📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

#10 - Raconte-moi An Nour : Le bon vivre ensemble - partie 2 : tout est dans le regard [RAMADHAN]

Coran de mon Coeur1:28:25

Transcription

Bienvenue dans Raconte-moi Nour, ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast Coran de ton cœur. Moi, c'est AB, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi Nour pour éclairer ton chemin, une lumière pour éclairer ta vie.

[Musique]

Bismillahir Rahmanir Rahim.

[Musique]

Il dit aux croyants de baisser leur regard et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dit aux croyants de baisser leurs regards, de garder leur chasteté et de ne montrer de leurs atours que ce qui l'emporte. Et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines. Et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leur fils, ou au fils de leur mari, ou à leur frère, ou au fils de leurs frères, ou au fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux servantes qu'elles possèdent, ou aux hommes impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon à ce que l'on sache ce qu'elles cachent de leur parure. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. (Sourate Nour, versets 30 et 31)

Alors, j'espère que tu te portes bien pour ce nouvel épisode de Raconte-moi Nour. Et là, on continue dans les règles du bon vivre ensemble. Et c'est la deuxième grande loi, on va dire, qu'Allah Ta'ala nous donne ici. Et c'est au sujet des interactions hommes-femmes. Et ici, c'est pour ça que j'ai appelé l'épisode comme ça : tout est dans le regard. Ici, Allah parle énormément de regard. Donc, il ne peut y avoir donc cette deuxième règle préventive après le fait de rendre visite aux gens et les règles et l'étiquette quand on s'apprête à rendre visite à quelqu'un. Et là, il va parler de contrôler le regard.

Donc, dans le verset 30, c'est bien découpé parce que dans le verset 30, il parle aux hommes d'abord, aux hommes, puis dans le verset 31, il parle aux femmes en deuxième position. Donc, on va prendre verset par verset. Il commence presque pareil, les deux. Alors, pour les hommes, il leur dit, il ne parle pas directement aux hommes, déjà, c'est ça qui est intéressant, c'est que Allah met un intermédiaire. Il dit : "Dis aux croyants". D'accord ? Donc, contrairement aux autres où il dit, ou quand il s'adresse directement aux croyants, comme pour les versets, là, ici, il n'a pas dit, il n'a pas dit : "Dis-leur", il n'a pas dit au Prophète : "Dis-leur", il a dit : "Dis aux croyants". Demande aux croyants. Pourquoi est-ce que quand ils ont entendu la nouvelle, ils n'ont pas dit : "C'est un IF évident" ? Là, Allah directement, alors que ici, il a mis un intermédiaire. Il a dit à son Prophète : "Dis-leur". Va dire aux croyants. De la même façon, va dire aux croyantes. Cette formule-là, elle est très intéressante parce que juste avant, quand Allah parlait du fait que quand quelqu'un va rendre visite à un autre, alors qu'il bah, là, il parlait directement. Si l'un d'entre vous, il dit : "Voilà, il faut et tout". Se les M. Donc, il dit qu'est-ce qu'il faut faire. Et là, il s'adresse directement à celui qui lit, directement à nous. Là, il dit au Prophète : "Dis-leur". C'est très beau ici parce que ce qu'il va dire, ça reste des obligations, ça reste une règle qui nous impose. Et ça ne veut pas dire qu'on qu'on peut faire ce qu'on veut. Mais là, au lieu de dire : "Oh, vous qui avez cru", ou "Oh, les croyants", et bien en disant : "Dis", ça a un effet atténué. C'est moins, on va dire, rigide, c'est moins sec. D'accord ?

Imagine, pour rester dans ma saison des métaphores, que tu es dans une entreprise et tu es un employé, voilà, un employé habituel. Et là, il y a le boss de l'entreprise qu'on ne voit pas tout le temps. D'accord ? Qui on parle d'une grosse, grosse entreprise, une très grosse entreprise. Le boss de l'entreprise n'est pas là tout le temps. Et quand il est là, il n'est pas dans les bureaux des des employés. Et là, il y a deux cas de figure. Par exemple, là, on va imaginer que ton bureau est mal rangé. Voilà, le bureau sur lequel tu travailles est complètement désordonné. Tu es dans un open space et c'est désordonné. Et là, il y a le boss qui passe. Le boss, genre, tout le monde le craint, tout le monde le respecte. Plutôt, on le voit que pour des choses très solennelles, donc les fêtes d'entreprise, des choses comme ça, ou pour des gros courriers officiels. Et là, le boss passe. Donc, déjà, il vient dans ton bureau, donc tu es déjà impressionné, tu es content, tu as peut-être envie de lui dire des choses en particulier. Et là, le boss dit : "Votre bureau est super mal rangé, il faut ranger ça." Ça n'a pas le même effet si c'est lui qui le dit, ou si c'est un sous-chef, ou un manager d'équipe, ou un chef de projet de rayon, et cetera. Là, c'est le boss qui t'a dit ça. Donc, tout de suite, ça paraît plus dur, c'est limite un petit peu humiliant. Celui à qui il est mieux de faire ce genre de remarque à un employé, c'est celui qui est son supérieur direct, on va dire. D'accord ? La personne qui est responsable, soit du pôle, et cetera. C'est mieux. Donc, ce qui serait plus logique si le boss a remarqué ça, c'est de dire au chef de projet, rayon, pôle, et cetera, dans l'entreprise : "Il faudrait dire aux employés de mieux tenir leur bureau." Par exemple. Ça n'a pas le même effet. Et là, si le, comment on dit, le supérieur, le sous-chef vient te voir et te dire : "Écoute, tu devrais ranger ton bureau", sans forcément avoir besoin de te dire : "Le boss a dit", parce que là, même Allah, quand il parle, il n'a pas dit : "Dis aux croyants qu'Allah leur demande deux". Il dit : "Dis aux croyants de baisser leur regard". Donc, quelque part, le Prophète, il est un peu même libre d'utiliser le vocabulaire qu'il veut, dans le sens d'amener la chose comme il veut, de d'expliquer ce qu'Allah lui a demandé comme la communauté peut le comprendre et l'entendre. Et ben, c'est de la même façon, le boss, tu n'as pas besoin que ce soit lui qui te dise de ranger ton bureau. Donc, c'est le chef, le sous-chef qui te le dit. Et il n'a pas besoin, si c'est un bon sous-chef, il a même pas besoin de dire : "Le boss a dit", parce que là, ça fait un peu : "Le boss n'a pas eu le courage de te le dire, donc c'est moi qui te le dis, et moi, je n'ai pas le courage de te le dire directement, donc je te dis que c'est le boss qui a dit." Il n'y a pas besoin. Et ben, tout ça est capturé dans cette formule. Donc, on n'a même pas commencé le verset, juste le premier mot, je parle, ça fait quoi, 5 minutes que je suis en train de parler du mot, mais tellement c'est une notion importante. Donc, ça reste une injonction. Tout ce qu'Allah va dire dans ce verset et le verset suivant, ça reste une obligation, mais c'est plus proche du conseil, c'est plus bienveillant. Là, on est loin du ton, euh, du ton sévère qu'il a eu avec nous juste avant. D'accord ? Et d'ailleurs, si tu remarqueras dans ce passage, il n'y a aucune notion de punition, il n'y en a aucune. Alors que, on est dans la phase préventive, c'est-à-dire que le bon fonctionnement et le bon déroulé de de ça, la bonne application des conseils qui sont ici, des injonctions qu'Allah nous donne ici, les lois en fait, sont importantes pour ne pas tomber dans des dérives plus tard. Donc, il pourrait être très sévère dès le début, mais là, tu vas voir, encore une fois, que vraiment toutes ces parties-là, il appelle à notre intelligence émotionnelle, il nous enseigne avec bienveillance, il nous valorise, il nous explique notre constitution d'homme ou de femme, il explique en fait quel, en gros, pouvoir il a donné à l'un ou à l'autre, mais qui nécessite d'être affiné, d'être drivé, d'être bien contrôlé. Ce n'est pas à combattre, mais c'est plutôt à accompagner. Donc, ici, vraiment, c'est, c'est vraiment des conseils, c'est comme un mentor qui te dit comment te, comment te comporter pour t'aider, parce qu'il a mis quelque chose de grand chez toi, mais qui peut te dépasser, qui peut te, que tu peux avoir du mal à contrôler si tu ne suis pas ces conseils-là.

Et ensuite, un mot très important ici. Il dit : "Il n'a pas dit : 'Dis aux hommes', il n'a pas dit : 'Dis aux musulmans', dis aux pères, dis aux maris, dis à un tel, et cetera." Il a dit : "Dis aux croyants". Ça, c'est très fort. Parce que ce qu'on va dire ici, on parle de baisser le regard, on parle de préserver sa chasteté, les parties intimes, il est très, il est très clair là-dessus, il va parler de tout ça. Donc, on s'attend à ce qu'en fait, il parle plutôt des gens de manière générale. Mais là, il parle des "Mu'min". Et ce n'est pas n'importe quel terme. Ça veut dire les gens qui sont fermes dans leur foi. Il y a une différence entre, donc, ceux qui ont fait l'attestation de foi, qui sont musulmans, qui ont fait la Shahada, et qui qui sont croyants, voilà, de manière générale, ils sont, ils sont croyants la plupart du temps. Et Mu'min, c'est une caractéristique, c'est un adjectif. Ce n'est pas ceux qui ont cru, ce sont ceux qui sont Mu'min, c'est-à-dire ce sont des gens qui sont fermes dans leur foi, qui ont atteint un niveau déjà bien ferme. Donc, si déjà il dit ça, il donne ses règles préventives à ceux qui sont déjà fermes dans leur foi, alors que dire des autres ? Comme pour dire : "Vous qui êtes croyants, vous n'échappez pas aussi à la règle, dans le sens où vous aussi, vous êtes éprouvés par la tentation du regard, par exemple." C'est à la fois rassurant pour se dire que voilà, toi aussi, tu peux te tromper, toi aussi, tu es, c'est-à-dire, tu es un être humain. C'est ce que je suis en train de te dire, quel que soit ton niveau de foi, tu es un être humain, donc tu peux avoir des des manquements, des faiblesses, et cetera. Et ça aide aussi contre les gens qui veulent trop les mettre, vous savez, ils mettent les personnes très pratiquantes, très croyantes sur un piédestal. Mais c'est un piédestal, c'est un piège, quoi. C'est-à-dire que ces gens-là, quand ils suivent correctement et cetera et tout, ce sont des modèles. Mais dès qu'ils vont tomber ou se tromper une seule fois, on va les lapider, alors qu'Allah ne l'a pas fait. Donc, ça, c'est important. Et de la même façon, ça aide aussi les personnes qui ont, on va dire, moins de foi, qui ont plus de choses à travailler et à peaufiner, de leur dire : "Bah, vous voyez, il y a, il y a de l'espoir aussi. C'est-à-dire, tout le monde est logé à la même enseigne."

