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Alice Belaïdi déclare son amour pour la Martinique avec son premier documentaire

Quotidien6:57

Transcription

Comment ça va Alice ? Ça va très bien. Bienvenue, rebienvenue sur le plateau de Quotidien, Alice. BID d'or 2025 de la meilleure actrice, 11 millions, 11 millions d'entrées avec un petit truc en plus. Et tu viens nous présenter un documentaire qui t'a fait plonger dans les eaux martiniquaises. C'est diffusé le 28 mars sur Oshuauaya TV.

La Martinique, tu vis une partie de l'année depuis quand ? J'y vais depuis, j'y vais depuis très longtemps. Ça fait 20 ans que j'aime cette île et que j'y retourne souvent. On va dire que ça va faire 2 ans que je passe la moitié de mon, enfin, quand je bosse pas, j'y vais quoi.

Ouais, d'accord. OK. Tu vis là-bas, ta vie là-bas, elle ressemble à quoi ? Je sais pas si, si je peux vraiment vous le dire parce que ça va vous faire aller. Non, c'est vraiment, c'est, je me suis vraiment offert la vie de mes rêves quoi. Tu vois, je me réveille le matin, je vais à la rivière, je lis, je, sans dire vraiment où c'est.

C'est dans quel côté ? Dans le nord de la Martinique. Vers le volcan. Ouais, vers le volcan. Exactement. Et euh, non, j'ai une vie très, en fait, tu sais. J'ai, je, je retrouve les plaisirs simples. Alors, évidemment, c'est une qui, ce qui semble absolument paradisiaque, mais de prendre le temps de, d'observer la nature, de vivre, de faire des barbecues avec les copains, de. Et puis mon métier, c'est de raconter la vie des, des vrais gens, tu vois. Donc, c'est vrai que si tu restes à Paris dans ton entièreté d'acteur tout le temps, à un moment, tu te déconnectes complètement de la réalité. Et c'est vrai qu'il y a une connexion, ouais, à la nature, à la joie, à la fête qui me, qui me fait du bien, qui me ressource de ouf quoi.

Alors, on t'a demandé quel était le plus beau spot de Martinique pour toi et tu as répondu "C'est dur, hein ? Je ne sais pas ce que tu as répondu. C'est la plage du Carbet." Ouais, ouais, ouais. Ça là, cette plage là, elle est où ? Elle est dans la commune du Carbet. B, dans le nord de la Martinique justement, tu vois là ? Ouais. Derrière, tu as le volcan, la Montagne Pelée. D'accord. Et c'est une commune que j'adore où je me sens bien et mais après, j'ai eu du mal à répondre parce que je sais pas si je choisis la rivière ou la mer en Martinique. Bon, j'ai choisi la mer, fois, tu vois. Ah, d'accord. OK. Tu hésites entre la rivière et la mer. Après, mes spots vraiment préférés, je vous les dirai pas parce qu'ils sont cachés et je veux pas que tout le monde y aille.

Alors, on va parler du doc. Est-ce que tu avais testé ? Est-ce que tu avais déjà essayé l'apnée avant de faire le doc ? Dans ma baignoire, je pense comme tout le monde, 15 secondes. C'est comme ça où tu tiens 15 secondes. Jamais. Et puis même moi, la mer, tu vois, c'est pas, autant, ouais, enfin, même petite, on va pas trop loin pour pas te noyer, tu vois. Il y avait quelque chose, on a, j'ai pas fait de plongée quand j'étais gamine. J'ai pas, donc je fais du snorkeling, je mets mon masque, je vais voir les poissons. C'est mon, c'était mon max. Mais tu restes, tu restes là, vraiment. Ouais. Après, moi, je nage plus comme ça que comme ça, tu vois, déjà de base. Je suis pas une grande nageuse, on va dire. Donc, ouais, ouais, j'avais, j'avais vachement d'appréhension, mais en même temps, ça m'a challengé sportivement et ça, ça m'a fait kiffer. Ouais.

Alors, tu n'étais pas seule. Ah bah non, parce que c'est pas juste se retenir de, de respirer, de, de. Non, non, j'avais un trip champion du monde avec moi d'apnée, Morgan Bourchis, qui, Morgan Bourchis, Morgan Bourchis, pardon. Ouais. Il t'a appris ? Qui m'a appris, qui a essayé de m'apprendre, le pauvre. Il a essayé. Tu, voilà. Pourquoi tu dis le pauvre ? Je suis pas sûre que j'étais la meilleure élève. Total. Mais il t'a appris à ne pas respirer ? Il m'a appris à d'abord à respirer et après à ne pas respirer. Ouais.

