prendre des décisions, qu'on est bon pour respecter les décisions qu'on prend, qu'on est bon pour les mettre dans l'ordre qu'il faut, qu'on est bon pour être ponctuel. Bref, il y a tellement pour qu'une to-do list et un truc, ça marche. Je dis pas que ça marche pas pour tout le monde. Mais pour que quelqu'un me dise : moi, j'organise tout avec des to-do lists, hiérarchisé, priorisé avec des trucs, puis je respecte tout, et puis tout est fait dans l'ordre des machins. Mais je sais pas comment tu fais, t'as un superordinateur dans la tête pour calculer ça, parce que c'est impossible pour moi. Moi, je fais des trucs qui me plaisent.

Alors maintenant, j'ai une assistante qui me dit le soir : bonjour, demain vous avez ça. J'ai aucune idée de ce que j'ai le lendemain. J'ai même plus d'agenda que je peux aller gagner. J'ai une nana qui fait tout pour moi. Ok ? Je sais plus quelle date j'ai quoi, et je n'ai rien à foutre. D'ailleurs, j'ai cinquante mille choses prévues, des entretiens d'embauche, plein de trucs. Semaine, j'ai tous mes apprentis qui sont remplis, les matins qui sont remplis, il y a des réunions, des machins. J'ai aucune idée de ce que je fais. Je ne sais pas sur quoi je vais travailler cette semaine. J'ai une nana qui me dit : voilà. Et puis quand j'ai besoin de fixer un rendez-vous, un machin, comme j'ai fait avec toi, j'ai envoyé un mail et je dis : voilà, vous regardez les cales, ils se démerdent. Je prends pas part à ce processus-là. Du coup, non seulement je gagne un temps fou à m'organiser, j'ai plus besoin de me faire chier à devoir gérer ces trucs et à voir comment les respecter, et où je "outsourcé" ça. Et puis, je suis tranquille.

Il y avait une question à la base de cette réponse, à laquelle je ne suis pas sûr d'avoir répondu. Je sais pas si tu t'en souviens. J'ai oublié la question. La réponse, c'est plus une conversation. Écoute, sur la partie to-do, d'un côté, je te rejoins. Moi non plus, j'aime pas. Je pense que si tu regardes tout ce que tu as à faire pour ta semaine, et c'est cette surcharge d'esprit, ça donne une impression de trop-plein, et c'est vrai que ça peut être décourageant ou même stressant. Là où, là où il ne devrait pas y avoir de stress. Pour autant, moi, j'aime bien l'outil to-do pour deux raisons. La première, c'est que si tu ne donnes pas les tâches que tu as à faire, elles continuent à tourner dans ta tête. En tout cas, pour moi. Moi, le fait de la noter, c'est comme si elle était faite, même si je ne l'ai pas encore fait. Le fait de plus me dire : putain, il faut pas que j'oublie ça, il faut pas que j'oublie de faire ça, il faut pas que j'oublie ce faire ça. Ça évite que ça reste bloqué dans mon esprit. Le fait de noter me libère au contraire de la charge intellectuelle.

Et ensuite, mettre de listes. Et elle, et elle, et je fais avec traîneaux. Donc, c'est des "picards" que tu peux déplacer. Elle est séparée en deux parties. Il y a une partie "important" où tu as, et puis justement, des des actions, comme tu dis, un petit peu vagues, des choses importantes sur lesquelles il faut que je travaille, qui font vraiment avancer mon business, etc. Et que je fais toujours le matin, parce que c'est là où je suis plus efficace, où mes neurones sont le mieux connectés, où je sens que j'ai la meilleure énergie. Et puis après, toutes les choses un petit peu secondaires, du style : il faut que je réponde à la réunion, il faut que je fasse mon rapport monitoring du mois pour les investisseurs, ou ceci ou cela, qui sont des tâches qui demandent moins de facultés intellectuelles, que je peux faire de façon plus discrète, et qui sont réservées pour l'après-midi. Et après, de façon très simple, sans les avoir hiérarchisées de façon différente, je les, je les, je les fais. Mes piles. Donc je commence par celle du haut. Donc le matin, je fais celles d'importance. L'après-midi, et celle de priorité, on va dire. Et puis, et puis je les fais mes piles, des films, mes piles comme ça. Et puis, et puis après, côté, côté messagerie, mail, c'est pareil. Tu vois, avant, j'avais tendance à commencer la matinée par regarder mes mails. Et puis, tu dois être bien placé pour le savoir, en tant qu'entrepreneur, on peut recevoir beaucoup. Donc j'en étais arrivé à un point, ça me prenait 2 heures tous les matins, c'est énorme. Et surtout quand tu sais que c'était le moment de la journée où je suis le plus productif.

Et du coup, maintenant, j'ai simplement fait des dossiers dans mon Gmail. Et comme ça, je regarde ma messagerie. Tu vois, si j'ai vraiment un mail urgent à répondre, je le fais. Sinon, je les classe dans mes dossiers, et je vais les traiter peut-être une fois dans la semaine, une fois dans la semaine, un après-midi, selon l'importance des dossiers, évidemment. Mais tu vas pas attendre la facturation. Je vais le faire une fois dans la semaine, par exemple, le mercredi après-midi, un moment où j'ai pas besoin, ou de toute façon, c'est pas une période où je suis hyper productif, hyper efficace. Donc c'est pas grave que toute ma créativité ne soit pas mise à disposition pour traiter des factures. Et malgré tout, tu vois, ça me permet d'avoir une boîte de réception relativement vide. Et le fait d'avoir une boîte de réception vide, ça me libère de la charge intellectuelle. Parce qu'avant, je me disais : je le ferai plus tard, etc. Mais du coup, les mails accumulés, et quand je l'ouvrais parce que je devais envoyer un mail à untel ou untel, eh ben, je voyais tous ces mails en attente. Et pareil, j'avais cette impression de surcharge en disant : putain, j'ai tout ça à gérer. Tandis que là, le fait de mettre dans des dossiers, ça fait que quand j'ouvre mon Gmail, j'ai rien, tu vois. Et tout va être traité en bloc à des moments précis. Et le fait de traiter en bloc, ça permet aussi de ne pas toujours faire des allers-retours entre plein de tâches différentes. Tu vois, plutôt que de faire une facture et puis après de travailler, je sais pas, sur la strate de ma boîte, par exemple. Bah là, je vais avoir un vrai bloc pour la strate. Et puis mon bloc facture, je vais y passer une heure, mais j'aurais fait toutes mes factures du mois. J'exagère un petit peu, mais c'est un peu ça l'idée.

Et donc, justement, moi, je trouve qu'au contraire, le fait d'être organisé de cette façon-là, j'ai l'impression me libère plus de charge intellectuelle. Et après, je vais te lancer sur la discipline, mais je vais d'abord te laisser répondre sur cette histoire de to-do. Bah, écoute, j'ai, j'ai peut-être donné une impression plus importante que celle que je voulais donner. Mais je dis pas que les to-do en soi sont un mauvais outil, hein. Attention. C'est-à-dire que, par exemple, là, je me suis vachement reconnu dans ce que tu disais. Parce qu'avant, quand j'étais sur Gmail, j'avais un outil qui s'appelait "Active Inbox", je crois, qui est extrêmement bien. C'est-à-dire qu'en fait, quand tu reçois des mails, tu peux programmer des réponses, programmer pour les recevoir plus tard, programmer pour les mettre dans des dossiers avec une espèce de to-do list. T'as une espèce de cadre en haut, donc t'as une espèce de to-do list qui, en plus, ta boîte mail, dans laquelle pop des mails et des tâches à faire en fonction de ce que tu programmes. Et c'était extrêmement bien, parce qu'avant, comme toi, j'avais des fois des dizaines et des dizaines et des dizaines de mails non lus qui finissaient par s'accumuler. Et à chaque fois, je me disais : bon, mais je m'attaque au truc. Et puis, hop, je sais la corvée. Et tout ça, alors que direct de les classer avec cet outil, quand je les recevais, puis qui revenait plus tard, machin et tout, en fonction de qui me l'envoie, de ce que c'est, j'analysais direct sur le moment, et je le reclassais pour plus tard. Ça me libérait aussi de cette tâche mentale. Donc complètement d'accord avec toi. Là, la to-do, en tant qu'outil, n'est pas le problème.

Et encore une fois, je veux dire, moi, mon assistante, elle me fait des mini to-do. Elle me dit : aujourd'hui, vous ne m'aviez dit que vous vouliez travailler là-dessus, là-dessus, là-dessus. Ok. C'est pas un problème. Quand il y a des gens qui vivent par la to-do, des gens, ils sont là, ils se posent : ok, cette semaine, je fais quoi ? Lundi, ta ta ta ta ta ta ta ta, 18h. Mardi, deux, jeda, ta ta ta. Puis j'ai vu des gens, de mes yeux, des entrepreneurs que j'ai coachés, des MDs, parfois des associés, avoir des to-do mais interminables, dans lesquels eux-mêmes, ils se perdent. Ok ? Il y a des gens qui sont là dans leur to-do, et ils ont tous les projets qu'ils voudraient faire. À chaque fois qu'ils ont une idée, ils ajoutent un bullet point avec, il y a un autre truc. Et puis pour ça, pas qu'elle perd, utilisé ou c'est hyper minimaliste, juste avec des tirets et des bullet points, machin, puis macha, y rajouter tout. Et en fait, après, ils se retrouvent devant leur to-do, puis ils sont tout aussi paumés que s'ils en avaient pas. Parce qu'ils sont, ils sont là : putain, mais je commence par quoi ? Maintenant, tu travailles sur quoi ? Puis machin. Donc non seulement ils se cassent les couilles à devoir la programmer, cette to-do, mais en plus, après, quand ils doivent la respecter, ils n'y arrivent pas parce qu'ils savent plus par quoi arriver. Ils font des pseudos listes de priorités, mais en fait, selon le contexte du jour, d'un coup, il y a un truc qui est plus prioritaire, alors que la veille, il ne l'était pas. Donc en fait, machin, donc après, tel truc, ils le mettent en bas de la liste parce qu'ils procrastinent, et cetera. Et puis, au final, leur avance à quoi, ce to-do ? Bah pas grand-chose, tu vois. Alors que s'ils avaient quelqu'un qui leur disait à leur place : ce matin, monsieur, vous travaillez là-dessus, là-dessus, et là-dessus. Enfin, moi, je suis parti sur cette idée de me dire : est-ce que Steve Jobs, il avait une to-do ? Est-ce que Jeff Bezos ou Bill Gates sont des to-do ? Je pense pas. Ils arrivent dans leur bureau, et une secrétaire qui arrive dit : Monsieur, vous avez rendez-vous à 10h avec Philippe machin truc, arroseur. Vous allez machin, à midi, vous mangez avec lui. À 14h, il y a un appel avec machin. L'après-midi, vous voulez regarder la facturation, et puis à 16h, le deal avec telle boîte. Très bien, merci. Ils en ont rien à foutre de ce qu'ils ont à faire. Ils ont quelqu'un qui s'occupe de gérer pour eux.

Donc à la base, je me suis dit : je vais faire ça avec moi-même, avec mon calendrier. Puis maintenant, je le fais vraiment. J'ai vraiment une assistante qui fait ça pour moi. Ok ? Mais je peux te garantir que c'est un luxe incroyable. Ok ? En plus, je dis un truc : cette assistante, c'est une nana qui bossait pour moi sur d'autres projets, qui m'a contacté, on candidate spontanée, et m'a dit : bonjour, je suis étudiante en Tunisie, j'aimerais faire un boulot, machin et tout ça. Je les vois, si mes qualités, m'envoyer son CV, je l'ai embauché à titre d'essai sur un de mes business. Maintenant, elle bosse sur plusieurs business. Et en plus, c'est mon assistante de direction. Elle gère mon emploi du temps, elle traque les vacances et les congés de mes employés, elle prend les rendez-vous, elle coordonne les entretiens d'embauche, elle fait tout. Ok ? Maintenant, elle habite en Hongrie, elle n'habite plus en Tunisie. Elle me coûte quasiment rien par rapport au travail qu'elle fait, et je la paye mieux que ce qu'elle demande en plus. Ce qu'est donc, c'est juste pour dire, tout le monde y gagne. J'y gagne, elle gagne. Ça coûte pas cher, c'est abordable à tous les entrepreneurs d'avoir une assistante aujourd'hui qui gère leur emploi du temps. Mais tu te rends pas compte du gain de productivité. Parce qu'en fait, je suis, j'ai une idée dans l'après-midi, je prends mon tel, je lui fais un audio, je dis : oui, j'ai pensé à faire ça, vous pouvez me rappeler demain, machin, habitacle. Et tu poses ton tel, et puis elle s'occupe. Majan, oui, à vous écrire un mail à tel gars pour lui dire que le CQ, écrire le mail. Je veux dire, c'est tellement puissant. Doubt, c'est ça. Et le rendement que ça t'apporte, c'est un truc de malade.

Donc je suis d'accord, la to-do, c'est bien, c'est un outil en tant que tel. S'il est bien utilisé, ça marche. Dans la limite du fait qu'il soit que celui qui fait la to-do soit conscient de ses propres biais, de ses propres difficultés à la respecter, et qu'il commence pas à abuser, qu'il sache gérer ses priorités, et qu'elles restent modérées, ces to-do. Qu'elles commencent pas à ressembler à, tu vois, un casse-tête. Voilà. Après, ça dépend quel type d'entrepreneur tu es aussi. Le mec qui a un business qui donne tout dessus, je pense que les to-do, c'est très bien. Si t'as un mec comme moi qui a, je sais pas combien de business en même temps, je les compte même plus, et 50 000 choses à faire, c'est impossible d'avoir une to-do. C'est impossible. Donc c'est aussi très dépendant du type de business que tu as, que tu es, et du type de businessman, d'entrepreneur que tu es, tu vois. Donc je, je, je disqualifie pas la to-do en tant que tel. Je dis juste que c'est un outil qui est limité, et il faut être conscient de ses limites, quoi.

Et sur la partie discipline, alors c'est marrant parce que moi initialement, je n'étais pas du tout quelqu'un de discipliné. J'étais beaucoup plus tourné vers l'impulsivité, vers le voilà, me sentir libre, et puis l'improvisation. Et maintenant, à l'envers, je suis hyper routinier, j'ai une discipline de fer, on va dire. Mais c'est une discipline qui me demande aucune volonté, parce que c'est devenu une habitude que je reproduis chaque jour. Tu vois, tous les matins, je me lève, je schématise routine de mobilité, je prends mon chien, je fais mon sport. Et il y a plusieurs choses. Il y a plusieurs raisons à ça. La première, c'est que j'aime bien commencer ma journée par des choses qui sont importantes pour moi. Et la seconde, c'est que ça me demande pas une charge mentale ou une motivation. J'utilise pas d'énergie, tu vois, pour décider de le faire, parce que c'est inscrit dans ma routine, dans mes habitudes. Et enfin, c'est parce que je suis quelqu'un d'extrêmement curieux, un peu comme toi. J'ai, j'ai plusieurs, plusieurs activités, plusieurs choses qui m'intéressent. J'ai aussi une vitamine C. Et le fait d'être extrêmement routinier me permet de gagner énormément de temps, de très, très bien optimiser mes journées, de telle sorte à pouvoir verser dans chacune de mes obligations qui sont : moi, mon corps, moi-même, ma famille, mon travail, limite, projet, l'exploration du potentiel humain, toutes ces expériences que j'ai envie de vivre, toutes les curiosités et les centres d'intérêt que que je chéris et sur lesquels j'aime passer du temps, me renseigner et apprendre. Et justement, tu vois, ma mère souvent, elle me demande : je comprends pas comment tu arrives à faire autant de choses. Mais c'est parce que je suis hyper organisé, quoi. Et en même temps, je connais bien aussi mon évolution de la jauge d'énergie au cours de la journée, tu vois. Et chaque, chaque action est faite à un certain moment qui est, entre guillemets, le moment idéal pour moi.

