Transcription
Le gouvernement de Sébastien le Cornu a échappé de peu à la censure et les débats à l'Assemblée nationale ont été houleux.
"Vous trahissez l'esprit de la République et son principe premier. S'il vous plaît, mes chers collègues, est-ce que vous pourriez s'il vous plaît un petit peu respecter le Premier ministre qui est en train de s'exprimer et qui s'adresse à vous des deux côtés ? Des deux côtés s'il vous plaît un peu de silence."
Le 16 octobre, deux motions de censure ont été votées à l'Assemblée nationale. La première déposée par LFI n'a été rejetée que de 18 voix. Pour l'adoption 271. Celle déposée par le RN et l'UDR n'a obtenu que 144 votes, très loin des 289 voix requises pour faire chuter le gouvernement. Je vous remercie. et la séance est levée.
Ce résultat n'est pas une surprise mais l'une des inconnues résidait dans le vote des membres du Parti socialiste et des Républicains. Alors que les deux partis avaient appelés à ne pas voter la motion de censure, nous ne censurons pas à ce stade le gouvernement. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori. Une députée des républicains a voté pour ainsi que sept membres du groupe socialiste et apparenté.
Malgré cela, Olivier Fort a assuré que ce vote allait permettre de grandes conquêtes dans les prochaines semaines. "Nous sommes dans une situation où il faudra forcément agir avec un parlement qui n'est le parlement de personne ou plus exactement qui est le parlement de tout le monde, mais nous allons permettre donc de grandes conquêtes dans les prochaines semaines."
La France insoumise a elle dans la foulée du vote déposer une motion de destitution contre le président de la République. "Nous lançons un appel solennel à la résistance populaire et parlementaire pour continuer de lutter contre ces budgets cruels."
Et le Rassemblement national a vivement critiqué le vote des Républicains et du Parti socialiste. "Monsieur Vauquier, toute honte but a choisi de se dissoudre dans le socialisme et les socialistes ont choisi une fois encore de trahir les travailleurs français."
Dès la fin de la séance, le Premier ministre s'est empressé de rejoindre Matignon pour se mettre au travail. "Je vous ai répondu vraiment, il fallait que les débats puissent démarrer. Ils vont démarrer."