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🧑‍🤝‍🧑L’alchimie : une science oubliée par Jean-Claude Pascal, conférencier et hermétiste

Marie-Odile Sansault1:59:10

Transcription

[Musique] Au Au [Musique]

Bonsoir les amis, bonsoir à toutes, bonsoir à tous. Merci à Jean-Claude de prélever une soirée de son mois d'août pour la passer avec nous et pour que nous puissions échanger. Et je salue toutes les personnes qui sont là qui faisaient preuve d'une certaine ferveur en t'attendant, une certaine un grand intérêt en tout cas pour nous retrouver et je vois que tu fais des effets de lumière Jean-Claude, tu choisis la lumière qui te convient.

Oui. Non, ça marche pas. Que ça va ça. Bon, tant pis. Ah non, là tu es dans le noir. Ah non, là il faut que tu remettes de la lumière parce que là tu Ah c'est mieux. Bon, ça sera un peu sombre, tant pis. Non, là c'est là ça va. Là ça va. Mais peut-être tu peux tu bénéficies encore de la lumière du jour. Mais en tout cas, on va voir.

Écoute Jean-Claude, merci énormément d'être là. Merci beaucoup. Euh surtout que tu m'as proposé qu'aujourd'hui nous évoquions un un sujet ben qui qui interpelle toute personne qui est sur un chemin de conscience avec euh ce mot l'alchimie qui est employé euh pour pour pour pour de façon euh très courante sans que nous ne sachions véritablement euh toujours ce que ça veut dire exactement. Donc peut-être aujourd'hui tu vas nous en apprendre un peu plus et même beaucoup plus sur cette science oubliée qui est l'alchimie. Qu'est-ce que Comment tu veux aborder les choses ? Je vais te laisser parler de tout ça.

Oui. Alors, désolé Mariodille, de temps en temps, c'est un peu Oui, de temps en temps, c'est un peu décalé. Donc, je sais pas si je suis en avance ou en retard. Donc, bonsoir à à tes auditeurs. Merci de m'inviter. Ça fait plusieurs fois que tu que tu me tities sur le sujet de l'alchimie. Oui. Et euh et donc nous aurons l'occasion de l'aborder ce soir et je t'en remercie. C'est un sujet qui me tient à cœur depuis depuis très longtemps. Chaque décennie, ça fait 10 ans de plus que je m'y intéresse. Donc là, petit à petit, ça va faire plus de 50 ans. Les années avancent.

Et je voudrais dire à tes auditeurs donc bonsoir et surtout et à tous les auditeurs de de ta chaîne donc de de préciser dès le départ je ne suis pas alchimiste, j'adore l'alchimie, j'étudie l'alchimie, j'essaie de comprendre l'alchimie, je pratique un petit peu les béabas de base et et le ciel m'a accordé la chance d'avoir des amis alchimistes avec lesquels je peux partager, échanger et euh et de temps en temps, je suis invité pour faire des conférences dans le domaine qui euh que sur lequel je peux parler. Donc ce soir, nous allons aborder l'alchimie. Euh Marie Odil, n'hésite pas à poser des questions. Je n'ai pas le fil des discussions, donc je vois pas ce qui ce qui apparaît comme commentaire. Tu peux tu peux afficher commentaires peut-être ? Non, mais non. Euh oui, ça y est, je les ai affiché mais ça va me troubler. Voilà, ça te trouble. Donc moi, je vais je vais m'occuper des commentaires. Non non. et éventuellement je te les soumettrai lorsque je j'estime que une question par exemple pourra faire avancer ton propos. Voilà.

Donc euh ce soir, j'avais prévu euh j'ai préparé et j'ai surtout préparé pour voir quoi ne pas aborder puisque ça peut être long. donc de donner de dire qu'est-ce qui est l'alchimie à la base en cours de route qu'est-ce que ça n'est pas euh et puis de parler de des grands thèmes des des grandes allégories de l'alchimie qu'on a tendance à transposer parce que facilement utilisable pour utiliser dans le dans une évolution de la conscience ou des chemins initiatiques comme certaines sociétés le font. Mais je voudrais parler d'alchimie puisque si euh des personnes ont des moteurs de recherche qui regardent les termes alchimies, il faut quand même il faut quand même leur en parler. Donc voilà. Voilà.

Ben je me réjouis, je me réjouis. Merci merci d'avoir préparé cet exposé et merci vraiment de nous offrir parce que tu sais que c'est toujours un régal de t'entendre. Tes talents de compteur, toutes tes connaissances sont sont une pure merveille. Merci Jean-Claude.

Oui, j'ai pas j'ai pas prévu beaucoup d'histoire ce soir mais donc je je prendrai mes notes un peu hein comme c'est c'est toujours un petit peu un petit peu scolaire. C'est surtout parce que le sujet est tellement vaste qu'on peut parler des heures et des heures et des nuits entières.

Alors qu'est-ce que l'alchimie ? Alors, je suis très très basique là-dessus et ce que je dis n'engage que moi. Il y a d'autres personnes et quantité d'autres personnes qui disent autre chose, disent même l'inverse. Enfin, pas tout à fait l'inverse mais disent carrément autre chose. Donc l'alchimie, j'aime bien revenir à la à la définition de base, enfin c'est pas une définition mais ce qu'on entend en général de base, c'est la l'obtention de la pierre philosophale. Hm hm hm hm. Et l'obtention de la paire philosophale euh a a deux effets principaux qui sont accordés comme qualité à la pierre philosophale. La plusie mythique, c'est euh la transformation des métaux en or et la deuxième c'est le remède universel. Donc on l'appelle parfois la pierre des sages. Cette pierre des philosophes lorsque l'alchimiste l'obtient et bien il a par surcroix la possibilité par cette pierre qui est transmutatoire de transmuter les métaux en or dit la tradition et disent les les alchimistes les vrais les vrais enfin ceux qui pratiquent il y a pas des vrais et des faux mais ceux qui pratiquent et le remède universel le alors lorsqu'on parle de la pierre philosophale et bien les textes sont en général très mystérieux. J'y reviendrai tout à l'heure.

Mais je voudrais aussi dire un mot sur l'origine de l'alchimie parce que pratiquement toutes les conférences commencent en disant qu'est-ce que l'alchimie ? Donc j'aime bien une définition qu'avait donné Françoise Bonardel. L'alchimie ça veut dire la chimie. la chimie la chimie des anciens temps. Euh par contre, ça n'est pas à mon sens, bien qu'on le prétende une protochimie. C'est bien sûr les techniques de l'alchimie avec les distillations, les cristallisations, le travail des métaux, des effets secondaires comme la saponification sont des procédés qui aujourd'hui sont utilisés dans la chimie. Mais l'alchimie n'est pas une protochimie. L'alchimie est apparue à un époque où la pensée n'était pas structurée de la même façon que l'a été la pensée au 17e, 18e, 19e avec l'accompagnement de l'alchimie.

Jean-Claude, Jean-Claude, quand tu dis est apparu à une époque, c'est daté l'apparition de l'alchimie ? Euh, c'est daté, je ne sais pas, mais en tout cas, il y a des textes qui parlent d'alchimie du 11e siècle, 12e siècle qui sont venus ensuite au moment des croisades, qui sont arrivés en France. Ensuite, on a les grands alchimistes qui ont été écrits qui ont écrit au fil des siècles, 13e, 14e, 15e, 16e, Raymond Lul, Paracels, Basil Valentin et ensuite d'autres plus tardifs jusqu'à Fulcanelli et euh et encore pour ceux qui s'intéressent encore aujourd'hui à l'alchimie coton Alvar et d'autres et d'autres plein d'autres ceux qui tapent alchimie tomberont sur Patrick Rivière, sur Burnsteinas, sur toutes ces personnes qui aujourd'hui parlent d'alchimie et d'autres et d'autres utre bien sûr. Euh euh sinon et bien les Grecs en parlaient et avant les Grecs on dit que les Égyptiens que ça vient d'Égypte et avant les Égyptiens sans doute d'autres parce que les Égyptiens ça leur est pas tombé du ciel. Donc c'est une technique très ancienne peut-être peut-être à l'époque celtique mais je ne suis pas historien. Pourquoi je dis l'époque celtique ? parce que c'est aussi l'époque d'une ancienne connaissance, l'époque des Celtes qui qui est donc les protodruïdes, l'époque des protogolois peut-être les les Brahmanes enfin très très vieilles très anciennes et Mircea Eléiade dirait qu'il y a en fait un lien de développement de l'alchimie en même temps que les forgerons. Donc c'est très ancien. C'est très ancien en Chine. En Chine aussi on trouve des traités très anciens. Hm hm.

Donc, c'est bien avant la chimie. Mais desc mais des procédés de l'alchimie, on les retrouve encore aujourd'hui en chimie hein. Lorsque l'alchimiste, j'en parlerai peut-être tout à l'heure, dit qu'il faut faire solever coagula, dissoudre, coaguler, cristalliser et qu'au fur et à mesure des cristallisations successives, la matière se purifie. Et bien euh ce sont des choses qu'aujourd'hui on connaît. Lorsqu'on veut purifier des produits, on fait on fait des distillations, des distillations fractionné, des des cristallisations successives ou ou très brèves. Euh mais je voudrais pas euh aller plus loin sur ce chemin. J'avais dit que je parlerai de ce qui est l'alchimie à mon sens et de ce que ça n'est pas. Donc ça n'est pas de la protochimie déjà pour son esprit. Et aussi et aussi la chimie n'a jamais parlé de la transmutation des métaux en or. Ah oui, plutôt le contraire. C'est plutôt le contraire et et encore moins du du remède universel.

Alors, pour la transmutation des métaux en or, quel est le symbole qui a été utilisé derrière ça ? Et bien l'or est connu et est connu par les alchimistes et tous ceux qui ont cette pensée hermétique qu'on appelle aussi parfois la pensée magique où les choses qui se ressemblent s'assemblent et évoquer le nom d'une chose c'est évoquer la chose. Donc l'or lorsque les anciens parlaient de l'or il parlait aussi du soleil il parlait aussi de la perfection parlait aussi de l'incorruptibilité qui qui est associé au métal de l'or. lorsqu'il parle d'argent, il parle d'autres caractères, d'autres planètes et euh et on appelle euh on utilise parfois cette notion de pensée magique où toutes les choses sont reliées et dans la magie des campagnes surtout autrefois, on retrouvait encore ça. On fabriquait une allumette, une allumette non, une amulette à la figure de quelqu'un. On invoquait Vénus pour de l'amour, Mars pour de la force et cetera. Jupiter pour de l'abondance. Et et tout ceci vient de cette pensée ancienne qui dit que les choses sont reliées et quand les choses sont similaires, elles se mettent à vibrer ensemble pour manifester quelque chose qui leur correspond. Hm hm.

Mais mais laissons ça. C'est c'est pour donner un un point de vue sur la pensée de l'alchimiste qui n'est pas du tout la pensée scientifique d'aujourd'hui. Et c'est très important et j'espère que j'y reviendrai tout à l'heure. Je regarde mes notes de temps en temps parce que c'est c'est assez vaste. Donc la plupart des conférences sur l'alchimie disent d'où vient le mot alchimie. Ça vient de Kem qui est un ancien nom égyptien qui voudrait dire la terre noire et que l'alchimie est née de la terre noire dans le pays d'Égypte et cetera. D'autres disent que ça vient de Alkè noire parce que la la phase noire Nigréo la phase au noir est une des trois grandes phases de l'alchimie qu'on retrouve dans beaucoup de traités. Euh il y a d'autres explications et un ami m'a encore dit cet après-midi. Oui, mais ça vient aussi ça peut avoir une tout autre origine puisque effectivement euh Alchémie quaime la terre noire, la terre de l'Égypte, la sagesse des Égyptiens. Euh mais ça peut aussi être mais je ne suis pas linguiste, mais ça peut aussi être écume. Euh oui, pourquoi pas écume ? Parce que finalement lorsqu'on prend un grand traité qui est souvent parallèle à l'alchimie en pas un traité la table d'émeraude de d'hermestris mégis où il dit ce qui est en haut et comme ce qui est en bas ce qui est en bas est comme ce qui est en haut en dans l'autre sens mais c'est pareil si on s'imagine ce qu'il y a au milieu et bien au milieu entre en haut et en bas et bien on a une vapeur on a un étermère on a de la rosée on on a tout ce monde intermédiaire qui est entre le monde physique et le monde céleste. entre le monde matériel et le monde immatériel, c'est-à-dire cette zone intermédiaire entre l'invisible et le visible, hein. Et supposons autrefois quelqu'un qui regardait un feu, la fumée qui s'échappe du feu, s'il essayait de suivre une flamme ou s'il essayait de suivre une fumée visible, à un moment disparaît. Pourtant, elle était là. Et donc cette notion d'un monde invisible où les choses continuent à être euh et quelque chose qui fait partie intégrante de cette ancienne pensée euh de cette pensée magique et de cette connexion avec les mondes invisibles. Donc alchimie, j'aime bien ce qu'avait dit Françoise Bonardel lors d'une conférence. Ça veut dire chimie, ça veut dire la chimie. Et moi j'aime bien résumer en disant l'alchimie, bah ça veut dire l'alchimie. pour chercher autre chose. C'est sans doute plus ancien que tout ce à quoi on a voulu la raccrocher.

Alors euh aujourd'hui aujourd'hui lorsqu'on parle d'alchimie et encore plus quand on se fait quand on se fait passer ou consitant alchimiste, bah souvent on se dit euh euh il se croit où ce sont des ce sont des des fables d'autrefois transformer le plan en or. Aujourd'hui aucun scientifique dira que c'est possible. Bien que théoriquement et on le sait les les personnes de la physique quantique savent l'état d'un noyau, l'état d'un d'une molécule d'une molécule d'un atome peut avec une probabilité infime mais peut changer d'état hein. Euh ceci dit, il faut des niveaux d'énergie relativement grands et en général comme c'est relativement la probabilité est infime, on dit que c'est impossible mais techniquement non. Enfin techniquement, théoriquement non, puisque la base la base de la matière de l'univers avec les avec les particules élémentaires h dans le noyau, on a des des neutrons et et des protons. Les protons, je crois, je veux pas dire de bêtises, mais je crois que les protons n'a pas encore réussi à définir leur durée de vie. Donc pour l'instant, ils sont considérés éternels. OK. Les protons de temps en temps, ils se désintègrent. dans de temps en temps, il se désintègre. Enfin, c'est plutôt les neutrons qui lâchent un électron pour devenir un proton. Mais euh les protons sont depuis l'origine de l'apparition de de la matière. Alors avant, qu'est-ce qu'il y avait Big Bang ? Je suis pas spécialiste, mais on retrouve avec la physique actuelle quelque chose qui était dans la pensée des alchimistes avec l'unicité de la matière. Oui, c'est ça. C'est-à-dire tout provient du 1 et ensuite par spécification, par particularisation et bien se différencie pour donner toute chose. Et ça, on le retrouve dans la pensée d'Hermè. Mais c'est pas seulement une chose qui devient tout, c'est une chose qui est en tout. Et c'est ça, ça contient. Ça ça exprime mais ça contient. Hm. Oui.

