Transcription
Bonsoir bon. Vous avez déjà sans doute pris un Uber dans votre vie. Que ce soit pour rentrer de soirée par pure flemme, ou peut-être aussi à l'étranger parce que c'était plus simple. Et si dans la majorité des cas, le pire qui puisse arriver est un conducteur qui roule n'importe comment, là, ça peut parfois prendre des proportions plus graves. Alors oui, rapprochez-vous, c'est bien évidemment de ce type de rencontre dont il sera question aujourd'hui, à travers des témoignages qu'on a chopé sur Reddit notamment, et auxquels on a rajouté des voix off.
Alors en tout cas, si vous avez déjà pris un Uber, vous avez peut-être déjà passé votre temps durant le trajet sur Netflix ou même Disney Plus. Mais peut-être que vous avez été déçu de voir qu'une série en particulier n'était pas sur le catalogue français. Chose qui, évidemment, aurait pu être évitée avec un VPN. Et pas n'importe lequel : CyberGhost. AC qui, on fait la sponso, parce que grâce à eux et leurs 11 000 serveurs dans 100 pays, vous allez pouvoir vous balader virtuellement dans le monde entier. Par exemple, si vous avez envie de regarder les compétitions européennes de football ou les compétitions auto, sachez que c'est disponible gratuitement à la télé belge. Donc, bah, vous avez juste à modifier votre position virtuelle. Hop, ça y est, vous passez en Belgique. Mais vous pouvez aussi débloquer l'accès au catalogue de 40 services de streaming, comme par exemple Netflix, Amazon Prime, Disney Plus, et cetera. Bref, je le répète quand même, mais CyberGhost, c'est quand même très facile d'utilisation, en plus d'être dispo sur toutes les plateformes : Windows, iOS, Stadia, ou même Android. Alors CyberGhost, c'est quand même très prisé, il compte plus de 38 millions d'utilisateurs dans le monde, avec une excellente note sur Trustpilot. Et en plus de pouvoir accéder à des services géobloqués, CyberGhost va aussi et surtout protéger vos infos personnelles en cachant votre vraie adresse IP sur les réseaux Wi-Fi public. Ça, ça peut être super cool quand vous êtes en déplacement. En plus, il collecte pas vos données, donc vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, elles ne circuleront pas partout. Vos données et vos oreilles. Mais autre avantage de taille, vous pouvez utiliser CyberGhost sur cet appareil avec un seul abonnement. Voilà, si vous voulez faire profiter votre famille ou vos potes, il y a moyen. Bien entendu, offre en or là, en passant par le lien en description, vous avez le droit à 83 % de réduction. J'ai vraiment négocié un truc très très serré. Ouais, là, ils sont, ils font plus de bénéfice maintenant. Soit 2,03 € par mois et 4 mois gratuits. Après, si vous êtes pas satisfait, il y a une garantie de 45 jours satisfait ou remboursé. Voilà.
