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Nouveau 1er Ministre : Nekkaz propose un Gouvernement hybride de technocrates locaux et diaspora.

Rachid Nekkaz 40:46

Transcription

Salam, parce que il y a des surprises tous les jours. Et si j'ai décidé de faire cette vidéo aujourd'hui, c'est évidemment suite à la décision du président de la République, Cier Abd Majid Boun, de mettre fin aux fonctions du premier ministre actuel algérien, monsieur Nadir Harbai.

Vous savez que monsieur Nadir Harba est un très grand diplomate. Oui, je dis bien un très grand diplomate qui a fait toute sa carrière dans la diplomatie algérienne. C'est un fin connaisseur du monde arabe, un défenseur de la construction d'une fédération nord-africaine. C'est grâce à lui et notamment à son lobby auprès des capitales arabes, parce qu'il était pendant 7 ans ambassadeur d'Algérie en Égypte, qu'il a pu avoir le soutien des pays arabes afin que l'Algérie puisse être élue en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité pour les années 2024 et 2025. C'est un diplomate discret mais efficace. Il est vrai que depuis qu'il a été nommé donc chef du gouvernement algérien, avant cela, il avait, il était directeur de cabinet du président algérien, ce n'était pas vraiment son domaine, car son vrai domaine, c'est la diplomatie en toute discrétion et en toute efficacité, à contrario de l'actuel ministre des affaires étrangères qui, comme on peut l'observer depuis 23, ne fait qu'accumuler les échecs dans la politique étrangère algérienne, que ce soit au niveau du dossier du Sahara occidental où nous cumulons les échecs alors que la diplomatie marocaine cumule les succès, ou que ce soit au niveau du dossier de Gaza. Il y a plus de 60 000 morts, la famine à Gaza, et l'Algérie, en tout cas la diplomatie algérienne, ne peut rien faire sous la houlette de monsieur Ahmed Ataf, car comme je vous l'ai dit, il a été pendant 19 ans au chômage entre 2004 et 2023, et la diplomatie ne peut pas se permettre d'avoir des diplomates au chômage. Car quand on est au chômage, on ne connaît personne, on n'a pas de réseau d'influence, on n'a pas de lobbying, bref, on est désarmé.

Donc, je tiens à saluer la carrière exceptionnelle de l'ex-premier ministre algérien, monsieur Nadir Alarba, qui a fait vraiment un travail formidable dans la diplomatie algérienne, notamment lors de l'organisation du sommet arabe à Alger et lors du rassemblement des 14 factions palestiniennes à Alger en octobre 2022. Donc, ce travail diplomatique, il faut le mettre sur le compte du grand diplomate, monsieur Nadir Larbai. Donc, je tiens encore à saluer tout son travail, tout le travail qu'il a effectué.

Alors, je vous ai dit, l'Algérie, pays spécial quand même. Il y a quelques temps, dans toute la presse algérienne, on nous disait que tout va bien, que l'Algérie se développe, l'Algérie est en train de faire des pas de géants. Et tout d'un coup, depuis le drame national du bus d'Al Har, qui a causé la mort à 18 Algériens et 18 Algériennes, tout d'un coup, l'opinion publique algérienne, le gouvernement algérien se sont rendu compte que tout n'allait pas si bien en Algérie, à tel point que le président en personne a été obligé d'organiser, de réunir un conseil de ministres afin de décider de l'importation de 10 000 bus et de milliers de pneus. Vous savez, un pays qui n'a pas de bus et qui n'a pas de pneus, ce n'est pas un pays développé. Et cette terrible prise de conscience, qui était en contradiction avec toutes les déclarations officielles à l'UNTV, avec tous les rouages des médias algériens, a révélé non seulement la vision publique algérienne mais au monde entier qu'il y avait de graves séquelles dans le management politique algérien.