Ensuite, qu'est-ce qu'il dit ? Donc, il dit : "Dis aux croyants", donc, "Dis aux Mu'min", donc, "qu'il qu'il baisse". C'est traduit sommairement par : "qu'il baisse leur regard et qu'il préserve leur chasteté". "C'est plus pur pour eux." Donc, là, tu as l'habitude, on va s'arrêter sur les mots d'Allah importants. Vu qu'il nous a donné cela et par d'autres, ça veut dire qu'il faut en profiter. Donc, il dit : "Il y a 'radd'". C'est traduit par "baisser". Donc, c'est "rad". Donc, "rad", tu le connais très souvent, on dit : "D'accord". Donc, "rad", faut aller à la racine R-A-D pour pouvoir avoir la signification. Et c'est le fait d'abaisser, de retenir et de tempérer. D'ailleurs, c'est un mot qui a été utilisé à l'époque quand on disait qu'on voulait retenir, par exemple, un cheval ou quelque chose comme ça, pour qu'il ne s'en aille pas. Donc, on dit : "retenir". On n'empêche pas, on retient un petit peu. D'accord ? Pour que ça aille moins vite. On parle d'abaisser et pas de complètement tout baisser. On parle d'abaisser. Et de la même façon, on parle aussi de tempérer. Ça ne veut pas dire à supprimer, à réprimer. Ça veut dire à tempérer. Là, si on devait traduire ça très rapidement, expliquer, ça veut dire en gros : "Et ettan Allah, il y a un autre, une autre chose aussi étymologiquement, c'est le fait de cliner des yeux." Donc, là, clairement, là, c'est comme s'il disait : "Ne fixe pas comme ça, les yeux comme ça, limite bouge, on doit limite remonter un peu, te fermer la bouche tellement tu es, tu es en train de fixer la personne. Ne regarde pas les gens comme ça avec insistance." Et là, il précise pas qui, de manière générale, femme, homme, situation, et cetera. Ne sois pas comme ça en train de regarder les gens et fix, les fixer du regard, ne pas les quitter du regard, les scanner, limite, au point où tu ne clines même pas des yeux. C'est ça. Et c'est très beau parce que dans le verbe qu'il utilise pour dire justement de baisser le regard, déjà dans ce mot-là, on voit que on nous demande pas de supprimer complètement, de réprimer la chose. Et il insiste encore plus quand il dit : "C'est pour ça que les traductions, c'est, c'est vraiment la trahison." Parce que dans la traduction, on dit : "baisser leur regard", alors que normalement, c'est : "abaisser une partie de leur regard". Parce qu'il a dit : "Sinon, il aurait dit 'mais'". Il y a le "min" en milieu, il y a une particule. Il est en train de dire : "min", donc une partie de leur regard. Pourquoi ? Parce qu'Allah Ta'ala, il est logique, il est réaliste, il nous connaît, et il nous connaît parce qu'il nous a créé, et il sait dans quelle société il nous a mis. Et il sait qu'il y a des situations où on ne pourra pas baisser le regard. Un homme qui est policier, qui est juge, avocat, médecin, comment est-ce qu'il va baisser le regard ? La loi disait qu'il doit forcément baisser son regard. Ça veut dire que quand il lève le regard sur ce qu'il ne doit pas, entre guillemets, regarder, donc une femme et cetera, et bien, ça veut dire qu'il commettrait systématiquement des péchés à chaque fois. Alors que un juge, il a besoin de regarder le suspect parce qu'il y a des, il y a une science en fait dans le langage corporel, le langage facial. Quelqu'un qui ment, il y a des signaux. Donc, il doit pouvoir regarder l'expression faciale. D'ailleurs, si tu regardes des fois des comptes rendus d'audience, et cetera, surtout ceux qui sont passés à huis clos, les gens qui ont assisté après, ils décrivent, ils disent : "Bah, le suspect, il avait le visage souriant, où il avait le visage complètement fermé, où il s'est mis à pleurer, où il avait l'air complètement indifférent, où il avait l'air énervé." Les gens décrivent, surtout quand on n'est pas là et qu'on les gens nous rapportent la scène, ils décrivent en fait. De la même façon, un médecin, je crois que ça va de soi. Comment tu veux en fait soigner quelqu'un si tu ne regardes pas ? Tu vas soigner une otite, regarde une conjonctivite, et cetera. Tu sais, et tu ne peux pas le regarder, tu dis : "Ah non, non, non, homme ou femme, c'est compliqué." De la même façon, un policier, bah là, j'ai pas besoin de donner un gros exemple. Police des frontières, tu n'iras nulle part dans un autre pays si tu n'as pas un agent, un policier qui va prendre ton passeport, regarder ta tête et te laisser passer. C'est obligé. Donc, il y a des situations exceptionnelles. De la même façon, quand il dit, les savants, ils expliquent que ça renvoie au hadith du Prophète Salam, où il parlait de quand les compagnons lui demandaient donc, en gros, le le regard, qu'est-ce qui est autorisé ? Donc, il disait que le premier regard, en gros, il t'est autorisé, il est à toi, c'est ça, il t'est pardonné, entre guillemets. Le deuxième regard, là, c'est la porte ouverte à Sheitan, et là, c'est un regard volé. D'accord ? Et on a demandé aussi à des savants, à partir de quand on considère que voilà, qu'on rentre dans le deuxième regard. Il dit : "Bah, parce que là, on parle des hommes, par exemple." Il dit : "Dès lors que tu commences à te dire des phrases du style : 'Ah, elle est jolie là', ça veut dire : 'Bon, c'est bon, arrête, c'est bon, tu peux baisser le regard, là, ça y est.'" Ou tu commences à te rappeler d'une caractéristique de quelque chose en particulier. Ça ne veut pas dire que c'est grave de remarquer ça. Attention, ce qui n'est pas bon et ce qui est grave, qui commence à être dangereux, c'est quand tu prolonges dans ça. On ne nous demande pas de, de, d'être inattentif et de ne rien remarquer. Le péché, ce n'est pas de remarquer que cette femme avait, avait un foulard vert ou un foulard rose ou, peu importe. Le problème, c'est quand tu as vu cette personne, tu as retenu, donc tu as remarqué un trait physique, quelque chose, et que tu le prosesse dans ta tête et tu te dis : "Ah, c'était joli quand même", et cetera, peu importe, hein. C'est là, on ne juge pas, c'est vraiment les, on est factuel. Et en fait, quand tu décides, et tout ça, ça se passe dans le cerveau, c'est des circuits très rapides. Quand tu décides de te, de chercher plus, de regarder plus, et de regarder plus de détails sur le foulard, plus de détails sur cette chose-là, là, c'est la porte, là, c'est Sheitan qui commence son travail favori. Et lui, il faut se dire, son outil de travail favori, c'est les yeux des gens, vraiment, c'est le regard, vraiment, c'est le regard. Il passe tout par là. Donc, là, on parle d'une partie des regards. Et quand je dis qu'Allah appelle à l'intelligence émotionnelle dans ces versets, vraiment, il sait, et il sait que tu sais. Vraiment, c'est toi et lui, c'est-à-dire, tu ne pourras pas lui dire : "Oui, mais le deuxième regard." Il va dire : "Eh, je sais, toi et moi, on sait." Et à un moment donné, tu as commencé à te dire : "Ah ouais, joli." Oh, c'est là que tu aurais dû t'arrêter. Et tu sais que tu devais t'arrêter. Alors, faut pas raconter des salades. D'accord ?

Et quand on parle de baisser le regard aussi, c'est très important de parler d'un, d'un point, c'est que il y a des personnes qui vont pousser ça trop loin. Ces versets-là, et eux, ils vont baisser le cou, la tête, le dos, tout. Attention, ça ne sert à rien d'avoir de la pudeur excessive ou de la modestie mal placée. D'accord ? On ne nous demande pas d'être hypocrite. Faut rester soi-même. Allah, ici, il nous dit : "Je vous connais, je sais comment je vous ai créé. J'ai créé l'homme comme étant sensible au regard, sensible à la vue, à ce qu'il voit, à ce qu'il voit de beau. J'ai rendu l'homme sensible, cible à la beauté de la femme. C'est un fait. Il ne faut pas combattre les hommes pour ça, faut pas leur reprocher, faut pas les, voilà, les diaboliser pour ça." Allah, ici, nous explique que c'est quelque chose que j'ai mis en eux. Ensuite, faut moduler ça. Ça ne veut pas dire : "On m'a créé comme ça, je suis un homme, je regarde tout ce qui est joli, tout ce qui bouge, fallait pas me le présenter." Non, c'est pour ça qu'il dit : "Baisse ton regard." Et l'ordre des versets est important. Il a commencé par parler aux hommes, et ensuite, il parle aux femmes. Donc, techniquement parlant, quand il va dire aux femmes, quand il va leur parler de leur hijab, de leur tenue vestimentaire, et cetera, il le dit pour elle. On a tort de penser, j'avance un peu sur le sujet, que les femmes, comme on leur dit de s'habiller, de mettre le hijab et tout, c'est pour se protéger des hommes. Ce n'est pas logique. Parce que dans ce cas, il n'aurait pas dit aux hommes de fermer, de baisser leur regard. J'ai dit fermer, je voulais dire baisser, de baisser leur regard, euh, en premier. Si on suit la logique de ce que beaucoup veulent dire, oui, c'est par rapport à l'homme. Est-ce que les non-musulmans emploient à chaque fois, oui, avilissement de la femme, oui, la la femme, elle contrôler, c'est un rabaissement de la femme, et cetera. Bah, dans ce cas, dans ce cas, si on suit leur logique, Allah aurait commencé par dire aux femmes de baisser leur regard, de mettre leur voile, et cetera, et après, il va dire aux hommes de baisser leur regard. Mais non, là, il a dit aux hommes : "Baissez vos regards." Donc, déjà, si toi, homme, tu as baissé ton regard, ces femmes-là doivent même pas, limite, devraient même pas avoir besoin de se, de se couvrir autant, parce que normalement, tu as les yeux, tu as le regard baissé. Mais pas tous les regards.

Donc, là, les savants, quand il parle de ça pour le regard, on parle de la paupière. C'est-à-dire que, faut partir. Donc, là, on va faire une leçon de posture. Donc, c'est comme, on parle d'un regard qui part de, le point de départ, c'est, on a la tête qui regarde vraiment horizontalement. On ne lève pas la tête complètement, on ne baisse pas la tête au point de regarder ses pieds et de se prendre un mur si on marchait. On a le regard horizontal. Là, quand on parle de "radd", baisser, en partant de là, ça veut dire que, qu'on fait un mouvement de paupière. C'est-à-dire, la tête ne bouge pas, le cou ne bouge pas, les épaules et cetera ne bougent pas. C'est juste le regard. Regarde la Rahma d'Allah. C'est un geste très facile à faire. Ça ne nous demande pas beaucoup d'énergie, ça ne nous demande pas de solliciter toute notre musculature. Ça demande juste, en fait, d'utiliser, de faire un mouvement palpébral. Là, tu baisses ta paupière, et c'est tout. Tout le monde est capable de faire ça. C'est de ça qu'il parle. Il n'a pas dit : "Baissez vos cous." Si il fallait baisser la tête, il aurait dit, il aurait parlé de, si c'était le cou, il aurait dit, il aurait dit : "Baissez les cous." Non. Une fois, j'avais un enseignant, il disait quoi ? Il a dit : "Vous n'êtes pas des chameaux pour avoir des longs cous que vous baissez comme ça, comme si vous vouliez que quelqu'un il monte sur votre dos. Vous n'êtes pas des chameaux. Baissez vos paupières. On ne vous a pas demandé d'aller jusque là. Soyez pas plus, plus pudique que le pudique, plus royaliste que le roi, et plus sage que le Prophète." Le Prophète, il baissait pas son cou, il baissait pas sa tête, ni son dos, ni quoi. Ça suffit déjà. Si tu arrives à faire le regard, c'est déjà bien. Dès que quelqu'un fait plus, de toute façon, il va se, il va se fatiguer. Donc, ce regard-là qu'on baisse avec la paupière, c'est la paupière. On ne parle pas de, on ne parle pas d'autre chose. Donc, le but, en fait, tu ne dois même pas pouvoir voir en baissant la paupière. Tu ne dois pas pouvoir voir tes pieds, voir. Tu dois vraiment baisser juste la paupière, et ça, c'est, voilà, c'est un mouvement très rapide.