Alors, peut-être je peux faire une parenthèse ici. Euh alors, attends. Donc, les feux d'or étaient souvent vu comme des charlatans. Aujourd'hui, un alchimiste, ben on le regarde avec des gros yeux. On est intéressé, intrigué parce que le remède universel et le la transmutation des métaux en or, ça intéresse. Mais ça donne finalement ça réveille, ça réveille quelles attentes ou quel quels inconnus, quel mystère ? Ben, le remède universel réveille le mystère de la vie. Oui. Et notamment ce qui fait le plus peur, c'est lorsque la vie s'arrête. Absolument. Donc une conjuration de la mort, le remède universel serait une façon de conjurer la mort. Serait une façon de conjurer la mort. On oui, il y a derrière le remède universel un paradigme qui est celui de la maladie. Et oui. Et on a tout oui, on a toute une branche d'alchimistes qui expriment leur technique en disant que les métaux sont malades et il faut les guérir. Ouais. Donc c'est une c'est une vision du monde et un paradigme dans lequel les alchimistes qui ont cette vision du monde vont faire un travail de purification de purification de purification pas par les méthodes classiques de l'alchimie hein solver coagulou on dissou ça se répand partout dans l'univers. on on recoagule et la la chose se cristallise avec l'information de l'univers et ensuite on on refait la distillation, ça repart dans le monde des esprits, s'imprègne de tout et revient et cetera. Et on fait ainsi au fur et à mesure des purifications successives comme le fait le font les distillations fractionnées ou les distillations successives. Mais derrière, enfin c'est pas mais euh il faut savoir que derrière il y a cette notion de de métaux qui sont malades et derrière c'est la représentation d'un univers qui est malade, d'une matière qui est corrompue, d'un homme qui aurait chuté. C'est ça. Et donc cette cette pensée de l'alchimie conduit assez aisément au fait que qui vient sauver la terre, qui vient sauver les êtres humains, qui vient ressusciter les corps, c'est le Christ. Oui, c'est très lié.

Alors, tu tu es en train de nous dire là qu'il y a un lien étroit entre l'alchimie et la présence du Christ. Euh le lien, il faut pas le faire trop rapidement, mais il y a une analogie au sens de la pensée magique. C'est ça. D'accord. C'est-à-dire ce que représente le Christ lorsqu'on l'imagine venir sauver les péchés du monde, venir sauver la terre, descendre dans les enfers, ressusciter, et bien l'analogie des symboles et des processue à la pierre philosophale. Surtout tout à l'heure lorsqu'on abordera les différentes phases : Nigrédo, Albedo et Rubéo. Il y a une alors ça c'est le remède universel, mais le remède universel, certains l'appellent l'élixir de longue vie. H donc c'est pas du tout le même paradigme. Oui, c'est pas du tout le même paradigme. Bien bien qu'il parle d'un aspect de la pierre philosophale. Euh lorsqu'on parle d'élixir de longue vie, et bien de quelle vie par est-ce qu'on parle de l'existence ? Est-ce qu'on parle de l'existence ou est-ce qu'on parle de quelque chose de plus grand que l'existence ? Est-ce qu'on parle de la vie qui à un moment donné s'incarne dans une manifestation de la vie, dans une pierre, dans un arbre, dans un animal, dans un être humain ? Donc l'élixir de longue vie, ce serait un élixir extrait de cette entité, de cet esprit qu'on appelle la vie qui est partout dans l'univers et qu'on arriverait à condenser dans la pierre philosophale et qui à elle à son tour la communiquerait par projection à au remède, à l'humain ou euh pour la la multiplication des métaux. Hm. Donc c'est le même c'est le même aspect, mais les philosophes, les les alchimistes ont utilisé d'autres termes. Certains l'appelle aussi la pierre des sages. Et et je fais une allion à un clin d'œil à un ami avec lequel on a discuté il y a de tr mois et qui m'avait dit aussi quelque chose de très intéressant, c'est que la pierre des sages lorsque on on l'obtient, lorsqu'on est suffisamment patient, qu'on fait les pratiques de d'opération pour pour trouver la matière première, le Mercure des sages et cetera, et bien cette pierre des sages, c'est une pierre qui donne la sagesse. Alors, d'où peut venir cette sagesse alors qu'on est juste en train d'observer et de répéter des opérations ? Et je fais un autre clin d'œil à un ami cet après-midi qui m'a appelé à croire qu'on était connecté et qui m'a parlé de qui m'a parlé des de des anciens temples des des de la Grèce archaïque. Donc dans les dans les anciens temples de Grèce archaïque, il y avait pas de temples, il y avait pas les pierres. C'était des temples comme on comme on le voit un petit peu aujourd'hui dans le néodruidisme. C'était une clairère. C'était la nature, c'était une clairrière, c'était un arbre, peut-être une fontaine, un ruisseau et et les personnes qui étaient en demande euh qui avaient une prière, qui avait une douleur euh s'asseyait et attendaient un signe, un vol des oiseaux, un grincement de l'arbre, un éclair qui descend et cetera. Ça n'était pas du tout la même pensée, la même structure de la pensée de de l'homme d'aujourd'hui qui lui va il a commencé à construire des temples, à construire des trucs, à faire des machins très beaux, de l'art baroque et et petit à petit au fur et à mesure que la pensée s'est développée, on s'est écarté et éloigné de notre connexion avec la nature.

Et pour parler de cette troisème aspect de de ce deuxème aspect de de la pierre philosophale, de l'esprit de vie. Hm hm. Euh mais euh on m'a souvent demandé euh le laboratoire. Le laboratoire est très important pour un alchimiste parce qu'il y va, il se recueille et certaines personnes, surtout ceux qui font des de de des distillations disent que pour le la distillation se fasse bien pour que vraiment l'esprit le spiritus mondi pénètre dans la matière que l'esprit de vie rentre dans dans ce que l'alchimiste est en train de préparer. Certains disaient il fallait un paternos entre deux gouttes. Patience, patience. Non, patience. Oui, c'est c'est la patience et la persévérance qui qui font l'alchimiste parce qu'il faut répéter les opérations, il faut savoir à quel moment il faut il faut faut tenir des carnets. Mais ce qui est intéressant, c'est que si on considère que le laboratoire de l'alchimiste est un lieu dans lequel va se manifester l'esprit dans une façon particulière et que l'alchimiste arrive à avoir un fonctionnement du cerveau ou du corps ou de lui-même qui est proche d' 3000, 4000, 5000 ans, c'est-à-dire que son mental se tait et qu'il est à l'écoute de ce qui se passe, et bien il a des signes. et et j'aime bien cette cette phrase que m'a donné que que j'ai que j'ai lu ou que quelqu'un m'a m'a donné il y a quelques années. Un jour, quelqu'un m'avait dit suite à un commentaire, il m'a dit "Tu as dû être enseigné par la muse alchimie." C'est beau. Oui, c'est joli ce poétique. Alors, j'ai pas cette prétention mais je trouvais beau qu'il me disent ça et euh et je retrouve cet aspect dans certaines figures, dans certains tableaux où on voit l'alchimiste à côté de son son atanor ou à côté de son ballon en méditation. Et je peux très bien imaginer que à ce moment-là lui-même, les opérations qui se passent, le laboratoire deviennent un temple dans ce sens très ancien et que l'alchimiste, il est dans un dans un semi dans un état entre le rêve et le et le la conscience de la même façon que la matière est entre le solv et le koagula est dans un état intermédiaire qu'on pourrait appeler le mercure hein, le cet état intermédiaire. Mercure, c'est le Dieu qui voyage du ciel et de la terre. Et bien, je peux très bien m'imaginer qu'à ce moment-là, s'il est à l'écoute l'alchimiste, qu'il a des intuitions et qu'à ce moment-là, la muse alchimie lui parle. Et pourquoi pas ? Et pourquoi pas, comme le diraient les ésotéristes du 19e et du 18e et du 20e, pourquoi pas et peut-être s'est-il connecté à l'égrégore de tous ceux qui ont fait cette voix et que par vibration, par similatude d'opération, de gestes, de pensée, d'intérêt, de représentation du monde et bien les bons gestes, la bonne compréhension des livres, les bons gestes des opérations lui apparaissent. Hm hm h

[Musique]

Un mot encore et après je continue sur cette idée de charlatan. On appelle aussi parfois les les les alchimistes des faiseurs d'or, mais c'est relativement péjoratif. C'est relativement péjoratif. Ceux qui le disent, c'est ceux qui n'y croient pas ou ceux qui voudraient bien et qui ne savent pas ou qui n'y arriveront jamais. Euh on peut imaginer effectivement que dans des temps anciens les métallurgistes de l'époque en par ce qu'on a ce qu'on appelait pas métallurgist mais les les gens qui travaillaient les les forgeron mais aussi les fondeurs petit à petit et bien ont réussi à à voir comment on pouvait faire des alliages qui ressemblaient à l'or h mais ils étaient dans une représentation du monde de façon hermétique hein comme on l'a dit tout à l'heure c'est-à-dire le monde un, il est issu de un et tout est en tout et le monde est en évolution. On voyait bien que le monde n'est pas parfait, qu'un animal naî, grandit, qu'un arbre grandit, fait des feuilles, fait des branches, fait des fruits, fait des germes et des germes qui redonnent des arbres. Et donc la pensée qu'il puisse y avoir des germes pour les métaux et quelque chose de de naturel dans cette façon de penser, dans cette façon de voir le monde. H

Et ce que ce que j'aimerais dire de la même façon que l'alchimie c'est pas une protochimie, la façon de penser le monde des anciens n'est pas mieux ni meilleure que la façon de penser le monde d'aujourd'hui. Oui. Aujourd'hui, nous avons une pensée très structurée qui nous a permis de construire des avions, de faire de la logistique, de construire des ordinateurs, de de d'être très très très euh très très matérialiste, très très physique. La la médecine d'aujourd'hui avec les robots, avec les tout ce qu'on sait faire, on ne pouvait pas le faire autrefois. Hm. Mais on ne fait on ne peut plus faire aujourd'hui non plus ce que faisaient des médecines d'autrefois qui sont résiduelles par exemple dans la médecine chinoise ou dans la médecine des de ce qu'on appelle les hommes médecines, les chamanes ou les médecines naturelles dont on n'a pas comme Ouais. Il y a eu comme des vases communiquants en fait entre une super intuition et aujourd'hui un super raisonnement. Mais il y a ça ça c'est Oui. Oui. Avec beaucoup Oui, avec beaucoup de pertes en ligne. Oui. Ou oui, c'est ça. Mais ce que je veux dire, c'est que l'un ne vaut pas mieux que l'autre. c'est que simplement qu' qu' c'est une vision différente de l'univers nous fait comprendre la matière autrement nous fait agir sur elle autrement et on crée des résultats qui n'existaient pas avant et qui n'existeraient pas dans l'autre façon de voir le monde. Donc si donc je reviens à mon propos, si des fondeurs voire même des des faiseurs d'or était sincère et s'intéressaiit à la nature des métaux, à la nature de la vie, à l'expression de la vie dans la nature, et bien il est tout à fait possible que ces personnes aient découvert ce qu'on appelle les mystères de l'alchimie, les mystères de la de la pierre transmutatoire, de parce que euh ils sont cohérents avec un modèle, intègre dans leur façon de travailler, ils travaillent et sont dans un dans cet état d'esprit de recherche, d'ouverture et comme je le disais que leur laboratoire devient un temple. C'est ça.

Aujourd'hui, si on fait la même chose aujourd'hui, nous prenons la pensée d'aujourd'hui matérialiste, scientiste, si on pense de la comme ont pensé les les astronomes du du 16e, 17e siècle, les Kepler, Galilée, Newton, ils ont pensé la physique et la mécanique classique. Et à un moment donné, en faisant des calculs, ils sont dit "Il y a une planète au-delà de Neptune." Enfin pas eux mais d'autres hein. Il y a des planètes. Ouais. Et par le ce système de pensée, on ne le savait pas mais on savait que ça allait exister et on l'a trouvé quelque chose qu'on ne connaissait pas parce que le mode de représentation de l'univers a permis d'ouvrir une voie dans cet univers. Aujourd'hui, la la représentation de l'univers des anciens, elle est fermée. Donc quelqu'un qui a un pensé occidental, enfin occidental matérialiste classique qu'on a de de l'homme du 21e siècle, il est très difficile pour lui de de de d'aller sur une voie alchimique telle que décrite par les anciens qui étaient dans un autre monde. D'une certaine façon, il faudrait il faudrait presque que des gens d'aujourd'hui, enfin des gens des chercheurs d'aujourd'hui s'incèrent et il y en a et bien vont ces chemins de l'alchimie avec leur connaissance d'aujourd'hui, leur état d'esprit d'autrefois et ils réalisent la pierre. Ouais, c'est ça. Ils réalisent la pierre. H Oui. Et il y en a il y en a. Ils sont pas forcément sur Facebook ou sur internet et mais il y en a. Mais ils sont dans leur laboratoire. Ils sont ils sont dans leur laboratoire. Oui, pas tant que ça. Ils sont ils ont une vie normale aussi. Oui. Ouais, il y en a je parce que tu nous parleras enfin tu c'est c'est indissociable le chemin intérieur et le et et et ce qui se fait dans la matière. C'est c'est tout c'est pour ça que oui, prenons ce le le chemin intérieur.

Alors euh un petit mot euh la la philosoph l'alchimiste l'alchimie est soutendue par une vision du monde dont dont on a déjà parlé dans d'autres conférences. Oui. Donc je vais pas je vais pas m'apesantir là-dessus, mais disons quelques éléments que les personnes qui voudraient qui qui s'intéressent vont rencontrer forcément. On parle souvent des quatre éléments et les éléments ce ne sont pas des substances pour les alchimistes. C'est des éléments. C'est l'eau, ce qui est fluide, c'est la terre ce qui est solide, c'est l'air, ce qui est intermédiaire et qui porte et c'est le feu. Le feu. Le feu. Ce sont des éléments. Mais il y a aussi des principes. Ces principes représentent un aspect plus dynamique. C'est une dynamique qui s'exprime, c'est ma façon de le dire, qui s'exprime dans les éléments, hein. Les principes sont le soufre h qui c'est le mercure principalement le souffre et le mercure. Et parfois on y a associé le sel parce que on veut expliquer que souffre et mercure à un moment donné il faut qu'ils tiennent ensemble et il s'exprime dans une forme et c'est et et on on souvent on associe cette forme au sel mais pas toujours. Et cette notion de principe soufre n'est pas associé à la à la matière, à la substance.

