Transcription
Bienvenue dans Raconte-moi en Nour, ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast Coran de ton cœur. Moi, c'est Ab, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate Nour. Cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi en Nour, offerte par Allah pour éclairer ton chemin, une lumière pour éclairer ta vie.
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Bismillahir Rahmanir Rahim.
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Voilà une sourate dont nous révélons et dont nous imposons les prescriptions. Une sourate aux versets parfaitement clairs, afin de vous amener à vous souvenir. Sourate Nour.
Assalamu alaykum. Très content de te retrouver pour la suite de Raconte-moi en Nour. Donc, jusqu'à présent, on a posé les bases avec un bon prologue, ensuite nous avons fait une belle cartographie de la sourate. Et maintenant, bonne nouvelle, nous allons plonger à l'intérieur de la sourate. Donc là, on rentre dans les parties, dans chacune des parties et des sous-parties. Et donc, aujourd'hui, on va étudier, on va explorer la 1ère aya. On fera que la 1ère aya, parce que c'est une aya très importante, elle introduit la sourate, elle donne le plan de la sourate, elle est toute seule et elle est très nécessaire pour le reste de la sourate. C'est des lunettes qu'il faut avoir pour le reste de la sourate. Donc, la 1ère aya, si on lit en, et par exemple, si on lit en ou en, qui sont des variantes de lecture, donc que ce soit ou, ça ne change pas énormément le sens de ce que je vais expliquer aujourd'hui.
Alors, comme je t'avais dit dans le prologue, c'est une sourate, bah, qui commence par Sourat, tout simplement. Sourat. Donc là, déjà, je, c'est déjà une manière très particulière de commencer une sourate, puisque c'est le seul endroit du Coran, la seule sourate qui commence par le mot Sourat. Il y a quelque chose de particulier dans le mot Sourat que j'avais pas abordé la dernière fois. Allah dit "une sourate", il n'a pas dit "la sourate". Et comme tu connais les règles de grammaire et de syntaxe, voilà, si tu as étudié en français ou peu importe la langue, tu sais qu'un pronom défini et indéfini, c'est différent. Dire "la sourate" et dire "une sourate", c'est pas la même chose. Lorsqu'on dit un pronom défini, ça veut dire qu'on sait de qui ou de quoi on parle. Donc, si on avait dit "la sourate", c'est "la sourate que nous avons révélé". Et bien, ici, ça suppose qu'on sait de quelle sourate on parle. Alors que quand on dit "une sourate", quand on dit "une" ou "un", ça veut dire qu'on ne sait pas de quoi il est question, on ne connaît pas à cette sourate là. Et c'est très beau, parce qu'Allah Ta'ala, ici, a employé le pronom indéfini "une sourate". D'accord ? On sait que c'est une sourate, mais le fait de nous dire "une sourate", ce n'est pas pareil. C'est comme si je viens te voir, je te dis "nous allons étudier la sourate". Quand je te dis ça, ça veut dire qu'on sait de quoi on va parler. Alors que si je te dis "nous allons étudier une sourate", lequel des deux éveille le plus ta curiosité et ton suspense ? On est d'accord ? D'accord que c'est quand on te dit "je vais te parler d'une sourate" là, tu as envie de dire "laquelle ?" C'est-à-dire, juste avec ce mot, ce que je ressens en tout cas, c'est comme si Allah dit "alors, assieds-toi, je vais t'expliquer". Alors que si on dit "je vais te parler de la sourate", c'est comme si la veille, on avait une discussion et on avait dit "bon, on va étudier Sourate Nour". Et là, moi, je viens, je dis "on continue la sourate". Là, tout le monde sait de quelle sourate je parle. Mais là, quand tu entres et que tu dis "c'est une sourate", "une sourate que nous avons fait descendre", là, tu te dis "de quelle sourate il parle ?" Et surtout, si tu as pris en compte le sens de "sourate", tu dis "ah, je vais visiter une nouvelle ville aujourd'hui". Et là, tu te poses et tu suis la visite guidée. C'est exactement comme ça qu'il faut aborder cette sourate.
