Transcription
Salut, c'est Patrick de Aujourd'hui, j'ai un invité exceptionnel qui va nous parler d'investissement financier. Oui, vous êtes hyper nombreux à nous le demander, et j'ai pris le meilleur, Mounir de chez Finari.
Salut Mounir.
Salut Patrick.
Si je devais te définir, est-ce que tu es entrepreneur, investisseur, trader ? En fait, on sait pas très bien qui tu es.
Écoute, je me définis comme youtubeur en ce moment. C'est un peu ma seconde nature, comme toi d'ailleurs. On a, je pense qu'on est un peu tombé dans la marmite par hasard, mais il se trouve que moi, j'avais, tu vois, j'ai été assez frustré pendant longtemps de ne pas avoir d'éducation financière, et je me suis faite mon éducation. J'ai beaucoup regardé de contenu anglais, ou, et je me suis dit à un moment : en fait, c'est des contenus qui devraient exister en français. Et donc j'ai créé cette chaîne YouTube dans le cadre de mon entreprise Finari, mais voilà, donc je suis entrepreneur qui est devenu youtubeur.
OK. Bon, super.
Alors aujourd'hui, euh, on va plutôt parler d'entrepreneurs ou de futurs entrepreneurs et de cet aspect financier qui est un petit peu nébuleux, parce que c'est vrai qu'en France, moi j'ai quand même observé que la plupart des personnes, les particuliers, mettent en livret A, euh, ou tout simplement laissent dormir l'argent, et les entrepreneurs font à peu près les mêmes choses. Et c'est pour ça que je t'ai demandé de venir pour que tu puisses nous parler de la façon dont on peut, euh, avoir des stratégies d'un point de vue financier.
Pour toi, quelles sont les grandes fondations justement, euh, lorsqu'on est entrepreneur et que l'on a un petit peu d'argent ? Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Je pense que la, la base, c'est d'ailleurs, c'est des principes qui s'appliquent autant à un entrepreneur qu'à un particulier.
Ouais.
La première notion, c'est que tu ne peux pas investir si tu n'as pas, si tu ne génères pas un excédent de trésorerie ou de revenu. Donc il faut déjà que tu gagnes plus que ce que tu ne dépenses. Ça paraît extrêmement basique, mais…
Ou que tu dépenses pas plus que ce que tu gagnes.
Voilà.
Exactement. Exactement. Ça marche dans les deux sens, mais il faut, faut pas aller trop vite en besogne. Donc déjà, est-ce que vous avez un budget à l'équilibre ? Si la réponse est non, et bien on oublie. On arrête la vidéo et on reviendra plus tard. Si la réponse est oui, vous avez le droit de continuer.
La deuxième chose à faire, c'est d'ailleurs pour ça qu'on a créé la chaîne YouTube Finari, c'est d'investir dans ses connaissances. Je pense que c'est, comme tu l'as dit, très vaste, la finance. Il y a beaucoup de choses, il y a beaucoup de mauvaises idées, il y a beaucoup de pièges en fait dans lesquels on va tomber. Et je dirais que naturellement, le système est fait pour te piéger, parce qu'en fait les grands acteurs, les grandes banques, etc., vont te vendre des choses qui sont généralement très rentables pour elles et très peu pour toi. Mais sauf que vu que c'est vendu par une grande institution, on va avoir tendance à avoir confiance. Donc il faut déjà comprendre ce qu'on fait. Et donc ça vaut le coup de vraiment investir dans son éducation financière. Et là, il y a pas de secret. Franchement, ça sert à rien d'acheter une formation sur internet. Ça sert à rien de partir à Dubaï pour essayer de, de faire un cours rapide. Il y a des livres, il y a des vidéos gratuites, il y a des blogs qui sont super. Franchement, il y a, bah tu vois, il y a ta chaîne qui, qui est bien, il y a, il y a beaucoup de choses qui sont disponibles gratuitement, et en fait, avec ça, tu vas commencer à t'éduquer.
Et le troisième point, c'est qu'à un moment, c'est bien la théorie, mais il va falloir passer à la pratique. Et là, je vois vraiment qu'il y a un, c'est un peu un monde, tu vois, c'est un aller sans retour. Je dis souvent : les gens qui commencent à investir, c'est ceux qui ont vu la, qui sont passés du côté clair de la force, et ils vont se planter. C'est pas très grave. Moi aussi, je me suis planté.