Alors, vous savez, je n'ai jamais parlé du premier ministre, jamais, car je le respecte pour son travail diplomatique, et ce n'est pas moi qui vais être content du fait qu'on a mis fin aux fonctions du premier ministre. Ce n'est pas lui qui aurait dû être limogé. Évidemment que ce n'est pas lui. Ce sont deux autres ministres d'État qui auraient dû être limogés. Monsieur Ahmed Ataf, qui a échoué lamentablement dans les missions que lui a confiées le président de la République, c'est-à-dire dans la défense de la diplomatie algérienne afin qu'elle puisse briller comme à la belle époque de Fali à l'ONU, en Asie, en Afrique, en Amérique, et dans la mission de protéger la communauté nationale à l'étranger, notamment en France où il y a 5 millions d'Algériens. Vous savez, il n'y a même pas la moitié des consuls aujourd'hui qui officient en France. Il n'y a plus d'ambassadeurs. Les Algériens de France sont humiliés, méprisés, pas considérés. Même le passeport algérien n'est pas respecté par les préfectures françaises. Donc, ce ministre a échoué, et quand on échoue, bah, il faut qu'on mette fin à ses fonctions. Donc, ce n'est pas monsieur Nadir Harbouwi qui aurait dû être limogé, c'est Mohammed Ataf. Mais j'ai bon espoir que ce soit le cas dans les prochains jours. Et en plus de Ataf, c'est le ministre de l'énergie, monsieur Mohammed Arqab, qui aurait dû être limogé. Pourquoi ? Car il n'a cessé de multiplier la signature de contrats avec des entreprises multinationales condamnées pour corruption, aussi bien en Algérie, en France ou aux États-Unis, comme la société française Total. Chaque année, depuis que monsieur Mohammed Arab est ministre de l'énergie, chaque année, il a donné, il a signé un contrat avec le président de Total, que vous voyez ici, Patrick Pouyané. Comment l'Algérie, qui a des principes comme le rappelle justement le président de la République, Cier Abd Majid Tboun, peut-elle tourner le dos à ses principes en signant chaque année un contrat, en faisant un cadeau à Total, mais pas que Total, mais aussi des entreprises condamnées pour corruption en Algérie et aux États-Unis, comme la Sinopec, condamnée pour corruption en Chine. L'ancien président de Sinopec a été condamné à mort en Chine, son directeur général a été condamné à 18 ans de prison, un autre à 15 ans de prison. Pourquoi ? Pour corruption. Et que fait monsieur Mohammed Arqam ? Il signe des contrats avec ces sociétés condamnées pour corruption dans le monde entier. Ce n'est pas monsieur Nadir Arba qui aurait dû être limogé, c'est surtout Mohamed Aqab avec monsieur Ahmed Ataf.

Alors, comme disait une grande spécialiste allemande de l'Algérie, je sais qu'en Algérie, on n'aime pas quand on cite des références françaises. Ben oui, on va dire populisme et démagogie oblige. Alors, j'ai décidé de vous présenter un livre d'une grande spécialiste allemande de l'Algérie qui s'appelle Isabelle Verenfels et qui en 2007 a publié un livre qui a été ensuite réédité à plusieurs reprises, qui s'appelle "Manager l'instabilité en Algérie", "Managing instability in Algeria", donc "Élites et changement politique depuis 1995". À vrai dire, Isabelle Vernfels, que j'ai eu l'occasion de rencontrer à de nombreuses reprises, donc à Berlin. Bah oui, je ne vais pas qu'à Paris, vous pouvez l'imaginer. C'était avant mes quatre incarcérations en Algérie et ma deuxième incarcération en France à partir d'octobre 2023. Donc, j'ai eu l'occasion de discuter avec elle, d'échanger sur l'Algérie. Donc, elle parle parfaitement l'arabe, aussi bien littéraire que dialectal. Et oui, les Allemands forment des spécialistes. Oui, ce n'est pas comme nous. Nous, on envoie des ambassadeurs dans des pays étrangers, ils ne connaissent même pas la langue de leur pays dans lequel ils ont été nommés. Mais c'est comme ça. L'Algérie n'est plus ce qu'elle était dans les années 60-70. Il faut s'adapter.