Alors, qu'est-ce que t'as contre la discipline ? Alors la discipline, c'est la meilleure chose qui existe, et c'est en même temps le truc le plus débile qui existe. Ok ? Et en fait, tu as donné toutes les réponses que j'ai expliquées dans le petit passage que tu viens de faire. Et c'est drôle, c'est pour ça que je me suis marié à un moment donné, ce que j'avais, le discussion avec un mec sur Instagram, il y a moins d'une semaine, on parlait de ça. Et quasiment tous les exemples que je lui ai donnés, tu les as donnés là, en une minute. En fait, la discipline, c'est un phénomène émergent qui vient naturellement quand tu fais ce que tu aimes, que t'es engagé dans ce que tu fais, et que tu as envie de réussir, et que tu vois des résultats, et que tu es dans une, une boucle de feedback positive. C'est pas un outil que tu mets en place qui va t'apporter des résultats. La plupart des gens approchent la discipline à l'envers. C'est quand tu me dis : les gens me disent : comment tu fais pour machin et tout ? Je dis exactement ça. Moi, tous les gens me disent : genre, des fois, je joue avec des potes, et je leur dis : les gars, je rentre, je veux aller bosser. Et les mecs qui me disent : mais putain, mais tu bosses trop ! Mais comment tu fais, machin et où ? J'ai : je kiffe. Un moment donné, tu m'as dit : j'aime bien commencer par les trucs, les machins, je vais promener mon chien, après je fais mon sport. Et je te voyais avec ton sourire. Et donc, ça veut dire que tu prends du plaisir à faire ce truc. Et en plus, ça juste après, tu dis : et ça me demande aucune charge mentale, parce que machin. Exactement. C'est en fait, tu as tout dit. Dire que ta discipline, c'est pas du tout la discipline qu'on vend dans tous les livres de développement personnel de Tony Robbins, à Djoko Inci, à tous ces mecs qui te disent : c'est toi, tu te lèves à 4h du mat, tu fais du sport, tu fais des pompes, tu fais du gainage, machin et truc, et puis c'est ça la discipline, et puis comme ça, tu vas tout réussir dans la vie. Et belle, machin, ça, c'est le contraire de ce qu'il faut faire pour réussir dans la vie. Ok ? Eux, ils prennent du plaisir à faire ça. Et en fait, ils sont dans un biais, on va dire, "press du survivant". C'est le biais du survivant. Auprès des autres, tu dis : ah, tu demandes à Jimi Hendrix : mais comment vous avez fait pour jouer de la guitare, jouer aussi bien de la guitare ? Il te dit : moi, j'y ai joué 18 heures par jour pendant 30 ans. Et toi, du coup, tu crois que si tu joues 18 heures par jour pendant 30 ans, tu vas devenir Jimi Hendrix. Alors tu vas te forcer, et tu vas, puis en fait, au lieu de six mois, tu vas laisser tomber. Tu vas dire : putain, mais comment ils faisaient ? Bah, c'était discipline. Mais en fait, il n'avait pas du tout l'impression d'être discipliné. Jimi Hendrix qui fait juste sa race en jouant de la guitare. Ok ? La plupart des gens approchent la discipline à l'envers, c'est-à-dire, ils pensent qu'il faut être discipliné pour réussir. Alors que la réalité, c'est : il faut faire ce que tu kiffes, être organisé pour être discipliné. La discipline, c'est un effet secondaire du fait d'être et qui fait ce que tu fais, et travailler sur ce qui te fait du bien, et de voir des résultats. C'est pas du tout un truc qu'on fait d'abord, et puis les résultats viennent après. Et tout le monde le considère à l'envers.

Et je disais à ce mec : mais moi, tous les jours, je tiens vraiment. Moi, moi, j'ai, je veux dire, j'ai l'air prétentieux pendant deux secondes, mais j'ai des résultats que je connais peu de gens dans mon entourage qui ont, que ce soit en termes de fierté personnelle, de fierté familiale, de bonheur, de réussite financière, enfin, tous ces trucs. Moi, et puis les gens souvent, ils me regardent comme : Disney, mais comment tu fais pour être aussi discipliné ? Et puis passer ton temps, machin, puis nous, pendant qu'on est dehors, en train de boire des verres ou qu'on va en boîte, tu bosses et tout. Puis des fois, tu bosses, tu l'as dit, et tout. Mais en fait, je me marre. Moi, je me marre quand on me dit ça. Parce que moi, je kiffe dix fois plus bosser toute la nuit sur le registre des projets qui me passionnent, qu'aller en boîte. Rien à foutre d'aller en boîte. Ok ? Ou d'aller boire des verres de temps en temps, ça me fait plaisir. La plupart du temps, je prends mon pied à bosser sur les projets que je kiffe. Parce que quand je suis sur un projet qui me casse les couilles, je l'abandonne. Ça vie de vue. Ok ? Donc je bosse tout le temps sur ce qui me fait kiffer. Du coup, j'ai.

Jamais l'impression de bosser. Du coup, de l'extérieur, les gens disent : "Spector, tellement discipliné, tu veux, tu dors peu, tu bosses beaucoup, tu fais, tu as des priorités de malade." Moi, j'y arriverai jamais à sacrifier tous ces trucs. Et toujours dit : "Non, mais moi, je ferais aucun sacrifice." Exactement comme toi. Les gens le disent : "Mais comment tu fais et tout ?" Et moi, ça me demande aucune énergie mentale. Je fais des trucs, je suis très bien organisé. Voilà, bref, mais ça me demande pas d'effort.

Or, on dit aux gens : "Faites des efforts, faites de la discipline, même si ça vous fait du mal, allez-y, foncez." En fait, chaque fois que tu vas aller voir un entrepreneur et que tu te demandes : "Comment vous avez fait ?", il va dire : "[ __ ] magie, c'est toute la nuit." Alors les mecs qui vont faire la même chose, ils m'ont passé toute la nuit, ils n'y arrivent pas. Mais séparer pour tous les métiers, d'accord. À chaque fois que tu vas voir un mec ici, c'est dans, par définition, dans un biais du survivant. Donc tu vas croire que sa recette à lui, c'est celle qui s'applique à tout le monde. Puisque c'est comme ça que ça marche.

Ok, l'autre jour, rien, j'ai un peu honte parce que je les regarde, et pas longtemps, puisque tout le monde en a parlé de ce truc. Et en tant que préparateur mental, j'aurais dû le regarder avant. J'ai regardé le machin de ce basket, là, sur les Chicago Bulls, sur Netflix. Et je crois que c'est là-dedans, je parle jamais, mais je crois que c'est là-dedans qu'il y a des, il y a quelqu'un à un moment donné qui dit : "Ouais, une fois, il y a des parents qui sont venus demander à Michael Jordan : 'Comment il faut faire pour que soit leur fils, soit le plus grand basketteur de tous les temps ? Quelle discipline mettre en place ? Quelle routine ? Combien d'heures s'entraîner par jour ? Qu'est-ce qui devait manger ? Machin, machin, machin ?'" Depuis Michael Jordan, il répond : "La seule chose que vous devez faire, c'est me faire aimer le basket." Parce que si vous lui faites aimer le basket, le mec, il va jouer 18 heures par jour. Il va se dire : "[ __ ], faut que je mange bien pour être le meilleur." Il va tout faire pour être le meilleur.

Ok, mais si vous lui dites : "Lève-toi à 6h du mat, va faire des tirs au panier, bouffe ça et machins et tout", il va jamais être champion de basket. Donc la discipline, c'est un truc qui a été inventé par des gourous du développement personnel parce qu'ils ont été étudiés tous les mecs qui ont réussi. Et puis tous les mecs qui réussissent, par définition, ils donnent l'impression de discipline. Et puisque puisqu'ils ont réussi, c'est qu'ils travaillaient plus dur que les autres. Ne travaillaient pas plus dur que les autres parce qu'ils étaient disciplinés. Ils travaillaient plus dur que les autres parce qu'ils étaient passionnés par ce qu'ils faisaient.

Ok, donc la discipline, c'est un mythe. C'est un processus émergent illusoire qui accompagne toutes les réussites, mais qui en fait, c'est pas le moyen, c'est c'est la conséquence. Voilà. Exactement. Et donc si tu te focus sur ça, tu m'as, ça marchera jamais. Il faut, il faut trouver le truc qui te passionne. Moi, si. Et puis le mec, il me dit : "Oui, mais on m'a aussi dit que la passion, c'était sûr côté, il faut pas faire ce qui te passionne." Passion, c'est ce que, c'est l'étymologie de passions, c'est "j'en fiennes", c'est souffrance. Ok, passion, ça veut dire souffrir. La compassion, c'est-à-dire souffrir avec. Passion, ça vient de souffrance. Pourquoi Jimi Hendrix, il jouait jusqu'à avoir les doigts qui saignent ? Parce qu'il était passionné. Il était prêt à souffrir pour ce qu'il kiffe.

Ok, la passion, c'est le mec. Moi, il y a des fois, pendant une semaine, je dors deux heures ou trois heures par nuit parce que je suis passionné par un truc. Et les gens, ils discutent : "Non, mais sérieux, c'est bien pour toi, mec, dors un peu, machin." Plus cher. Mais les caf ne comprenaient pas ce projet comme il est, où ce fait tous ces styles et match. Je leur explique : "Non, mais sérieux et tout." Forcément, quand tu vas voir ta mère, elle dit : "Sûr, c'est bien." Parce que les gens, ils vont être souffrance. Et toi, tu vois de la passion. Mais en fait, c'est deux choses, c'est la même chose. À faire que quand tu es passionné par un truc, tu es prêt à souffrir pour ce truc. Et ça a l'air d'être de la discipline. Et les gens te disent : "[ __ ], c'est hyper discipliné."

Et après, tu as des gourous qui viennent étudier, qui discutent : "Tous les mecs qui ont réussi sont hyper disciplinés. Les gars, pour réussir, il faut souffrir." Allez, hop, on se lève à 5 heures du matin. Puis après, ta ta ta des best-sellers de gars comme ça. Pis qui ça ? Qu'ils achètent des livres sur le développement personnel. Mince, c'est des gens qui ont acheté déjà des livres sur le développement personnel. Puis moi, je connais plein de gens qui ont des bibliothèques de livres remplis de développement personnel. Donc par définition, qui marche pas. Parce que sinon, ils n'auraient qu'un ou deux. Puis après, ils auraient trouvé la méthode qui marche. Mais qu'est la cible ? Quand tu es quand tu vends du développement personnel, la cible que tu dois viser, ce qui fait du targeting sur Facebook, c'est les mecs qui déjà acheté du développement personnel. Parce que parce que parce qu'ils sont accros au développement personnel. Ils connaissent toutes les méthodes de coaching, de machin, des trucs qui jouaient la méthode machin et ou d'organisation du temps, des trucs.

Ça aussi, je suis un peu contre le bullet. Pour moi, les bullet points, tous deux listes, c'est un peu la même chose que la discipline. C'est tu t'es adoré ce que tu fais, que tu arrives à t'organiser, machin, très bien. Mais si tu dis aux gens : "Mais pour réussir dans la vie, à vous organiser, faut faire 50 points." Il y a une mode, il y a quelques années aux États-Unis, et je sais plus comment s'appelle, mais les bullet schepp, à quoi ? C'était entendu parler de ça ? Des méthodes art ? Acheter un cahier avec des points dedans, tu faisais. Alors si c'est un rond, c'est une tâche. Si c'est un trait, c'est un machin. Si c'est un point, c'est un truc. Et puis en fait, avec ça, tu peux organiser, faire cinquante mille. Et puis si tu es applique ce nouveau système d'organisation des priorités du temps, tu deviens hyper productif. Alors il y a plein de gens qui me parlaient de ça : "Voix, j'ai acheté un carnet de boulettes, je sais pas quoi et touché et boulet journal, web houlette journal." Et ville, il y avait d'autres systèmes qui gravitaient autour. Tout simplement, aux concurrences. Pie ix. Après six mois, tu leur dis : "Alors, tendez vos pistes ?" Après : "Deux mois, j'arrivais, il faut plus de discipline que pour faire le bullet journal que je vais vous faire les actions ou titres."

Donc justement, si à un moment donné, tu vas. C'est pour ça que je finis ma réponse, et vraiment, je sur de la parenthèse. La discipline, c'est un processus émergent illusoire qui donne lieu à plein de biais qui émergent de ce biais du survivant. Et puis, et puis voilà. Donc j'ai rien contre les disciplines, c'est génial, discipliné. Mais il faut pas le vouloir avant les résultats. C'est fausse. Faut trouver le truc qui nous passionne, qui nous donne envie de nous lever le matin, de qui fait tout. Et après, la discipline, elle vient tout seul. Et ça demande aucun effort. Et tout le monde vous dira : "Roi, mais comment tu fais pour être discipliné ?"