Et donc, ensuite, il parle, après avoir parlé du regard, donc, il donne deux conditions ici. Il faut baisser une partie des regards. Abaisser une partie des regards. Et après, il dit directement, comme pour dire que les deux sont indissociables. Et qu'il préserve, qu'il protège, qu'il soit gardien de leur "farj". Dans les traductions, tu vas voir que c'est traduit soit par "chasteté", soit par "parties intimes". Les deux sont justes. Quand on regarde l'étymologie du mot "farj", c'est très intéressant. Ça parle d'une, ah non, avant de parler de ça, je vais plutôt parler de la connexion entre quand Allah parle du regard et juste après, en mettant "wa", et comme pour dire en fait que les deux sont indissociables. Et là, on voit que vraiment, il est en train de nous dire que préserver les parties intimes, la chasteté, juste après la préservation du regard, c'est une indication qu'il y a une connexion directe entre les deux. Que les yeux sont des messagers. D'ailleurs, comme je disais tout à l'heure, c'est l'outil préféré de Sheitan. Il commence par là. Regarde à chaque fois quand il dit, il va te donner quelque chose à faire ou ou il veut te perdre dans quelque chose, il va dire : "Regarde ce qu'il a fait, regarde ce qu'il a dit." Bah, regarde depuis le début de la sourate, c'est quoi les témoins oculaires ? Donc, on voit bien que les yeux sont des messagers. Là, quand les gens colportent, les yeux sont des messagers. Et il va systématiquement Sheitan, à chaque fois, te dire : "Regarde ça, regarde lui, regarde comment elle est belle, ah, regarde, elle te regarde depuis tout à l'heure, oh, lui, il te, il t'a, il t'a remarqué quand même", et ainsi de suite. Et ça, ça a inspiré les plus grandes industries qui veulent nous acheter notre temps, nous racheter notre temps, comme Allah dit. Donc, il y a des gens, il y a parmi les gens, il y en a dont le travail, c'est de d'acheter le temps libre des gens. Pourquoi ? Parce que quand ils achètent ton temps libre, ils t'achètent ce que tu as de plus précieux, et tu deviens leur prisonnier. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent de toi. Donc, réseaux sociaux, c'est quoi ? C'est que des choses à regarder. Et qui lit déjà beaucoup aujourd'hui ? Même ce que tu lis, tu le regardes. C'est tes yeux qui lisent. Il y a des images aujourd'hui, les algorithmes nous montrent qu'en fait, les gens veulent plus de choses qui sont rapides. Donc, on met des images, on propose des choses, on fait des suggestions, on remplit le feed même de comptes que tu ne suis pas. On va te mettre des vidéos, on va te mettre des photos, et finalement, on réduit à chaque fois ce que tu vas lire, toujours regarder, regarder. En style, on fait de sorte que les gens se comparent entre eux, que les gens, en fait, développent des complexes et veulent les imiter. Et celles qui se montraient pas ou ceux qui se montraient pas, développent la nécessité eux aussi de se montrer, parce qu'après, il y a un retour, il y a la reconnaissance, il y a les gens qui vont te dire que tu es belle ou que tu es beau, que tu es intelligent, que tu es ceci, que tu es cela. Donc, tu as besoin de cette validation sociale. Et on va te dire qu'il faut que ça passe par l'image. Et ensuite, donc, on a parlé des réseaux sociaux, toute l'industrie du cinéma, c'est que ça, c'est regarde, regarde, regarde. Et là, on t'envoie plein de messages subliminaux. Tout dessin animé, film, et cetera, il il table sur ça. De la même façon, l'industrie de la musique, on ne peut pas parler de musique sans parler de clip, clip, concert, festivals, et cetera. C'est que du visuel. Les gens mettent des costumes, ils font de la déco, et cetera. Tout ça, ils en jettent, ils t'en, ils te, ils te font un spectacle des dieux, parce qu'ils connaissent le puissant outil qui est le regard. Ce n'est pas pour tout type de divertissement, les publicités, les clubs, les festivals, bref, il y a, il y a que ça. Si tu n'as pas compris que ton regard, on veut le prendre en otage, que ton regard est la monnaie, finalement, et la la la porte du risque de beaucoup de personnes, c'est compliqué. Et Allah, ici, est en train de te dire : "Réapproprie-toi ton regard." Donc, là, les hommes, et après les femmes, réappropriez-vous votre regard. Ne vous, ne soyez pas pris de votre regard, ne soyez pas prisonniers des autres à travers votre regard. Contrôlez votre regard. Bon, c'est ce qu'il est en train de vous dire. Vous n'êtes pas des Mu'min. Contrôlez votre regard.

Ensuite, il va parler du "farj". Donc, la la fameuse, le fameux mot qui sert à dire donc les parties intimes, la chasteté. D'accord ? C'est soit l'action, la chasteté, le fait de se préserver, soit l'organe lui-même, donc les parties intimes. Et quand on voit "farj", donc la racine "faraja", ça veut dire dire, donc le verbe veut dire ouvrir, consoler, soulager et délivrer du souci. Et le mot "farj", qui est traduit, qui est utilisé pour parler des parties intimes en tant qu'organe, ça veut dire étymologiquement, donc "farj", ça veut dire une fente ou une ouverture. Une consolation. Moi, franchement, j'ai été assez étonné quand j'ai vu le sens étymologique de ce mot, parce que c'est vrai que quand on dit "parties intimes", on sait tous de quoi on parle, et après, on ne, comment dire, on ne s'étale pas dessus. Alors que quand Allah utilise ce mot, il est en train de nous donner beaucoup d'informations. Il ne parle pas seulement de l'organe. D'ailleurs, on voit bien qu'il ne parle pas que de l'organe, parce qu'il parle d'ouverture. Et je pense que si tu connais l'anatomie féminine ou masculine, il y en a une, c'est une ouverture, et l'autre, ce n'est pas une ouverture, c'est l'inverse, pour que ce soit complémentaire. Et pourtant, quand il parle de ça, il parle d'une ouverture pour tout le monde. Comme pour dire qu'on accueille bien plus que l'acte intime, on accueille une émotion, on accueille une sorte, une connexion, on accueille beaucoup de choses à travers cet acte-là. Et dans ce mot, on insiste beaucoup, tu vois, il y a soulagement, il y a consolation, il y a ouverture, il y a le fait de délivrer du souci. C'est quand même énorme. Donc, c'est comme si, je trouve vraiment qu'Allah a une manière très raffinée, très pudique, de nommer des parties intimes, de nommer des choses que les gens nomment de manière très explicite. Il a une façon très élégante de dire. Il dira, quel que soit la situation, Allah va te dire ce qu'il a à dire, mais il est en train de nous montrer qu'en fait, ton vocabulaire, il peut être clair, il peut aider à lutter contre les tabous aussi, mais il n'a pas besoin d'être, d'être vulgaire, il n'a pas besoin d'être trop tranché. Tu peux parler limite poétiquement de quelque chose et te faire comprendre. Et ben, c'est ce qu'il dit. Et lui, c'est encore plus que ça, c'est-à-dire, c'est affiné, c'est élégant, c'est classe, et c'est efficace, parce qu'avec un mot, il nous fait comprendre plusieurs choses. Déjà, il est en train de dire : "Préserve cette partie-là qui te sert de consolation, qui te sert à délivrer tes soucis." Préserve-le là, indirectement, il est en train de dire : "Préserve-le pour celle qui a droit à ça, à ton épouse." Et là, le tafsir de ce passage-là, il est dans la sourate au début, parmi les caractéristiques des, il l'a dit, il a dit : "Et ceux", donc, les, ceux qui ont réussi, ce sont ceux qui préservent leur "farj", donc cette fameuse ouverture, cette fameuse consolation, ce fameux soulagement, qui le conservent et ne le partagent qu'à leur épouse. Donc, du coup, c'est pour ça que sur, assez complémentaires sur ça, l'une fait le taf de l'autre, et tantôt l'autre fait le taf de l'une. Et là, il en train de dire : "Ça, préserve ça pour pour elle, en fait."

"Baisse ton regard." On pourrait dire, un homme pourrait dire : "Mais si je dois baisser mon regard par rapport à toutes ces choses-là, et que Allah, tu m'as créé pour finalement, enfin, tu m'as créé pas pour ça, mais tu as mis dans mes caractéristiques, tu as mis en fait dans mes, mes besoins, tu as mis en moi une caractéristique qui est que j'aime regarder, j'aime voir ce qui est beau, le plaisir des yeux, j'aime la femme, j'aime regarder la femme. Comment je fais là ?" La réponse, elle est, il la donne ici. Il dit : "C'est trop précieux en fait, ce que j'ai mis en toi." Ce "farj", c'est une source de consolation. Tu ne peux pas te consoler avec une personne comme ça, tu la revois plus le lendemain. Tu ne peux pas le faire dans le cadre de la Zina, c'est, c'est indécent, c'est malsain. Même scientifiquement, on a montré que les mélanges des semences, que ce soit la femme et l'homme, pour des partenaires qui ne sont pas mariés, qui ne sont pas réguliers, et cetera, ça peut avoir des effets délétères sur l'un et sur l'autre, aussi bien sur le plan émotionnel que sur le plan neurologique, et sur ce qui va être engendré de ces relations-là, donc les enfants. Donc, en fait, c'est un droit même des enfants qui naissent de nous, que les partenaires avec lesquels on a eu ces enfants-là, ce soit dans de bonnes conditions. Donc, ça peut être que dans le cadre du mariage. Et tout ça, tu vois, c'est capturé dans le mot "farj". Donc, Allah est en train de te dire, aux hommes, donc à te dire : "Si tu es un homme, dis aux hommes, en fait, préservez-vous, baissez une partie de vos regards. Et ce qu'il est en train de dire, c'est que tout le reste des regards, mais il y en a une qui a droit à ça, et c'est que elle-même." Donc, vraiment important. Et ensuite, "préserver cette ouverture", voilà, "préserver cette ouverture", c'est, c'est source de consolation qu'à la femme. Et quelque part, c'est une manière aussi de dire : "Protégez vos foyers pour assainir la société." Il faut préserver les foyers. Et préserver cette partie de ton corps pour ta femme, cette consolation pour ton épouse, c'est une manière de dire en fait : "Travaillez vos relations." Les gens, comment ça se fait que vos foyers ne sont pas des foyers de Rahma ? Comment ça se fait ? Là, c'est une invitation vraiment à se concentrer, à faire de son foyer un foyer de Rahma. C'est comme ça que la société va être saine. Et c'est pour ça qu'Allah ne nous demande jamais de nous préserver de quelque chose, de diminuer quelque chose, de baisser le regard, ici par exemple, si ce n'est pas pour l'ouvrir.

Sur d'autres, quelque chose de meilleur. S'il nous prive ici, c'est pour qu'on réinvestisse cette chose dont on s'est privé dans au bon endroit. Donc, les bonnes personnes au bon endroit, c'est clair.

Ensuite, il termine la AA en disant donc que c'est plus pur pour vous. Et après, il dit : "Là, c'est toujours Allah qui dit au Prophète : Dis-leur." Donc, là, c'est le Prophète qui va exposer ça aux croyants. Dis-leur de baisser leur regard, de préserver leur falche. D'accord ? Et donc, c'est plus pur pour eux. Et dis-leur aussi qu'Allah est Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font.

Et là, il y a un verbe qui revient de ce que je t'avais expliqué qu'il y a trois verbes communs, on va dire, pour parler d'une action. Donc, il y a "Hala" qui combine toutes les actions qui soient faites de manière consciente ou inconsciente. Il y a "Amala" qui veut dire que tu fais quelque chose mais en pleine conscience, tu sais très bien ce que tu fais, c'est volontaire. Et il y a "Sana" qui a un degré supérieur aussi, vraiment ici, il y a cette notion de faire mais avec manigance, avec stratégie.

