Transcription
200 millions, 250 millions, je pourrais me dire que ça y est, je peux prendre ma retraite. On en approche encore du boulot. Je crois que vous vous rendez pas compte comment ça s'est passé sur le plateau ce jour-là. On ne s'est pas parlé tout le reste de la semaine. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Ils ont fait des mecs un peu machouillés. Je dis attends, attends. Je peux pas me faire piétiner devant 1,8 de téléspectateurs. Le plateau, il y avait un silence glacial. J'ai dit au producteur, il s'est passé quoi en fait ? Je croyais vous n'aviez pas le diffuser. J'ai eu une nécrose lors de ma deuxième réduction mammaire. J'ai failli en mourir. Neuf, c'est entre 70 et 200 000. Donc tous les mythos là qui vous font "J'ai un jet privé", c'est faux. Ta mère est toujours en vie. Oui. Tu la vois ? Non. Elle ne pense qu'elle n'a rien à se reprocher pour elle. Je disais "Mais quand tu seras morte, ton corps m'appartiendra. Bonne chance !" Et tu le penses encore ? Oui, bien sûr que je le pense encore. Enfin, je me rappellerai toujours, j'ai une photo de moi où je suis en fourrure, bijoux, je sors de la Fashion Week et je suis à Burger King avec mon associé, minuit et demi.
L'ambiance du soleil. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Les Petits Papiers, votre rendez-vous Gossiproom dans lequel, vous le savez, on parle vrai, sans filtre et surtout avec le cœur. Ça me fait penser, vous savez, aux petits papiers qu'on s'envoyait à l'époque quand on était à l'école. N'hésitez pas surtout à vous abonner à la chaîne YouTube de Gossiproom. On a besoin de vous, on a besoin de vos avis, on a besoin de vos partages, on a besoin de vos commentaires, on a besoin de vos likes et surtout, vous pouvez aussi nous écouter en podcast audio sur Spotify ou Apple Podcast. Le concept des Petits Papiers, c'est très simple. Je reçois chaque semaine une personnalité à qui je pose des questions tirées au sort. Mais vous le savez, on va au-delà du hasard et au-delà des apparences. On cherche à comprendre les parcours, les failles, les réussites, les déclics. Et aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir une femme aussi inspirante que puissante, une entrepreneuse accomplie qui a créé, monté son empire, mais pour qui le parcours n'a pas toujours été simple. Alors, comment oser, comment créer, comment avancer, comment croire en soi quand tout semble partir de travers ? C'est ce qu'on va voir aujourd'hui avec Kelly Massol. Bonjour Kelly, comment vas-tu ?
Bonjour Fana, ça va ? Ça va ? Je suis ravie de te recevoir. Si je dois être tout à fait honnête, j'étais un peu stressée, mais tu as l'air plutôt sympathique. Normalement, oui. Je n'ai jamais mordu personne. Écoute, non, je suis très contente. Pour préparer cette interview, j'ai vraiment euh tout regardé, regardé ce que ce que tu faisais, ce que tu disais et euh et quel parcours ! Tu es fière ? Fière, oui, on ne va pas faire dans la fausse modestie. Euh, mais je continue à être grandement reconnaissante, surtout. Reconnaissante par rapport à quoi ? De ce que j'ai le droit de vivre. Euh, c'est un privilège de pouvoir vivre toute cette aventure déjà en tant que femme, en tant que femme issue de la diversité et que mère de famille. Donc je pense que ouais, il faut savoir être reconnaissant des fois aussi de ce qu'on ce qu'on vit. C'est c'est hyper smart ce que tu dis, mais reconnaissante, j'ai quand même l'impression que tu as provoqué tout ce qui t'arrive. J'ai aidé un petit peu. Oui, j'ai participé, ça c'est sûr, mais je n'ai pas été spectatrice de ma vie. J'ai fait des choix, j'ai fait des sacrifices, ça c'est sûr. Mais à la fin, en fait, c'est c'est ce qui compte, c'est la balance. C'est c'est de voir c'est de voir qu'en fait, bah malgré le prix à payer, tu es tu es tu es satisfaite du parcours. Tu es heureuse ? Oui, c'est vrai. Ouais. Sur tous les points quasiment. Ouais. Est-ce qu'il y a un axe d'amélioration ? Il n'y a pas d'axe d'amélioration quand on a fait ce qu'on fait. On prend les qualités et les défauts. Euh, mais il y a d'autres nouvelles aventures à aller chercher. Comme quoi ? Ça c'est Ah, il y a encore il y a il y a plein de choses. Déjà, la marque, en fait, elle se doit devenir internationale et donc ça, c'est un gros gâteau. Parlons de ta marque, Les Secrets de Loli, que tu as fondée donc en 2009. Euh, aujourd'hui, tu vends sur le territoire national et là, le but, c'est quoi ? C'est d'aller chercher le marché international. Alors aujourd'hui, effectivement, avec internet, tu livres dans 52 pays. Euh, mais on a commencé déjà à ouvrir la Belgique, la Suisse, on a ouvert l'Espagne en septembre dernier, on va ouvrir l'Italie cette année. Donc le but, c'est de devenir en fait, là, on est devenu le leader français du cheveu texturé en France. On est la troisième marque préférée capillaire des Français. Donc c'est quand même incroyable. Et là, le but, c'est de devenir le leader européen pour commencer, voir aller s'étendre au Moyen-Orient et et dans les pays d'Afrique. Comment tu expliques qu'aujourd'hui vous soyez le troisième, troisième marque préférée des Français ? Bah, en fait, déjà, on a posé la question déjà aux aux clients, c'est ce qui est ressorti dans les études et puis je pense que c'est parce que les gens arrivent à s'identifier. Euh, il y a aussi la l'excellente composition des produits. Euh, les produits euh tiennent leurs promesses. Euh, et puis on ne cherche pas à créer des produits juste pour créer des produits. Aujourd'hui, il y a des produits qui ont été inventés en 2009 qui sont toujours en vente chez Secret Loli. Donc et tu crées des nouvelles de nouveaux produits aujourd'hui ? Bien sûr, je crée de nouvelles formules. Je continue de participer justement à la à la recherche et au développement. Il n'y a pas un seul produit qui sort sans que je l'ai validé ou que j'ai donné le brief et que mes équipes ne m'ont pas pitché. Par exemple, la dernière nouveauté, le Slick and Slay, c'est un baume, un baume anti-casse. Euh, j'y ai participé, je n'étais pas très très chaude de l'idée parce que voilà et finalement j'ai ai participé et c'est un produit qui est en passe de devenir un des un des bestsellers que j'ai que j'ai fait avec l'équipe. Ouais. Euh, je vais te raconter rapidement le concept de l'émission. Il y a des petits papiers de couleurs différentes qui correspondent à des thèmes différents, des questions que j'ai écrites soigneusement à l'ordinateur. Euh, on va en piocher au hasard. Tu vas en piocher ? Je vais en piocher. Il y a juste une couleur. On doit terminer tous les papiers. Ce sont les papiers violets. Donc je te laisse commencer. Tu es mon invité. À toi l'honneur. Je te laisse piocher dans le dans le bac que tu veux. On va commencer à arracher ce par là. Oh, elle est joueuse. Toujours. Toujours. Alors ah bah ça commence bien. J'ai toujours peur. On parle d'une fortune estimée entre 70 et 80 millions d'euros. C'est quoi, assez pour toi ? Euh, alors ça oui, c'est l'estimation de ma fortune personnelle. Ce n'est pas la la valeur de la boîte. Est-ce que c'est assez ? Oui, enfin, ce serait odieux de dire que ce n'est pas assez. Est-ce qu'il y a encore des choses à faire ? Oui. À partir de quel chiffre, entre guillemets, tu Moi, j'aime bien ce jeu-là. Je demande à mes amis à partir de combien en salaire tu crois que tu pourrais être assez riche pour faire tout ce dont tu as envie de faire ? Mais moi, c'est déjà mon cas. OK. Donc ce n'est pas c'est pas la question. Euh, la question est à partir de quel moment où tu as sécurisé toi, mais aussi tes descendants et peut-être même ta lignée, qui fait que normalement, voilà, parce qu'on a tendance à dire que euh la première personne qui devient riche, en fait, voilà, ensuite ses héritiers ont tendance à perdre environ 30 % et à la troisième lignée, il y a déjà plus quasiment plus rien. Donc en fait, faut banquer suffisamment pour sécuriser. Moi, je pense, j'ai ce genre de de pensée là, bien sûr, mais je pense qu'à partir de 200 millions, 250 millions, je que je je pourrais me dire que ça y est, je je peux prendre ma retraite. On en approche. Il y a encore du boulot. Il y a encore du boulot. Est-ce que