Transcription
Salut, c'est Chris. Comptes.
Alors aujourd'hui, vu que cette saison, nous allons aborder Airbnb. En effet, qui n'a jamais testé un Airbnb ? Quoi ! Il y a pas mal qui vont partir en vacances et au lieu de prendre un hôtel, le Airbnb est une super solution, une très bonne alternative. D'ailleurs, il y a quelques mois, on avait déjà fait un premier épisode dessus, ça avait très bien marché. Et donc, on a trouvé trois nouvelles histoires. Ils ne vont pas vous donner envie de faire un Airbnb, mais entre une jeune fille fauchée qui pensait trouver refuge dans un endroit sympa, un jeune couple qui a échappé au pire, ou même une famille australienne qui va vivre un cauchemar en Irlande, on a de quoi faire.
Dans ce nouveau compte, notre histoire est celle de Lismills et elle nous est racontée par une certaine Michel Coach Friedman. Alors cette dernière tient un site qui vient en aide à des particuliers pour essayer de régler des soucis. Donc, bon, on est parfait là, on est bien tombé. C'est un peu comme du Julien Courbet, mais un peu outre-Atlantique, là, clairement. Et c'est donc elle qui nous raconte l'histoire de Lismills, qui était clairement à bout quand elle a fait appel à elle.
À la fin de l'été 2020, Lismills cherche un appartement à louer sur Toronto. Et à cause de la pandémie qu'on connaît très, très bien, du coup, elle a perdu son job. Elle cherche là un appart à bas prix. Et là, elle a trouvé une offre qui semblait en or : un logement avec le statut superhost, de bons avis et des photos qui donnent envie. Donc là, voilà, c'était les photos qu'elle a reçues. Ça fait bien le taf, quoi. En tout cas, c'est propre.
Alors, c'est un appart en colocation, mais Lismills, elle s'en fout. Elle veut juste payer le moins cher possible. Et donc, avant de réserver le logement, elle a posé des questions à la proprio sur son futur colocataire, qui est donc, selon ses dires, un homme sympathique, un buveur qui se tient à l'écart. Et elle me précise que j'aurais aucun problème avec lui. Bon, même s'il y est un peu inquiet quand même à l'idée de vivre avec un homme plus âgé, l'autre s'emporte. Garante, il y aura pas de souci. Et surtout, bah vu le prix et l'urgence, bah en même temps, elle a pas non plus trop le choix, quoi.
Donc, quelques jours plus tard, Lismills et son chat arrivent au Airbnb. Mais dès qu'elle ouvre la porte, sa joie retombe d'un coup. L'appartement ressemble pas du tout à ce qu'il y avait sur l'annonce. Alors oui, ma chambre est propre, mais la partie commune de l'appartement est dégueulasse. Et la cuisine et la salle de bain sont sales, avec en bonus, aucun produit d'entretien.
Et donc, à partir de là, les choses commencent à prendre un tournant un peu terrible. Mais en fait, il y a un petit problème, car Lismills a déjà payé deux mois d'avance. Elle n'a donc pas le choix de rester. J'installe alors directement mes affaires dans ma chambre et je décide d'aller au magasin du coin pour acheter tout un stock de produits d'entretien. D'ailleurs, dans son idée, une fois tout nettoyer de fond en comble, son moral va alors remonter. C'est normal, c'est sûr, c'est sûr.
Sauf que là, elle va rencontrer son nouveau colocataire, le fameux type qui aime bien boire et se tenir à carreau. J'essaye d'être poli avec lui et je me présente. Mais l'état de saleté et de désordre de l'appartement reflète l'état de l'homme en face de moi. Et donc, il va passer son temps à cracher dans l'évier de la cuisine. Et globalement, il n'a pas l'air d'aller super bien, quoi. Il y a pas un problème quelque part ?
Je m'en suis immédiatement plainte auprès de la proprio, qui vit au rez-de-chaussée du même immeuble. Propre, qui m'a dit qu'elle viendrait tout nettoyer le lendemain, ce qui n'a pas été le cas. À partir de là, le cauchemar de Lismills prend petit à petit forme. Déjà, dès qu'elle voit les brosser les dents ou se laver le visage, elle veut utiliser la baignoire au lieu du lavabo, parce qu'il y a des crachats indescriptibles dans le lavabo. On sait pas, ça sort de quelle bouche, de quelle créature, mais ils sont là, ils sont vivants. Là, je me dis que ça s'annonce très certainement comme le pire Airbnb de ma vie.
