Transcription
Et n'oublie pas que il y a un impôt qu'on paye tous d'ailleurs que paye plus les pauvres malheureusement que les riches. C'est-à-dire, en fait, le salarié, c'est vraiment celui qui a la double peine.
Le débat moi que j'aimerais qu'on ait, ce n'est pas de savoir s'il faut taxer les riches. Moi, je veux qu'on arrête de taxer la classe moyenne. Ce qui va se passer, c'est que les impôts vont encore augmenter. Moi, j'accepte pas, en fait, qu'on sacrifie notre génération et les générations qui arrivent après sur l'autel du manque de courage politique.
J'étais qu'une secrétaire d'État récemment. Elle m'a dit : "On a menti aux gens, il faut qu'on dise la vérité, mais personne n'est prêt à le faire."
J'ai une statistique qui va très certainement vous intéresser. Selon une étude de la Federal Reserve Bank de Saint-Louis, l'usage de l'IA générative augmente la productivité au travail de plus de 33 %. Pourtant, moins d'un tiers des salariés l'utilisent réellement dans leur tâche quotidienne. Et c'est là tout le problème. La technologie avance plus vite que notre capacité à l'intégrer. Résultat, et bien, on s'éparpille, on se fatigue et on finit par perdre en efficacité. Et je peux en attester parce que j'ai moi-même vécu ça.
Et c'est justement pour résoudre ce paradoxe qu'une équipe de Français a lancé Mamouti, le sponsor de cette vidéo. Leur idée est bien : tout regrouper. Une seule application simple et claire qui rassemble les modèles d'intelligence artificielle, ceux d'OpenAI, d'Anthropic, de Google et même de Mistral, avec exactement les mêmes fonctionnalités : la génération de textes, d'images, de recherche web et l'assistant vocal. Et tout ça pour seulement 10 € par mois au lieu de plus de 200 € si vous preniez chaque abonnement séparément. Oui, j'ai compté. Donc, si vous voulez arrêter de courir derrière les mises à jour et vraiment gagner en productivité, le lien, et bien, il est dans la description. Je peux vraiment que vous recommander ce produit, il est top.
Donc, maintenant, on retourne à notre émission. Toi, tout ce qui est sujet finance, en fait, comment tu t'es lancé dedans ? Enfin, ça te vient d'où ? C'est ça le parcours d'apprentissage, tu sais. Il y a les, il y a les, il y a des trucs que tu peux pas trop expliquer. Moi, j'aime, j'aime bien l'économie depuis que je suis tout petit. Euh, quand j'étais, enfin, mon père était, euh, était un parcours finances corpo. OK. Il était directeur financier dans des boîtes et il aimait bien lire Le Monde, Les Échos, le Financial Times, journaux de ce genre. Et donc, moi, je lisais les sections économie, je trouvais ça incroyable et je me disais, ouais, vraiment, quand j'étais tout petit et j'avais, ça me, enfin, j'avais aucune idée vraiment de ce qui se passait. Je savais pas, je comprenais pas trop les enjeux, mais je me disais : "Un jour, j'ai envie de faire partie de ce monde-là."
Et assez rapidement, je me suis dit : "Si en fait, ce que je veux, c'est de la faire de la finance de marché." Finance de marché, c'est caricaturé, c'est en gros, là, c'est le trader. Ouais. Mais c'est tout ce qui est les marchés côtés, quoi. Donc, c'est très large. Et donc, j'ai fait des études, je fais une école de commerce. Quand tu fais une école de commerce, tu peux, tu vas plutôt t'orienter vers les métiers du sales que du trading, parce que le trading est plutôt, c'est plutôt mathématique en réalité. Et en fait, ça, c'était en 2000, tu vois, les années 2010, je me rends compte qu'en fait, le trading est en train d'être, déjà, il y avait eu la crise de 2008, donc c'était vraiment, euh, enfin, la banque avait été ravagée, quoi. Vraiment, c'était très, très dur de trouver des jobs. Nous, on trouvait des stages et je me souviens, j'ai fait un entretien dans un, avec un sales de CACEIS. C'est un sales en gros sur des actions. Le sales, un peu, enfin, on va dire, c'est le niveau le plus basique, quoi. Et le mec me dit : "Franchement, mon métier va disparaître dans 10 ans." C'est génial. Tu fais ton stage, le gars te dit : "Voilà, tu as pas, tu vas faire, tu vas prendre un truc qui n'existera plus dans 10 ans."
Et je rappelle, enfin, le gars se reconnaîtra, on était sur les Champs-Élysées, euh, il y avait une grande banque qui avait sa salle de marché, énorme salle de marché et tout, et le gars me dit : "Ouais, ça va disparaître en fait." Donc là, je me dis, j'ai deux options. Soit je fais, euh, un truc beaucoup plus axé sur les mathématiques, mais je suis pas sûr que j'arriverai à être meilleur que les gars qui viennent de Centrale ou de Polytechnique ou de, je sais pas, de Cambridge. Ou alors, je m'oriente vers autre chose. Et j'ai pivoté vers l'Asset Management, euh, gestion d'actifs.
Et donc, là, j'ai bossé dans un truc un peu improbable. J'ai bossé chez Sanofi dans l'équipe qui gérait le fonds de pension de la boîte. Euh, donc, il y avait un fonds de pension qui, à l'époque, faisait 12 milliards d'encours. Donc, c'est plus que beaucoup de gérants de la place de Paris. C'est énorme. C'est énorme. Je sais pas si les gens se rendent compte, mais c'est beaucoup. Ah oui, c'est intéressant parce que tu as un profil du coup qui parle beaucoup finances et cetera, mais en même temps, tu as monté ta boîte. Donc, il y a l'aspect entrepreneur. Et c'est ça qui m'intéresse. Aujourd'hui, on va pouvoir travailler sur ces deux tableaux, parce qu'il y a la logique dedans, comme disent les Américains, du "get rich" et du "stay rich". Donc, c'est, en final, tu es totalement dans les deux à la fois. Donc, on va pouvoir travailler là-dessus. Allez, euh, je, je vais simplifier pour ceux qui entendraient ça pour la première fois. Donc, le "get rich", la question, c'est : comment s'enrichir ? Puis, après, en fait, il y a un autre défi. C'est : une fois qu'on est riche, comment on fait pour le rester ? C'est pas les mêmes combats, c'est pas les mêmes défis. Et d'ailleurs, je pense aussi, c'est beaucoup de confusion qu'on peut avoir souvent sur les réseaux, où certains vont se moquer des résultats de certains portefeuilles et cetera, alors que ce n'est pas du tout les mêmes objectifs. Voilà, quand on a 100 millions, est-ce qu'on est vraiment intéressé à faire un 12 % ? Pas du tout. Enfin, c'est, on pourra en parler après, mais c'est, voilà. Donc, je pense, bah, si, si tu veux rebondir tout de suite dessus, vas-y.
Ouais. Tu vois, nous, on fait, on fait de la gestion privée. Donc, on accompagne des clients qui ont, pour certains, plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Leur objectif, comme tu l'as dit, c'est littéralement de battre l'inflation, donc de rester riche, et de transmettre leur patrimoine souvent aux générations les plus jeunes, et parfois financer leur train de vie, ça dépend un peu des conditions. Et donc, quand en fait, tu leur proposes un 6 % par an, c'est génial, parce que de toute façon, ce qu'ils vont regarder, ce n'est pas le rendement, c'est le rendement ajusté au risque. C'est, tu sais, c'est, on dit, le couple le plus fidèle dans, dans la finance, c'est le couple risque-rendement. Ouais. Oui, 12 % c'est génial, mais c'est quoi la volatilité, donc la variation du portefeuille que tu mets en face ? Bah, ces gens-là, ils ont pas envie de se mettre une variation énorme. Aujourd'hui, s'ils se prennent un 30 % sur leurs 100 millions, ça fait, ça fait mal. [Rires] Ça fait peur. Ça fait très mal, surtout quand tu as travaillé toute ta vie pour ça, quand tu dépends de cet argent. Il y a beaucoup de gens qui arrêtent de travailler à un moment, et donc eux, ils sont beaucoup plus défensifs. Et c'est vrai qu'une grande fortune n'a pas besoin de faire un 12 % par an. Il y en a qui vont le faire. On a aussi des clients qui vont être plutôt agressifs et donc qui vont, tu vois, mettre beaucoup sur une action ou qui vont nous demander de faire des choses très particulières. Pourquoi pas ? Maintenant, en fait, ils veulent surtout se protéger. Et ils veulent se protéger contre l'inflation, mais ils veulent aussi se protéger contre, euh, euh, parfois l'État, parce qu'ils ont peur de se faire taxer. Ils peuvent se protéger contre les taux, parce que ils se disent que c'est risqué de rester en euros, donc ils préfèrent aller en franc suisse ou en livre ou en dollars. D'ailleurs, tu vois, un truc par rapport à la diversification, mais un principe qu'on aime bien appliquer en gestion privée, c'est un principe assez basique en réalité, c'est de dire que si tu vis en France et que tu es payé en euros et que ta boîte est française, ton employeur est français, mais tu es extrêmement exposé sur la France déjà. Donc, mettre 100 % US, donc être un peu exposé au dollar sur ton patrimoine financier, finalement, est-ce que c'est si irrationnel que ça ? Pas tant en réalité. Tu fais juste en fait, un peu, tu viens mettre un peu de contrepoids à ce risque. Et quand tu vois les, les risques qui pèsent sur l'Europe, tu vois, ou les, même la France, tu as envie de mettre tes œufs dans, dans plusieurs paniers, justement, pas dans le même. Oui. Et donc, ce principe, il est super important. C'est vraiment plutôt du défensif.
Et sur le "get rich", tu vois, ce que j'explique aussi très souvent, je pense que sur la chaîne, la chaîne Finary, on a fait un bon boulot pour vulgariser la finance. Maintenant, la réalité, c'est que pour devenir riche, si c'est l'objectif de quelqu'un qui nous regarde ou qui nous écoute, il va falloir détenir du capital. Ça, c'est juste un fait, en fait. Ouais. Tu peux acheter la crypto, le prochain Bitcoin, tu peux avoir un coup de bol sur une action et faire un x 1000. Ça, c'est tout à fait possible. Mais nous, ça nous intéresse pas, parce qu'en fait, nous, on veut, on cherche un système réplicable. On cherche pas une exception, bien sûr. Et donc, pour ça, tu as deux solutions. Soit tu rejoins une entreprise dans laquelle tu crois, et donc tu deviens actionnaire via des, ce qu'on appelle des BSPCE, via l'épargne salariale aussi. Tu vois, moi, j'ai bossé chez, chez Sanofi, justement, j'avais un plan d'épargne entreprise, alors c'était un plan d'épargne groupe, mais bon, c'est pareil. Donc, j'avais une petite part du succès. Quand Sanofi versait un dividende, enfin, faisait du bénéfice, en fait, il reversait une partie de leurs salariés. Oui, bien sûr. En action Sanofi d'ailleurs, c'était assez sympa. Et donc, cette action vers du dividende que tu pouvais réinvestir, mais tu avais vraiment, et tu avais des gens, si tu, si tu croyais dans la boîte, tu pouvais y aller à fond, quoi. Si tu croyais dans la boîte, et en plus, j'ai envie de dire, si tu bosses dans cette boîte, j'espère que tu y crois. Donc, en fait, tu devrais mettre, limite, tous tes œufs dans, dans ce panier-là, quoi. Voilà. Puis au moins, si les choses vont mal, tu es au milieu pour voir que, bah, par exemple. Mais ça, c'est l'énorme autre avantage. C'est que c'est ce que j'explique tout le temps aussi à mes salariés, c'est génial de pouvoir toi piloter en partie, évidemment, ta destinée, puisque tu les pars et tu es au cœur du réacteur. Alors que moi, j'ai, je suis peut-être actionnaire de Apple, mais j'ai aucun contrôle sur quoi que ce soit. Et donc, tu as l'info en même temps que tout le monde, c'est-à-dire au dernier moment. Voilà. Exactement. Et je peux payer des iPhones à 1000 €, mais je suis complètement passif. Donc, ça, c'est un vrai avantage. Donc, soit tu peux décider que finalement, toi, tu as pas envie de prendre tous les risques de l'entrepreneuriat, et donc tu peux, via l'actionnariat salarié, vraiment avoir une très belle trajectoire patrimoniale. Mais le vrai accélérateur, le vrai boost, c'est de monter sa boîte, évidemment. Surtout, surtout en plus dans un pays comme en France, où justement, énormément de grands dirigeants qui, finalement, arrivent à devenir riches au moment où ils cachent ou au moment où ils arrivent, finalement, à vendre la boîte, quoi. Exactement. Parce que, il y en a beaucoup, ils ont des boîtes colossales, mais quand vous regardez leur rythme de vie, vous vous attendez, enfin, il y a un distinguo assez, il y a un gap assez énorme entre les millions que tu, dont tu entends parler du patrimoine du gars, puis effectivement le niveau de vie qui est quand même élevé, plus élevé que la moyenne, mais qui n'est pas au niveau des millions dont on t'entend parler, quoi.