Non, clairement. Ben écoute, en tout cas, ton analyse colle bien avec ce que moi je ressens. Parce que effectivement, ma discipline, maritime, mes routines sont venus de ma passion, ma passion de la vie, de ma passion de tous ces sujets qui m'animent, que j'avais envie de poursuivre. Et que je pouvais adresser comme je le voulais. En ayant une journée parfaitement bien millimétrée. Jouer. Ce qui serait déjà passé. Un truc, c'est ton combientième podcast, à peu près là, qu'on fait ? Je sais pas. 25. 25. Et ça fait combien de temps que tu fais des podcasts ? Un an. Voilà. Moi, je serais incapable de faire des podcasts pendant un an et d'en faire 25. Ok. Et moi, là, j'ai envie de te dire : "[ __ ], faut quand même contacter des gens, enregistrer avec, après monter le truc, claude et où, c'est une [ __ ] de discipline." Je sais pas si c'est, si tu le ressens comme une corvée de faire ça. Peut-être que toi, tu kiffes parler avec des gens, apprendre des trucs, échanger, machin. Mais tu vois, de l'extérieur, je serais tenté de dire : "Tu." Moi, il y a une époque, que je me suis dit : "Moi, si je vais faire toutes les semaines une interview, à machin ou un truc." Puis j'ai jamais réussi à tenir. Parce qu'en fait, je kiffe parler, mais pas assez pour monter le truc, interroger des gens, contacter des types, leur demander s'ils veulent. Un temps en temps, je fais une interview en anglais avec un truc sur un sujet qui me passionne ou autre, où je réponds à des podcasts ou des trucs. Mais j'aurais pas la capacité de faire ça. Mais je n'aurais pas, je te regarde pas comme quelqu'un de sûr discipline et à ce vis-à-vis de ça, tu vois. Parce que j'ai compris, c'est cette notion sur la discipline. Et je pense que stats à inscrire, c'était l'idée de faire des podcasts dans un processus plus large qui te fait kiffer sur limitless et des trucs comme ça. Non. Voilà. Peut-être qu'au début, ça t'a demandé un peu de rigueur et de trucs. Mais peut-être que maintenant, c'est devenu un plaisir. Donc tu, c'est hyper important de comprendre ça. Et et la plupart des gens qui disent : "Pourquoi j'étais coupé ?" C'est parce que pendant que tu me parlais, ça m'est venu. "Fini." Il y a plein de gens qui te contactent en te disant : "J'arrive pas à me discipliner." Toi, et tu leur dis : "Mais en fait, vous vous changez de métier quoi." Ou je sais pas. Sérieusement. C'est dire que tu vois, moi, j'ai tout le temps, il y a un truc qui me qui me rend fou et en même temps, je parle, je passe mon temps à répondre. Alors que je devrais pas. Toutes les semaines, je disais un peu de bruit chez moi, je sais pas si ça s'entend. Monique Landry Gates. Toutes les semaines, je reçois des mails de parents qui me disent : "Mon gamin, il joue trois la console alors qu'il devrait aller s'entraîner au foot, il fait ci, alors que ça et machins, et il est pas assez discipliné." Et étriquée. Au début, j'essayais d'un peu capter le truc et machins. Maintenant, je l'aurais, je redis systématiquement : "Votre enfant, il est à une étape de sa vie où il doit définir qu'il est en fait. Vous vous pensez que probablement agir en son pour son bien, mais en essayant de le forcer à être disciplinés sur un truc qui n'a pas envie, c'est discipliner, se discipliner, c'est en fait, vous êtes en train de lui dire : 'Tu dois être bon dans ce truc que tu aimes pas.'" Ok. Et en plus, puisque vous êtes une figure d'autorité, il n'ose pas vous dire non. Donc il se force à le faire. Et en fait, ce que vous êtes en train de lui apprendre, c'est que quand on lui force un truc, à faire un truc qu'il n'aime pas, il doit le faire quand même. Depuis son plus jeune âge, vous êtes en train de faire passer le message : "Si on te dit avec autorité, fais ce truc que tu aimes pas, malgré le fait que c'est hyper, ça demande du temps, de l'énergie, des efforts, que c'est un truc que tu aimes pas, pas de statut, tu dois le faire quand même." Et toute sa vie, il va souffrir de la conséquence de ça parce qu'il sera pas dire non aux gens, parce qu'il aura l'impression que son avis passe après ce qu'il aime faire. Ok. Donc plutôt que de le forcer à faire des trucs, posez-lui la question : "Ce qu'il veut faire, lui, en fait ?" Et dans 80% du temps, j'ai un mail dans la semaine ou les deux semaines qui viennent, me disant : "Ah oui, alors on a changé un peu les plans, où il a arrêté le foot, il va commencer le tennis, où il va faire ci, où il va faire ça." Parce que les parents, j'ai un truc comme ça, ils sont pas compte du mal que ça fait. Après, et imposer cette discipline, c'est toujours assez destructeur sur le long terme. Donc c'est pour ça que je voulais dire ça. C'est important, c'est hyper important de comprendre que c'est que c'est pas parce ça qu'on réussit quoi. C'est juste un effet émergent. Il y a une analyse, juste un exemple qui m'a écrit il y a quelques années, qui m'avait marqué. Elle me dit : "C'est ma fille, elle est hyper bonne au karting, on va faire du karting ensemble, super forte, tout le monde dit que c'est incroyable et tout. Elle qui fait tout. Par contre, en championnat, elle fait du n'importe quoi. Elle était concentrée, elle n'arrive pas à rester concentrée pendant tout le temps." Et c'est à qui j'ai dit : "Ok, et que vous avez envisagé des trucs à discuter avec elle ?" Pleine me dit : "Oui, alors on a été voir une pédopsy qui nous a dit qu'elle avait peut-être un déficit de l'attention, qu'elle n'arrive pas à se concentrer, enfin bref, tout un bordel comme ça, tout un, une psychologisation de leur fille, carrément." Je dis : "La capitale fait quoi de son temps libre ?" Alors voilà. "Alors, elle adore les jeux vidéo." "[ __ ], qu'est-ce qu'elles jouent aux jeux vidéo ?" "Ça me rend fou, elle joue tout le temps aux jeux vidéo." "À la dore les jeux vidéo." "Qui met combien de temps ?" "Elle joue, je sais pas, cinq, six heures d'affilée et tous les, tous les week-ends." Alors la semaine, on l'a privé, tout machin. "Jacques." "Et donc, votre fille, elle sait pas se concentrer une heure parce qu'elle a un trouble de déficit de l'attention, mais elle sait se concentrer six heures d'affilée sur un jeu vidéo ?" "Est-ce que c'est qu'elle n'arrive pas à se concentrer ou c'est ce qu'elle arrive très bien à se concentrer sur les choses qui me font plaisir ?" Puis à dire : "Et que les barres, il conseille un [ __ ], c'est vrai et tout." Alors qu'avant, il voyait le jeu vidéo qu'un truc, bats à quoi. "C'te nana, quand mes parents m'ont écrit, elle avait 13, quelques années, ok ? C'était il y a un moment. Maintenant, elle est en train de devenir majeure et puis elle a commencé une chaîne de streaming qu'elle adore, ce qu'elle fait. Pile, elle a déjà des abonnés, puis elle kiffe. Ok. Bien avant, elle et puis la mère n'avait écrit : 'Moi à son âge, j'étais championne régionale de karting et tout machin, j'arrive pas à reproduire ma discipline, c'est fou quand même les gosses d'aujourd'hui n'arrivent pas à discipliner.' Non, c'est juste que le monde a changé. Et puis qu'il arrive très bien à discipliner pour des trucs qui les font kiffer. Et puis peut-être que c'est pas par ce thème, le karting, que tu as ton gosse à vouloir aimer le karting." Voilà, fin de la parenthèse. Mais ça peut être destructeur d'attaquer cette discipline comme un truc qui marche. Ok. Donc c'est vraiment un truc, je dirais aux gens qui nous écoutent : "Arrêtez si vous culpabilisez pas ce que vous avez lu dans 50 livres quand il faut être discipliné, mais vous avez essayé toutes les méthodes de Mireille Calle Morning et autres pour vous lever et machins et ou pique, ça vous rend fou parce que vous y arrivez pas." Peut-être ses meilleurs moments, c'est d'arrêter de culpabiliser, trouver un truc qui vous fait kiffer, et puis de laisser la routine et la discipline s'installer naturellement quand vous allez kiffer.

Et on pourrait même résumer truc en mode : "Si être discipliné te demande des efforts, te demande de te faire de de battre contre toi-même, c'est probablement que quelqu'un a un problème." Exact. Mais justement, c'est parce que ce que tout le monde dit. On est d'accord. Après, après, j'ai quand même envie de lui en. Ce que tu dis, d'un côté, je suis totalement d'accord. Et tu l'as bien dit, par exemple, avec le podcast. Tu l'aurais pas fait. Moi, limite, project, c'est un truc que je faire en parallèle de ma start-up. Et pour autant, c'est un projet qui m'épanouit énormément. Parce qu'il m'a permis de rencontrer des gens passionnants qui me donnent un terreau de réflexion vraiment profond pour mon chemin personnel. Qui m'a permis de vivre des expériences hyper enrichissantes à plein de niveaux et extrêmement variées. Qui ont d'ailleurs probablement renforcer mon intuition. Comme en ont parlé en début de podcast. Cette année 2021 a été extrêmement riche justement en exploration du potentiel humain, mais de mon propre potentiel aussi. Et je me sens aujourd'hui doté d'une énergie à dunes du dernier qui physique, mental, et c'est que j'ai jamais connu avant. De toute façon, j'ai toujours cherché la meilleure version de moi-même. Et en fait, le podcast, c'est un outil. Tu vois, moi, je viens du monde des start-ups. Et il y a un peu le principe de "grow fail king". Et ben, le podcast, ce podcast, c'est c'est mon propre ac pour m'améliorer. Et en plus, il y a toute une émulation positive qui se crée autour de ça, toute une communauté sur qui le podcast rayonne, qui leur permet aussi d'évoluer. Et donc, je trouve que l'ensemble est hyper vertueux. Donc j'adore ça. Mais pour autant, tu vois, je suis quelqu'un de passionné. Et ça s'entend, ça se voit. Et c'est pour ça que ça ne demande pas un effort. Je me suis jamais dit : "Tu vois, là, tu me parlais discipline, de moi, ça me ferait chier de contacter les gens, etc." Moi, j'ai jamais vu ça comme une souffrance, comme un temps, comme un problème, comme quelque chose que j'avais du mal à faire. Parce que je suis passionné. Et la raison pour laquelle on dit peut-être parfois un petit peu aux gens de se sortir les doigts du cul et d'essayer de se faire un peu violence pour avoir une vie peut-être un petit peu plus excitante, c'est que il y a peut-être pas assez de gens passionnés. Que justement, toi, quand on entend parler, tu vois, on voit toute l'énergie que tu as dans la voix, on voit que tu vis, tu respires ce que tu dis, tu vis. Voilà, le mot, le mot, il est là. Tu vis. Et pour autant, c'est assez facile de tomber dans un train-train quotidien où, tu fais tous les jours à la même chose. Parce que la société entretient un peu vers une voie du milieu. Parce que tes collègues, des amis sont dans ce mode-là, en mode : "Ben voilà, on fait un travail qui nous rapporte un peu d'argent, qui nous déplaît pas, mais qui nous plaît pas non plus. On en sort en boîte, on va boire un verre chez des amis." Et en réalité, si tu te demandes, si je mens, tu t'intéresses un peu, on parlait tout à l'heure de sortir de sa zone de confort ou de vivre des expériences de vie. Ben, la plupart des gens vivent assez peu d'expériences de vie. Tu vois, moi, je vois le monde comme une somme, une ombre, abd opportunité de découvrir un tas de choses hyper enrichissantes pour toi et de beaux moments. Tu vois, je pense que gagner de l'argent, c'est bien, mais ça sert surtout à construire des expériences de vie. Acheter des biens matériels, ça fait joli sur le moment, tu as peut-être une petite excitation. En fait, je pense que le plus gros bonheur dans le fait d'acheter quelque chose, c'est le fait de désirer avant de l'acheter. Après, tu là, ça va peut-être te faire plaisir pendant deux semaines, et après tu vas passer à autre chose. Tandis que vivre des expériences de vie, ça, ça va vraiment enrichir. Et quand tu vas faire le bilan de tourner année, par exemple, c'est ça qui va rester dans ta tête. Et ce n'est pas la dernière voiture que tu as achetée. Et donc, la conclusion à laquelle je veux arriver, et je vais te lancer ensuite sur sur la suite, c'est : je pense que ces gens-là, en essayant de parler de discipline, en essayant de dire aux gens : "Bougez-vous le cul", à c'est le message intrinsèque, c'est : "Essayez de vivre, essayez d'avoir plus d'ambition pour votre vie." Et je parle pas d'ambition dans le terme de réussite ou d'argent, mais d'ambition dans le terme d'intensité de vie, d'expériences de vie. Et donc, j'en arrive un petit peu à la suite. Tu as, j'ai vu que tu as été formé en sciences, en science du bonheur. Ch, avec ça existait en psychologie d'épanouissement. C'est pareil, je ne savais pas que ça existait. D'ailleurs, tu me diras si ça existe vraiment, aussi, c'est pour faire de mai. Et tu as même écrit un livre qui s'appelle : "[ __ ] ce bonheur, et si on arrêtait de se regarder le nombril." Alors du coup, je pense que ça fait parfaitement écho à notre discussion là, sur la passion, sur le fait de vivre. C'est quoi pour toi le secret du bonheur ? Et comment est-ce qu'on trouve sa passion ? Comment est-ce qu'on trouve ce qui nous anime ? Comment est-ce qu'on trouve ce qui nous donne envie de nous lever le matin et de passer 18 heures sans s'en rendre compte parce qu'on était complètement habité par ce qu'on vivait, parce qu'on faisait, on avait des frissons qui nous qui parcourait le dos d'excitation ? Comment on arrive à ça ?

Je vais répondre, mini réponse à ta réponse. Une mineure. Et pour ça, m'étonnerait. Je suis complètement d'accord. Il faut dire aux gens de se bouger le cul. Et moi, on me paye pour que je dis souvent en rigolant à mes clients : "Vous allez me payer pour que je vous met le coup de pied au cul que vous allez plus kiffer de votre vie." Je leur dis ça en rigolant. Et je suis complètement d'accord avec toi sur l'idée qu'il faut sortir ses doigts du cul, comme tu as dit, et qu'il faut, il faut se bouger. Maintenant, si tu trouves pas un truc qui te fait kiffer, vraiment, c'est impossible. En fait. Et moi, de la seule chose que je voulais dire, c'était : essayer de se bouger alors qu'on n'a pas de direction vers laquelle aller, c'est souvent un gaspillage d'énergie. Vaut mieux être tranquille et peser les choses et méditer et comprendre et étudier la question : "Où est-ce que je veux aller ?" Ensuite, se mettre en mouvement. La seule chose que je reprochais à cette histoire des disciplines, c'est vraiment cet aspect : "Bougez-vous le cul alors qu'on sait pas vers quoi." Et en fait, t'es comme un astronaute dans une dans une soucoupe volante en apesanteur qui a pas d'accrochages, qui gesticule, mais tu peux pas bouger parce que tu es en apesanteur. Et tu vois, là, tu peux bon, tu as compris l'analogie. Voilà, fin de la parenthèse. Je, ça va, c'était pas trop long.