Et ça, j'ai trouvé ça fascinant. Pourquoi ? Parce que ici, Allah il appelle et il fait référence directement à la nature de l'homme de manière générale. Bien sûr, ici, on fait des généralités. D'accord ? Là, il est en train d'appeler à la nature prédatrice de l'homme, que l'homme naturellement, c'est un conquérant, un chasseur, appelle-toi, appelle ça comme tu veux. Là, je dis pas ça dans le mauvais sens du terme, ni dans le bon sens du terme, c'est neutre. Donc, que ce soit des bons hommes ou des mauvais, c'est instinctif, c'est quelque chose qui est là.

Et Allah, en disant que je sais qu'est-ce que vous manigancez ou qu'est-ce que vous mettez en place comme stratégie, c'est lui qui l'a dit, c'est le verbe qu'il a employé. Sinon, il aurait dit un autre verbe. Mais il a dit : "Allah, c'est parfaitement ce que vous manigancez."

Là, c'est très intéressant parce que ça nous fait une transition même avec la AA suivante, avec là où il parle des femmes. En passant le relais, c'est comme si il faisait le lien en disant : le lien, il est là, en fait. Dans le sens, non seulement c'est un conquérant, un chasseur, un prédateur, et cetera. On dirait vraiment que je parle des vrais chasseurs, mais bon, tu tu comprends. Et bien, et il parle du regard depuis le début. Et bien, là, il est en train de dire qu'un homme, il va mettre en place une stratégie, consciente, inconsciente, peu importe, donc vraiment s'il veut arriver à ce qu'il à ce qu'il veut. Donc, ça va démarrer par le regard. Ensuite, si ça vaut le coup, on met en place une stratégie.

Et puis, là, quand je dis la stratégie, c'est intelligent. Il sait que la femme, elle est pas sensible au regard comme lui. Et il sait de quoi la femme, quoi la femme est sensible. Donc, il va passer par la, la valoriser autrement, sur son physique, lui faire un compliment, lui dire des choses qui lui plaisent à propos d'elle, de son caractère, et cetera. Et si tu remarques, les hommes ont une bonne patience dans l'élaboration de ce genre de plan. Après, il y a des personnes qui pensent à bien quand ils font ça, il y a des personnes qui pensent à mal quand ils font ça. Et ça finit par parfois ce qu'on a au début de la sourate comme turpitude.

Et là, ce qui est bien, c'est qu'il ne, comment dire, c'est comme si il est en train de dire : je vous vois, vous les hommes, je vous vois jusqu'à la racine du début de vos stratégies. J'ai tout vu. Je dis ça, je dis pas plus. Et ça, quelque part, pour ça, pourquoi je dis c'est une transition intéressante ? Parce que il commence à parler à la femme dans cette phrase-là, comme pour dire : je viens de t'informer que les hommes de manière générale sont des stratèges. Une façon de dire : attention, ne croyez pas tout ce qu'on vous dit, ne croyez pas tout ce que vous entendez, ne croyez pas tout ce que vous voyez. En gros, ayez conscience de cette nature des hommes. Encore une fois, ici, il y a pas de jugement. On n'est pas en train de dire : attention, c'est pas bon ce qu'ils font, et cetera, ni : vas-y, laisse-toi, laisse-toi emporter, après tout, ils sont comme ça. Non, là, il est juste en train de rappeler un fait. Tu vois ce mot qu'on retrouve au milieu de sourate Al-Kahf, qu'on lit tous les vendredis. Il est en train de dire : sois vigilante, sois subtile, juste surveille, ne te laisse pas avoir. Parce que j'ai mis à l'homme une tentation naturelle qui a un pouvoir en vrai, qui est une bonne chose si c'est bien utilisé, si c'est dirigé vers la bonne personne, donc son épouse. Mais attention.

Donc, tu vois, lui, j'ai mis du temps pour lui expliquer qu'il faut qu'il baisse son regard, et que je lui ai prévenu aussi que je suis au courant de ces stratégies. Ça veut dire, toi, ne sois pas naïve, d'accord ? Sois attentive, toi aussi, aux compliments, aux stratégies, et cetera, d'une personne qui a le droit, ton époux, d'accord ? Donc, c'est une très belle transition ici.

Là, finalement, ce que j'ai envie de mettre en place ici aussi en expliquant, c'est que chacun est tenté par quelque chose. Vraiment, ces deux Aayat n'ont pas l'allure d'un jugement ou de : vous êtes bon, vous êtes mauvais. Ici, Allah il parle de choses factuelles. Dans le sens, c'est en plus, c'est rassurant parce que c'est notre Créateur qui parle de nous. Donc, il va pas nous créer d'une façon et nous punir pour ça. Il va pas nous créer aussi d'une façon et nous abandonner et dire : je t'ai mis une grande tentation, un grand pouvoir, et cetera. Pour les hommes, on peut dire ici, la le super pouvoir, c'est la stratégie et le fait d'être sensible au regard. Et pour la femme, son super pouvoir, ça va être, bah, justement, d'être d'être une très très belle, d'être attirante, d'être attrayante, d'avoir de l'aura et d'avoir besoin de plaire et d'apparaître.

Ça pourrait être vu comme quelque chose de péjoratif. Allah aussi, dans la AA suivante, il rassure la femme sur le sens que : je suis pas en train de te juger, c'est pas une mauvaise chose. Que ce soit vous les hommes ou vous les femmes, ce que je vous apprends à faire, c'est : je vous ai donné quelque chose qui vous dépasse, qui est plus fort et qui est plus compliqué à contrôler que vous. C'est comme "radbas", vraiment, il faudra le retenir, comme si vous vouliez retenir votre cheval qui veut courir, qui veut partir partout, alors que toi, tu voulais juste rester au trot. C'est ça que je vous donne dans ces Aayat là. Je vous permets d'être bien, en fait, sans vous réprimer, sans vous brider, sans être là à vous saboter. C'est pas le but. Je vous apprends comme si on te donnait un super appareil et tu, et on t'a pas donné la notice, ou bien un super appareil qui a plein de fonctionnalités et tu peux pas les utiliser, ou bien tu les utilises de manière anarchique. C'est c'est triste quand même d'avoir un super outil et en fait, il nous dépasse. Soit on va mal l'utiliser, soit on va le sous-utiliser, soit en fait, on va on va faire n'importe quoi. Allah est en train de te dire : pose-toi, je vais te faire une explication, un cours sur cet outil, ce super outil, d'accord ? Faut le voir comme ça.

Et donc, chacun est tenté par quelque chose, et ce n'est pas un jugement. Il ne faut pas lutter contre quelque chose qui est inné, il faut l'accompagner. Donc, comme je disais tout à l'heure, il a parlé aux hommes en premier : vous baissez votre regard, d'accord ? N'allez pas après dire aux femmes : oui, mais c'est elle qui était habillée comme ça. Oui, mais elle était comme ça. C'est les arguments aussi que utilisent les gens qui font le viol. Là, ils disent : ouais, ben, elle avait pas qu'à s'habiller comme ça. Normalement, celui-là, on est censé lui répondre : mais en fait, toi, tu n'étais pas censé avoir baissé ton regard. En fait, c'est ça. Ou alors, pourquoi tu es encore en train de parler ? Tu vois, c'est vraiment très important de regarder la, comment dire, la découpe et la la succession qu'Allah donne ici à ses enseignements.

Donc, en somme, ce qu'on comprend ici, c'est que, et ça, c'est des hommes qui me le, qui le disent, ce avec qui j'ai eu à à échanger ou des hommes de ma famille, et cetera, que c'est des hommes qui disent eux-mêmes d'eux-mêmes qu'aucun homme n'est indifférent à la beauté féminine. Et c'est un fait, il faut l'accepter.

On passe à la deuxième AA qui est plus longue, et j'ai déjà parlé depuis longtemps, et c'est lorsqu'il parle aux femmes. Et là, pareil, ça commence vraiment pareil. On pourrait presque voir une symétrie. Dit aux croyantes de baisser une partie de leur regard et de préserver leur, euh, falche. Donc, ça, du coup, j'ai pas besoin ici de de réexpliquer ça. On pourrait juste comprendre que : ah bah, il l'a dit à l'homme, et il a aussi dit à la femme. Là, quelque part, il est aussi en train de dire : personne n'est à l'abri. Dire que les hommes sont très sensibles à la vue de ce qui est beau, de la beauté, ça veut pas dire que la femme ne l'a pas. Elle l'a moins que l'homme, c'est certain. Même si là, je fais une généralité, hein, peut-être qu'il y a des femmes qui sont très sensibles. Comment Allah l'a dessiné, mais il y a un consensus, on va dire, que les femmes sont moins sensibles à ça. Elles sont plus sensibles à à l'homme qui la traite bien, qui est gentil avec elle, qui la respecte dans son caractère, qui l'accepte comme elle est, qui la valorise. Elle a plus d'attrait pour cet homme-là que pour celui seulement qui qui a une belle apparence quoi. Ça, ça fait pas long feu, ça, ça ne suffit pas. D'accord ? Pour un homme aussi, ça ne suffit pas. Mais disons que lui, c'est sa porte d'entrée, ce qu'il voit.

Et donc, là, je veux juste, avant même de rentrer dans le vif de la AA, il y a quelque chose qui est censé te frapper. Tu es à la page, la page du Coran sous les yeux, Aï 31 ou 30, pardon, où Allah parle aux hommes à travers le Prophète Salam, deux lignes. Quand il parle de la femme à la femme, neuf lignes. Moi, quand j'étudie des Aayat, j'aime bien visualiser, regarder avant de rentrer. Donc, rappelle toujours, faut regarder le grand tableau et après aller zoomer. Et là, ce que je vois, je me dis : ah, au niveau proportionnalité, quand même, il y a de la matière ici côté femme. Quand je, je parlais de ce passage-là avec des des hommes de ma famille, ils disaient : là où des gens, des femmes, par exemple, pourraient le voir comme une limite, un peu une oppression, oui, on nous dit comment on doit s'habiller, on nous dit devant qui on doit s'habiller comme ça. Comme ça, elle, elle, elle le pense mal. Et j'en discutais, comme je disais, avec des hommes de ma famille, ils disaient : je crois qu'Allah, il vous aime plus que nous. Et là, ça m'a fait éclater de rire. Pourquoi tu dis ça ? Il a dit : vous, vous, dans ces Aayat là, vous avez le droit, limite, un coach image, il vous dit comment vous devez vous habiller, vraiment avec l'émotion, il vous dit comment vous devez vous habiller, il vous protège, il vous explique, il vous donne les détails. Nous, il nous a dit juste : toi, baisse ton regard, préserve ta ta chasteté, je sais qu'est-ce que tu fais, et assieds-toi. Comme si, finalement, l'homme était assez, beaucoup plus primaire que les femmes. C'est des hommes qui disent ça, c'est pas ma parole, faut valider ou pas, mais c'est pas ma parole. Et il dit : et vous les femmes, c'est ça qui est beau, c'est que il va dans le sens de votre subtilité, de vos, de votre sens du détail, vraiment en vous valorisant comme ça. Je trouve, hein. Et c'est cette personne qui m'a dit ça, je trouve qu'Allah balaye d'un revers de main tous ces stéréotypes qu'on vous colle : oui, vous êtes trop dans les détails, vous êtes trop émotionnel, vous faites trop de problèmes, vous êtes trop complexe, vous êtes trop compliqué, on vous comprend pas, vous avez trop de chichis. Il dit : normalement, tu lis cette a, ça balaye tout ça. Parce qu'en fait, si c'était le cas, Allah, il passerait pas autant de temps à vous parler.