Au cours des deux semaines suivantes, je passe mes journées à nettoyer l'appartement de manière obsessionnelle. Et d'ailleurs, elle a vite compris que son coloc n'aime pas juste boire. En fait, c'est un vrai alcoolo, il est toujours torché, quoi. Et à partir de là, elle va écrire quotidiennement à son hôte du manque de propriété de son colocataire. Elle lui parle des déchets jetés dans les éviers, dans les toilettes ou même dans la baignoire. La réponse de la proprio : nous fournir une poubelle pour qu'il puisse cracher dedans.
Mais le pire, c'est la nuit, parce que en gros, son colocataire tousse, il semble à moitié s'étouffer jusqu'à s'endormir. Et donc, ça fait que les nuits de Lismills sont pas du tout reposantes. Avant de complètement craquer, je décide d'envoyer des messages à Airbnb pour demander de l'aide. Je veux résilier le bail à long terme. Malheureusement, en raison de la pandémie, les délais de réponse sont explosés. Mais Lismills a continué à tout documenter et à envoyer des messages.
Et Airbnb, donc, ça c'est très bon point. Pensez à documenter photos, etc. S'il y a un problème avec, du coup, vous devez faire appel pour X raison, ce sera toujours utile. Donc là, c'est ce qu'elle fait. Et voici d'ailleurs quelques-uns de ces messages : "Ali, j'essaie de m'endormir, je l'entends dans la salle de bain en train de cracher. C'est une situation horrible et je paye 800 dollars par mois pour être mal à l'aise. Et je peux à peine utiliser les toilettes. Quand je dois absolument les utiliser, je dois les nettoyer à chaque fois avant de pouvoir le faire. Le proprio ne m'a même pas offert de produits de nettoyage, j'ai dû acheter les miens. Je ne me suis même pas lavé les cheveux depuis près d'un mois parce que je ne supporte pas d'y rester longtemps, c'est dégoûtant."
Et donc, quelques jours plus tard, elle reçoit enfin une réponse de merde, quoi. Globalement, c'est juste un accusé de réception qui ne propose aucune solution. À deux doigts de craquer et de me poser sérieusement la question d'aller vivre dans la rue, je décide alors de contacter un organisme d'aide aux consommateurs. Vous savez, la Julien Courbet ou Atlantique, là. Elle lui donne tout le paquet : photos, explication, machin, truc. Donc là, vous voyez, ça, c'est les photos qu'elle avait, qu'elle avait pris pour en savoir franchement. Mais elle a précisé aussi que sa santé physique et mentale commençait à prendre cher, ça l'épuisait tout ça, quoi.
Mais bien évidemment, je ne suis pas au bout de mes surprises, car une nuit, j'entends un bruit très sourd vers 23 heures. Dans le doute, je vais dans la cuisine d'où ça semble venir et je trouve l'autre gars par terre sur le dos. Sa bouche est alors couverte d'une substance blanche. Il est incapable de se lever. Lismills l'aide à se redresser, car il crachait sur le sol et s'en foutait partout. En fait, il était en train de s'étouffer. De quoi ? Avec quoi ? On ne sait pas. Je l'ai forcé à boire de l'eau, j'ai fait de mon mieux pour le porter jusqu'à son lit. Et après avoir lu et vu tout ça, ben notre petit Julien Courbet, là, la Michel, elle se dit qu'elle doit vraiment aider Lismills.
Globalement, je fais alors les frais de ma pauvreté, car j'ai juste aucune solution alternative que de rester dans cet enfer. En parallèle, du coup, elle continue à discuter avec Airbnb pour avoir une solution. Sauf que Airbnb, ils la snobent. Ils font "Ah oui, d'accord, j'entends, j'écoute", mais pas de solution. Je me demande vraiment s'il y a un humain derrière ce site ou si c'est pas un robot, quoi.
Quelques temps plus tard, j'apprends que l'organisme d'aide aux consommateurs que j'ai contacté a un contact qui bosse chez Airbnb. Un contact qu'ils utilisent seulement en cas de grosses urgences, ce qui est mon cas. Et donc, dans tout son malheur et tout son angoisse, bah Lismills va enfin recevoir de bonnes nouvelles, parce que le contact de Michel a fait mouche. Celui-là qui bosse à Airbnb, et les choses se sont accélérées en quelques jours seulement. Ça, c'est fou. On m'indique qu'à titre exceptionnel, on me rembourse l'intégralité de ce que j'ai déboursé, car ils ont mis du temps à répondre. Et j'obtiens même une remise pour le prochain Airbnb.