quand on en a, on a toujours envie d'en avoir plus ou il y a un moment, tu crois qu'on sait se dire "Allez, c'est bon, j'ai fait ce que je devais faire." Mais en fait, le truc, c'est que j'avais j'ai fait déjà en 2000 en 2022, quand j'ai fait rentrer le premier fond, j'avais déjà sécurisé ma lignée. OK. Mais j'apprenais encore, j'apprenais comment gérer mon argent, j'apprenais comment le placer, comment le sécuriser sur certaines choses, comment l'investir. Donc c'était un petit peu la phase une, la phase de test. Sur euh cette autre tour, j'ai de nouveau effectivement resécurisé mon patrimoine euh et là, c'est autre chose. Là, je rentre dans un nouveau jeu qui est un jeu de stratégie, qui est un jeu d'investissement à des niveaux qui sont qui sont quand même incroyables, auquel j'ai le droit d'avoir accès parce que je coche des cases aujourd'hui en en finances qui me permettent d'avoir accès à à des outils en fait qui permettent de de maximiser effectivement cet argent, parfois même sans prendre des risques. Bon, on n'est pas dans on n'est pas là pour parler de de ça, mais bon, quand tu as une rentabilité sur ce genre de fortune personnelle à plus de 10 % par an, c'est énorme. C'est énorme en vrai. Et donc tu peux vivre effectivement de de tes rentes ad vitam et æternam et continuer à t'enrichir. Donc là, une chose est sûre, c'est que je ne fais plus les choses pour l'argent depuis bien longtemps. Ah, c'est plus un moteur. Ce n'est pas ça n'a déjà un, ça n'a jamais été le moteur. Je lisais dans enfin, j'écoutais dans une interview que tu as toujours dit "J'aurai jamais une vie standard, je veux être riche, je veux réussir." Mais est-ce que tu imaginais avoir accès à la vie à laquelle tu as accès aujourd'hui ? En fait, c'est quand tu es pauvre, c'est très difficile d'imaginer l'autre côté de la barrière. Donc c'est un fantasme. Tu dis que tu veux être riche, moi il y a plein de gens, je leur dis "Tu veux être riche, c'est quoi être riche pour toi ? C'est quel montant ? Et tu fais quoi ? Et tu achètes quoi ?" Et les gens, ils te disent une voiture, une maison ou autre. Euh, et puis ils s'imaginent même pas le montant d'une heure en jet privé. Ouais, tu vois. Et quand on est riche, parce qu'on parle de richesse financière, mais ça veut dire quoi être riche si on ne parle pas d'argent ? Être riche, ça veut dire faire plaisir à ses proches sans même se poser de questions. Ça veut dire que tu te lèves un matin, si tu décides d'acheter un appartement, tu achètes un appartement. Ça veut dire que si tu décides de prendre un avion ou d'aller chercher tes enfants et leur dire "Demain, on va à Dubaï", ben on va à Dubaï. Tu vois, être riche, c'est surtout une liberté euh que tu n'as pas forcément quand tu es malheureusement contraint par l'argent. Et aujourd'hui, c'est quoi ton ton mode de transmission, l'éducation que tu donnes à tes enfants en ayant construit ce patrimoine ? C'est très difficile. C'est très difficile parce que j'ai des réflexions de pauvres. J'ai des réflexes de pauvres régulièrement. Euh, je vais pas forcément penser à prendre un chauffeur ou à utiliser le concierge ou ce genre de choses et je vais me retrouver moi-même à faire des des recherches ou des comparaisons de prix. Ouais, ça n'a pas de sens. C'est des valeurs aussi. Bah, c'est un peu ça. Et puis c'est ce qui permettra aussi de pas de dilapider les choses. Il y a beaucoup de gens, ils ont cramé 100 millions en l'espace de 2 ans, 3 ans. C'est ridicule. Quand on je regarde, mes enfants en fait n'ont pas la valeur de l'argent. Donc a j'avais deux types d'éducation qui s'offraient à moi. La première, c'était les initier très tôt à l'argent. J'ai des amis, ils ont déjà donné de l'argent de poche, ils ont déjà une carte, ils seront responsabilisés, ils sont hyper responsabilisés et puis et puis ils parlent d'argent toute la journée en disant "Ouais, moi je veux faire ci, je veux vendre ça" et cetera. Et puis j'avais l'autre voix que j'ai choisie qui était un petit peu faire l'autruche, c'était leur laisser le plus de temps possible l'innocence. Ouais. Moi mes fils, enfin, ils voient un un un un truc à 5 ou 7 € et ils me demandent si si c'est génial. Bah, c'est génial et à la fois, ils sont complètement perchés parce que ils demandent pourquoi il y a du monde dans l'aéroport, pourquoi ce n'est pas privé, privé ? Ah oui, ils sont quand même un peu déconnectés parfois des fois. Oui. Alors du coup, à chaque fois qu'ils me font ça, je les remets dans un Transavia ou un jet au voyage d'après. Voilà. euh histoire que tu vois qu'il reste bien ancré. Euh, mais oui, en fait, je pense que c'est hyper difficile, tu sais, j'en discutais avec un ami parce que tes enfants ne manqueront jamais d'argent et tant mieux, vraiment. Mais ils auront jamais faim. Ils n'auront jamais faim et ça, c'est génial et je pense qu'il faut trouver un juste équilibre entre les valeurs de la vie, les valeurs du travail, les valeurs du de l'effort et à côté de ça, leur faire comprendre que bah vous êtes né avec de la chance parce que maman a travaillé, maman a réussi. Mais il n'empêche que c'est mon argent. Si vous voulez ça, je vais vous aider. Il va falloir que travailler. Mais c'est exactement en fait, c'est exactement ma démarche. C'est-à-dire que j'essaie de leur donner le goût de l'effort et de la persévérance parce que en fait, on rentre dans un confort et une facilité. Moi, par exemple, je les ai inscrits à la natation, ils me supplient pour ne pas y aller. Mais si tu savais déjà le club de natation, ça coûte de l'argent. Ouais. De bah, en fait, il y a des enfants qui rêvent d'être à ta place. Ouais. Et puis on va jusqu'au bout des choses. Et puis on va jusqu'au bout des choses. Donc non, en fait, non, non, je sais qu'on est fatigué, je sais qu'on a pas envie, qu'on est samedi après-midi, mais vous allez y aller. Euh, et on abandonne pas les choses qui va vous emmener. Oui. Bon, c'est on est un peu bipolaire dans dans ces cas-là, mais c'est le problème des nouveaux riches, de tous les nouveaux riches. C'est c'est cette dualité entre deux mondes où je vais enfin, je me rappellerai toujours, j'ai une photo de moi où je suis en fourrure, bijoux, je sors de la Fashion Week et je suis à Burger King avec mon associé à minuit et demi. Soleil, c'est tu vois, c'est mais c'est ce que je mais c'est ce que je kiffe aussi pour c'est ce que tu es aussi en plus. Donc il faut pas voilà, faut pas négliger, faut pas cacher ça. C'est c'est exactement ça. C'est ce que j'apprécie en fait. C'est-à-dire que j'ai toujours un esprit encore un peu vif, ce qui fait que j'ai encore faim, ce qui fait que j'ai encore envie de travailler et j'ai encore envie de faire des choses. J'ai pas envie de de vivre paisiblement de de ma retraite à 42 ans et de me dire euh bah voilà, euh tout roule, la boîte, elle roule, elle peut elle peut rouler sans moi, je prends mon temps. Génial. Bon, peut piocher, une autre petite question, celle que tu veux. Allez, rose. Mais ça pique, il y a tout qui pique. C'est vrai, non ? Quels sont les avantages et les inconvénients d'être en couple avec un homme de 14 ans de moins que moi ? Vie privée. Vie privée. Tu tu es plutôt discrète sur ta vie sentimentale et privée. C'est vrai. Pourquoi ? Bah parce qu'en fait, les choses rares, on les préserve. Ouais. Déjà euh, je dis je ne dirai pas pour vivre heureux, vivant caché parce qu'en fait, au bout d'un moment, j'ai dû montrer de temps en temps mon époux euh pour arrêter d'être de recevoir des sollicitations, tu vois, pour que les gens comprennent que je sois en couple, tu vois. Oui. Qui est l'homme qui partage ta vie sans donner son nom, son identité ? Mais comment tu l'as rencontré ? Il a on sait qu'on sait qu'un truc qui c'est ça revient sur tous les titres des journaux qui est plus jeune et qu'il est plus jeune. Bon, il y a des gens qui disent qu'il est plus jeune et qu'il est très beau. Donc eux, on les aime bien sûr. Vrai. OK. Bah, on va voir tout. Non, il est il est euh bah alors déjà oui, effectivement, j'ai rencontré j'ai rencontré Amine euh il y a quelques années. Ça a été un coup de foudre. Euh, on s'est marié très rapidement, genre 1 an après. Waouh ! Ouais, ouais, mais tu sais, quand tu sais ce que tu veux, enfin, moi ma vie, mon métier, c'est de prendre des décisions toute la journée. Donc il n'y a pas mort d'homme, au pire des cas, si ça ne marche pas. Oui, mais tu me contredis s'il faut. Est-ce que ce n'est pas plus facile parfois de prendre des décisions professionnelles que personnelles ? Oui, oui, oui. L'impact n'est pas le même, mais je suis du genre joueuse. Je suis du genre à croire aussi euh dans les choses et à saisir des opportunités. Donc pour moi, c'était une opportunité d'avancer, de construire quelque chose. Il s'entend super bien avec mes deux enfants que qui sont nés d'une d'une première union. Euh, et donc oui euh, on s'est rencontré euh dans un restaurant euh et euh et puis depuis ce jour-là, voilà, on a on a noué une relation où euh il y a une grande maturité. Euh, il n'est pas français, il est d'origine étrangère. OK. Euh, il est d'origine marocaine. Euh, il vient d'une famille nombreuse, donc qui est tout l'opposé de moi-même. Donc ça, c'est c'est agréable. Une culture qui est différente, un état d'esprit qui est différent. Il est plutôt, c'est quelqu'un de très calme, posé, réfléchi, donc l'opposé de moi-même. Donc ça fait du bien un peu d'avoir cette balance à la maison. Et à la fois, il apprend les choses très très vite aussi parce que quand je l'ai rencontré, je lui ai dit "Bon, tu sais pas qui je suis euh, mais sache que je n'ai pas une vie ordinaire et je n'aurai pas une vie ordinaire." Euh, je lui dis "Je je préfère te prévenir à l'avance." Et il n'a pas eu peur sur le coup, il n'a pas compris ce que j'ai voulu lui dire. OK. Puis après, il s'est passé Kevma et tout ce qui va avec. Donc bon, bah voilà, mais je j'ai prévenu. Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Euh, bah, ça va faire 3 ans déjà. Et la question, il veut des enfants ? Oui. Et toi, tu es d'accord ? En fait, tu ne peux pas euh te te marier avec quelqu'un de plus jeune que toi et lui enlever ça. Donc à partir du moment où voilà, pour moi, c'est euh c'est une évidence que s'il veut des enfants, il va falloir que que je repasse euh que je lui en donne, que je Non, mais enfin, je ne peux pas on ne peut pas on ne peut pas retirer ça à quelqu'un. Donc c'est très égoïste. Il y en a qui le font, mais c'est très égoïste. Oui, mais je je ferai jamais. Je vois bon nombre d'hommes qui retirent ça à une femme qui a l'horloge, tu vois, ils prennent ses leurs meilleures années 20 à 30 jusqu'à 35, enfin, je parle en terme de fertilité. Ouais, bien sûr. Oui. Ou oui. Euh, et puis les années de construction et puis derrière, tu as cru en quelque chose et puis derrière, hop, on passe à autre chose. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Donc moi, effectivement, quand j'ai rencontré que je me suis dit que je vais passer le reste de ma vie avec lui parce que c'est quand même le but d'un mariage, je me suis dit que bah voilà, je je dois me préparer psychologiquement à faire les enfants. Tu as eu peur de l'image qu'on pouvait avoir de toi quand tu as rencontré cet homme ? Absolument pas. Déjà un, j'ai toujours été en couple avec des personnes plus jeunes ou mais je pense que c'est une histoire d'énergie aussi. Euh, je suis hyper active et ce n'est pas juste une expression, je suis TDAH. Euh, et donc du coup euh, j'ai beaucoup beaucoup d'énergie, c'est-à-dire que je l'épuise. Voilà. Et il a 27 ans, tu vois. Donc euh, j'ai beaucoup d'énergie avec la maturité. Oui. Oui. Parce que c'est la différence de culture. Ouais. Quelqu'un qui est pieux, euh, quelqu'un qui sait se centrer sur lui-même pendant la période du Ramadan par exemple, parce qu'en plus on n'a même pas la même religion. Et ce genre de choses là, bah ça apporte en fait un un un équilibre, un équilibre différent. Des fois, il dit "Bon, je vais aller prier pour toi parce que là parce que là, je te sens un peu tendue Kelly. Un petit peu." Oui, merci. Alors, tu sais quoi ? J'en pioche, he, si tu veux bien. Ah bah bien sûr, j'ai hésité. J'ai toujours peur quand je les pioche parce que j'ai, tu sais, quand j'écris les questions sur mon ordi, je me dis "Oh, ça va, ça va être facile à poser." Quand tu es en face, c'est plus pareil. Ah ! Quand tu regardes ton compte en banque aujourd'hui, est-ce que tu ressens de la sécurité ou est-ce que la petite fille que tu étais a encore peur que tout disparaisse ? Les deux. Les deux. Euh, je me rappelle que la première fois, on avait signé tous les papiers, tous les avocats étaient partis, on était une vingtaine, un peu plus de 20, 25. Le fond était parti, on était au déjeuner et sous la table, j'actualisais mon compte en banque pour voir si l'argent était arrivé ou pas. Et l'argent n'était toujours pas arrivé quand tout le monde était parti. Je suis restée assise sur cette chaise, le restaurant euh entre guillemets était vide et j'actualisais encore pour être sûr et à un moment, le chiffre est apparu. Les là, tu as ressenti quoi ? Soulagement. C'est comme c'est comme quand tu fais une course et que tu arrives enfin, tu franchis la la ligne d'arrivée. Ouais. Mais alors en fait, c'est paradoxal parce que je comprends ce que tu veux dire. C'est la ligne d'arrivée et à la fois, c'est aussi la ligne de départ. Oui, ça sort pour pour le reste de ta vie, ça c'est sûr. Mais tu as enfin, tu vois l'aboutissement de tout ton travail, de tous les sacrifices, de toutes les pertes, de tous les pleurs. Ouais, c'était l'arme de sang des fois, tu vois. Et et là, tu te dis j'ai pas tout, j'ai pas fait tout ça pour rien. Tu as peur que parfois ça s'arrête ? Bien sûr, tu as peur de plus avoir pas l'énergie parce que je sais que tu tu regorges d'énergie, mais est-ce que tu as peur parfois d'en avoir marre, de te lasser, de dire "C'est bon, j'en peux plus ?" Ben en fait, c'était une grande question juste avant, juste avant, j'avais surtout autre chose. J'avais peur de ne plus avoir faim après. Quand tu reçois ce genre de somme, quand tu moi ça me terrifiait de me dire "Mais si j'ai plus l'envie et si j'ai plus le feu là, tu vois ? Et si en fait tout d'un coup, tu déclenches en fait l'inverse et tu déclenches une sorte de laxisme, tu sais, ouais, tu lâches tout, tu vois, genre bah, c'est bon. Et en fait, ça me terrorisait et en fait, ça a concrétisé quelque chose. Ça m'a donné encore plus d'énergie pour me dire que maintenant, en fait, tu es sécurisé. Donc tu peux faire tout ce qui te passe par la tête en terme de de tester des nouvelles choses parce qu'en fait, ben tu vas pas perdre, tout le monde sera toujours en sécurité parce que c'est donc en 2009 que tu fondes ta boîte et derrière, comment ça se passe ? Tu tu lèves l'argent au bout de combien de temps ? Enfin, 13 ans. 13 ans. 13 ans. Et tu vas voir qui, tu vas chercher qui ? Tu t'accompagnes ? Comment ? Au début, tu vas voir ton banquier et les banquiers sont vraiment pas des bons. Ils savent pas faire. Ce n'est pas leur milieu. En fait, c'est voilà, tu vas tu vas voir ton banquier dans ton agence lorsque ça marche pour emprunter pour une voiture, tu vois ce que je veux dire ? Mais ça ne marche pas lorsque tu cherches à lever des fonds pour faire grandir ton entreprise. Et d'ailleurs, en France, on ne finance pas le stock. Et moi, j'ai une entreprise qui fait du stock, tu vois. Donc ça n'avait aucun sens. Donc on m'a dit non une première fois. La première fois, c'était j'avais 1500 €, donc c'était mon capital de départ. J'ai participé à une vente donc de Noël sur un marché euh chez June, je me rappelle dans le 18e arrondissement et et ces 1500 € se sont transformés en 7500 €. Donc je suis allée voir la banque, j'ai dit "Il y a quelque chose à faire. Est-ce que vous pouvez me prêter un peu plus pour avoir le même effet ? Tu vois, genre ben avec si avec 100, j'ai fait 7005, prêtez-moi 15000, on va faire 75000." Enfin, je veux dire, non et puis on comprend pas trop ce que vous faites et puis il y a des shampoings en supermarché, donc en fait, on ne comprend pas. Mais des shampoings naturels et des shampoings destinés aux cheveux bouclés, frisés, crépus, non, en fait, il n'y en avait pas. Non. Donc en fait, mais la mais ils n'ont pas vu en fait les choses. Donc la première fois, c'était