Ici, il est en train de nous donner aussi une leçon aux hommes. Pas dans le sens : un tel est plus important qu'un tel. J'en ai : les femmes sont plus importantes. On va pas rentrer dans ces trucs-là, parce que tu vas voir avec la fin de AA que Allah appelle à la solidarité, à l'entraide, aussi bien des hommes et des femmes. Il est pas en train de créer des frontières, il est pas en train de dire : les hommes ceci, les hommes cela, les femmes ceci. Non, du tout. Tu, tu as compris que c'est pas sa méthodologie. Dans les cinq épisodes que j'ai fait sur le mariage, et cetera, mariage, séparation, tout le reste, en cas de problème, et cetera, comment on se réconcilie, tout ça, je te laisse écouter si tu les as pas écouté. Je pense que si tu comprends bien les Aayat où Allah parle du mariage, et cetera, même quand il parle de séparation, il n'est jamais dans la confrontation homme-femme, dans la la dualité homme-femme. C'est pas comme ça qu'il parle. Même en cas de séparation, il est en train de dire que vous pouvez, en fait, être solidaire. Vous n'êtes pas obligé de vous entretuer à la fin. Vous êtes l'un est censé être, euh, un un bien pour l'autre, d'accord ? Et donc, nous aussi, c'est cette méthodologie qu'on va employer. Donc, là, il est pas question de faire la dualité un tel, une tel, du tout.

Là, ce qu'il faut comprendre vraiment, pour finir, pour continuer dans ce que je disais tout à l'heure, c'est que si Allah, c'est autant est allé sur la femme, c'est aussi une façon de dire à l'homme : tu devrais peut-être lui accorder plus de respect, plus de considération. Tu devrais peut-être arrêter de la regarder comme seulement comme un bout de chair. Peut-être que tout ce temps que je passe à dire à cette femme, et toi, tu y assistes, tu écoutes, à dire à cette femme devant qui elle peut se découvrir, qui a gagné le droit de la voir dans sa pleine parure, ça, normalement, un homme qui voit ça, il est censé se dire : ah, d'accord, là, il y a une garde rapprochée. Là, il est en train de baliser, il est en train de dire : h, avant que je puisse arriver, donc comme s'il devait franchir une muraille, cette femme-là, il lui a donné, il lui a donné une armure, il lui a donné une protection, et il lui a donné les capacités d'apparaître en société en toute sécurité. Pas en protection seulement vis-à-vis de l'homme, protection d'elle-même vis-à-vis des autres femmes, vis-à-vis des autres hommes, tout simplement, apparaître en sécurité, juste en admirant, on va dire, le paysage.

En admirant la découpe des Aayat, on voit bien qu'Allah Ta'ala veut nous faire passer des messages. Donc, dans une société où la plupart des avantages sont donnés aux hommes, beaucoup d'avantages sont donnés aux hommes, les hommes sont moins inquiétés pour beaucoup de choses dans ce monde, si on se dit la vérité, voilà. Quand on lit ces Aayat là, on a envie de dire : ça devrait être l'inverse. Parce qu'Allah passe plus de temps à parler aux femmes sur leur apparence, sur, euh, leur étiquette quand elles s'adressent à quelqu'un, du genre reposé, ou au sein de leur famille, au sein de leur mariage, quand elles sont mères, quand elles allaitent, quand elles sont veuves, et cetera. Il y a pas beaucoup de codes, en fait. Il y a pas de code. Un homme, quand par exemple, il a perdu sa femme, il y a pas un traitement de soin pour lui. Oui, bah, prends le temps, et après, tu, il pourrait se remarier le lendemain. Bon, il y en a pas beaucoup qui le font. Alors que la femme, il y a comme un tout un petit cocon qui est autour d'elle. Il lui laisse ce temps de repos, cette période de viduité. C'est pas pour la, c'est pas pour l'enfermer, c'est pas pour la piéger, c'est pas pour pour la brider, hein. Non, c'est un sas de récupération, c'est un temps, en fait, parce que émotionnellement, elle ne prosesse pas comme les hommes. Et c'est connu, les femmes ont ce cette espèce de village autour d'elle, même quand elle discute entre elles, quand elle veut régler les problèmes, c'est plus facile pour elle que pour les hommes qui s'expriment moins entre eux. Donc, tout ça est valorisé dans cette sourate et dans beaucoup de sourates du Coran. Et je pense que c'est un rappel aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

Et les femmes aussi, pareil : arrêtez de chercher la validation que des hommes ou des autres femmes, et cetera. Quand Allah vous a montré déjà qui vous étiez, il n'y a pas besoin. Là, il est en train de dire : je te donne un habit pour bien diriger ton super pouvoir, comme j'ai donné aux hommes aussi ce qu'il faut. En fait, les hommes, il leur a donné aussi un hijab, mais le hijab, c'est le rideau dans les yeux, en fait. Vous, c'est ça votre hijab. Et les femmes, c'est le hijab qu'on va décrire. Et d'ailleurs, je fais une, un petit aparté pour dire que je vais mettre un extrait, donc, il sera un épisode, un épisode bis, d'accord, de cet épisode-là, donc le 10 bis, que tu vas retrouver, donc qui est diffusé en même temps que celui que tu écoutes actuellement, qui est un extrait d'un épisode de podcast que j'avais intitulé : "Le Hijab, ce vêtement de lumière". J'ai même pas fait exprès de dire "vêtement de lumière", donc ça rapporte à Sourate An-Nour, puisque Aayat que j'aborde dans cette sourate, ne parle pas que de Sourate An-Nour. Et donc, j'ai pris une partie qui va expliquer une partie de ce qu'on dit aujourd'hui. Voilà, comme ça, je vais pas me répéter. Donc, tu peux mettre pause et aller écouter ça, ou bien l'écouter à la fin de cet épisode, c'est toi qui décides. Donc, c'est pour que je me répète pas, parce que là, je considère que tu as déjà la matière et je vais pas tout répéter.

Donc, nous étions en train de parler, donc, de cette première AA. Donc, Allah parle du regard, de préserver le falage. Donc, ça, on revient pas dessus. Et après, il va dire : et quel ne qu'elle ne fasse apparaître, donc, là, je fais une traduction sommaire, qu'elle ne fasse apparaître de leur beauté que ce qui en apparaît. Là, il y a beaucoup de personnes quand ils lisent cette AA, ils disent : c'est quoi ce qui en apparaît ? C'est quoi la beauté ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que c'est ses habits ? Est-ce que c'est ses bijoux ? Est-ce que, il y en a même qui disent : bah, est-ce que c'est que la beauté extérieure ? Est-ce que, il y a aussi la beauté intérieure ? Et on va prendre le temps de regarder ça.

Donc, il dit : et quel ne. Donc, là, c'est là, c'est à partir de cette partie-là de la AA que c'est un ajout par rapport à ce qu'il dit aux hommes. Et là, il dit : qu'elle ne montre pas. Et donc, c'est, faut chercher ça, la racine "Bada'a", et ça veut dire montrer, ça veut dire dévoiler, rendre manifeste. En gros, c'est vraiment quelque chose qu'on expose exprès. Donc, leur beauté, on peut dire leur beauté, leur parure, leurs attraits, ce qui est attrayant. "Zina", c'est quelque chose qui est attrayant. Et les savants, quand ils parlent de ça, pour certains, donc Ibn Ashour, il explique que ici, ça fait référence à la beauté, toute la beauté de la femme, que ce soit beauté extérieure ou intérieure. C'est-à-dire, la parure, le corps et ses caractéristiques, ce qui fait d'elle que c'est une belle personne dans son caractère, sa douceur ou sa gentillesse. C'est tout. Toutes les femmes ont des caractéristiques qui sont propres à elles. Il y a des femmes, leur beauté intérieure, ça va être leur sincérité, leur douceur, leur gentillesse. D'autres, ça va être leur générosité. D'autres, ça va être leur grand sourire, et cetera. Il va y avoir quelque chose pour chaque femme. Et donc, c'est plus intéressant de comprendre que que "Zina", comment dire, englobe tout ça. Et bien sûr, j'ai dit "Zina", j'ai bien dit la beauté, j'ai pas dit la la turpitude. Ça, c'est "Fahisha". C'est "Zina", d'accord ? C'est pas le même mot. Et donc, il dit : ça veut dire quelque chose qui apparaît, quelque chose qui est évident, et quelque chose qui est extérieur, d'accord ? Donc, qui se voit.

Et donc, ici, ce qui est intéressant, c'est que c'est ce que les savants expliquent. Ils sont unanimes et se basent sur le hadith du Prophète Salam où, quand la AA sur le hijab était sortie, et bien, une fois, chez lui, était venue une une femme du nom de Asma, et qui est la sœur de Aïcha. Donc, et en fait, elle avait un vêtement, je pense, qui était soit un peu, un peu plus court au niveau des poignets, où on apercevait peut-être la racine de ses cheveux. Et en fait, il a dit à Asma, donc, il a détourné son regard, comme la AA le dit, et il lui a gentiment fait le rappel. Il a dit : Asma, et il a fait, il a mimé sur lui, il a dit : Asma, ce qui doit être apparent de la femme, et il a dessiné le contour de son visage avec ses sa main, et il a montré son poignet pour dire que ça s'arrêtait là, les mains au niveau des poignets, et le contour du visage, sans inclure, bien sûr, le cou, les oreilles. D'accord ? Juste avec ce hadith-là, on a beaucoup de réponses dans le sens où normalement, le hijab tel que est décrit en Islam, ne doit pas faire apparaître les oreilles. Aujourd'hui, il y a des sœurs qui mettent le, on voit leurs oreilles, on voit leur cou, on voit, euh, toute la racine de leurs cheveux, l'implantation. Voilà, ça, c'est des règles de jurisprudence. Je vais pas m'étaler sur ça, mais c'est pour dire que quand on parle de ce qui n'apparaît pas, c'est ce qui est évident, en gros, ce que la personne a besoin pour apparaître normalement. Et il se trouve, et là, c'est logique, que les parties qui sont découvertes, et bien, respectent les cinq sens et permettent d'avancer sans, euh, risque, sans danger, sans problème. La bouche, donc le goût, l'odorat, le nez est découvert, les yeux sont découverts, sauf pour ceux qui décident de couvrir leur visage. Mais il n'y a pas d'obligation. Les mains, par rapport au toucher. Et là, tu me diras : et l'ouïe ? Alors, les oreilles sont couvertes. Et bien, il se trouve que les oreilles, c'est le seul des cinq sens qui, lorsqu'il est couvert par un tissu, tu continues d'entendre. Alors que si tu couvres ton visage, tu peux plus voir. Si tu couvres ton nez, je pense que la, je dis hommage à tous ceux qui portaient des masques là pendant la période de Covid, et bien, on sent pas beaucoup. Si ta bouche, elle est couverte pour manger, va bien falloir que tu baisses ton masque. Et si tu couvres tes mains, et bien, tu peux pas les utiliser aussi, d'accord ? Alors que les oreilles, tu peux couvrir. Je pense que voilà, tout, on porte tous des hijabs, là, pour celles qui le portent, et je pense qu'on n'est pas sourde, d'accord ? Sauf si tu mettais un hijab en carton ou en plastique. En général, tu entends. Donc, rien que là, dans la manière où Allah nous demande de mettre le hijab, on voit que il ne nous coupe pas de nos libertés et de nos facultés. Il nous permet juste, en fait, d'être à l'aise, tout simplement.