En tout cas, nous retournons à notre. Et pour les fidèles de la chaîne, comme vous le savez, on avait déjà fait un premier épisode il y a quelques mois. Vous m'avez demandé une suite, et il se trouve qu'on a trouvé plein de nouvelles histoires, et pas des moindres. Parce que nous allons voir un trajet glaçant suite à un concert, mais aussi une rencontre plus que désagréable suite à une soirée alcoolisée, ou même un chauffeur Uber qui a eu la frayeur de sa vie. Alors, notre première histoire remonte au mois de novembre 2017. Elle nous est partagée par une certaine Jed Monk. Voilà, qu'on a renommé le pour plus de de précision. Bon, elle était encore à l'université à l'époque, et pendant les vacances d'automne, elle est allée voir Odessa en concert au centre-ville de Chicago avec un ami. Alors Odessa, pour ceux qui savent pas, c'est un duo de musique électronique, un peu comme les Daft Punk, quoi. Voilà. Elle kiffe le concert, ça se passe super bien, et au moment de rentrer, ben chez eux en banlieue, elle et puis son ami décident donc de prendre un Uber. Rien de plus normal. Sauf que comme l'application ne fonctionnait pas chez son pote, et bien elle télécharge l'appli de son côté et en réserve un. Et vu que c'est la première fois, elle n'a pas fait attention et donc elle a pris un Uber Pool, sans savoir ce que c'était. Avouez que Pool, je ne connais pas non plus. Et si vous avez jamais pris un Uber, en fait, le service Pool fait que vous pouvez potentiellement partager un bout de trajet avec des inconnus. Donc ça revient moins cher. Du coup, on fait une économie sur tout ça. Et là, après quelques minutes d'attente, le chauffeur arrive devant la salle de concert. Bref, compliqué de se se repérer dans tout ça. Mais elle, ainsi que son pote, de leur côté, ils sont quand même plutôt sobres. Ils montent dans l'Uber et il continue de parler du concert. Alors que le chauffeur se met en route. Sauf que après quelques minutes de route, Ellie se rend compte qu'il se dirige vers le sud de Chicago, soit à l'opposé de leur destination. J'en parle discrètement avec mon pote, mais je me dis que c'est lié au Pool et qu'il est sans doute pas rare de faire un détour en début de trajet pour récupérer quelqu'un. Puis là, effectivement, une fille monte à bord du Uber. Mais elle m'a vraiment fait peur. J'aime pas juger les gens à l'apparence, mais là, son look et sa façon de parler m'ont directement mis mal à l'aise. Et pour le coup, c'était rien par rapport à la suite. Car quand j'ai demandé au chauffeur par où on allait passer, il n'a pas répondu. Et dans la foulée, elle reçoit aussi une notification sur son téléphone qui dit que la course est annulée. Là, la première chose qu'elle se dit, c'est que elle n'est plus localisable par Uber. Alors encore une fois, là, elle demande au chauffeur ce qui se passe, mais il ne répond pas. Et donc là, alors qu'elle commence de plus en plus à flipper, rien ne s'arrange, parce qu'elle comprend que le chauffeur et la fille qui est montée se connaissent, vu qu'ils sont super familiers, qu'ils s'appellent par leur surnom. En plus, comme j'ai dit, cette fille devant elle a un comportement bizarre. Elle semble vouloir dire quelque chose au chauffeur en lui faisant des signes de la main. En plus, pendant ce temps-là, le trajet continue, et les voilà à présent dans le sud de Chicago, donc loin, loin de chez eux. Et en plus de ça, c'est le quartier le plus miteux que Ellie n'avait jamais vu. Honnêtement, Ellie ne pensait même pas qu'un endroit pareil puisse exister à côté de Chicago. Là, vraiment, pour vous le dire simplement, toutes les maisons sont complètement détruites, il y a même pas de panneau de signalisation dans les rues, la plupart des lampadaires sont éteints ou en train de clignoter. Bref, ambiance film d'horreur quoi, ou alors post-apo, on sait plus. Et ajouter à ça un nombre incalculable de sans-abris qui sont là sur les trottoirs, et vous avez l'endroit le plus effrayant possible. En plus, même si à ce moment-là, bah, elle et son pote avaient pu sortir de la bagnole, il est très probable que personne de bien intentionné, en tout cas, ne les aurait entendu s'ils avaient appelé à l'aide. Donc, bah, clairement, la peur est à son maximum, d'autant plus que le chauffeur ne répond pas quand ils s'inquiètent. Mon pote se tourne alors vers moi et me chuchote : "Il faut qu'on se casse d'ici." Mais je lui rappelle une nouvelle fois