comme ça. La deuxième fois, c'était la BPI. La BPI, elle a financé peut-être la terre entière, la France entière, sauf moi. Sauf toi. Tu l'expliques comment ? Je l'explique par euh beaucoup de cases puisque la BPI en fait est un co-investisseur face à un prêt bancaire la plupart du temps. Donc si la banque ça tangue, la B aussi, la BPI aussi. Euh, et toujours, on ne finance pas le stock. Donc euh, mon profil ne correspondait à aucune case. Toujours. Mais bon, ça, c'est l'histoire de ma vie. Mais c'est ce qui, je pense, c'est ce qui a fait ta force aussi. Mais en fait, on était on on s'est dit en sortant à cette époque-là, on s'était dit avec euh mon directeur général qui enfin qui était directeur commercial à l'époque, on ira à l'appel et la pioche, ça suffit, on en a marre. Et donc en 2013 euh 2013 pas du tout, pardon, 13 ans après, excuse-moi, 13 ans après, 2022 euh je pose une question très naïve. J'adore poser des questions naïves et je pense qu'il faut poser des questions. Euh, je pose la question "Mais comment on lève des fonds ?" parce qu'en fait, je voyais tout le monde lever des des boîtes qui faisaient euh moins de chiffre d'affaires que moi, euh qui avaient des produits que j'estimais qui n'étaient pas hyper qualitatifs, enfin, pas du dropshipping, mais limite, tu vois ce que je veux dire ? Et je disais "Mais bon, bah peut-être que faudrait que je m'intéresse à cette partie-là en fait parce que bon, c'est vrai que les banques ont refusé, mais comment on lève des fonds ?" Et on m'a présenté une avocate et cette avocate m'a demandé mes chiffres, elle m'a regardé, elle m'a dit "Je pense qu'il y a un truc à faire parce que je sais pas, mais votre boîte, elle a l'air de valoir un minimum de millions." Je fais quoi ? Je fais quoi ? Elle m'a dit ça, je me rappelle juste avant de partir en vacances, je fais "Hein ?" Elle me dit "Écoute, à la rentrée, je te présente des gens, ce n'est pas mon métier. Je connais des banques des des banques d'affaires parce que moi mon métier, c'est de faire du transactionnel." Euh, donc c'est elle me dit "Je te présente deux banquiers différents et voir." Et je rencontre les banquiers et les banquiers me disent "Ah oui, effectivement, on peut aller voir des fonds euh mais après, d'abord vérifier auprès de mon directeur commercial que je ne m'étais pas patouillé dans les chiffres parce que les chiffres étaient tellement beaux que il pensait que ce n'était pas que j'étais pas trop à l'aise et que j'étais juste un peu crève enfin artistique plutôt que." Oui. Tu n'avais pas suffisamment la tête sur les épaules quoi. Voilà. Une question suivante. Changer de couleur. Peut-être que ça piquera moins. Ouf ! Ça va, ça va. Comment gères-tu les désaccords avec les autres investisseurs ? Est-ce qu'il y a des conséquences en coulisses ou est-ce que c'est uniquement pour le spectacle ? Alors, on rappelle que tu es investisseur, juré, je ne sais pas si on vous appelle comme ça, de "Qui veut être mon associé" sur M6 ? Émission que j'adore, que je regarde et parfois bah vous êtes 4, 5, 6 investisseurs avec des guests. Vous renouvelez chaque année pour la plupart, d'autres arrêt enfin voilà, il y a du il y a du changement un peu de changement de temps en temps dans les parfois le ton monte un peu sur des deals, sur des désaccords et je pensais surtout à au récent que tu as eu avec Anthony Bourbon. Donc comment ça se passe les relations entre les investisseurs de "Qui veut être mon associé" ? Habituellement, ça se passe très bien. On a tous des caractères qui sont extrêmement différents. Il est très calme. Eric euh, il va être filou sur le plateau, entre guillemets. Il est bon parce que il les a toutes faites, il est smart et à la fois, il va toujours être dans le contrôle, le silence ou enfin parce que c'est sa personnalité, ce n'est pas un grand bavard. Euh, un John va essayer de se faire aimer euh des candidats et je vais lui remonter les bretelles en coulisses en lui disant "Mec, non, arrête." Il me dit "Mais mais je ne veux pas être méchant." Et je lui dis "Non, en fait, c'est sa première saison aussi." C'était sa première saison. Je lui dis "En fait, non, tu n'es pas méchant, tu es là, tu prends ton temps, tu écoutes, ça marche, ça marche pas." Donc je vais peut-être avoir ce genre de rôle là avec le petit dernier par exemple pour qu'il assume pleinement qui il est parce que c'est un peu moins c'est pour ça qu'il a été choisi en plus. Et c'est pour ça que tu as été choisi et en vrai, voilà. Donc sois plus direct parce que en fait, je le voyais, il faisait des paraphrases pour essayer d'arriver au but. Je dis non et puis je lui dis non, je finirai pas à 22h ce soir parce que concrètement, on arrive à enfin moi j'arrive un peu plus tôt entre 6h30 et 7h du matin. Comment ça se passe les tournages ? Ouais, on tourne 3 semaines non-stop. Ouais. Euh, et en fait, ouais, moi j'arrive à 6h30 parce que j'ai un ravalement à faire. Ça va, tout va bien. J'arrive à 6h30 le matin, entre 6h30 et 7h et en gros, on finit en moyenne à 21h. OK. Donc des gros jours, les journées sont très longues. On voit six cas. Les cas durent entre 45 et ça peut aller jusqu'à 1h30, 1h45 les plus les cas les plus longs quand vraiment il y a quelque chose d'incroyable avec une démo et cetera. Donc les journées sont très très longues et ben on a nos boîtes à faire tourner. En tout cas, moi je suis dans l'opérationnel, donc parfois, mais bon, tu vois dans ma loge, mon banquier est arrivé, mes avocats, mon équipe, on a besoin de que je valide quelque chose, bah ils viennent à moi et voilà. Et et c'est ce que pour reprendre la question quand parce que c'est du spectacle, "Qui veut être mon associé", on le sait, ce n'est pas que du spectacle parce qu'il y a des vrais investissements, il y a des vrais, surtout, il y a des vrais candidats qui viennent mettre en en danger en jeu leur carrière. Franchement, je vais discloser le truc, rien n'est écrit. On découvre les deals, OK, sur place. C'est-à-dire que nous, on nous enferme dans nos loges, on a aucun accès au plateau, on attend devant la porte et vraiment quand on rentre, on découvre l'entreprise, on on découvre la start-up. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est on a une oreillette, mais l'oreillette, on ne nous parle pas dans l'oreillette. Quand on nous parle dans l'oreillette, c'est pour dire "Kelly, tiens-toi plus droite, Kelly, croise les jambes." Ou ou ça va être "Attends, attends, laisse le candidat finir ce qu' ce qu'il dit. Ne le coupe pas parce que eux, ils connaissent l'histoire du candidat et ils ne veulent pas par exemple que dans l'excitation, on va lui poser une question et il va perdre son propos." Mais on ne nous dit rien d'autre. Il n'y a pas vous avez pas un ordre de qui doit faire une proposition, une offre ? Jamais, jamais, jamais. C'est et d'ailleurs, j'aurais jamais accepté de participer à un truc où je suis une marionnette. Est-ce que ce n'est pas dans mon caractère ? Ce n'est pas dans le caractère. Alors quand on dit c'est du spectacle, alors effectivement, un anneau qui va te faire des des des 10 dit 10 tirambi là parce qu'il est bon. C'est un excellent orateur. En plus, faut pas oublier qu'il a fait des études de de juridique. C'est un excellent communicant. Ils sont tous communicants à leur dans leur façon d'être parce qu'on a tous géré des boîtes parce qu'on est nos meilleurs commerciaux parce qu'on sait se vendre. Mais quand vous vous dites "Merde" en plateau, c'est vraiment un "merde" qui sort du cœur. Tout le monde veut savoir si mais je crois que vous vous rendez pas compte de comment ça s'est passé sur le plateau ce jour-là. Non, parce que nous, on voit un extrait.
Vous avez vu un extrait et vous n'avez pas vu les voilà. Il y a son équipe qui est rentrée dans sa loge, mon équipe qui est rentrée dans ma loge et au milieu la table du déjeuner, elle était vide. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Mais c'est ce qu'on s'est dit en plateau. Enfin voilà, moi je suis une meuf du seum. Lui, c'est un mec du seum. On ne s'est pas parlé de tout le reste de la semaine et il y en a pas un qui revient et qui essaie de dire "Allez, viens, on détend le truc."