Le secret du bonheur, et je vais avoir l'air un peu prétentieux dans ma réponse. Le bonheur, c'est une science. Depuis maintenant quelques décennies, on sait ce que c'est le bonheur scientifiquement parlant. Alors tout le monde a sa définition du bonheur. J'ai failli d'ailleurs interrompre quand tu as dit : "Le bonheur, quand tu achètes un truc, c'est c'est un petit peu de plaisir." Après, juste derrière, tu as parlé de plaisir. Qu'est la vraie notion qui n'a rien à voir avec le bonheur. Way. Pour le coup, plaisir et bonheur, c'est deux choses totalement différentes. Le plaisir, c'est la dopamine, entre autres, mais surtout, et c'est la récompense. Ok. Donc quand tu likes, ou qu'on likes, quand tu as des views sur tes podcasts, t'as un shoot de dopamine de voir que tu as fait ton de vue et ou faire un tour, tu coupes plutôt. Et puis c'est du plaisir. Ok. Quand tu vas là, tu as quelqu'un qu'il ait ton profil sur un site agréable, qui s'abonne, ou une jolie fille qui te regarde dans la rue, ou peu importe, c'est du plaisir. C'est rien à voir avec du bonheur. Quand tu achètes une montre, c'est du plaisir. Soit, moi, je suis passionné de montres, j'adore les belles montres, j'en ai plein. Et en même temps, je prends, je j'estime le plaisir que j'ai de les regarder et de les voir comme des œuvres d'art. Que tu vois derrière moi, que je que d'artistes que j'aime, que malheureusement les auditeurs ne verront pas, mais c'est pas grave. Mais c'est aussi parce que dans l'article lié, tu vas pouvoir m'envoyer quelques photos pour l'illustrer. Et une arête des photos. Ton bureau parfait, je ferai ça. Et en fait, je sais très bien que c'est du plaisir et que ça n'a rien à voir avec le bonheur. Et le plaisir en soi, tant qu'il est maîtrisé, il c'est pas un problème. Le problème, c'est qu'on est dans une société qui le vend du plaisir tout le temps, tout le temps, tout le temps. Où on a des neuroscientifiques qui tu dis : "Geste, par exemple, on a déterminé que la curiosité, tu sais, tu parlais de ce désir avant d'acheter un truc, et puis le plaisir, tad." En fait, c'est c'est ce qu'on appelle un désir curieux. Psychologie, pour faire simple, c'est de dire : "Qu'est-ce que ça fait d'avoir tel Rolex au poignet ? Qu'est-ce que ça fait conduire telle voiture ? Qu'est-ce que ça fait des machins ?" Donc on a cette curiosité et on anticipe un plaisir. Et puis ensuite, quand on l'a, ben ouais, ok, c'est cool, on s'en lasse. C'est un peu comme ton histoire de la bande annonce. Ou alors, on a peut-être aussi surévalué le plaisir qu'on aurait d'obtenir ce bien. Et au final, une fois qu'on les, ben notre vie quoi. Exact. Et puis en fait, les scientifiques, enfin les scientifiques, certains psys ont compris que par exemple, quand on te fout une petite native, un petit rond rouge sur WhatsApp ou peu importe ce que tu utilises, avec un petit chiffre dedans, mais en fait, dans l'anticipation. Qui m'a écrit ? Qui c'est qui a réagi à mon truc ? Quand tu ouvres Instagram, pétanque, avec un chiffre de dents ou une flèche à 15h, anticipe, c'est de nouveau dans cette anticipation plaisir. Et puis quand tu cliques, et à la réponse, un petit shoot de dopamine. Parce que nous, on est accro au plaisir. C'est étudié pour chaque grande entreprise de réseaux sociaux, a un département dédié à analyser la réaction hormonale des gens qui utilisent leurs produits. Ok. Donc on se rend pas compte, mais c'est dû, c'est dur, hiver, biohacking, et c'est très dangereux.

Le bonheur, il y a une hormone qui est considérée comme le remède du bonheur par les scientifiques. En tout cas, encore une fois, c'est, il faut, il faut, il faut estimer la l'approche scientifique comme une approche validée et quelque chose qu'on aime. Sinon, on va dire : "Ah oui, mais ça, c'est des scientifiques, c'est le site aussi." Une cytokine, c'est une hormone que tu s'éclate. Voilà, des câlins et des bisous, des gentils mots, de tenir la main, ton, du sexe, de ton, de tenir la main de quelqu'un que tu, de faire d'offrir des fleurs à ta grand-mère, de de prendre la main et à ta fille pour l'aider à monter les escaliers, peu importe. C'est l'hormone du partage. D'où le titre du du livre : "Et si on arrêtait de se regarder le nombril ?" Parce qu'on est dans une société qui fait tout pour nous faire comprendre confondre plaisir et bonheur. Or, ces deux choses qui n'ont absolument rien à voir. Il n'y a pas de bonheur solitaire. Ok. On peut pas acheter le bonheur. On peut pas tricher avec le bonheur. La seule manière d'être heureux, et ça va faire mal à des gens de se l'avouer, la seule et unique manière d'être heureux, c'est ne pas être seul. C'est d'être accompagné par des gens qu'on aime. C'est d'avoir des signes d'affection réguliers. C'est d'avoir, peu importe que tu veux. Alors tu as des gens qui vont dire : "Non, mais moi, j'ai su célibataire, je suis très heureux et tout." Ça, c'est des gens qui se monte à eux-mêmes. Désolé pour ceux qui écoutent ça et qui sont concernés. Vous montez à vous-même. Surtout si vous avez des fans, une famille qui est un peu voyez rarement, etc. Les chansons que vous êtes piégés par cette idée que le bonheur, c'est quelque chose qu'on peut obtenir par des voies détournées. Donc aujourd'hui, on a tous les trucs en et hinder et compagnie pour son petit shoot de cytokines, qui en fait, totalement faux. On a des [ __ ] pour les pourparlers un peu plus vulgaire, désolé. Mais il y a plein de mecs qui pensent qu'ils sont très heureux parce qu'ils sont solitaires et des célibataires libres et puis qui vont payer des femmes derrière pour leur apporter ce qu'ils ont. Donc ils ont besoin, mais qui refuse d'admettre que c'est un vrai besoin. Enfin, bref, tu vois, là, l'idée est ainsi de suite. Ok. On va chatter sur des réseaux sociaux parce qu'on a besoin d'eux. Parce que oui, quand on poste un truc et qu'on a quelqu'un qu'on apprécie qui vient de dire : "Oui, tu as raison, je suis d'accord avec toi." On a un petit bout, un petit piqué d'ocytocine. Mais la citadine, c'est principalement une hormone qui est contagieuse. C'est-à-dire que si tu prends quelqu'un, par exemple, je sais pas, un groupe de gens de la même famille ou même un groupe d'inconnus, mais qui fait un inconnu de potes ou de connaissances, et que tu tu injectes, fait prendre de l'ocytocine à quelqu'un, tu mesures dans les heures qui suivent le taux d'ocytocine monte chez les joutes personnes du groupe. Ok. Parce que cette personne, elle va être plus tactile, d'une manière plus gentille et adaptée, tmh à. Et quand ça va, et elle va être plus compassionnel. Et donc elle va, elle va commencer à s'intéresser à personne, qui va, elle recommencer à sécréter de la citation. Et ce bonheur, il est contagieux. Ok. Donc pour être heureux dans la vie, il faut s'entourer de gens qu'on aime. Il faut partager des bons moments avec. Il faut vivre avec ces gens. Et les gens qui se monte à eux-mêmes en disant : "Je suis seul et heureux", malheureusement, vous compensez le plaisir, le manque de bonheur par du plaisir ponctuel, mais c'est pas du bonheur. Et donc, c'est un peu, c'est un peu dur à dire ça. En fait, parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont malheureux parce qu'ils sont sol et qui se mentent à eux-mêmes pour se dire : "Non, mais c'est pas grave si je suis seule et itau." Qui se disent : "Bien, vaut mieux être seul que mal accompagné." Bull, si tu es souvent les vieilles personnes, dit souvent les vieux sont renoués que l'is irhal. Tu as un vieux con qui t'insulte quand tu traverses la rue, le machin. Et toi, mais en fait, c'est parce que c'est des gens qui sont déficit de sites hocine depuis des années. Ils ont besoin d'eux. Ils ont remplacé l'affection par pas par des conflits. En fait, si vous avez un vieux qui vous insultent ou une vieille qui vous parle mal parce que vous êtes dans un magasin et vouliez de parler de passer devant, bédié, espèce de connard d'achat et tout, et vous vous retournez vers avec vous, posez la main sur l'épaule et vous dit un mot gentil à cette personne, elle va switch instantanée. Moi, elle va devenir adorable. Et puis elle va être, elle va avoir juste une envie, c'est d'être sympa avec vous. Et on est en fait, ça m'amène à la deuxième chose, c'est là ce qu'on appelle en hypnose, synchronisation. Si tu as un enfant qui a mal, je te plaît, pose une question. Tu as un enfant qui se fait mal, stop la tête et pisse le sang, et la balle, qu'est-ce que tu fais ? J'ai fait un câlin. Ok. Mais en fait, si tu veux et tu veux rassurer, tu veux, tu veux essayer de le calmer. Qu'est-ce que tu fais pour le calmer ? Mais ma petite fille de 12 mois, quand elle se fait mal, by people qui se passe temps jusqu'à maintenant, heureusement, mais j'apprends dans les mots braille village, la console, tu vois, je la porte, la berce, j'essaie de la console. Et comme ça, très bien. Maintenant, imaginons qu'on avance dans le futur, elle a six ans. Elle se glisse sans certains de la douche, se tape la tête sur un meuble, eyed pisse le son du front. Elle arrive maintenant, je pensais que la prendre dans mes bras, mais qu'est-ce que tu lui dis ? Qu'est-ce que je dis ? Je dis : "Ça va aller, ne t'inquiète pas." Ok. Mais tu vois, ça, c'est une énorme erreur. Ok. Donc là, je te donne une astuce importante. Quand tu la prends dans les bras, puisqu'elle a 12 mois, c'est en train de lui dire : "Je comprends ta douleur, je te rassure, je te prends dans mes bras, je te montre que je suis là, je te sécurisé, etc., etc." Ta fille de 12 mois, elle sait pas exprimer les choses. Ok. Moi, j'ai une fille de trois ans, j'ai un garçon de sept ans, j'ai un petit bébé de neuf mois. Ces trois-là, vol que rien à voir. Le petit garçon qui a bientôt huit ans, qui commençait intellectuellement très développé, aux citadins, il commence à avoir des raisonnements très complexes et autres trucs. Pas la fille qui est encore très naïve à trois ans, qui est encore dans cet âge magnifique de la naïveté absolue. Pital bébé qui remplit, qui se lève partout, et puis que qui qui parle pas. Ok. Par madame à la cible. Mon bébé, il se tape la tête, et puis que je lui dis : "Je prends dans les bras, je lui parle son langage, je lui dis : 'Je prends soin de toi, je sais que tu t'es fait mal, je suis là pour toi, etc.'" Mais si tu dis à un gamin de six ans qui vient de se taper la tête et qui puisse le son : "Ne t'inquiète pas, ça va aller", il va juste avoir encore plus mal et il va encore plus pleurer.

Pourquoi ? Parce que t'es pas en train de synchroniser sur lui. N'étaient pas en train de montrer que tu le comprends. Lui, il a peur, il a mal, et toi, tu le dis : "C'est rien, ça va aller." Alors que lui, dans sa tête, qui se dit : "[ __ ] de merde, c'est grave, j'ai mal, qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que je vais aller à l'hôpital ?" Est-ce que...

D'accord. En fait, quand un gamin se fait mal, et ça, c'est drôle parce que on attend qu'ils ont au contraire aussi. Si un enfant, il se fait mal et qu'il pisse le sang, il faut lui dire : "Ah [ __ ], ça fait peur. Je sais que c'est hyper effrayant de voir du sang qui coule. J'imagine que tu as très, très mal." OK ? Parce qu'au moment où tu dis ça, le gamin, il se dit : "OK, cette personne qui est en train de parler, elle sait ce que je suis en train de ressentir." Et là, tu peux mesurer si tu fais si tu mesures, tu vas voir son taux de citation qui monte. Mais qu'est-ce qu'elle se dit ? Cette personne, elle en train de capter ce qui m'est arrivé et je peux lui faire confiance puisqu'elle me comprend. Donc après, si tu lui dis : "Je sais que ça fait peur, mais ne t'inquiète pas, ça va aller. Je sais que tu as mal et que ça fait très, très bobo, mais je te promets que dans quelques minutes, ça ira mieux." Il va te croire l'enfant.

Mais si tu me dis : "Mais non, c'est rien." Comme je vois plein de parents qui font : "Mais non, c'est rien, c'est pas grave, hein." Les blancs de même, un fait, il essaie de lui à détourner l'attention pour eux en se disant : "Si j'ai fait penser à autre chose, il aura moins mal." Ça marche pas du tout. Parce que le gamin, il lui aurait dit : "Non, mais j'ai mal, j'ai envie que tu comprennes que j'ai mal." Et pis toi, tu fais : "Où tout va bien, regarde là-haut." Et ça marche pas du tout.

OK. Mais c'est encore un mythe qu'on entend souvent. Oui, si votre enfant, il tombe, mais qui se fait mal, faut pas pleurer, faut pas vous. Si vous vous appelez, il va s'affoler et tout ça. Maintenant, en fait, il a, il a besoin que vous ayez en fait la convention. Il y a un ami Philippe qui se reconnaîtra. Je crois que la phrase venait pas de lui, même s'il va se vexer si je dis ça, mais peut-être qu'elle vient de lui. Alors dans le doute, ils avaient et ont donné des cours à une époque ensemble à des professionnels de santé et des dentistes. Et puis, il y avait, ils avaient utilisé trois mots que j'adorais dans l'équipe, ne faisait que j'utilisais après pour illustrer ce truc : c'est rejoindre, accompagner, conduire. D'accord ?

Et si tu as quelqu'un qui va mal, la première chose que tu fais, c'est la rejoindre. Ensuite, tu la compagnes, et ensuite, tu l'a conduis. Si tu veux, direct, l'a conduit en disant : "Mais non, ça va, allez, viens avec moi, tout va bien, machin, machin." Tu t'es mis en opposition avec ce que la personne est en train de ressentir, et en fait, ton message n'est pas clair, et la personne, elle te perd. Elle n'a pas envie de te faire confiance.

Il y a quelques années, peut-être deux ans, je descendais, non, peut-être un an et demi, je descendais en ville avec mon grand-père et ma mère. J'avais été chercher chez mon grand-père, qui ont descendus en ville à pied. Puis d'un coup, j'entends une nana qui arrive en hurlant, puis en hurlant, ni en appui. D'un coup, j'entends des sirènes, j'entends que ça s'agit. Jamais dit : "Bordel, auquel, il se passe quelque chose de grave." Et puis, cette nana, elle arrive en pleurant et tout ça, machin. Pis, il y a un flic qui arrive, et puis le flic, mais dit : "Qu'est-ce qui se passe ?" Machin. À midi, c'est la bâche et pas quoi. Et puis, il y a l'urne. Et puis le fric lui dit : "Calmez-vous, asseyez-vous, madame, ça va aller." Et puis, allez, on encore plus appuyé, machin. Et puis, je me dis : "[ __ ], il faut vraiment les flics, ils après deva là, il faut former les flics parce que ça va pas du tout." Pareil pour les infirmiers, mais bon, c'est même genre de problèmes.

Et puis, en fait, la nana, pour tenir le contexte, je suis désolé, c'est pas très joyeux. Il y avait son voisin du dessus qui s'était jetée par la fenêtre et qui s'était tué. Donc, il y avait son corps à quelques mètres de nous. Et forcément, elle était extrêmement choquée parce qu'en plus, ça ne connaissait bien. C'est un vieux monsieur qui s'est suicidé en fait. Et puis, elle, elle était en train de manger sur son balcon, couple, elle a juste eu le mec tomber et puis s'écraser en bas.