Je pense que tu as fait aussi des investissements qui étaient pas terribles.
Oui, on, on en parle moins que ceux qui ont bien marché, on va dire.
Voilà.
Exactement. Mais par contre, l'important c'est pas vraiment de se planter, mais c'est plutôt de tirer les bonnes leçons. Et donc ce que je recommande, c'est la théorie et assez rapidement de passer à la pratique avec des petits montants, et donc de pas faire des choses qui peuvent mettre à risque. Mais vraiment, j'insiste sur l'éducation, c'est bête, mais en France, on est les champions du, les champions d'Europe de l'épargne. On épargne au moyen de 17 % de nos revenus disponibles. C'est énorme. Mais on est vraiment les cancres de l'investissement. Le produit d'investissement le plus populaire en France, c'est le livret, tu l'as dit. Le produit, le deuxième produit le plus populaire, c'est le compte courant.
Oui.
Donc, euh, rien faire, ça, aucun sens en fait. C'est rien faire. C'est ne rien faire, et c'est donner en gros de l'argent aux banques qui elles, par contre, vont le placer. Donc il y a vraiment un énorme gap, et je pense qu'il faut aussi démystifier la chose. Euh, avant qu'on lance l'enregistrement, tu me disais : il faut qu'on parle d'argent, il faut qu'on, qu'on, c'est, c'est, c'est pas un tabou.
C'est pas un tabou.
Moi, je viens d'une famille où c'était un tabou, et ben j'ai aucun problème aujourd'hui à le mettre sur la table et en parler en long, en large, en travers. Et ce que je vois, c'est que il y a d'un côté l'ancien monde qui me dit : "C'est un tabou, il faut pas l'évoquer. Attention, les Français ne sont pas prêts." Et après, il y a la réalité. Tu vois, je suis venu de voir à Lyon là, il y a des gens qui m'ont remercié dans le train pour les vidéos. Et ces gens-là, en fait, ils avaient envie de sauter le pas, ils savaient pas comment faire. Bah voilà, Internet est passé par là. Et aujourd'hui en fait, ce qui était réservé au, à une élite peut-être qui allait à l'université, aujourd'hui est accessible à n'importe qui. Donc c'est vraiment, c'est assez génial, mais c'est le tabou de l'argent, c'est fini, et je pense qu'en France, on va, on va rentrer dans une période, dans un âge d'or de l'investissement.
Oui.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, on n'a pas le choix. Celui qui n'investit pas aujourd'hui, il délègue quelque part la gestion de ses finances à l'État, et je pense que c'est plutôt un très mauvais pari. L'État a un track record de ne pas gérer correctement ses comptes. Si l'État était une entreprise, elle aurait déposé le bilan depuis très longtemps. Donc mieux vaut prendre son destin en main et mieux vaut le faire le plus tôt possible.
Ouais.
C'est pour ça que je te parlais de ne pas avoir plus de dépenses que de recettes. Donc là, ce que tu es en train de me dire, ex globalement, c'est que toute personne qui croit uniquement en la retraite pourrait avoir des surprises lorsqu'il va devoir partir à la retraite. Et le problème, c'est qu'on a qu'une seule vie, et donc il faut peut-être…
Oui, à part les chats, mais de façon très concrète, il faut mieux prendre son destin en main, histoire au moins d'avoir une porte de secours au cas où.
Exactement. Et je pense aussi que ce que tu vois, je reviens à la génération de, de mes parents, euh, et je pense aussi la génération de tes parents. Euh, le, le, le un choix de carrière assez logique, c'était : je termine mes études, je travaille pendant très longtemps, probablement dans la même entreprise, et ensuite je pars à la retraite, et là je vais vraiment profiter à fond.
Oui.
