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La ville française qui pèse BEAUCOUP trop lourd

Bruno Maltor16:06

Transcription

Bordeaux est une énorme anomalie. Sur le papier, c'est seulement la 9e ville de France. Elle est plus petite que Toulouse, moins peuplée que Nice et moins bien placée que Lyon. Et pourtant, dans l'imaginaire mondial, elle pèse plus lourd que toutes ses rivales. C'est surtout une ville pleine de paradoxe. Elle a été trois fois à la capitale de la France après avoir été anglaise pendant 3 siècles et elle a été le deuxième port le plus important du monde alors qu'elle se situe à 100 km de l'océan.

Alors, comment une ville si petite s'est faite une place aussi grande sur la carte du monde ? Aujourd'hui, on va disséquer la ville la plus atypique de France pour comprendre comment Bordeaux a réussi à pirater le système.

Regardez cette carte. Bordeaux est une ville du sud-ouest de la France posée au milieu de trois grands espaces naturels. Elle se situe au nord des Landes de Gascogne, à l'est du Médoc et de l'océan Atlantique. Avec ces 265 000 habitants, Bordeaux est la 9e ville française et la deuxième la plus peuplée du Sud-Ouest, loin derrière Toulouse et ses 511 000 résidents. La commune de Bordeaux fait environ 49 km², ce qui n'est pas bien grand. Elle est pratiquement cinq fois plus petite que Marseille et deux fois plus modeste que Paris. Bordeaux est par contre plutôt dense. Elle abrite 5 400 habitants au kilomètre. C'est davantage que Strasbourg ou Nice. Mais le vrai secret de Bordeaux réside dans sa métropole gigantesque. Elle permet à la ville d'être 12 fois plus grande et d'atteindre les 578 km².

Tout le monde l'oublie, mais Bordeaux au 18e siècle abritait le plus grand port et le deuxième plus important du monde. D'ailleurs, celui de Londres. Et ici, on transportait plein de marchandises, du café, du vin bien évidemment, mais aussi du sucre ou encore du cacao. Mais cette réussite économique, elle cache une part d'ombre, le commerce triangulaire. Des navires partaient à cette époque de Bordeaux avec des marchandises, les échanger en Afrique contre des esclaves, puis traverser l'Atlantique pour les vendre à des colonies. Et ça jusqu'à ce que son port décline à partir du 19e environ. À cette époque, le commerce triangulaire prend fin et les navires deviennent plus grands et moins adaptés à la remontée fluviale, ce qui va profiter à des villes qui donnent accès directement à la mer comme Marseille ou Dunkerque.

L'histoire de Bordeaux est avant tout liée à la Garonne, le troisième fleuve au débit le plus important de France qu'elle partage avec Toulouse. Mais Bordeaux a quelque chose que sa rivale n'a pas, l'océan. Elle y a un accès direct depuis l'estuaire de la Gironde. D'une superficie de 635 km², cet estuaire est six fois plus large que Paris intramuros. Il est si grand que c'est tout simplement le plus étendu d'Europe occidentale. Cet accès rapide à la mer fait de Bordeaux une anomalie. Elle est considérée comme un port sans avoir de façade maritime et en étant à 100 km de l'océan. Il existe toujours aujourd'hui un grand port maritime de Bordeaux mais il porte mal son nom puisqu'il repose essentiellement sur les municipalités alentours. Seulement voilà, ces 6,5 millions de tonnes de trafic annuel ne représentent que 8 % du flux du Havre, le leader français. Les vins de Bordeaux transitent d'ailleurs aujourd'hui via la cité normande, d'où ils sont exportés par bateau. Mais le 20e, on y reviendra plus tard car c'est toute une histoire.