On sait pas s'il y a son chat sont allés dans un autre Airbnb, il y a fort à parier que ça allait quand même la dégoûter, clairement. Du coup, des fameux colocs un peu buveurs, mais pas trop, quoi. Entre les déceptions psychologiques et le fait d'avoir pratiquement assisté à la mort d'un homme, ça m'a juste pourri la vie et je me retrouve marqué pour toujours.
Mais en continuant dans les histoires étranges, ce deuxième Airbnb, en plus d'être glauque, va avoir un rapport avec du dentifrice qui n'est pas censé être là. Alors cette histoire nous est racontée par un mec qu'on a décidé d'appeler Toad. On a aucune info sur son identité. Il nous précise d'ailleurs en préambule qu'il n'est pas du tout à croire aux fantômes, au paranormal ou ce genre de conneries, là. Il est rationnel, mais il s'est passé un truc beaucoup trop bizarre lors d'un séjour en Belgique qui l'a forcé à se barrer de son Airbnb. La circulation réagit ? Rien n'est moins sûr.
Alors Toad nous explique qu'il a décidé de passer un week-end avec sa meuf à Bruges, petite ville très sympathique de Belgique, avec le chocolat, tout ça. Bref, on y arrive en début d'après-midi, on déballe nos affaires et on se rend compte que personne n'a pris de dentifrice. Bon, c'est pas la fin du monde, mais c'est chiant. Sa meuf a alors fouillé toute la salle de bain pour voir s'il y en a pas quelque part, mais en vain. On décide ensuite d'aller se balader en ville toute la journée. On se sépare à un moment, mais on finit par se retrouver le soir dans le BnB. Ma meuf est complètement crevée et va se coucher directement. Et moi, je décide d'aller prendre une douche avant d'aller dormir et de bien sûr me brosser les dents, parce que j'avais pas pu le faire de la journée.
Il prend alors le dentifrice que sa meuf a acheté dans la journée et là, il a littéralement l'impression de se brosser les dents avec un truc pour chiottes. Tellement ça sent fort la menthe, l'eucalyptus, c'est quoi ? Ça dépend des dentifrices, il y en a tellement. Moi, j'en prends, vous voyez, du coup, c'est une pâte marron, ça s'appelle Parodontax, je sais plus. Je me suis habitué, mais c'est un goût un peu particulier. Mais bon, voilà, c'est bizarre. En réalité, je sais même pas si on peut appeler ça du dentifrice vu la tronche du truc. Vraiment, c'est le pire dentifrice que j'ai jamais foutu dans ma bouche. Ça semble directement sorti des années 50. Bref, il finit par se doucher et il va rejoindre sa copine du coup dans le lit.
Et je commence un peu à la chambrer d'avoir acheté le pire dentifrice possible. Elle est en train de s'endormir et elle comprend pas. Elle lui dit que je vois pas de quoi tu parles. Elle lui dit alors de la boucler, puis elle finit par s'endormir. J'insiste pas, mais il y a vraiment un truc qui me perturbe sans que je puisse l'expliquer rationnellement. Ça fait des années qu'on est ensemble, je la connais par cœur. Pourquoi est-ce qu'elle aurait pris un truc du genre dégueulasse au possible alors qu'elle aurait pu prendre notre dentifrice habituel ? Bon, après, je cherchais pas à chacun ses préoccupations.
Et d'un coup, alors qu'il est en train de s'endormir, il se dit que c'est finalement pas elle qui l'a acheté et que c'est pour ça qu'elle avait agi pareil. Ce qui pourrait peut-être dire que quelqu'un d'autre en a acheté et l'a mis là pour eux. Quelqu'un qui nous a entendu le matin même parler du fait qu'on en avait pas. Là, si vraiment, en train de s'endormir, il est en mode parano activé, quand même.
Alors Toad précise quand même que l'appart n'est pas petit, la salle de bain n'est pas non plus collée au couloir, et puis les murs de l'appart sont quand même assez épais. J'essaye de réfléchir, mais je me dis qu'il n'y a absolument aucun moyen que quelqu'un ait pu nous entendre de l'extérieur. En parallèle, si un truc que je sais, c'est que je dois pas réveiller ma copine quand elle dort, ça la met dans une humeur exécrable. Donc là, il a pas le choix, il sait qu'il doit pas la réveiller, mais il le fait quand même. Sauf que voilà, elle est énervée. Mais alors qu'il lui explique la situation, bah elle commence à être paniquée et à perdre tous ses moyens. Et elle se pose aussi la question : comment a-t-on pu nous entendre ?