Non, parce qu'en fait, tu es riche sur le papier. Tu es riche sur le papier. Et ça, c'est quand tu as réussi. Mais ce qu'on voit aussi, c'est, on voit le, tu vois, on voit le classement Challenges 500, donc on voit le résultat. On voit, là, j'étais au téléphone avec un, un milliardaire, euh, et le gars, enfin, c'est quelqu'un qui a pris énormément de risques pour arriver là où il est. Euh, qui prend toujours beaucoup de risques pour faire en sorte que sa boîte marche. Donc, oui, on voit l'output, quelque part, on voit que, bah, sa vie, elle est flamboyante et que c'est génial. Mais ce qu'on, enfin, ce qu'on voit moins, c'est le travail par lequel on est passé, les années passées, les risques pris. C'est extrêmement lourd, tu vois, d'embaucher des gens, de, d'être en frontal avec des clients, de gérer tout la partie administrative qui est super sophistiquée, quoi. Donc, c'est ça le vrai accélérateur patrimonial. Faut simplement avoir conscience que c'est très dur. Et donc, paradoxalement, pour devenir riche, il faut monter une boîte ou rejoindre une boîte, mais faut pas le faire pour l'argent, parce que ça sera pas un moteur assez fort quand tu seras dans la tempête. Je suis sûr que tu as déjà été dans des moments très difficiles. Quand le bateau tangue, c'est pas l'argent qui va te faire continuer. C'est parce que fondamentalement, tu aimes ce que tu fais. Ouais. C'est un peu cliché, mais c'est la réalité. Et ça, c'est, c'est pour ça qu'il faut vraiment revenir en introspection. Et moi, tu vois, j'ai senti à plusieurs moments que j'étais pas prêt à y aller. Et je me suis dit : "Tiens, est-ce que je quitte la boîte X où j'étais, ou je continue mon parcours d'apprentissage ?" Et bien, j'avais, j'ai décidé plusieurs fois de continuer en faisant, en rejoignant des gens plus intelligents que moi et qui avaient plus d'expérience. J'ai toujours optimisé pour la connaissance. D'ailleurs, c'est la reco que je donne à tout le monde, c'est : si tu veux changer de job, ne viens pas me parler des 2000 € d'augmentation. Et là, c'est très, ça peut paraître condescendant, hein. Je parle pas des gens qui sont dans le besoin et pour les, pour lesquels ça va faire une énorme différence. Mais si tu as un certain confort de vie, on va dire, je sais pas, tu gagnes 3000 € par mois, j'ai gagné 3000 € par mois à un moment dans ma vie, je roule pas sur l'or, clairement. Mais la question, ce n'est pas vraiment de savoir comment tu vas passer à 3005, c'est plutôt de savoir comment tu vas passer à 20000, à 50000, changer d'ordre de grandeur. Exactement. Et donc, comment tu peux accélérer ça ? La réalité, c'est que il faut mieux optimiser pour les gens qui vont t'entourer, parce que tu vas finir par être la somme de ces gens, plutôt que pour l'augmentation de salaire. C'est, tu sais, c'est la différence entre la gratification immédiate, et la gratification, le mot en français, différée. Voilà, différée.
Il y a une expérience d'ailleurs, c'est Éric Larchet qui l'a, qui me l'a raconté ce weekend. Ouais. C'est, il y a eu une étude qui a été faite, mais qui est assez connue, il y a quelques années. Donc, on met des enfants dans une pièce, on leur pose un marshmallow, un marshmallow devant le nez, et on leur dit : "Si tu, ne touches pas le marshmallow, ne le manges pas pendant 30 minutes ou 20 minutes, je sais plus, je l'avais vu. Quand je reviens, je t'en donnerai un deuxième." Et donc, on voit les enfants qui font tout un tas de stratagèmes pour pas les manger. Et en fait, on a analysé le parcours de vie des enfants qui ont mangé le marshmallow et des enfants qui ne l'ont pas mangé. Et en fait, il y a une énorme corrélation entre le fait de savoir différer la gratification et le fait de réussir. Et il y a vraiment eu beaucoup de gens qui ont pris le marshmallow, qui ont eu des problèmes d'addiction, qui ont eu des trajectoires assez tragiques, tu vois. Ils ont, ils ont quel âge ? C'est vraiment des, ils sont en bas âge, les enfants. Et c'est un impact. Je sais pas si l'étude en parle ou si tu as l'info du coup, s'il y a du culturel, du génétique, du, il faudrait que je retrouve, mais c'est, en tout cas, il y a une vraie corrélation. H, c'est, c'est des gens de toutes les classes sociales. C'est très, mais c'est dans tout, hein. C'est dans tout. On parle d'argent, mais tu vois, le fait d'aller à la salle de sport, par exemple, faut, faut faire des efforts démesurés. En tout cas, pour toi, au début, euh, les premiers poids que j'ai soulevés, ils étaient minables. J'étais au bout de ma vie, ils étaient minables. Euh, il y avait aucun résultat au début. Puis, bah, après, avec le temps, d'un coup, l'effort en question, aujourd'hui, je les poids de l'époque, je m'en sers même pas comme échauffement. Je prends ceux qui sont encore au-dessus. Mais ça a pris, il a fallu accepter que pendant un moment, bah voilà, je passais des heures, voilà, ça ressemblait à rien et c'était pas doué. Puis, bah, avec le temps, tu as le résultat qui vient en différé. Exactement.
Et c'est ça qui est bien aussi, tu vois, c'est, je, je trouve que la salle de sport, c'est un bon exemple. Euh, je vois beaucoup de gens qui documentent leur, bon, la plupart des gens font, ont une app ou un cahier pour noter leurs exercices. Donc, ça, c'est déjà hyper intéressant de voir la progression. Mais, bon, il y a un peu ce truc de, de d'ego, de se prendre en photo, tu vois. Mais la réalité, c'est que c'est assez impressionnant de voir le progrès, parce qu'il faut pas le mesurer au jour, faut le mesurer au mois, et c'est long. Et tu as raison. Mais c'est une très belle, enfin, c'est, c'est vraiment la métaphore de l'entrepreneuriat. C'est extrêmement long. Moi, je vois beaucoup de liens entre les deux. D'ailleurs, il y en a un autre que je vois qui est super important et où les gens se plantent tous. Et du coup, tu me diras si tu, si ça se confirme aussi dans la finance, à mon avis, il y a les liens, c'est l'adhérence aussi. C'est-à-dire que les gens ont conscience qu'il faut être discipliné pour y arriver. Mais ce qu'ils oublient, c'est qu'il faut une certaine adhérence à cette discipline. Tu n'es pas Superman. Faire de la musculation toutes les semaines pendant 10 ans, faut avoir une certaine adhérence. Et cette adhérence, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu dois aussi être capable de juste prendre du plaisir dedans sans être forcément dans la discipline parfaite. Donc, typiquement, moi, il y a des fois, on me demande très précisément les exercices que je fais, ou je sais pas quoi. Bah, des fois, je sais juste pas trop, parce qu'en fait, je préfère le faire avec plaisir plutôt que de trop me massacrer en terme de discipline, qui fera que je lâcherai au bout d'un moment. Ou de te mettre une charge cognitive. Voilà. Exactement. C'est-à-dire, tu vois, typiquement, avec le carnet, ça, c'est un truc que tu fais au début, parce que tu en as besoin. Mais après, si ton objectif, ce n'est pas un objectif d'ultra performance, parce que tu veux être le meilleur, tu vois, Mister Olympia ou j'en sais rien, est-ce que tu as besoin de ton carnet pendant toutes les années qui suivront ? Tu feras la muscu toute ta vie ? Probablement pas. Alors, c'est certains, peut-être, d'autres non, tu vois. Mais c'est une question d'adhérence, en fait. Et je pense qu'avec la finance, on peut avoir, en tout cas les finances personnelles, tu as un lien direct qui se fait là-dessus.
Bien sûr, c'est vraiment, enfin, créer ces bonnes habitudes, c'est quelque chose qui est assez documenté, hein. Le fait de créer une habitude, ça se fait, enfin, pour faire une habitude qui persiste, il faut la lier à une habitude que tu as déjà. Donc, nouvelle habitude, tu la lies à une habitude qui existe déjà. L'exemple qu'on donne souvent, c'est : tu peux par exemple, a priori, tout le monde se brosse les dents, en tout cas, j'espère. Et bien, chaque fois que tu te brosses les dents, après, tu vas faire des pompes. Tu vas faire, je vois, deux pompes ou peu importe, tu vois. Et ensuite, tu vas te regarder dans la glace et tu vas te faire un grand sourire. Tu vas dire : "Je suis le meilleur, c'est génial, bravo, félicitations." Et donc, tu as lié une nouvelle habitude à une habitude existante. Tu n'as pas besoin de créer quelque chose de nouveau, et tu t'es récompensé avec quelque chose de positif. Et ça, moi, je l'ai traduit directement, puisque la salle où j'ai eu beaucoup de mal à aller à la salle, or je voyais que ça avait des vrais effets de, ça, c'était vraiment mon sas de décompression. Quand j'y allais, je me sens bien, tu vois. Là, hier, j'y suis allé, j'étais en tension à cause de plein de petits sujets qui étaient accumulés. Donc, j'avais accumulé de la tension, je me suis dit : "OK, là, il faut que j'y aille." Et comment j'ai réussi à créer l'habitude ? Bah, déjà, j'ai compris qu'il me fallait un certain type d'environnement. Donc, euh, il y a certaines salles qui me plaisaient pas parce que, voilà, il y avait trop de monde. Moi, je suis plutôt agoraphobe, donc j'aime bien les endroits très calmes. Et l'autre, le, tu vois, la gratification que je me suis trouvée, c'est très bête, mais c'est le sauna. Le sauna, bon, c'est ma passion, on pourrait en parler pendant des heures, mais c'est vraiment le truc qui fait que je vais invariablement aller au sport, peu importe la météo, peu importe ce qui va se passer, parce que je sais que derrière, je vais avoir mon sauna. Le sauna, derrière, il y a plein d'études qui ont été faites. Tu vois, tu fais trois fois du sauna, trois fois par semaine du sauna, euh, sur des périodes assez longues à température élevée. Donc, je crois que c'est plus de 85 ou 90 degrés. Donc, faut que ce soit un gros sauna. Et bien, tu as une, un allongement d'espérance de vie qui est extrêmement significatif. Et si tu veux, je pourrais envoyer l'étude pour que les gens la relisent, c'est hyper intéressant. Pourquoi ? Parce qu'en fait, le sauna, c'est, tu évacues, tu vas aussi stresser ton corps, donc tu vas, tu vas muscler ton cœur, he, tout simplement, tu vas faire travailler tout ton organisme. C'est un truc très sain, très basique. Et moi, c'est ce qui m'a permis, tu vois, de passer d'une consommation assez sporadique de la salle à quelque chose de, où ça, tu as lié à ça une gratification.
Exactement. Et ce que tu as dit aussi est super important. Au début, j'y allais comme ce que fait tout le monde, tu vois. C'est-à-dire, j'avais mon petit cahier, j'essayais d'être super précis, euh, dès que je vois, enfin, j'avais besoin d'être guidé au millimètre près. En fait, je me suis rendu compte que, bah, ça me plaisait pas. Donc, j'ai pris un coach qui m'a dit : "Voilà l'exercice que tu vas faire." Et donc, j'ai fait ça et ensuite, j'ai pas mal progressé. Je me suis rendu compte que je stagnai. Qu'est-ce que j'ai fait ? Bah, je me suis dit : "Maintenant, je vais prendre le coach à chaque fois." Alors, évidemment, j'aurais pas pu m'offrir ça il y a quelques années. Maintenant, c'est quelque chose que je peux me permettre. C'est aussi un sacrifice que je fais, parce que ça, ce n'est pas gratuit, évidemment, et donc je fais pas d'autres choses à la place, mais ça m'enlève tellement de poids et ça m'apporte tellement de, de, bah, c'est des bienfaits, mais aussi du plaisir de, d'être avec quelqu'un qui est super bon. Que je, tu vois, j'ai adapté le système pour que ça me convienne. Et il y en a d'autres qui vont avoir d'autres choses. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut aussi trouver sa façon de faire, et il faut pas hésiter à investir en soi, tu vois. On parle tout le temps de investir, enfin, moi, je parle que de ça sur ma chaîne, mais le vrai investissement le plus rentable, c'est en toi, c'est en ta santé, en ton bonheur, en tes proches. Et puis même si on reconnecte avec l'argent, selon les tribus, si toi personnellement, tu es dans une situation de vie qui n'est pas forcément idéale, quel va être ton comportement après avec l'argent ? Tu vois, c'est, c'est plus compliqué aussi. Ce n'est pas dit que tu seras le roc inébranlable que tu as été pendant un moment, tu vois. Donc, c'est, c'est cette question-là. On, on a, c'est ça qui est intéressant, c'est qu'on a dévié, on n'est pas sur un sujet d'argent, mais on l'est en même temps. C'est un truc qui manque beaucoup, je trouve, beaucoup en France, c'est sur cette question du mindset, en tout cas du, du, ouais. C'est une vision du monde. C'est une vision du monde qui est corrélée à l'argent que les Américains ont, ils naissent avec. [Rires] Ouais, c'est clair. Euh, et où en France, qui est extrême d'ailleurs aussi, ce n'est pas, enfin, c'est, c'est, on aime, on aime pas, mais c'est très particulier. Faut, faut vraiment l'admettre. Mais et nous en France, on est né un peu avec l'opposé là-dessus. C'est très latin. Euh, vivant en Italie, ils sont pas vraiment mieux lotis que nous là-dessus. Et il y a besoin, je pense, de réussir à, à avoir ce, ouais, cet état d'esprit là, et qui va au-delà de l'argent, je pense. Voilà. On a parlé du sport, mais ça peut être sur plein d'autres trucs, en fait. N'importe qui peut le lier à autre chose de sa vie et de son expérience, je pense. Euh, mais du coup, il y a cette étape de mindset qui est super importante. Alors du coup, voilà, on parle de "get rich" et donc pour devenir riche, c'est vrai que si on n'a pas déjà cette approche mentale des choses, il y a plein de gens, l'argent, en fait, il arrivera juste pas quoi. C'est parce que, il y aura pas déjà cette approche là, il y aura pas cette capacité à être adhérent, à travailler, il y aura pas cette capacité à avoir à se, se récompenser comme tu l'as dit aussi, parce que c'est important. Il y a toutes ces, toutes ces, tous ces détails là, quoi. Donc, il y a déjà ce travail en amont, et après, on parle de chiffres.