Historiquement, la rive gauche où je me situe actuellement a toujours été plus densément peuplée que la rive droite juste en face. Notamment parce que c'était beaucoup plus simple de mettre un port ici, de ce côté de la rive. Bordeaux était tellement tourné vers cette rive que jusqu'en 1965, il y avait un seul pont qui reliait les deux parties de la ville. 1965, hier. Cette fameuse rive gauche, elle a un avantage considérable. Sa géomorphologie en forme de croissant la protège contre les inondations. Et c'est d'ailleurs grâce à l'allure du fleuve que Bordeaux a gagné le surnom de port de la Lune. Ça parle forcément aux Bordelais, parce qu'à cet endroit, il forme justement un croissant de Lune. C'est logique, hein ? Et ce surnom, il a toujours du sens car, ouais, il existe toujours un terminal là où je me situe, entre les Chartrons et les Quinconces. Mais à la place des marchandises, on va surtout transporter des touristes, notamment avec les bateaux de croisière comme celui que vous pouvez voir derrière moi.

Bordeaux ne se résume pas à son port. La ville se divise officiellement en 8 grands secteurs administratifs. En son cœur, on trouve Bordeaux Centre, un quartier qui porte bien son nom. C'est là qu'on trouve l'incontournable Place de la Comédie, le célèbre Grand Théâtre et la vaste Rue Sainte-Catherine. Une rue piétonne et commerçante de 1,2 km. Considérée à tort comme la plus longue d'Europe. En réalité, elle est battue par la Obstrasse de Heidelberg et ses 1,6 km. C'est dans le quartier de Bordeaux Sud que la ville a changé d'échelle en 2017 avec l'ouverture d'une ligne à grande vitesse qui lui a permis de se projeter plus rapidement vers Paris en train. Avant cette date, ce trajet de 630 km mettait 3h15 à être parcouru contre 2h aujourd'hui. Dites-vous que la durée moyenne d'un Paris-Bordeaux était de 14h en 1877, de plus de 8h en 1907 et de 4h30 dans les années 80. On peut désormais faire des allers-retours dans la journée ou télétravailler et monter à la capitale facilement quand c'est nécessaire. Mais l'une des conséquences de cette attractivité, c'est l'explosion du prix des logements. De 2002 à 2022, Bordeaux est la ville de France où les montants du mètre carré ont le plus explosé. Plus 329 % en 20 ans. C'est deux fois plus qu'à Marseille et Strasbourg sur la même période.

La capitale de la région Nouvelle-Aquitaine a eu droit aux deux plus impressionnants glow-up de France. Au 18e siècle, c'est l'une des premières villes françaises à être profondément modernisée avec des façades uniformes et des perspectives urbaines larges et régulières. Un changement mené un siècle avant les transformations du baron Haussmann à Paris et qui va couvrir Bordeaux d'une pierre claire un peu spéciale. Bon, ce que vous voyez partout autour de moi, c'est la pierre d'Aquitaine. En fait, c'est une pierre qu'on retrouve énormément dans l'Entre-deux-Mers. À l'époque, on construisait avec ce qu'on avait sous nos pieds. Il y a énormément de carrières d'Aquitaine aux alentours de Bordeaux. Et la particularité de cette pierre, c'est qu'elle est très poreuse. 19e, début 20e, on utilisait beaucoup le charbon et donc la ville a produit énormément de suie et cette pierre qui est poreuse a capté énormément cette suie et elle s'est noircie. Et donc Bordeaux qui était une ville magnifique est devenue ce qu'on appelle la Belle Endormie. Et qu'est-ce qu'on a fait pour changer ça ? Parce qu'aujourd'hui, comme on peut le voir, c'est clean, c'est propre, c'est beau, c'est plus noir quoi. Non, c'est un homme politique qui s'appelle Alain Juppé qui était maire de Bordeaux fin 90 et qui a décidé de lancer une campagne de rénovation et de ravalement des façades bordelaises. Il a commencé avec la façade des quais qui est classée comme patrimoine mondial de l'UNESCO. Il a motivé entre guillemets les copropriétés, les propriétaires à rénover leur façade en prenant en charge 10 % du ravalement de façade. De façade, c'est ça. OK. Waouh !