Aujourd'hui, tu demandes à quelqu'un qui a 20 ans quel est son rêve, il va pas te dire : c'est de prendre une retraite à 65 ans ou 64. Son rêve, c'est probablement d'être indépendant, de faire ce qu'il veut. C'est pas d'arrêter de travailler du tout en réalité, c'est plutôt de, de faire ce qu'il a envie de faire avec les gens qu'il aime, etc. Et donc c'est vrai que la meilleure façon de le faire, ça, c'est de commencer à mettre son argent au travail. Et ceux qui comptent sur la retraite, je pense qu'ils vont avoir une très mauvaise surprise, parce que ce qui va se passer, c'est qu'on va remonter l'âge de la retraite, on va raboter le montant qui est versé, et on va augmenter les cotisations. Donc en fait, on va être piégé assez rapidement. Et c'est là où l'entrepreneur, en réalité, il a un avantage énorme. Euh, et on en avait parlé quand tu étais venu chez moi, c'est que l'entraîneur, l'entrepreneur, l'entraîneur, l'entrepreneur, il, c'est, il décide de, il peut se verser une rémunération ou pas, il peut se verser des dividendes ou pas, il décide des flux.
Tout à fait.
Le salarié, lui, il est côté impôt sur le revenu, et ça, on le sait, c'est quand même assez punitif en France. Il a un salaire, l'impôt sur le revenu, ben il ne décide pas véritablement, sauf en ayant quelques réductions par-ci par-là, mais il y en a peu.
Il y en a peu en réalité qui sont intéressés d'entreprise, effectivement, les rémunérations, il module. Il y a 30, 40 formes de rémunération possibles autres que le salaire et les dividendes. Donc, euh, justement, euh, quand tu es entrepreneur, comment tu fais cette séparation entre le patrimoine, on va dire privé, euh, euh, et les finances, euh, privées et les finances professionnelles ?
Il y a un peu deux cas. Il y a les gens qui sont, euh, en micro-entreprise, et il y a les autres. Micro, micro-entreprise, on, tu vois, je pense que dès maintenant tu es obligé d'avoir un compte bancaire si tu dépasses un seuil du chiffre d'affaires, il me semble, sur 2 ans, quelque chose comme ça.
10000 € fait.
Ouais.
Donc si tu es dans ce cas-là, tu es obligé de le faire. Mais c'est aussi de la, de l'hygiène quelque part, de séparer la compta de sa boîte et tout le reste. Si tu as envie de vraiment développer ton activité, je pense qu'il faut assez rapidement quand même créer évidemment une société et réfléchir à avoir une holding qui va détenir les titres.
Hm hm.
Et là, tu vois, il y a des choses qui sont assez étonnantes. Je pense que tous les entrepreneurs aujourd'hui qui créent une société devraient apporter les titres jour 1 à leur holding. Ça devrait même pas être débattable en fait. Ça coûterait moins cher déjà. Ça coûterait beaucoup moins cher. Ça coûterait un peu plus cher au début parce qu'il faudrait créer une holding. Mais aujourd'hui, tu vois, ça coûte très peu cher. Tu peux le faire en ligne sur plein de sites qui sont très bien. Euh, mais en réalité, là où c'est très surprenant, c'est que quand tu vas voir un avocat, il va pas forcément te le suggérer, et c'est toi qui va la prendre. Et en fait, tu vas souvent la prendre à tes dépens, parce que c'est au moment où ta société va se vendre que tu vas découvrir la facture. Et là, entre le scénario où tu as apporté tes titres et le scénario où tu les détiens en privé…
Tout à fait.
C'est un peu la douche froide quand même. C'est monstrueux ce que tu vas donner. Et donc c'est vrai que ça, c'est un bon réflexe. Et moi, mon apprentissage en tant qu'entrepreneur, c'est que il faut être optimiste, et donc faut partir du principe que ça va cartonner.
Ouais.
Et au pire, la holding, on la cré, l'entreprise fait faillite, c'est pas grave. La holding, elle servira pour la deuxième, la troisième, la dixième. C'est un long chemin. Je pense que tu en es à…
Ouais.
Bah pour détenir des sociétés immobilières, tout ce que l'on veut.
Exactement. Exactement. Donc autant se lancer, et donc vraiment, le réflexe, c'est de monter sa holding jour 1 en réalité, et de tout de suite mettre toutes les chances de son côté. Il y aura un petit peu de frais, mais en réalité, ça va vite être gommé par les avantages que ça génère.