Alors, je suis désolé si c'est un peu hard, mais c'est juste pour donner un exemple d'un moment où tu peux pas juste dire à quelqu'un : "Calmez-vous, ça va aller." OK ? C'est impossible dans un état comme ça que la personne ait entente. Elle est juste pas disponible pour que tu dis : "Tout va bien, madame, asseyez-vous." Même, même si tu lui dis calmement, d'accord, tu lui demandes ce qui se passait, lui explique en hurlant et tout. Et là, tu dis : "Ah ouais, mon Dieu, c'est horrible." Et tu commences à la rejoindre. D'abord, tu dis : "À vous deux voisins, il est tombé, odieux, j'imagine que..." Et puis, tu commences à confirmer que tu ressens la gravité de la situation. Tu mets des mots sur ce qu'elle arrive va pas exprimer. Et ensuite, tu vois, quand j'ai fait ça, en dix secondes, ça prend dix secondes. Moi, je dis : "OK, très bien. Écoutez-moi maintenant, je vais simplement." Et là, tu commences à calmer le truc. Tu vois, "Tout va bien, madame, faites-moi confiance, j'ai bien compris la situation. Venez avec moi." Et là, tu commences à conduire. "On va juste s'asseoir deux minutes un petit peu à l'écart." Et c'est.

Et ma mère, un peu plus loin, mon grand-père s'était cassé, n'avait rien compris. Vous êtes des bars, ils étaient cent mètres plus loin, puis nous regardaient par des reins. Passion, Jean [ __ ], vous foutez quoi ? Attends, on n'y a pas tout expliquer après. Mais bref. Et puis, moi, j'ai vu ma mère, cette fois, la première fois de sa vie, qui a dû me me voir dans mon rôle de coach ou de thérapeute. Je pense que j'étais plutôt petit dans mon rôle de thérapeute à ce moment-là, qui s'est d'ailleurs mis en retrait parce qu'au début, elle a essayé de peut intervenir, paix, l'a vu tout de suite que j'ai réussi à prendre la chose en main. Veut dire que dans mon expérience de coach et thérapeute, j'ai eu des fois des cadres réaction très forte émotionnelle, donc j'ai appris à bien les gérer. Et puis, j'ai tout de suite su le premier cas que j'ai eues en hypnose en thérapie, c'est un cas dramatique où le break, ça c'est presque transformant d'exorcisme. Donc, j'ai tout était mis dans le bain. Voilà, j'étais mis direct dans le truc.

Mais c'est pour dire que le site hocine, c'est l'hormone du bonheur, et c'est l'hormone du réconfort et de de la compassion. Et tu vois la différence entre empathie et compassion, il y a peu de gens qui la comprennent. Empathie, ça veut juste dire : "Je sais ce que la paire elle ressent." Donc, si tu dis, quand tu vois, si quand tu entends un acte qui dit : "Il m'est arrivé tel truc." Qui dit : "Ah merde, le pauvre." Cet, c'est de l'empathie. Maintenant, si tu vois une vidéo d'un mec qui tombait, tu fais : "Ah, il crisse." Même temps que le gas, c'est de la compassion. Parce qu'en fait, tu souffres avec lui. Tu vois, s'exclame compassion. Empathie, c'est comprendre le ressenti. Compatir, c'est ressentir avec.

Et quand elle comptait 1, par exemple, moi, j'entendais avant d'être père, m'entend, j'entendais souvent parler de drame qui avait eu lieu avec des enfants, des trucs. Et je disais : "Ah [ __ ], c'est horrible." Et tout, mais voilà, ça s'arrêtait là. J'arrivais intellectuellement à faire le truc. Mais depuis que je suis père, quand j'entendais des histoires qui incluent des enfants, ça me fait souffrir vraiment. Je projette sur moi, et je ressens la souffrance du parent qui a vécu le truc, et je suis dans la compassion.

Et tu veux pas être compatissant son attitude en général. Tu deviens compatissant quand ça ressort, quand ça touche soit des gens que tu aimes, soit quand tu fais des des relations avec des gens qui t'aiment. Donc, si tu vois quelqu'un, si t'as perdu ton père, et puis que tu vois un témoignage de quelqu'un à la télé, puis a perdu son père, puis qui commence à parler de de tristesse ou de penser que tu as eu aussi, battu va être compatissant. Si t'as jamais perdu ton père, puis que tu entends quelqu'un parler de la mort de son père, tu m, tu vas avoir de l'empathie pour la personne, ne peut dire : "Le pauvre, c'est triste." Tu vas pas le ressentir avec lui, tu vois.

Et la compassion, c'est un truc que tu peux que à voir avec les gens qui t'aiment, ou les gens qui te parlent de quelque chose qui fait un lien avec les gens qui t'aiment. Parce qu'elle est soudée par l'ocytocine. Donc, donc nous, donc en fait, les gens qui sont pas heureux dans la vie, ils sont pas passionnés. Ils n'ont pas de compassion puisqu'ils n'ont pas de gens qu'ils aiment. Donc, ils n'ont pas de relations avec lesquelles s'identifier. Donc, ils sont, ils ont pas dans de compassion. Donc, ils deviennent difficilement capables de s'intégrer dans des milieux sociaux parce qu'ils n'arrivent plus à à dire les choses. Tu vois, quand à de la compassion pour les gens, tu arrives un minimum à savoir ce qui va blesser. Enfin, bref, tu vois.

Donc, donc le bonheur, c'est l'opposé de la solitude, et c'est ça qu'il faut comprendre. OK ? Et les gens qui disent le contraire, se trompent malheureuse. Et si t'as pas lu mon livre, je t'invite à lire. Je le ferais. J'achèterai. Je lirai avec grand plaisir. Beaucoup, beaucoup de choses très intéressantes dans ce que tu viens de partager. D'abord, sur cette idée d'empathie, de compassion. Donc, sur cette clique que tu nous donnes vis-à-vis des enfants, s'ils se blessent, de comprendre sa douleur plutôt que de la rejeter. Est-ce qu'on ne pourrait pas extrapoler sur les rapports humains de façon générale ? Quand quelqu'un te parle d'un problème, moi, je vais avoir mon cerveau analytique qui va souvent prendre le dessus sur mon cerveau émotionnel. Je vais avoir envie de le conseiller, d'analyser les problèmes et de proposer des solutions, alors que la personne attend peut-être dans un premier temps que je l'écoute, que le comprenne, que je du monde, que je le comprends et que je comprend la gravité de ce qui ressemble. Ou un coach, je comprends ce qui ressemble. Donc, c'est un truc qui s'apprend. Moi, au début, j'ai dû faire l'effort. En fait, j'ai compris ça en lisant. Il y a un truc, Milton Erickson, tu connais probablement un petit peu. Mais il a, il y a une suite de bouquins qui rassemble tous les papiers qu'il a écrits, qui s'appelle les Collective Papers. Et puis, dans un de ces bouquins, il parle justement de cet exemple de l'enfant qui se blesse, comment rejoindre et autres. Ça m'a demandé un effort conscient au début. Seulement, un comme toi, j'avais envie de dire : "Quasi, machin, on va changer de trucs, tout va bien se passer, on dévie la tension, partir, Hugo." Puis moi, j'ai des idées, et j'ai des idées. Souvent, tu me parles à un problème, pour moi, j'ai l'habitude de régler toute la journée. Tu me parles d'un problème, j'ai tout de suite trois idées dans la tête pour le résoudre. Ma première réaction, ça va d'abord être d'apporter des solutions avant de comprendre, d'écouter dans l'émotionnel. Je vais dire un truc qui va faire grincer des dents des champs, mais je m'en fous. C'est démontré scientifiquement que les femmes, elles attendent plus de compassion que les hommes face aux problèmes. D'accord ? Vidange. Donc, quand tu as un problème dans ton couple, toi, en tant que mec, t'as envie de régler tout de suite. Aucun vrai, tu cherches pas de solution. Mais non, mais ça va aller. Comme ça, vas-y, dis-moi qu'est-ce qui va, machin, truc, et tout ça, et fait ça. Et la meuf, elle a juste envie de souffrir un moment, que tu comprennes qu'elle souffre, et que tu la laisses tranquille. Et bien après, on parle du problème. Auquel, d'abord, laisse-moi souffrir en paix. OK ? Et c'est évident d'ailleurs dans un couple, les mecs se font souvent taper dessus parce qu'ils essaient de régler les problèmes trop vite. Et les femmes, elles ont juste envie qu'on leur on prenne conscience qu'elles sont en train de souffrir, même si c'est peut-être de leurs photos à ce moment-là. OK ? C'est des fois, il y a des disputes qui sont de la faute d'une personne ou de l'autre. Mais si vous êtes un homme et que c'est pas de votre faute, je dis pas que, attention, c'est la faute des femmes, la première forme, mes propos, et comme traite de sale misogyne. Il dit juste : si vous êtes dans un couple et que vous avez une femme qui a fait une faute et puis que vous lui reprochez la faute en disant : "On va trouver une solution, machin." Métaux ryanair, fermez la, laissez la souffrir un petit peu, même si vous avez, même si, et même si vous avez raison, et que vous ou que vous pensez avoir raison, et que vous pensez qu'elle attend, laissez la en paix, blessée la. OK ? Cassez-vous, laissez l'attention de redescendre. Souvent, ça va vachement aider parce que plus vous allez pousser de ces défaites boomerang, plus tu tu pousses quelqu'un qui a pas envie, et puis se braque.

OK. Merci. Et merci pour cette clé. Et après, sur le, sur le secret du bonheur, autour de l'ocytocine, etc. L'oxytocine, c'est hyper intéressant d'un point de vue d'ailleurs anthropologique. Ça paraît assez logique puisque l'humain est un animal social. Et d'ailleurs, ouais, j'ai trouvé ça hyper intéressant ce que tu disais par rapport au fait que toi, le fait de sécréter de l'ocytocine va en faire sécréter chez les autres. Et ça m'a permis de comprendre. Tu vois, je te disais qu'avec ce podcast, faisait plein d'expériences. Et donc, récemment, j'ai participé à une retraite ayahuasca en Suisse, tu vois. Ce qui est du coup, et du coup, tu vois, au début, les gens me prenaient dans leurs bras et c'est. Et moi, je trouvais ça un peu bizarre, tu vois. Je les connaissais pas. On est en plus en pleine période de kobe, tu sais, pas du tout habituel. Donc, j'étais, mon premier, ma première réaction, même si j'ai apprécié toute cette énergie, c'était me sentir un peu désarçonné, même à peut-être un peu en orge. Et tu vois. Et puis, après, dans les deux jours qui suivaient, toutes ces barrières-là sont tombées. Et je ressentais tout cet amour autour de moi, tout cet amour des autres, et je le ressentais, tu vois, physiquement. Et du coup, moi aussi, j'avais envie de prendre dans mes bras. Et c'est même, même sans avoir pris d'ailleurs à ce cas, tu vois. Et donc, c'est à mon avis, tu viens apporter un petit peu une partie de l'explication de ce que j'ai ressenti. Le fait de ressentir l'amour, en fait, c'est tout simplement que mon taux d'ocytocine montait parce que eux, était le leur montait, etc. Et on se, on se totos drogués les uns les zones noires de l'amour quoi. D'ailleurs, et d'ailleurs, la conclusion à la fin, c'est que je me suis dit : "J'ai l'impression d'avoir pris un bain d'amour." Assez vraiment. À quoi on a une famille ? C'est ça, une famille, c'est des gens qui t'aiment inconditionnellement, qui te donnent de l'amour tout le temps, et avec lesquels tu as envie de partager des bons moments et de leur rendre l'amour qui donne, et ainsi de suite. Tu les aimes, ou tu aimes, tu les aimes, tu les aimes, tu les aimes. Tout le monde devient de plus en plus heureux. Et voilà, c'est pour ça qu'on a besoin d'avoir une famille.

Quant à elle, parlait de Kobe, de samassa m'a marqué. C'est un truc que je discutais il y a quelques temps avec quelqu'un à ce sujet-là, mais le déficit de sitôt si au niveau mondial en ce moment, il doit être pas mal élevé, tu vois. Et quand on entend que le taux de suicide est hot, son os un peu partout dans le monde, faut pas s'étonner. Parce que si on n'a plus le droit de se toucher, de passer des moments ensemble, on se voit même plus les visages. Arc, on sait comment l'impact, ne serait-ce que d'un sourire de quelqu'un qu'on aime, qu'est-ce que cet impact a sur notre sur notre niveau de citations ? Il y a une vraie, il y a un vrai lien de causalité. D'accord ? C'est-à-dire que si ton pasche le monde entier de se faire des câlins et de se prendre dans les bras, discuter de, et de se rapprocher, et d'être un peu tactile et machin, tu as forcément un taux de malheur qui va augmenter ou un taux de bonheur qui va baisser quoi. Et c'est assez triste quoi. Mais c'est pas ce truc de câlins, c'est sûr. C'est pour ça que quand je parlais de de la vieille qui tacle qui te harcèle qu'alors clarion, fait dans un sens, c'est un peu le rejet. C'est la peinture, c'est un peu, je compare pas ton rejet avec le sien, mais c'est un peu ça. C'est tout à coup, elle veut pas que ton affection, elle veut, elle veut que tu lui donnes de l'attention. Puis si tu lui donnes de l'affection, mais au bout d'un moment, tu vois, tu fais baisser le niveau de rejet. Puis d'un moment, elle sera capable sur un truc positif, tu vois. Et du coup, après, elle va chercher de l'affection différemment. Mais voilà, je t'invite vraiment les gens à lire un peu Erickson, puisqu'il a, il a réussi notamment l'histoire de la dame aux fleurs. Je la justice a justement. Tu vas à la fin, je demande souvent si toi aussi, tu avais un livre à m'offrir, lequel serait-il ? Bah voilà, donc la dame aux fleurs. Ouah, c'est pas un livre, c'est une, c'est une anecdote, mais c'est une anecdote qui est très intéressante parce qu'elle met en relation tous à.