Euh, il y a au milieu, tu as un John qui dit "Ouais les gars, je suis pas venu pour ça. Vous pouvez pas vous faire ça. Vous vous aimez bien." Tu as le producteur qui vient dans ta loge et qui dit "Kellie, qu'est-ce que vous m'avez fait là ?" Mais tu lui dis "Non, c'est bon." Et c'est tout se bouder pendant 3 jours. Non, il en fait pendant l'émission. Pour une fois, je fermais ma bouche. Je sais pas, j'étais... Et là, ils ont fait les les mecs un peu macho. C'est ça qui moi, ça m'a saoulé. J'ai dit "Attends, attends, attends." Donc tu avais un John d'un côté et un Anto de l'autre et Anto dit "C'est bon, on a déjà, on a déjà closé, genre toi et moi, on a gagné." Alors que j'ai fait une proposition au milieu. Ouais. Et ces gens, c'est gagné d'avance, il va nous prendre nous. Et donc quelqu'un dit "Mais c'est bizarre qu'Ellie n'a pas beaucoup parlé." Et là, je suis là, à l'intérieur de moi, je dis "Putain, pour une fois je bouge..." Non, mais pour une fois que je ferme ma bouche. Et c'est ce que je dis d'ailleurs, je dis "Mais les gars, non, mais c'est parce qu'elle sait qu'on a déjà gagné." Alors là, c'est mort. Là, c'est mort. Je peux pas te laisser dire ça. Moi, je vais abandonner. Non, le candidat, il va choisir. Ne sois pas un but de ta personne. Et en fait, j'ai dit "Bah non, en fait." J'ai dit "Pour une fois que j'essaie de fermer ma bouche." Et puis bah forcément, je lui ai envoyé un pic. Genre "Bah non, en fait, tu vas pas me rabaisser devant les caméras." Parce qu'il s'en est même pas rendu compte en fait. Ils ont rigolé entre boys, mais en fait non. Moi, je suis pas là pour ça, tu vois. Clairement, on a tous le même niveau, on a tous le même statut. Euh, on va pas comparer les fortunes personnelles parce que ça sert à rien. Et c'est là où effectivement, je lui dis "Bah en fait, non mon gars, c'est pas que j'ai déjà perdu." Et et en fait, ils l'ont diffusé parce que à l'origine, on pensait qu'ils la diffuseraient pas parce qu'on s'est vraiment embrouillé. Ça montre qu'il y a en fait, ça montre les enjeux parce que encore une fois, c'est ce que je dis, moi j'ai un enjeu en tant que femme, je peux pas me faire piétiner devant 1 million 8 de téléspectateurs. Non, puis ça montre qu'en fait, c'est pas une blague. C'est pas un jeu qui veut être négocié. Il y a des gens qui viennent qui mettent encore une fois leur projet entre l'argent. Les gens, ils ont proposé un projet. C'est la vraie vie en fait. C'est la vraie vie. C'est la vraie vie en accéléré. C'est pas du spectacle. C'est la vraie vie en accéléré, mais c'est pour de vrai. Et je ne...
Et pour en arriver là, en tant que femme issue de la diversité, mère autodidacte, je peux pas laisser deux mecs comme ça qui ont fait des études de com dire "Ah, mais de toute façon, la petite, elle a déjà perdu." Non, enfin, ils ont pas dit ça, mais à l'intérieur, j'exagère le propos, tu vois. Je peux pas, il y a, il y a, et en fait, c'était ma limite, c'était "Bah non, en fait." Et d'ailleurs, quand mes gosses, ils ont regardé le truc, ils ont dit "Qu'est-ce qu'ils ont dit ?" Tu vois, tu vois mes enfants, ils ont vu le truc et bon, ils ont vu maman grimper comme d'habitude, monter au au truc, mais dans le comportement, en fait, c'était pas un comportement à avoir. Et non, mais ça valait le coup de de dire aussi les choses, de recadrer en fait. J'ai recadré, j'ai mis ma limite. Forcément, on a deux caractères forts, donc on s'en est envoyé quelques-unes. H le plateau, il y avait un silence glacial. Il y a, il y a, il y a peut-être 50 ou 60 personnes sur un plateau dans une régie. Comme chez nous, d'ailleurs. Voilà, on est sorti de là, on ne s'est pas calculé. Ouais. John au milieu était là. Mais non, les gars, vous pouvez pas vous embrouiller pour ça. Son équipe est allée dans sa loge. Mon équipe est allée dans la loge. Un froid glacial. Mais nos équipes ne se calculaient plus. On ne s'est pas calculé pendant 48 heures.
Et est arrivé. J'ai vu sa grosse tête là. J'ai vu sa grosse tête là sur une vidéo Instagram. J'ai mis le son et ce n'est pas sa voix. Et je dis "J'envoie à..." C'est comme ça que ça s'est passé. J'envoie à John, je dis "Va dire à ton pote qu'il y a une vidéo de scam qui tourne avec la avec son image et sa voix pour vendre je sais pas quoi." Si, si, c'était un scam. Donc j'envoie ça à John. John l'envoie à Anu. Anto m'envoie un message. Je dis "Ouais, merci." C'est comme ça qu'on s'est mis à se reparler. Après 3 jours où on s'est boudé. On s'est boudé pendant 3 jours. Et après ça a été, voilà, vous êtes redevenus proches ? Bah, je crois que on s'est encore écrit hier soir. Ouais, il y a aucun souci. C'est génial. J'adore. Mais mais en fait, tu sais, moi je suis quelqu'un, je vais, aujourd'hui, je vais, je vais râler. Dans 2 heures, c'est passé. Là, c'est, ça a mis 3 jours à passer parce qu'il y a du monde, parce que si, parce que ça, tu vois, parce que ça prend une ampleur forcément avec la télé. Après, il y a une partie qui a été un peu coupée, tu vois, il y a pas tout le propos de fin. Mais j'ai dit au producteur "Il s'est passé quoi en fait ? Je croyais que vous n'alliez pas le diffuser." Ils m'ont dit "Mais en fait, comme ça se termine positivement où l'entre, enfin les entrepreneurs vous prennent tous les trois ou tous les deux d'ailleurs, ben du coup, on trouvait que ça finissait sur une note positive et que c'était ça qui était important et que c'était un bon message à passer." J'ai dit "OK, mais je l'ai découvert sur les réseaux sociaux, enfin, je l'ai découvert à la télé quoi."
Comment tu es arrivée dans "Qui veut être mon associé ?" Je suis arrivée euh bah en fait, c'est ça. J'ai vu euh l'émission et je trouvais que je trouvais que tous les profils qui étaient présentés étaient des profils soit d'études de commerce, soit des mecs qui avaient déjà une boîte et voir plusieurs boîtes, donc avec beaucoup d'expérience, euh mais qui avaient fait des pas forcément que des grandes écoles parce que Marc Simon, il me semble que enfin, je connais pas trop son parcours, il a voilà. Et et en fait, et les femmes, elles étaient soit héritières, euh soit femme de. Et il y a eu effectivement un profil effectivement d'une vraie entrepreneuse, mais elle n'y était plus quand moi j'ai regardé à ce moment-là. Et je trouvais que ça correspondait pas trop à la vision des que les enfin qu'on avait des autres profils femmes à l'étranger sur ce programme-là. Euh et donc j'ai, j'ai remonté le, j'ai remonté un petit peu la file en disant "Bah en fait, moi, je voudrais bien faire cette émission." Oh, génial ! Euh parce que j'ai, bien sûr, j'y suis allée au culot. Donc euh la petite histoire fait que en fait, je suis remontée jusqu'au, j'ai trouvé qui était le producteur. Euh une fois que j'ai trouvé qui était le producteur, j'ai demandé à plein de personnes de glisser mon nom comme ça. Euh, j'ai parlé à Nadir, Anto et je sais plus quel autre juré en off via mes contacts pour leur demander de glisser mon nom. Je ne sais pas, je sais que Nadir l'a fait. Euh et ensuite, palier ultime, j'ai demandé donc à quelqu'un qui était proche de cette personne de faire un petit déj. Donc je lui ai demandé, il m'a dit non. Il m'a dit "De un, la saison, elle est quasiment bouclée, enfin, on va, on va tourner là. Et de deux, je pense que vous n'avez pas trop le profil, vous savez, de l'émission, elle s'appelle "The Shark"." Mais toi, en fait, je pense que plus on dit ça, plus tu charques. Mais en fait, le truc, c'est que c'est que intérieurement, c'est devenu ensuite un challenge personnel. C'est devenu un challenge personnel. Et donc du coup, il s'est passé quoi ? Il s'est passé que mon contact qui était à côté de moi et moi, j'ai fait, il m'a dit "Bon, je peux vous faire passer éventuellement les castings pour être jury remplaçant s'il y a un cas de Covid ou autre chose." J'ai dit "OK, on prend ce qu'on nous donne." On m'a pas rappelé. Donc j'étais un peu voilà, mais il l'avait fait, je sais qu'il l'avait demandé. Mais les producteurs, ils étaient déjà dans le truc, ils ont dit "Non, c'est mort, on va pas, voilà." Euh et l'année d'après, on m'a rappelé. Mais pour la petite histoire dans l'histoire, j'ai comme je suis nourrie par le seum, voilà, mais il faudrait pas arrêter cette expression. Et ben, en fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai financé une campagne de pub pendant l'émission qui me permettait d'être mon associé. Et donc, j'étais en billboard, j'étais au milieu et j'étais à la fin. Donc c'était "Cette émission vous a été présentée par les secrets de Lyt." Au milieu, la pub, c'était mon visage. J'avais pris ma pub et à la fin, c'était "Cette émission vous a été présentée par..." J'ai fait ça pendant 2 semaines. Donc j'étais à entrée, plat et dessert. Et maintenant, et maintenant, ils ne peuvent plus se passer de toi. Maintenant, ça se passe très bien. J'ai enfin, jusqu'à maintenant, j'ai fait ma 3ème année. Ouais. Euh, on estime que je suis jury titulaire. Jury titulaire, tu vois. Euh, après, la vie est longue, c'est une émission qui cartonne à l'international, qui marche très bien en France. Si M6 la reconduit ou pas, ça, on le saura. Mais tu prends toujours autant de plaisir toi à la faire ? Je prends beaucoup de plaisir à la faire. Euh, après, je trouve que nous les jurés, on s'en prend plein la gueule. Attends, avant de quand vous faites le tournage, quand vous, avant de tourner chaque saison, est-ce qu'on vous dit, on vous demande combien vous êtes prêt à investir ? Non, non, non. Donc si par exemple, tu fais une saison et que tu as envie d'investir peanuts, tu peux. Ouais, mais tu ne seras pas là la prochaine saison. Bah Marc, il revient. Chacun. Marc, il revient, il investit, mais quand il revient, il fait un ou deux investissements, trois investissements parce qu'en fait, il est moins là parce qu'il a beaucoup de choses à faire. Il devait gérer, tu sais, les vélos en gel et puis il a relancé un nouveau fond aussi avec Daphné. Euh, non, mais je l'embête, mais parce qu'en plus, il était, je trouve, très très doué. Non, mais moi, quand je le vois, du coup, bah dans la journée, il a au moins fait un investissement. Il y a des, tu sais qu'il y a des journées de tournage où dans une journée, on fait pas un seul investissement. Et toi, quand tu vas, est-ce que tu dis "OK, je ne veux pas investir plus de temps aujourd'hui, j'ai, voilà, pour 3 semaines de tournage, j'ai tant de budget d'investissement." J'ai essayé de le faire cette année parce que la première année, j'ai explosé le budget. Je crois que j'ai fait 2 millions 3 d'investissements la première année. Je me suis dit "Il faut que tu te calmes. Faut que tu te calmes. Faut que tu te cales." Et en même temps, je pense que tu avais inconsciemment envie de prouver. J'avais envie de prouver, mais surtout, j'avais beaucoup d'oseille à dépenser. Bon, ben écoute, la prochaine fois, je t'envoie mon rider de ce qu'on appelle de réinvestissement en 150 au Biter. Euh, et donc, et donc, c'était une possibilité, tu vois, de pour moi aussi de d'être un peu plus généreuse et de donner un peu plus de force aux entrepreneurs cette année-là.