Donc voilà, dans cet ouvrage, Isabelle Verenfez raconte comment l'Algérie ne cesse de gérer une instabilité permanente. C'est ce qu'elle appelle le management de l'instabilité en Algérie. Regardez, l'Algérie navigue à vue. On n'a pas de vision ni à court terme, ni à moyen terme, ni à long terme. Obligé d'importer des bus. En 2025, quand le Mexique, qui était un pays sous-développé aussi, est devenu le 7e producteur de véhicules dans le monde, le 4e producteur de pièces détachées dans le monde, et nous, on est obligé d'importer. On n'est même pas capable de produire dans notre propre pays. Mais pourquoi on ne fait pas comme le Mexique ? Le Mexique a une vision court, moyen, long terme. L'Algérie, je vous l'ai dit hier, l'Algérie a 24 heures de vision. Ça ne dépasse pas 24 heures. C'est ce qu'on appelle l'instabilité. L'instabilité, nous sommes un pays instable. Nous avons un management politique totalement instable. Tous les jours, ça change. Tous les jours, ça change. On ne peut pas gérer le plus grand pays d'Afrique avec une philosophie de l'instabilité. Et Isabelle Verenfels, vous allez voir la table des matières, elle fait commencer cette instabilité à partir de 1962. Regardez, 1962. Alors, de 62 à 88, vous savez ce qui s'est passé en octobre 88. Première forte instabilité. Je ne parle pas du coup d'État de 65, je ne parle pas de 1975 avec la Marche verte qui a déstabilisé le management politique algérien. C'est la raison pour laquelle en 1976, c'est-à-dire un an après, il y a eu la Charte nationale, une nouvelle constitution, le président Boumediène élu pour la première fois à la présidence de la République. Bref, tout ça pour vous dire que l'Algérie ne cesse d'être gérée dans l'instabilité depuis 1962. Et c'est ce qu'explique la spécialiste allemande de l'Algérie, Isabelle Tereng. Pour information, cette personne a rencontré tous les principaux responsables politiques algériens, civils et militaires. Et oui, car elle travaille pour un institut qui dépend du Parlement allemand. Et les Allemands, vous connaissez leur professionnalisme et leur rigueur académique. Non seulement elle publie des livres, mais elle rencontre tous les principaux responsables politiques et militaires algériens, qu'ils fassent partie du gouvernement ou qu'ils fassent partie de l'opposition. Et c'est fort de ces multiples rencontres, expériences à la fois théorique et pratique, qu'elle a pu déterminer le paradigme du management politique algérien qui repose essentiellement sur le management de l'instabilité, et le changement de premier ministre auquel nous assistons aujourd'hui fait partie de ce management de l'instabilité.

Ce qui est intéressant dans le communiqué qui a été diffusé, c'est que le président de la République n'a pas changé de premier ministre, de chef de gouvernement. Il a mis fin aux fonctions de l'actuel chef de gouvernement et l'a remplacé par un premier ministre par intérim. Ça veut dire quoi par intérim ? Ça veut dire que lui-même n'est pas sûr de lui. Lui-même n'est pas sûr si ce nouveau premier ministre par intérim, qui est l'actuel ministre de l'industrie pharmaceutique, qui s'appelle monsieur Sifirb, il ne sait pas s'il va le maintenir durablement. Il ne sait pas s'il va le confirmer en tant que premier ministre. Donc voici monsieur Sifirb, l'actuel ministre de l'industrie pharmaceutique, âgé de 51 ans, qui avait succédé il n'y a pas très longtemps à l'ancien ministre de l'industrie pharmaceutique qui s'appelle monsieur Ali Aoun. Donc, on voit bien que même au niveau de la présidence de la République algérienne, il y a des doutes. En effet, on voit bien que la décision du président de la République vient à peine un mois après la terrible tragédie de Harrach. On voit bien que même le président de la République commence à douter des compétences des ministres qu'il a nommés aux plus hautes fonctions du gouvernement algérien.

C'est une bonne chose de prendre conscience que ça ne va pas, car c'est très facile de dire que tout va bien, l'Algérie va bien, l'Algérie n'a pas d'endettement, l'Algérie a une superbe diplomatie, l'Algérie a les meilleurs étudiants du monde, l'Algérie développe les transports, les rails, l'Algérie achète des avions, l'Algérie fait ci, fait ça. Quand vous voyez dans quel état de délabrement se trouve une partie des transports publics algériens, dans quel état de délabrement se trouvent les véhicules légers, lourds, semi-lourds au niveau des pneus, et que le président, comme je l'ai rappelé en début de vidéo, est obligé lui-même de décider de l'importation de 10 000 autobus et de milliers de pneus, alors que c'est le boulot, c'est le travail du ministre des transports. Je vous ai dit plusieurs fois, le président de la République ne peut pas tout faire. Le président de la République a 24 heures dans une journée, il a 8 heures pour dormir, 8 heures pour travailler, 8 heures pour se reposer. Il ne peut pas gérer 58 ministères, il ne peut pas gérer une trentaine de ministres, il ne peut pas gérer 150 ambassadeurs, il ne peut pas gérer je ne sais pas moi, 200 ou 300 consuls. Non, il ne peut pas gérer tout ça. Il ne peut pas gérer des walis. Normalement, un pays digne de ce nom, après 63 ans d'indépendance, doit avoir une superstructure avec des personnes compétentes, des femmes et des hommes compétents dans tous les domaines : le domaine administratif, économique, environnemental, médical, judiciaire, et cetera. Le président ne peut pas tout gérer. Et quand on a hérité de quatre mandats de gouvernance de Bouteflika, où la corruption était devenue une religion, où l'incompétence était devenue un dogme, et où la médiocrité était devenue une culture, évidemment que ce n'est pas facile en un claquement de doigts de rectifier toutes ces déviations, toutes ces turpitudes qui ont ensemble gangrené le management algérien pendant 20 ans. Donc oui, nous avons des problèmes, et je crois que cette prise de conscience des problèmes pourrait nous permettre de faire table rase de tout ce qui a été fait, car ce n'est pas avec des petites réformettes, avec des petits changements d'hommes qu'on va pouvoir améliorer la situation de l'Algérie.