où nous sommes à l'heure actuelle, et qu'il vaut mieux qu'on reste dans cette caisse. Et là, le chauffeur pénètre dans une espèce d'allée derrière un entrepôt où il y a même plus de route, juste des champs. Il doit rouler à moins de 5 km/h, mais on continue de s'enfoncer, je ne sais où. Pendant tout ce temps, l'autre fille et lui continue de parler d'un air assez sérieux, toujours en faisant des gestes dont je ne comprends rien du tout. Là, vous vous dites : "Mais comment elle va s'en sortir ?" Et très clairement, c'est quand même chaud. Son cœur est à deux doigts d'exploser. Elle pense que à tout moment, un individu va peut-être débarquer pour les voler, ou pire que ça, peut-être les tuer, voler leurs reins, on sait pas quoi. Et là, d'un coup, le chauffeur s'arrête, et les portes se déverrouillent. Et elle est dans un état de choc, son visage est pâle, impossible, et peut-être à deux doigts de vomir. Et à ce moment-là, son pote tente un coup de poker, et avec assurance, il dit alors au chauffeur : "Eh mec, je suis complètement sobre, au cas où tu avais pas remarqué, et je suis sur le point d'appeler le 911." Et là, en réfléchissant rapidement, Ellie se dit que sans doute, en fait, ce chauffeur devait sans doute rôder autour de la salle de concert dans le but d'embarquer des gens en mauvais état pour les dépouiller. En plus, ils sont archibourrés, ils pourraient même pas se défendre. Bref, à ce moment-là, le pote d'Ellie est en train de composer le numéro. Même si on pourrait se demander pourquoi il a pas fait plutôt là, la devant. Du coup, à côté du chauffeur, commence un peu à paniquer. Elle secoue la tête, elle dit alors au chauffeur : "C'est quoi ce bordel, ri ?" juste avant qu'elle sorte de la bagnole. Et après un espèce de moment de flottement et d'incompréhension totale, et bien le chauffeur reprend la route sans rien dire, et cette fois, il se dirige vers le domicile d'Ellie. Au bout de quelques minutes, Ellie reçoit une notif disant que la course est de nouveau prise en compte, ce qui veut donc dire que le chauffeur avait sans doute mis celle-ci en pause plutôt qu'il l'avait annulé. Logiquement, tout à coup, le chauffeur commence à nous parler, mais il ne nous donne aucune réponse. Il se contente juste de dire qu'il nous ramène chez nous. Avec mon pote, on insiste, on veut savoir ce qui vient de se passer, mais il ne répond pas. Il nous dit brièvement vers où il va passer, mais il ne nous parle pas du tout de ce qu'on vient de vivre. Et finalement, les deux amis finissent par rentrer chez eux sains et saufs. Alors, autant vous le dire, Ellie en rentrant a directement fait un signalement auprès d'Uber. Et une fois que la tension est un peu redescendue, il est clair pour elle que c'était une technique assez rodée et sans doute pas la première pour ce chauffeur. D'ailleurs, elle termine un peu bizarrement son témoignage en se disant que elle pouvait rien faire et que que ça aurait dû avoir lieu en gros, parce que de toute façon, c'était juste des cibles parmi tant d'autres. Elle avait accepté le Uber sans rien savoir. Et heureusement, juste qu'elle était avec son pote à ce moment-là, lequel était sobre. Alors bon, les semaines suivantes ont été compliquées à vivre pour Ellie, qui avait des des pics d'angoisse, et tout autant que l'expérience en elle-même, que le fait que certains quartiers comme ça existent à Chicago, quoi, une grande ville stylée, machin, Chicago, quoi. D'ailleurs, un petit peu marquée, sans doute. Là, elle a plus envie de de sitôt de faire appel au Uber Pool, notamment sortie de bar ou après un concert. Ce qui me rappelle d'ailleurs que j'avais un pote qui vient de terminer un petit tour du monde, et il avait fait un saut à Los Angeles. Vous voyez, donc très belle ville, et cetera, avec tous ces millionnaires et machin. Il a pas du tout aimé, parce que c'est hyper grand, faut te déplacer en bagnole, sinon c'est impossible, c'est hyper galère, et surtout, c'est quand même super malfamé. Il m'avait dit, du coup, Los Angeles, dès que tu t'éloignes un tout petit peu du centre, c'est vraiment un peu bidonville, un peu dégueu, quoi, avec des gens qui se piquent à la seringue en plein jour. D'ailleurs, petit aparté, mais dans la troisième histoire, on va retrouver la ville de Los Angeles. Je n'en dis pas plus. En tout cas, si là Ellie avait eu de la chance d'être avec son ami, pour la deuxième histoire, ce sera pas le cas. OK.