Donc là, tu sais que quand tu rentres dans Sourate Nour, tu vas naviguer à travers les différents bâtiments de, de la ville, donc de cette sourate, et les regarder, et voir comment elles interagissent entre elles, et terminer la visite, et la remettre en boucle. Donc voilà, cette métaphore, elle va peut-être me suivre encore un petit moment. Donc, Souratun, une sourate. Et maintenant, tu sais qu'est-ce que veut dire "une sourate". D'accord ? Quelque chose d'élevé, des murailles qui protègent, qui élèvent, et dont, finalement, qui protège la valeur. Donc, on sait qu'une sourate nous élève, et ce qu'elle renferme aussi a une forte valeur. Donc là, maintenant, sans même rentrer dans la profondeur de la sourate, on a envie de dire "Allah, c'est sûr que, que c'est vrai, il y a une grande, grande valeur ici".
Donc, on va regarder vraiment les mots. Ici, c'est, je ne vais pas forcément le faire pour toutes les ayats de Sourate An-Nour, c'est-à-dire mot par mot, mais pour cette aya, c'est très important de le faire, parce que chaque mot compte. Donc, Souratun, une sourate. Le mot suivant, c'est "wa anzalnahâ", et "anzalnahâ", c'est traduit par "soit que nous avons fait descendre", soit que nous avons révélé. Peu importe, en fait, ce n'est pas, ce n'est pas forcément le plus important. Ici, c'est le verbe qu'Allah a employé. En arabe, il a dit dans le Coran, il a d'autres façons en fait de dire qu'il a révélé. Soit il dit "nazala", soit il dit "anzala". Quand on dit "nazzala", ça veut dire qu'on a fait descendre quelque chose en plusieurs parties, en plusieurs fois. Alors que quand on dit "anzala", ça veut dire qu'on a fait descendre la chose en un bloc, en une fois. Ici, c'est "anzala" qui est employé. Donc, une sourate qui a été descendue. Et "anzala" veut dire descendre en une fois. Donc, ici, on a une information juste avec ce verbe là, que ceci est une sourate, laquelle, il nous dit "une sourate qui a été révélée en une fois".
Et là, normalement, à cette partie de l'écoute, tu es censé me dire "hop, hop, hop, Ada, Zainab, tu as dit que c'est une sourate qui a été révélée en plusieurs fois". De sources sûres, les savants sont d'accord sur ça. Les savants du Coran, du Hadith, du Tafsir sont d'accord que Sourate Nour a été révélée en plusieurs parties, en plusieurs sessions. Rasoul Allah l'a reçu en plusieurs fois. Alors, pourquoi est-ce que si ça a été, c'est dit que Allah l'a révélé en une fois ? Et d'ailleurs, quand tu regardes l'étymologie du sens du mot, pardon, "anzala", quand tu regardes dans un, dans un dictionnaire ou dans un lexique, faut aller à la racine "nazala". Et quand tu vas à "anzala", ça veut dire faire descendre instantanément, d'un coup. Et les Arabes de l'époque utilisaient aussi ce verbe pour dire quand ils ont fait descendre quelqu'un de sa monture, et bien, ils disaient "anzala". Donc, ça veut dire aussi faire descendre quelqu'un d'un coup de sa monture. Et je pense qu'on ne fait pas descendre quelqu'un de sa monture en plusieurs fois, on le fait d'un coup. Donc, on parle vraiment de faire descendre directement de sa monture.
Donc, pourquoi avoir dit que la sourate a été révélée en une fois, en un bloc ? Pourquoi employer le verbe qui sert à dire ça, alors qu'on sait que ça a été révélé en plusieurs fois ? Et c'est là qu'Allah est très fort pour capter notre attention, pour capter notre curiosité, parce qu'Allah dit toujours la vérité, et parfois, il va exprès nous choquer ou attiser notre attention exprès pour qu'en fait, on soit concentré tout le long de la sourate. Et ici, bon, je ne vais pas te laisser comme ça sans te dire pourquoi. Certes, ça a été révélé en plusieurs fois, mais la subtilité ici, à travers le mot "anzala", donc révélé en un bloc, c'est une façon de nous dire que elle a été révélée en plusieurs fois, mais elle est à apprécier en un bloc. Elle est appréciée dans son ensemble. Que tout ce qui va suivre doit être compris dans sa globalité. Quand tu vas parler de la fornication, quand tu vas étudier les ayats sur ça, tu ne peux pas les prendre toutes seules. Elles sont complémentaires avec la aya Nour, la aya de la lumière. Elles sont complémentaires avec les ayats qui parlent du bon vivre ensemble. C'est complémentaire avec les ayats qui parlent des hypocrites. Tout est interconnecté. Tu ne peux pas prendre une partie toute seule, tirer des conclusions, débattre dessus, et cetera. Non, c'est ensemble. Tu peux les étudier séparément, parce qu'il faut prendre le temps d'étudier les choses une par une, mais à relier à chaque fois. C'est une perle dans un collier de perles, et il ne faut pas les séparer.