Alors justement, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Parce que quand tu dis principe soufre, principe mercure, bon moi j'ai les images par exemple d'un morceau de soufre et j'ai les images d'un du mercure qui qui se répand là par exemple des imaginons quand on casse un thermomètre. Autre fois, on avait des thermomètres à Mercure et on voit le Mercure qui se répand et donc est-ce que ça est-ce que ça parle de ça, c'est-à-dire d'un principe comme ça de dispersion tandis que le souffre lui parlerait d'un d'un principe de plutôt de cohésion. Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça veut dire le principe souffre ? Le le principe soufre, on pourrait dire que c'est dans dans cette pensée ancienne, on pourrait associer pour ne pas le définir parce qu'il est difficilement définissable. C'est un principe euh on pourrait dire on pourrait associer au souffre le côté masculin, le côté feu, le côté euh le côté impulsion, le côté dynamique, le côté caractère propre, le le côté intérieur, le côté et au mercure, on pourrait associer le côté féminin, le côté accueil, le côté germination, le côté obscur aussi. Donc, il faut les rencontres des deux. C'est-à-dire que Mercure accueillerait le principe Mercure accueille le principe souffre. Le principe souffre teinte le Mercure. Enfin, pour parler un petit peu. Ce qui fait que le Mercure va témoigner et manifester le soufre mais tout ceci doit encore être ensemble. et et souvent on rajoutait en fait cette notion de sel pour dire à quel moment ça devient visible et ensuite ça mais bien sûr ça utilise les éléments. C'est un peu compliqué et je enfin et j'ai peur de perdre du temps comme on a que 1 heure ou 1 heure et pour en parler mais c'était pour parler de soufre mercure et selle disons que le souffre donne un caractère particulier semble ou important de bien distinguer le principe de l'élément lui-même. C'est pour ça que de la substance, c'est pour ça que je l'élément et l'élément de la substance. Par exemple, le soufre est une substance qui est proche et et qui a les caractéristiques du du euh du principe soufre parce que le souffre s'enflamme, le souffre donne des couleurs, le souffre donne des odeurs, le souffre euh tu vois de même le mercure. Le mercure on le met dans les métaux, il dis les métaux, il c'est un métal liquide, il a l'aspect d'un métal mais c'est pas un métal. Enfin, ça à l'époque c'était pas considéré comme un métal. Euh donc le Mercure est euh est une substance proche qui a les qualités qui permet de parler du Mercure tel que l'entendent les philosophes. D'ailleurs, les alchimistes ne disent pas le souffre et le Mercure jamais. Ils disent "Notre souffre et notre Mercure." Ah oui. Et lorsqu'ils disent notre souffre, et ben il faut trouver ce que c'est. Ça veut dire c'est un esprit particulier qui se manifeste d'une façon particulière. Ah, lorsqu'il parle de leur Mercure, c'est leur Mercure, c'est-à-dire leur Mercure au sens de jeu de mot qui va qui va guérir, c'est-à-dire c'est leur mercure, c'est-à-dire une matière particulière qui va accueillir ce que ce que l'alchimiste essaie de capter, qu'on appelle parfois le souffre qu'on appelle parfois le souffre. Je reviendrai là-dessus euh lorsqu'on parlera d'aspect un peu plus technique sur le le mercure et le soufre. Euh euh ou continuons continuons euh ce que les alchimistes alors les alchimistes il ils parlent en général qu'il faut partir de la matière première. Il faut trouver la matière première. H souvent on passe 40 ans, 50 ans à la chercher. Certains la trouvent, d'autres la trouvent pas. Même l'ayant trouvé, encore faut-il savoir quoi faire. Et même si on sait quoi faire, comment le faire ? Et même comment le faire ? Dans quelles conditions le faire ? et la plupart des des des adeptes, des alchimistes ont écrit et si Dieu le veut, donc c'est pas une mince à faire. Mais ce qui ce qui est important, c'est notre Mercure, ce Mercure des sages, la matière première. Et bien lorsque les alchimistes parlent de cette matière sur laquelle il faut commencer à travailler, cette matière première euh n'est pas elle n'est pas telle dans le monde. Elle n'apparaît pas comme telle dans le monde. D'accord ? C'est-à-dire, il existe une matière ou des matières, diront certains alchimistes, qu'il faut travailler de façon à ce qu'elle capte l'esprit, le spiritus mondi et lorsqu'elles ont cap ou certains diront le soufre, mais lorsqu'elles ont capté l'esprit de vie, ces matières vont libérer quelque chose qui est la matière des sages sur laquelle eux vont travailler. Donc on on et si on fait la transpos alors on fera tout à l'heure la transposition mais je fais une analogie là. Ceux qui aiment faire la transposition entre les concept alchimique qui décrivent bien l'évolution et la transmutation de la psychée et les transformations ontologiques de l'être. Ce qui voudrait transposer l'évolution de la matière première sur une transformation une évolution de la personnalité ou une ou une transformation de de l'être. Et bien si on part de ce qu'on est au départ et bien on n'y arrivera pas puisque ce qu'on est au départ c'est la matière par laquelle on commence si on fait la transposition. Oui oui oui oui oui. Cette matière doit d'abord être pénétrée par un esprit de vie l'esprit vivant

Du spiritu qui va lui générer une matière qui sera la matière avec laquelle on va travailler. C'est, il y a une étape préalable, tu veux dire. C'est-à-dire que cette matière brute, elle, ce n'est pas celle qu'on va mettre dans la transformation. Il faut, il faut déjà une opération préalable. Ce n'est pas elle dans laquelle va se faire la transformation et d'où va résulter la transformation ? Parce qu'il y aura quand même des effets sur la matière. Euh, certains diront, c'est pour ça que certaines personnes ou certains mouvements disent que la transformation a lieu dans l'âme.

Lorsqu'on situe l'âme comme le mercure ou comme Hermès, c'est-à-dire entre l'invisible et le visible, entre l'esprit et le, entre l'esprit et le corps. Voilà. Oui. Mais, mais oublions ces analogies, mais on y reviendra parce que tes auditeurs souhaitent l'entendre. Et je voudrais aussi, euh, dire ce qu'on peut, ce qu'on peut transposer et ce qu'on ne peut pas transposer.

Oui, merci. Merci. Jusqu'où va l'analogie ? Oui, c'est ça. Oui.

Donc, ce qui est important surtout pour ceux qui font les transpositions et les amalgames, excuse-moi. Je t'en prie. C'est cette notion de materia prima. Et là, je fais une parenthèse pour le monde occidental, mais le monde occidental dans sa forme chrétienne, mais on peut, on peut pour ceux qui veulent la transposer autrement. Euh, judéo-chrétienne, pardon. Euh, certains alchimistes ont dit pour comprendre les opérations, pour comprendre les transformations dans la matière, pour comprendre comment la matière et la nature travaillent, et bien, il faut commencer dès le départ. Et donc, on prend le premier texte, c'est-à-dire le premier chapitre de la Genèse et éventuellement, on complète avec les premiers versets du prologue de Jean. Et je voudrais m'attarder 5 minutes là-dessus. Pour, euh, pour donner une piste de réflexion à ceux qui seraient intéressés.

Alors, faut que je prenne mes notes pour pas raconter d'anneries, mais je le connais presque par cœur, mais il faut quand même que je prenne mes notes. Alors, où c'est ? Je me souviens que tu as commencé à lire la Bible très jeune et que tu n'as jamais lâché le livre. Donc. Ah non, non, j'ai jamais, j'ai jamais lâché ça. Alors, je vais préparer mes notes pour, pour être sûr de pas l'oublier, tu vois. Et ben voilà, craque. Ben, tu vas pouvoir te faire confiance et le dire par cœur. Non, non, je vais le dire par, je vais le dire par cœur. [Rires] C'était page 1. C'était page 1. Elle a disparu. Mais c'est, c'est la, c'est la petite, elle est par terre, excuse-moi. C'est la petite farce de la muse alchimie. Oui, exactement. Mais de toute façon, tes auditeurs qui sont intéressés connaissent par cœur et, et puis j'aurais pu aussi.

Alors, je vais juste énumérer, hein, ce n'est pas pour faire du catéchisme, mais énumérons ensemble. D'abord la Genèse et ensuite le prologue de Jean et ensuite, on, ensuite, on refera des amalgames. Mais pour savoir quel est, quels sont les amalgames, enfin les parallèles, je dis amalgames quand c'est péjoratif, mais les parallèles qui eux sont corrects pour autant qu'on ne fasse pas la conclusion. Le mot amalgame me semble-t-il contient le Mercure. Il me semble que justement le Mercure rentre dans l'amalgame. Si on, on est dans la, dans la définition pure du mot amalgame, ça parle du Mercure. Oui. Oui. Oui. En plus, il y a, il y a plusieurs voies d'alchimie et il y a une, une voie qui, une, une voie qui est bien connue qui s'appelle la voie des amalgames où effectivement, on utilise des acétates, des du mercure et des choses comme ça.

Alors, donc, revenons à la Genèse que tout le monde connaît par cœur, mais, mais je vais le citer. Alors, je, je vais chaque fois arrêter, ça va être pénible, mais j'arrête à chaque fois. Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. D'accord ? Donc, on a déjà trois choses : Dieu, le ciel et la terre. Premier verset. Deuxième verset : la terre était vide et informe. Les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Donc, on avait Dieu, le ciel, la terre. H, ensuite, on a sous-entendu des ténèbres et l'abîme. Oui. On ne sait pas ce que c'est, mais en tout cas, c'est des ténèbres et l'abîme. Et de l'autre côté, on a le souffle de Dieu qui est donc l'esprit qui était au-dessus des eaux. Et ensuite, au chapitre 3, comme c'était assez fumeux, assez, assez obscur, Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut. Et ensuite, il continue et il sépare les eaux d'en haut, les eaux d'en bas. Enfin, je ne vais pas réciter tout le, tout, tout le, tout le premier chapitre. Et ce qui est intéressant, on a donc Dieu, le ciel et la terre, trois choses. Et ensuite, on a, qui vont jusqu'à sept, on a les ténèbres, l'abîme, le souffle, c'est-à-dire l'esprit de Dieu et les eaux. Ouais. Et ensuite, on a seulement après la manifestation de la lumière et avec la lumière apparaît le jour, la nuit, puis ensuite, il sépare les eaux d'en haut, les eaux d'en bas et tout le processus de création continue. Et beaucoup d'alchimistes méditent cette chose-là.

Et je voudrais rajouter ici maintenant le commencement du prologue de Jean pour dire une notion. Alors, je ne lis pas l'hébreu malheureusement ni le grec, mais en lisant, euh, le prologue de Jean, le prologue de Jean, au commencement, alors oui, il y a une chose implicite dans la Genèse, hein, au commencement, Dieu crée le ciel et la terre. On ne sait pas comment il le crée. On ne sait pas, il n'a pas donné son secret. Non, mais après, on sait. Après, on sait. Après, la terre était vide et informe et les ténèbres étaient au-dessus de l'eau et et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Tout ça, on ne sait pas. Par contre, chapitre 3, Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut. Donc, on sait que les processus de création qui commencent avec la lumière, le pouvoir de création, c'est la parole divine. Dieu dit et la lumière est. Ouais. Alors que dans le premier chapitre, on ne sait pas. Dieu crée et la terre. Si on cherche et qu'on lit le prologue de Jean, au commencement, ah oui, donc c'est ce que je voulais dire. Donc, il y a quelque chose en plus, c'est la parole. Ouais. Le verbe, euh, qui n'est pas, qui n'est pas cité dans la Genèse explicitement. C'est ça. On parle du souffle. Le souffle, la lumière, mais pas. Ouais. On ne parle pas du, on, euh, mais pourtant, il se manifeste puisque Dieu dit que, mais on ne parle pas explicitement vraiment dans ces versets-là du verbe. Alors que dans l'Évangile, c'est-à-dire donc dans le Nouveau Testament, les, le prologue de Jean commence par : "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu." Hm hm. Et c'est encore plus intéressant en latin parce que "Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu", on a l'impression qu'il y a deux entités qui sont l'une à côté de l'autre. Oui. Mais en latin, le latin commence : "In principio erat Verbum". Oui. Dans, dans le commencement, dans le principe de départ, il y avait le Verbe et il y avait Dieu. Hm hm. Donc, ce n'est pas comme s'il y avait deux choses séparées. C'est une chose, c'est le principe de départ. Hm. Donc, ce pouvoir qui va créer et, et, et puis, était, était Dieu et le Verbe était Dieu et Dieu était le Verbe et, et ça commence. Donc, euh, mais écoutons ce passage pour aller dans la phase suivante. C'est-à-dire que l'esprit, le souffle de Dieu était au-dessus des eaux. Oui. Et un peu plus tard, Dieu sépare les eaux et il y a les eaux d'en haut, les eaux d'en bas. Donc, ces, ces aspects sont sont importants lorsqu'on veut, lorsque, alors moi, je ne peux pas en parler plus que ça parce qu'il faudrait être au laboratoire, regarder ce qui se passe dans le creuset. Souvent le creuset, il est dans un four, donc on ne voit pas forcément ce qui se passe, ou alors travailler au ballon et regarder ce qui se passe dans le ballon. Mais, je pense que c'est très important de méditer ces aspects-là, de voir comment ils se, se transposent dans la nature, puisque ce que fait l'alchimiste, ce que fait l'alchimiste, il crée les conditions dans lesquelles la nature poursuit son œuvre de création. Mais ce qui permet à la nature de poursuivre son œuvre de création, c'est le pouvoir, c'est l'esprit de Dieu. L'esprit qui plane au-dessus des eaux, c'est Dieu qui dit. Donc, cet esprit de vie, c'est, euh, ce que les alchimistes avec d'autres noms vont essayer de capter, de corporéifier et de capter dans la matière. Donc, souvent, on dit aussi de l'alchimiste, c'est quelqu'un qui corporéifie l'esprit et qui spiritualise la matière. La matière au sens de "solve et coagula". Hm hm.

Euh, je, je fais juste une, une petite, une petite insistance parce que je vois qu'il y a des questions dans le chat et je les regarde, je les mets de côté et je te les soumettrai tout à l'heure après que tu auras fini ton exposé parce qu'il y aura peut-être des réponses qui viendront au fur et à mesure que tu vas dire les choses. Mais je, je dis aux auditeurs, je, je suis attentive à vos questions en même temps que j'écoute religieusement Jean-Claude. Très bien. Le mot est employé à dessein. Oui.