J'ai le producteur qui me dit "Fona, c'est bientôt l'heure, fais les questions." Alors, petite question Violette. Je sens que je vais le payer cher. Alors, je suis grosse, je suis noire, je n'ai pas de famille et je ne peux compter que sur moi. Est-ce qu'aujourd'hui, tu perçois encore ta vie comme ça ? C'est une phrase que tu avais sortie à la mère de ta meilleure amie, si je dis pas de bêtises. En fait, quand Dorothée, ma meilleure amie d'enfance, a dit ça, enfin, si tu vois bien sur les images, mes pupilles, mes pupilles se dilatent. Je ne me souviens pas de cette phrase. C'est quelque chose que j'ai dit aux alentours de 8, 9 ans. Tu te rends compte la conscience, quand même, ou l'inconscience. Ouais. Aller dire ça à quelqu'un, un parent. Et ouais, en fait, est-ce que je perçois encore ma vie comme ça ? Non, je ne suis plus toute seule. Euh, j'ai des enfants, j'ai une famille, j'ai un mari, j'ai une cousine incroyable. Euh, je suis toujours une boulette, je suis toujours noire, et ça, ça me va très bien. Euh, est-ce que je ne peux compter que sur moi ? Ça dépend des jours. Sur qui tu peux compter d'autre ? Je peux compter sur des amis et des proches qui, tu sais, tu as des amis autour de toi qui veulent te voir gagner. Il y en a pas beaucoup. Et il y en a pas beaucoup. J'en ai. Et puis, il y a des gens qui attendront toujours quelque chose de toi en retour. Euh, et puis, il y a des gens qui voudront s'attribuer une partie de ce que tu as réalisé. Euh, j'ai eu une conversation il y a, il y a quelques, il y a un weekend où où je disais, mais en fait, et elle m'a dit, et elle me disait "Mais en fait, tu as une nouvelle vie, c'est ça maintenant, tu vas rencontrer des nouvelles personnes." Euh, tu vas rencontrer de plus en plus parce que tu vas arriver dans des cercles avec des gens différents. Les gens vont rentrer, partir, c'est normal, faut l'accepter. Faut l'accepter. Euh, et les plus loyaux resteront parce qu'en fait, moi, j'ai un vrai problème avec la loyauté. Tu as été entourée de gens qui n'avaient pas, qui n'avaient pas, qui n'ont pas fait preuve de beaucoup de loyauté. Bah, déjà, quand tu regardes ma vie familiale, les seules personnes qui doivent être loyales et honnêtes et te protéger, te sécuriser, n'ont pas forcément été là. Tu leur en veux ou tu les remercies ? J'en ai rien à faire en fait. Maintenant, c'est avant, j'avais une sorte de, en fait, je, je voulais ne rien laisser passer à ces gens-là, tu vois. Et puis avec le temps, ça me fait ni chaud ni froid. Donc c'est peut-être le début de ce qu'on appelle, je sais pas, la responsabilité ou le détachement. Ouais. Une sorte de détachement, c'est pas. Et aujourd'hui, tu es en lien avec qui ? Ta famille ? Tu disais une cousine ? Ma cousine, qui est mon assistante personnelle. OK. Euh, et mais en relation proche ? Non. Personne. Personne. J'ai un demi-frère avec qui on se parle de temps en temps. De ta maman ? Du côté de ma mère. Euh, ta mère est toujours en vie ? Oui. Tu la vois ? Non. Tu as zéro contact ? Je crois que la dernière fois que je lui ai parlé, c'était peut-être en 2000. Ah, pour la naissance de Marley. Marley venait de naître. Euh, c'était en mars 2017. Pourquoi ? Parce que tu as de la rancœur. Parce qu'elle cherche pas à reprendre contact. Ah non, pas du tout. C'est pas de la rancœur. C'est elle ne pense qu'elle n'a pas grand-chose. Elle a rien à se reprocher pour elle. Ah ouais. Donc elle est tellement perchée que si tu veux, pour elle, il y a, il y a rien qui est normal. Ta maman est malade ou pleinement consciente ? Pleinement consciente. Elle voulait vivre sa vie de femme. Elle estimait que j'étais pas une bonne petite fille, entre guillemets, qu'elle avait pas à se sacrifier, sacrifier sa vie pour pour ses enfants. OK. Mais du coup, est-ce que ça nécessite d'être violent ? Je crois pas. Non, mais en fait, je pense qu'elle savait pas faire. H euh et puis cette légitimité et puis cette éducation euh euh anti-âge, parfois, qui peut être très rude, c'est c'est le reflet de tout ça. Mais moi, je lui trouve pas d'excuses. Beaucoup de gens veulent lui trouver des excuses, mais elle était jeune. Ça n'excuse pas la jeunesse. Mais ça, ça n'excuse pas. La jeunesse n'excuse rien. Il y a des, il y a des mamans qui sont incroyables. Elles ont 19 ans, elles ont 18 ans, elles ont 17 ans et ce n'est pas pour ça que c'est leurs enfants qui prennent et qui subissent la pression psychologique, la pression matérielle et tout ce qui va avec. Et puis, on peut trouver des excuses, OK, bah si on a envie d'être un peu plus cool, un peu plus diplomate, mais est-ce que toi, on va chercher à comprendre ce que tu as vécu aussi ? Parce que l'abandon de ta maman à l'âge de 6 mois, puis après la violence physique. Euh, comment on se construit d'ailleurs, d'ailleurs, avec ce passif et ce vécu ? On se construit avec ce qu'on a. H euh, après, la façon qui est compliquée, c'est est-ce qu'on se sécurise ou est-ce qu'on prend trop de risque ? Ça, c'est quelque chose que je n'ai pas encore réussi à identifier chez moi. C'est un mélange entre les deux. C'est si tu fais quelque chose, tu seras repoussé très loin, tu vois. Je ne veux pas, voilà. Euh et aussi parce que je ne veux pas, je ne veux plus être dans une démarche de œil pour œil, dent pour dent. D'accord ? Parce qu'avant, c'était œil pour œil, dent pour dent et puis il y avait pas que les dents, il y avait les genoux, il y avait les mains, il y avait tout, tu vois. Donc parce que j'étais dans l'overreacted, tu vois. Ouais. Ouais. Euh, maintenant, j'essaie soit de dire "Ça n'en vaut pas la peine", mais c'est très rare. Je, je, j'aime la justice, la droiture, la loyauté, ce genre de choses-là. Donc si tu fais, tu prends. Ce qui est normal, tu fais ici, tu prends ici. Ce qui est normal, tu récoltes ce que tu as semé. Bah pour moi, c'est ça. Et et les gens me disent "Oui, mais vous êtes au suite de ça, tu dois prendre de la hauteur, tu dois pardonner." Attends, mais je dois prendre de la hauteur, je dois pardonner, mais aimer mes failles à moi. Pourqu Mais non, non, mais pourquoi tu grandis gam ? Pourquoi ? Moi, je dois être plus grand