Je sais que le proprio vit à plusieurs kilomètres d'ici et que théoriquement, on est les seuls à avoir les clés. Donc là, tous les deux, ils commencent à paniquer et ils décident d'appeler le proprio en urgence. Là, lui, il essaie de les rassurer, leur dit : "Non mais ça va, il y a pas de problème, enfin, personne n'a les clés de l'appart." J'ai l'impression d'être dans un espèce de mauvais film d'horreur, où ça pue, quoi. On décide finalement de finir notre nuit et de s'arracher le plus tôt possible le lendemain.
Dans un coin de sa tête, Toad se dit qu'il aurait pu regarder s'il y avait pas un micro ou une caméra cachée quelque part, mais il n'a pas osé le faire. Sans surprise, ça nous a complètement gâché le séjour à Bruges, avec comme bonus le fait de tomber dans la parano et l'impression d'être espionné et suivi. Et donc là, il ne se souvient pas trop des autres choses que lui et sa meuf, c'était dit durant ces moments passés dans ce Airbnb, mais je réalise que cela est sans doute enregistré quelque part sur l'ordinateur d'un mec au pif qui fait sans doute pas ça pour de bonnes raisons. Et surtout, je me dis que dans mon malheur, si on avait emmené du dentifrice, il aurait pu se passer des dingueries à notre insu.
Bon, si jusqu'ici on peut avoir le sentiment qu'ils étaient suivis ou espionnés, là, dans cette dernière histoire, ça va vraiment être le cas. Et nous allons voir jusqu'à quel point ça peut être traumatisant. Alors cette histoire nous est racontée par une femme que nous avons décidé d'appeler Siena. On ne connaissait pas son identité, une fois n'est pas coutume. Et donc, elle commence par nous remettre un peu de contexte en disant qu'elle et sa famille adorent Noël. Mais genre, adoré au point de mettre des guirlandes à foison partout, d'écouter en boucle "All I Want for Christmas Is You" et d'autres trucs bien clichés, quoi. Vraiment, Noël, c'est Noël, quoi. Et puis, ajouter à ça des pyjamas assortis et de la bonne nourriture de Noël, et vous avez un peu le topo. Bref, c'est un peu les "roses" la famille, chez qui tout le monde veut aller fêter la réveillon.
Sauf qu'il y a un problème que nous partage Siena, parce qu'ils sont australiens. Donc, pour nous, Noël, c'est en plein été. Et on passe notre réveillon autour d'un barbecue. Et je précise qu'on habite à Darwin et que ça grouille de palmiers. Sauf que voilà, j'ai bien envie que mes enfants voient de la neige pour la première fois de leur vie. Donc, pourquoi pas joindre l'utile à l'agréable en allant passer Noël en Europe ? Et donc, nous arrivons en décembre 2019. Et c'est l'heure pour toute la famille de filer sur le vieux continent pour passer un petit Noël glacial comme on les aime. Prague, Berlin, Paris, Rome, Copenhague ou encore Londres. Le road trip a été chargé en émotion, mais c'est notre dernière escale en Irlande qui va vous intéresser.
Bon, les gosses étaient super contents parce qu'ils s'attendaient à avoir des leprechauns. Et son mari était tout autant parce qu'il allait pouvoir s'enivrer de Guinness à foison. Donc, toute la famille arrive enfin à son Airbnb dans la banlieue de Cork, très précisément. Donc là, c'est une maison très sympathique avec un certain charme, quoi, comme on le dit. Et là, le premier réflexe des gosses de vouloir se connecter à Internet. Et donc, ils demandent directement le code Wi-Fi. Sauf que Noam, mon mari, est assez prévoyant. Il travaille dans l'informatique et il est très branché cybersécurité. Non seulement parce que c'est son métier, mais surtout parce qu'il sait qu'il doit protéger notre fille aînée des trucs qu'elle pourrait trouver sur le net, protéger son innocence, quoi.
Logiquement, là, si Yenna nous explique que dès que la petite famille va dans un Airbnb ou un truc du genre, le mari, Noam, aime bien scanner tout le réseau pour voir que tout est carré, quoi. Cette déformation du métier, quoi. Vraiment, on y est. S'il était plombier, il regarderait du coup les tuyauteries, quoi, tu vois le truc, c'est vraiment ce style-là. Et ce jour-là, il déroge pas à la règle et il commence à bidouiller sur son PC portable jusqu'à ce que je remarque qu'il tire une drôle de tête. Là, je sais que cette tête-là, ça ne dit rien qui vaille. Elle va s'asseoir à côté de lui pour regarder l'écran, mais elle ne comprend absolument rien de ce qu'elle voit. M'expliquer avec des mots simples ce qu'il préoccupe. Il me montre alors un truc très précis qui indique globalement que même avant notre arrivée, il y avait déjà quelque chose de connecté au réseau Wi-Fi. Et en plus, il téléphone. Et donc, de son ordinateur, il y avait donc une sorte d'appareil parasite quelque part qui était dans les parages.