Donc, ici, c'est très beau, parce que il joue sur le sens, la métaphore, le, la linguistique. C'est pour ça, je cesserai jamais de dire que c'est très important de se rapprocher de l'arabe, du mot en arabe, de la langue qu'Allah Ta'ala a utilisé pour nous parler. Si on parle du français, de l'anglais, du chinois, de l'ourdou, du japonais, du turc, peu importe, si on parle de ça, on va perdre de la matière. Ça nous est utile, en fait, ces langues là, parce que si on n'est pas arabophone, on a besoin de la traduction. Même quand on est arabophone, c'est bien aussi d'avoir la traduction dans plusieurs langues, surtout quand on va s'adresser à d'autres personnes, ou si on veut sensibiliser les gens aux sciences du Coran. Et bien, il faut bien qu'on parle leur langue. Donc, il faut qu'on ait du vocabulaire. Mais si on veut comprendre ce qu'Allah veut nous dire, si on veut vraiment en saisir, si on veut arriver au niveau de l'application, il faut faire l'effort d'apprendre, de se rapprocher de la langue qu'a utilisé celui qui nous aime pour nous écrire. C'est comme si quelqu'un que tu aimes profondément t'écrit des lettres d'amour, des lettres d'amitié, jusqu'à où tu serais capable d'aller pour comprendre ce que cette personne te dit ? Tu vas faire un effort pour faire traduire ça, tu vas faire un effort pour apprendre la langue. Et bien, pour Allah Ta'ala, il faut le faire. Et en réalité, on le fait pour nous.
Donc, ça, je pense que tout au long de la sourate, de toute façon, si tu as l'habitude de m'écouter, que ce soit dans les séries "Raconte-moi une sourate" ou de manière générale, tu as compris que c'est très important. Donc, vraiment, c'est, c'est une langue qu'Allah Ta'ala a élue, c'est la meilleure, et il a choisi la meilleure dans sa richesse pour être la langue officielle de tous les musulmans. Si Allah a utilisé cette langue là pour s'adresser à nous, ce n'est pas un hasard, ce n'est pas pour rien. Donc, du coup, tu vas gagner plein de vocabulaire dans cette série. Et donc, ce qu'il est en train de nous dire ici, c'est que tout ce qui va suivre doit être étudié dans sa globalité. Ça a été révélé en plusieurs fois, mais c'est à prendre en compte dans son ensemble. Ne dissociez surtout pas les parties. Les parties sont complémentaires. Et c'est trop beau, encore une fois, la précision des mots employés par Allah Ta'ala. Parce que, on peut dire, c'est vrai que Sourate Nour a été révélée en plusieurs fois, c'est une vérité. Et c'est aussi vrai qu'il faut la comprendre en une fois, dans sa globalité, en un bloc. Donc, magnifique.