Alors cette deuxième histoire remonte à la même période que la première, autour de 2017. Malheureusement, son auteur a supprimé son profil, donc on a décidé de l'appeler Lexi pour notre récit. Et donc là, le soir en question, Lexi quitte un bar où elle a passé la soirée avec des collègues, et elle est à peu près à environ 1 heure de trajet pour rejoindre sa maison de banlieue. Alors, elle est un peu éméchée, donc il est hors de question pour elle de prendre le volant, logique. Et elle décide donc de faire appel à un Uber. Et après quelques minutes, la voiture arrive. Lexi dit au revoir à ses collègues et monte à l'arrière. Alors, comme elle est gentille de nature, Lexi se présente et débute une petite conversation avec Ed, donc le chauffeur. Ce moment-là, aucun red flag, aucune sensation bizarre. Alexi nous dit que ils ont tous les deux une conversation assez sympa pendant un quart d'heure. C'est quand même super long, un quart d'heure de discussion avec un Uber, je trouve. Mais bon, elle est cool, quoi, c'est chouette. En tout cas, au cours de cet échange, Lexi apprend qu'Ed habite pas si loin de chez elle. Alors, même si ça semble un peu bizarre pour elle, au bout d'un moment, la conversation finit par cesser et s'achever. Lexi ne parle plus trop et passe du coup du temps sur son téléphone à scroller sur Reddit et d'autres d'autres sites. Quelle petite mise en abîme qu'on aime bien. Mais bon, là, finalement, un moment, Ed, donc le chauffeur, brise le silence et suggère à Alexis de faire une petite sieste, vu qu'elle a l'air un peu fatiguée, quoi. Ça me semble pas spécialement bizarre au début, et je le remercie même de me le proposer, mais je suis pas si fatiguée que ça, honnêtement. Ed me dit alors : "Perso, j'ai toujours sommeil quand je suis bourré. Tu es sûr que tu veux pas dormir un peu ?" À ce moment-là, par contre, un espèce de signal s'est allumé en moi, et de fait, ça m'a réveillé un peu plus. Comme je vous l'ai dit, je suis pas bourrée, j'ai juste bu quelques verres, et je lui dis alors que j'ai pas besoin de dormir et que surtout, on est bientôt arrivé. Bon, il laisse tomber, mais je suis en alerte à partir de ce moment-là. Bon, environ 5 minutes plus tard, le chauffeur dit à Alexis qu'il y a des travaux sur l'autoroute et que la circulation sur une seule voie va rallonger le trajet. Il lui demande alors si elle veut changer d'itinéraire pour que ce soit plus confortable, et Lexia accepte. Elle est quand même cool, Lexia, mais néanmoins, elle commence un peu à être sur les nerfs, là, et elle se dit qu'elle serait quand même bien mieux chez elle, en sécurité. À ce moment-là, en plus, son copain l'appelle pour savoir quand elle arrive. Alexi en profite donc pour faire comprendre au chauffeur qu'elle est en couple et qu'on l'attend, pour un peu le le dissuader, on va dire. Et là, après avoir raccroché, elle ne dit rien et quitte alors l'autoroute.