Puis, après avoir ouvert une autre fenêtre sur son ordi, il lui montre une icône. Et cette icône, c'est un appareil photo. Bah moi, je me sens rassurée parce que c'est évident, c'est une caméra de surveillance, il y a pas de problème, ça fait de la sécurité en plus. Mais quand je vous dis que mon mari est prévoyant, il est vraiment prévoyant. Non, non, c'est peut-être pas une caméra de sécurité, c'est peut-être autre chose. Et donc, pour lui, c'est pas possible parce que quand il avait fait le tour de la maison, il n'avait pas vu de caméra de sécurité. Alors il part à la recherche d'une caméra dans la maison. Et puis moi, je me dis qu'il est parano et je vais me coucher sur le canapé.
Depuis quelques minutes plus tard, il l'appelle, mais avec une voix un peu bizarre. Quand j'arrive vers lui, je vois qu'il est devant son écran de PC et qu'il a l'air très en colère. Et là, alors en regardant son écran, elle voit alors la chambre dans laquelle ses filles allaient passer le séjour. C'est comme une vue en fait d'en haut qui laisse penser que la caméra est accrochée au plafond pour avoir une vision d'ensemble. Forcément, on est vite allé dans la chambre pour essayer de repérer la caméra. Et il se trouve qu'elle était cachée dans un espèce de détecteur de fumée sur le plafond, juste au-dessus des deux lits. Ça veut dire que quelqu'un avait prévu d'espionner deux jeunes filles, pour pas dire des gamines, dans leur sommeil. C'est un des trucs les plus badass qui me soient jamais arrivés.
Là, son mari appelle directement le proprio pour lui demander des explications. Au début, il fait semblant de pas comprendre de quoi mon mari parle. Il dit que ça vient même d'une autre maison du quartier. Non, mais comme si on n'avait pas réussi à reconnaître nos propres gosses. Différentes captures d'écran de la vidéo pour lui fournir la preuve. Et là, le proprio reconnaît à demi-mots qu'en vrai, voilà, il y avait une caméra, mais qu'en vrai, c'était juste pour surveiller les clients et surveiller qu'ils ne volaient rien. Alors mon mari le menace de porter plainte et surtout de faire remonter ça à Airbnb pour qu'il soit radié. Et après un long silence, le proprio a juste raccroché.
Le couple est alors dans un mélange d'énervement, d'angoisse. Siena se dit que ses fils sont passés à deux doigts d'être espionnés, soit par un voyeur, soit par un pédophile. Mais malgré leur assez avancé, elle va demander à ses filles de faire leurs valises, car ils ne vont pas dormir ici. Finalement, ils terminent dans un hôtel pas loin, qui leur aura coûté d'ailleurs la peau des fesses. Franchement, traverser la moitié du globe pour arriver en Europe à la période de l'année que j'aime le plus pour finalement se faire espionner, bah ça faisait pas partie de mes plans.
Suite à cette affaire, le couple a littéralement passé plusieurs mois à échanger, à batailler avec le service de Airbnb pour enfin être remboursé. Et bien évidemment, le propriétaire a été banni du site. Et d'ailleurs, c'est ça qui m'a fait le plus de bien, bien plus que le remboursement. En tout cas, à partir de là, elle reste assez marquée par cet événement. Elle se dit que si lui, il l'a fait et qu'il a jamais été vu, il doit exister aussi beaucoup d'autres. Évidemment, bah je reste traumatisé à vie par cette histoire et je me dis que c'est que la partie visible de l'iceberg, rien que sur Airbnb. Et je suis bien sûr devenu un peu plus paranoïaque et j'ai peur pour mes enfants. Et surtout, j'ai peur que ça arrive à d'autres personnes. Par exemple, ce type a peut-être réouvert un compte sur Airbnb avec un nom d'emprunt. Et peut-être qu'à l'heure actuelle, ben il y a un Irlandais en train d'observer une petite fille en train de dormir paisiblement. Et penser à ça, ça me glace le sang.
Voilà, en tout cas, pour ces trois petites histoires. J'espère qu'elles vous ont intéressé et qu'elles vous ont plu. Si vous avez vécu des trucs similaires sur Airbnb, n'hésitez pas à en parler en commentaire. Et voilà, tout simplement. Nous, on se dit à très bientôt dans une prochaine vidéo. Différents Airbnb, n'est-ce pas ?