Et pour ce qui me concerne, comme je me suis engagé à partir du 19 janvier 2025, c'est-à-dire concentrer l'essentiel de mes interventions sur la meilleure manière d'améliorer l'image de l'Algérie au niveau international, notamment en ce qui concerne sa diplomatie et la signature des contrats avec des multinationales étrangères. Ce n'est pas facile d'améliorer la situation. Donc oui, il faut tout changer, il faut vraiment changer en profondeur, et pour cela, il faut qu'il y ait des personnes compétentes, loyales et surtout patriotiques. Car voter une loi où nous cédons, nous allons céder 80 % de la souveraineté de l'Algérie à des entreprises internationales dans le secteur des mines, c'est irresponsable, c'est antipatriotique et c'est anti-souveraineté nationale. Ce n'est pas possible, et je demande au président de la République d'annuler cette loi par une simple ordonnance, comme feu Boumediène avait annulé la loi qui avait été votée sur les hydrocarbures en 2005. En 2006, il avait décidé par simple ordonnance d'annuler la loi, et la tragédie est venue nous rappeler : "Ne jouez pas avec la souveraineté nationale". Je considère que la tragédie d'Alhar est un rappel à l'ordre de la loi minière antinationale qui était votée le 8 juillet 2025. Oui, c'est un rappel à l'ordre spirituel. On ne joue pas avec la souveraineté nationale. C'est une ligne rouge. Et tous ceux et toutes celles qui ont cautionné cette loi devront prendre conscience que les chahids ne font pas partie du passé. Ils font partie de notre présent, ils feront partie de notre avenir. Jazir M1, et la tragédie de Harrach, c'est un signe envoyé par les chahids à la gouvernance actuelle pour leur dire qu'on ne joue pas. En tout cas, c'est mon ressenti, c'est mon analyse, et c'est ma foi qui fait que je m'exprime de cette façon.

Alors, la décision du président de la République de nommer par intérim premier ministre monsieur Sifier Reb est intéressante. Pourquoi ? Alors là, j'ai vu que dans la presse algérienne, notamment, c'est un article donc d'Algérie 360. Comment est présenté donc l'actuel ministre de l'industrie pharmaceutique ? Donc, âgé de 51 ans, monsieur Sifir Rib n'est pas un inconnu sur la scène économique et industrielle algérienne. Il est ingénieur de formation, al hamdoulillah, enfin des gens compétents, titulaire de diplômes en ingénierie industrielle et en économie industrielle. Donc, il connaît son domaine, l'industrie. Un peu comme le Mexique, qui a développé une vraie industrie. Encore une fois, je vous ai parlé de l'industrie automobile, et d'ailleurs, dans quelques jours, vous allez voir que je vais vous parler à nouveau d'industrie automobile. Monsieur Sifirib a occupé plusieurs postes stratégiques dans la gestion et la planification du secteur productif. Alors, vous savez, la planification, ce n'est plus notre tasse de thé. On n'arrive plus à rien planifier. Je vous ai dit ce que m'avait dit le 30 octobre 2014, à la brigade de recherche de Bab Djdid à Alger, le lieutenant-colonel brillant lieutenant-colonel, il m'avait dit : "En Algérie, ne compte pas sur une stratégie court, moyen, long terme. La stratégie algérienne, le management algérien, c'est 24 heures." Donc, là, ça fait plaisir de voir que le nouveau premier ministre par intérim a le sens de la gestion et de la planification. En tout cas, c'est comme ça qu'il est présenté. Avant d'intégrer le gouvernement, il a dirigé l'université industrielle relevant du ministère de l'industrie, où il s'est distingué par son plaidoyer. Écoutez-moi bien, il s'est distingué par son plaidoyer en faveur de la valorisation des compétences nationales et la relance de la production locale. Donc, c'est un homme qui va valoriser les femmes et les hommes qui ont des compétences afin de produire localement. Mais ce n'est pas en donnant 80 % aux entreprises étrangères qu'on va produire. Vous êtes au courant ? Regardez Tali, depuis 2007, Tali Algérie est dirigée à 100 % par deux familles turques. L'Algérie a 0 % du capital social de Tali à Betwa, dans la wilaya d'Oran. Et vous savez qu'en 2026, Tali Algérie va exporter 4 milliards de dollars d'acier. Et que va gagner l'Algérie ? 0 dollars, 0 euro, 0 dinar. En plus, Tali bénéficie de 8 années d'exonération fiscale, de taxes douanières, et cetera, et cetera. Donc, si c'est pour faire ça, ce n'est pas la peine. On parle du ministre, le l'actuel premier ministre par intérim parle bien de valorisation des compétences nationales et relance de la production locale, mais algérienne. Pas sous pavillon turc, français, italien, chinois. Non, ça, ce n'est pas intéressant. Ça, ça s'appelle un protectorat. Ça ne s'appelle pas une indépendance, n'est-ce pas ? Car si l'objectif de notre gouvernement est de passer sous protectorat des multinationales étrangères, je ne pense pas que c'était le vœu des héros de la révolution nationale du 1er novembre 1954. Ils s'étaient agi de défendre et de se battre et de se sacrifier pour l'indépendance algérienne totale, pas pour un protectorat sous pavillon des multinationales étrangères.