Donc, ça, c'est pour ce, c'est pour cette partie-là. Ensuite, bon, la partie où justement, il parle de du hijab, comment il doit être, le rabat sur la poitrine, et cetera, bah, c'est dans l'extrait que je t'ai mis. Et on va avancer sur la suite.

Donc, là, il répète exactement la même formule : et qu'elles ne montrent leur "Zina" que, donc, que devant. Il la lit, et là, il va citer une plein de catégories de personnes, plusieurs catégories de personnes devant qui, elle peut, en fait, montrer sa beauté. Et il y a, bien sûr, une exception faite avec l'époux, qui lui, peut voir tout, donc bien plus que même ceux devant qui, elle peut enlever son hijab. Bien sûr. Et c'est hyper intéressant que Allah découpe ça. En fait, il dit : c'est comme s'il disait à la femme : je te donne un code vestimentaire, un code devant le commun des mortels, puis un code devant des endroits. Donc, en gros, les, les, les hommes et les femmes, parce qu'il y a pas que les hommes qui sont mentionnés ici, et les femmes qui peuvent, en fait, te voir sans hijab, en respectant toujours leur, bien sûr. Et il y a l'époux. Et c'est hyper intéressant ici, la, on la découpe, et les, les personnes qu'Allah mentionne. Donc, on va s'arrêter sur quelques-uns.

Donc, il dit : donc, elles peuvent, donc, montrer leurs atours. Il a dit : les maris, c'est logique, c'était en premier, c'est pas pour rien, parce que lui, il peut tout voir. Donc, les maris, leur père à elle, le père de leur mari, effectivement, le père du mari. Voilà, parce que déjà, en plus, le mari, le père du mari devient aussi un mahram. Et le père, le père de quelqu'un ne peut pas se remarier avec une femme que son fils a épousé, même si, euh, il est, il est mort ou bien il a divorcé, bah, de toute façon, il faut qu'il, il faut bien qu'il soit plus avec elle, c'est impossible, elle, elle lui est plus licite du tout. Donc, les hommes de, les pères, pardon, les pères des maris, leurs fils à elle, les fils de leur mari, si par exemple, c'est une famille recomposée et le mari avec qui elle se marie avait déjà un enfant, par exemple, et bien, le fils de, de leur mari, elles peuvent se découvrir devant, devant lui, enlever le hijab. Leurs frères à elle, donc, soit tes frères ou ta sœur, si, si c'est, si c'est une sœur qui m'écoute. Les fils de leur sœur, donc, en gros, leurs neveux, paternel et maternel, donc, les neveux côté des frères, au côté des, des sœurs. Il y a, les femmes musulmanes. Là, c'est intéressant de dire ça, parce que le mot que mentionne, c'est "Nissaa", donc, leur, littéralement, ça veut dire leur femme. En gros, c'est comme s'ils vont dire : mon cercle de femme, mon cercle féminin. Et là, le cercle de femme, c'est très clair. Les, les hadiths et les savants sont très clairs sur ça, c'est que il faut que ce soit des femmes musulmanes. Ça ne peut pas être des femmes non musulmanes. Dans le cas où il y a des femmes non musulmanes, l'exception, c'est que ça doit être des femmes qui soient de la famille. Admettons, une sœur a des membres de sa famille qui ne sont pas musulmans, les femmes parmi, qui ne sont pas musulmanes, parmi les femmes de sa famille, peuvent l'avoir, son hijab. Admettons, c'est sa cousine, c'est sa mère, c'est sa tante, sa fille, je sais pas. Elle peut, en dehors du cadre familial, une femme musulmane ne doit pas découvrir sa chevelure, découvrir sa beauté devant une femme non musulmane. Ça, c'est très important. Donc, pas aux non-croyantes qui ne sont pas de la famille. Et là, c'est clair, en fait, être une femme, ça ne suffit pas pour pouvoir avoir une autre femme sans son hijab. Pourquoi ? Parce que les femmes non musulmanes n'ont pas le Iman, n'ont pas l'attestation de foi. Donc, en fait, dans Iman, il y a, il y a cette notion de sécurité, de garantie. Donc, tu ne peux pas être, avoir la garantie que cette femme non musulmane qui te voit sans hijab, et bien, va t'assurer de ne pas répéter à un homme ou à quelqu'un d'autre. Admettons, tu l'as invitée chez toi, ou vous étiez à une fête, elle était là, et cetera, et bien, une femme musulmane ne va pas décrire normalement à son mari ou à son frère. Ah, parce qu'il y a des gens, ils décrivent, c'est comme si on avait vu, elle a les cheveux comme ça, elle est blonde, elle est ceci, elle est cela. Ça, c'est interdit. C'est-à-dire, l'homme n'a pas le droit de voir une femme sans hijab, mais on a, il ne doit pas non plus demander ou écouter des descriptions de femmes qui normalement portent le hijab, et c'est des femmes de leur famille qui décrivent. On n'a pas le droit. Les femmes non musulmanes n'ont pas cette barrière, parce qu'elles ont pas cette, cette crainte d'Allah, elles ont pas les mêmes interdits que nous. Donc, pour eux, c'est normal : oh, elle était belle, elle était, elle avait les cheveux bouclés, elle était comme ça, elle était comme ça, elle est mince, elle a telle mensuration. Pour eux, ils pensent pas à mal ou pas, peu importe. Mais donc, comme on n'a pas cette garantie là, et bien, on ne se découvre pas devant elle. Et ça, c'est important de le rappeler, parce que je me suis rendu compte qu'il y a beaucoup de sœurs qui ne savent pas ça, et en fait, elles sont devant des non-musulmanes, par exemple, elles disent : bah, c'est des femmes. Et bien, non. Tu vois comment cette AA nous montre qu'en fait, le hijab, il est pas fait pour se protéger des hommes, en fait, il est fait pour la femme. D'ailleurs, Allah dit : "Dis aux croyantes". Il n'a pas dit : "Dis aux épouses", il n'a pas dit : "Dis aux mères, aux sœurs", et cetera. Il est en train de te dire : je parle à la femme en toi, plus que ça, je parle à la croyante, en fait. Tu es une femme avant tout, ma servante avant tout. Là, vraiment, quand il parle de cette AA, il veut qu'on se sente nous-mêmes, qu'on ne soit pas en train de faire quelque chose pour quelqu'un. Il est en train de dire : tu le fais pour toi. D'ailleurs, il dit : "C'est plus pur pour vous", comme il dit aux hommes : "C'est plus pur pour vous". Il n'a pas dit : "C'est plus pur pour vos femmes, pour vos relations, pour ceci, pour cela". C'est plus pur pour vos maris, pour vos. Tu vois, les gens qui disent toujours encore : oui, la soumission de la femme. Là, j'ai envie de dire : elle est où la soumission ? Faudrait m'expliquer. Faudrait m'expliquer où est la soumission. Il y en a pas. Donc, attention à ça.

Et après, il dit : donc, ça, c'est les servantes. C'est traduit littéralement. Et ça, on prendra le temps de l'aborder plus dans l'épisode suivant, parce qu'on parle ici des servantes, donc les servantes, celles qui sont à leur service. Il y en a qui traduiront ça aussi par leurs esclaves, parce que c'est quelque chose qui existait encore à l'époque et qui n'était pas encore complètement aboli. C'est pour ça que je m'attarde pas ici, parce qu'on va en parler après. Et donc, littéralement, ça veut dire : ce que leur main droite possède. Et ça aussi, je l'expliquerai après. Et attention, ça doit être des servantes femmes. Ça ne peut pas être, voilà, l'équivalent aujourd'hui. Bon, aujourd'hui, il n'y a pas des servantes, hein. Ça, c'est fini. Sauf si dans certains pays pratiquent ça encore. Là, aujourd'hui, si on devait transposer à notre époque, ce serait par exemple, les gens qui travaillent pour toi, les gens qui, dont tu emploies les services, la nounou de tes enfants, ta femme de ménage. On est d'accord que tous ces gens-là, ce n'est pas tes servants, c'est des gens qui travaillent, voilà, dignement, et cetera, mais qui te rendent un service, comme toi, tu leur rends un service en les rémunérant correctement. Et bien, ces personnes-là doivent être des femmes musulmanes. C'est-à-dire, ton jardinier, il travaille pour toi, il te soulage de quelque chose, si tu n'as pas la main verte, mais tu ne peux pas te découvrir devant lui. Voilà.

Ensuite, donc, là, il parle de, d'hommes qui n'ont, qui sont indifférents. Des fois, c'est traduit par impuissant, mais c'est dans le sens des hommes qui n'ont, qui sont maintenant indifférents à la beauté de la femme, aux atouts de la femme, à l'attirance par rapport aux femmes. Et la plupart aussi, les savants disent que ici, on parle d'hommes qui sont très, très, très, très âgés. On parle pas d'un homme qui a 50 ans ou 60 ans ou 45 ans. Non, on parle d'un homme qui est hyper âgé. Ou bien, ça peut être aussi le cas d'hommes, par exemple, qui ont une une atteinte ou une maladie mentale, qui font que, en fait, ils n'ont pas leur raison, ou qui ont un handicap, qui font que de toute façon, les, voilà, les femmes, c'est, c'est le cadet de leurs soucis, quoi. Ils n'ont pas cette sensibilité là. Des gens qui ont des maladies qui font qu'ils ont du cerveau, comme ils agissent comme des enfants. En fait, eux, n'ont pas, n'ont pas ce problème-là. Donc, du coup, c'est vraiment du cas par cas.

Et ensuite, il dit : donc, le garçon, l'enfant, qui n'a pas de connaissance, en fait, de l'anatomie féminine, qui, qui ne sait pas, en fait, qui n'a pas cette attirance ou cette sensibilité à ça. C'est une zone comme ça. Ça, c'est les femmes. Ça, c'est non. Bon, il différencie une femme d'un homme, mais c'est pas quelqu'un qui a de l'intérêt pour ça. Et là, c'est très important qu'Allah a dit ça. Il aurait pu dire : les garçons, pas pubères. La puberté, bah, voilà, on sait c'est quoi les signes de la puberté, c'est physique. Et ben, là, il n'a pas dit ça. Il a mis la barre parfois plus bas. Et aujourd'hui, j'ai envie de dire, cet âge-là, il est abaissé beaucoup, parce qu'aujourd'hui, encore toujours ces histoires de réseaux sociaux, de, de tout. Et bien.

De plus en plus, la télé, et cetera. Euh, des fois, vous avez des garçons de 8 ans, ils ont, ils connaissent plus de détails sur les femmes que les hommes mûrs. Malheureusement, aujourd'hui, la société fait un peu tout pour que nos enfants perdent leur innocence et trop tôt sont au courant de choses qui ne sont pas censées être leur problème. Donc, on va voir des des enfants comme ça qui sont qui vont parler de choses très suggestives, qui pour certains, malheureusement, tombent même dans la pornographie très jeune. Euh, c'est horrible. Ils disent des magazines, ils regardent des choses pas très nettes. Aujourd'hui, des programmes qui sont explicites, et cetera, ou qui sont très vulgaires, apparaissent et ils sont diffusés à des heures où les les enfants regardent la télé. Pour ça que je me suis toujours dit, la télé ne rentrera pas chez moi. C'est c'est vraiment difficile à à voir et c'est une scène difficile à observer, ça, ce qui se passe dans la société.

Donc, là, Allah est clair. Il dit, dès lors qu'un garçon a cette connaissance-là, on va dire, et ce n'est pas que ce garçon est mauvais, hein. Si à l'école, on lui en a trop parlé, s'il est dans un environnement, voilà, s'il est dans un environnement où en fait, c'est connu et tout le monde parle de ça, et en fait, très tôt, il est sensibilisé à des choses qui ne devraient pas, et bien, là, ça s'applique. Une femme ne peut pas enlever son hijab devant ce garçon-là. Donc, tu vois que ce n'est pas facile, hein. Donc, ça, ça doit s'adapter au contexte, à la société, à à là où on se trouve, et cetera. Donc, là, en Occident, clairement, bah, ce n'est pas là de la puberté, là, c'est c'est avant. Donc, il faut prendre ça en compte.