Nancy, j'avais un livre vraiment dans l'absolu, à part bien évidemment, je noterai de façon drôle et de l'épisode. Et non, mais à part ça, il y a des trucs qui vont t'intéresser, je pense, dedans. Je donne deux ou trois exercices autour de ça. Un livre dans l'absolu, c'est dur, c'est vraiment dur parce que ça dépend vraiment de, de pourquoi je vais dire qui va surprendre beaucoup de gens. Étoiles, étoiles, premier, je pense, la Bible. Parce que dedans, il y a tout, c'est fait une lecture archétypale de la Bible, il y a toutes les leçons de vie dont on a besoin. Il y a des mecs comme Jordan Peterson, par exemple, quand on fait un travail incroyable là-dessus, analyser, analyser tout ça. J'ai envie de tout le monde à aller écouter ses conférences. Il faut parler anglais, malheureusement, mais c'est un truc de tarés. C'est absolument pas besoin d'être religieux, croyant, peu importe. Si vous êtes même d'une autre religion, ça n'a aucun rapport. Mais il faut vous dire un truc, c'est que si un livre, il a traversé deux mille ans d'histoire, c'est parce que dedans, il y a des choses qui font qu'il est capable de survivre si longtemps. Et si on les comprend, elle donne plein de clés pour beaucoup de trucs. C'est probablement le cas d'autres livres religieux, un, mais, mais quand en plus, on a des gens qui ont passé des décennies à étudier le truc et à défaire, à déconstruire les archétypes et comme on y lit ce qu'ils apportent aux lecteurs et tout ça, c'est assez ouf. Voilà. Maintenant, si c'est, est-ce qu'un livre plus contemporain, je peux t'en sortiras aussi un ? Ben, notamment Twelve Rules for Life, que j'adore, Jordan Peterson. Maps of Meaning, aussi Jordan Peterson. Quelques livres d'Erickson et Collective Papers, si vous faites de l'hypnose. [Musique] L'ailé Taleb, que tu as cité avant, je trouve que c'est ça permet d'avoir une bonne vision du truc. Et puis, dernière chose, on parlera absolument pas plus de ce que je vais dire dans ce podcast parce que sinon, tu m'as lancé pour quatre heures et puis on n'est pas. Et encore, et encore, la laddh, tu dis que c'est la fin parce que c'est effectivement, ça fait partie des questions de la fin. Mais en fait, il se porte ce pot café un peu décousu. Et j'en ai deux ou trois, normalement, que je posais avant, qui vont aussi. Je vais juste dire ça comme ça. Pour moi, peut-être le plus important pour cette décennie, pour votre vie, après vous aurez le temps de lire la Bible, c'est le standard Bitcoin de sa F10 à mousse. Voilà.

OK, ça marche. Écoute, ça nous fait, ça me fait une belle bibliothèque. C'est bien parce que pour ceux qui n'auront pas eu assez avec les quelques deux heures trente courts en dur et le podcast, ils auront de quoi poursuivre leur réflexion avec avec toutes ces belles ressources que tu partages. Du coup, oui, j'aime bien demander un petit peu à mes invités justement, comme je le disais, j'ai une, j'ai une fille qui a un an. J'aime bien leur demander s'ils ont des conseils pour m'aider soit dans ma paternité, soit pour l'aider elle à prendre le meilleur départ dans la vie possible. Étant donné que ça fait déjà un moment qu'on parle, je pense que je vais résumer les deux conseils que tu as déjà donnés, qui est d'être dans l'écoute, dans la compassion, dans le cerveau émotionnel quand ton enfant te fait part d'une douleur, d'une tristesse, parce que on a parlé de la douleur, mais ça peut être aussi un sentiment de rejet qu'elle aurait vécu à l'école, ou cas où une mauvaise note. Voilà, ça peut être n'importe quelle problématique de sa vie. Et la seconde, qui est de ne pas réprimer leur passion, même s'ils sont pas, même si elle n'est pas conforme à l'image que tu te fais de de la perfection, de ce que tu voudrais que ton enfant fasse. Donc le laisser s'animer, s'enthousiasmer pour des choses qui lui plaisent, même si ça correspond pas à ce que toi tu espérais pour son avenir. Est-ce que j'ai bien résumé les, c'est que tu offrirais aux parents ? Très bien.

Je rajouterais un petit conseil qui va avec le deuxième : le renforcement positif. Très, très, très important. Rien peu bas, c'est-à-dire que menacer d'une sanction en cas de non-respect de quelque chose, ça vaudra jamais promettre une récompense en cas de respect de quelque chose. Pour faire simple, OK ? Et récompenser une bonne action ou une bonne chose sera toujours dix fois plus puissant que punir une mauvaise. Si vous voulez que votre enfant, il y ait d'ailleurs, un passage très intéressant là-dessus dans un des livres que j'ai conseillé, tous les vols sur life de Petersen, qui ont français aussi. Mais si vous voulez que votre enfant participe de manière agréable à la vie de famille, vous voulez récompenser quand il est celui que vous voulez qu'il soit, c'est-à-dire quand il est agréable, qu'il participe, qu'il est gentil, qu'il est généreux, et ses terres, etc. Et vous évitez de punir quand il l'est pas. Mais pourtant, mais par contre, vous le soustrayez à la vie de famille. Par exemple, si vous avez un enfant qui hurle, plutôt que de l'engueuler en lui disant : "Arrête de hurler, tu m'énerves." Vous le mettez dans sa chambre et vous lui dit : "Tu peux hurler autant que tu veux, mais juste dans ta chambre, OK ? Et quand tu as fini, tu leur relais. Et quand tu te sentiras mieux, tu peux venir nous rejoindre, et on accueillera avec grand plaisir." Donc, en fait, ce que vous faites, c'est qu'au lieu de punir le hurlement, vous le laissez s'exprimer tranquille. Vous voulez, voilà, vous n'allez pas contre. Par contre, vous lui dites : "Je te récompenserai quand tu reviens de table, présence dans une forme acceptable." Donc, vous ne punissez pas la mauvaise action, et vous renforcez la bonne. Donc, votre enfant, quand il sort de sa chambre, qu'il a fini de hurler, il arrive avec un gros sourire en disant : "Voilà, j'ai fini." Et là, ma fille, à l'âge où elle fait ça, elle hurle, elle hurle, elle hurle dans sa chambre, surtout ce que tu veux, il y a aucun souci. Tu peux malheur, des fois, elle va hurler toutes ses forces pendant 30 secondes, après, elle arrive avec le sourire. J'ai dit : "Ah, c'est bon." Et elle dit : "Oui." Et elle est souriante. Je dis : "Très bien, super." Et tous, et surtout, ne parlez pas du hurlement. Plus besoin. Elle a déjà compris que c'est passé à autre chose. Elle est devenue une de nouveau une fille avec qui on a envie de passer un moment tranquille, généreuse, et gentil, et souriante, et tout ce qu'on veut. Et elle a juste appris que tout va bien, elle se sent bien. Et quand elle a envie d'embêter, auquel, elle a, elle arrache son jouet à son frère, ou peu importe ses cartes, pour la priver de cette sitôt cine. Et comme c'est une drogue très puissante de l'amour et du bonheur, il y a pas de mal à ça parce que ça va renforcer ses liens. Quand elle va revenir, et puis elle m'a dit : "OK, dans ma famille, j'ai envie d'être bien, j'ai envie d'aimer, j'ai envie de partager, j'ai envie d'être agréable." Et vous allez créer un climat extrêmement positif à la maison. Et voilà, plutôt que de réprimer, encourager. Et puis, ce qui est cool dans cette technique, c'est qu'en plus, tu l'encourages à extérioriser ses émotions, plutôt que de les mettre en sourdine, à l'égard des à l'intérieur d'elle, c'est un fait décalé quelques, elle la consume. Et puis, surtout, une fois adulte. Enfin, moi, en tout cas, j'ai l'impression d'avoir longtemps ni mes émotions sur sourdine. Je pense aussi que étant un homme, tu faisais tout à l'heure, un petit distinguo hommes-femmes de base. Je pense qu'on, on est peut-être plus conditionnée, bien sûr, à intérioriser nos émotions. Mais, mais justement, j'ai essayé d'apprendre aujourd'hui à plus les extérioriser. Et je pense qu'il y a beaucoup de bénéfices à en tirer. Et ça, ça vient, ça vient de l'enfance, et par des par le renforcement positif dont tu parles. Outre l'avantage de la technique en elle-même, je trouve qu'elle permet justement d'éviter de brimer les émotions des enfants. Oui, parce que si tu veux, mais un truc que je dis souvent, que j'explique, je voulais écrire un livre là-dessus, mais jamais encore eu le temps, puis comme c'est pas une priorité absolue, ça sera dans dix ans. J'ai remarqué qu'un cycle qui, qui se fait tout le temps de la société. Je vais pas détailler, puisqu'il est un peu long. Mais en gros, il y a deux étapes qui vont toujours ensemble, à travers plus d'étapes encore, mais je me focalise sur ces deux : c'est qu'après la frustration, il y a toujours de la compensation. Donc, quand tu continues, quand tu fais un régime, et vu que tu perds du poids, après tu bouffes trois fois plus de merde qu'avant parce que j'étais privé. Et peu importe les mamans dans ta vie où tu te frustres, tu vas compenser derrière. Si on monte, parent, interdis de sortir jusqu'à ses 18 ans, quand as-tu fait de tes 18 ans, tu vas te bourrer la gueule et faire des soirées à l'extrême, passive à compenser les années durant lesquelles a été frustré par ses potes là, d'où pouvait un peu sortir, faire des trucs, et toi pas. Feindre, peu importe. Et avec les émotions, c'est la même chose. À dire, quand on est enfant, on est un inconscient sur pattes. Ta fille de 12 ans, elle a pas une conscience à proprement parler, comme on l'entend toi et moi. D'accord ? Elle est là, c'est un seul être, et la, la, la, la frontière entre conscient et inconscient être totalement floue. OK ? Donc, c'est un inconscient sur pattes. D'ailleurs, on dit souvent ça, c'est drôle, à vos enfants, aiment était complètement inconscient, ce qui est un peu révélateur. Et c'est, et c'est parce qu'elle est proche de ses émotions, puisqu'en fait, ton cerveau, on va dire conscient, c'est ton cerveau qui, comme j'expliquais avant, qu'elle supra luminale, donc inclus toutes ces parties qui réfléchissent, qui pensent, qui travaillent ensemble. À ton cerveau inconscient, et le tracé cerveau cuisine et émotionnel, plus terre-à-terre, plus réactif aux émotions, aux stimuli, et tout ça. Et quand tu es petit, si tu as envie d'hurler, tu oses, tu as envie de pleurer, tu places, tu as envie de dire des gros mots, tu les dis. Et puis tes parents te grundy zone : "Ah, enfin, parlé, et n'a en fait rien." Et ils répriment tes émotions. Et donc, ils te disent : "Ton inconscient et toi, vous êtes séparés, chacun de votre côté." OK ? Sauf que l'inconscient, il n'y a pas seulement, c'est pas seulement la partie toi qui crie, qui pleure, qui hurle. Ceci, la partie de toi qui est créative, qui fait des rêves, qui invente des trucs, qui imagine des trucs, qui trouve des solutions, qui expressive, qui est sincère, qui est honnête, et c'est OK. Et quand tu dis : "Attends, ton gosse a dû hurler, je sais pas quoi." Au lieu de le mettre dans sa chambre et de les laisser violer, tu es en train de lui dire : "Surtout, la partie de toi qui est inconsciente, là, on n'en veut pas. Tu as toi, arrête toi. Et la partie de toi qui veux, qui est sympa, on la garde." La partie consciente, c'est un enfant qui pleure et qui hurle. Et tu dis : "Arrête de hurler." Bas, il va hurler plus fort. Si tu lui dis, si tu te mets à sa hauteur et que tu n'es pas un gentiment et que tu dis : "Qu'est-ce qui se passe ? Explique-moi ce qui va pas." Et ca, il va tout de suite se calmer, puis commence à parler beaucoup plus calme. Maintenant, il y a donc, quand tu vas dans la confrontation, tu fais de l'éloignement, tu dis à la personne : "Ne sois plus toi-même, cette partie inconsciente des toits, jette là." Etc. On se retrouve avec des gens, moi, j'ai eu, j'ai pendant des années en hypnothérapie, j'ai accompagné des gens qui me disaient : "Ça fait des années que j'ai l'impression que pu être moi-même, où je suis resté des années avec telle personne, alors que je savais que ce n'était pas la bonne, mais je me suis mis de côté, mais j'ai pas écouté mes émotions." Et ainsi de suite, parce qu'en fait, c'est des gens à qui on a appris tout de suite depuis l'enfance à s'éloigner de leur émotion et à s'éloigner de leur ressenti. Surtout, surtout, surtout, respecter l'émotionnel. Récit, respectez le, c'est inconscient important. Et il faut que quand les enfants grandissent, quand ils passent de 12 mois à 3 ans, à 6, et cetera, met l'accent sur cette, sur l'importance de cette collaboration entre conscient et inconscient, et pas sur cette idée qu'on doit réprimer ses émotions, plus dire de gros mots, plus faire si tu peux faire ça, et c'est toujours rediriger plutôt que d'aller contre et de mettre des barrières. C'est très important.

Super. Bah écoute, merci pour tous ces gemmes de sagesse. Et que je vais m'empresser de d'appliquer, enfin, encore, quand ma fille commencera commencera à parler, ce qui ne saurait tarder. Et toi, maintenant, si on fait un petit peu plus un focus sur toi, est-ce que tu as des, as-tu des routines, des à-coups, des outils que tu utilises au quotidien pour justement avoir une expérience de vie plus agréable, plus efficace ? Donc, on a parlé d'une, tu disais que tu avais beaucoup d'entreprises, que tu travaillais beaucoup. Géant parallèle, de quoi tu es bien largement mis en avant l'importance de passer des moments sociaux pour sécréter de l'ocytocine et être heureux. Vu comment est-ce que tu arrives à concilier tout ça ? Est-ce que je vois par exemple que tu as une bague ou hao doit y est, est-ce que tu pourrais tu l'utilises comme ça, que tu utilises, nous faire un petit, un petit check-in de tes, de tes différents outils ? Ouais.

Alors, la Aura Ring, dont j'avais la version de l'âge, vient de commander la dernière. J'aime mieux parce que l'autre était tout rayé, et celle-là, elle serait pas trop, j'ai l'impression. Mais c'est très important pour moi de traquer un peu, mais pas d'hier, mais messine biologique pour faire très large. Et je pense que c'est bien pour pour savoir où on en est en termes de sommeil. Et où moi, je remarque quand je suis en déficit de sommeil, trop important, et j'ai tendance à or à en accumuler des déficits de sommeil parce qu'étant passionné, j'ai tendance à trop vouloir travailler. Il y a un certain moment où je commence à remarquer que je suis moins performant cognitivement, voire même quand je parle, je me reprends à plusieurs reprises, j'ai des fois des jeux accroche sur certains mots ou des trucs comme ça, j'ai la langue qui fourche. Et c'est souvent des petits indicateurs que je remarque en disant : "Ouhlala, je commence à avoir trop de manque de sommeil." Je veux faire trois, quatre grasses mat à suite, ce qui va me remettre d'aplomb. Donc, voilà, Aura Ring pour traquer, c'est très bien. Pas besoin de plus. Après, j'ai des routines aussi. Donc, si on se focalise sur le dur à king, pendant que j'ai une lampe que j'allume dès le matin à 10000 lumens, qui me permet d'avoir de sécréter à un maximum tous les, toutes les hormones dont j'ai besoin du réveil, on va dire pour faire très simple. J'ai fait, c'est de pas entrer dans les détails parce qu'on en a pour trois heures. Mais quand vous, quand il y a la lumière du jour qui vous réveille, votre cerveau, il allume toutes les hormones motivation, taratata. Et si vous êtes dans le noir toute la journée ou devant un écran, et c'est votre cerveau est incapable de faire ça parce qu'il a besoin de cette lumière du jour. Donc, il y a des lampes très bonnes de luminothérapie qui peut être cette ope sur des luminosités très fortes. Et moi, la première chose que je fais le matin.