Jusqu'aux années 70, le centre historique était le domaine réservé des voitures et ces pierres blanches avaient effectivement fini par noircir de pollution. À la fin du 20e siècle, Bordeaux chasse ses véhicules pour devenir le plus grand secteur piéton de France. La ville abrite désormais 259 hectares réservés aux marcheurs. C'est deux fois plus qu'à Paris, alors que la capitale est deux fois plus vaste. Pour éviter de noircir à nouveau cette belle pierre, la métropole investit beaucoup dans sa politique de mobilité douce et en particulier sur le vélo. Aujourd'hui, elle compte plus de 1 700 km d'aménagements cyclables. C'est autant que la distance qui sépare Bordeaux de Varsovie en Pologne. Intramuros, le réseau cyclable dépasse les 378 km de pistes et il continue de s'étendre chaque année. Bordeaux serait carrément devenu la 9e meilleure ville cyclable du monde selon le Copenhagenize Index 2025. Et ça peut paraître surprenant, mais elle n'a toujours pas de métro. Par contre, elle a été la première au monde à réintroduire un système d'alimentation par le sol pour son tramway. Depuis, elle a été imitée par Tours, Rio, Dubaï ou encore Sydney. Son réseau de tramway long de 77 km est même le 3e plus grand de France derrière Paris et Lyon.

L'inscription de la cité au patrimoine mondial de l'UNESCO est venue récompenser ces nombreux changements. Bordeaux est depuis 2007 reconnue comme un ensemble urbain et architectural exceptionnel. Avec 347 bâtiments classés, c'est même la ville française qui compte le plus de bâtiments protégés après Paris. Mais proportionnellement à sa population, Bordeaux en a pratiquement deux fois plus que la capitale. La ville ne reste pas figée vers son passé et regarde aussi vers l'avenir. En quelques années, des quartiers entiers se sont réinventés comme à Bassins à Flot où de nombreuses entreprises se sont implantées, dont Cdiscount, le partenaire de cette vidéo. Cdiscount est né il y a plus de 20 ans dans la capitale de la Gironde et c'est aujourd'hui un pionnier du e-commerce français avec plus de 2 000 salariés. Ils sont passés de la vente de CD à 1 € à une plateforme de plus de 20 millions de produits avec des entrepôts en France et une livraison express en 24 heures. En gros, un acteur incontournable du quotidien des Français qui est né depuis plus de 25 ans qui est situé en plein cœur d'un nouveau quartier de Bordeaux.

Est-ce que tu peux te présenter à la caméra, s'il te plaît ? Bien sûr, moi je m'appelle Muriel, je travaille chez Cdiscount, ça fait 10 ans dans la communication et je suis bordelaise. Donc j'ai bien vu la transformation de ce quartier. Ce quartier, c'est Bassins à Flot où est situé Cdiscount. Mais il y a 10 ans, surtout, ce quartier n'existait pas du tout, de ce que je comprends. Ben, il y avait rien. C'était un ancien quartier portuaire industriel, donc il y avait pas de restaurant, il y avait même pas encore la Cité du Vin quand on est arrivé. En faisant des recherches, je suis tombé sur un terme qui m'a un peu fait sourire, mais je veux quand même qu'on en parle, c'est la "Silicon Valley du Bassin d'Arcachon". Nous, on est une entreprise aussi de tech, hein, avec nos 2 000 collaborateurs. On a aussi 600 experts de la tech, une trentaine de data scientists. On était précurseurs, mais il y a d'autres entreprises aussi qui sont venues s'installer, d'autres entreprises de la tech, des start-ups. Mais donc, il y a un vrai écosystème tech qui se crée, particulièrement dans ce quartier ou même dans toute la métropole ? Comment ça marche ? Toute la métropole, mais ce quartier est vraiment le symbole de ça. OK. Et toi qui bosses chez Cdiscount, c'est quoi les avantages de travailler dans cette boîte ? La possibilité de travailler aussi au cœur de l'innovation. Euh, l'IA, c'est au cœur de notre activité. On a une soixantaine de métiers, hein, avec nos 2 000 collaborateurs, c'est aussi une soixantaine de métiers. Donc, il y a vraiment une dynamique de pouvoir évoluer, de découvrir de nouveaux métiers.

De nombreuses entreprises françaises sont ainsi un moteur économique pour Bordeaux avec des centaines d'emplois créés et un écosystème tech qui fait rayonner la ville à l'international.

Pour comprendre Bordeaux, il ne faut pas oublier une idée assez surprenante. La ville a été anglaise pendant très longtemps. En 1152, l'ancienne reine de France, Aliénor d'Aquitaine, épouse Henri Plantagenêt, le futur roi d'Angleterre. Avec ce mariage, Bordeaux et toute l'Aquitaine passent d'un coup sous sa domination. Résultat, pendant près de 300 ans, Bordeaux est une ville anglaise. C'est plus vieux que l'existence des États-Unis.