Exactement. Et ça aussi, c'est ce qui est important, c'est qu'il faut pas être tétanisé par l'idée d'avoir un système parfait en place avant d'y aller. Là, moi, ce que je décris, j'ai mis des années en fait à le comprendre pour moi. Ce système, il évolue régulièrement. Donc, il y a se lancer, accepter l'échec. Ouais. Et ensuite, évoluer. Et c'est pareil, c'est pareil sur l'investissement. J'ai analysé le patrimoine d'un stagiaire de Finary. Je sais pas si la vidéo sera sortie quand ton podcast sortira, mais c'était assez marrant parce que lui, il a commencé, c'est un ingénieur, donc il avait fait un ingénieur en mécanique, et donc il avait commencé par investir dans des trucs complètement dégénérés. Il a gagné beaucoup d'argent puisqu'il tradait des CFD, enfin, c'était des produits dérivés. Il a tout perdu. Du coup, ça lui a fait vraiment un, un sacré, sacré, sacré truc, quoi. Et du coup, il s'est dit : "Bon, comment je peux m'améliorer ?" En fait, maintenant, tu regardes son patrimoine, c'est extrêmement rationnel, c'est extrêmement carré, mais c'est extrêmement carré, rationnel, parce qu'en fait, il s'est pris d'énormes claques. Mais les claques, elles ne sont pas très graves, puisque il s'est pris des claques à 22 ans. Oui. Puis en fait, enfin, elles sont même super ces claques. Ça lui a permis, parce que là, il a quel âge du coup ? Il a 24 ans. Du coup, il est encore plus en avance. Non, mais c'est génial. C'est ce que je lui disais, tu vois. Il me disait : "Est-ce que c'était une erreur de faire ça ?" Non, c'était génial, parce qu'en fait, tu as juste accéléré, tu as compressé ton temps d'apprentissage. Exactement. Exactement. Alors bien sûr, ça aurait été mieux de ne pas le faire. Et d'ailleurs, c'est aussi pour ça qu'on fait cette vidéo, c'est pour que des gens qui sont peut-être en avance de phase ne tombent pas dans les mêmes pièges et donc, quelque part, s'épargnent ces deux années. Et ça, d'ailleurs, ça confirme aussi un truc sur la question de l'enrichissement rapide, comme ça, qui marche jamais. Les gars qui réussissent à faire beaucoup d'argent. D'ailleurs, on le voit même sur les vendeurs de formation, il y a ceux qui ont réussi à faire un vrai système, qui ont vraiment eu une cohérence dans tout ce qu'ils ont fait et cetera. Il y a une vraie boîte derrière, machin, ils sont toujours là aujourd'hui. Puis il y a ceux qui ont réussi, savent pas trop quand même, à vendre un truc miraculeux, ils ont fait plein d'argent et ils ont disparu. [Rires] Ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Et quand tu rencontres, tu vois, on a, on a fait un incubateur qui s'appelle Y Combinator, par lequel sont passés Coinbase, Airbnb, dont le président a été Sam Altman. Tu vois, à l'époque, qui n'était pas super connu, mais maintenant, bon, voilà, il se présente plus, quoi. Et c'était assez marrant parce que le premier jour, le gars nous dit : "Voilà, est-ce que vous êtes prêts à bosser 10 ans sur cette boîte ?" Moi, je sais pas, je sais pas pourquoi, je m'étais dit : "Bah, dans 5 ans, c'est bon, tu vois, dans 5 ans, on aura fait, je sais pas, on aura été racheté, on aura fait autre chose. J'en sais, on sera déjà sur un autre projet." Le gars nous dit : "Ouais, donc, c'est 10 ans le cycle pour faire quelque chose qui a vraiment de l'impact." Moi, ça m'a mis une claque, parce que je me suis dit : "C'est, enfin, tu vois, j'avais à l'époque 30 ans. H, c'est long, quoi. C'est long, disant, j'aurais 40 ans avant de, de vraiment avoir quelque chose qui, qui a un vrai impact sociétal." Et donc, la phrase derrière, c'est de dire : "Écoutez, si vous n'êtes pas prêt, arrêtez tout de suite." Donc, c'est quand même marrant, les mecs ont investi dans ta boîte. Le premier truc qu'ils disent, c'est : "Arrêtez si vous n'êtes pas prêts." Ça, ça aurait été bien de le faire avant, mais bon, c'est aussi pour montrer l'état d'esprit de ces gens-là, qui sont très cash. Donc, arrêtez tout de suite. Et donc, là, deuxième question qu'ils posent, c'est : "Est-ce que vous savez, est-ce que vous connaissez la première cause de mortalité des start-ups ?" Tout le monde dit : "Ah oui, bah, ils ont plus d'argent et tout." Non. La première cause de mortalité, c'est le suicide. C'est les fondateurs qui abandonnent. Hm. Et tu vois, ce truc de, ça revient un truc de mindset, ça revient un truc de persévérer. La réalité, c'est que si tu es ambitieux, si tu travailles dur, à un moment, sauf drame absolu, il va quand même se passer des belles choses pour toi. Vraiment, l'univers va se mettre, tu vois, les étoiles vont s'aligner, mais ça met beaucoup, beaucoup de temps. Et je le vois aussi, ça prend du temps de, tu vois, de trouver des gens, de construire un produit qui a de la valeur, d'aller, nous, on est dans un environnement régulé, donc il faut aller chercher des agréments, c'est extrêmement long, mais qu'est-ce que c'est valorisant ? Franchement, je le souhaite à tout le monde. Et ça veut pas dire que tout le monde doit être entrepreneur, mais nous, on a 50 personnes aujourd'hui dans l'équipe Finary, mais bon, les 50 sont évidemment actionnaires, mais pour moi, c'est mes associés. On est tous associés, en fait. Il se trouve que c'est moi qui ai créé la boîte avec un pote, mais c'est pareil. Les autres, pour moi, font autant partie de l'aventure. Et il y en a, ils sont là depuis le jour 1, littéralement, mais avant qu'on crée la boîte. Et ils ont vu la progression, ils se sont transformés plusieurs fois eux en tant que personne, nous en tant qu'entreprise. Le produit, évidemment, on s'est beaucoup cherché, mais aujourd'hui, le résultat, ce n'est pas un stade fini, quoi. Donc, ça, c'est quand même hyper excitant. H, mais pour ça, il faut accepter que ça va prendre du temps. Et donc, ouais, effectivement, je pense que l'heure des, du "get rich quick", l'heure de la crypto qui te permet de faire un x 1000, bah, il est, il est, il est assez nocif. Et je pense qu'il faut assez rapidement l'évacuer, faut l'ignorer, parce que ce n'est pas ça la réalité. Les gourous de succès ont travaillé très dur. Et d'ailleurs, je trouve ça assez dommage, tu vois, que le débat soit polarisé sur le fait de savoir si c'est bien ou mal de réussir. Non, c'est bien. C'est bien parce qu'en fait, c'est, l'entrepreneur qui crée de la richesse. Ce n'est pas, c'est une incompréhension complète de la valeur et de la création de richesse. Et puis, tu la redistribues. En fait, c'est quoi créer une boîte qui marche ? C'est donner de la valeur à des clients et en capter une partie. C'est ça. C'est juste ça économiquement. Donc, je vois pas en fait comment ça peut être quelque chose de nocif, parce que au passage, tu vas évidemment payer l'État, tu vas payer des gens, tu vas payer des taxes dans tous les sens. Qu'est-ce qui est négatif là-dedans ? Alors, il y a des boîtes qui sont nocives et qui sont, qui sont assez terribles, mais la plupart des boîtes, en fait, elles ont à cœur de, de rendre service à leurs clients. Et la bonne nouvelle, c'est que si leurs clients sont pas.
Contents. Ils vont ailleurs. Donc en fait, c'est ça aussi le capitalisme, c'est que le client profite sans cesse d'une compétition saine entre des boîtes qui veulent son argent. Mais c'est enfin, c'est peut-être pas ce qu'on veut entendre, mais c'est très simple.
Et ça, ça c'est un truc super important. Qui peut se reconnecter avec le mindset et qui a, je pense, un sujet franco-français, c'est : si tu as une vision négative de la création de richesse, tu arriveras jamais à en créer. C'est bête dit comme ça, mais je sais qu'il y en a beaucoup qui là nous écoutent, ont 20 ans, 22 ans, et cetera, qui commencent à se dire, moi, si je vais monter ma boîte, je mon truc, et cetera. Mais quand on on quand on discute avec eux, ils ont, ils sont déjà, ils sont encore loin d'avoir juste compris qu'est-ce que c'est que créer de la valeur. Parce que ils vont être en train de, bah, par exemple, de se dire, bah, quelqu'un qui a de l'argent, c'est pas normal qu'il ait autant d'argent. Mais si tu es déjà dans cette mentalité-là, c'est que tu as pas compris que cette personne capte une petite valeur, que Bernard Arnaud capte une petite valeur d'une masse de valeur colossale qui redistribue au monde entier.
Euh, c'est c'est juste que lui, il, puis même au monde, en fait. C'est-à-dire, d'ailleurs, Bernard Arnaud, son terrain de jeu, c'est le monde, en fait, c'est même pas la France. Donc le gars, il joue avec un milliard de personnes, euh, et il apporte de la valeur à cette masse-là dans le monde. Donc, et on a la chance de d'avoir d'avoir ça ici, quoi. C'est quand même ça, tu vois, je le dis parce que j'insiste dessus, parce que c'est un truc que moi-même j'ai vécu et ça a été un point bloquant chez moi. C'est dire, et puis après, ça se traduit comment, en fait, dans les faits, cette incompréhension du fait qu'un entrepreneur crée de la valeur ? Ça se traduit par : j'ose pas demander de l'argent, j'ose pas faire payer un client, j'ose pas monter mes prix, j'ose pas faire ces trucs-là. Ça, c'est une erreur classique de l'entrepreneuriat, c'est vraiment le sujet de base, tu vois. Tous les entrepreneurs te diront que leur première version était pas assez chère. C'est ça. Ça, c'est quelque chose que tu apprends avec le temps.
Et je pense qu'aussi, autre point, tu vois, pour revenir au mindset, tu vois, tu es le, enfin, tu es le fruit de ton de ta condition sociale et de ton entourage. Donc tu es né quelque part. Voilà, c'est la loterie. Boum, tu es né là. OK. Maintenant, que tes parents soient de gauche, de droite, qu'ils soient blancs, qu'ils soient noirs, qu'ils soient, je ne sais quoi, finalement, tu es, tu as des facilités ou tu as des désavantages, des, enfin, tu as des, tu vas avoir des, plutôt des poids. Mais c'est toi quand même qui peux te faire. Et tu vois, moi, dans mon entourage, il y a plein de gens qui sont beaucoup plus à gauche que je ne le suis, qui vont avoir de grands débats avec moi sur X, Y ou Z. Ça veut pas dire qu'on s'aime pas, ça veut pas dire que on peut pas parler d'autres choses. Mais ça aussi, ce que j'ai appris pour moi, c'est que moi, j'ai pas envie de convaincre les gens qui n'ont pas envie d'être convaincus. Et donc, typiquement, quand je parle avec des gens qui ont cette attitude-là, il y a aucun problème. J'écoute, j'essaie d'être curieux, de voir d'où ça vient, mais ça va s'arrêter là, et c'est OK, tu vois, c'est pas grave. Je vais pas, je vais pas essayer de prêcher, parce que c'est une énergie qui est dépensée pour rien.
Au même titre, quand j'embauche quelqu'un, tu vois, je dis souvent, il y a le triptyque : talent, expérience, motivation. Moi, j'optimise toujours pour la motivation. Quelqu'un qui a du talent et de la motivation, génial. De l'expérience et de la motivation, génial. Du talent et de l'expérience, ça m'intéresse pas. Parce qu'en fait, quelqu'un qui n'est pas motivé, tu vas toujours le tirer. Ouais. C'est pas lui qui va te pousser. Donc, tu vois, c'est aussi ce truc de : il faut aussi savoir à un moment ignorer les autres. Et ça veut aussi dire ignorer les critiques. Finari, tout le monde m'a dit : personne ne payera jamais pour un produit. Personne ne connectera ses comptes sur Finari. Bon, ben voilà, aujourd'hui, il y a 600 000 personnes qui le font. Ensuite, on m'a dit : personne ne payerait pour le produit. Bon, ben voilà, aujourd'hui, on génère 100 millions d'euros. Ensuite, on m'a dit : oui, mais personne n'investira sur ta plateforme. Bah, on a, tu vois, il y a des centaines de millions d'euros qui ont qui sont passés par la plateforme. Ensuite, on m'a dit : tu arriveras jamais à lever de l'argent. Bon, bah, tu vois, on a levé 38 millions d'euros depuis qu'on est créé. Ensuite, on m'a dit : les Français ne s'intéressent pas à l'argent, c'est tabou. On a fait une chaîne YouTube sur laquelle on fait 10 millions de vues par mois.
Donc, si tu veux, c'est ça l'opportunité en réalité, c'est que effectivement, à l'instant T, l'impression que le monde dit quelque chose. Mais toi, l'entrepreneur, tu peux identifier en fait une opportunité d'arbitrer ça, parce que tu penses que aujourd'hui le marché, enfin, les produits qui sont proposés ne sont pas bons. Moi, je pensais que les produits qui étaient proposés n'étaient pas bons. J'ai proposé les miens. Là, je t'ai donné les succès. Je t'ai pas parlé de tous les trucs que j'ai fait qui ont pas trop marché. Mais j'en suis aussi très fier, parce qu'en réalité, à chaque fois qu'on a fait quelque chose et qu'on s'est planté, bah, on s'est retourné, on s'est dit : "OK, qu'est-ce qu'on aurait pu faire différemment ? Qu'est-ce que exactement ?" C'est l'apprentissage. Et je répète tout le temps à l'équipe, j'ai encore dit cette semaine : ça fait partie du jeu. Moi, je veux qu'on prenne des risques, parce qu'en fait, il faut qu'on soit véloce. La seule chose sur laquelle on n'a pas le droit de prendre des risques, c'est les données de nos clients et leur argent. Voilà, ça, c'est ça, c'est on n'y touchera, on prendra aucun risque à ce niveau-là. Mais si vous voulez tester un nouveau format YouTube, si vous voulez faire un nouveau test de je ne sais quel sur Facebook, allez-y, faites-vous plaisir, parce qu'en fait, c'est là qu'on apprend.