Alors à partir de cet instant, Lexi fait tout pour se concentrer sur son téléphone, car elle peut plus avoir de contact direct avec Ed. Et qui d'un coup lui lâche : "Ah tiens, la maison n'est qu'à 5 minutes d'ici." Là, elle, elle se dit : "Ouais, c'est super louche." Elle lui répond alors qu'elle aime bien ce quartier, que elle et son mec songeraient à déménager ici. Bref, elle veut quand même renvoyer l'image de quelqu'un qui ne panique pas. En tout cas, à tout ça, le chauffeur Ed ne répond pas vraiment. D'ailleurs, il fait aucun commentaire qui va dans un sens ou dans un autre. Bon, à un moment, Lexis se rend compte qu'il commence à prendre une route qu'elle connaît, et donc elle se sent un peu soulagée. Et puis le temps passe, et il reste plus que un quart d'heure de route. Et là, l'environnement devient familier à Alexis, donc bingo. Alors là, elle commence à se sentir un peu plus apaisée. Mais comme par hasard, c'est à ce moment-là qu'Ed recommence à lui parler de façon beaucoup plus intrusive. Il commence à me poser des questions sur mon petit ami, qu'est-ce qu'il fait, puis combien de temps on est ensemble, et d'autres questions dont je me rappelle pas spécialement. Enfin, à une dizaine de minutes de chez moi, il me demande si mon petit ami me rend heureuse. C'est le cas, et donc je lui réponds que oui. Et me demande si je le rends heureux en retour. Je trouve la question vraiment bizarrement posée, mais l'humour et mon mécanisme de défense, alors je dis : "Bah, j'espère bien." Bon, le temps passe, là, il ne reste plus qu'alors que 8 minutes de trajet, mais le chauffeur tourne alors dans une rue perpendiculaire et arrête complètement la voiture sur le bas-côté. Il se retourne alors, il regarde Lexi droit dans les yeux et lui demande alors : "Veux-tu me rendre heureux ce soir ?" Là, Lexi est désarçonnée. Qu'est-ce que vous voulez qu'on réponde à une chose pareille ? Là, elle, elle tique un peu. Elle prend plusieurs secondes pour répondre, sachant que évidemment, on le rappelle, elle est seule avec ce type dans la voiture. La rue est sombre, elle ne voit aucune lumière allumée dans les maisons voisines. En plus, Lexi ne sait même pas s'il est armé ou qu'il a un couteau, on ne sait quoi. Et donc, meilleure option pour elle, elle lui répond : "Je pense pas que mon petit ami aimerait beaucoup ça." Là, le sourire alors sur le visage d'Ed commence alors à disparaître, et il dit alors à Alexis qu'il n'a pas besoin de le découvrir, avant de renchérir par un : "Allez, rends-moi heureux, je connais différentes façons d'y arriver." Bon, là, Alexis entre de nouveau dans un état de panique. Elle dit que son petit ami l'attend à la maison, qu'elle l'aime très fort, et qu'elle a pas envie de lui causer du tort. Entre parenthèses, faut savoir que elle a un petit couteau sur elle et une bombe lacrymogène au cas où ce genre d'événement arriverait. Et malgré ça, elle a pas encore envie de les utiliser. Elle se dit : "Il y a peut-être moyen de raisonner ce chauffeur, quoi." Et heureusement pour elle, et bien du coup, après de longues secondes à le dévisager, et bien le chauffeur se retourne et reprend la route. Et là, quelques minutes plus tard, elle arrive chez elle. Alors par réflexe, en sortant de la voiture, elle le remercie pour ce trajet. Elle rentre chez elle, elle ferme bien la porte à clé, et là, elle s'écroule en pleurs dans les bras de son copain. Je lui explique alors tout, et il me dit que je dois contacter Uber immédiatement et leur raconter ce qui s'est passé pour que ce type n'essaie pas de profiter de quelqu'un d'autre. J'ouvre alors l'application pour déposer une plainte, mais alors que je regarde mon trajet, je remarque que la photo du profil n'était pas du tout celle du gars qui m'a ramené chez moi. La voiture était la même, mais pas le conducteur. Le type sur la photo était brun, portait un turban, et devait avoir la quarantaine. Celui qui m'a ramené chez moi était blanc et semblait à peine plus âgé que moi. Lexi précise que Uber n'a jamais repris contact avec elle suite à ça, et l'application s'est juste contenté de rembourser son trajet. D'ailleurs, elle est également allée voir la police, qui ne l'a pas prise au sérieux, car, bah, je cite : "Il s'est rien passé en réalité." Après ça, autant vous le dire, Alexie était quand même pas mal sur le qui-vive, car le type avait quand même son adresse, et elle avait peur qu'il débarque un jour. Mais bon, avec le temps, elle s'est rendu compte que il ne s'est rien passé, et donc elle a petit à petit fini par oublier et redevenir un peu plus chill, ainsi que reprendre des courses Uber. En tout cas, elle termine son histoire en disant aux gens de bien vérifier la photo de profil du chauffeur pour qu'elle corresponde quand même à la personne qui conduit le véhicule. Voilà la base, j'avoue, je le fais jamais. En tout cas, voilà pour elle, heureusement, il lui est rien arrivé.