Mais Bordeaux va aussi se distinguer en devenant une capitale de recours pour la France, une sorte de refuge lointain pour le pays quand Paris est envahi. En 1870, Napoléon III perd sa guerre contre la Prusse. La République est proclamée le 4 septembre à Paris. Sauf que quelques jours plus tard, elle subit un blocus prussien. Le gouvernement se replie temporairement sur Tours puis à Bordeaux. Elle devient alors pour la première fois de son histoire la capitale de la France. L'Assemblée nationale, elle va alors siéger juste ici, dans le Grand Théâtre. Bordeaux va même devenir la nouvelle résidence du tout-Paris. Et ces nouveaux restaurants chics, ils vont évidemment attirer la bourgeoisie parisienne. Mais la ville ne reste la capitale de la France que 4 mois, jusqu'en mars 1871. Suite à ça, le gouvernement français va décider d'installer la capitale un peu plus haut, à Versailles. Et pour la petite anecdote, il y a un certain élu qui est Victor Hugo, député de la Seine. Il va vivre quelques mois ici et il va dire de Bordeaux que c'est le parfait mélange entre Versailles et Anvers, une ville au nord de la Belgique. Je sais pas ce que vous en pensez. Pour ceux qui sont allés là-bas, n'hésitez pas à le dire en commentaire si Victor Hugo a raison. De mon côté, j'ai visité les deux et je trouve que Bordeaux, ça a quand même un côté un peu unique.

De septembre à décembre 1914, Bordeaux redevient capitale de la France lors de la Première Guerre mondiale. Les Allemands sont à quelques kilomètres de Paris. Donc le gouvernement décide de préparer la célèbre bataille de la Marne dans le Sud-Ouest. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée française s'effondre à nouveau. Le gouvernement décide alors de s'en aller à Bordeaux en juin 1940 pendant quelques jours pour à nouveau organiser le pays loin de Paris.

Je profite de ma petite balade dans cet endroit alternatif qui s'appelle Darwin Écosystème, juste à côté de la Cité du Vin pour vous inviter à vous abonner si ce n'est pas encore fait. On est près de 700 000 sur cette chaîne YouTube. C'est littéralement plus que le nombre d'habitants de Bordeaux, ce qui est quand même assez cool comme flex. Et surtout, le plus on est d'abonnés, le plus on peut faire des projets d'envergure, le plus je pourrais vous emmener dans des endroits improbables et ça, c'est vraiment sympa. La bonne nouvelle, c'est que c'est totalement gratuit. Donc abonnez-vous en cliquant juste là sous la vidéo. Merci pour votre soutien. Et on continue tout de suite.

Mais Bordeaux, ce n'est pas qu'une capitale de repli pour la France, c'est aussi la capitale mondiale du vin. Sans vignoble, réputé à l'international, le Bordeaux, c'est 95 000 hectares de vignes, soit pratiquement un sixième du vignoble français. Au nord de ce territoire, on trouve le Médoc, un vignoble célèbre pour ses grands crus rouges. Au sud, les Graves, berceau historique du Bordeaux. Et à l'est, on tombe sur le Libournais et sa mythique appellation Saint-Émilion, un vin de coteau et de village connu pour sa puissance. Et la vigne ici, on la cultive depuis très longtemps. Quand les Romains vont conquérir la Gaule au 1er siècle avant notre ère, ils décident d'y implanter du raisin. Mais à la chute de l'Empire romain au 5e siècle, le vignoble bordelais décline avant de renaître et d'être sauvé grâce aux Anglais. Ils profitent de ce territoire plus ensoleillé que le leur pour produire massivement du claret. Un vin facile à cultiver et surtout très léger. Au début du 14e siècle, Bordeaux exporte 850 000 hectolitres de vin de l'autre côté de la Manche. C'est à peu près cinq fois plus que de nos jours.