Et d'ailleurs, quelqu'un de mon équipe me disait : "Les meilleures boîtes, c'est les boîtes où tout le monde est dans un état permanent d'apprentissage." Et ben, c'est ça, en fait. Tu es tout le temps en train d'essayer d'apprendre quelque chose de nouveau. Je pense que l'avantage de la start-up par rapport aux grandes boîtes, et c'est pour ça que vraiment j'encourage tout le monde à se lancer. La grosse boîte, c'est politique, c'est très lent, c'est très dogmatique. Là, où toi, en fait, tu peux être hyper pragmatique et te dire : "Non, eux, ils font X, Y, mais en fait, le client, lui, il veut Z. Donc, on va lui donner Z." Point barre.
Puis en plus, il y a, tu es passé rapidement sur le fait que on vient tous d'un environnement bien particulier et cetera, qui nous prédéfinit. Il y a quand même une chance aujourd'hui qui fait que pour rien au monde, je voudrais vivre à une autre période. C'est celle où justement là, vous pouvez entendre Mounir vous dire quelque chose que personne dans votre entourage ne pense, par exemple. Voilà. Et ça, c'est la chance d'aujourd'hui, c'est que, bah, on dit qu'on est la moyenne des gens qu'on fréquente le plus. Les gens que vous fréquentez le plus aujourd'hui, ça peut être aussi des podcasteurs ou des gens que vous regardez sur YouTube. Génial. Ça peut être une masse d'information exceptionnelle qui vous fait penser complètement différent. Donc, ça complètement différemment, pardon. Donc, ça, c'est quand même exceptionnel.
On a beaucoup parlé du coup des du profil entrepreneurial ou alors de quelqu'un qui aurait démarré dans une boîte. On a quand même énormément de profils, surtout en France, qui sont des indépendants. Ouais. Euh, typiquement freelance, et cetera. Là, toi, eux, tu les, tu conseilles, si tu étais à leur place, si tu étais dans ce schéma-là, tu structurerais comment les choses pour, bah, aller dans cette voie d'enrichissement, quand même ?
Bah, c'est déjà, c'est une très bonne position de base. On, alors, je vais prendre ceux que je connais le mieux, qui vont être souvent des développeurs. Hm hm. Euh, alors freelance, ça veut, c'est très large, hein. Il y a, évidemment, des gens qui vont gagner beaucoup moins qu'un dé, même, dire des artisans. Enfin, en tout cas, quelqu'un qui par son propre travail fait ses propres revenus, sans être dans un statut salarié, quoi. Et et d'ailleurs, je tiens, je tiens à insister dessus. Moi, j'ai un respect infini devant le travail manuel. Tu vois, moi, je ne sais pas, je suis pas quelqu'un de manuel. Moi, je vais essayer de faire du code, des produits. Voilà, mais j'aurais aimé, tu vois, avoir ce don. Donc, je travaille sur ce que, voilà, ce qu'on m'a donné, je n'ai pas ce don-là, et je pense qu'il y a une énorme opportunité. Je pense que déjà, le premier truc à faire, c'est que il faut correctement structurer sa boîte. Si ton, si tu crois en ton activité, franchement, moi, je ferais pas d'auto-entrepreneuriat. Enfin, maintenant, ça s'appelle micro-entreprise. Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est un statut qui est un peu bâtard, je trouve, qui est où tu as, qui est très simple administrativement, mais tu ne profites pas vraiment des avantages de l'entreprise, enfin, du statut d'entreprise. Et donc, si tu crois vraiment en ton activité et si tu as un début de traction commerciale, moi, je dirais, c'est tout de suite de monter une boîte.
Ensuite, va se poser la question de la forme, tu vois, de la forme sociale de la boîte. Tu peux faire une SAS, tu peux faire une SARL, une URL, enfin, tu peux faire plein de trucs. Donc, là, tu peux partir dans une espèce de schéma infini. La réalité, c'est que le mieux, c'est de payer un expert. Tu payes un expert, tu payes un avocat, tu dis : "Voilà, moi, je vais faire ça." Tu demandes à ton ami le plus smart, tu lui dis : "Toi, tu as une boîte, tu es super fort. Comment tu as décidé sur ta forme sociale ?" Il va dire : "Bah, j'ai fait ça, ça, ou alors je bosse avec un tel." Tu vas bosser avec cette personne. Et il y a des avantages, il y a des inconvénients. Il y en a qui vont être plus avantageux. Tu veux te verser des dividendes, il y en a d'autres qui vont être plus avantageux pour faire d'autres choses. Donc, chacun doit avoir mis à sa porte. Ça dépend de ton objectif. Ce qui est sûr, c'est que là, tu vas choisir une forme sociale, on va dire, tu vas choisir une une EURL. Et là, en gros, tu vas créer, euh, ta ton activité opérationnelle.
La deuxième question, c'est comment tu vas détenir les titres de cette société ? Est-ce que tu vas les détenir en direct ? Spoiler, c'est pas trop recommandé en France, c'est pas terrible. Ou alors, tu vas les détenir via une holding. Ah, c'est le truc en ce moment, Gabriel Zucman raconte partout que la holding, c'est un truc secret, que voilà. La holding, c'est juste une société qui détient des participations dans d'autres sociétés. Il y a, c'est même pas un statut juridique, tu vois. C'est juste un nom américain, enfin, voilà, qui fait un peu waouh, fantastique. On a fait une vidéo d'ailleurs sur le sujet. Parce que les sociétés dans le droit sont des personnes morales. Nous, nous sommes des personnes physiques. Une personne morale a aussi des droits et en tant que droit, cette personne morale peut aussi ouvrir une autre personne morale. C'est détenir une autre part d'une autre personne morale. Donc, c'est aussi bête que ça. Donc, tu peux avoir une société qui détient une autre société. Et d'ailleurs, cette soci, enfin, cette holding de tête pourra détenir plusieurs sociétés, notamment les fameuses SCI dont on parle tout le temps pour faire de l'immobilier. Mais bon, c'est pas une finalité.
Et donc, là, en fait, tu vas rentrer dans un schéma hyper intéressant où tu vas voir en bas ta société opérationnelle qui va, on va dire, faire du freelance, qui va faire de la plomberie ou je ne sais quoi, qui va cartonner, tu vas commencer à rentrer de l'argent. La question, ça va être de savoir : est-ce que cet argent, tu veux le mettre dans ta poche pour pouvoir aller, je sais pas, financer ton train de vie, faire ce que tu veux, ou tu vas vouloir plutôt le remonter dans la holding de tête pour pouvoir le réinvestir, pour pouvoir faire d'autres choses ? Et ça, c'est là, en fait, où tu vas pouvoir commencer à à profiter de la puissance d'avoir des entreprises. C'est c'est vraiment, tu vois, c'est c'est là où la personne morale prend tout son sens. Ouais. Puisque en fait, tu vas pouvoir arbitrer très concrètement entre le fait de te payer un salaire ou te verser un dividende. Tu vas pouvoir arbitrer entre le fait de verser un un salaire au niveau de la compagnie opérationnelle ou de remonter des dividendes à la société de tête et donc profiter d'un truc qui s'appelle le régime mère-fille. Mais ça, c'est pas des, enfin, là, je te parle pas de schéma. Ahou ! basique, tu vas voir un expert-comptable, tu dis : "Ah, j'ai vu dans cette vidéo qui parlait du régime." Il va dire : "Oui, c'est un truc de..." Je donnerai, je donnerai un conseil quand même aux gens, c'est en fonction de l'expert-comptable, avocat, et cetera, moi, je le fais beaucoup. Les documents qui m'envoie, et cetera, je le challenge avec ChatGPT systématiquement. Alors [rires] parce que faut, faut avoir en tête que à la fin, vous êtes quand même vous responsable si le gars fait n'importe quoi. Tout à fait. Ça, [rires] je pense que c'est pour que les gens comprennent bien.
Je pense le, tu vois, il y a eu trois révolutions industrielles. Il y a eu la machine à vapeur, euh, les sanitaires, en fait, l'eau courante, tu vois, c'est c'est un truc de fou. Ensuite, il y a eu le moteur à explosion, deuxième révolution industrielle. Troisième révolution industrielle, internet. Génial. La quatrième révolution industrielle, c'est quand même, a priori, l'IA. Mais c'est assez marrant parce que sur les trois premières révolutions industrielles, entre l'eau courante et internet, tu préfères quoi ? Moi, je préfère toujours l'eau courante, en réalité. Et donc, c'est aussi pour ça qu'il y a tout un tas de théories, on va pas rentrer dedans, qui qui disait que à mesure, enfin, en fait, la croissance n'est pas infinie. Il y a un peu tout ce mouvant de décroissance. Bah, en gros, l'IA, a priori, viendrait contrer cette théorie en disant : "Et ben, si, on en fait, la la décroissance va ne va pas arriver, parce que là, on va avoir une révolution qui va être plus grande que toutes les autres." Bref, donc, c'est un truc de dingue. Évidemment, tout le monde utilise ChatGPT, c'est trop bien. Moi, vraiment, je l'utilise au quotidien pour tout. Et donc, tu as raison, tu reçois un document, même cette vidéo, donnez-la à ChatGPT et demandez-lui de fact-checker les différents points, si vous voulez. C'est hyper important. C'est de la folie. C'est comme si, en fait, ChatGPT, d'ailleurs, c'est comme ça que je le décris tout le temps à l'équipe en interne, d'ailleurs, c'est comme ça qu'il l'utilise. C'est c'est comme un collègue, en fait. Exactement. C'est ton collègue, tu peux brainstormer, tu peux créer des projets. D'ailleurs, ça peut être Claude, ça peut, c'est le Jarvis d'Iron Man. Enfin, vraiment, c'est littéralement ça. [rires] C'est un truc de dingue. C'est il faut en profiter comme ça, mais et c'est une ressource folle.
Et donc, par contre, est-ce que j'irais faire rédiger les statuts de mon entreprise par ChatGPT ? Si moi, je sais mon métier, je sais très bien ce qui est la bonne réponse que j'attends, et cetera, peut-être que je le ferai. Par contre, vu que c'est pas mon métier, que j'y connais rien, non. Mais par contre, ça peut être super intéressant d'aller challenger la personne qui est responsable, parce que vous n'avez pas la capacité de dire s'il est en train de vous entuber ou dire n'importe quoi ou pas. Alors que là, tu files un ChatGPT, dis : "Bah, attention, ce point-là, ce point-là, ce point-là, ce point-là, c'est pas..." Il peut même te proposer les alternatives. Il y en a certains, même la statu, des fois, première ligne, grosse faute sur le nom, tu dis : "C'est quand même con, quoi." [rires] C'est pas un bon signal.
Et tu vois, c'est aussi ça revient à l'idée de s'entourer des meilleurs. H quand on, et on reviendra à la structuration tout à l'heure, mais quand on embauche chez nous, en fait, il y a deux réponses. Après, toi, tu as vu un candidat, par exemple, et le dans le formulaire de feedback, tu vas pouvoir mettre "hell yes" ou "no". Donc, soit tu es extatique à l'idée de bosser avec la personne, soit c'est non. Et donc, c'est quoi l'idée ? C'est dire que quand il y a un doute, il y a pas de doute. Mais c'est pareil avec les prestataires. Et donc, moi, je veux qu'on arrête avec le syndrome de Stockholm de la figure d'autorité. Tu vois, c'est pas parce que ton comptable, il fait quelque chose que tu comprends pas trop, que tu n'as pas le droit de changer de comptable. Tu as le droit de changer de banquier aussi. Tu as le droit de changer ta. Tu vois, ma mère avait un notaire terrible qui se qui se foutait de sa gueule, clairement, tu vois. Ça prenait tout, c'était lent, le mec répondait même pas au téléphone. Je me disais : "Mais c'est c'est quoi ce sens du service ?" Pourquoi ? Ouais, on revient dessus, mais c'est c'est parce que, voilà, ils ont une espèce de monopole de de l'État. Et donc, évidemment qu'on a changé de notaire. Et ensuite, bah, elle a pris un notaire que je connaissais, qui est super, qui est hyper dynamique, et cetera. Donc, ça, faut vraiment pas hésiter à demander à son entourage, demander au meilleur dans son entourage avec qui il travaille. Et si on n'est pas content, on change. Et surtout, on challenge en permanence. Moi, je challenge tout, tu vois, c'est la base. Et c'est ça, en fait.