Je poursuis. En novembre 2024, le président Tebboune l'avait déjà choisi pour succéder à pardon, au poste de ministre de l'industrie de la production pharmaceutique. Mission dans laquelle il s'est attelé à encourager l'investissement, soutenir les petites et moyennes entreprises, donc c'est-à-dire algériennes, pas Total, ou Anadarko, ou la Sinopec. On parle bien de soutenir les petites et moyennes entreprises algériennes et améliorer le climat législatif pour attirer les capitaux étrangers. Oui. OK. Pour attirer les capitaux étrangers, mais pas pour leur donner 80 %. Maximum 49 %. La souveraineté nationale, c'est 51 %, ce n'est pas 20 %. Je poursuis. Connu pour sa vision axée sur le capital humain, le l'actuel premier ministre par intérim, monsieur Sifier, a toujours défendu l'idée que l'Algérie devait miser sur ses propres ressources. L'Algérie devait miser sur ses propres ressources, pas les ressources de Total, de Sinopec, entreprise condamnée pour corruption dans le monde entier. Et l'Algérie devait miser sur ses compétences. Oui, compétences algériennes, pas les compétences françaises, italiennes ou chinoises, n'est-ce pas ? Aussi bien locales, c'est-à-dire en Algérie, que celles issues de la diaspora. El hamdoulillah, diaspora, 7 millions d'Algériens à l'étranger, plus de 500 000 cadres. Qu'attend le gouvernement algérien pour faire appel à ces 500 000 cadres pour qu'ils puissent aider le gouvernement algérien à réussir dans tous les domaines : industriel, économique, financier, environnemental, médical, judiciaire, agricole, technique, technologique ? Qu'est-ce qu'attend l'Algérie pour faire ça ? Qu'attend l'Algérie pour constituer un gouvernement moitié algérien d'Algérie, moitié algérien de l'étranger ? Et c'est difficile à faire ça. Qu'est-ce qu'attend l'Algérie pour mettre en place un gouvernement hybride avec des compétences locales et de la diaspora ? C'est comme ça qu'on va pouvoir créer des synergies. C'est de cette façon que l'Algérie va pouvoir se développer. Ce n'est pas uniquement avec 100 % d'Algériens d'Algérie qu'on va réussir à développer l'Algérie. Ça serait... Regardez l'équipe de football d'Algérie. Il y en a combien de joueurs locaux ? Vous savez très bien que le niveau en Algérie est plus faible que le niveau à l'étranger. Vous le savez. Vous savez quand on se frotte aux meilleurs du monde entier, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Europe, ce n'est pas la même chose que de se frotter avec les meilleurs dans un pays. Mais c'est du B.A.-BA ce que je vous dis, non ? Sinon, pourquoi l'Algérie va attirer les entreprises étrangères ? Pourquoi on donne 80 % aux entreprises étrangères ? Ça veut dire que localement le niveau... Mais l'Algérie, elle préfère donner des contrats à Total, Sinopec au lieu d'encourager les Algériens de l'étranger qui travaillent brillamment dans les grandes multinationales ou grandes entreprises aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Angleterre ou en Australie. C'est quand même bizarre, non ? L'Algérie préfère les étrangers plutôt que les Algériens de l'étranger. Donc, soit on fait du bricolage, soit on fait quelque chose de professionnel. Donc, si l'actuel premier ministre par intérim va réellement mettre en musique ses déclarations, bah normalement, ben il constitue un gouvernement hybride, moitié algérien d'Algérie, moitié algérien de la diaspora. Mais des vrais technocrates... euh, non, ce n'est pas comme ça qu'on fait. On ne fait pas un gouvernement de copinage, on fait un gouvernement de compétences technocratique. Si on veut vraiment développer l'Algérie, c'est comme ça qu'on doit faire, parce que le copinage, le clientélisme, ça ne va, ça va aboutir à quoi ? À d'autres tragédies comme celle de Harrach, mais dans d'autres domaines, dans le domaine par exemple médical, B, dans le domaine agricole avec, je ne sais pas, B, une épidémie comme à l'époque, c'était quoi, 2018-2019, il y avait du choléra en Algérie, on avait cru que c'était du passé, il y avait le choléra, pourquoi ? Mais parce que ça ne va pas, parce que ça ne va pas, car on ne... Allez, comment on dit en bon français, qui... J'ai pas envie d'utiliser un mot familier, une expression familière, mais il faut pas faire du réchauffé, voyons. Il ne faut pas faire du réchauffé.