On a donc Souratun, une sourate, qu'on a fait descendre en un bloc, en plus en un bloc. Donc, à comprendre en un bloc. Même si ça a été révélé en plusieurs fois. Le mot suivant, c'est "wa faradnâ", c'est traduit par "des prescriptions qu'on a imposé". Donc, "farada". Dedans, le mot, tu retrouves. Donc, quand on dit "farada", très souvent communément, c'est pour dire une obligation. Donc, il y a une obligation. Par exemple, quand on dit "salat", une obligation collective, une obligation individuelle. Par exemple, la prière est une obligation individuelle, tout le monde doit prier. Par exemple, apprendre le Coran dans sa totalité est une obligation collective, il faut des gens dans la communauté qu'il apprennent le Coran dans son entièreté pour la préservation, mais ce n'est pas une obligation pour chaque musulman, sinon ce serait un peu compliqué. D'accord ? Donc, "farada", c'est aussi dans le sens d'obligation, mais c'est plus profond que ça. Quand tu regardes la racine "farada", donc, faut aller à la racine, et bien, on apprend que "farada", c'est le fait de faire des entailles, de faire plusieurs coches, plusieurs couches. C'est le fait de découper les choses, de distinguer les choses. Et donc, effectivement, ce sont des prescriptions, mais ça va plus loin que ça. D'ailleurs, c'est un verbe qui était utilisé aussi par les Arabes de l'époque pour parler de quand, par exemple, on établit des lois, et bien, que ce sont des lois qui sont segmentées, découpées en plusieurs fois. Ce mot, d'ailleurs, dans "Raconte-moi Al-Rasoul", il me semble qu'on l'a abordé, et on a parlé de ça, justement, des lois qui ont été découpées en, en plusieurs fois. Donc, "farada" est une prescription en plusieurs, euh, parties, en plusieurs détails. Et donc, c'est beau ici, parce que on sait que dans cette sourate, il va y avoir des lois, il va y avoir des règles, il va y avoir des règles de savoir-vivre, du bon vivre ensemble, il va y avoir des règles où Allah dit "ne faites pas", il va y avoir des règles où Allah parle de la sentence, comme au début, quand il parle de la fornication, il y a des règles à suivre, ou quand il parle de comment on doit se comporter avec le Prophète Salla Allahu Alayhi wa Sallam. Donc, il y a des règles. Donc, effectivement, la sourate est découpée en plusieurs parties. On en a vu 10 déjà, 10 parties. Et dans ces parties-là, il y a encore de la découpe. Donc, si on veut vraiment parler du fait qu'Allah a segmenté, là, on est servi dans Sourate Nour. C'est effectivement ça. Donc, en plusieurs temps. Et là, plusieurs parties, ça veut dire quand, qui dit découper en plusieurs parties, dit aussi en plusieurs moments. C'est-à-dire, il y a plusieurs moments. Donc, là, tu vois que le fait que Sourate Nour a été révélée en plusieurs fois apparaît ici. C'est pour nous dire que c'est à comprendre dans son entièreté, en un bloc, et vient nous expliquer ici, c'est pour nous dire "on l'a segmenté, on a amené les lois une après l'autre, l'une après l'autre". Là, on voit qu'il est extrêmement précis dans les termes qu'il emploie. Une sourate, laquelle, ça, c'est ce qu'on va voir pendant toute la série. Donc, nous l'avons révélée en un bloc, à comprendre en en bloc, à savourer, à admirer en un bloc, et on l'a découpé en une succession de règles, de lois, de codes à suivre sur plusieurs temps. Et après, il répète. Donc, on sait qu'est-ce que c'est. On, il dit qu'il a révélé en un bloc. Et après, nous, nous redit encore qu'il a révélé encore en un bloc. Mais cette fois-ci, quoi ? La première fois, il avait dit "la sourate" en un bloc. Et là, il parle de. Donc, déjà, il y a un terme qui vient se rajouter : "fiha", ça veut dire "à l'intérieur". Donc, une sourate qu'on a révélé dans son entièreté, à comprendre en un bloc, et qu'on a segmenté en plusieurs règles. Et à l'intérieur de ces règles, nous avons fait descendre en un bloc "ayat". Ce sont donc, c'est traduit par verset. Tu connais ce terme, tu m'entends souvent l'employer. "Ayat", ce ne sont pas seulement que des versets, c'est des signes, c'est des miracles, c'est un code à suivre, c'est quelque chose qui nous guide, qui nous conseille, qui nous élève. Une aya, c'est une preuve. Une aya, c'est quelque chose qui nous accompagne, qui nous montre des vérités. Ce sont des, voilà, des signes, des miracles, comme je me répète là, mais, c'est tout ça. "Ayat bayyinât", c'est clair. D'accord ? Dedans, on a "bayan", la clarté, les choses qui se distinguent. En gros, le vrai et le faux se distingue. Quelque chose de "bayyin", c'est quelque chose d'éclatant, d'évident. Donc, on a révélé des ayats qui sont claires, évidentes, à l'intérieur de cette sourate. Et dans le tafsir, les différents tafsirs que tu vas étudier, tu