Alors justement, quand tu vas investir, euh, avec ta boîte, tu peux te poser des questions. Est-ce que j'investis avec ma société, ou est-ce que je sors l'argent de la société, je paye la flat tax avec les dividendes, en supposant qu'on a un surplus, et j'investis en perso, ou est-ce que je fais quelque chose plutôt avec ma société quand je veux investir de l'argent ?
Je pense que la, la holding, moi je la vois un peu comme la, la tirelire dans laquelle tu as envie de faire capitaliser un maximum d'argent. Donc en réalité, ça dépend de ton train de vie, ça dépend de tes besoins, mais moi je suis plutôt de l'école, euh, des gens qui préfèrent laisser l'argent dans la holding et le faire travailler. Et ensuite, tu as plein d'instruments en réalité qui sont à disposition. Généralement, c'est un peu plus archaïque. C'est-à-dire que typiquement, ouvrir un compte-titres personne physique, c'est très simple. Tu fais en 2 minutes. Ouvrir un compte-titres personne morale, tu as l'impression de, de, de, tu vois, tu es dans Astérix, c'est les 12 travaux. Enfin, c'est, c'est vraiment, c'est un peu le parcours du combattant pour pas grand-chose finalement.
Ouais.
Alors que c'est un super outil. Donc même si c'est tout est un peu plus complexe, tout est un peu archaïque, tout n'est pas en ligne encore, on travaille chez Finari à changer ça. Moi, je préfère utiliser les outils côté, on va dire B2B, côté holding, parce que ça permet de garder l'argent dans la tirelire et donc d'éviter de passer par la flat tax ou d'éviter évidemment de passer par le, le revenu.
Ouais.
OK. En fait, tu fais partie des personnes qui veulent capitaliser et regrouper le tout au sein d'une société pour ensuite investir là où tu as envie en fait.
Exactement. Et je pense qu'il y a plein de schémas. Tu as évoqué tout à l'heure la SCI, on pourra, on pourra y revenir, mais tu peux vraiment envisager ta holding comme un, comme quelque part le, le sommet de ta pyramide patrimoniale, et tu vas juste rediriger des flux à droite à gauche. Tu vois, il y a beaucoup de gens qui se demandent s'ils peuvent emprunter avec leur holding. Oui, tu peux emprunter avec la holding. Si la banque dit oui, ça marche. Et on en avait parlé, tu m'as dit que tu étais allé voir je ne sais pas combien de banques.
Oui.
C'est comme quand tu es entrepreneur, il suffit que une personne, il suffit qu'un client te dise oui pour que tu commences à générer du chiffre, un investisseur et une banque. On peut faire ça avec son, avec sa, sa holding. On peut faire plein de choses, et surtout là où c'est super intéressant, c'est qu'on peut, on peut avoir des sociétés déficitaires, des sociétés bénéficiaires, annuler le tout, intégrer le résultat fiscal.
Hm, mais ça c'est super intéressant, et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui vont adorer les schémas qu'on va présenter.
Oui.
Maintenant, la réalité, c'est que l'important c'est quand même de se concentrer sur son activité.
Oui.
Et gagner de l'argent. Voilà. Gagnons déjà de l'argent. Faisons une activité qui est rentable, que les clients, qui apporte de la valeur à nos clients pour que eux-mêmes apportent d'autres clients, et bref, que le business se développe. Et ensuite, on aura tout le loisir d'aller optimiser ce qu'on gagne.
Ouais.
Mais il faut déjà se concentrer sur le premier point avant de passer au deuxième. C'est vraiment dans cet ordre-là. Mais c'est vrai qu'au début, mieux vaut prendre, avoir les bons réflexes, tu vois, et donc créer la holding jour 1 et, et mettre en place une bonne comptabilité. Enfin, tu vois, investir dans les outils qui te permettent de, de, de faciliter ta vie et qui à terme seront extrêmement rentables.
Ben, justement là, tu parlais de des choses à faire. Est-ce que tu as une checklist, euh, alors peut-être annuelle, pluriannuelle ? C'est, c'est quoi ta checklist parfaite pour, pour un entrepreneur ?