Et comment, comment il t'apprend à respirer et à ne pas respirer ? Alors, je savais déjà que je respirais mal. J'avais fait des, tu sais, des, des, bref, bon, je peux vous passer les détails, mais en tout cas, j'avais, on m'avait dit que quand j'inspirais, je rentrais le ventre et quand j'expirais, je sortais le ventre, tu vois. Déjà, je respirais à l'envers. C'est-à-dire que normalement, quand tu inspires, ben, tu as ton corps qui se gonfle d'air et quand tu expires, logiquement, ton corps se vide d'air, donc ton ventre se, voilà. Et moi, je faisais le contraire. Donc, déjà, on partait de loin, quand même. Ouais, d'accord. Donc, là, il t'a, il t'a appris à faire le contraire. Ouais. À faire le contraire et puis à me, à prendre du plaisir justement dans la contrainte de pas respirer. De. Il y a, il y a un truc très introspectif là-dedans. Et vous avez réussi à rester de temps sous l'eau ? Alors, on n'a pas, on n'a pas vraiment calculé en terme de temps, c'était plutôt en terme de profondeur. OK. Euh, parce que lui, c'est ça, c'est sa. Regardez, pendant que tu, tu nous dis, tu nous dis un peu ce qui se passe. Tu peux le commenter, tu peux continuer. On va. Ah ouais, c'est bien, bien profond là. Donc, en fait, en dessous de vous, il y a combien ? Entre 7 et 10 mètres, c'est ça ? Ouais, possible. Ouais. Ouais. On a changé de plan, mais là, je pense que c'était assez profond. Ouais. Il m'avait, il avait commencé à vouloir me montrer ce qu'on appelle le grand bleu, quand il y a plus de lumière et que on commence à, à rentrer dans le noir vraiment quoi. Donc, tu mets combien de temps pour descendre ? Vas-y. Pardon. Non, il y a la pression surtout. Non, c'est ça, il y a complètement, il y a la pression et en fait. Ouais. Ouais. Ouais. Très vite, de toute façon, dès que tu descends un tout petit peu, tu commences vraiment à te compresser. Et moi qui suis quelqu'un quand même assez, vous le savez, dans l'énergie, voilà, où je, j'ai tendance à plutôt exprimer les choses, là, c'est vraiment de l'intériorité comme ça et c'était un exercice qui est complètement, c'est, c'est pas, c'est contre-intuitif pour moi. Et il n'y a pas, il n'y a pas un moment où tu as paniqué ? Ouais, ouais, ouais, parce que déjà, on doit faire, parce que quand tu es en bas, en fait, tu, tu peux pas respirer et tu vois que tu dois remonter. Ouais, tu dois remonter. Après, tu as un trip champion du monde incroyable avec toi. J'étais en totale confiance avec une équipe extraordinaire. Non, il n'y a pas d'air. Oui. Même si tu es un champion du monde, il n'y a pas d'air quoi. Tu vois, il y a de l'air là-haut quoi. Oui, oui, là-haut. Bah oui, là-haut. Et euh, et en fait, on faisait beaucoup de descentes parce qu'on faisait des images et euh, et je pense qu'il y a eu des moments où j'ai, j'étais un petit peu fatiguée, j'ai un peu tiré sur la corde et il y a eu vraiment un moment où j'ai manqué d'air et j'ai une forme de spasme comme ça. Ouais. Ouais. Ouais. Je, c'est, ça donne envie de respirer quand on regarde le doc. Mais c'est, mais c'est réussi. Vous ne pouvez pas remonter d'un coup quoi. Ça, c'est interdit. Alors, si ça, alors quand tu, alors, c'est pas interdit. Non, non, mais c'est les paliers quoi. Il n'y a pas les paliers, c'est quand tu as des bouteilles en fait. Là, euh, le fait est que tu peux descendre à, Morgan, il est descendu à 91 mètres et puis il remonte, il a pas besoin de. Dans le grand bleu, ils font des stops. Non, il remonte avec le ballon là. Ouais, il remonte avec le ballon. En fait, il y a des, parce que tu as regardé le grand bleu, hein, pour. Alors, j'ai rematé le grand bleu après. En fait, j'ai été hyper déçue, je vais pas te mentir. Pourquoi ? Mais déjà, enfin, moi, je me souvenais que j'avais, j'étais tombée amoureuse de Jean-Marc Barr. Bon, ça, c'est qui restait, OK. Mais en fait, c'est une histoire d'amour d'un mec hyper toxique. Je sais pas, tu l'as revu ou pas ? Voilà. Alors, c'est, je l'ai revu avec mes yeux d'adulte, je me suis dit "Ah ouais, c'est ça, ça n'a pas vieilli de dingue quoi."

Alors, l'idée de cette série documentaire, c'est aussi de parler de biodiversité. Qu'est-ce que tu as découvert dans les profondeurs de la Martinique ? Alors, pour commencer, sur des, des belles choses, parce que faut pas être complètement, il y a, il y a, il y a, il y a des très beaux fonds en Martinique. Il y a des associations qui œuvrent pour que ça dure et pour que on n'explose pas complètement notre planète. Mais par contre, il y a des coins qui sont ravagés, comme on le voit là, et c'est vraiment, on dirait un, ouais, une scène d'après-guerre quoi. Il n'y a plus rien. Tout est mort, il n'y a plus de poisson. Tout est, tous les coraux sont blanchis et tu te sens, tu te sens un petit peu coupable quand même quand tu mets la tête sous l'eau. Ouais.