verras que la majorité te diront que quand Allah parle de "ayat bayyinât", il fait référence au cœur de la sourate An-Nour. Donc, ce ne peut être que finalement la aya de Nour, et tout ce qui parle de la lumière et des ténèbres. Donc, ça, c'est au cœur de la sourate. Et clairement, enfin, si je reprends ma métaphore là, quand on parle de "ayat bayyinât", de ces ayats claires comme le droit chemin, tout ce jour, et bien, dans notre ville, c'est le cœur de la ville, c'est l'hôtel de ville, c'est là où on fait l'état civil, c'est là où on est, où tout le monde est recensé. Si les gens veulent se marier, ils doivent aller là-bas. Si les gens veulent se séparer, ils doivent aller là-bas. Si on veut déclarer une naissance, c'est là-bas. Si on a perdu un papier, c'est là-bas. Si on veut générer un papier, c'est là-bas. Si on veut des preuves administratives, c'est là-bas. C'est le centre. Et bien, An-Nour a son centre. Donc, quand tu regardes, Allah Ta'ala nous dit que, donc, il a révélé à l'intérieur de cette sourate, à l'intérieur de cette sourate, il y a des ayats qui sont comme un noyau, un noyau cellulaire, le cœur, qui est encore plus explicite que le reste. Parce que les ayats, toutes les ayats, en fait, sont très importantes. C'est entouré d'ayats, mais en précisant "bayyinât", c'est des ayats claires, évidentes. Et cette clarté là, il est en train de rejouer encore la métaphore de la lumière. Une fois que tu as vu, une fois que la lampe est allumée, tu ne peux plus dire que, que tu n'as pas vu clairement. Si tu es dans la pénombre, si c'est amisé, si ce n'est pas très clair, c'est flou, tu distingues moins bien les formes. Donc, il faut qu'on t'aide, il faut qu'on te guide. C'est pour ça qu'il nous maintient, il nous tient très fermement sur le début de la sourate. Quand on arrive aux ayats qui parlent de la lumière, tu verras que le reste de la sourate est différent. Le reste de la sourate est, on te parle comme on parle à quelqu'un qui voit, enfin, quelqu'un qui a déjà la capacité de voir, mais à qui on a allumé la lampe. Donc, quand Allah dit "ayat bayyinât", c'est pour ça que les savants du tafsir disent ça, que ça ne peut renvoyer qu'aux ayats de la lumière, parce qu'elles sont évidentes, elles sont claires. Plus rien ne pourra, en fait, être flou après cela.
Donc, comme tu vois, c'est cette première aya, elle est quand même quelque chose. Ça fait 20 minutes qu'on en parle, juste une aya. C'est pour ça que là, je m'étais dit, cet épisode là, c'est sûr, ce n'est pas la peine de faire la 2, 3, 4, 5. Il faut prendre le temps de faire juste la première. Et ensuite, pour la suite, on pourra continuer. Donc, là, tu peux, tu peux carrément tout reprendre. Donc, une sourate, donc, qu'on a fait descendre en un bloc, et qu'on a découpé en plusieurs lois, donc, qui se complètent l'une entre elles. Et à l'intérieur de ces parties, donc, de ces petites lois là, de ces, de ces sous-parties découpées en plusieurs fois, nous avons donc, c'est comme des bâtiments qui ont été construits à différents moments. Et bien, nous avons le bâtiment central, nous avons le sujet central, les évidentes, claires, puisque il y a la lumière dans ces. Et après, il dit "afin que vous vous souveniez, vous vous rappeliez, vous réfléchissiez". Donc, il y a la racine. D'accord ? Donc, c'est, c'est se rappeler, c'est se remémorer, c'est aussi réfléchir. C'est vraiment le rappel, le souvenir. Et quand on, on se rappelle et on se souvient, on fait un effort de réflexion pour plonger dans nos souvenirs. Quand on dit "ce souvenir", on peut donner deux verbes. On peut dire, on peut dire ici, Allah n'a pas dit, il le fait des fois dans le Coran, il est dit "afin que vous vous souveniez", et c'est traduit par. Ici, il a dit "la", il y a les des voyelles qui sont inversées, il y a un "shadda" ici, il y a un appui. Quand on dit "la", c'est pour dire qu'il faut faire l'effort de se souvenir, et encore de se souvenir. Il y a la notion de faire un effort pour se souvenir, et de le faire souvent, de le faire régulièrement, plutôt. D'accord ? Donc, là, le message, il est clair. Allah est en train de nous expliquer, et là, c'est le Coran aussi qu'il dit que cette sourate a été révélée en un bloc, donc dans son entièreté, et redécoupé en plusieurs lois, et à l'intérieur, et à la lumière des ayats claires, pour l'unique raison de devoir revenir régulièrement dessus. En gros, il y a tellement de minutie dans cette sourate, les règles qui sont dedans sont tellement importantes, cette sourate, elle a tellement de valeur, si on reprend le mot "sourate", qu'en fait, il faut régulièrement revenir, il faut faire l'effort de se souvenir, il faut se planifier des moments pour revenir dessus. C'est trop important.