Donc, là, encore une fois, Allah appelle à notre intelligence émotionnelle. Il dit, vous êtes des adultes, vous êtes intelligents. Je ne vais pas vous donner des âges, des tailles, des des des numéros, et cetera. Je vais juste vous dire que il faut surveiller votre enfant ou les enfants que vous voyez, et cetera. Soyez attentifs. Vous allez savoir en fait, qui c'est quoi, et vous allez pouvoir vous dire, est-ce que je me couvre ou je me découvre devant cette personne ? Et c'est aussi une protection pour ce garçon-là. C'est une protection pour lui, qu'en fait, on on le préserve, on le préserve. C'est-à-dire, vraiment, le le cercle qui va le voir, le cercle rapproché, qui qui voit bien en fait, la normalité, ça doit être quoi. Donc, vraiment, c'est vraiment pour aider les sociétés. Donc, cette ayah, comme les autres, on voit que le bon vivre ensemble, ici, ce n'est pas de trop, hein. Tout ce qu'Allah nous dit, là, ce n'est vraiment pas de trop.

Et donc, cette longue ayah qui fait les deux tiers de la page, où Allah parle de la femme, je trouve que, comme disait cet homme de ma famille, c'est un véritable mentoring, ici, que Allah nous offre. Vraiment, on a un conseil, image, conduite, et cetera. Ça nous aide à déverrouiller un outil fort qu'Allah Taala a mis, que ce soit dans la femme ou dans l'homme, à chercher finalement à apparaître en société, mais en toute sécurité. Et clairement, je pense, hein, que chercher à apparaître en société, à être dans la société de manière générale, en dehors de ce cadre-là qu'Allah nous a fixé, en dehors de cette protection qu'Allah nous a mise, je pense que c'est à nos risques et périls. Celui qui veut faire, qui veut briller ou qui veut réussir en dehors de de ça, de ce qu'a conseillé là, euh, à ses risques et périls. C'est tout ce que j'ai envie de dire. Et j'espère que vraiment, toute femme va retrouver ce ce chemin de dignité qu'Allah lui offre sur un plateau, un plateau d'or.

Et donc, ici, c'est ayah, j'aime beaucoup parce que ça montre aux femmes et aux hommes, euh, enfin, ça montre aux deux, hein. Aux hommes, que les femmes ne sont pas que des bouts de chair. Et aux femmes, en fait, qu'elles ne sont pas que des bouts de chair. Ça enseigne aussi aux époux à mieux apprécier leurs épouses dans leur apparence, dans leur corps, dans leur atour, dans leur besoin, en fait, d'être apprécié, d'être encouragé, d'être complimenté. On pense que c'est du du gnagnan, ça. Oh, ce n'est pas grave, elle le sait. Non. Allah est en train de dire, regarde, il y a beaucoup d'enjeux à ne pas le faire, parce que si ce n'est pas toi qui lui dis, le jour où quelqu'un d'autre lui fait savoir, ça peut être terminé, en fait, pour vous, pour toi, et tu vas avoir une part de responsabilité, parce qu'en fait, tu ne l'as pas nourri.

Et de la même façon, le fait qu'Allah mentionne autant aussi d'hommes de sa famille, donc en premier lieu, il y a le il y a le père, il y a le mari, le père, il parle des frères, il parle des oncles, et cetera. Il est en train de dire à tous ces gens-là, parce que là, on pense qu'il parle qu'aux femmes, mais il, c'est les hommes lisent aussi ces ayats. Il est en train de dire à tous ces hommes, tu es un père, tu es un oncle, tu es un frère, tu es un fils, et cetera. Valorise cette femme de ta famille, qu'elle se sente bien. Dis-lui, en fait, s'il y a des qualités chez elle que que tu apprécies, vaut mieux qu'elle entende de toi. Que tu es une personne généreuse, tu es intelligente, tu es vraiment, tu tu es quelqu'un de de de sociable, tu as un beau sourire, tu es lumineuse, tu es solaire. Et bien, vaut mieux que ce soit de vous qu'elle l'entende, en fait, et qu'elle n'aille pas chercher ça ailleurs.

Clairement, cette ayah nous montre aussi comment se crée la dépendance affective et comment se crée ce manque d'estime de soi. Ça commence dans le cocon familial. Donc, là, tu as vu, dans ces ayats, Allah il commence à rentrer dans les foyers. Quand il dit qu'il faut toquer avant d'entrer, qu'il faut demander la permission, qu'il faut se, il faut faire usage de nos sens pour savoir, est-ce que je viens où je viens pas, il faut saluer, il faut assurer aux gens notre sécurité, nos langues de ce qu'on voit, de ce qu'on dit, de ce qu'on touche. Il rentre dans les foyers. Là, quand il parle du vêtement de la femme et qu'il dit son père, son oncle, ceci, cela, il rentre dans les maisons. Il est en train de dire, vos maisons, elles sont comment ? Femme et homme, époux et épouse, vous êtes comment entre vous ? L'homme doit être obsédé par sa femme et la femme pareil de son époux, en fait. Pourquoi vous voulez faire autrement ? Ce n'est pas possible. Là, il donne vraiment de belles leçons pour des foyers heureux dans le couple, indirectement, et aussi dans le cercle familial. Il il montre ici la position importante du père dans la vie d'une femme, parce qu'il parle des maris et juste après le père, et juste après le le beau-père. C'est pour dire qu'en fait, vous tous là, vous avez des rôles pour les femmes de votre famille. Vous avez tous soit une une femme, une fille, une sœur, une tante. Une. Réveillez-vous, en fait. Vous avez à faire. Je vous ai demandé de baisser le regard là-bas, mais je vous ai demandé aussi d'être des ka'imoun. Oui, mot revient pour que ces toutes ces femmes-là puissent être des salihat à part entière et en toute sécurité et et en tout bien, tout honneur, en fait. Donc, j' j'aime beaucoup cette ayah par rapport à ça.

Ça enseigne aux jeunes filles aussi à à travailler leur confiance, leur estime d'elles-mêmes. Ça encourage les femmes à user d'autres choses que leur corps pour pouvoir évoluer, briller, travailler, faire de belles rencontres, développer des amitiés, avoir des opportunités dans la vie, euh, fonder des familles aussi. Ce n'est pas parce que vous aimez plaire, les femmes, euh, que vous devez accorder ce privilège à n'importe qui. Euh, même dans vos beautés intérieures, en fait, vous ne devez pas livrer à tout le monde votre grande euh générosité, votre grand sens de l'humour, votre grande gentillesse. Ce n'est pas tout le monde qui a droit. Sauf ce qui n'en paraît. On ne t'a pas dit de te métamorphoser non plus et d'être ce que tu n'es pas. Si tu es quelqu'un de doux en temps normal, garde ça. Garde ta douceur, mais dans ta voix, dans ton regard, dans ta gestuelle, ne donne pas plus que ce qui est déjà inné chez toi. Ça, tu vas pouvoir en donner plus à ta famille, là, oui. Mais et on sait tous comment, là aussi, Allah euh, il sait, il le dit, il sait très bien.

Et là, ça me fait penser à quelque chose aussi. Il n'y a pas très longtemps, je j'ai découvert un article qui parlait d'un phénomène qui se passe un peu aux États-Unis, là-bas. Il y a un peu une montée du masculinisme. Donc, on dit féminisme, maintenant, on dit masculinisme aussi. Et c'est un peu ce mouvement où les hommes veulent dominer les femmes. Ils disent ouvertement qu'ils détestent les femmes. Et pourtant, ils se mettent avec des femmes. Mais c'est, il dit, c'est pour les humilier et pour leur dire, voilà, on fait ce qu'on veut de vous. C'est vraiment triste. Et il y a un homme qui soutenait la campagne présidentielle et qui, sans gêne, sans filtre, sans problème, a dit, "Your body, our choice." Donc, là, il s'est doublement, triplement moqué des femmes en reprenant le slogan que que tu as certainement déjà entendu, "My body, my choice." Donc, mon corps, mon choix. Que les gens disent de ça, a commencé aux États-Unis et le disent un peu partout. Donc, mon corps, mon choix. Et en fait, il a repris cette phrase parce qu'un certain président a été élu aux États-Unis. Je n'ai pas envie de citer son nom, il ne le mérite pas, parce que c'est mon podcast. Et en fait, il soutient la campagne de cet homme-là. Il dit en rigolant à l'écran, il dit, les femmes, vous êtes finies, vous êtes perdues. Il dit, "Your body, our choice." Donc, ton corps, votre corps, notre choix. Et il développe en plus après. Et je me suis dit, mais il y a vraiment quelqu'un qui dit ça sur YouTube ? La vidéo, elle a été vue par des millions et des millions de personnes, et ça a été viral. Et il y a eu un hashtag, et les gens le partagent en toute impunité, en fait. Il a ouvert la porte et il l'a fait d'une manière très, en plus, en sur un ton sarcastique, en fait, sans filtre, sans filtre. Et je me suis dit, on est arrivé à cette terre-là où les gens, c'était déjà un peu le cas, les gens le, beaucoup d'hommes le pensent, mais mais là où il le verbalise. Et là, je me suis dit, Allah, et ça m'a fait penser, et j'étais en train de préparer l'épisode d'aujourd'hui quand j'ai vu ça. Et je me suis dit, ah, Allah, si je devais rétablir la vérité de la phrase de cet homme-là, ce serait, c'est comme si Allah nous disait, "Your body, my protection." Ton corps, ma protection. Ton corps, mon choix. Et mon choix, moi, Allah, pour toi, c'est de te préserver, de te protéger contre ces imbéciles qui parlent comme ça, ou contre la comparaison, contre les femmes aussi qui se comparent tout le temps entre elles, contre tout ça. Je je t'aide contre tout ça. Je me suis dit, non, c'est ouais, on est bien arrivé à cette époque où où un homme, en fait, peut se mettre devant un écran et regarder et dire aux femmes qui regardent cet écran, ton corps, mon choix. Je pense que c'est plus que jamais urgent, vraiment urgent, pour les femmes d'appliquer cette ayah. Franchement, si vous voulez du bien, si vous vous voulez du bien, si vous vous aimez en temps soit peu, si vous aimez Allah, si vous aimez votre dignité, si vous aimez l'intelligence qu'Allah vous a donnée, alors appliquez ce qu'il y a dedans. Vraiment, c'est un conseil d'ami, là, que je vous donne.