Alors, un petit mot également pour ceux qui, qui sont intéressés par cette vision chrétienne de l'alchimie, et qui est peut-être plus que chrétienne, qui est judéo-chrétienne d'ailleurs. Euh, euh, d'où vient cette, cette assimilation que certains ont fait entre la pierre philosophale et Jésus-Christ ? Et aussi des, certains opératifs et un ami que je salue qui m'a, qui m'éclaire beaucoup sur ces sujets-là, et puis, et puis tous les autres aussi d'ailleurs. Euh, si la première manifestation de Dieu est le Verbe, et si sa première, dans le Nouveau Testament, et si dans l'Ancien Testament, la première manifestation, c'est le souffle de Dieu, donc l'esprit qui plane au-dessus des eaux, et bien, si qui ont, si l'alchimiste veut participer ou permettre à la création qui est en cours de continuer, et bien, il faut qu'il comprenne ou qu'il s'associe ou qu'ils sont en syntonisation avec ces éléments qui les intègrent dans ces opérations et qu'il les voit lorsqu'elles se produisent, hein. Quelqu'un, quelqu'un est un expert, quelqu'un est performant, quelqu'un est bon lorsqu'il sait reconnaître la chose. Quelqu'un est compétent lorsque, il voit la compétence se manifester et lorsqu'il sait la reconnaître. Un abruti, il reconnaîtra pas un beau geste alors qu'un artiste va reconnaître ce qui est beau. Enfin, excuse le, excuse le résumé.

Est-ce qu'on, est-ce qu'on peut dire, est-ce qu'on peut dire de façon très grossière, je vais le dire, est-ce qu'on peut dire que finalement l'alchimiste, il apprend à être Dieu en se coltinant à la matière ? Il apprend à, à entrer dans la logique ou dans l'intelligence divine en se confrontant à la matière. Euh, certains le disent, euh, je ne pense pas qu'il y arrivera, euh, et beaucoup de personnes le traitent d'arrogant. Euh, par contre, ce qui est intéressant et là, c'est un peu comme parallèle, c'est de comprendre le dessein de Dieu. C'est de comprendre comment il se manifeste dans la, dans la nature. De comprendre comment la nature, la nature naturante dont parlent les alchimistes, comment cette nature naturante qui, dans son obscurité, dans ses ténèbres, dans son intérieur, manifeste la vie, ou du moins à défaut de manifester la vie, en fait, et le limon et la matière dans laquelle la vie se manifeste. C'est plus juste ainsi, parce que dans, dans la vision de l'alchimiste, on a cet esprit vivifiant qui, qui, qui, qui va à la fois pénétrer la matière, mais pénétrant la matière, réveiller ce qui est de la même origine qu'elle, de l'intérieur. C'est ça. Donc, il y a, il y a du ciel et de la terre. Et, et ce feu par, souvent on parle de ce feu, et bien certains alchimistes ou certaines représentations représentent le feu comme étant l'élément le plus, le plus léger. C'est-à-dire, il y a la terre, l'eau, l'air et le feu. Mais dans certaines gravures, dans certaines gravures, on voit le feu dans le ciel, mais on voit le feu au cœur de la terre. Et oui. Et oui. C'est-à-dire que l'esprit vivifiant, pour reprendre ce terme, cet esprit vivifiant, il est au cœur de toute chose. Il est au cœur de toute chose. Et c'est cet esprit vivifiant qui va, en, qui va d'une certaine façon venir, venir féconder la matière première et va commencer à la transformer. Et c'est de ça dont tu parlais tout à l'heure, cette nécessité d'aller, euh, intégrer l'esprit de vie dans la matière pour avoir cette matière première. Oui. Oui. Oui.

Alors, euh, je me souviens d'une phrase d'un enseignement spirituel qui disait la chose suivante, que transformer une âme vivante en esprit vivifiant. Je crois même que c'est dans la Bible. Je crois même que c'est dans la Bible. Je crois que c'est dans la Bible, dans la Genèse. Adam était d'abord une âme vivante et avec l'esprit, il est devenu un, il est devenu un esprit vivifiant. H. Et là, dans cette âme vivante et dans cet esprit vivifiant, on trouve dans l'âme vivante la matière première, le Mercure des Sages, le Mercure animé, et dans l'esprit vivifiant, on trouve la Pierre Philosophale ou ce ce Soufre solaire qui est le germe de la Pierre Philosophale, qui elle-même sera le germe de la perfection, de la transmutation des métaux pour pousser les métaux à la perfection qu'on considère être l'or. Merci parce que je crois que ça, ça éclaire beaucoup sur ce que tu as nommé les principes Mercure et principes Soufre tout à l'heure, parce que ce détour là, enfin ce détour qui n'est pas un détour, mais qui est vraiment le chemin qui, je crois, permet de de sentir et, et de comprendre les deux, d'ailleurs, le principe Soufre et le principe Mercure. Oui.

Alors, je voudrais aussi parler de, de, de trois éléments, enfin pas trois éléments, trois phases, trois opérations dont, dont tes auditeurs vont sûrement tomber dessus. C'est lorsqu'on parle de la, la nigredo, l'albedo et, euh, rubedo. En fait, souvent traduit par noir, blanc, rouge et, et blanc et rouge. Alors, l'œuvre au noir, l'œuvre, l'œuvre au noir ou la phase au noir, c'est, c'est quelque chose d'important dans l'alchimie. Les alchimistes considèrent, considèrent, et surtout ceux qui travaillent, c'est que une fois qu'ils ont obtenu leur matière première, leur matière première, et bien, leur, ou leur prima materia. Certains font la distinction : prima materia, materia prima. Je ne suis pas assez latiniste pour voir la différence. Ah oui, oui, parce que l'une est la matière avec laquelle on commence le travail et l'autre est la matière avec laquelle elle va se faire réellement. Et oui, d'accord. Ça y est. Celle qui a été vivifiée. D'accord. Voilà. Voilà. Et, et Quancelier, et Cancelier disait en reprenant un, un, un texte ancien : "Ce qu'il s'agit de séparer de la substance, c'est l'aspect le plus pur." Il ne disait pas le pur. Il ne disait pas le pur, il disait le plus pur. Et ce plus pur, on le retrouve dans la couleur de la Pierre Philosophale. C'est le pourpre, le plus que pur, hein. C'est le pourpre, souvent la couleur qu'on donne à la Pierre Philosophale. Donc, ce n'est pas le pur de la substance, mais c'est le plus que pur. H, d'accord pour, c'est toujours cette distinction que les alchimistes font entre notre Mercure, notre Soufre et cetera et cetera. D'ailleurs, lorsqu'ils disent "leur Mercure", c'est assurément pas du Mercure. On peut à peu près en être sûr. Heureusement. Heureusement d'ailleurs, parce que c'est assez toxique pour l'être. Et lorsqu'ils parlent de "leur Soufre", c'est encore moins le Soufre. Encore moins. Encore le Mercure, il peut entrer dans les opérations. Mais le Soufre, alors là.

Alors, euh, qu'est-ce que je disais ? Tiens, Mari, Mariel a trouvé la, la citation là. C'est pourquoi il est écrit : "Le premier homme, Adam, devint une âme vivante, le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant." Parfait. Merci. Merci à Mariel. C'était magnifique. Oui. Oui. Et, et donc, on voit cette différence. C'est donc, c'est donc pas dans l'homme, mais l'homme est le support. L'homme est le support. Si on voulait, si on voulait vraiment faire l'analogie Soufre, Sel, Mercure, et bien, on dirait que cet esprit vivifiant, cet aspect Soufre, l'âme vivante et l'aspect Mercure. Et cet homme qui est le limon de la phase qui va permettre le suivant serait le Sel. Mais ce Sel se transforme, hein. Le Sel n'a pas la même nature au fur et à mesure de l'œuvre. Même que le Mercure. Oui.

Alors, lorsque, lorsque les alchimistes ont trouvé leur Mercure, le Mercure des Sages, et qu'ils témoignent de des opérations, ils disent que ça passe par une œuvre au noir, et en fait, cette matière, alors qu'on pourrait s'imaginer par analogie ou par réflexion de l'homme occidental du 17e, 18e, 20e siècle, que, qu'on a trouvé quelque chose de pur et de plus pur, que ce soit blanc. Mais en fait, non, c'est noir. D'abord, c'est noir. Alors, où est-ce qu'on retrouve cette noirceur dans les processus de création ? Et ben, toute chose germe dans le noir. Dans le noir. Dans l', ouais. Non, sous la terre. Germe sous terre ou dans le ventre ou dans le silence et l'obscurité de, de la pensée et cetera. Euh, donc, cette matière au départ, cette matière, pas au départ, cette matière première, lorsqu'elle commence à se transformer, ce Mercure, il passe par une œuvre au noir. Ensuite, ce noir, je l'avais dit autrefois, mais je ne l'ai pas pratiqué, donc je ne peux pas le dire, mais j'utiliserai cette allégorie. C'est-à-dire que petit à petit, cette noirceur, c'est comme si cette noirceur était extraite de la matière. Alors qu'on pense avancer et qu'on se dit, on va obtenir du blanc, en fait, ça devient de plus en plus noir et à un moment donné, ce noir disparaît. Alors, je ne sais pas si ça passe par du gris ou si le noir disparaît. Il faudrait que je sois opératif, mais je ne pratique pas cette alchimie à ce point-là. Mais certains le font et, et donc, et à un moment donné, et bien, on a cette, on a une matière blanche et donc, c'est la phase au blanc dont parlent les alchimistes. Hm hm hm hm. Et, euh, et ensuite, cette phase au blanc, on continue. En général, les textes ou ceux qui commentent les textes disent : "On recommence les opérations qui sont assez similaires sur cette matière à nouveau, qui est donc à nouveau devenue une matière sur laquelle il travaille, qu'ils vont peut-être à nouveau appeler matière première, qu'ils vont peut-être à nouveau appeler Mercure, qu'ils vont peut-être à nouveau appeler..." Chaque alchimiste ayant son, son propre langage, jusqu'à l'apparition de la pierre au rouge. Et cette pierre au rouge est donc le, la Pierre Philosophale qui elle-même doit encore maturer. Ce n'est pas sa première manifestation qui sera transmutatoire et encore moins, et encore moins qui sera, euh, lampe, lampe perpétuelle, hein, comme on voit, petite lampe rouge qui, qui brûle, et encore moins remède universel. C'est, et c'est comme dans la nature. Ce n'est pas parce que le petit oiseau naît, enfin, l'oiseau, c'est le mauvais exemple, mais ce n'est pas parce qu'un petit animal naît qu'il est, qu'il est tout de suite adulte. Ce n'est pas parce qu'un, un être humain naît qu'il a tout de suite sa pensée d'adulte, ses capacités d'adulte et cetera. Il y a à nouveau, comme dans les plantes, comme dans la métamorphose des plantes, une plante n'a pas des fruits. Elle a d'abord une tige, des racines, des feuilles, des fleurs, des odeurs, des machins, des, et à la fin, euh, donc, cette pierre également, elle naît comme une pierre enfant et ensuite comme une pierre. Et, et certains textes disent que cette, cette matière, il faut la remettre dans le ventre de sa mère pour qu'elle continue. Donc, c'est ces différentes opérations où on, où on, où on remet l'élément dans sa mère. Dans sa mère, c'est-à-dire dans la matière dans laquelle elle est issue, pour à nouveau la purifier, la renforcer et cetera.

Euh, euh, euh, les alchimistes parlent aussi, parlent aussi de, alors beaucoup de personnes parlent de la phase au noir parce qu'elle est facilement transposable en psychologie et en évolution. C'est-à-dire, si vous voulez vraiment vous transformer, et ben, ce n'est pas en s'améliorant qu'on se transforme. En vous améliorant, on a juste des convictions plus fortes de ce qu'on croyait. Et donc, il y a le risque d'avoir une inflation de l'ego ou d'avoir une cristallisation de l'être ou d'avoir une stérilité mentale. Enfin, ce n'est pas l'amélioration qui crée la transformation. Et, euh, la transformation, surtout pour ceux qui ont cherché à s'améliorer, et ce n'est pas un mal, hein, tout le monde essaie, tout le monde fait ça, hein. On part, ben oui, on part de ce qu'on a et on se dit, j'ai essayé de tirer le meilleur de ce que j'ai. C'est ça. Et lorsqu'on essaie de tirer le meilleur de ce qu'on a, on arrive à une limite. Et cette, et c'est à cette limite qu'il faut qu'arrive la transformation. Et à cette limite tombent les anciennes croyances et on peut tomber dans une déprime parce que tout à quoi on croyait, on n'y croit plus. Tout ce qu'on avait imaginé n'a plus de sens. Euh, et aussi parfois pour des cas plus psychologiques, mais je ne suis pas médecin, tout ce qu'on avait refoulé sur Jit. Et donc, on est dans une sorte de déprime qui n'est pas très grave, mais qui est surtout, je pense, lié à une perte de sens parce que le sens qu'on donnait au monde ancien et à soi-même dans le monde ancien, et bien, évolue. Et cette phase est une phase, donc, souvent, il y a cette analogie qui est faite dans une, dans une transformation de lettre avec cette phase au noir. Mais si on veut faire l'analogie complète, ce n'est pas sur la matière de base, c'est sur la materia prima qui est déjà fécondée par l'esprit de vie. Ouais, c'est ça. D'accord.

Donc, je donnerai un conseil, mais qui ne vaut que ce qu'il vaut, hein, c'est-à-dire, il vaut que pour moi. Et comme exemple, c'est-à-dire, lorsqu'on va chercher en soi, alors je ne sais pas dans quel niveau en soi, hein, dans le niveau corps, dans le niveau sang, dans le niveau des nerfs, dans le niveau de la conscience, dans le niveau de l'âme, si ça existe, dans le niveau mental, je ne sais pas, de regarder quelle partie de toute cette complexité que forme mon être est activée par l'esprit de Dieu, par l'esprit vivifiant. Ouais. Parce que la plus grande partie est activée par l'esprit de la nature. Ouis, je, je suis un produit de la nature, hein. He, les peuples anciens disent, c'est la, nous sommes les enfants de la terre. H. La, la terre utilise la terre utilise nos compagnes et nos mères, les femmes pour mettre au monde ses enfants, les enfants de la terre. Hm hm. Euh, mais donc, à nous de voir, euh, quelle partie en nous, et bien, témoigne de l'esprit de Dieu. Or, la qualité première, enfin, la qualité première, une des manifestations premières de l'esprit de Dieu, c'est son pouvoir créateur. Ouais. Son pouvoir créateur qui passe par le verbe, qui n'est pas forcément la parole au sens bavardage, mais qui est le verbe. Quelque chose qu'on aime, que l'être intérieur aime et qui passe par la lumière. Et on en a déjà parlé, lumière qui vient illuminer la conscience et ouvrir le regard. H. C'est sur cette partie. Donc, en fait, sur l'absolu nouveau, l'absolu nouveau, hein. Lorsque les alchimistes font leur transmutation, ils parlent de leur or. Ils ne parlent pas de, ils ne parlent pas de l'or tel qu'on le trouve dans, dans les éléments de la terre. C'est un, c'est un autre par or. Ils ne parlent pas de l'or vulgaire. Sachant qu'il y a l'or qui est passé, l'or qui est passé par la métallurgie, qui est mort, qui est plus, c'est un métal jaune qui est mort, qui a, qui a la valeur de l'or. Il y a l'or naissant dans les mines. Donc, celui-ci était, était très intéressant. Les alchimistes, enfin, les, les anciens, ils cherchaient les germes des métaux. Donc, ils allaient dans les mines. Oui. Dans les mines, dans les mines d'or, ils pensaient qu'il y avait les germes de l'or. Mais dans les mines d'or, il y a souvent du mercure, de l'argent, de l'antimoine et quantité de choses. Et donc, c'est cette minière qu'ils considéraient être la mère des métaux. Mais cette mère des métaux, encore fallait-il en extraire le germe. C'est ça. D'accord.