Ce que Bordeaux a compris très tôt, c'est pas seulement comment produire du vin, non, c'est aussi comment l'organiser, le vendre et l'exporter. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle avait besoin d'un port si puissant. Mais elle a aussi développé un système très ingénieux, celui des négociants. Ils achetaient le vin au producteur, l'assemblaient, le stockaient et surtout le vendaient à l'international. Et avant, ils habitaient dans le quartier où je me trouve actuellement, les Chartrons. Et ces riches marchands, ils ont fait construire des beaux bâtiments, des grandes maisons en pierre qui donnent aujourd'hui un charme fou à ce quartier. Aujourd'hui, il est résidentiel et a perdu sa fonction de négoce, mais ça n'empêche pas ce vignoble de continuer de rayonner dans le monde entier. Rendez-vous compte, ce vin, il s'exporte dans plus de 170 pays du monde sur les 195 reconnus par l'ONU. Mais le Bordeaux, ce n'est pas seulement qu'une question de quantité. Ici, les vins sont classés et hiérarchisés. Le célèbre classement de 1855, établi pour l'Exposition Universelle de Paris, fixe de façon quasi inchangée la valeur des châteaux depuis plus de 170 ans. Les vins rouges sont répartis en cinq niveaux. En haut du podium, on retrouve cinq Premiers Crus Classés et ces vins sont si recherchés que leur prix peut facilement dépasser les 1 000 € la bouteille. Mais le record pour une bouteille de Bordeaux est détenu par un domaine qui n'est pas dans ce classement, le Château Cheval Blanc. En 2010, une de ces bouteilles de 1947 est vendue aux enchères pour 223 000 €, soit six fois plus que les prix moyens d'une voiture neuve en France.

La meilleure façon de découvrir cet univers, ça reste de venir ici à la Cité du Vin. Ce gros bâtiment de 13 000 m², il est à deux pas de la Garonne et il raconte pas uniquement l'histoire du Bordeaux, mais l'histoire du vin en général. C'est un lieu super bien pensé, inauguré en 2016 et que le très célèbre magazine National Geographic a classé dès l'année suivante comme le 7e meilleur musée du monde. Donc si vous passez par Bordeaux, franchement, allez-y. La Cité du Vin, elle a très vite attiré de nombreux touristes à Bordeaux, notamment grâce à sa cave qui cache plus de 14 000 bouteilles qui proviennent de 70 pays différents. Si vous voulez toutes les tester une par jour par exemple, il vous faudra 38 ans. En 2025, ce site a accueilli plus de 400 000 personnes, soit pratiquement autant que la célèbre Cité de l'Espace de Toulouse.

L'économie de Bordeaux ne repose pas que sur le vin, c'est aussi une plateforme de l'écosystème technologique français. Elle abrite par exemple 100 studios de jeux vidéo dont l'incontournable Ubisoft. Résultat, la Nouvelle-Aquitaine est la troisième région productrice de richesse en France et le PIB de la métropole bordelaise dépasse même les 30 milliards d'euros. Un chiffre si important qu'il est comparable à celui d'un pays tout entier comme l'Islande.

Quand on prend un peu de recul, on comprend mieux comment Bordeaux a pu devenir une telle anomalie et un tel paradoxe. Une ville sans façade maritime mais tournée vers l'océan, une métropole française mais longtemps anglaise, une cité provinciale mais régulièrement capitale. Et si elle fascine autant aujourd'hui, c'est peut-être parce qu'elle n'a jamais cessé de regarder plus loin que ses propres frontières et qu'elle cherche depuis toujours à exporter ailleurs sa culture si particulière.

Maintenant que vous connaissez tout de Bordeaux, je vous invite à aller découvrir sa rivale Toulouse. Ouais, j'ai fait à peu près la même vidéo sur la capitale de la chocolatine. Quoique, il y a peut-être un débat avec Bordeaux par rapport à ça aussi. Bref, Toulouse, c'est une ville hyper intéressante à analyser. Donc n'hésitez pas à cliquer juste là pour découvrir comment c'est devenu la ville numéro 1 à visiter dans le monde. Et abonnez-vous si ce n'est pas encore fait. Ça permet à la chaîne de grandir et de faire des projets toujours plus cool. C'est hyper important. C'est gratuit, donc n'hésitez pas. Peace. M.