Mais donc, pour les pour les freelances, vraiment cette structuration hyper puissante. Et ensuite, le but, en gros, ce qu'il faut se dire, c'est que la holding, c'est la tirelire. C'est ça. C'est la tirelire dans laquelle on va faire grossir son patrimoine. Donc, on va avoir du patrimoine pro, on va avoir un peu moins de patrimoine perso. Mais ça tombe bien, parce qu'en France, et ça, c'est très paradoxal, et c'est pas moi qui en suis responsable, c'est que on taxe le revenu plus que le capital. C'est absurde. Dans un pays qui est, euh, plutôt de gauche, où on a un État-providence très fort, ça paraît très bizarre de de sanctionner en fait les travailleurs, parce que c'est ce qui se passe. Ouais. Et d'ailleurs, tout le débat autour de la taxe, il est un peu biaisé, parce que on dit, et tu verras, regardez les vidéos, il dit tout le temps : "Les milliardaires ne payent pas d'impôts sur le revenu." Mais c'est normal, parce qu'ils ne versent, ils ne versent pas de revenus. Mais personne ne se verse du revenu. Euh, tu vois, moi, mon revenu est anecdotique, ça n'a aucune, c'est même pas le sujet, en fait. Donc, oui, je peux, c'est donc, c'est un abus de langage. Donc, je pense que tu peux commencer à jouer avec ça. Et surtout, tu peux faire des placements via ta boîte. Donc, si tu veux, on peut les détailler, euh, maintenant ou plus tard, mais tu peux vraiment faire beaucoup de choses. Tu peux créer une SCI pour faire de l'immobilier, tu peux acheter de la crypto, tu peux ouvrir un compte-titres, acheter des ETF, tu peux faire un crédit Lombard, tu peux faire l'équivalent d'une assurance-vie pour les particuliers qui s'appelle un contrat de capitalisation. C'est infini.
Et spoiler, qu'est-ce que font les grandes fortunes ? Les grandes fortunes ont des boîtes opérationnelles qui génèrent du cash. Parfois, on va dire, on va pas, on va mettre de côté les startupers, parce que c'est eux, je fais, ils font pas de bénéfice. Donc, on va les mettre de côté. Mais une vraie boîte, tu vois, la vraie économie française ou mondiale, le gars a une boîte ou la fille a une boîte qui cartonne, génère du cash, tu remontes des dividendes dans ta holding, et ensuite, tu vas mettre cet argent au travail. Tu vas pouvoir d'ailleurs prendre un crédit qui va être collatéralisé par tes placements. Alors, ça paraît très compliqué, mais ça s'appelle un crédit Lombard, c'est pas très compliqué. Et derrière, tu vas pouvoir soit utiliser cet argent pour financer l'entreprise, he, pas toi-même, ou alors tu vas pouvoir le réinvestir pour accélérer ta création de richesse. Et donc, c'est pour ça qu'on dit que les riches deviennent de plus en plus riches aussi. C'est parce que tu as juste cette tirelire qui va travailler pour toi, d'une part, et puis aussi, faut pas se plaindre. Si tu as 2000 euros et que tu fais 10 % de performance, bah, c'est génial, tu as fait 200 euros. Mais si tu as 20 millions d'euros, tu vois, c'est pas la même histoire. Et donc, ça paraît très bête, ce que je dis, tu vois. Mais je voyais des courbes qui ont été pas mal partagées, euh, qui montraient l'écart de richesse entre la classe moyenne et, euh, les, on va dire, les top 1 %. Hm. Et ben, en fait, ce qu'on voyait, alors déjà, l'échelle était complètement catastrophique, mais on voyait surtout que le taux de croissance était à peu près le même. Parce qu'en fait, la réalité, c'est que ce que font les milliardaires, ils ont accès à quelques placements auxquels le commun des mortels n'a pas accès, notamment certains types de private equity. Mais tout le reste, c'est des ETF, c'est de la crypto, c'est de l'immobilier, d'ailleurs très peu, hein, c'est, je sais pas, c'est des trucs très basiques, tu vois. Donc, on peut avoir accès à tous les instruments. C'est pas de la spéculation, c'est pas du trading. Et quand on est entrepreneur, on a la chance de pouvoir avoir cet effet tirelire avec sa holding. Faut juste bien le structurer. Faut juste savoir que du coup, c'est aussi quelque chose qui nous lie à la France. Donc, si un jour on veut quitter la France, ça sera pas idéal. Il y a un effet aussi différé automatiquement. C'est vrai que, ben, ça veut dire que va falloir, au début, en tout cas, va falloir arbitrer un peu sur le niveau de vie, en se disant : "Bon bah, techniquement, c'est vrai, je facture 10 000 par mois, mon niveau de vie sera à 2000, 2005." Exactement. Et le reste, après, ça part, ça remonte dans la part en investissement. Je pense que c'est là où il faut vraiment être très clair aussi, c'est que l'argent de ta boîte, ce n'est pas ton argent. Donc, tu ne peux pas aller te payer un resto si ce n'est pas en lien avec ton activité. Et ça, c'est quelque chose d'évident qui est contrôlé. Donc, il faut quand même être extrêmement rigoureux à ce niveau-là. Mais la bonne nouvelle, c'est que il y a beaucoup de choses que tu fais dans le cadre de ton activité professionnelle. Bah, au lieu de les payer de ta poche et donc de passer par, tu vois, on dit souvent, 1 euro investi, enfin, 1 euro dans ta poche, ça équivaut à 1,43 euro dans une holding. C'est énorme le delta, parce qu'en fait, il y a soit l'impôt sur le revenu, soit la flat tax plus la contribution exceptionnelle sur les revenus. Tu gagnes beaucoup d'argent, enfin, c'est très taxé, quoi.
Et n'oublie pas que il y a un impôt qu'on paye tous, d'ailleurs, que payent plus les pauvres, malheureusement, que les riches, qui s'appelle la TVA. C'est ça. Enfin, tu vois, on parle tout le temps de l'impôt sur le revenu. L'impôt sur le revenu, c'est une petite partie des recettes de l'État. En réalité, la TVA, c'est la TVA qui rapporte beaucoup plus. Ouais, c'est énorme. Donc, et cet impôt, Bernard Arnaud, il s'en fout de payer la TVA, il va, je sais pas où, il va, c'est le consommateur qui la paye. Ouais, voilà. Mais c'est, mais 20 %, quand tu as pas beaucoup de budget, c'est énorme. Donc, tu vois, le débat, moi, que j'aimerais qu'on ait, c'est pas de savoir s'il faut taxer les riches. Moi, je veux qu'on arrête de taxer la classe moyenne. Baissons les impôts. Mais pour baisser les impôts, pas de chance, va falloir baisser les dépenses de l'État. Et qui décide de la baisse des dépenses de l'État ? Bah, c'est les politiques qui veulent être réélus. Donc, en fait, tu vois, tu as ce truc de maximiser sa fonction d'utilité publique. Tu es bloqué, parce que si tu les baisses, les gens vont pas être contents, parce que tu vas enlever des prestations sociales, et cetera. Donc, tu vas pas être élu. Mais toi, ton seul objectif, c'est ça. Donc, tu vois, le système, et j'entendais quelqu'un dire : "Dans la IVe République, on avait des hommes très forts et des institutions très faibles. Dans la Ve République, on a des politiques très faibles et des institutions très fortes." Bah, c'est un peu vrai, tu vois. On a un système où quelque part, on s'est un peu bloqué nous-mêmes. Il y a pas de courage politique. H les institutions, bah, elles tiennent, hein. Mais je sais pas où ça va nous mener.
Donc, bref, long story short. En gros, quand tu es entrepreneur, tu as beaucoup d'outils à ta disposition et tu peux les mettre au travail. Du coup, c'est là, on a, on a pas mal fait de tours là-dessus. En gros, si les gens cherchent l'enrichissement, c'est pas bien compliqué. Déjà, premier point, va falloir s'intéresser à la question du capital. C'est vraiment ça, c'est le point rapide. Il y en a pas d'autres. Enfin, rapide, c'est le chemin le plus précis, le plus efficace. Ah, mais c'est le seul chemin. Voilà. Enfin, c'est très simple. C'est soit tu appelles ton papa pour lui demander s'il est milliardaire ou millionnaire. S'il te dit : "Bah non, mon fils, je le suis pas", bah voilà, tu es pas héritier. Donc, soit héritier, soit entrepreneur. C'est ça. Ou alors, bah, après, il y a quand même des cas, on peut être PDG à 1 million d'euros par mois. Voilà. Bon, rarissime. Il y a combien de [ __ ] ? Il y a 4 K dans le CAC 40, tu vois. Mais donc, effectivement, pour le commun des mortels, c'est le chemin à prendre. Euh, et puis en plus de ça, donc, la structure dont tu as parlé, effectivement, avec la holding. D'ailleurs, je sais pas, avec les les salariés justement, il y a, il y a la possibilité d'optimiser ça de cette manière-là ou pas ?
Le problème du salarié, c'est que tu ne, en tout cas, celui qui possède des parts de boîtes directement. Alors, il pouvait apporter jusqu'à très peu ses parts dans un PEA PME. De mémoire, ça a été enlevé, ça, cette option a été supprimée par le dernier budget. Génial de France. [rires] Donc, désolé. Donc, c'est absurde, en fait. Tu vois, les salariés ont, enfin, bref, c'est ridicule. C'est-à-dire, en fait, le salarié, c'est vraiment celui qui a la double peine, c'est celui qui prend le plus cher. Et le salarié, en fait, ne maîtrise pas le type de versement de salaire, de revenu. Et donc, vu que c'est du salaire, le salaire, c'est terrible, tu vois. C'est la tranche à 45 %. Alors, là, il y a vraiment des chiffres dont il faut se rendre compte. Et comme ça, on va en profiter aussi pour parler un petit peu d'investissement. Euh, c'est sur un salaire à 2100, je crois. On n'est pas loin des du salaire médian français. J'ai regardé le niveau de cotisation retraite, c'est 900 euros par mois. C'est énorme. Ça veut dire littéralement que n'importe quel Et pour le SMIC, c'est genre 500. Ouais. Pour n'importe quel salarié français aujourd'hui, pourrait partir à la retraite millionnaire si cet argent-là était placé. Tu es placé, bien sûr, mais c'est, tu vois, il y a la Norvège qui a un fond de pension qui est alimenté par leur leurs hydrocarbures. La Norvège a énormément d'hydrocarbures et c'est, ils ont créé ce fond, euh, qui s'appelle Norges Bank. Euh, et c'est fabuleux. Et si ils vendaient tous les actifs dans le fond, de mémoire, je pas dire de bêtises, mais c'est entre, je sais plus, c'est entre 150 et 300, je crois que c'est 300 000 euros par Norvégien qui pourrait être distribué par Norvégien, c'est fou. Et mais je veux dire, avec ça, et c'est ça que j'ai aussi envie de dire aux gens qui sont peut-être un peu circonspects, ils ont pas volé d'argent à quelqu'un, tu vois. Ils ont placé cet argent, ils l'ont fait fructifier, qui a fructifié, qui a créé de la valeur. Qui a créé de la valeur.
Et faut pas oublier que la Norvège, c'est notre plus grand concurrent sur le podium du pays avec le taux de prélèvement social le plus élevé au monde. Enfin, prélèvement obligatoire. On est au coude à coude avec eux. La seule différence, c'est que les salaires sont très élevés là-bas. La seule différence, c'est que le modèle social fonctionne. C'est-à-dire que l'éducation nickel, la santé nickel, les infrastructures nickel. Moi, je serais ravi de payer ce que je paye actuellement si je savais que les gens qui n'ont pas ma chance, je sais pas comment fonctionne le truc exactement en Norvège. Je me demande si l'État gère vraiment lui tout à la fois ou pas. C'est-à-dire, par exemple, tu vois, par exemple, tu vois en Suède, je sais que bah techniquement, donc il y a un budget de l'éducation et du coup, les gens ont le réflexe un peu de se dire : "Suède, bah, regardez les Suédois qui sont l'exemple de l'éducation en Europe, machin, c'est génial." Voilà. Bah, ce qu'il faut savoir, c'est que c'est c'est privé, en fait, l'éducation en Suède. C'est juste que l'État est prescripteur. Donc, c'est-à-dire, l'État dit : "N'importe quel petit Suédois doit pouvoir avoir le droit à la même éducation, enfin, en tout cas, au même chances." Donc, c'est entre guillemets gratuit, donc c'est l'État qui paye l'année scolaire, mais par contre, tout le système éducatif derrière est privé. Ouais. Donc, il y a une compétition entre les écoles pour pouvoir essayer d'avoir le plus d'élèves possible et cetera, et donc gagner le plus d'argent et de faire avec ça. Et résultat, ben, il se retrouve avec des classes de 12 élèves, avec des profs qui sont beaucoup mieux payés que les profs français, et cetera. C'est c'est un énorme drame, ça.
Et et tu vois, le le truc qui fait peur, en fait, dans tout ça, c'est de se dire qu'est-ce, je sais pas ce qui va se passer avec l'attaque Zucman ou peu importe, mais ce qui va se passer, c'est que les impôts vont encore augmenter. Donc, on est déjà une pression fiscale maximale. On va augmenter les impôts, on va à peine baisser les dépenses. Et donc, ça va être quoi le débat dans 6 mois, un an ? Il va falloir réaugmenter les impôts. Et donc, en fait, on est dans cette spirale, tu vois, on ne remet pas en cause le système fondamentalement. Et il faut pas, enfin, on a plein de choses qui sont géniales en France, tu vois. Mais je sais pas si on peut, par exemple, autant centraliser les décisions dans un pays. Ça me paraît très disproportionné. Tu es certainement déjà allé en Suisse. En Suisse, tu as des cantons, et ben, en fait, le canton de Vaud, s'il a envie de faire quelque chose, il peut le décider. C'est un État fédéral. Et donc, il y a tout un tas, il y a un socle commun, mais sinon, il y a beaucoup de choses qui sont locales. Et je pense que de savoir s'il faut mettre un bus entre X et Y, c'est très bien, tu vois, c'est c'est au niveau local que ça se décide, c'est pas quelqu'un à l'Assemblée nationale qui devrait décider si on fait ou qu'on applique le même programme à Marseille, à Lens, à Lille, je sais pas où, tu vois, à Bordeaux. Ça juste rien à voir, quoi. Ouais, bien sûr. Il y a cette espèce de système qui est extrêmement centralisé pour des prestations qui sont finalement assez décevantes.