Oui, mais je ne vais pas, je ne vais pas rentrer dans ces aspects de, de métallurgie, je ne les maîtrise pas, mais c'est, mais c'est facile à comprendre. Euh, euh, Jean-Claude, ça veut dire quand même que la composition atomique de l'or qu'on trouve dans la terre, de la roche qu'on trouve, du minéral qu'on trouve, et le, la composition chimique, atomique de l'or qui est, qui peut être le, celui de la Pierre Philosophale par exemple, ce n'est pas la même, ce n'est pas le même agencement des atomes. Euh, en principe, ça pourrait l'être. Euh, je ne sais pas. Bon, ce qui est surprenant, c'est que le Mercure est très proche de l'or et on pourrait aujourd'hui s'imaginer avec la connaissance de la physique quantique, les, ce qu'on appelle les transmutations à faible énergie. Parce qu'en fait, lorsqu'un noyau d'un, d'un quelconque atome change de nature, lorsqu'il libère un proton ou un neutron, et bien, c'est une réaction qui, qui dégage énormément d'énergie. Oui. Oui. Euh, alors, euh, dans un laboratoire, dans un creuset, si ceci a lieu, il faut qu'elle se fasse soit à faible énergie, ou que l'énergie, euh, dégagée pendant une fraction, une, une fraction de seconde qui est très grande, soit réabsorbée immédiatement. Ah, h, ce qui, ce qui n'est pas, ce qui n'est pas exclu en physique quantique. D'accord. Mais en général, on l'exclut parce qu'on ne sait pas trop quoi en faire. Mais on pourrait, alors, on appelle, il y a des études qui ont été faites sur les transmutations à faible énergie, c'est-à-dire des, des atomes qui se transforment en d'autres atomes et on constate qu'il n'y a pas ce dégagement d'énergie que donnent les calculs ou que donneraient les calculs. Mais en fait, on pourrait, on peut imaginer, et c'est intellectuellement correct de dire, si il y a ce dégagement pendant une fraction de seconde, mais il ne dépasse pas le noyau électronique, il est tout de suite réabsorbé. Hm hm. Mais je, je ne sais pas si ça tient, euh, si ça tient. Hm hm.

Euh, euh, et sinon, les personnes qui, qui font de l'alchimie au laboratoire, euh, ou les anciens alchimistes disent : "Si on a obtenu la Pierre Philosophale avec son pouvoir transmutatoire pour fabriquer de l'or, cet or, on ne peut rien en faire." Ah oui ? Alors, j'ai souvent, j'ai posé la question : pourquoi on ne peut rien en faire ? Ben, on m'a souvent répondu, et puis je crois qu'on le trouve aussi chez les anciens, euh, cet or, si on l'amène chez un fondeur qui est spécialiste, il voit tout de suite que ce n'est pas de l'or naturel. Ah ouais ? Déjà son degré de pureté. Déjà son degré de pureté est très élevé, ce qui est extrêmement rare. Oui, c'est ça. Ouais. Ouais. Ouais. Donc, donc déjà, il faudrait tricher et rajouter un peu d'argent, mais pour peu que ça soit de l'or alchimique, il contiendrait encore quelques germes de poussière de Pierre Philosophale. Donc, il serait, qui serait donc à nouveau transformé en or. Donc, et d'ailleurs, le but, le but n'est pas l'obtention de l'or. Le but, c'est l'obtention de la Pierre Philosophie. Pierre Philosophale. Ouais, c'est ça. Ouais. Et du remède et du remède universel. On a bien compris. Si, si, on, si on peut aller jusque là. Oui. Oui. Oui.

En tout cas, ça alimente la quête. À partir du moment où ça alimente la quête, ça alimente l'intuition. Alimentant l'intuition, ça alimente le regard sur le monde. Le regard sur le monde va transformer notre attitude, va transformer nos gestes, va transformer notre façon d'opérer, va transformer notre façon de lire les textes anciens. Et à ce propos, comme on parle d'alchimie et qu'il y a peut-être des personnes qui connaissent un peu l'alchimie, je parlais des trois phases, le noir, le blanc, le rouge avec la partie matière première. Il y a dans les textes qui sont relativement vulgarisés de nos jours, c'est le "Char Triomphal de l'Antimoine" de Basil Valentin, et qui décrit la, la fabrication de la Pierre de Feu. Et ce sont également des techniques que tout alchimiste normalement, et que je devrais faire également, devrait faire comme opération de base. C'est la, ce qu'on appelle la préparation d'un régule d'antimoine. Et Fulcanelli, Cancelier et Basil Valentin et d'autres décrivent ces opérations dans un langage très poétique, très, très mystérieux, et ils donnent une indication, c'est qu'à un moment donné, l'étoile doit apparaître sur le bain. Alors, beaucoup de textes ont été écrits là-dessus et ce travail mystérieux, pardon. C'est mystérieux ce que tu dis là. Oui, c'est mystérieux. Sauf pour ceux qui pratiquent. Et ceux qui pratiquent, il la voit, l'étoile. Oui, il la voit parce que lorsqu'on, lorsqu'on fait, lorsqu'on fait fondre de l'antimoine dans un creuset, qu'on y met les éléments nécessaires pour, pour séparer le soufre, et bien, on a une séparation et on a, euh, le, on a le sulfure, le sulfure qui était dans l'antimoine qui, qui s'associe au, au fer qu'on a injecté à un moment donné, et l'antimoine qui se cristallise, qui se solidifie au fond du creuset. Donc, on tape dessus et lorsqu'on démoule, on a comme un cône glacé avec en bas l'antimoine et au-dessus une couronne de chocolat qui est, euh, qui est sombre. Et on enlève, on enlève ce truc en donnant un coup et à la jointure entre l', l'antimoine et le sulfure qui, qui en a été extrait, lorsque ça s'ouvre, et bien, on voit que la cristallisation de l'antimoine a donné quand c'est bien fait, une forme d'étoile qu'on voit imprimer sur le truc. D'accord. Et dans le langage alchimique, ça, ça s'appelle le caput mortum. D'accord. H, oui, et, et, et là, sur demande d'un ami, et je le salue, euh, il est, il est, il est intéressant de parler de ce caput mortum.

Alors, donc, on, j'affiche juste une petite, j'affiche juste une petite phrase parce que ça, ça viendra, je pense, conclure ce que, ce que tu viens de nous dire sur l'or. "Si tu cherches à faire de l'or, tu n'en auras jamais. Si tu sais en faire, tu n'en as plus besoin." C'est exactement ça. C'est, c'est tout à fait l'état d'esprit de l'alchimiste. Oui, tout à fait. Je, c'est donc Alchimie Spirit qui nous nous écrit ça, le bien nommé. Donc, il n'y a aucun problème. Il connaît son affaire. Il connaît son affaire. Oui.

Alors, lorsqu'on parle du soleil et quand, alors, un petit clin d'œil à Alchimie Spirit et qui le sait parfaitement. Mais lorsqu'on cherche, lorsqu'on, lorsqu'on s'intéresse à l'or et qu'on commence à se connecter au soleil, qu'on commence à se connecter à l'esprit vivifiant, on commence à se connecter au cœur. Le soleil, l'or, c'est lié au cœur et cetera. Si on fait ça dans un esprit d'égoïsme, si on le fait sans avoir une, un minimum de transformation ou, ou d'élévation de conscience, et bien, ça éveille l'avidité. Et oui, ben oui, le, le soleil est seul dans l'univers, c'est le seul à briller. Si on reste sur le soleil, sur l'or et qu'on considère qu'on est le seul à briller, ce qui est vrai, mais dans son monde seulement, et bien, on oublie le, ce que permet le soleil. Le soleil se sacrifie pour illuminer toutes les autres planètes. Le soleil se sacrifie pour donner la vie à tout ce qui est dans le système actuel. Donc, donc si on cherche l'or au sens, je suis un soleil, sous-entendu, je suis l'ego, j'ai envie d'en avoir plus, et bien, on ne trouvera jamais les fruits du soleil parce que ce que cherche l'alchimiste, c'est les fruits du spiritus mundi et se dire : "Mais comment cet esprit, parce que ce qu'il cherche, c'est comprendre comment fonctionne la création et, et obtenir la Pierre Philosophale, obtenir la matière première, voir comment évolue son caput mortum, c'est être sur le chemin."

Alors, un mot sur le caput mortum. Le caput mortum. Donc, les, les textes disent qu'il faut le séparer et ensuite continuer les opérations et qu'il faut regarder les étoiles. Et, et je fais un autre clin d'œil, clin d'œil à un ami. Il y a un ou deux ans, j'étais, on a fait une conférence à, à Lyon et il avait fait présenter une très belle conférence sur les deux étoiles, qui est un texte qui est un thème qu'aborde Cancelier dans, dans la voie de l'antimoine, mais qu'aborde aussi Basil Valentin dans le Char Triomphal de l'Antimoine. Et donc, beaucoup de personnes, beaucoup de, de pratiquants, ils ont, ils ont raison quand ils commencent à faire leur premier régule d'antimoine ou leur deuxième, troisième, ils regardent s'il y a cette étoile qui apparaît sur le bain. Assez rapidement, elle apparaît lorsqu'on fait proprement les opérations. C'est des opérations de métallurgie de base assez, euh, mais l'important, c'est la deuxième étoile, que la première, elle est facile, et ce n'est pas en faisant un régule d'antimoine qu'on a, qu'on a la Pierre Philosophale. Et pourtant, pourtant, ce sont des techniques qui sont décrites dans les textes des adeptes, dans, dans certains, dans d'autres, il y a d'autres textes qui sont décrits. Et alors, on peut regarder s'il y a une étoile sur le, sur l', l'antimoine lorsqu'on démoule, lorsqu'on coupe, et bien, une étoile de l'autre côté. Et ben, cette étoile également, donc, on peut se dire, j'ai trouvé les deux étoiles, mais ce n'est pas encore l'étoile qui est la marque de l'œuvre au noir de la matière noire qui va devenir la matière blanche, blanche. D'accord. Ce n'est que le pendant, ce n'est que la projection de l'antimoine sur le, le caput. Donc, cette deuxième étoile, elle est mystérieuse. C'est comme si on en avait une troisième. La première, c'est la même. C'est la même étoile qui se manifeste à l'intersection entre le sulfure et l', l'antimoine. Et la deuxième est ailleurs. Et c'est la, c'est le, la clé de la deuxième étoile qui permet ensuite de continuer l'œuvre et qui est la clé qui dit aussi qu'on est sur le bon chemin.

Alors, euh, une clé de cette, pas une clé, je voudrais donner comme, je suis parisien, même si je suis en vacances maintenant, comme je suis parisien, que j'ai fait pas mal de visites alchimiques, on.

Visite parfois le l'hôtel de ville de Paris, et puis aussi Fulcanelli en parle, et puis d'autres personnes en parlent.

Le blason de Paris représente un bateau à fond plat avec des voiles gonflées, qui transporte un immense bloc de pierre qui est sous une bâche et puis bien encordé, comme dans un immense filet de pêcheur, ou bien attaché.

Et bien, Fulcanelli ou Cancelier et d'autres décrivent le symbolisme de ce tableau, de ce blason. D'une part, le fond, les bateaux à fond plat, c'était le Nil. Donc, c'est une allégorie à la terre noire, à la phase noire de l'œuvre. Les voiles gonflées, ça veut bien dire que c'est l'esprit qui fait avancer le travail, sous le vent, le souffle qui était au-dessus des eaux.

Sur le bateau, on imagine un immense bloc. On s'imagine être les blocs qui construisent la pyramide, hein. C'est-à-dire le temple, c'était une immense bloc qui construit le temple. Mais par analogie, par langage des oiseaux, le temple, c'est dans lequel, c'est là où se manifeste la lumière. C'est aussi là où va se manifester l'esprit de vie, le spiritus mundi.

Mais ce bloc, ça n'est rien d'autre qu'une pierre. Donc, en fait, c'est une allégorie également à la pierre cachée des sages. La pierre philosophale est parfois appelée la pierre cachée des sages, puisqu'elle est cachée sous une sorte de bâche, et bien attachée sous un filet de pêcheur ou équivalent, sous un gros cordage. Et on a là, on a là un très beau symbole que beaucoup d'alchimistes ou les personnes qui lisent des textes d'alchimistes sauront reconnaître et traduire.

Et on a, on a également des tableaux dans l'hôtel de ville que je n'ai pas vu, et qui ont beaucoup d'allusions alchimiques. Mais je reviens un instant. Il y a dernièrement, j'ai fait une visite et un commentaire des médaillons alchimiques de Notre-Dame.

Justement, quelqu'un parlait de Notre-Dame là, disait que les alchimistes aiment beaucoup se retrouver le dimanche matin devant Notre-Dame pour parler d'alchimie. Oui. Oui. Oui. C'est ce qu'on disait. Oui, pour parler d'alchimie. Pourquoi ? Parce que déjà le portique de, le portail de la Vierge, c'est un portail qui place l'homme au centre de l'univers. C'est-à-dire, il y a les, il y a, il y a, il y a l'ensemble des différents temps qui sont exprimés sur cette porte de la Vierge. Il y a le temps des saisons, il y a le temps des astres, il y a le temps de l'homme, il y a la Vierge qui porte l'enfant, et cetera.

Il y a de l'autre côté, le fameux portail des alchimistes, le portail Saint-Marcel, avec le fameux dragon, que Fulcanelli et d'autres expliquent clairement comment le soufre philosophique sort de la même matière que le mercure. On voit une sorte de petite princesse dans des langes, et de ce lange sort un, sort un dragon, et en fait, c'est une représentation du mercure, de la matière première, la matière pure. C'est comme un petit bébé, une princesse qui dort, et ce serpent qui sort, qui est le soufre, qui va continuer à transformer le mercure pour le transformer en Mercure des sages, qui va le vivifier.

Et donc ce serpent qui va dans la crosse de Saint-Marcel, et Marcel, d'un point de vue de langage des oiseaux, on retrouve la mer et le sel. Ah oui ! Oui. Et on voit Marcel. Donc, ces deux, rien que ces deux portails sont déjà très allégoriques.