Écoute, elle va être assez similaire en réalité à celle d'un, d'un particulier. Hm, je pense que la première chose que je regarde moi, c'est combien je peux investir tous les mois. Et donc si je me mets côté perso, je regarde tout simplement combien je gagne, combien je dépense, donc c'est quoi mon revenu disponible et quelle part je vais allouer à mes investissements. Et c'est ce qu'on appelle le taux d'épargne. Moi, j'essaie vraiment de, de pousser le taux d'épargne le plus haut possible. Tu vois, on a dit tout à l'heure, les Français sont à 17 %.
Oui.
Alors, je pense qu'on peut aller à plus. Je pense qu'on peut aller à 20 %, 25 %. Après, ça va dépendre si on a des enfants, si on a déjà des crédits, etc. Mais j'irais maximiser mon taux d'épargne côté perso si je décide de me verser une rémunération. Je pense que si on a le choix, mieux vaut ne pas se verser une rémunération ou le minimum pour juste éviter la taxe Puma. Côté entrepreneur, en fait, ça va dépendre de, de, de la trésorerie qu'on génère en fait. Qu'est-ce qu'on veut en faire ? Et ça, c'est, on est déjà dans le, dans le détail, mais on peut déjà regarder, tu vois, comment, et organiser son patrimoine.
Oui.
Est-ce que tu es en couple ? Est-ce que tu es marié ? Est-ce que tu as un contrat de mariage ? Euh, ça c'est indispensable de mettre en place un contrat de mariage. Euh, si tu es pacsé, c'est quoi le, le régime qui s'applique ? Est-ce que tu as des enfants ? Euh, est-ce que tu as mis en place un testament ? C'est un peu morbide, mais en fait, autant anticiper, surtout pour ceux qui sont pacsés. Surtout pour ceux qui sont pacsés, surtout pour ceux qui sont en concubinage, où là c'est la catastrophe absolue, tu vois. Le concubinage. Bon, vraiment, enfin, c'est très, très négatif. Enfin, il y a beaucoup, beaucoup d'effets de bord très improbables auxquels on aimerait bien échapper. Et un point aussi qu'on peut, enfin, en, pour résumer, il faut, faut juste faire un, je pense que ça vaut le coup vraiment d'aller voir un notaire si on a jamais, si on a jamais fait l'exercice. Voir un notaire pour voir ce qu'on va pouvoir mettre en place. Est-ce qu'on peut faire des donations ? Est-ce qu'on peut démembrer un bien immobilier ? Enfin bref, il y a plein de choses à faire. C'est un peu du cas par cas, mais je dirais que le, le B-A BA, c'est tout simplement de définir sa capacité d'épargne personnelle, c'est définir sa capacité d'épargne professionnelle, et ensuite, c'est de mettre des investissements en face de nos objectifs. Et les objectifs, généralement, c'est assez vaste ou c'est assez flou. Donc moi, ce que je vois comme objectifs dans la communauté Finari, qui je pense a pas mal d'overlap avec la communauté Dougs, c'est que les clients veulent avoir plus d'argent, concrètement. Donc c'est ça l'objectif. C'est l'objectif sans définir un niveau. Je pense que oui, tu as envie d'avoir le premier million si tu n'es pas encore millionnaire. Ensuite, tu dis : une fois que tu es millionnaire, bon ben j'aimerais peut-être avoir 100 millions. Enfin, tu vois, ou si tu as zéro, tu aimerais aller à 100 000. Parce que il y a quand même cet effet des intérêts composés. On dit souvent : les 100 000, les premiers 100 000 sont les plus durs.
C'est vrai.
Si tu fais 10 % sur 1 million d'euros, tu viens de faire 100 000 €. Si tu fais 10 % sur 1000 €, bon bah tu as gagné 10 €, c'est super. Mais enfin, 100 € pardon, tu as gagné euh 100 €, mais c'est vrai que c'est, c'est actif égal, l'impact n'est pas le même. Donc il y a vraiment ce, ce temps à prendre pour, tu vois, commencer à accélérer la création de richesse. Mais je vois pas généralement d'objectifs. Je vois plutôt des gens qui ont envie de mettre leur argent au travail, qui ont une certaine capacité à prendre du risque. C'est extrêmement important de se poser cette question : si demain ton portefeuille perd 20 % en 3 jours ou en une semaine ou en des semaines, comment tu réagis ? Tu, on a pu tester, on a pu tester, voilà, Donald Trump nous a fait, voilà, il nous a fait un petit, il nous a fait un crash test, et c'était assez intéressant. On a vu, tu vois, les datas chez Finari, il y a pas mal de gens qui ont quand même vendu, et c'est probablement des gens qui disaient : "Ah non, moi je suis à l'aise en fait avec ça." Donc on a tendance à surestimer notre capacité à prendre du risque.