Je me lève, je me fous cette lampe dans la gueule parce que ça me permet tout de suite de me réveiller vraiment. Avant que, avant que je prenne l'habitude de le faire, je remarquais qu'il me fallait un petit moment pour rentrer dans la journée. Je suis plutôt quelqu'un de la nuit. Totti m'a dit que tu étais plutôt quelqu'un du matin. Moi, j'ai du mal le matin à rentrer dans ma journée, mais maintenant que j'ai trouvé ça, j'ai ma routine : c'est cette lampe et un espresso.

J'ai été anti-caféine pendant très longtemps et, en fait, je me suis tapé toute la littérature scientifique sur le truc et ça m'a totalement changé mon opinion. C'est bon pour le cœur, ça augmente la durée de vie moyenne, ça améliore les facultés cognitives, c'est bon pour le système nerveux, c'est bon pour les reins, c'est bon pour plein de trucs. Simplement, ça rend un petit peu accro. Donc moi, j'ai une routine : c'est un verre de café par jour max, et je la prends avec de la L-théanine, qui est en fait une substance qui est présente dans le thé naturellement et qui vient inhiber le côté nerveux de la caféine et qui procure du coup un boost cognitif, pas un boost nerveux. Donc c'est vrai que quand on boit du café, on a tendance à être plus nerveux, plus irritable, tout ça. La théanine vient empêcher ça. En général, il faut prendre le double de dosage de théanine par rapport à la caféine. Donc si vous prenez un grand café avec 100 mg de caféine, à peu près 100 mg de théanine, ça va très bien.

Après, j'ai plein de types de compléments alimentaires que je prends. Magnésium très important, vitamine D très importante, surtout l'hiver. Il y a plein de trucs comme ça. Je vais pas rentrer dans les détails, mais je pense que c'est important d'aller faire un bilan sanguin, de voir où ça que vous êtes en dessous dans les vitamines. Plus souvent, on ne se rend pas compte de l'importance que ça a. Probiotiques, tellement important. Si je devais conseiller un truc à prendre, ce serait les probiotiques, parce que vous avez des millions et des millions de neurones dans vos intestins, c'est ce qu'on appelle vraiment le deuxième cerveau. Et tous les ans qui passent, on se rend compte de l'importance de nos intestins, de notre digestion et tout ça. Et il n'existe que très peu, franchement, il y a très très peu de probiotiques qui ont fait leurs preuves. Je me permets de faire de la pub pour une marque en particulier au niveau du... façon dont les ressources. Il y a une marque à la base, Marx, qui s'appelait VSL#3, qui a été rachetée par un escroc. OK, maintenant, elle est totalement... Faut pas lui acheter. Qui est devenu Visbiome aux États-Unis et dans plein de pays, et Vivomixx en Europe. Donc, ce sont des sachets en poudre, 450 milliards de souches bactériennes par sachet, à diluer dans un yaourt. Une fois par semaine, mélangez ça, vous mangez ça, vous aurez plus d'énergie, vous vous sentirez mieux reposé, vous assimilerez mieux les nutriments. Je vous jure, ça change la vie. Si vous avez fait des cures d'antibiotiques dans les années précédentes, vous avez probablement défoncé votre flore intestinale, vous ne vous en êtes même pas rendu compte. Donc n'hésitez pas à faire une cure de cinq sachets à la suite, un par jour pendant cinq jours, avant d'en faire un par semaine.

Ça, c'est un truc, c'est que j'ai beaucoup étudié la nutrition, donc je ne nie pas les choses un peu comme ça par hasard. Je gère le papier professionnel de la nutrition. Donc ça, c'est extrêmement important.

Quoi d'autre ? Lumières anti-lumières bleues. La passe. Donc tu vois, c'est 18h. Donc à partir de fin... Bientôt. Donc là, je suis un peu dans le noir, mais j'ai deux lunettes. J'ai fait... J'ai deux paires de lunettes. J'en ai une, un peu plus claire, que je mets de 18h à 22h, puis après, j'en ai d'autres qui sont vraiment orange, orange, à partir de 22h jusqu'au coucher. Extrêmement important aussi. Et puis, je prends de la mélatonine avant d'aller dormir pour avoir un sommeil réparateur. Très important aussi.

À part ça, j'essaie de réfléchir comme ça sur le tas. Je vais dire un truc un petit peu controversé, enfin, pas controversé, mais... controversé, plutôt. Je déconseille ça aux gens qui ont des tendances à être accro vite à des trucs, mais c'est extrêmement intéressant. J'ai beaucoup étudié la biochimie cérébrale et les effets des différentes substances sur le cerveau, notamment les drogues. Je te parlais d'ailleurs aux... Oscar, dont j'aime beaucoup. Et il a escaladé MT, tout ça. Il y a... que j'aime bien, que j'ai recommandé à pas mal de potes entrepreneurs qui m'ont tous fait un bon feedback dessus. Et il y a plein de clients qui m'ont tous fait un bon feedback dessus. Si vous ne fumez pas, donc ça marche pas. Si vous êtes fumeur, désolé. Si vous ne fumez pas, vous pouvez prendre un spray en dosette Nicorette, par exemple, à la nicotine. Et quand vous avez un entretien d'embauche, un col important, une interview, un truc où vous devez être focus, un petit spray dans la gueule, une fois par semaine maximum, pas plus, pour pas créer d'addiction. Une fois par semaine maximum. Je crois que c'est 2 mg le spray, ou 1 mg, je sais plus, un truc du genre. Donc, c'est le public... spray nicotine pure. L'effet sur le cerveau, vous allez sentir direct. Surtout si vous n'êtes pas fumeur, vous allez avoir la tête qui chauffe un peu, et vous allez sentir que vous êtes beaucoup plus focus pendant les vingt, trente minutes qui suivent. Voilà, c'est un petit hack que je conseille régulièrement. C'est un petit bio hack. Maintenant, de nouveau, si vous êtes fumeur, vous avez un taux de tolérance qui est beaucoup trop élevé, donc ça va pas vous faire de différence. Que vous le savez déjà, la part de l'entretien. Mais si vous êtes non-fumeur, ça va vous... Voilà, encore une fois, je déconseille pour ceux qui ont tendance à être facilement accro à des trucs. Mais sinon, si voilà, n'hésitez pas à tester des trucs. À la menthe, chic. Un petit secret. Moi, je crois que je crois que c'est un peu tout dit.

Après, transpirer le plus possible une fois par jour. Aux mains. Voilà. Donc, même si c'est cinq minutes, faites un truc intensif. Allez bouffer un peu d'énergie, faites marcher votre votre cœur. Voilà. Si vous ne suivez pas une fois par jour, c'est que vous n'êtes pas assez actif. Donc, marcher, sauter, courir, faites des squats, faites ce que vous voulez, mais une fois par jour, transpirer. Il y a des millions d'études qui montrent que ça marche et que ça augmente votre durée de vie, et que l'effet est d'autant plus bénéfique si c'est régulier et intensif. Voilà. Je sais pas si j'ai un peu fait le tour. Je suis désolé, j'essaie d'un peu d'aligner des trucs. J'essaie de réfléchir. Non, je crois que j'ai fait le tour du principal.

Et rien dans ce que tu as partagé est super intéressant. Mais de toute façon, tous les auditeurs, je pense, sont des... sont des gars du mouvement qui aiment bouger un petit peu et cetera, au minimum. Donc, il y a déjà eu pas mal de podcasts sur le sujet, c'est quelque chose que je promeus beaucoup. Donc, à mon avis, c'est assez bien compris.

Après, dans les autres hacks que tu as partagé, il y en a plusieurs que je partage. La bague Aura que j'utilise aussi, qui m'a permis notamment de qualifier plusieurs expériences que j'ai faites sur mes habitudes de vie, mes routines, notamment sur leur impact sur mon sommeil. Et quand vous pouvez effectivement, c'est efficace aussi pour calculer ma récupération, notamment avec la variabilité de la fréquence cardiaque, qui est un bon indicateur quand même de tous les niveaux de forme du jour. Et de voir si... C'est toujours intéressant, je trouve, d'avoir... d'écouter son ressenti, mais c'est bien de le confronter aussi à des données un petit peu plus objectives.

Ensuite, sur les probiotiques, très bien aussi. Moi, je prends aussi du kéfir. C'est assez facile à faire à la maison, c'est de bons probiotiques et une très bonne boisson, et c'est assez simple à faire. Et vous pouvez en avoir gratuitement dans n'importe quel magasin bio, ils vous donnent quelques graines, après ça se reproduit en stop. Et s'il y a des auditeurs près de Montpellier, j'en donne avec grand plaisir parce que je suis obligé d'en jeter régulièrement, ça va à une vitesse folle.

Ensuite, oui, la lumière de luminothérapie. J'en ai une sur mon bureau aussi. Du coup, je le fais de deux, trois heures après mon réveil. Puisque le matin, comme je le disais, je fais ma routine, mon sport et ma routine de mobilité. D'ailleurs, j'avais fait... de la lumière rouge pour le coup. Et ça, je trouve que tu me disais, le matin, j'ai du mal à me mettre dedans, j'ai du mal à m'énergiser. Et moi, ma routine de mobilité devant la lumière rouge, c'est vraiment le truc qui me fait passer du moment sommeil au moment actif. Déjà, le fait de mobiliser chacune de mes articulations, ça réveille mon corps, ça me permet de rétablir cette connexion cerveau-muscles et de faire un petit peu de mouvement. Malgré tout, tu vois, et la lumière rouge m'apporte de la chaleur, puis la lumière quand même, malgré tout, tu vois, qui peut un peu se rapprocher au spectre du soleil du matin quand il se lève. Du coup, ça participe pas mal à me donner de l'énergie pour le début de ma journée. Et après, au bureau, j'ai ma petite lampe de luminothérapie que j'utilise en hiver et que je laisse allumée jusqu'à 8h30 à 11h à peu près à côté de mon ordinateur. Je suis pas, je reste pas comme un con juste devant, tu vois, je travaille en parallèle.

Et après, tu as parlé de la mélatonine. Jamais testé, j'avoue. Donc, racing qui va le mesurer direct. Je vais tester ça. Je te recommande. Alors, au début, j'avais plutôt lu des études qui montraient que des petites doses, ça marchait mieux que des grosses. Je teste un petit peu plein de trucs. Maintenant, je prends, je varie, ça dépend des périodes. En hiver, j'ai plutôt tendance à vouloir fixer mes cycles, donc je prends des plus grosses doses, 10 mg, une heure avant d'aller dormir, trois quarts d'heure à peu près, une heure, ça dépend. Et puis, l'été, plutôt du 3 mg de mélatonine avant d'aller dormir. Avec encore une fois, tu vas direct remarquer que ton sommeil est plus régulier, a tendance à être plus réparateur. C'est souvent, moi par exemple, j'ai remarqué que je manque de sommeil paradoxal. Je suis bien au niveau sommeil profond et tout ça, pareil. Mais voilà, j'ai vu direct la différence sur la répartition des différents niveaux et tout ça. Et puis, par une gamme de mélatonine chez qui... Alors, c'est, je veux pas dire de conneries, donc j'ai juste regardé l'émission. Tu l'enverras par... Je remettrai dans les notes le lien. Je vais donner un lien aussi parce qu'il y a une nana que j'adore qui s'appelle Rhonda Patrick. Je sais pas si tu connais, qui est une Américaine qui est à la pointe. Sans qu'elle se tape toutes les études, vraiment, genre tous les jours, son passe-temps, c'est : je vais regarder toutes les études sur la nutrition, les molécules et machins et trucs qui sortent. Et puis, elle compile, elle fait des trucs. Et je la suis surtout les podcasts où elle est invitée. Et puis, je prends énormément de connaissances chez elle parce qu'elle fait une quantité de travail assez assez dingue. Je suis d'ailleurs sur Twitter, ce qui me permet d'être informé dès qu'il y a un peu des découvertes en temps réel. Et j'ai une page d'un mec qui s'amuse à l'écouter partout où elle va, noter tout ce qu'elle conseille pour chaque truc, qu'est-ce qu'elle prend et tout. Et la plupart des compléments que je prends sont basés sur son travail à elle. Je ne prends pas du tout tout ce qu'elle prend, elle prend quand même beaucoup de trucs, mais je comprends bien la moitié, voire les deux tiers. J'ai été moi-même regarder les trucs qui me serviraient le plus. Il y a d'autres trucs que je prends pas parce que je considère que ça va pas forcément me servir, mais je prendrai peut-être quand je serai un peu plus... voilà, quand j'aurai 20 ans de plus.

Mais c'est ça aussi que je veux dire, quand tu connais... Moi, avant de fermer mes diplômes en nutrition, je pensais que la nutrition, par les compléments alimentaires, c'est un peu ridicule, c'est un peu un truc de débiles, que si je prenais des vitamines façon... en vrai, il y a vraiment des trucs qui font leurs preuves, qui n'ont pas besoin d'être pris à grosse dose, et qui sont vraiment très efficaces et mesurent vraiment l'impact sur toi. Donc, donc voilà. Moi, je fais des bilans sanguins tous les six mois, je les vérifie, je vois direct l'impact des trucs que je prends, comment ils fonctionnent et est-ce que ça change. Voilà.

Et pour Aura, moi, ça m'a fait marrer parce qu'il m'a dit... Je sais plus, tu m'as dit un truc au début, genre que ça t'avait permis de te rendre compte de certains trucs. Moi, il y a plein de gens qui m'ont dit : "Mais moi, je vais pas l'acheter parce que ça ne me servira à rien, puis est-ce que tu appliques vraiment machin ?" Je leur ai dit : "Justement, achète, parce que tu vas être, tu vas être très surpris." Et en fait, les gens, ils m'ont tous fait comme feedback, dont ma mère d'ailleurs, qui écoutera peut-être ce podcast. Une fois que tu l'as acheté, puis tu commences à voir les datas et qui commence à mesurer l'impact des trucs en live et comment ça se passe, tu peux pas ne pas agir pour modifier un peu.

Oui, c'est ça. Moi, ça s'est même fait dans l'autre sens en fait. Tu vois, comme je le disais, je suis un peu un expérimentateur, j'aime bien, j'aime bien essayer de comprendre comment est-ce que je peux optimiser mon potentiel. Et je n'avais pas vraiment... Je trouve que le sommeil, c'est un feedback qui est difficile à mesurer d'un point de vue rationnel soi-même. Et ce que tu ne mesures pas, c'est difficile de l'optimiser. Donc, savoir si telle route, telle habitude, le fait de faire de la méditation, ou le fait de prendre tel complément, ou le fait de faire ceci, impactait positivement ou pas mon sommeil, ou si c'était juste un effet, entre guillemets, placebo, ou la chance de cette nuit-là qui était particulièrement meilleure, parce qu'il y a un tas d'autres facteurs externes difficiles à mesurer à prendre en compte, c'était difficile. Tandis qu'avec Aura, étant donné qu'elle mesure toutes les nuits, ça te permet d'avoir un faisceau de data quand même assez impressionnant et qui permet de confirmer justement une hypothèse. Tu commences par émettre une hypothèse. Tu as l'impression d'avoir mieux dormi, ok, ça c'est ressenti. Et après, si pendant trois mois, tu te rends compte que ton score de sommeil est majoritairement meilleur, ou que ton sommeil profond, sommeil paradoxal est majoritairement meilleur, et que c'est directement corrélé à cette habitude-là, et que quand tu arrêtes, et ben tu retrouves tes scores d'avant, voilà, il n'y a plus trop de doutes sur le fait que c'est une bonne habitude.