En plus, sur le portail Saint-Marcel, qu'on appelle le portail Sainte-Anne, il y a toute l'allégorie de l'enfance de Marie et de la vie de Sainte-Anne. Et ensuite, dans le portail central, avec vraiment l'apocalypse, et surtout les médaillons à hauteur d'homme, les médaillons alchimiques, auxquels on a voulu attribuer des vertus, auxquelles on attribue quantité de choses. Mais il y en a un sur lequel on est plus ou moins tous d'accord, c'est le premier médaillon, le plus à l'extérieur des embrasures, qui est à gauche. Enfin, il y en a plein sur lesquels on est d'accord, mais celui-là, celui-là, c'est celui qui représente le corbeau, le début de l'œuvre.

Donc, il y a un médaillon, on voit en dessous, on voit une sorte de cheval fougueux, un homme qui essaie de le retenir ou d'en tomber, et cetera. Et on pourrait dire que c'est l'esprit de vie dans sa partie la plus forte, non encore maîtrisée. On peut le voir autrement, mais c'est l'explication générale de l'esprit de vie. Et au-dessus du médaillon, il y a le principe qui correspond, et on voit un corbeau. Le corbeau, dans la langue des oiseaux, c'est le beau corps. Hm. C'est ça. Donc, en fait, cet esprit de vie va donner un beau corps. Hm. Donc, on a un clin d'œil que les alchimistes avaient mis pour dire "Voilà, c'est comme ça, c'est là que commence la manifestation de l'esprit de vie."

Si on le transpose dans la matière, c'est la phase au noir. Et ce qui est très intéressant, c'est qu'en fait, on ne voit plus les couleurs, puisqu'elles ont disparu. C'est juste taillé dans la pierre. Et ben oui. Oui. Et Fulcanelli et d'autres ont dit que c'est le corbeau, c'est-à-dire, c'est l'œuvre noire. Et tout à l'heure, on disait, c'est le moment où on sépare le caput mortum, la tête morte. Hm hm hm hm.

Mais chacun de ces médaillons, comme la plupart des sculptures qui sont dans les portails, ont les sont préservés dans les rosaces. Ah oui ! Et lorsqu'on regarde la partie de la rosace qui correspond à ce médaillon, on voit non pas un corbeau, mais une colombe, donc un oiseau blanc. D'accord. Et et et ça, c'est un magnifique clin d'œil. On peut l'interpréter autrement, mais moi, je l'interprète comme un magnifique clin d'œil. C'est que la phase nigredo, qui commence dans la matière, donc dans la pierre, qui donne l'œuvre au noir dans la matière première, sur laquelle, qui est le germe de la, dans laquelle est le germe de la pierre philosophale, en fait, lorsque la lumière aura fait son travail, ouais, et bien, il sera blanc. Ouais, c'est ça. Il sera blanc. Dans le vitrail, il est blanc, et sur la pierre, il est considéré comme noir. Donc, c'est cette pierre, c'est cette œuvre noire, qui est donc la matière première, qui va continuer, peut devenir l'œuvre au blanc, qui aura déjà des pouvoirs, mais qu'il faudra encore continuer pour faire l'œuvre au rouge.

Euh, euh, euh, faisons une petite parenthèse sur les analogies. Oui. Donc, on avait dit, si on considère ça, pour ceux qui sont intéressés et qui veulent transposer, la métamorphose de l'être, n'est pas de l'alchimie, mais c'est la transformation ontologique de l'être. Mais les symboles de l'alchimie, comme Jung l'a bien compris, peuvent être adoptés, parce que ça décrit bien ce qui se passe. Et peut-être qu'il y a une similitude, on sait pas. Mais les alchimistes qui travaillent au labo disent qu'il y en a pas. Je dirai tout à l'heure quand même ce qu'il y a.

Donc, si on fait l'analogie, et bien, c'est cette matière noire qui paraît noire, mais dont la noirceur est extraite, et qui en fait est blanche. Et c'est cet aspect blanc qui va ensuite accueillir, par le soufre, devenir la matière rouge, et va devenir pierre transmutatoire. C'est-à-dire, cette pierre, lorsqu'elle sera intégrée de la façon adéquate dans le métal en fusion, va transformer, va le transformer, et c'est la pierre de transmutation. La poudre de projection, l'appelle parfois. On envoie cette poudre de projection sur le métal en fusion, en faisant gaffe que ça explose pas. Il y a tout un processus, et puis c'est la pierre transmutatoire. Ce n'est pas la blanche qui crée l'or, c'est la rouge qui crée l'or. Et encore, pas la rouge naissante, mais la rouge mûre, on pourrait dire.

H, peut-être que qu'on a pas, alors j'avais dit, le titre, c'est une science oubliée. Oui. C'est une science oubliée. Pourquoi ? Parce que si, oublié, parce qu'on a plus du tout le même représentation de l'univers. On n'a plus du tout cette notion judéo-chrétienne de la création, que Dieu se manifeste dans la création, que la nature naturante des alchimistes continue à produire, et qu'en fait, l'alchimiste ne fait que mettre la nature dans les conditions pour que l'esprit vivifiant, que la nature continue les opérations. Ça n'est pas l'alchimiste qui fabrique la pierre philosophale. C'est l'alchimiste qu'il obtient dans son laboratoire, en mettant en œuvre les bonnes conditions, dans le bon moment, avec les bonnes matières, de façon à ce que le spiritus mundi, que l'esprit créateur, continue sa manifestation de maturation des métaux jusqu'à la corruptibilité qui est l'or.

Oui, je, juste que tu répètes, parce que ça me semble effectivement essentiel. Ce n'est pas l'alchimiste qui obtient la pierre philosophale, mais la pierre parvient au travers de l'alchimiste, si je comprends bien, au travers des opérations que l'alchimiste met en œuvre. Oui. Oui. Oui. Attention au verbe. Ça n'est pas l'alchimiste qui fabrique la pierre philosophale. D'accord. C'est l'alchimiste qui l'obtient. Mais c'est la nature qui œuvre. D'accord. C'est ça. C'est la nature qui œuvre. C'est la nature qui œuvre grâce à lui, grâce à lui qui crée les conditions dans lesquelles la nature naturante va continuer son processus de création, et notamment son processus de transformation. Hein, comme le disent certains alchimistes, la matière première ne se trouve pas comme telle dans la nature. H, mais on trouve une matière avec les opérations qui va donner la matière première dans laquelle la création continue. Enfin, je dis la création continue dans un langage alchimique, la pierre philosophale, dans laquelle est le germe de la pierre philosophale. Le germe de la pierre philosophale se trouve dans la matière noire, dans l'œuvre noire. Oui. Oui. OK. Qui deviendra blanche, et qui deviendra rouge, et qui continuera.

Euh, euh, attends, je prends mes lunettes, parce qu'on approche de l'heure. Oh là là, on a dépassé largement le. Mais c'est, je sais, Jean-Claude, je te rappelle que c'est toi qui met des limites, hein. Moi, en ce qui me concerne, j'aime bien les excès. Donc, tu peux y aller. Je pense que j'avais pas de vocation à être alchimiste. Je ne suis pas assez patiente, sage. Oui. Oui. J'aimerais faire un clin d'œil aussi. Euh, alors, attends, d'abord, je vais boire, sinon je vais je vais avoir. Mais buvons, buvons à ce qu'on appelle. Un petit clin d'œil aux alchimistes de FLIR. Enfin, ce sera pas en Normandie. En Normandie. Oui, oui, bien sûr. Et mais il y avait tout un groupe d'alchimistes là, Gros Parnis, je sais plus comment s'appelait les deux autres. Et sans doute un auditeur va trouver. Il y avait une phrase qui venait de chez eux, je crois, chez eux, mais qui a été reprise par d'autres alchimistes, parce qu'il y a des mots clés comme ça. Un vase, non, une matière, un vase, un feu. Ah oui, il faut rien rajouter d'autre. Si on rajoute quelque chose d'autre, ça n'est pas la pierre philosophale. Il faut une matière, un vase, un feu. Feu. Et on peut se poser la question, est-ce que cette, donc on a compris, hein, cette matière, c'est pas la matière telle telle qu'elle est, c'est la matière des sages, hein. C'est le mercure des sages. Il faut le mercure des sages, il faut le vase, mais on s'imagine bien que c'est le vase des sages. C'est ni le, c'est ni le creuset, ni le ballon. Il faut le vase dans lequel la matière va engendrer la pierre philosophale. Et il faut un feu. Pas forcément un feu extérieur, un feu intérieur, mais il faut quel feu ? Donc, c'est le feu des sages, hein. Donc, le feu intérieur, dans un vase adéquat, matière première. Un vase, une matière, un feu. Et cette phrase est très, très belle aussi. Et on peut aussi la transposer dans l'évolution ou la description des transformations de l'âme. Oui. Bah oui, bien sûr. H, toute l'évolution. Hmm hmm. Ou et un ami m'a dit dernièrement, enfin, je lui ai posé la question et je lui ai dit "Mais si, euh, si en première approche, on considère que la matière, c'est le Mercure, quel que soit ce que ce Mercure, hein, parce que c'est pas forcément du Mercure, mais supposons dans le langage, on veut dire, si cette matière est le Mercure, est-ce que ce Mercure ne pourrait pas être également le vase ?" Oui. Et oui. Alors, voilà, après, d'où, d'où pars-tu, en fait ? C'est ça. H, d'accord. Et je fais ce clin d'œil, il est, il est, il est important, parce que si le vase et la matière sont la même chose, animés par des principes différents, si on le transpose à une transformation de l'être, ça veut dire qu'on ne fait pas de distinction entre le corps et l'âme. Ben oui. Hm hm. Et si on ne fait pas de distinction entre le corps et l'âme, on rentre dans des conversations et des débats qu'on ne pourra pas finir ce soir, parce qu'on rentre dans des notions d'immortalité de l'âme, de mortalité du corps, d'immortalité du corps, de mortalité de l'âme, et on rentre exactement dans la transposition. Et on pourrait utiliser le langage des alchimistes lorsqu'ils disent notre mercure, notre soufre, notre matière, notre feu.

Mais combien on est, on est exactement entre la fête du 6 août qui célèbre la transfiguration et la fête du 15 août qui célèbre l'Assomption de Marie. On est en plein dans le sujet là, tu vois. C'est, si on veut regarder ça, on est en plein dedans. C'est, c'est, on est en plein dedans. Et je voudrais faire, j'en profite pour faire deux allusions rapides. Une pour la transfiguration, et l'autre pour l'Assomption de Marie. Euh, euh, Marie représente, pourrait représenter, enfin, représente, si on veut faire l'analogie, on va dire, représente la matière, la prima materia, la matière dans laquelle va apparaître la pierre philosophale, hein. D'où, le, d'où l'allusion qu'on fait parfois entre le Christ et la pierre philosophale quand on fait cette analogie. Donc, Marie représente la, représente la matière première. Oui. Mais ce qui est intéressant avec Marie, et notamment avec l'Assomption de Marie, c'est que cette matière n'est pas de ce monde. Exact. Puisqu'elle est, elle est, puisqu'elle est montée intacte au ciel. Exactement. Donc, le corps de Marie est un corps spirituel. Mais c'est ça qui est passionnant dans l'Assomption. C'est franchement passionnant, cette, dans l'Assomption, c'est extraordinaire. Et il s'est passé quelque chose dans l'Assomption qui préfigure ce qui se passe dans la transfiguration, ou qui est de la même nature. C'est qu'au moment de, de l'Assomption, pour, avant le décollage, hein, pour parler modèle, avant le décollage, tous les apôtres sont apparus autour d'elle. Ouais. Et ils l'ont vu monter. Pour la voir monter, il fallait qu'ils aient un organe de perception de cette nature. Absolument. Donc, ils avaient quelque chose en eux qui était de la même nature. Ouais. On les appelait les apôtres dans l'Évangile. Les alchimistes les appellent les adeptes. Les adeptes, c'est ceux qui ont vu la pierre. Les adeptes, c'est ceux qui ont obtenu la pierre, qui en connaissent les effets.

Et pour la transfiguration, quelque chose qui est intéressant, c'est que la transfiguration, dans l'Évangile, Jésus emmène deux de ses disciples sur une montagne. Trois, je crois. Jacques, Pierre, Jean. Jean ? Ouais. Jacques, Pierre, Jean. Il me semblait deux, mais peut-être trois. Enfin, il en emmène. Non, non, je, je sais plus. On va attendre un, on va attendre un internaute qui va regarder, Mariel, Mariel, c'est notre exégète sur l'Évangile. Donc, Jésus emmène deux de ses apôtres sur la montagne. Et qu'est-ce qui se passe ? À un moment donné, je fais la transposition, pierre philosophale, c'est-à-dire les caractéristiques du, de Jésus à ce moment-là se communiquent aux apôtres, et les apôtres voient. Ouais. Donc, tu vois, c'est-à-dire que les apôtres acquièrent une qualité qu'ils n'auraient pas s'ils n'étaient pas en présence de Jésus. Absolument. Et si on fait la transposition avec la pierre philosophale, et notamment pour la pierre transmutatoire, la poudre de projection, les métaux sur lesquels on projette la poudre de projection n'auraient pas les qualités s'ils n'étaient pas en présence de la pierre philosophale, qui leur transmet son caractère d'incorruptibilité qu'on appelle l'or. Hm.

Après pour les deux allusions, comme tu fais allusion à la transfiguration et à l'Assomption, on est plein, on est en plein dans le milieu, et on est un jour 13 en plus, où on pourrait, on pourrait. Parce qu'on est, on est plus jour 13 effectivement. Ouais, on est le 13 aujourd'hui, tu vois. Oui. Oui. Oui. Ce qui sort de ce qui sort du. Alors, du coup, j'ai pas, laisse-moi regarder mes notes. On a dépassé l'horaire. Je, je suis connu. Jean-Claude, j'adore quand tu dépasses l'horaire. Non, ben, je vais, je vais terminer, je vais terminer quand même. Sauf si tu as une question, une ou deux questions au nom de tous là, ben, j'ai pas lu les commentaires, je suis. Et ben, j'en ai noté, j'ai noté 20 remarques. Qu'est-ce que je pourrais prendre dans tout, dans tout ce que j'ai vu là ? Tiens, Marie-No qui nous demande, que fait un alchimiste en plus de ce travail intérieur ?

Alors, d'abord, je voudrais, merci pour la, pour la. Alors, d'abord, l'alchimiste ne fait pas principalement un travail intérieur, il fait un travail extérieur. Il fait un travail extérieur et de laboratoire. D'accord. Et intérieur. Peut-être un élément important. Si la manifestation de l'esprit, si la manifestation de Dieu sur terre, si la révélation des mystères de la création sont donnés par Jésus, et bien le Christ représente la manifestation, le germe de l'esprit de vie, des mystères de la création. H, lorsqu'on transpose en alchimie ou d'un point de vue purement symbolique, le Christ est représenté par une croix. Oui. Et les personnes qui font différentes opérations d'alchimie, que ce soit de la spagirie ou de l'alchimie ou autres, et bien, et puis les textes, certains textes insistent sur ça, c'est-à-dire la manifestation du Spiritus Mundi dans la materia prima a un signe particulier, et ils disent que ce signe particulier, c'est l'apparition de la croix. Que ce soit la croix sur des cristaux qui apparaissent et qui cristallisent de façon cubique et carrée, que ce soit la croix qui apparaît dans une forme particulière de la fameuse étoile, que ce soit la croix qui apparaît parce qu'il y a du ciel et de la terre, que ce soit la croix qui apparaît parce qu'il y a l'intérieur et l'extérieur qui commence à travailler.