que les autres et surtout qu'on ne t'a jamais appris à l'être. On ne m'a pas montré les hommes, ça c'est sûr. Non, il y a plein, plein de choses, il y a plein, plein de choses qui ne vont pas. Les gens qui vont se permettre de dire "Oui, mais ne donnez pas d'excuses aux gens, vous n'étiez pas là." Et arrêtez de toujours de blâmer les victimes. Demander que les victimes pardonnent, ça va de minutes. Il y a juste une chose, et je pense que ça, c'est hyper important, c'est que pardonner, c'est pas le faire pour elle. C'est peut-être se dire "Au moins, j'aurais aucun regret et aucun remords." Ouais, mais quand j'étais petite, j'étais déjà tenace, donc je lui disais, et c'est pour ça que ça donnait des des fureurs. Je lui disais, mais euh, je, enfin, ça ne me fera ni chaud ni froid quand tu vas partir. Et tu le penses encore ? Oui, bien sûr que je le pense encore. Et c'est important. C'est important en fait de pour moi de me dire "En fait, les gens, s'ils n'ont pas été carrés, il tu peux pas, tu peux pas, tu peux pas, sinon c'est trop facile." Bah, tu peux, tu peux pardonner certaines choses, mais pas d'avoir en fait, mon pardon, mon pardon, déjà, il réside dans le fait de ne pas avoir disclosed son nom, de ne pas avoir disclosed les SMS parce que les derniers échanges, ils étaient d'une violence entre elle et moi. Moi et puis en plus, je n'aime pas, je préfère être très loin. Depuis depuis ce jour-là, c'était une coupure parce que mon frère m'avait dit "Mais tu sais que tu n'es pas obligé de répondre ?" Il m'a dit "Je sais que c'est plus fort que toi Kelly, mais moi, j'ai fermé la porte, j'ai coupé la la ligne, je l'ai bloqué. Point. Toi non ?" Et à l'époque, non, je laissais et je recevais des fois des SMS et je répondais et ça partait toujours en couille, excuse-moi de l'expression, ça partait toujours dans tous les sens. Ça finissait toujours mal, tu vois. Et le jour, il m'a dit ça, je dis "Tu sais quoi ? Tu as raison." Et j'ai arrêté de répondre. Bah, c'est un Mais je lui ai dit des trucs horribles avant, avant juste avant, tu vois. Mais des trucs que tu, que tu avais besoin de dire, que tu avais besoin de sortir en fait. Non, quand tu regardes, c'est juste tu cherches à faire mal ou à monter, tu vois. Mais en vrai, ça n'a aucun, ça n'a aucun sens de dire à quelqu'un "Quand tu seras morte, ton corps m'appartiendra. Bonne chance." Bah, c'est ça libère de rien quoi. En fait, ça libère de rien. Mais c'est surtout, je n'aime pas la personne que je suis à son contact, la personne que je deviens et les sentiments qui émergent en moi à son contact. C'est dingue, he, comme ça, ça anime, ça allume immédiatement quelque chose. Et j'ai, j'ai des amis, je me rappelle, enfin, j'ai des amis qui qui ont des problèmes avec leurs parents et qui m'ont dit "Tu sais, quand elle me touche, je me sens pas bien, mais je fais semblant, semblant d'avoir pardonné." Comment est-ce quand tu as eu tes enfants, est-ce que tu as eu peur de reproduire ? J'ai pas eu peur, mais je me suis, c'est là où je me suis, c'est là où j'ai pris un peu plus de hauteur et je me suis dit "Comment on peut faire ça ?" C'est là où je me suis. Au début, tu t'imagines justement, tu donnes des excuses aux gens. Au début, tu donnes des excuses aux gens en disant "Oui, mais il y a ça, il y a ça." Quand tu tiens ton enfant dans les bras, mais tu savais que tu allais pouvoir lui apporter de l'amour, que tu allais pouvoir lui apporter de la tendresse. Oui. Ta présence ? Alors, j'étais plutôt timide là-dessus. Je faisais une grande confiance à mon partenaire, euh, parce que j'étais dans la dans la tiédeur, tu sais. Genre, tu sais, tu as un quelque chose, mais tu veux pas le casser, quoi, tu vois. C'est fragile, tu vois. Donc tu as tendance à être un peu en retrait parce que tu as peur justement de faire quelque chose de mal. Mais c'est surtout le, je me rappellerai toujours du sentiment de quand j'ai eu mon premier fils dans les bras et je me suis dit "Mais, mais tu es un monstre en fait, c'est un monstre. Comment tu peux, comment elle a, comment, comment c'est possible ?" Parce que tu as su ce que ça voulait dire d'avoir un enfant et aimer. Allez, j'avance. On va se faire disputer et on va le faire en fois de l'épisode. On va le faire en de non, on va le faire, on va, tu sais quoi ? On va le faire durer 2 heures cet épisode parce que j'ai pas envie qu'il s'arrête et c'est très sincère. Tu sais quoi ? Quand tu as reçu ton premier million, tu as réagi comment ? J'ai crié, j'ai sauté dans tous les sens, j'ai prévenu les copines et j'ai une vidéo que j'ai retrouvée où elles m'ont offert un... Ah, c'est elles qui ont offert. Alors, on est, on est parti et j'ai fait le premier million. Je leur avais dit, j'étais toute contente. Et donc, on a des vidéos de nous en train de danser tout et tout. Et et en fait, elles m'ont, elles m'ont offert, j'avais organisé un weekend entre copines et elles m'ont offert un les 10 millions. Oui, oui, oui, oui, oui, c'est ouf. Pour je l'ai toujours, tu sais, je ne l'ai pas touché, tu vois, pour symboliser euh bah les 100 millions. Ça a été quoi le le plus gros achat ou le plus fou ? Non, j'en ai fait tellement. Il y en a pas un où tu t'es dit "OK, là, peut-être que je déconne ? Peut-être que le jet privé, c'était un peu excessif." Non, non, parce que faut, enfin, faut quand même disclosure, parce que il y a des grands mythos d'Internet. Juste pour information, un jet privé, c'est minimum, minimum d'occasion, c'est minimum 20 millions d'euros. Donc voilà, on va en faire des émissions gossip et neuf, c'est entre 70 et 200 millions. Donc tous les mythos là qui vous font "J'ai un jet privé", c'est faux. Il existe la prop, c'est des locations en fait ou des multipropriétés en fait. Alors soit il y a de la multipropriété et ça, c'est des avions qui sont beaucoup plus petits, je voilà. Soit éventuellement, tu voilà, tu loues et ce qui est mon cas. Je l'ai, enfin, une de mes meilleures amies et enfin, une excellente amie à moi est broker de jet. Donc facile. Donc voilà. Donc moi, je vous ferai pas semblant que il est à moi. Je voyage dedans, mais il n'est pas à moi.