Pour ce tout le menu trend, qui est très intéressant, parce que tu vois, tu peux lier un moment dans le temps quand tu as une prise qui commence à changer. Tu vois que depuis, j'ai pas, avril, tu commences à marcher plus, faire plus de trucs, bien dormir, ouais, c'est vraiment assez fou quoi. Je pourrais pas, honnêtement, m'en passer. Parce que ouais, moi aussi, je suis comme toi, j'ai d'abord commencé par expérimenter des trucs, et puis après, je me suis dit que c'était important de mesurer. J'ai surtout ça pour les gens qui auraient une objection en se disant : "Ouais, mais je vois pas ce que ça va m'apporter." Parce que j'en ai eu plusieurs qui m'ont dit : "Ah bah, en fait, ça va vous apporter plein de trucs, faites-moi confiance." Tous les gens qui m'ont dit ça, en fait, une fois qu'ils commencent à mesurer les trucs, ils ont envie de tester. Même ça gamifie un peu ta vie, parce que tu dis : "Ah, je vais essayer d'aller dormir une heure avant pour voir si mon sommeil est mieux." Et puis, match. Et en fait, c'est par défaut, tu te sens pas obligé d'optimiser, puisque c'est tellement, tu l'oublies tellement que ça se charge une fois de temps en temps que tu sais. Je trouve que c'est vraiment un excellent produit. Moi, s'il y a un truc que je recommande, c'est vraiment ça.

Yes, OK, cool. Bah écoute, il me reste, il me reste deux petites questions, et puis on va dire ça fait deux heures et demie. La première, c'est : est-ce que tu as trois rêves que tu pourrais nous citer, que tu aimerais réaliser ? Trois rêves, ou expériences que tu voudrais réaliser prochainement, ou même dans un avenir plus lointain, même si je sais que tu n'es pas adepte de la planification. C'est une question qui mériterait de la réflexion. Je pense que j'ai... J'ai ça, horrible ce que je veux dire. Je pense que j'ai déjà réalisé mes rêves, en fait. C'est parce que je manque d'imagination, ça. Ouais. Mais ça, c'est ce qu'on dit. Mais dire que je pense honnêtement être méga épanoui. Alors, je dis pas qu'il n'y a pas des trucs que je kifferais, que j'adorerais faire, tu vois, des expériences que je pourrais aller vivre qui me feraient kiffer. Mais par exemple, je pourrais pas parler de rêve à proprement parler. Non. Mais dire une expérience. Ouais. Alors, par exemple, j'ai fait un peu de plongée dans ma vie, et je n'ai plus fait depuis des années. Et puis, il y a des spots que j'adorerais dans lesquels j'adorerais aller plonger. Par exemple, tu vois. J'adorerais... Un truc que j'adore, je suis absolument fan d'astrophysique depuis des années, de mécanique quantique, mais la vraie, disons, et j'adorerais aller dans l'espace, par exemple. C'est un truc qui me ferait extrêmement kiffer. Et je me réjouis... Assez calé effectivement sur le départ des fusées dans l'espace. Je me disais bien que tu voyais une affinité pour le sujet. C'est vrai, c'est drôle, c'est que j'ai pris cet exemple. Voilà. Mais donc, par exemple, j'adorerais aller dans l'espace, ou même sur la Lune, bien sûr. Ce sont des rêves fous, utopiques. Je pourrais pas probablement attendre un jour. Quoi que, aller dans l'espace, j'ai bon espoir. Suspense. Dans 20 ans, on y va tous, on y va tous assez facilement. Et puis, quoi d'autre ? Une dernière expérience. Le management a demandé trois, c'est ça ? Je pense que le troisième chose, ce serait que, c'est tout bête et en même temps, c'est le système important, c'est que mes enfants grandissent bien, en bonne santé, et qu'ils soient heureux dans la vie. Ce serait peut-être le plus grand de tous, j'imagine, en tant que père. Je pense que... Et puis, je pense que d'ailleurs, tous les pères, toutes les mères, tous les parents qui nous écoutent, ont en commun ce rêve. Parce qu'il n'y a rien de plus... rien de plus terrorisant que l'idée qu'il arrive du mal à des enfants, je pense. On voit là.

Et il y aurait un prochain invité que tu aimerais nous recommander pour ce podcast sur l'exploration du potentiel humain francophone ? Donc, oui, j'aurais envie de dire Mike Horn. Mais est-ce que tu arrives à... C'est clair que c'est quelqu'un qui m'a beaucoup inspiré. Web officiel québécois d'ailleurs. Les moments que j'ai passés avec lui, il a de belles leçons. Mais comme ça, j'aurais pas...

Écoute, j'ai tellement de modèles. Voilà, j'ai tellement de modèles, mais en général, ils sont plutôt dans le monde anglo-saxon. Wim Hof, que j'adore. Je sais pas si tu l'as rencontré en vrai. Non, j'ai jamais rencontré. Mais je connais, j'ai lu, j'ai fait un truc avec... Recommandation à tous les gens qui écoutent ce podcast : si vous avez l'occasion d'aller faire un séminaire ou un week-end, peu importe, avec Wim Hof, allez-y. C'est le mec de tous les gens un peu connus avec qui j'ai travaillé, où j'ai rencontré, ou peu importe, c'est le mec avec lequel j'ai le plus kiffé passer du temps. C'est un gars, il est incroyable. Je vais pas vous décrire à quel point ce mec il est incroyable. Donc, faites-moi confiance. Si un jour il est pas loin de chez vous... Et moi, j'étais allé le voir la première fois à Barcelone. C'est un mec, il vous parle comme si vous le connaissiez depuis que vous étiez en... Il voit à travers vous, mais de la bonne manière. C'est-à-dire qu'il vous aime. Vous pouvez voir dans ses yeux qu'il vous aime avant même que vous lui adressiez la parole. Et quand vous partagez des moments avec lui, ça... J'ai une théorie, c'est que les bébés, en même temps, tellement les bébés parce qu'ils nous... ils ont l'air de nous aimer autant sans qu'on ait besoin de faire, tu vois. Et en fait, c'est hyper, c'est hyper ça que tu remplis d'amour un bébé parce qu'il t'aime tellement alors que t'as rien fait pour mériter son amour, tu vois. Ben oui, Wim Hof, j'ai un peu ressenti la même chose avec lui. Il est tellement aimant avec les gens, il a un cœur énorme. Il prend du temps avec les gens, il est adorable comme type. Si vous avez l'occasion de le voir, allez-y, ne serait-ce que pour le contact humain. Or méthode, or tout ça, parce que tout ça, c'est encore très intéressant et c'est encore autre chose. Mais c'est un mec qui va vraiment vous marquer par sa gentillesse, sa générosité, son attention et sa bienveillance. Et vraiment, si vous avez l'occasion d'aller le voir, allez-y.

Ça donne envie. Écoute, je vais pas encore rencontré, mais là, au mois de février, je fais un stage de yoga tout mot à l'Institut Maurice Mode, au bord de l'Italie, avec qui a l'air d'être un grand monsieur aussi, et qui a pas mal inspiré Wim Hof, sa méthode. Donc voilà, et c'est une première étape sur ce cheminement. Et par ailleurs, je fais un gros adepte de cet outil qu'est le froid, la douche froide le matin, et qui participe aussi à m'énergiser et puis à me donner une petite victoire, une de plus, pour la journée.

C'est que là, pour terminer, comment est-ce qu'on peut te contacter, travailler avec toi ? Qu'est-ce que, qu'est-ce que tu proposes aujourd'hui ? Bah, de façon, si vous... Je vais faire très simple. Je vais donner mon mail. Puisqu'on n'est pas sur internet, je vais pas me faire spammer normalement. Parce que j'ai plein de sites, de plein de projets différents. Vous pourrez me contacter et ça va passer sur des boîtes mails où j'ai tout plein de mails tous les jours. Et puis, je vais vous regarder une semaine après, et je vais sûrement vous dire non parce que je n'aurai pas le temps. Donc, si vous voulez me contacter, me poser une question, le mieux, c'est de m'écrire à mon adresse perso. Et j'aime bien donner mon mail dans les podcasts ou les trucs parce que je sais que c'est des gens. Si tu as mon mail à ce moment-là, après deux heures et demie, au fait qu'ils soient là, et puis tu mérites un peu que je te donne mon temps parce que tu veux me poser des questions, c'est que tu as fait l'effort de m'écouter. Je suis, je suis, je suis très content que tu aies supporté pendant deux heures et demie. Donc, je veux bien accorder quelques minutes. Donc, vous pouvez simplement me contacter à jean@roseis.com. C'est très facile. Mon prénom, à tout moment, point com. Et puis voilà. Que ce soit pour du coaching, des questions, des projets, des machins, n'hésitez pas. Je suis, je suis quelqu'un de passionné. Et si vous voulez que je vous coach, je vous garantis rien. Si vous avez un problème passionnant et extrêmement challengeant, il y a de bonnes chances que je vous accepte. Sinon, je vous redirigerai probablement vers des collègues avec qui je travaille, merde, que je redirige 90% des gens à qui j'ai pleinement confiance, qui seront parfaitement vous aider. J'ai besoin de challenge pour ça. Donc, faudrait pas m'en vouloir si je vous redirige vers quelqu'un.

Cool. Et on a démarré ce podcast par un petit check-in. Est-ce que tu voudrais faire un petit check-out ? Tu semblais, tu disais avoir peur d'être un petit peu fatigué, manqué d'énergie pour ce podcast. Ouais, ça, c'est ma version fatiguée. Je te laisse imaginer la version en pleine forme. Les gens me disent toujours qu'ils comprennent pas. Tu vois, je suis un gamin, il est comme moi. Je vois chez lui les trucs qu'on me disait quand j'étais petite. Tu parles fort, tu gesticules, tu fais des trucs. Tout le monde me dit que je suis hyperactif et tout. Et en fait, je pense que je suis juste hyper passionné par tout, et que ça se ressent. C'est ce que je vois chez mon fils. Donc, j'essaie de... Souvent, il y a des gens qui disent, comme toi : "Ah, mais baisse d'un ton et tout." Mais je suis là, on a essayé de... Moi, je me suis fait renvoyer de toutes les écoles où j'ai été parce que j'étais intenable. J'ai fini par être indépendant, j'ai envoyé tout le monde faire... J'ai monté des business, ça marche très bien. Et on m'a toujours dit que je ne sortirai pas parce que j'étais incapable de me tenir correctement. Et aujourd'hui, on dit la même chose à mon fils, tu vois. Où je leur dis : "Les gars, vous pouvez aussi autant que vous voulez, ça marchera pas." Donc, je dirais non, moi, j'ai adoré ce moment. Je vais être un peu flatteur, peut-être, mais j'ai trouvé tes questions très pertinentes et très réfléchies et bien articulées. Alors que souvent, dans ce genre de podcasts, les questions sont assez banales. C'est que tu as bien travaillé déjà, que tu as une vraie expérience, je veux dire, de réflexion sur toi, sur le mental, et plein de choses. Et ça, c'était très agréable de dialoguer avec toi. J'espère ne pas avoir trop été excité, parce que, enfin, je me réécoute, mais je gueule, quoi. Mais bon, ça fait partie du personnage, parfois.

Alors du coup, je vais faire le lien avec ce que tu viens de dire, où tu avais peur de paraître un petit peu trop excité. Moi, tu vois, ces dernières semaines, je milite pour qu'on mette plus de vie dans nos vies, justement. Et je trouve que là, la société... Et quand je dis ça, c'est vrai que ça fait un peu le mec un peu cynique qui critique le monde actuel, etc. Et c'est vrai que parfois, je pointe les risques du confort ou du train-train quotidien qui, à mon avis, peuvent, s'ils sont en excès, réduire notre expérience de vie. Mais mais pour autant, donc là, en l'occurrence, depuis, j'ai dit, depuis quelques semaines, je milite pour être plus de vie dans ce qu'on fait. Notamment, j'essaie de me porter en faux contre cette volonté de la société un peu de nous faire choisir une voie du milieu, d'édulcorer tout notre personnalité, justement, tout ce qui fait notre différence les uns les autres. Et justement, tu vois, quand on parle, utiliser des superlatifs, changer de tonalité, faire des gestes, bouger, et cetera, tu vois, tout ça, on l'a perdu. Et donc, je suis content de rencontrer quelqu'un qui a pas peur de vivre pleinement ses émotions. On parlait tout à l'heure de cerveau analytique vs cerveau émotionnel. Ben, je trouve que tu arrives à bien te connecter à tes émotions. On voit que tu es quelqu'un de passionné. Et ça, c'est extrêmement beau. Moi, j'adore les gens passionnés, quels que soient leur sujet. Et d'ailleurs, j'ai toujours dit qu'à l'école, j'étais un relativement mauvais élève, mais j'ai séché énormément, énormément de cours, plus de la moitié de l'année en terminale pour être exact. Mais j'avais toujours, au cours des professeurs qui étaient passionnés, et d'une année sur l'autre, ce n'était pas les mêmes cours, ce n'était pas le cours lui-même qui me passionnait ou qui me passionnait pas, c'est vraiment celui qu'il partageait avec celui qui l'enseignait, et qui partageait sa passion. Et moi, j'adore parler avec des gens passionnés. Et donc, au contraire, n'ai pas peur de prendre de la place, n'aie pas peur d'être plus haut, de prendre plus de couleurs, d'être plus rayonnante que ce que la moyenne a l'habitude d'être, parce que je trouve qu'on devrait tous essayer de rallumer cette petite flamme qu'on a au fond de nous et qui nous donne envie de vivre avec intensité. Tu vois, le mot intensité, c'est vraiment mon mot pour 2022, et ce que j'essaie de transmettre aussi par ces podcasts. Et allons-y à fond, quoi. Et vivons. Amen.

Merci. Merci en tout cas, Jean, pour ces deux heures quarante. Du coup, tu m'avais donné deux heures, on est à 2h40, c'est pas mal. Ça va être probablement l'un des plus longs podcasts de limite project. C'est bien pour commencer 2025. Je t'embrasse et puis de se croiser physiquement avec grand plaisir. Merci beaucoup. Ciao, ciao.

Bravo, tu as écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu veux être sûr de ne rien oublier, retrouve le résumé de l'épisode et tous les hacks de mon invité du jour sur limite project. Mais avant, pense à me laisser une note de 5 étoiles sur ton application podcast. C'est la meilleure façon de soutenir mon travail et de m'aider à trouver de nouveaux invités pour venir partager leurs secrets.