Oui.
Donc déjà, il faut la moduler. Et le test, il est assez simple, c'est : si le marché baisse de 20 %, est-ce qu'on remet au pot ? Est-ce qu'on vend, ou est-ce qu'on attend ? Bon bah, si on vend, c'est probablement qu'on n'est pas prêt à prendre beaucoup de risque, et c'est pas grave. Du coup, il faut juste mettre des, des investissements qui correspondent à notre profil de risque en face. Et donc ça va plutôt être des investissements qui sont peu volatiles, et il y en a plein. Le fonds en euros, les obligations, le monétaire, le livret A qui est finalement pas un investissement mais qui est une façon de stocker de l'épargne en attendant autre chose. L'immobilier aussi est beaucoup moins volatile par nature, parce que la transaction immobilière, ça met de 9 mois à, à se déboucler, donc forcément. Mais c'est important de réfléchir à où est-ce qu'on veut aller, et ensuite de…
Se dire à quelle vitesse on aimerait arriver, parce que du coup, c’est ça qui va définir, derrière, les investissements qu’on va mettre en place. Et tu vois, si je donne mon exemple, moi je suis prêt à prendre énormément de risques. Je suis assez insensible à la volatilité, mais ça fait 15 ans que j’investis, donc forcément j’ai… je recommande pas à tout le monde de faire ce que je fais. Ne refaites pas, ne reproduisez pas ça chez vous. Donc moi, c’est : je perds 50 % finalement sur mon patrimoine boursier. Ce n’est pas très grave. Je verrai ça comme une énorme opportunité d’achat, mais parce que j’ai fait beaucoup d’erreurs par le passé. J’ai appris, mais aujourd’hui je suis très à l’aise avec ça. Si on débute, moi je propose d’y aller pas à pas.
Ouais, donc toi tu fonctionnes à l’inverse de la majorité des gens, parce que la majorité des gens, quand les cours baissent, vendent.
Tout à fait. Ils n’achètent pas, et quand les cours montent, ils se dépêchent d’acheter. Toi tu fais le contraire.
Moi je fais le contraire, mais quand les prix baissent dans les magasins, les gens se précipitent dessus, ça s’appelle les soldes. Donc c’est en fait, tu as envie de dire : bon bah, le prix de l’actif a baissé. Alors tu peux dire : le prix de l’actif a baissé, parce qu’en fait le marché a enregistré une nouvelle information, mais on a vu que pendant le Covid, on a cru que c’était la fin du monde et qu’on allait revenir à l’âge de pierre. En fait, on s’est dit : « Ah non, en fait on annule tout, on reprend l’avion maintenant et le pétrole c’est génial. » Et en fait, on a effacé la baisse en très peu de temps.
Oui, c’est vrai. Et d’ailleurs, c’était assez intéressant de voir que il y a beaucoup, il y a vraiment une génération Covid. Il y a 1 million de Français qui ont commencé à investir en bourse en 2020, 2021, je me… je me souviens plus quand c’était exactement, mais c’est un blackout.
Ouais, c’est 2020-2021.
Ouais. Ça a duré assez longtemps. Puis il y a eu 22, je crois aussi.
Il y a eu 22.
Ouais, il y a eu plusieurs saisons. Des saisons où c’était pas terrible franchement. Si ça pouvait… enfin ça s’est arrêté et tant mieux. Et donc il y a 1 million de Français qui se sont mis à investir en bourse. Et en fait, ce qu’on a vu, c’est que là où les professionnels ont été quand même assez effrayés, en fait les particuliers se sont dit : allez, on y va maintenant, on saute le pas. Et donc on a gagné énormément d’années grâce à ça. Donc paradoxalement, aujourd’hui les… enfin les particuliers ont… on… on… ont fait preuve d’une… d’une maturité beaucoup plus élevée que des professionnels, parce qu’en fait l’opportunité était… était trop belle. Et donc ça… ça revient à l’éducation. Tu vois, moi ce que je… je… ce que je prêche sur Finari en fait, c’est vraiment la méthode, c’est des principes assez simples. C’est juste que, mis bout à bout, ça marche. Par contre, il faut connaître quand même les différents maillons de la chaîne. Et donc ouais, quand le marché perd 20 % et que tu as une bonne éducation financière, tu vas te dire : « Mais attends, est-ce que fondamentalement le… il y a quelque chose qui a changé ? Peut-être qu’on est en crise financière, mais est-ce que moi mon horizon d’investissement qui était sur 30 ans hier, maintenant il est sur 1 an ? »
Non.