Tu vas arriver à la fin de ta visite guidée. Donc, tu vas commencer. C'est comme si vraiment, tu rentres dans la ville, et tu as une visite guidée. Tu, quand tu rentres dans la ville, tu as bien un premier bâtiment, tu ne peux pas avoir tous les bâtiments d'un coup. Donc, tu rentres dans la ville, tu visites 1, 2, 3 bâtiments. Donc, tu arrives bâtiment 1, 2, 3, partie 4, 5. Tu arrives à 5, ah, c'est ici le centre de la ville. Tu continues. Et quand tu arrives au 10ème, et ben, tu as fait le tour. Et là, ce qu'Allah est en train de nous expliquer à travers "tadhakkaroun", tu sais que ce terme-là est en train de te dire "tu as terminé la visite, et tu as recommencer à un autre moment". Parce que oui, en, en une journée, c'est très difficile, en fait, de prendre le temps de visiter chaque bâtiment à l'intérieur, aller voir chaque étage. Si tu as un, un des bâtiments, par exemple, qui a un musée, bah, pour avoir eu le temps de faire tout le musée, faire tous les restaurants, faire toutes les, bon, commissariat, en général, on ne le visite pas beaucoup, mais faire tout le tour, en général, c'est impossible de le faire d'un coup, en une journée, et de tout, tout, tout voir de ça. Donc, tu vas te dire "je vais me refaire une visite", et cette fois-ci, je vais passer un peu plus de temps à l'intérieur, un peu plus de temps ici, un peu plus de temps là, pour pouvoir capter les subtilités. De façon à ce que si quelqu'un un jour te dit "ah, tu as visité telle ville", et là, il te demande "tu as été dans tel restaurant, tu as testé la spécialité de cette ville ?", si tu réponds "non", il va te dire "mais tu n'as pas visité la ville". Tu comprends ? Donc, il faut connaître les particularités de la ville, au moins les particularités, les plus importantes, principales, de chaque partie, de chaque bâtiment. Quand tu rentres dans cette partie, tu sais, tu peux, tu pourrais faire toi-même une visite guidée à quelqu'un qui arrive. Est-ce que tu comprends où est-ce que je vais en venir ? Donc, c'est en gros, les lois qui sont dans cette sourate, les sagesses qui sont dans cette sourate, sont trop importantes pour ne pas y revenir.
Donc, là, littéralement, là, il est en train de te dire qu'il faut revisiter la sourate. C'est un terme que j'aime employer quand je parle de révision, je dis à mes élèves "revisite Sourate X, reprends visite à Sourate Y". C'est rare que je dis "tu as fait tes révisions". Je dis "est-ce que tu as rendu visite à tes sourates que tu avais, qu'on avait prévu ?" "Oui, j'ai rendu visite à Sourate Al-Baqarah". Et bien, restitue-moi Sourate Al-Baqarah. Et là, la personne commence à réciter. Psychologiquement, c'est plus agréable de se dire que tu rends visite à quelqu'un, plutôt que de dire "tu révises". En fait, on ne dit pas qu'on rend, qu'on révise le fait d'aller voir nos parents ou d'aller voir des amis. On parle de visite. Dans la visite, il y a la joie, il y a la paix, il y a cet entrain, il y a cette nostalgie, il y a cette envie de revenir. Et bien, c'est pareil. Et ça doit être encore plus, on doit être encore plus heureux, encore plus motivé, encore plus enthousiaste d'aller rendre visite à une sourate du Coran, que d'aller rendre visite encore plus à un proche ou une personne qu'on aime bien. Parce qu'on va aller attraper des choses qu'on a besoin. Et la 2ème couche, la 3ème couche, la 4ème couche, la 5ème couche d'une sourate ne te suffira pas. Tu vas savourer. Et à chaque passage, et ça, je mets ma main à couper, je ne fais même pas de paris, parce que je suis sûre de gagner sur ça, à chaque passage, il y aura quelque chose de nouveau pour toi, que tu en aies conscience ou non. Je ne me mouille pas trop, en vrai. Que tu en aies conscience ou non. Et Sourate Nour, ça marche à tous les coups. Franchement, je ne peux pas te dire à combien de tours je suis dans l'étude de cette sourate, je ne peux même pas compter. Et à chaque fois, sans exception, j'apprends quelque chose de nouveau. Ça a été le cas là, en préparant cette série, alors que sur, au-delà de la connaître par cœur, d'en parler souvent, de pouvoir traduire chaque passage, chaque aya, sans problème, et bien, on découvre encore quelque chose. Et je me dis, c'est impressionnant. C'est-à-dire, quand Allah dit ça, quand il dit, quand on applique le "tadhakkaroun", qui dit "faire l'effort de se souvenir régulièrement", on ne le regrette pas quand on l'applique. Et Allah a dit qu'il a révélé cette sourate pour ça, afin que. Donc, inchallah, on va l'appliquer.