Et nous, on conclut donc du coup le trio des histoires avec celle qui se passe, donc comme je vous l'avais dit avant, à Los Angeles. Alors pour cette dernière histoire, là, on remonte au début des années 2020, donc dans la ville des anges. Malheureusement, le mec qui nous a partagé son récit, également, a supprimé son compte Reddit, et donc, bah, vous savez, quand un compte est supprimé, on peut plus savoir le prénom. Et donc, on l'appelle Alan. Et d'ailleurs, je le précise, là, c'est pas un client, mais un chauffeur Uber. Et pour remettre un peu de contexte, il nous dit qu'à l'époque, il est encore à la fac, et qu'être chauffeur, c'est pas trop mal quand même pour se faire de l'argent de poche. Surtout que, bah, à ce moment-là, la demande à Los Angeles est vraiment forte. D'ailleurs, il nous le dit, mais certaines rencontres l'ont marqué à vie, et Alan nous en a partagé quelques-unes de ses rencontres, dont une bien marquante qu'il aurait clairement aimé ne jamais faire. Alors pour commencer, d'ailleurs, il nous dit qu'une fois, il a déjà conduit quelqu'un de Hollywood, les stars et compagnie, jusqu'à Été. Bon, pour vous le dire, en fait, on dit : "Bah, c'est de quartier à quartier." Non, c'est super grand Los Angeles, donc c'est l'équivalent de 3 heures de bagnole. Bon, en tout cas, durant le trajet, le client était très sympa, très avenant, et là, donc, quand notre chauffeur Alan l'a déposé, et bien le client lui a carrément donné un pourboire de 200 dollars en liquide. Trop cool. Un peu plus tard, Alan a quand même remarqué qu'il avait quand même déposé ce client très sympa à la Gold Base. Alors la Gold Base, si vous savez pas, c'est la base internationale de Scientologie, c'est un peu leur QG. Bon, voilà, ça, c'est une petite anecdote. Une autre, qui est un petit peu moins drôle, dans celle-là, il était question de compagnies d'assurance, et en fait, certaines d'entre elles ont commencé à utiliser Uber pour déplacer leurs clients. Je le rappelle, les clients, c'est des personnes qui ont besoin, en fait, d'un chauffeur spécialisé pour les transporter à l'hôpital parce qu'ils sont mal au point. Mais les compagnies ont sans doute voulu faire des économies et donc utiliser des Uber au lieu d'ambulances. Et Alan voyait à chaque fois la détresse dans le regard de ces clients. Lâche patient, quand ils arrivaient de gens chez eux, il dit : "Putain, mais c'est pas une ambulance, quoi, qu'est-ce que c'est que ça ?" "Mes interactions avec les personnes ayant des problèmes de toxicomanie restent gravées dans ma mémoire, tout comme celle avec ceux qui fréquentent la clinique de méthadone près de chez moi. Ces personnes étaient dans la majorité des cas gentilles et reconnaissantes, et même si certains étaient un peu dérangés, je me suis jamais senti en danger ou un truc du genre. Mais s'il y a un type de client auquel je m'attendais pas en faisant ça le matin, c'est les personnes qui se rendent à des funérailles. Mon expérience la plus triste, c'était quand un couple est monté sur ma banquette arrière et au lieu de parler, l'homme m'a tendu une carte de visite d'un cimetière avec des instructions dessus. C'était marqué : 'Bonjour, j'assiste aux funérailles de mon père. Ma femme et moi sommes sourds. Veuillez suivre ces instructions.'" Alors pendant tout le trajet, Alan les a entendus, on va dire, du coup, faire le langage des signes l'un avec l'autre, tout en essayant de ne pas pleurer. C'était pour lui une expérience assez singulière. En parallèle, il y avait aussi des petits retraités qui prenaient un Uber à 70 pour aller dans les casinos en plein désert. Et c'est à partir de là qu'Alan a vu les choses les plus étranges, et il nous