Alors, pourquoi est-ce qu'on pense beaucoup que l'alchimiste fait un travail intérieur ? Je pense qu'il y a quelque chose qui vient de Paracelse. Paracelse fulminait contre les mauvais médecins qui ne faisaient que répéter des choses qu'ils avaient dans des livres poussiéreux. Et il avait dit la chose suivante, on dit ça de lui : "Nul ne devient alchimiste s'il ne s'est pas transformé lui-même." Oui. Et donc, on pense que l'alchimiste doit se transformer lui-même de la même façon que la matière se transforme. Mais en fait, dans l'esprit de Paracelse, lorsqu'il dit "nul ne devient alchimiste s'il ne se transforme lui-même", c'est qu'il décrit le chemin qu'il a fait lui, comme médecin. Lui, il est devenu médecin, il s'est transformé lui-même. Il a brûlé les livres des anciens. Donc, si on transpose ce que disait le conseil de Paracelse, qui était à l'origine pour les médecins, ça veut dire "nul ne devient alchimiste s'il n'oublie pas tout ce qu'il a lu." Ouais, c'est ça. Et qu'il vit l'alchimie, c'est-à-dire qu'il se met au travail.

Alors, il ne va pas oublier tout ce qu'il a lu. Paracelse non plus n'a jamais oublié tout ce qu'il a lu, mais surtout, il a rendu vivant. Il ne prenait que ce qu'il avait éprouvé et vérifié, compris, vu par lui-même. Et donc, effectivement, l'alchimiste fait un travail principalement opératif d'observation. Et s'il fait cette observation, et bien, je pense qu'à un moment donné, pour autant qu'il ne cherche pas à comprendre, mais simplement à observer, à pratiquer, à suivre les anciens, à méditer, à prier, n'importe quoi, il rentre dans ce monde intermédiaire qui est peut-être par d'autres décrit comme le monde imaginal, entre les deux, où l'esprit, l'esprit vivifiant est en train de chercher une façon particulière de se manifester. Et donc, effectivement, l'alchimiste doit accueillir ça, mais ce n'est pas au sens où il doit se transformer lui-même, au sens judéo-chrétien, il doit devenir pur, parfait, sans péché, et cetera.

Donc, si l'alchimiste doit se transformer en lui-même et comprend la technique de la purification des métaux, c'est-à-dire, il doit, on pourrait dire que, que le processus qui est à l'œuvre dans la matière, bah, qu'il puisse comprendre que ce processus est également agissant en lui. Ouais, c'est ça. H, et et certaines, alors certaines personnes, et je l'ai prouvé moi-même, lorsqu'on travaille sur des métaux, lorsqu'on travaille sur des plantes, ou lorsqu'on fait des opérations alchimiques, qu'on les fait, et bien, il se dégage un esprit de cette opération et avec l'esprit de cette opération, une atmosphère. Et cette atmosphère, bien sûr, on la respire, on est en, on s'en imprègne. On s'en imprègne, on l'a fait avec notre conscience. Les résultats obtenus font changer notre conscience, et cetera. Donc, il y a des effets. Il y a des effets, qu'ils soient subliminaux, qu'ils soient réels, et cetera, il y a des effets. Mais de là à dire qu'il faut nécessairement que l'alchimiste se transforme pour réussir la transformation, peut-être. Mais j'ai des personnes qui me disent non, et d'autres qui me disent oui. Moi, je pense la chose suivante, c'est qu'en pratiquant l'alchimie, on se transforme nécessairement. Mais de la même façon, je dirais, s'il y a transformation, ce n'est pas parce que je me transforme que je réussis à obtenir la pierre. C'est parce que l'esprit de vie, le spiritus mundi, qui est en train de travailler à la transformation et à la préparation, à la manifestation de la pierre philosophale, agit comme le phénomène de la transfiguration et éveille des consciences. Et la muse alchimie est en train d'éclairer ma conscience.

Est-ce qu'il n'y a pas dans l'histoire des alchimistes, parce qu'on a entendu parler de ça notamment avec Jacques Cœur, je crois, avec certains autres, est-ce qu'il n'y a pas des risques finalement de chercher un peu du pouvoir avec justement la pierre philosophale, avec le remède universel, et puis cette jouissance d'être un maître de la matière, tu vois, et justement de s'identifier à Dieu, et que finalement ça devienne aussi une recherche matérielle, matérialiste ? Est-ce qu'il n'y a pas des dérives possibles ?

Ce risque, ce risque, il est omniprésent. Et ces dérives, il y en a eu. Il y a de nombreux, de nombreux rois, sans doute des pharaons, des empereurs, qui ont kidnappé des alchimistes, qui ont soudoyé des prêtres égyptiens pour qu'ils fabriquent de l'or. C'est connu. Si vous allez à Prague, vous avez encore la rue des alchimistes, où l'empereur logeait les alchimistes, et ils avaient pour obligation de fabriquer et de travailler à la pierre philosophale. H h h oui oui. Non, non, bien sûr, le pouvoir de l'or, si c'est l'or vulgaire, et bien, c'est l'avidité. Et oui, c'est ça, c'est l'inflation de l'ego. Et puis, ce qu'on peut voir avec la matière, ça peut être aussi des pouvoirs psychiques qui sont acquis aussi, parce que comme il y a souvent cette analogie entre les deux. Donc, il y a une espèce de. Oui. Non, non, non, la pierre, la pierre philosophale ne donne pas ces pouvoirs. Par contre, c'est le chemin entrepris, et les, c'est les chemins entrepris qui développent ça. C'est-à-dire, si vraiment on veut le pouvoir, on finit par l'avoir. Mais vous n'aurez pas la pierre philosophale. La pierre philosophale, ce n'est pas soi-même, c'est la nature qui travaille. Nous, on met en œuvre. Enfin, nous, les alchimistes mettent en œuvre. Mais le risque est là. Le risque est absolument là. Regardez ce qui s'est passé, comme clin d'œil, lors de la ruée vers l'or. Ah oui, oui. On avait, on avait trouvé de l'or dans les collines de Dakota, ou dans les collines de, je sais plus où, aux États-Unis. La ruée, et là, les gens étaient fous. Ils étaient fous. Ah oui ! Ah ouais ! Ah ouais ! Et puis, le très beau film, enfin, le film, mais aussi la pièce de théâtre, magnifiquement interprétée par Louis de Funès dans L'Avare. Et oui, non, non, l'or, l'or, ben, l'or a été associé aux anciens prêtres, l'or est associé à la couronne, l'or est associé aux rois, l'or est associé à tout ça. Et comme l'esprit, comme les êtres humains n'ont pas de désir propre, et on en parlera peut-être un jour lors d'une émission, les êtres humains n'ont pas de désir propre, leur désir, il est calé simplement sur une copie du désir des autres. Et Ah oui, on va parler de la rivalité mimétique. On a déjà évoqué l'œuvre des renards. Absolument. Ah oui, on fera une soirée là-dessus un jour. Mais le quelqu'un qui cherche le pouvoir va regarder autour de lui qui a le pouvoir. Il va trouver le roi, il va trouver l'or autour du roi, il va trouver, et cetera. Quelqu'un qui veut chercher la jeunesse, il va regarder les jeunes, il se dit "Où est l'élixir de jouvence ?" et cetera et cetera. La pierre philosophale ne donne pas ces pouvoirs, parce que c'est ceux qui ont des pouvoirs. Il existe, alors, oh là là, mais tu m'emmènes dans des terrains. Il existe des textes qui dénoncent les faux alchimistes. Ah oui, les, il existe des textes, je crois que c'est Robert Ambelain qui en a parlé, qui décrivent les faux alchimistes qui deviennent des vampires. Hm. Bah oui. Alors, ça peut, bah, des faux alchimistes qui deviennent des vampires, déjà, ils veulent embarquer du monde pour croire à leurs idées. Donc, ils s'alimentent de l'égrégore et de leurs croyances, de la dévotion. Mais ils deviennent des vampires parce qu'ils ont développé un tel pouvoir, qu'on pourrait appeler occulte ou de magie noire, qui fait que même après leur mort physique, quelque chose subsiste. Et oui. Et cette quelque chose subsiste, sont comme des, comme des larves ou comme des esprits qui ensuite vont se coller à des personnes qui ont la même nature qu'eux, qui vont se coller sur d'autres êtres avides, qui vont devenir de plus en plus avides. Et c'est, c'est décrit comme du vampirisme. Mais, mais je ne vais jamais sur ces terrains d'occultisme, de magie noire, de choses comme ça. Il y a des spécialistes, et ce n'est pas mon terrain.

Il y a encore une question que j'aimerais te poser, parce que je trouve qu'elle m'a interpellé. La pierre du Christ. Quand Jésus dit à Simon, "Tu es pierre, et sur cette pierre, je construirai mon église." Est-ce que ça peut se rapprocher de l'idée de la pierre, de la pierre philosophale ? Est-ce qu'il y a une relation avec l'élixir ?

Je ne sais pas. Je ne sais pas. Un collègue hébraïsant m'avait dit "C'est un jeu de mots". Donc, il faut le lire en hébreu. Ah, d'accord. Il faut le lire en hébreu. OK. Il faut le lire en hébreu. C'est un jeu de mots en hébreu. Je crois que Pierre et église, ou ou constru, enfin, c'est un jeu de mots hébreu. OK. Tout. Non, par contre, par contre, si on veut faire l'analogie entre la pierre et le Christ, c'est plutôt l'analogie avec cette anecdote des constructeurs des cathédrales. Ah oui ! Il y a des, il y a des histoires et des légendes dans les constructions des cathédrales où, en fait, pour faire tenir les voûtes, il faut la clé d'ogive, enfin, il faut la clé de l'ogive, et cette clé, la clé de voûte, et le Christ qui permet le, qui permet que ça tienne. Hm. C'est ça.

Et dans le chat, je le lis pas le chat, mais j'ai vu une, j'ai vu, attendez, je mets des lunettes. J'ai vu une question qui me demandait, est-ce que je prie ? Ah, j'ai pas vu ça. J'ai pas vu. Non, ça fait rien. Non, mais c'est une question qu'on peut se poser. Est-ce que je prie ? Euh, alors, il faut se poser la question. C'est quoi la prière ? Ah ouais, d'accord. Et à qui elle est adressée ? À qui l'adresser ? Donc, si je peux parler de ma forme de prière aujourd'hui, longtemps, j'en avais pas, parce que je considérais que la prière, c'était une demande. Oui. Et pour une vraie ou une fausse modestie, je voulais pas demander quelque chose qui relevait du sacré, pour une vraie ou une fausse sentiment de culpabilité ou d'impureté, enfin, ce truc qu'on nous a inculqué. Mais prier, prier, ça peut aussi dire, supposons qu'on travaille sur cette matière, sur cette matière première. Supposons que quelque chose de l'esprit, si on transpose le débat de ce soir à l'âme, si quelque chose dans mon être est en lien avec le souffle de Dieu, cette partie-là peut prier. Oui, mais mais cette partie, cette prière-là n'est pas une prière intellectuelle, ni une prière émotive. C'est une prière qui est de la nature du souffle. Donc, c'est l'écoute. Est-ce qu'on entend ? Est-ce que l'ange, il écrit que ceux qui ont des oreilles entendent ce que l'esprit dit à la communauté ? Donc, la prière, pour répondre à cette, j'allais dire jeune fille, mais j'ai pas lu le nom, mais elle a peut-être permis de son âge, tu sais pas si elle est jeune, cette auditrice, jeune en esprit, et c'est de développer l'écoute, l'écoute, développer l'écoute intérieure. Et en développant cette écoute intérieure, et bien, on entend un charabia continu qui sont les pensées, qui sont nos angoisses, qui sont nos questions sans réponse, qui sont les injonctions qu'on a reçu quand on était enfant par nos modèles, nos parents, nos instituteurs, nos guides, nos maîtres, et cetera. Et cette prière, elle devient de plus en plus silencieuse, comme la pierre. Elle devient de plus en plus silencieuse, comme la pierre, d'être à l'écoute, et que le ciel me l'accorde, j'espère pouvoir rentrer dans une forme de prière qui est cette prière silencieuse qu'avaient les anciens lorsqu'ils s'asseyaient dans une clairière, lorsqu'ils s'asseyaient près d'un chêne, lorsqu'ils s'asseyaient dans leur laboratoire, et qu'ils observaient les signes, et que ce signe correspondait à leur état du moment. Et si dans leur état du moment, leur quête est juste, une réponse juste est appropriée et est apportée. Hm hm. Euh, voilà, on est complètement en dehors du débat. Euh, non, non. Ah, non, pas du tout. Ben, non, pas du tout. On va pas, regarde, il y a aussi encore une question. C'est intarissable, hein. Existe-t-il un lien entre l'œuvre alchimique et la messe ?

Il existe un lien analogique, naturellement. Naturellement. Un lien analogique qui a été décrit dans certains textes et qui ont été repris par des auteurs modernes qui ont décrit l'âme, la signification alchimique de la messe. Et et merci à un ami qui peut-être écoutera l'émission ou qui a autre chose à faire, mais qui est un ami essentiel, qui connaît, qui a travaillé la métallurgie, la métallurgie des métaux précieux, et il m'a dit "Tu sais, la, lorsqu'on reprend les sacrements de la messe, et qu'on regarde le travail au creuset des métaux précieux, et bien, on retrouve les sacrements." Oui. Hein. On retrouve les sacrements avec l'huile, avec l'eau, avec décoller le caput mortum, avec la baffe qu'on donne à la confirmation, et cetera et cetera. Et donc, est-ce qu'il y a un lien entre l'œuvre alchimique et la messe ? Certains diront "Oui, il y a toute une mouvance, il y a toute une mouvance de personnes qui disent "On fait une voie philosophique, monacale, intérieure, et en même temps, on fait une voie extérieure de préparation de la pierre." Et si la préparation de la pierre est bonne, et que notre voie de développement est bonne, à un moment donné, on peut associer les deux. Hm. Et et c'est toute une école qui dit "À un moment donné, l'alchimiste absorbe la pierre." Mais je déconseille, je déconseille. Et l'absorption de la, la consommer, de la consommer dans la bouche. Consommer. Je te conseille vivement. Et parce que absorber une pierre, ça ne veut pas dire la manger. Ben voilà. Et donc, est-ce qu'il y a un lien ? Oui, au sens analogique, les symboles sont très proches. D'autant plus, d'autant plus que la transformation de l'eau en vin, la multiplication des pains. La multiplication des pains, on peut voir la poudre de projection. La transformation de l'eau en vin, on peut voir la poudre de projection. Le Jésus qui guérit, et bien, c'est le remède universel. Donc, pendant la messe, au moment de l'Eucharistie, selon les écoles, hein, donc les églises orientales disent qu'il y a consubstantiation. Oui. Consubstant, c'est-à-dire la substance du Christ est présente en même temps que la substance du pain. H, et dans les églises occidentales catholiques, il y a transsubstantiation. C'est-à-dire que la substance est vraiment devenue la substance du. Alors, d'un point de vue alchimique, on peut le comprendre. On peut le comprendre. L'aspect, la vision catholique de la transsubstantiation, parce que si effectivement, de la matière de l'hostie, dans lequel descend l'esprit du Christ, il y a transsubstantiation, mais pas transsubstantiation de l'hostie, transsubstantiation de la matière de la materia prima qui s'en est extraite par la descente de l'esprit de Dieu. Mais on peut aussi comprendre les églises orientales qui disent qu'il y a consubstantiation. On peut aussi les comprendre. C'est une autre vision. Je ne vais pas les départager parce que je considère.