J'avance sur les questions privées sur les questions violettes. Alors, pas de jet privé. En revanche, plaire à tout le monde, c'est devenir tiède. Quelles sont les critiques qui peuvent encore te blesser aujourd'hui ? Parce que j'imagine que tu ne fais rien pour plaire à tout le monde. Euh, ça, en fait, si je te montre, c'est que j'assume en fait les remarques que tu vas faire. Tu es à l'aise avec toutes les critiques. On parlait tout à l'heure, on a fait une petite pause et je te parlais des haters et tu me dis "Je prends vachement de hauteur, enfin, ça me touche pas trop parce que je suis prête. Ce que je montre, je suis prête à entendre une critique négative dessus. Si je ne montre pas." Mais de temps en temps, en plein SPM, je viens, je passe, je fais des doigts, je réponds à de trucs. Je mets deux trois taquets, je mets deux trois doigts comme ça. Ouais, c'est ça, c'est ça. Mais parce que tu ne peux pas être une victime et je ne suis pas une victime et je ne veux jamais être en position de victime. Donc de temps en temps, je réponds si tu atteins effectivement euh euh ma limite et ça a été déjà le cas. Les coups de, les coups de gueule de Kelly, enfin voilà, les gens savent que de temps en temps, tu risques de te manger un taquet en retour, tu vois. Mais c'est parce que tu as franchi une limite et que non, effectivement, je ne me, je ne me comporterai pas en victime. H qu'est-ce que l'argent ne t'a pas apporté contrairement à ce que tu imaginais ? La paix et le calme et l'organisation. Alors Kelly n'est pas organisée, n'est pas calme. On avait compris. Mais moi, ce qui m'intrigue, c'est que tu n'es pas une femme apaisée aujourd'hui. Pas totalement. Non, pas totalement. J'ai toujours peur de perdre des choses. Ouais. Qu'est-ce qui te fait le plus peur ? Tu aurais peur de perdre quoi ? Euh, les gens que j'aime. Ça, c'est quelque chose que que voilà, c'est ma plus grande fragilité. Euh, donc mes enfants, mon mari, euh mes amis proches. Donc il y a, il y a, il y a, il y a ça qui est vraiment important chez moi. Et puis la paix, euh la paix, c'est quelque chose que tu trouves euh, c'est c'est très paradoxal chez moi parce qu'en fait, quand il y a la paix chez moi, je provoque le chaos parce que j'ai pas l'habitude. Je me sens le confort chez pour moi, ce n'est pas la paix. Sans faire une séance de psy bas étage. Mais comment tu l'expliques ? Parce que j'ai été constamment dans un tumulte parce que quand j'étais enfant, je crois que j'ai déménagé peut-être 16 ou 17 fois. Donc j'ai une capacité d'adaptation qui est incroyable. Tu me jettes dans une pièce avec des banquiers, il y a pas de problème. Tu me jettes devant 2000 personnes, 2000 élèves hier soir, euh je fais. Tu me jettes, tu vois ce que je veux dire ? En plein milieu du 93, dans une MJ locale, une association locale, il y a pas de problème. Est-ce que tu es, tu es, tu sais, on parle souvent aujourd'hui de santé mentale et je trouve que les personnalités publiques dédramatisent, démocratisent le fait d'aller voir quelqu'un, un psy, un hypnotiseur, un énergéticien. Est-ce que toi, c'est ton cas ? J'ai essayé il y a quelques années quand je, il y a vraiment très très longtemps, mais c'est moi mon meilleur psy, c'est mon boulot. C'est là où je suis créative. Ça, c'est double tranchant, hein. C'est là où je suis créative. C'est là où je peux transmettre des messages que j'ai envie de transmettre. Quand j'ai envie de faire un doigt, je le fais. Euh, quand j'ai envie de rentrer dans quelque chose de plus sombre, entre guillemets, avec un message politique plus fort, je le fais. Tu vois, aller mettre un visage sur la plus belle avenue des Champs-Élysées, c'est un message politique. C'est ma façon à moi, de façon mature, euh, de de communiquer, de dire les choses. C'est, c'est vraiment euh, et c'est pour ça que j'investis dans d'autres boîtes parce que ça me permet aussi de de diversifier, de voir plus grand et de voir plus de choses et pas tourner en rond dans mon travail non plus.
Allez, il nous reste quelques papiers. Regarde, tiens, tu choisis, il en reste deux. Tu choisis ce que tu veux. Le petit parce que le grand, c'est des problèmes. Mon plus gros complexe, c'était mes bras, mais je les ai fait lipo-aspirer en septembre dernier. C'est pas vrai ? Si. Attends, mais ils te, ils font la lipo-aspiration que au niveau des bras. Ouais, et ça fait mal. Ce n'est pas mal, mais tu es comme ça avec ton corps. C'est comme ça. Et tu as fait d'autres chirurgies esthétiques ou mine, tu fais quoi ? J'adore. Euh, j'ai refait deux fois ma poitrine. Je l'ai réduite deux fois. OK. Parce qu'à chaque fois, je prends du poids. Bah, mais c'était un complexe ou ça te faisait mal ? Non. Euh, c'était quand tu fais un 120 G, il faut, tu rentres dans rien, faut diminuer. Donc voilà, j'ai fait une abdominoplastie parce que j'avais perdu 55 kg quand j'avais 25, 25 ans. Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ? J'ai fait les bras. Euh, médecine esthétique, tu fais ? Et j'ai fait le dos. Le dos ? Ouais. C'est quoi ? C'est pareil. C'est comme une lipo-aspiration. Dos. Ouais. Ah ouais. Et aujourd'hui, tu le, la prochaine opération ? H en fait, le truc, c'est que je touche pas à mon visage parce que c'est voilà. Euh, je ne sais pas. Attends, est-ce que tu fais ces opérations pour te sentir mieux ? Parce que tu as des vrais complexes, parce que tu n'aimes pas ton image ? Pourquoi ? Non, la seule opération de complexe, c'était mes bras. Tout le reste, c'était de la chirurgie réparatrice. OK. Tu fais réduire ta poitrine deux fois. Voilà. Tu fais une abdominoplastie, on t'enlève un truc de 4 kg de peau. Voilà. Donc toutes les autres opérations, c'était de la réparatrice et c'était, d'ailleurs, avant d'avoir mes enfants, tu vois. OK. Euh, mais les bras, c'était, c'était un complexe. Ouais. Merci pour pour ces informations, Kelly. Et pour pourquoi je rigole ? Parce que j'ai le producteur qui me dit "Cha, s'il te plaît, rappelle." Et c'est vrai que la chirurgie, ce n'est pas un Odin, ce n'est pas un jeu. Il faut le faire dans les mains de professionnels, il faut, c'est des décisions mûrement réfléchies et il faut pas s'en amuser parce que ça peut être très dangereux. Ça peut être très dangereux. Il faut avoir une excellente équipe médicale autour de soi. Il faut être en bonne santé pour le faire et surtout, il faut le faire dans des, dans, dans des vraies cliniques, dans des bonnes conditions avec un vrai chirurgien. Parce qu'on voit des drames causés par Moi, j'en ai subi un drame. J'ai eu une nécrose euh lors de ma 2ème réduction mammaire. J'ai failli en mourir. Euh, mais ça, c'est le corps qui réagit ou c'est une causée par une bactérie. Une bactérie au, au, voilà. Donc j'ai vécu avec un VAC, c'est un appareil pour les grands brûlés, pendant, pendant quasiment 6 mois, branchée à ça, insorti, interdit de sortir. Donc oui, les conséquences de la chirurgie peuvent être et d'ailleurs, avant de revenir me dire "Je vais faire quelque chose", j'ai mis plus de 10 ans à faire confiance à un chirurgien. Voilà. Et moi, je trouve que c'est très important qu'on fasse passer ce message de danger et d'actes qui ne sont pas anodins. En revanche, je veux aussi et je te remercie de faire passer le message à travers tes différentes chirurgies esthétiques, dire que et ben c'est OK, on a le droit de le faire si on n'est pas à l'aise. On a le droit de le faire si on est complexé. Non, non seulement c'est OK. Et en fait, tu n'es pas forcément à la recherche de perfection, tu es aussi à la recherche d'un de de te sentir mieux, plus à l'aise, plus confortable avec toi-même. Euh, le but, ce n'était pas d'être dans une transformation, c'était simplement effectivement de réparer les dégâts peut-être aussi euh d'une vie qui a été un peu chaotique et tumultueuse. Ouais. Ouais.
Dernière question, Kelly, pour finir cette émission. Ah bah non, elle est nulle, on l'a déjà faite. Bah, on en prend une autre. Allez, vas-y, prends celle que tu veux. Alors, attends, c'est toi qui choisis. Je ne sais pas, j'hésite. On n'a pas fait bleu. Allez, va fait bleu. J'ai pris une petite, j'aurais dû prendre une grosse. Quel est le choix professionnel que tu regrettes aujourd'hui ? Franchement, j'ai zéro regret professionnellement. J'ai zéro regret. Personnellement, oui. Personnellement, je peux avoir des regrets. Ouais. D'avoir fait confiance à des gens. Euh, ouais, bien sûr. Et professionnellement, tu es Ah, je suis 100 % en alignement avec moi-même, avec tous mes choix. Euh, je n'ai jamais été aussi heureuse de de tous les choix que j'ai fait. Ah ouais ? Ah oui, totalement. Tu te vois où ? Dans où ? Comment ? Avec qui ? Dans 10 ans ? Dans 10 ans, j'espère avoir eu une troisième naissance euh avec mon mari, mes enfants qui sont d'excellents grands frères. Croise les doigts parce que ces deux-là, c'est des tornades. Euh, il y aura toujours ma cousine dans le coin. J'aurai rencontré aussi des nouvelles personnes euh qui m'apportent une sorte de sécurité, non pas affective, mais vraiment une sécurité relationnelle. Moi, j'aime la constance et tu sais, les gens que j'ai, que j'ai aujourd'hui, comme ma meilleure amie de mon enfance, elle me connaît depuis que j'ai l'âge de 5 ans, tu vois. Et donc, j'aime bien avoir des gens sur le long terme, pour de vrai, mais je comprendrai qu'il y a des gens qui passent. Mais j'aimerais bien que avec le recul, ils soient là depuis 10 ans. Ouais. Oh ouais. Histoire d'avoir quelque chose de très profond. Et ben, je te remercie infiniment pour cette interview. Pour tout vous dire, j'étais stressée parce qu'elle m'impressionnait et j'ai passé un super moment. J'avais pas envie que ça s'arrête. Donc merci pour tout ce que tu nous as donné puisque tu as été d'une grande générosité. N'hésitez pas à nous suivre encore une fois sur la chaîne YouTube de Gosiproom, à nous écouter en podcast audio, à écrire, à partager, à liker, à dire tout ce que vous pensez de bien sur Kelly Massol et moi-même. Et puis on se retrouve bah très prochainement avec un nouvel invité. Merci K. Merci beaucoup.