le dit : "En fait, cet endroit, donc le désert de Los Angeles, c'est le seul endroit où j'ai peur en conduisant." En fait, sa pire expérience s'est déroulée ici, à Temecula, donc la région viticole de Californie, en bordure, donc, de la ville. Là, Alan, lors d'une course, récupère une dame à la sortie de l'autoroute sur une petite route à peine goudronnée. Là, il est tard, il fait très sombre. À l'endroit où Alan récupère cette grande dame blonde qui est très bien habillée, en tout cas, une fois dans la voiture, elle commence à parler avec Alan. Elle est très polie, mais elle lui dit directement qu'elle fait partie d'une communauté fermée où il est difficile de trouver des taxis. Bon, elle continue à rouler, il trouve ça quand même un peu bizarre, mais bon, voilà, sa curiosité s'arrête là. Il a pas spécialement envie de savoir où elle vit vraiment. Sauf que, elle, elle est très bavarde et elle dit à Alan qu'elle se rend à un dîner. Et donc, pendant qu'elle lui parle, elle le fixe dans le rétroviseur, ce qui le met pas spécialement à l'aise. Et ainsi, pendant près d'une demi-heure, Alan conduit donc assez loin de l'autoroute, dans des espèces de quartiers assez chics qui sont sans doute habités par des stars de de cinéma, quoi. Et finalement, ils arrivent enfin à destination, sur une route coudée, bordée d'arbres. Mais la femme lui demande de continuer la route, car ce n'est pas exactement là l'entrée. Au bout d'une minute environ, je me retrouve face à une clôture blanche, comme on en trouve dans les ranchs. Et c'est à ce moment-là que j'ai commencé à me sentir un peu mal à l'aise. Je suis en face d'une douzaine de panneaux d'interdiction d'accès, dont le classique : "Oubliez le chien, méfiez-vous du propriétaire" avec un type pointant un pistolet. Bon, je trouve que c'est un peu exagéré d'avoir autant de panneaux, mais bon, c'est pas chez moi. Je décide de continuer la route. Après, une minute supplémentaire de route, ils arrivent sur une autre clôture qui se trouve au sommet d'une colline, qui donne sur une grange avec des lumières au loin. Là, Alan le dit dans son témoignage : "Sur le papier, en fait, il y a rien de grave, mais il a quand même une sensation quand même désagréable, sans pouvoir, en fait, mettre le doigt dessus, juste une sorte d'intuition ou de feeling, quoi." Là, la femme lui dit alors qu'il a juste à sortir de la voiture et pousser le portail pour qu'il s'ouvre. Donc, lui, il sort de sa bagnole et en s'approchant de la clôture, Alan a froid dans le dos, parce que là, ce qu'il voit, c'est que à quelques mètres de la barrière, pas tout à fait dans l'obscurité, il y a des panneaux métalliques percés d'impacts de balle, et d'autres super étranges où il voit des croix gammées, ainsi que des drapeaux confédérés qui sont très bien mis en avant. Les gars, ils s'assument tel quel. Sachant que Alan le précise, mais dans le coin, il y a quand même beaucoup de suprémacistes blancs. Petite parenthèse, mais il a déjà pas mal de fois déposé des gens dans la ville de Norco, où des habitants buvaient leurs bières dans leur garage avec des drapeaux nazis fièrement accrochés derrière eux. Mais cette fois-ci, Alan nous le dit, c'est différent, car là, il est 23h, et surtout, il n'a aucune idée de où il est. "J'ouvre quand même le portail, et au loin, je vois ce que je suppose être des lampes de poche ou des lumières de téléphone portable qui remontent la pente tout doucement. Ça me met vraiment mal à l'aise, et j'improvise une excuse à la con en disant que si je descends avec la voiture, j'arriverai pas à remonter et cetera." Bien évidemment, ça prend pas. Elle me dit de la déposer un peu plus loin, mais surtout, elle commence