Si tu as remarqué, la, la aya 1 de Sourate Nour n'est pas qu'une aya introductive, c'est la cartographie de la sourate. Elle résume la sourate. La dernière fois, j'ai fait la cartographie, c'était basique. En réalité, Allah a mieux fait la cartographie que moi à travers la première aya, parce qu'on a "sourate" où Allah nous parle de la ville qui est structurée et qui renferme que des parties, des bâtiments de valeur. Ensuite, il nous a parlé de "anzala", en nous disant, en disant que chaque partie de la sourate, en réalité, a été révélée en un bloc. Ça veut dire, c'est un tableau général, un paysage qu'il faut admirer dans son entièreté, avant d'aller se plonger dans les parties qu'il a découpé. Et là, c'est "wa faradnâ", nous avons découpé. Parce que ça peut nous effrayer de nous dire "un bloc", autant de choses, c'est chaud. Et en plus, dès que je commence, là, je rentre avec un sujet aussi lourd, aussi tabou aujourd'hui, et après, on parle de calomnie, et après, on parle de ça, ce n'est pas facile. Et ça, en un bloc, ça peut tout de suite sembler compliqué. C'est comme si un professeur vous dit "tu vas faire, tu vois, la toute, on va dire, la toute l'année là, toutes les matières, les matières". Donc, c'est une découpe de l'année. Et dans chaque matière, il y a des chapitres, et dans chaque chapitre, il y a des parties. Donc, on prend le temps de les étudier. Si quelqu'un venait et te dit "tu vas avoir un examen tout de suite sur toute l'année et en un bloc", toute l'année, tu paniques. Et en fait, il nous, il nous laisse même pas le temps de paniquer. Il nous dit "tout de suite, et nous avons tout redécoupé". Et il n'a pas fait que nous redécouper, il nous précise le bâtiment à ne surtout pas contourner, négliger, rater. Et c'est "ayat bayyinât", donc les ayats, le cœur, l'hôtel de ville. Et tout ça, c'est pour que tu refasses une visite de la ville régulièrement, régulièrement, régulièrement, et tu ne regretteras pas.
Donc, après avoir posé cette première aya, là, on entre dans la première partie, et inchallah, qu'on débutera au prochain épisode, qui sortira demain, inchallah. J'espère que tu as apprécié cette belle visite guidée très générale de, de la ville. En réalité, on pourrait déjà s'arrêter là, vraiment, juste, juste cette première aya, elle est époustouflante. J'ai fait exprès, comme j'ai dit, de ne pas faire plus, comme ça, d'épisode en épisode, ça te permet de laisser les choses décanter, parce que ce qui va suivre, quand même, c'est une succession de pas mal de choses. Donc, voilà, de lundi à vendredi, déjà, des épisodes qui se, qui se succèdent. Il y a, il y a de la matière. Donc, c'est bien de, de prendre le temps pour le début. Il ne faut pas aller par, aller trop vite. Et, et voilà, pour notre 2ème épisode, enfin, 3ème en réalité, vu que le premier épisode, c'était épisode zéro, et bien, on en est là. Je te dis à la prochaine pour la suite, inchallah. Salam aleykum.