Et tu vois, il y a une stat qui est super marrante, enfin, qui est super marrante, qui est un peu terrifiante, c'est que donc, on crée le système des retraites à la suite de la Deuxième Guerre mondiale, et l'âge de la retraite à l'époque. Est-ce que tu sais, il y avait pas, ils avaient pas fait, c'était pas avec Bismarck qui avait choisi un truc genre 63 ans ou 69 ans. Ils regardaient à quel âge mouraient les ouvriers. Ils avaient mis en fait, c'était exactement, c'était l'espérance de vie. C'est 65 ans. 65. Aujourd'hui, l'âge de départ à la retraite, il est plus bas, alors que l'espérance de vie a augmenté de 15 ans. H et à l'époque, il y avait quatre actifs pour un retraité. Pas de problème. En fait, on prenait les quatre cotisations de de des actifs et on les donnait à un retraité. Génial. Là, maintenant, il y a deux actifs pour un retraité. Bientôt, il y aura plus que 1,5 actif, 1,4, 1,3. Donc, un moment, tu vois, moi, je veux bien qu'on ait un débat sur ce truc-là, mais enfin, il faut aussi être rationnel. C'est ça ne va pas tenir. Et comme tu l'as dit, si on, au lieu de juste de distribuer l'argent, on faisait un système, on réinvestit l'argent, je pense que effectivement, il y aura une transition générationnelle qui peut être assez compliquée, mais sur le long terme, on serait vraiment gagnant. H moi, j'accepte pas en fait qu'on sacrifie notre génération et les générations qui arrivent après sur l'autel du, tu vois, du manque de courage politique de la classe en place. Et je trouve ça scandaleux, parce que eux, ils vont avoir leur retraite. Et j'entends aussi les retraités qui disent : "Mais attendez, ma mère retraitée, tu vois, elle a travaillé, c'est normal."
"qu'elle ait sa retraite". En fait, on lui a promis quelque chose. Le problème, c'est qu'on a menti aux gens. C'est pas moi qui l'ai dit, hein. C'est... j'étais avec une secrétaire d'État, enfin, oups, avec une secrétaire d'État récemment. Bon, elle est plus au gouvernement parce qu'il y a plus de gouvernement. Donc voilà. Et elle m'a dit : "On a menti aux gens, il faut qu'on dise la vérité, mais personne n'est prêt à le faire." Ouais.
Et bah, tu vois, heureusement qu'il y a des choses comme comme YouTube. Heureusement qu'en fait, on peut créer son média maintenant et on peut dire ce qu'on... Mais je pense que nos générations l'ont bien compris. Je pense, ceux qui sont les plus dépités, je pense, c'est plus ceux qui sont genre à 45 ans aujourd'hui, ils sont dans qui là, sont vraiment dans le timing. Ils sont au milieu du gay, tu vois. Ils sont vraiment à avoir.
Pour revenir à ton thème de l'investissement, c'est une fois que tu sais ça, tu as deux options en fait. En fait, tu as trois options. Soit tu mets la tête dans le sable et tu dis : "Il va bien y avoir un miracle." Hm. Soit tu dis : "Moi, j'ai confiance en l'État." Soit tu prends les choses en main. Et en fait, la réalité, c'est que prendre les choses en main, ça va pas être très compliqué, ça va pas te coûter grand-chose en terme de temps investi, mais avec les bonnes briques d'investissement, c'est de connaissance, tu vas pouvoir, bah, quelque part te protéger comme on dit en finance, tu vas pouvoir te blinder.
Et tu vois, un exemple que j'aime bien donner, c'est si tu pars avec 1000 € de capital et que tu investis 150 € tous les mois dans le marché boursier, ouais, et bien tu vas arriver à plus d'un million d'euros au bout de 43 ans. Donc, alors, on va me dire : "Oui, mais il y a l'inflation et donc 1 million d'euros dans 43 ans, ça vaut pas ce que ça vaut aujourd'hui ?" C'est vrai. C'est vrai. Mais en attendant, si j'avais cotisé cette somme dans la dans ma dans la case retraite, j'aurais eu beaucoup moins à la fin. Donc, c'est c'est pas le miracle. Et là, j'ai pas fait de la spéculation, là. J'ai pas fait du trading. Là, c'est un ETF.
Euh, ça, c'est vraiment le le gros problème en France. On mélange trading, investissement. C'est ça, c'est spéculation. Même quand on dit : "On fait de l'immobilier", tu sais jamais si le gars, il fait du locatif, si c'est la résidence principale, c'est de l'achat-revente. L'immobilier... Et je pense que c'est aussi un truc, c'est c'est quoi le placement préféré des Français ? Premier placement, euh, c'est le livret. Le deuxième placement préféré, c'est le compte bancaire. Ouais, c'est lunaire, tu vois. Mais ça, ça, c'est c'est pas parce que les Français sont bêtes, c'est que en fait, ils ont tellement peur de perdre. Sauf que mais ça pousse à prendre des décisions qui où tu es sûr de perdre en fait. Exactement. Bah, parce que là, tu es sûr à 100 % de te faire grignoter ton pouvoir d'achat.
Et l'autre croyance qui est très forte, c'est que la pierre, c'est sûr. Ça, c'est vraiment voilà, on a toujours dit, même mes parents m'ont dit : "Faut que tu t'achètes un appartement, ça va être génial et cetera. Au pire, tu auras un toit au-dessus de la tête." C'est très vrai, tu vois. C'est très vrai. Mais l'immobilier dans lequel tu vis, c'est ce qu'on appelle de l'immobilier de jouissance, ce n'est pas un investissement. Et d'ailleurs, quand tu vois, c'est super intéressant, quand un client vient nous voir, quand tu vas avoir n'importe quelle banque privée, tu vas leur dire : "Voilà, moi, j'ai euh 10 millions d'euros et j'ai mon appartement qui vaut 2 millions d'euros." Bon, c'est des gros montants, mais bon, tu es en gestion privée. Le les 2 millions d'euros ne rentrent pas en compte dans la dans ton allocation. On les regarde même pas parce que de toute façon, tu vas pas vendre ton appartement, tu vis dedans, c'est génial, mais voilà, c'est à part, c'est pas un investissement. C'est comme si tu mettais tes meubles dans le dans dans la liste. Voilà, c'est... Ouais, tu peux aussi mettre ta voiture, pourquoi pas ? Alors, si c'est une voiture de collection hyper spéciale et cetera, why not ? Mais si c'est, je sais pas, ta voiture avec laquelle tu vas au boulot, surtout...
Bah, en fait, c'est-à-dire, après, c'est un ça a fini comme un dicton un peu, l'immobilier et cetera, mais parce que à l'époque de nos grands-parents, c'était miraculeux pour eux. C'était miraculeux. Oui, tu achetais ça, tu avais, c'était remboursé en quelques années, puis tu arrives là à la retraite, un machin qui vaut des centaines de milliers, voire des millions pour ceux qui habitent dans la grande ville, sans avoir rien fait. C'est c'est magnifique. C'est génial [rires], mais c'est plus le cas pour nous. Mais ça, ça existe plus. Et je trouve que enfin, tu vois, aujourd'hui, là, on est à Paris, se loger, enfin, acheter un appartement à Paris, déjà, juste le delta entre... De toute façon, c'est très simple. Si tu veux savoir si une ville est rentable pour acheter de l'immobilier, tu regardes le taux de rendement des biens locatifs. Bah, à Paris, le taux de rendement, ça va être 2 et demi, ouais, pour cent. Donc, c'est pas rentable, ça sert à rien d'acheter. [ __ ] tu as pris un appartement à Paris.
Mais c'est là que tu dis que ça, ça déconne complètement parce que il y a aussi une question de bon sens des fois. Tu dis que avec le prix d'un appart à Paris, tu achètes un château en Sologne, genre, il y a un moment donné, il y a il y a des gaps là où on parle de juste un appart. C'est c'est tout. On n'est pas, c'est pas un palace, tu vois. C'est un appartement standard sur lequel tu que tu vas devoir rembourser pendant 25 ans. D'ailleurs, on me dit souvent : "Oui, mais attends, quand je paye un loyer, je jette de l'argent par la fenêtre." Ah bon ? Hm. Quand tu achètes un appartement, on va dire que tu achètes un appartement à un million d'euros, tu es quelqu'un de très aisé, tu vas payer 7 et demi de frais de notaire, et ben félicitations, tu viens de jeter 75000 € par la fenêtre parce que ça, tu les reverras jamais. Et ensuite, tu payes des impôts qui ne font qu'augmenter. D'ailleurs, je sais pas si tu as des appartements, mais moi, je reçois les factures là. Moi, je les ai, moi, j'ai évité le... Ouais, bah tu as tu as bien fait. Et tu regardes les factures chaque année, tu dis : "Mais c'est incroyable." Et les hausses, d'ailleurs, c'est exceptionnel, tu vois. Il y a eu des hausses, surtout que en fait, surtout dans la phase dans laquelle on est actuellement. Moi, je m'étais posé sérieusement la question à un moment donné et en fait, il y a eu euh deux à un investisseur, un ami très proche, qui m'avait posé deux questions justement pour, il m'avait dit, je lui avais posé la question : "Est-ce que c'est le moment ou pas ? Est-ce que j'y vais ?" Il m'a dit : "Bah, il y a deux deux questions. La première, effectivement, il y a de l'inflation, donc a priori, on pourrait se dire : 'Bon, bah avec l'inflation, ça veut dire qu'un crédit vaudra moins dans le temps et cetera.'" Il m'a dit : "Mais est-ce que ton salaire suivra l'inflation ?" C'est pas si ton salaire suit l'inflation, du coup, c'est pas du tout un bon plan parce que ton crédit, en réalité, va te peser de plus en plus aussi. H tout à fait. Donc, ça, il y avait, c'est déjà ce premier truc là. Puis après, le deuxième, il a dit : "Bon, l'État français, s'il n'est pas déjà faillite, il en est pas loin. Du coup, qu'est-ce que tu peux taxer facilement euh qui peut pas bouger ?" C'est c'est l'immobilier. C'est c'est tellement, c'est beaucoup plus simple ça. Les gens, ils peuvent pas se barrer du jour au lendemain en en brûlant les apparts et en ayant un acheteur comme ça. C'est alors que des actions, tu peux partir avec et qui ira faire une manifestation parce que on taxe quelqu'un qui a un hôtel particulier, qui a un truc, ou qui est multipropriétaire ? Personne. Même moi, j'irai pas, tu vois. Ouais. Et donc, c'est ça le vrai sujet. Tu vas toujours être à la merci de l'État.
Alors, est-ce que ça veut dire qu'il faut pas acheter son appartement ? Non. Ce que je dis souvent, c'est que si tu as envie de détenir un bien parce que c'est ton chez-toi, bien sûr, vas-y. Moi, je dis, faut le voir comme une dépense. En fait, c'est une dépense. C'est dis : "Est-ce que je veux faire cette dépense ?" Exactement. Et c'est un vrai confort. Et je pense que ça, c'est un autre point qui est vraiment important, tu vois, c'est que on entend beaucoup parler du mouvement FIRE. Je sais pas si ça te parle, tu sais, cette idée de pouvoir partir à la retraite le plus vite possible pour vivre de son capital. Euh, s'appelle Financial Independence, enfin Financial Independence, Retire Early, c'est l'acronyme FIRE. Et c'est vraiment un système de privation, tu vois. C'est-à-dire que tu vas beaucoup épargner pendant des années et ensuite, tu vas vendre chaque année une partie de ton capital parce qu'en réalité, il y a très peu de gens qui vivent des revenus de leur capital, tu vois, c'est très rare, ils vendent du capital. C'est c'est comme ça que ça fonctionne. Mais il y a un système de, tu t'es privé pour y aller et maintenant que tu es indépendant, tu vas devoir surveiller les dépenses parce que tu peux pas, pour des raisons un peu ésotériques, tu peux pas dépenser plus de 4 % de ton capital ou 3 et demi et cetera.
Mais du coup, j'ai envie, ce que je veux dire par là, c'est que il faut pas faire des calculs, enfin, faut pas être dans la suroptimisation. Il y a des choix, il faut pas les faire par, faut pas être un agent économique purement rationnel. Si tu as envie de te faire plaisir et tu dis : "Voilà, moi, j'ai des enfants, j'ai envie qu'ils aient un jardin et donc on a envie d'acheter la maison en Sologne, tu vois." J'ai été d'ailleurs ce week-end et il y a, c'est très sympa. Il y a beaucoup de trucs à vendre parce qu'en fait, bah, il y a pas beaucoup d'activité économique, malheureusement. Et ben, vas-y, tu vois, peu importe. J'ai envie de dire, fais-le, fais-toi plaisir. C'est pas, c'est pas le sujet. Euh, le seul truc qu'il faut garder en tête, et ça, je pense que ça te permettra, ça nous permettra collectivement de raccrocher le wagon avec l'investissement, et c'est le premier réflexe que je recommande à n'importe qui, qui soit salarié, entrepreneur, peu importe, c'est de définir son taux d'épargne. C'est quoi le montant que le toit d'aujourd'hui va investir dans le toit de demain ? Est-ce que c'est 5 %, 10 %, 15 %, 20 % et cetera ? La moyenne française, c'est 16 %. On est après les Italiens, on est les deuxièmes en Europe. Donc, on est très bon. On est champion de l'épargne, on est les cancres de l'investissement parce que cet argent, qu'est-ce qu'on en fait ? On le met sur des livrets, on le met sur des comptes bancaires, on le met dans des fonds en euros. Malheureusement, on ne le met pas au travail.