Je poursuis. Donc, monsieur Reb, qui est le nouveau premier ministre par intérim, a toujours défendu l'idée que l'Algérie devait miser sur ses propres ressources et sur ses compétences, aussi bien locales que celles issues de la diaspora, pour impulser un véritable renouveau industriel. Pourquoi vous n'envoyez pas une équipe de technocrates au Mexique pour voir comment le Mexique a pu devenir le 7e producteur de véhicules dans le monde entier avec 26 usines dans le pays ? Devenir le 4e producteur mondial de pièces détachées. D'ailleurs, les pneus, il faut peut-être les acheter au Mexique au lieu de se perdre notre temps avec Paris ou je ne sais où. Pourquoi on n'envoie pas des équipes de technocrates comme ça ? Pourquoi on ne regarde pas ce qui marche à l'étranger et qui a été réalisé par des pays sous-développés ? Comment ça se fait ? Regardez la Pemex, l'équivalent de la Sonatrach au Mexique. 90 % de la production est assurée par le Mexique. Ce n'est pas... Ce n'est pas Occidental, l'Américain, ce n'est pas l'italien, ce n'est pas Total le français, ou ce n'est pas l'Indonésien Pertamina qui s'occupe de la production du pétrole ou du gaz algérien. En tout cas, au Mexique, ce n'est pas eux, c'est Pemex qui s'en occupe. Et bientôt, vous allez voir une vidéo à partir de nos amis mexicains. Donc, l'objectif du nouveau premier ministre, c'est redonner à l'industrie algérienne sa place et réduire la dépendance vis-à-vis des importations. Bah oui, mais c'est bien beau à dire ça. On a limité les importations, résultat des courses, on a le drame national de Harrach. Pourquoi ? Parce qu'on a détruit l'industrie automobile en Algérie. Bah, tu as vu, je connais bien le sujet. J'étais en prison avec deux grands industriels de l'automobile. C'est vrai qu'ils ont commencé par le montage, mais leur projet, c'était la production locale en Algérie, notamment l'usine qu'il y a à Batna avec Hassan Arbaoui. Le taux d'intégration prévu sur 5 ans, c'était 70 %. Sur 5 ans avec une vraie usine de production. Qu'est-ce qu'on a fait ? Bon, on a détruit le projet sous couvert de lutte contre la corruption. Je ne connais pas le dossier. On a détruit l'usine. On n'a pas fait la différence entre lutter contre la corruption et développer l'industrie automobile. OK. L'Algérie, la justice algérienne a un problème avec un homme, un homme, on va dire un management, bah on lui met une amende. Quelqu'un qui a failli à ses obligations, on lui met une amende, une forte amende, où il... Mais à partir du moment où il a mis en place un outil industriel solide, et tout le monde est d'accord pour dire que l'usine Kia mise en place par la famille Arabawiya est une vraie usine de production. Je l'ai lu le dossier en prison. Vous savez, j'ai eu le temps de lire en prison. J'ai lu le dossier complet. Mais c'est un magnifique projet. Le produit d'appel de l'usine Kia de Batna, c'était une petite voiture à 80 millions de centimes algériens. Vous savez combien ça coûte les voitures algériennes aujourd'hui ? C'était un produit d'appel, et je vous ai dit, sur 5 ans, l'objectif, c'était 70 % de taux d'intégration. Renault à Ilet, vous savez, au bout de 5 ans, quel était le... à quel taux d'intégration est arrivée l'usine Renault à Ilet avec le Renault Symbol, entre 2014 et 2019, 4,57 %. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'ancien ministre de l'industrie et grand économiste algérien, monsieur Fart... J'ai oublié son prénom, son nom, désolé, à chaque fois je le dis Ali... J'ai oublié l'autre partie du nom. Vous vous rendez compte, 4,57 %. Hassan Arbaoui, qui est toujours en prison à Chlef, taux d'intégration 70 % sur 5 ans, avec un investissement massif de Kia qui se trouve en Corée, et qui était majoritaire, c'était la famille Arbawi et l'Algérie, et Hassan Arbawi, l'État algérien de lui confier la majorité du capital. Et qu'a répondu l'État algérien, le ministre de l'industrie de l'époque ? Il a dit non. Donc, ils ont préféré saboter l'usine Kia plutôt que de prendre la tête de l'entreprise. Incroyable. Et c'est un témoin oculaire qui vous le dit. Vous savez, j'étais, je faisais partie de la réflexion. Je dis : "Bah écoute, Hassan, pourquoi tu ne confies pas la majorité du capital à l'État algérien ? Tu payes une amende, et comme ça, tu peux développer l'entreprise qu'il y a en Algérie." Et l'objectif, c'était même de produire des voitures afin d'exporter en Europe. Et ben non, ils n'ont pas voulu. Ils n'ont pas voulu, et c'est un témoin qui vous le dit. Mais c'est même moi qui ai écrit la lettre. Donc, quand j'ai vu refuser, et aujourd'hui, on est obligé d'importer 10 000 autobus et des milliers de pneus, alors qu'on aurait pu les produire en Algérie. Non, ce n'est pas sérieux tout ça. Ce n'est pas sérieux. Il faut qu'on arrête le bricolage, il faut qu'on fasse des choses professionnelles. Et j'entends bien, en tout cas, j'espère que le ministre, le l'actuel premier ministre par intérim... Donc, je vous relis cette phrase : "Redonner à l'industrie algérienne sa place et réduire la dépendance vis-à-vis des importations." Là, on fait exactement le contraire. La preuve, on va importer en 2025, 10 000 autobus et des milliers de pneus, alors qu'on aurait pu les produire bien avant, n'est-ce pas ? Telle est sa ligne directrice martelée dans plusieurs interventions publiques. Donc, voilà ce qui était écrit.