Et donc, Allah termine cette en disant, et il dit, et demandez, repentez-vous tous, tous vous croyants. Donc, vous tous, femme et homme, repentez-vous tous à Allah, si vous êtes croyants, d'accord ? Vous les croyants, afin que vous ayez le succès. Et là, il fait un clin d'œil à parce qu'il dit, et dit, "Falaha" commence par, certes, acquis le succès. Et je fais un petit aparté. Quand Allah dit, donc, le ici, la réussite qu'il mentionne, c'est la même racine qui sert à dire agriculteur. Un agriculteur, lorsqu'il travaille sa terre, lorsqu'il récolte, il moissonne, et cetera, et il commence à vendre ça de ses récoltes, au moment où il commence son travail, au tout début, il a aucune garantie qu'il va vendre. Il a aucune garantie que ses semences ont bien donné. Il a aucune garantie de rien. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas maître de la météo, il ne peut pas contrôler les sols. Eu, il ne peut pas décider de est-ce qu'il y aura de la pluie ou pas, quelle abondance ou pas. Il ne peut pas gérer, en fait, la nature. Il peut se prémunir, il peut mettre des des produits, il peut, voilà, labourer la terre, il peut mettre, voilà, protéger contre les nuisibles, des choses comme ça. Mais il ne peut pas faire plus. Et s'il arrive à récolter euh de la terre, il n'a pas la garantie de vendre tout ce qu'il doit vendre, parce qu'il va tomber sur des des périodes où c'est euh où c'est compliqué, il y a la crise, où il y a la concurrence avec les grandes, les grandes firmes et les petits producteurs galèrent, et cetera. Donc, c'est un métier d'ailleurs où il y a un fort taux de suicide. Les agriculteurs, c'est un métier très difficile mentalement, il faut être fort. Et donc, Allah emploie ça. Et pourtant, le fait de ne pas avoir la garantie d'obtenir le résultat n'empêche pas l'agriculteur d'être un grand, un grand bosseur. Est-ce que tu as remarqué ? C'est pour ça que c'est difficile pour certains, et ils en vont, ils y vont jusqu'au suicide, parce que tout l'effort qui a été mis en jeu, ici, pour à la fin, euh, soit ne pas avoir de reconnaissance, ou bien faire faillite, et cetera, et cetera. Qu'Allah nous préserve. Et donc, Allah emploie ce verbe-là. Il y a plusieurs verbes pour dire de pour dire réussir, mais quand on dit "afalaha", il est en train de dire, les croyants, c'est ceux qui ont réussi, après avoir été dans les mêmes conditions que l'agriculteur. En gros, tu vis sur cette terre, tu n'as pas la garantie, tu sais pas ton RER va venir quand ou comment, tu sais pas qui tu vas rencontrer, avec qui tu vas te marier, dans quelle famille tu vas naître, et cetera. Tu n'es pas connaisseur des épreuves que tu vas recevoir, et cetera. Tu es complètement vulnérable devant Allah. Tu peux utiliser que ce qu'il te donne, comme l'agriculteur. L'agriculteur attend la pluie, il attend, en fait, le de pouvoir moissonner, de pouvoir récolter, il attend qu'il y ait des clients pour acheter. Et après, par contre, quand il récolte, pour ça que même dans beaucoup de cultures, il y a les fêtes des récoltes. Et j'ai envie de leur dire, vous méritez de fêter ça, parce que c'est quand même un dur labeur. Et en plus, va sur la durée, on ne peut pas semer et récolter le même jour. Donc, vraiment, l'agriculteur, quand on dit que voilà, le succès qu'il goûte à la fin, lui, il a réussi, vraiment, c'est une vraie réussite. Et bien, il emploie ce verbe-là pour parler des. Donc, "Falaha" commence comme ça. Et après, il est en train de dire, "Alladhina" et décrit qui sont ces croyants. Donc, ceux qui préservent leur prière, ceux qui préservent leur chasteté, ceux qui ne s'éloignent des discussions futiles, ce qui donne la zakat, ce qui ce qui ce qui. Donc, vraiment, je t'invite à lire le début de Sourate Al-Mu'minun. J'avais dit d'ailleurs que j'allais faire peut-être un épisode bonus, mais c'était pour expliquer ce que je viens de dire là. Donc, finalement, c'était très important le mot "afalaha". Et pour le reste, je te laisse lire le début de Sourate Al-Mu'minun, inchallah, comme ça, tu as tu as ça. Mais c'est important pour moi de le dire, parce que dans Sourate An-Nur, Allah fait beaucoup de clins d'œil à ce qu'il a dit dans Sourate Al-Mu'minun. Notamment, à chaque fois qu'il dit, donc, là, il dit, vous tous, repentez-vous. Allah, vous tous, vous croyants. Et là, il parle aux femmes et aux hommes. C'est c'est très joli comment il le fait ici. C'est vraiment minutieux et ingénieux, parce que dans la ayah où il parle aux femmes, et en passant par le Prophète, là, cette fois-ci, il reprend un peu la parole. Et là, c'est comme si c'est le boss qui revient te parler. Et cette fois-ci, pour t'encourager, d'accord ? C'est comme si, après l'épisode du bureau, comme j'avais dit tout à l'heure, là, le boss passe. Tu sais pas que c'était lui qui avait dit à la base qu'il fallait ranger le bureau. Et là, il passe et il dit, c'est bien quand même de faire attention à à son bureau. Je vois qu'il est bien rangé. Ce n'est pas grave si des fois, ça arrive que ce n'est pas rangé, et cetera. Tu vas y arriver. Et il trace son chemin. Et bien, Allah Taala fait mieux que ça ici, parce qu'il est Rahman, et et il fait, il fait bien plus que ce qu'on peut imaginer, bien mieux. Et bien, il reprend ça et il l'insère à la fin de la ayah qui parle des femmes, comme pour dire, depuis tout à l'heure, je parle des femmes, les hommes, là, je vous ai pas oublié. Attention, parce qu'on peut, quand quelqu'un parle de quelqu'un d'autre, on peut se dire, hmm, hmm, hmm, hmm, tu as vu ? J'imagine, en fait, une scène où un homme dit à sa femme, ou à sa sœur, ou quelque chose comme ça, regarde ce qu'Allah il dit, parce qu'on a cette fâcheuse tendance, les femmes, de dire aux hommes, regarde, j'ai vu un hadith, ça parle des droits de la femme et des devoirs de l'homme. Regarde, lis. Et les hommes qui font pareil, eh, écoute, écoute la khutbah aujourd'hui, il parle de toi, là, de tout ce que tu dois faire. Et donc, à la fin de la ayah où où Allah parle aux femmes, cette fois-ci, s'adresse aux femmes et aux hommes, en disant, vous tous, c'est comme s'il disait, euh, depuis tout à l'heure, je parle de la femme, mais tu es concerné. C'est-à-dire que non seulement, là, je reprends l'attention, enfin, je je recapte ton attention, mais c'est pour dire, relis tout ce que j'ai dit avant, ça te concerne aussi. Ça ne concerne pas que les femmes. La preuve, en plus, cette ayah, on a l'impression même qu'elle parle plus des hommes que des femmes, dans le sens où il y a énormément de membres de la famille hommes qui sont cités, pas que, mais il y en a beaucoup. Et donc, il dit, donc, demandez tous pardon à Allah. Moi, ça m'a, ça m'a toujours intrigué de me dire, pourquoi Allah ici parle de taubah ? Pourquoi est-ce qu'il dit de demander pardon ? On pourrait dire, bah, déjà, ce qui est logique, c'est quand il dit, préserve une partie de vos regards, baisser une partie de vos regards, c'est une façon de nous dire aussi, il y a des regards qui vont vous échapper, et je sais que ça va arriver, vous êtes des êtres humains. Et donc, tu peux faire taubah et demander pardon pour ça. Euh, si tu ne t'es pas préservé aussi sur une autre partie du corps, je suis là aussi pour accueillir ton repentir. Pour les femmes, pour celles qui n'ont pas assez valorisé l'importance qu'Allah leur donnait, au point où elles se découvrent et elles ne portent pas encore le hijab qu'Allah accorde à toutes les femmes de le porter, amen. Et bien, il dit, pour ces femmes-là qui n'ont pas fait ça, qui n'ont pas mesuré assez leur valeur, puisque elle l'expose à toute personne qui peut le voir, et bien, elle aussi, j'accueille votre repentir. En attendant que vous le mettiez. Tout ça, en fait, il là, par il tous les protagonistes dont il parle, les hommes aussi qui n'accordent pas assez d'importance aux femmes de leur famille, et et cetera, et cetera. Tout ça là, vous tous, je suis là pour accueillir votre pardon, afin que vous réussissiez comme l'agriculteur.

Et autre chose aussi qui est intéressant ici, c'est si tu regardes bien, c'est une manière aussi de nous dire, pour les lois euh que j'ai citées ici, le regard, préservation de la chasteté, et cetera, le hijab, Allah nous nous explique ici aussi que nous fait comprendre que c'est comme si nous disait, je vous ai livré des lois pour lesquelles je n'ai mandaté personne pour veiller à leur bon déroulement. Il y a Allah n'a mandaté personne pour faire appliquer ça. Il n'y a personne qui va venir voir une femme et lui dire, mets ton hijab, il est pas bien mis, la taille, et cetera. Bon, aujourd'hui, il y a la Halal Police, mais ils se sont autoproclamés, ce n'est pas Allah n'a mandaté personne. Donc, si vous voyez des gens qui s'amusent à faire ça de manière, voilà, exagérée, euh, ce n'est pas Allah qui les emploie, il ne leur paye pas de salaire pour ça, d'accord ? Il y a des gens qui décident de faire ça. Il a conseillé le bien et encouragé, et ça, Allah a mandaté tout le monde de faire ça. Et pas que sur le hijab, surtout de manière générale, il faut conseiller le bien, les bienséances. Mais il a dit aussi dans le Coran, pas de contrainte en religion. Si Allah dans des ayats où il parle de baisser le regard, préserver le fard, mettre le hijab, les catégories de personnes qu'il mentionne, et à la fin, il mentionne ni châtiment, ni punition, il mandate personne pour surveiller que tout ça est appliqué. Qui sommes-nous pour venir imposer qui que ce soit aux gens ? Allah ici appelle à l'intelligence émotionnelle de tout un chacun. Il est en train de dire, vous êtes des Mu'minoun, vous êtes capables de savoir avec tout ce que je vous ai dit, si vous faites bien ou pas. Vous savez s'il y a eu des regards volés ou pas. Vous savez si vous avez outrepassé ou pas. Et j'accueille votre repentir, parce que je sais aussi quand vous regrettez et quand vous voulez bien faire. Je sais quand vous voulez vous améliorer. Donc, c'est comme si Allah disait, c'est toi et ta conscience. Euh, le fait aussi qu'il dise, dit aux croyants, d'accord, c'est une façon de dire aussi, je vous, je vous fais confiance. Je vous fais confiance. C'est toi et ton désir de réussir en tant que Mu'min. C'est ça qui va faire que tu vas appliquer ou pas. Il y aura personne, en fait, pour te dire, baisse ton regard. Tu connais quelqu'un qui est là et qui est posté dehors et qui dit, ton regard, non, la paupière n'était pas assez baissée, là, j'ai vu, c'est ton troisième regard, troisième regard sur cette femme ou cet homme. Il n'y a personne pour ça. Il n'y a personne. Il n'y a pas. Allah, il est en train de dire, je te laisse avec ta conscience. Je te fais confiance. Je t'ai donné tout. Quand tu te décideras à appliquer, tu peux appliquer. Et si tu n'appliques pas et que tu veux après revenir pour appliquer, et bien, j'accueille ton repentir. Donc, il dit, "Jamia" vous tous. Il y a la notion aussi de vous tous ensemble, solidaire. C'est ce que je disais tout à l'heure. Vous n'êtes pas l'un contre l'autre. Une femme peut mieux appliquer ce qu'Allah lui a dit dans cette ayah s'il y a la collaboration des hommes. Les hommes peuvent mieux appliquer ce qu'Allah a dit dans la ayah qui les concerne s'il y a la collaboration des femmes. Vous devez être ensemble, et là, la société va être assainie, inchallah. On arrive à la fin de cette partie qui était longue, mais qui était nécessaire, et en plus, j'ai même rajouté un complément. C'est dire qu'il y avait des choses à dire, mais très important. Cette ayah, la suivante, on va parler de la troisième loi du bon vivre ensemble qu'Allah nous donne, et ensuite, on rentrera impatiemment dans "Insha'Allah". Et je te dis au prochain épisode.