De plus en plus, je considère de plus en plus, euh, que je n'ai pas la vérité. Ça, depuis longtemps, mais je considère de plus en plus que je ne la trouverai pas. Et je considère que d'autres ne l'ont sûrement pas trouvé non plus. Et s'il y en a, tant mieux pour eux.

Mais par contre, par contre, ce que je considère, et ça, c'est intéressant, c'est que décrire un système, suivre un système, avoir des croyances, avoir de l'espoir, mettre de l'espoir dans ces croyances, les mettre en explication, c'est une grande aide et c'est très pratique. Donc, ce n'est pas, ce n'est pas utile de savoir si les choses sont vraies. Par contre, c'est bien quand elles sont utiles, mais ça n'engage que moi.

Regarde, ça, c'est pour la petite blague, mais je trouve que c'est quand même intéressant, tellement l'enthousiasme des personnes qui t'écoutent est là. Et c'est Jean-Claude Pascal, président 2027. Je pense que tu n'as aucune, tu n'as sûrement aucune ambition là-dessus. Surtout pas. Et donc, il y avait aussi une question, mais je ne vais pas t'emmener sur ce terrain, parce que quand même, là, ça nous emmènerait très tard. C'est à propos de, euh, de l'évolution de l'église de Notre-Dame. Parce que comme tu as parlé de ta description des médaillons, et donc quelqu'un te demandait, te voulait savoir ton opinion sur, je vais quand même afficher la question, le changement des vitraux et cetera, les cérémonies.

Tu en as déjà un petit peu parlé. Oui, j'en ai parlé. J'ai été invité à plusieurs émissions sur ça, donc je ne vais pas aborder le sujet. Mais disons, disons pour résumer, on a essayé de défigurer, de dénaturer et de, et de faire un pied de nez à toute l'humanité et à toute la chrétienté avec ces symboles stupides, ses évêques en habit clown, avec cette orgue arrogante, avec non, c'était avec Macron, avec pardon, avec notre président et sa charmante épouse qui sont sur le parvis. Tout le monde, tout le monde est dans l'église, ils rentrent les derniers, comme dans le Seigneur des Anneaux, pour les lier tous.

Non, Notre-Dame garde sa puissance. Quel que soit ce qu'on aura voulu faire pour la dénaturer, Notre-Dame garde sa puissance, parce que l'esprit des constructeurs qui l'ont construit, l'esprit des compagnons qui ont travaillé à sa restauration, était animé par quelque chose qui est au-delà des considérations humaines. Donc, c'est déplorable. Inruptible. C'est incorruptible. C'est, c'est déplorable ce qu'on a essayé de faire, mais Notre-Dame est debout. À la cathédrale, à la, à la, à la, à la Renaissance, pardon, à la Révolution française, on a fait pire, hein. Oui, oui, oui. C'était, c'était un temple de la débauche. Elle est toujours debout. Elle est toujours debout. Elle restera debout.

C'est pas pour rien qu'il y a eu un incendie. Personne n'a le droit d'en parler. Secret d'État. Personne n'a le droit d'en parler. Mais il faudra qu'on m'explique comment des poutres de 1100 ans prennent feu et brûlent de cette manière-là. Ouais. Ou ouais, ouais. Oui.

Au niveau symbolique, c'est très beau. Au niveau symbolique, c'est très beau, parce qu'on a voulu détruire quelque chose qui est le cœur et l'âme de la France. De la France au sens du peuple libre, pas de la France chauvine des Français, du peuple libre et droit. Les Francs. Voilà.

Mais on va aller, on va aller trop loin. Si ça t'intéresse un jour, j'aimerais bien, si tu en as envie, qu'on fasse une émission sur les cathédrales, et que tu nous parles de tout ça, de cette, de toute la puissance qui peut y avoir dans ces bâtiments, dans ces constructions, dans le courant qui a donné lieu à la, à la présence des cathédrales sur la flotte. Je pourrais moins parler de la puissance, puisque je ne suis pas dans cette sensibilité des géobiologues qui connaissent les, et qui sentent les forces telluriques. Par contre, je peux parler des messages. Oui. Oui. Les symboles, les messages, et la puissance et l'universalité des messages.

On verra. Mais les personnes qui sont intéressées peuvent essayer de taper sur GPTV cathédrale, et ils trouveront l'une ou l'autre de mes interventions. J'ai fait cette intervention. C'est là où j'ai, c'est là où je t'ai connu en fait. C'est en écoutant ces émissions que j'ai été fascinée par ce que tu transmettais, et c'est comme ça que j'ai pris contact avec toi, grâce à Nicolas Stocker, qui nous a, qui a permis que nous fassions connaissance. Ouai. Donc, effectivement, j'encourage les gens à aller écouter ces émissions qui m'ont, moi, passionné totalement, et dans lesquelles j'ai appris beaucoup de choses. Je n'ai pas tout retenu, bien évidemment, mais j'ai tellement appris, et surtout, ça m'a permis de faire connaissance avec toi. Donc, c'était vraiment super.

Et bien, et bien, il est, on a presque 2 heures. Ben, je voudrais terminer en disant quand même un mot sur le titre. C'est une science oubliée, et on n'est pas prêt de la redécouvrir avec la pensée occidentale. Il faut se replonger dans une vision du monde différente. Ne pas négliger la perception du monde aujourd'hui, du monde quantique et autres. Parce que aujourd'hui, aujourd'hui, on parle de l'onde et de la particule. Pourquoi pas un jour ou l'autre, se, j'en ai parlé déjà, de faire cette allusion entre le soufre et le mercure, entre la corpor, entre la manifestation de l'esprit dans la particule, entre le Sol, qui est à nouveau la, la, l'onde, le Sol Ko est tout à fait transposable à l'onde et à la particule. Mais je ne vais pas aborder ça ce soir. On pourrait, on pourrait, mais c'est une science oubliée. Au 19e siècle et au début du 20e, on a voulu dire que c'était un art oublié. Mais c'est, c'est, je reprends les mots de de Cancelier et puis d'autres, c'est à la fois une science, et c'est à la fois un art. H. C'est l'intuition, l'émotion, la poésie, le tour de main, c'est le travail opératif, c'est la beauté du travail, c'est les effets secondaires de cette beauté sur la psyché et sur la vision du monde. C'est une science oubliée, et il ne faut pas prendre les alchimistes tous pour des charlatans. Même s'il y a beaucoup d'argent à faire, et beaucoup en font, tous ne sont pas des charlatans.

Est-ce que tu as quelques repères bibliographiques ou des noms particuliers ? Non, les classiques. Faut lire les classiques. Alors moi, j'aime bien Paracelse, mais si on veut vraiment pratiquer l'alchimie, ben faut lire Philalète, Fulcanelli. Pour ceux qui sont plus modernes, Coton Alvar, euh, des panier, le Cosmopolite. Ouais, déjà, ça fait beaucoup à lire. Ou alors des livres plus récents, ou alors des livres plus récents de Canceliers, de Rivière, voyez, de personnes qui ont interprété des textes. Mais je dirais comme Paracelse, lire, lire ceux, lire les textes des adeptes, ceux qui ont fabriqué la pierre. Silianu, Syani. Il y en a d'autres, j'en oublie, hein. Mais sinon, surtout le conseil, ne pas acheter de livres, ne pas acheter, parce qu'on peut se ruiner, il y en a des centaines. Mais aller sur PDF, les PDF gratuits, et télécharger les anciens livres des alchimistes, toute la collection, la collection Philosophica Hermetica, je crois, c'était une collection qui a édité une vingtaine de textes d'alchimie qui sont des bases. Le Cosmopolite, le Trésor des Trésors, l'Entrée ouverte au palais fermé du roi, la Lumière sortant par elle-même, par soi-même des ténèbres. Tous ces livres-là sont intéressants. Et Le Mystère des Cathédrales, et Les Demeures Philosophales. Et puis, peut-être éventuellement intéressant, moi ça m'a intéressé, Les Deux Lumières de Coton Alvar. Enfin, voilà, il y en a plein. Il y en a plein.

OK. Et quelqu'un demande : "Donnes-tu des cours ?" Je ne donne pas de cours, parce que je n'ai pas cette, je ne suis pas alchimiste, et je ne donne pas des cours d'alchimie. Je partage ce que je connais, j'échange sur des sujets sur lesquels j'ai l'habitude d'échanger avec des amis. Avec des amis, on se rencontre de temps en temps pour faire des petites opérations de base et pour expliquer tout ce qu'on a expliqué ce soir, mais je ne donne pas de cours. Et si j'en donnais, je ne les ferais pas rémunérer. Ce qui m'est donné, je le redonne. Ah, là-dessus, on va, nous sommes sur la même, on surfe sur la même vague. Jean-Claude, c'est, c'est une posture. C'est une posture. On peut en avoir d'autres, hein. On peut en avoir d'autres. Certains disent : "Écoute, il y a des alchimistes qui ont travaillé." Les alchimistes ont toujours transmis, et il y a une tradition qui fait croire que les alchimistes ont gardé leurs secrets. Non, ils ont toujours transmis, soit à un adepte, à un élève qu'ils jugeaient digne, soit transmis dans leurs livres en langage crypté, soit transmis dans ce qu'on pourrait appeler l'égrégore qui résume leurs connaissances, ou la muse alchimie. Les alchimistes ont toujours transmis. Ce n'est pas hermétique, certes, mais c'est voilé, c'est secret, mais c'est transmis.

Mais tu as une antenne YouTube discrète qui s'appelle Remora Hermetica, et sur laquelle on trouve de magnifiques rencontres que tu as faites avec des alchimistes justement. Moi, j'ai quand même écouté des choses. Tu as interrogé des alchimistes, et par ce biais-là, on peut savoir un petit peu plus sur cette science que tu remets en lumière aujourd'hui. Oui, c'est, c'est une chaîne qui ne vit pas, que j'aimerais bien remettre en route, effectivement, Marie-Odile. Je remercie tous les, toutes les personnes que j'ai pu inviter à l'époque. J'aimerais la remettre en route, mais il faut du matériel, il faut du temps, et puis il faut des personnes qui s'en occupent. Normalement, j'ai le temps, je suis à la retraite, mais je la remettrai en route dans un esprit différent. Et puis, il y a aussi d'anciens textes que je ne dirais plus aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est, c'est ma vision change tous les deux ou trois ans. Ouais. Elle évolue. Ce n'est pas qu'elle change, mais elle évolue. Oui.

H. Je n'ai peut-être pas assez parlé à tes auditeurs de ce qu'on appelle l'alchimie interne, l'alchimie du cœur, l'alchimie du couple. Tout ça, ce n'est pas de l'alchimie. Mais quelqu'un qui veut transformer son couple, quelqu'un qui veut transformer son cœur, quelqu'un qui veut s'ouvrir à l'esprit de vie, quelqu'un qui veut retrouver de l'enthousiasme et qui veut redonner sens à sa vie, peut méditer, peut travailler et utiliser les analogies comme l'a fait, et puis Maria von Franz, sur ce langage particulier qui parle à l'âme. H. Mais moi, je considère que ça n'est pas de l'alchimie. Ceux qui le vendent comme alchimie, ben ils font leur beurre. Certains ont l'honnêteté de dire que ce sont des symboles alchimiques qui sont transposés, mais l'alchimie, ça reste l'obtention et la recherche de la pierre philosophale.

Et on n'a pas parlé de la spagirie, donc l'équivalent du de l'alchimie mais pour le végétal. C'est pas tout à fait l'équivalent, mais c'est la transposition des principes alchimiques dans le règne végétal, et qui est juste aussi. Mais c'est plutôt pour faire des remèdes. Et les spagistes utilisent des principes similaires, ont la même vision du monde, le Sol Coagula. Et leur optique, surtout chez Paracelse, mais aussi tous ceux qui ont suivi Paracelse, c'est de se dire : est-ce que je peux capter l'esprit de vie dans un support, dans un élixir ? Est-ce que cet esprit de vie qui était dans la plante, je peux le garder, ou est-ce que je peux créer une mère qui capte l'esprit de vie ? Donc, ce sont les principes de la pensée alchimique appliqués au règne végétal.

Oui, on aura compris que le livre de Paulo Coelho qui s'appelle L'Alchimiste n'est pas forcément significatif de ce qu'est l'alchimie telle que tu la conçois et telle que tu nous en as parlé ce soir. On est bien d'accord. Non, sauf si on fait l'analogie de sa phrase ultime qu'il a tirée des Évangiles : "Là où est ton cœur, là est ton trésor." Voilà.

Merci Jean-Claude, c'était vraiment passionnant, et je remercie nos auditeurs qui ont tenu là pendant presque 2 heures. Bah oui, on est presque à 2 heures d'émission, et moi, je suis très contente parce que ça méritait ça. Et encore, j'ai la sensation qu'on est encore très loin d'avoir perçu vraiment l'essentiel de l'alchimie. On a une super approche, et je suis contente, et on pourra y revenir si tu le souhaites pour aborder un aspect particulier si tu en as envie. Merci à nos amis qui étaient là, et puis je peux donner rendez-vous pour une prochaine émission. Je pense qu'on va se retrouver disons, on va regarder nos calendriers, puis on va convenir de ça. Je fais confiance. Merci Marie-Odile, et au revoir aux auditeurs, et je leur souhaite une bonne quête, quel que soit leur trésor, quel que soit leur quête. Merci.

Je te propose de rester un tout petit peu en ligne pour qu'on discute de deux ou trois choses, et puis je lance le générique pour dire au revoir. Merci infiniment Jean-Claude, et merci à tous nos amis qui étaient là.

[Musique]

Ah. Ah.