Vous savez ce que je vous propose, monsieur le Premier ministre par intérim ? Je crois qu'il est temps, et là, c'est le patriote algérien qui a organisé 157 manifestations anticorruption qui vous le dit. Je crois qu'il est temps de relâcher tous les capitaines d'industrie qui sont en prison aujourd'hui et qui peuvent aider à relancer l'industrie automobile ou toutes les formes d'industrie en Algérie. Ils ont fait depuis 2019, combien ? 6 ans de prison. Vous leur donnez une amende, vous les libérez, et vous les mettez au travail afin de développer ensemble l'industrie et l'économie en Algérie. Car quand je vois que des corrompus notoires, je dis bien des corrompus notoires, Chakib Khelil qui est aux États-Unis, personne ne l'embête. Farid Bjioui qui est au Liban, personne ne l'embête. Nassim Nadour qui est à Paris, personne ne l'embête. Abdlam B, qui est à Paris, personne ne l'embête. On aurait entre guillemets délivré des mandats internationaux, mais il n'y a aucune trace dans les notices rouges d'Interpol. La preuve, je veux vous le faire en direct à nouveau. On a une trentaine de mandats d'arrêt internationaux contre des milliardaires corrompus à l'étranger. Personne ne les embête. Je dis bien personne, pas de garde à vue, pas de prison, rien. Ils vivent la belle vie entre Paris, Genève, Dubaï, Washington ou je ne sais où. Et les Bjioui, on les embête alors que d'autres ont payé depuis 2019, ils ont payé. Au lieu d'importer, là, on va encore importer des milliers de pneus. Après, ça va être quoi ? Des milliers de cardans. Ça va être quoi ? Des alternateurs, des démarreurs, des quoi ? Des ailes, des pare-brise. Oui, c'est quoi ça ? Mais c'est du bricolage, ça. Mais ce n'est pas ça développer l'économie d'un pays. Elle est où la vision court, moyen, long terme ? Elle est où ? Il est où le plan stratégique ? Non, je pense qu'il est temps de libérer. Ça suffit. Ils ont fait 6 ans de prison. Ils ont acquis des compétences. Oui, ils ont été condamnés pour corruption, mais qui est condamné pour corruption ? Abdlam B pour corruption, Nassim Nadour pour corruption, pour corruption. Pourquoi on ne va pas les chercher ? Donc, il y a deux poids, deux mesures. Non, ils ont fait 6 ans. J'invite le président de la République à faire voter une loi d'amnistie nationale, ou bismillah, on attaque les faits. Ça suffit. La France, on l'a pardonné. La France qui a massacré 1 million et demi d'Algériens. Qu'est-ce qui s'est passé aux accords d'Évian ? 18-19 mars 62, l'Algérie a pardonné à la France, amnistié ceux qui ont tué 1 million et demi d'Algériens. Ils n'ont pas fait une seconde de garde à vue, pas une seconde de prison. Ils ont fait 6 ans en prison alors que les autres, ils se cachent à l'étranger, personne ne les recherche. Et je vais vous apporter à nouveau la preuve, Interpol... Smah, non, ça suffit. On va passer notre temps à importer quand même. Il y a des gens qui ont développé des compétences, ils payent une amende, ils ont fait 6 ans de prison, maintenant il faut qu'ils se mettent au travail. Il faut qu'ils restent en Algérie, mais qu'ils travaillent. On ne peut pas rester comme ça. Vous savez, à un moment donné, ça suffit. Le bricolage, il en a marre.