Surtout qu'en plus, je rajouterai, c'est enfin, c'est pire que ce qu'on pense en fait sur la perte de la valeur de cet argent. Et il y a plein de biens de base en fait comme ça qui, si on prend plutôt, c'était Charles Gavel qui avait fait ça, qui avait fait une sorte d'indice d'inflation gilet jaune en regardant les le poste de dépense d'un gilet jaune type et cetera. Là, on était plus autour de 10, 13 %. Ouais, c'est énorme. Le le panier est enfin, quand ce gars-là, s'il a 50000 € qui dorment, il faut qu'il imagine 10 % d'inflation pour lui. Ouais.
Il y a même toute une théorie, enfin, déjà pour bien expliquer, c'est que le calcul de l'inflation, il est fait sur un panier d'une cinquantaine de biens, de mémoire, de biens de consommation courante. C'est juste que déjà, quand tu es euh quelqu'un qui est pas riche, mais qui a un peu de moyens, tu ne vas pas acheter ces biens-là. Tu vas acheter des biens qui sont beaucoup plus chers, tu vas acheter d'autres biens qui ne sont pas dans le panier. Donc, en fait, ton inflation est beaucoup plus élevée. Il y a toute une thèse en fait, un courant qui dit que l'inflation en réalité, bah, c'est la hausse des marchés actions et effectivement, tu vois, peut-être que c'est 10 %. Toujours est-il que tu peux te protéger contre ça en achetant des actions en entreprise parce qu'en fait, les entreprises, elles répercutent la hausse des prix et puis elles ont une vraie valeur. Elles ont une vraie, exactement, elles ont une valeur économique.
Et donc, pour revenir au point du du taux d'épargne, ce que j'aime bien avec ce concept, c'est que on va dire que je gagne 2000 € par mois ou 1500 € par mois. Donc, clairement, je ne vais pas rouler sur l'or. Par contre, ce qui compte, c'est pas, c'est pas le montant en euros, c'est le pourcentage. Et c'est là où je vais pouvoir vraiment, bah, tourner la réglette et peut-être mettre le curseur à pas 16 % comme la moyenne des Français, mais peut-être 20, peut-être 25, peut-être 30. La seule frontière qu'il faut pas franchir, tu sais, c'est un peu la frontière d'efficience en finances, c'est qu'il faut pas aller dans la privation. Faut vraiment pas que tous les mois, tu dises : "OK, ce mois-ci, c'est soit j'épargne, soit en fait, c'est plus possible." Là, c'est vraiment naz.
Et un bon modèle mental euh, c'est pas moi qui l'ai inventé, hein, c'est Elizabeth Warren d'ailleurs, qui a inventé ce budget. C'est une sénatrice, plutôt, tu vois, enfin, anti-riche et cetera, mais elle a eu de très bonnes idées. Elle a fait le 50-30. OK. Donc, 50 % pour les dépenses obligatoires, euh, ton loyer, l'électricité, le transport et cetera. 30 % pour le plaisir, parce que le but, c'est quand même pas de, tu vois, d'être le plus riche du cimetière, de se faire plaisir quoi. Et ça, c'est chacun envoie midi à sa porte. Et après, 20 % pour l'épargne, donc le mois d'aujourd'hui qui est investi pour le mois de demain. Moi, je trouve que c'est une règle qui est pas mal. L'idée, c'est plus d'avoir les grandes masses, mais si tous les mois, tu arrives à épargner un montant, un pourcentage important, ben, tu es bien.
Et la deuxième chose que je recommande vraiment fortement à tout le monde, c'est qu'il faut un système. Tu vois, moi, chez Finari, tout ce qu'on fait, on réfléchit système. On se dit : "Tiens, il y a un problème, comment on peut le régler, mais de façon à ce que ce problème n'arrive même pas en fait, n'arrive plus jamais ?" Bah, en fait, on met en place un système, pas on met pas une petite rustine quoi. Et le bon système, c'est une fois que tu as défini ton taux d'épargne, c'est de mettre en place, c'est d'automatiser tes placements. Pourquoi ? Parce que tu ne peux pas dépenser l'argent que tu ne vois pas. Donc, le monde un peu idéal, c'est ton salaire arrive le premier du mois, où toi, tu vois, tu es entrepreneur, tu te payes le premier du mois, et ensuite, tu vas automatiquement, soit via des prélèvements, soit via des virements auto, envoyer cet argent sur des plateformes sur lesquelles tu vas, ton PEA, ton compte titre, ton machin, tu vas investir. Et idéalement, même les investissements vont se faire de façon automatique sur la plateforme. D'ailleurs, c'est ce qu'on veut créer chez Finari, on veut vraiment abstraire tout ça. Mais aujourd'hui, tu peux déjà le faire. Donc, ton salaire arrive sur ton compte, tu fais un virement automatique vers ton PEA. Sur le PEA, bon, tu peux pas faire de d'investissement automatique encore, mais tu vas juste aller sur le truc tous les mois, tu vas faire ton truc.
Ce que ça va permettre, ce que ça va éviter déjà, c'est que tu vas dire : "Ah ouais, mais attends, là, le marché, il est comme si, il est comme ça, ce mois, je décale." Tu prends les hauts, tu prends les bas, tu prends tout, tu achètes [rires] tout, tu achètes la moyenne en fait, peu importe. Tu n'es pas là pour, tu vois, c'est le baron de Rothschild qui disait : "Les plus grandes fortunes se sont faites en achetant un peu trop tard et en vendant un peu trop tôt." Et ben, c'est ça, tu vois. La réalité, c'est que il y a très peu de gens qui arrivent à vendre le top et qui achètent le bottom. N'existe pas. Enfin, il y en a peut-être, peu importe, mais c'est pas comme ça que tu fais des grandes fortunes, tu as pas besoin de ça. Mais si tu sais que tous les mois, tu as ton taux d'épargne, l'argent part tout de suite dans les placements, et ben là, en fait, tu peux te concentrer sur tout le reste. Et le reste, comment tu crées de la valeur au sein de ton entreprise ou pour tes clients pour capter une partie de cette valeur et donc augmenter ton patrimoine et aussi, bon, profiter de la vie quoi au passage.
Mais tu vois, tu rends toute cette partie qui a l'air très compliquée, très simple. Moi, je je rajouterai un autre truc aussi, surtout dans le cadre où tu es entrepreneur, surtout au début ou quand tu es indépendant, c'est parfois tes revenus sont un peu irréguliers, complètement. Euh, moi le truc que je faisais et que je fais encore un peu, c'est que je m'étais fixé un seuil de survie, on va dire, genre : "Voilà, bah j'ai besoin de 1500, 2000 € par mois pour la la voiture, la maison, enfin, tu vois, les dépenses essentielles." Et après, sur tout le reste qui rentrait, c'était 50-50. Donc, bah, si j'avais eu un bon mois, bah, j'investissais beaucoup. Si j'avais pas eu un bon mois, j'investissais moins. Mais et au passage aussi, bah, tu te fais plaisir, c'est ça revient à l'adhérence parce que si tu le fais pas, tu vas, tu peux peut-être tenir comme ça un an en étant vraiment verrouillé en investissant tout. Par contre, après, le deuxième année, ça va devenir dur. 3ème, 4ème, voilà, tu perds le sens de ce que tu es en train de faire. Oui, ça a pas de sens, tu vois, ça a pas de sens. Et c'est c'est tu as pas besoin en fait de te priver.
Et l'autre truc qui est génial, c'est que c'est pour ça que le pourcentage d'épargne, il est enfin le taux d'épargne, il est hyper important, c'est que le meilleur moment pour commencer à investir, je te donne l'exemple tout à l'heure du mec qui commence à épargner euh, tu vois, enfin qui épargne pendant 43 ans avec en partant de 1000 €. Et ben, tu as les intérêts composés qui jouent en ta faveur. Donc, chaque année, tu vas générer des intérêts sur les... C'est l'un des secrets de la fortune de Warren Buffett aussi. Bien sûr. Warren Buffett, il est devenu à 13 ans, sa première action, c'était pas un truc comme ça. Ouais. Lui, c'était vraiment un mutant, mais de mémoire, il était enfin, il était pas milliardaire, il est devenu milliardaire à 50 ans ou à très âgé, tu vois. Non, mais si on regarde la courbe de la fortune de Warren Buffett, là, il la quoi, il doit autour des 90 ans, il... Donc, lui, en fait, il a, il a quasiment 80 ans d'intérêt composé en fait [rires]. Donc, il le dit, il le dit en fait, tu vois.
Il y a il y a une règle qui est assez marrante, c'est la règle des 72. Et en fait, c'est ça te donne la, on va dire, la vitesse à laquelle ton patrimoine va doubler en fonction du rendement. Paraît très compliqué, mais en fait, c'est tout simple. Par exemple, si tu génères 10 % de rendement par an, qui est le rendement historique du marché action américain, c'est pas encore une fois, c'est pas du trading, c'est tu prends le S&P 500, l'indice principal sur les 100 dernières années, c'est c'est 10 % de rendement annualisé. Ça veut pas dire qu'il y a pas des années en dessous et des années au-dessus, évidemment, il y a il y a de la, une grosse distribution, tu as des années à -50, des années à +50, mais en moyenne, tu es à +10. Et donc, tu vois, ça veut dire que tu doubles ton capital tous les 7 ans. H. Mais ça, ça veut dire que sur 50 ans, tu as le temps de doubler ton capital sept fois. C'est c'est, mais c'est gigantesque, tu vois. C'est délirant. Et enfin, faites le calcul chez vous, c'est si tu pars avec 10000 et que tu doubles et que tu doubles et que tu doubles, enfin, sept fois de suite, tout en continuant à contribuer. Ouais, ça va très vite en fait.
Et ça, encore une fois, et c'est un très bon exemple, Warren, c'est pas la magie du trading, c'est pas le hasard. Tu vois, il y a un sondage qui est sorti, terrible. 79 % des Français pensent qu'ils ont plus de chance de gagner au loto qu'en bourse. C'est terrifiant, tu vois. Et j'espère que, tu vois, des chaînes comme la tienne, comme la mienne, aident à casser ce mythe parce qu'en fait, chaque fois que je parle avec des des clients Finari ou avec des gens qui regardent la vidéo, en fait, je vois que on a un pays qui est qui a envie de prendre les choses en main. Tout le monde a envie de prendre les choses en main. C'est juste que, bah, ils avaient pas les clés. Mais une fois que tu as compris ces trucs, tu vois, la règle des 72, le taux d'épargne, le machin, tu vois que c'est d'une puissance. Et ça n'a jamais été aussi simple. Ça n'a jamais été aussi peu cher d'investir. Nos parents, ils devaient appeler le banquier. Ça coûtait 25 € par plus on peut acheter les actions. Enfin, on n'est pas obligé d'acheter une action complète. Ouais, tu as... Ouais, tu as, exactement. Tu vas acheter du Hermès, c'est 2000 € l'action. C'est dur. Bah, maintenant, tu peux acheter une fraction d'Hermès. Parce que là, on parle de d'acheter, on parle de diversifier et cetera. Quand tu avais peu d'argent, avec l'action Hermès, c'était direct à 2000, c'est pas facile après. [rires] Exactement. Tu as les tu as les ETF ou tu as les fonds indiciels en réalité. Mais tu peux tu peux investir non pas dans Hermès ou dans Microsoft, mais tu peux investir dans toutes les plus grandes entreprises, dans les 1500 plus grandes entreprises du monde d'un coup avec une ligne, c'est incroyable quand même, tu vois. C'est une innovation de fou. Ça te coûte quasiment zéro en frais, c'est quasiment gratuit en terme de passage d'ordre. On peut faire encore mieux, on va faire mieux sur Finari, mais tu vois, c'est ça le truc. Et malgré tout ça, il y a encore un pan énorme de la population qui n'a jamais ne serait-ce que mis le pied là-dedans.
Et et ça, c'est vraiment un, ça va être une question de temps avec les plus jeunes parce que je pense parmi les jeunes, pour le coup, il y a vraiment, je le vois même plus, crypto ont joué, en plus les cryptos ont joué parce que c'est, je pense qu'il y a eu beaucoup de, même de gars qui avaient 18, 19, 20 ans qui juste tu achètes 5 balles de crypto, euh, mais mine de rien, tu as mis déjà un premier pied en fait. Tu sais pourquoi ? Parce que c'est hyper simple. Parce que les apps de crypto sont très bien faites. C'est hyper simple, tu vois, en en 2 minutes, tu as tu as acheté du Bitcoin. C'est c'est incroyable, tu vois.
Et tiens, j'ai une question aussi. Genre, euh, si par exemple, tu as si on parlait des dividendes et cetera, tu as une grosse somme d'argent qui arrive, tu la gères comment ? Là, je sais pas, demain, là, il y a un héritage où tu as des dividendes, tu as 50000 € qui arrivent, 100000 €. Comment on l'investit ça ? Belle somme.
Alors, j'ai envie de te dire, ça dépend de ton profil de risque, ça dépend de ta capacité à voir ton patrimoine varier fortement. Hmm, on va dire que tu es quelqu'un qui est plutôt jeune et qui est plutôt là pour le long terme et qui n'a pas besoin de cette somme d'argent tout de suite. Parce que tu pourrais aussi dire : "Moi, je vais mettre 50000 € pour m'acheter, je sais pas, tu vois, partir en vacances avec mes proches, puis m'acheter une voiture et aussi rénover euh le toit de la maison parce qu'en fait, il y a il y a un trou dedans, je sais pas quoi." On va dire, tu vas tout investir. Si tu commences à zéro, moi ce que je ferais, franchement, c'est assez simple, hein. Je ferais probablement 70 % d'actions et 30 % de crypto.