à s'emporter. Pendant ce temps-là, je continue de voir ces lumières qui se rapprochent de plus en plus. Alors là, la femme commence alors à dire à Alan que si ça lui plaît pas, il a qu'à annuler la course, mais du coup, elle ne le paiera pas. Pas ouf, pas ouf. Alors lui, il essaie d'insister en disant que l'adresse de base était déjà à plus d'un kilomètre et qu'en soit, il n'avait pas à être jusqu'ici. Sauf que, bah, Alan là, à ce moment-là, il est quand même très nerveux, donc il finit par céder et il annule la course. Avant que la femme sorte en claquant la porte, toujours paniqué, Alan décide de se casser en quatrième vitesse, alors que les lumières continuent de se rapprocher. En tout cas, la route est beaucoup moins sympathique maintenant que, bah, il roule à pleine vitesse. Et à ce moment, il sent derrière une petite secousse, comme s'il venait de traîner quelque chose. Mais il décide de continuer. Il essaie de même pas de se demander qu'est-ce qu'il a écrasé. Il passe alors la clôture, il finit par se barrer et quitter ce quartier super bizarre de riche. Au bout d'un long moment, il finit par s'arrêter dans une station-service parce qu'il avait défoncé l'un de ses pneus en partant. Et là, en descendant de la bagnole, Alan remarque qu'il y a des clous et un morceau de bois dans son pneu. Bon, à ce moment-là, il hésite quand même pas mal à appeler la police, mais après tout, il a peut-être juste crevé sur une route secondaire, et les flics vont pas se déplacer juste pour ça. Alors bon, après que la tension soit redescendue, il y a quand même des chances pour qu'il se soit fait quand même peur pour rien. Mais bon, entre les drapeaux nazis, les mecs qui se baladent avec des lampes torches, et puis cette femme un peu louche et très bien habillée qui se rend dans un endroit reculé, ça lui inspirait vraiment pas confiance. En tout cas, à chaque fois qu'il en reparle et là qu'il l'écrit dans son témoignage, il a toujours quand même des frissons qu'il n'arrive pas à expliquer.
Enfin, en tout cas, si vous avez déjà fait une mauvaise rencontre dans un Uber, que ce soit en tant que conducteur ou passager, n'hésitez pas à le dire. Sachez en tout cas, je ne sais pas si ça vous est arrivé, que depuis maintenant un bon moment, en fait, quand il est vraiment tard dans la nuit, genre minuit passée, c'est super compliqué de prendre des Uber sans avoir des sortes de UPS, vous voyez ? En fait, c'est au moment où on essaie de prendre la course. Ça m'était arrivé pas plus tard qu'il y a quelques jours, quand je sortais d'un concert, je voulais rentrer du coup chez moi, dans le centre de Lyon. J'étais avec un ami, et donc très facilement, en fait, ça me le validait. Sauf que au bout de quelques secondes, on me disait : "OK, un chauffeur a accepté, par contre, c'est pas 15 balles, mais 30 balles." Non, ben non, non, non, j'attends, j'attends. Et donc, à chaque fois, il y a un chauffeur qui me dit : "OK, moi je te prends, mais moi c'est 40 balles, l'autre 35 balles, l'autre 30 balles, 40 balles." Et du coup, c'est deux fois, trois fois plus cher que la course normale. Du coup, bah, soit tu payes, soit tu rentres à pied, ou tu utilises une autre appli. Un peu limite, limite, je trouve. Je sais pas si vous avez déjà eu ça. En tout cas, si vous voulez être en sécurité avec vos ordinateurs ou votre téléphone, vous pouvez penser à CyberGhost VPN. Il y a un lien en description avec une offre absolument alléchante. Faites-vous vraiment plaisir. Si vous avez pas déjà de VPN, c'est un must. Satisfait ou remboursé pendant 45 jours, vous connaissez la formule. Bref, moi, je vous fais des bisous, je vous souhaite une bonne nuit, on se dit à la prochaine.