Voilà, je suis sur le site Interpol, et vous allez voir, on regarde personne recherchée. Vous allez voir que ni Farid Bjioui, ni les autres, ne sont recherchés, alors qu'ils ont volé des milliards de dollars. Rien. Ce n'est pas normal, ça. La justice, elle a délivré des mandats d'arrêt, mais sur Interpol, il n'y a rien. Je vais vous montrer ça en direct. Alors, rechercher par pays. Donc, ça va être ici. On va rechercher par pays. On met Algérie. Voilà, regardez, il y a marqué Algérie. Vous voyez bien Algérie. Allez, on descend et on fait rechercher. Et vous allez voir que Interpol ne recherche aucune de ces personnes. On descend, et vous allez voir le résultat. Regardez. Zéro recherche. Zéro sur 6 531 personnes recherchées par Interpol, il n'y a ni Chakib Khelil, ni Farid Bjioui, ni Nassim Kadour, ni Abdlam Bouchwarb. Ce n'est pas sérieux, alors que les Mohammed Bay, les Hassan Arbaoui, et cetera, et cetera, sont en prison, ça fait 6 ans qu'ils sont en prison, ils sont prêts à payer des amendes colossales, ils sont prêts à développer l'industrie automobile, mais ils sont en prison. Alors, ils ont la belle vie. Donc, vous voyez, vous avez la preuve qu'Interpol ne recherche aucun Algérien contre lequel la justice algérienne a délivré des mandats d'arrêt internationaux. Ça, ce n'est pas juste. Ou bien on les recherche, on les extrade en Algérie, ils vont en prison comme les autres, ou bien on libère tout le monde. Il faut être juste dans la vie. C'est un verset coranique, n'est-ce pas ?

Alors, regardez, quand je fais Russie, ça marche très bien Interpol. Regardez, on va faire, au lieu d'Algérie, on enlève Algérie, on met Russie, on met Russie, et vous allez voir le résultat. Vous voyez Russie ? J'ai mis Russie là, Russie, et je fais rechercher. Et vous allez voir le résultat. 3 174 Russes recherchés par la justice russe par Interpol. L'Algérie, zéro. Zéro. Donc, le... Ça suffit. Le... L'illusion, la magie, arrêtez, arrêtez, soyez sérieux. Ou bien vous recherchez Khelil, et dans ce cas-là, il n'y a pas de problème, mais à partir du moment où ceux d'Algérie doivent sortir de prison parce qu'ils ont fait leur compte, 6 ans. Ça va. Moi, j'étais bloqué 4 ans en Algérie. On est en train d'importer. Mais, mais jusqu'où comme ça ? Il n'y a pas de vision, il n'y a pas de projet stratégique en Algérie, c'est du bricolage. Ça suffit. Vous avez lu la presse internationale ? Est-ce que vous avez vu la presse internationale ? Le monde entier est en train de se moquer de l'Algérie, de la gouvernance algérienne. Ça suffit. Ça suffit. Je suis un patriote, j'aime l'Algérie, mais je n'accepte pas la médiocrité, je n'accepte pas l'incompétence, je n'accepte pas la déloyauté, et je n'accepte pas ceux qui bradent la souveraineté nationale en Algérie. Ça, c'est inacceptable. Jazir M1, MN, on ne joue pas avec ça.

Voici le message que je voulais vous faire passer suite à la décision du président de la République de mettre fin aux fonctions de l'actuel premier ministre, monsieur Nadir Albai, grand diplomate algérien, discret mais efficace, et sa décision de le remplacer par intérim par monsieur Sifier Rib, en sa qualité de premier ministre. Il est compétent. Et donc, je demande et au président de la République et au premier ministre par intérim de mettre en place un gouvernement hybride avec des compétences locales et des compétences à l'étranger, issues de la diaspora, en Amérique du Nord, en Europe ou en Asie. والله يرحم الشهداء.