Maintenant, la question, c'est de savoir comment je j'investis en action. Est-ce que j'achète des actions individuelles, Microsoft, Total, et cetera, ou j'achète un ETF, un fond qui va répliquer les indices ? Ce dont je parlais tout à l'heure. Mais en fait, statistiquement, c'est démontré, une étude qui sort chaque année par S&P, Standard & Poor, que battre le marché, c'est quelque chose que les professionnels de la gestion n'arrivent pas à faire. Ce que je disais tout à l'heure, quand j'étais chez Sanofi, on le voyait déjà, bah ça, c'est confirmé. Il y a 90 % des gérants qui n'arrivent pas à battre leur indice. Donc, pourquoi en particulier arriverait à faire mieux ? Il y a quelques raisons qui pourraient dire que voilà, parce qu'en fait, les professionnels ont plein de contraintes liées à la réglementation, mais moi, j'y crois moyen. Donc, le plus simple, c'est juste de dire : "Bah, plutôt que d'acheter telle action ou telle action et d'espérer qu'elle va battre le marché, je vais juste acheter le marché." Parce qu'en fait, le marché, lui, fait 8 % par an en moyenne en Europe et 10 % par an en moyenne sur le S&P, même plutôt 14, 15 % sur le Nasdaq, qui est la bourse technologique. H. En réalité, c'est pas exactement la bourse technologique, mais bon, ça l'est devenu un peu par la force des choses.
Et ça, je le fais comment ? Donc, moi, j'achète un ETF. Moi, j'en achèterai qu'un parce qu'en fait, on me dit : "Oui, mais tu as qu'une ligne et tout." Mais oui, mais tu as qu'une ligne à l'intérieur de laquelle il y a 500 boîtes S&P 500, 1500 boîtes MSCI World pour 100 boîtes pour le Nasdaq, peu importe, mais on va dire, je prends le MSCI World, j'ai les États-Unis, l'Europe, le Japon, génial, c'est toutes les économies développées. Comment je l'achète ? J'ai un compte titre, j'ai un PEA, j'ai une assurance vie. J'ai un PER. Bon, j'ai plusieurs options a priori, j'ai même l'épargne salariale si je veux. La meilleure enveloppe à ce niveau-là, ça, c'est enfin, ça reste quand même dans 99 % des cas le PEA. Ouais. Pourquoi ? Parce que tu as un énorme cadeau qui t'est fait par l'État, qui, j'espère d'ailleurs, ne sera pas remis en question. Oui. Euh, moi, c'est le truc en fait qui m'embête à chaque fois sur tout ça, avec quand on parle des d'optimisation entre guillemets fiscale, bah, avec PEA, machin et cetera, je dis : "Oui, c'est vrai." Jusqu'à ce que l'État dise que ça l'est plus. [rires] Bah, on dit souvent, tu vois, dans chaque euh dans chaque niche, il y a un chien. Euh, bah, en fait, les niches fiscales, euh, c'est ça. D'ailleurs, attention, on investit pour la performance en optimisant la fiscalité. On n'investit jamais pour défiscaliser. Si quelqu'un vous appelle, vous dites défiscalisation, vous raccrochez, c'est fini. On oublie. C'est c'est un scam. C'est pas un scam. Enfin, la personne va gagner de l'argent sur votre dos.
Mais donc, le PEA, c'est une super enveloppe parce que tu peux déposer jusqu'à 150000 € dessus. Donc, c'est quand même beaucoup. Donc, nous, dans avec nos 100000 €, on est large. Tu peux investir sur les actions européennes, sauf qu'en fait, bon, les financiers sont des gens qui sont très malins. Donc, via des produits dérivés, ils ont trouvé un moyen de s'exposer à tous les continents pour les ETF. Donc, concrètement, tu peux acheter le fameux S&P 500. Donc, si tu veux, tu peux acheter le SN00, mais on va rester sur le MSCI World parce qu'il est très large. Et du coup, si tu le deal avec l'État, c'est-à-dire si tu ne retires pas ton argent pendant 5 ans, ça veut pas dire que tu peux pas trader à l'intérieur de l'enveloppe, hein, tu peux vendre le MSCI World, acheter autre chose et cetera. Mais si tu ne retires pas l'argent pendant 5 ans, tu as un cadeau sur la plus-value. Donc, au lieu de payer 30 % d'impôts sur la plus-value, pas sur la somme globale, sur la plus-value, et bien, tu as un taux qui va être réduit. Donc, tu ne vas pas payer l'impôt sur le revenu, tu vas que payer la CSG-CRDS. Désolé pour les acronymes, mais en gros, tu vas payer 17,2 au lieu de 30. C'est une sacrée économie d'impôt. 17,2 % au lieu de 30 %. Et ça, c'est assez magique quoi.
Donc, la bonne nouvelle, c'est que le PEA et d'ailleurs, le PEA, petit effet de bord, c'est que quand on verse un dividende sur ton compte titre, tu payes automatiquement la flat tax. Quand on te verse un dividende sur ton PEA, tu payes zéro parce qu'en fait, c'est à l'intérieur de l'enveloppe. Donc, ça capitalise à l'intérieur parce que ces dividendes, tu peux les réinvestir sans fiscalité. Et donc, tu chaque fois que tu évites la case fiscalité, tu gagnes plus vite. D'ailleurs, si bon, c'est une petite euh par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure, si tu ouvres un compte titre via ta personne morale, attention, le traitement fiscal est complètement différent puisque tu vas devoir payer des impôts sur tes plus-values latentes. Je vais pas rentrer dans le détail, mais si vous avez un compte titre sur une personne morale ou si vous envisagez de le faire, regardez bien ça parce que attention, si vous faites des grosses plus-values latentes, vous allez voir payer de l'IS sur de l'argent que vous n'avez pas encore encaissé. Après, ça se compense normalement avec si tu fais des moins-values, mais il faut bien le garder en tête.
Donc, le PEA, c'est vraiment trop bien. H. Le PEA, il y a que 7 millions d'enveloppes ouvertes en France. Donc, le potentiel, il est énorme. Ouais. D'ailleurs, on travaille sur un PEA et Finari. Tu vois, l'assurance vie, il y a 43 millions de contrats. Alors, tu peux avoir plusieurs contrats d'assurance vie par personne, alors que le PEA, tu peux en avoir qu'un. Hm. Et l'autre truc pour lequel moi, je me bats pour le PEA, c'est que on réindexe le plafond à l'inflation. Oui, bien sûr. Ça n'a jamais été, enfin, ça a été fait une fois. Donc, en fait, j'avais recalculé de mémoire, on on atterrissait quasiment à 200000 € de plafond aujourd'hui. Alors, ça concerne peu de monde, mais tu vois, pour encourager l'épargne, moi, ce que j'aimerais, c'est que en fait, on enlève, on supprime le compte titre et que finalement, il y ait qu'un PEA qui a un où on supprime même le PER, peu importe, ça sert à rien sans plafond. Voilà, où on fait un plafond. Ouais, on fait un plafond hyper élevé, tu vois. Et juste, on dit : "Voilà, si tu investis et que tu as parce que c'est hyper sain, l'État t'encourage à être actionnaire à long terme, c'est génial."
Et tu mets toute la somme d'un coup ou tu fragmentes ? Alors là, je vais te donner la théorie et la pratique. Ouais. Dans la théorie, c'est prouvé par plein d'études, notamment l'étude Vanguard que vous vous pouvez regarder, vous tapez Vanguard, l'étude de cas, pareil, je te l'enverrai si tu veux, si tu veux la mettre dans la description, que statistiquement, c'est beaucoup plus rentable dans la, je crois que c'est plus de 60 %, 65 % des cas d'investir d'un coup parce qu'en fait, bah, la majorité du temps, les marchés montent. Hm. Tu vois, il y a, j'ai, j'ai fait, j'ai regardé hier la la data parce que je voulais revérifier. Ça faisait longtemps que j'avais pas checké ça sur entre 2018 et 2024, le S&P 500 a été en all-time high, donc au plus haut historique, 8 % du temps. Ça, c'est c'est énorme. C'est énorme, tu vois. Ouais, mais c'est ça la réalité des marchés, c'est que les marchés montent plus qu'ils ne baissent. C'est normal parce qu'en fait, le monde se développe, donc les entreprises s'enrichissent, donc le marché monte. Enf, c'est pas de la magie, hein, c'est pas les méchants financiers, c'est la base.
Maintenant, ça, c'est la théorie. Imaginons que tu investis tout d'un coup, tu investis les 100000 €, c'est génial et là, boum, spatball, c'était 2008, bis repetita, tu te prends à moins 50 % dans la tête. La bonne nouvelle, c'est que si tu fais rien, ça remontera, ça remontera. La mauvaise nouvelle, c'est que a priori, tu es plutôt nouveau dans l'investissement, donc tu risques de paniquer, tu risques de vendre et là, c'est le drame parce que une fois que tu as réalisé ta perte, l'argent, il revient pas. Bien sûr. Donc, l'autre option, c'est de faire ce qu'on appelle du DCA, dollar cost average. Donc, là, c'est tout bête, hein. Tu vas diviser la somme par 12, par 6, peu importe en fait, par 18, par 22, par ce que tu veux. Mais bon, moi, je recommande quand même de le faire, allez, on va dire sur 6 mois, 6 à 12 mois. Nous, on aime plutôt le faire de façon assez accélérée sur notre gestion privée parce que c'est pas bien de rester en dehors du marché. La réalité, c'est que le marché monte plus qu'il ne baisse. Donc, c'est un coût d'opportunité de rester en dehors. Donc, tu restes, tu divises la somme par 12 et ensuite, tu vas investir 1/12ème chaque mois, tu vois. Donc, 833. Bon, ben voilà. Et ensuite, qu'est-ce qui va se passer ? Le marché va baisser, tu vas dire : "Cool, j'ai acheté plus bas." Le marché va monter, tu vas dire : "C'est pas grave, j'ai déjà acheté par le passé, je continuerai d'acheter." Mais il faut avoir la discipline de le faire tous les mois. Il faut le faire à une date fixe pour éviter d'avoir le côté : "Attends, ce mois-ci, ça monte. Attends, ce mois-ci, il y a Jérôme Powell qui va annoncer un truc. Trump a dit d'ici." C'est facile de tomber là-dedans.
Et j'ai été aussi, tu vois, dans ce truc-là. Moi, vraiment, je suis, tu vois, désensibilisé par rapport à la variation de mon patrimoine. Ça, ça ne me touche absolument pas. Je ne regarde même pas. D'ailleurs, c'est paradoxal. J'ai créé un outil pour suivre son patrimoine, je le regarde tous les jours l'outil parce que je travaille sur le produit, mais les variations, franchement, ça ne fait plus rien. Plus le temps passe, plus ça me le fait aussi. Complètement. Exactement. Parce qu'en fait, tu sais que sur le long terme, tu vois, moi, je vais te donner l'exemple de si tu reviens après, tu oh bah tiens, voilà [rires], c'est sympa, tu vois. Le pour revenir à Sanofi, j'ai encore, c'est un peu ma relique, tu vois, du passé, j'ai encore mon plan d'épargne action, enfin plan d'épargne entreprise, pardon, de Sanofi. J'ai vendu deux trois trucs puisque à un moment, fallait que je m'achète un scooter. Donc, voilà, je me suis acheté un scooter que j'ai toujours d'ailleurs. Super investissement, euh, pas un bon investissement, mais un mais c'est, tu vois, c'est un super utile pour moi parce que je suis encore une fois agoraphobe. Mais donc, sur ce plan épargne, je regardais ma perf, j'ai fait entre +150 et +180 %. Mais j'ai rien fait en fait là-dessus. Enf, j'ai littéralement rien fait. Et c'est c'est des fonds qui sont investis sur des portefeuilles très diversifiés que j'ai participé à construire. Bon, ils l'ont changé 50000 fois depuis, mais la logique est toujours la même. C'est des actions, un peu d'obligations, très diversifié. Donc, je me suis dit, c'est quand même trop bien de voir, tu vois, que c'est ça marche. C'est ça. C'était en 2011 et aujourd'hui, tu vois, la performance, bah, j'ai plus que doublé mon patrimoine sur ça. J'ai pris, enfin, j'ai pas, c'est pas que j'ai pas pris de risque, c'est que j'ai rien fait.
Et ça, encore une fois, le PEA, vous pouvez l'ouvrir n'importe où en ligne. N'allez pas dans une banque de détail, faites-le en ligne. C'est à partir de 10 € ou 50 €. Enfin, le montant est très accessible. Tout le monde peut le faire. Et le meilleur moment pour le faire, c'était hier. H. Deuxième meilleur moment, bah, là, c'est maintenant tout de suite. Et il faut y aller par petits pas, par petits pas. Et je pense que le plus important dans tout ça, c'est de se former en parallèle. C'est pour ça qu'on a fait la chaîne, mais regarder n'importe quelle chaîne, tu vois. Tout ce qu'il faut aujourd'hui en ligne, en plus, il y a ChatGPT. Voilà, il y a ChatGPT à qui poser des questions, mais ChatGPT va souvent te dire : "Fais de l'investissement passif, vas-y pas à pas, diversifie correctement." En fait, tu vois, c'est ça le, il y a pas de martingale, c'est des principes euh qui sont très simples, mais qui sont aussi sains. Je pense qu'on a un très bon mot de la fin comme ça. Merci beaucoup Mounir. Je pense qu'on aurait pu continuer, on était bien lancé là, là. Je pense que 5 heures, on les faisait. [rires] Je pense, on était très large. Oui. Bah, avec plaisir. Tu es toujours le bienvenu ici en tout cas. Ben écoute, euh, ça m'a fait vraiment plaisir. Merci beaucoup. On va mettre tous les liens en description de Finari, de la chaîne et cetera. Merci. Merci beaucoup. J'en profite pour remercier à nouveau le sponsor de cette vidéo, Mamout. N'oubliez pas, vous avez le lien dans la description. Pour seulement 10 € par mois, vous avez accès [musique] aux meilleures intelligences artificielles combinées. Alors, ne ratez pas cette occasion, c'est vraiment un outil que je recommande. Le lien est dans la description. À bientôt.