Ben dans ce cas-là, il y a rien qui a changé. Je continue à faire mon programme d’investissement. J’investis tous les mois, toutes les semaines, comme je veux. Mais donc l’éducation, c’est un espèce de… enfin c’est comme dans tout, mais c’est vraiment le… le… c’est quelque part ta protection contre tout le bruit que le marché va t’envoyer en permanence.
On… ça veut dire aussi que ton éducation financière change ta philosophie de vie également.
Tout à fait, parce que nécessairement là où peut-être tu craquais pour acheter le dernier iPhone, finalement tu vas peut-être acheter les actions Apple, euh, plutôt que de changer de téléphone. Et généralement c’est beaucoup plus rentable.
Toujours. C’est toujours plus rentable. Malheureusement, il faut quand même pouvoir téléphoner à un moment. Donc bon, peut-être que tu vas… tu vas t’acheter l’iPhone. Mais c’est vrai que avec les dividendes, avec les dividendes par exemple, c’est vrai que ce serait pas mal. Moi, j’ai cette règle de m’acheter à chaque fois que j’achète des objets Apple…
Oui.
…des actions pour une valeur équivalente.
D’accord. Et donc quand tu regardes les… la performance des deux, c’est assez terrible hein, parce que bon bah la valeur d’un… il y en a un qui… voilà, ça perd 30 % à la seconde où tu l’as acheté et l’autre en fait… euh… c’est l’une des meilleures actions de ces 30 dernières années. C’est même pas que Apple en fait, il y en a plein des… des exemples comme ça.
Oui, mais c’est vrai que du coup, tu revois ta… ton rapport à l’argent. Tu vois, tout à l’heure, je parlais du tout épargne. La façon dont moi je vois le budget, c’est : j’aime bien le… la méthode du 50-30-20. 50 % pour tes dépenses essentielles. Il faut se loger, il faut se nourrir, il faut… il faut… voilà, il faut vivre. 30 % pour le plaisir. Donc un… un resto de temps en temps, un peu de voyage de temps en temps.
Voilà, tu vois, exactement, un peu de voyage, tu fais un cadeau à ta belle-mère parce que voilà, elle est sympa, et après 20 % bah pour tes investissements. Et donc c’est le toit d’aujourd’hui qui a investi pour le toit de demain. Et donc en fait, c’est comment tu vas moduler ça ? Le 50-30-20, ça pourrait être, tu vois, un 40-20… enfin ça pourrait être comme tu veux. En réalité, ça dépendra bien évidemment de ta capacité… enfin de ta volonté d’épargne. Alors quand tu as rien, tu as rien, et malheureusement pas faire, mais certaines personnes ont des sommes très importantes. Euh, je pense à certains joueurs de football qui sont obligés de demander des acomptes…
Ouais, en Ligue 1 en cours de mois.
Euh, et d’autres qui ont des… euh… rémunérations du style 3000 balles nettes et qui sont capables quasiment de mettre 50 % euh en épargne.
Tout à fait. Je pense qu’il faut juste trouver… placer le curseur au bon endroit. Tu vois, il y a un mouvement qui s’appelle le FIRE. Euh, c’est Financial Independence Retire Early. Donc en gros, leur but c’est de partir à la retraite le plus vite possible, et un bon FIRE, il peut partir à la retraite vers 35 ans. Hmm, mais après il va manger des pâtes en fait. Donc euh… c’est vraiment un sacrifice en vue d’une récompense. Moi je suis pas du tout dans cette école, je fais pas partie de ce groupe-là. Moi j’ai envie de bien vivre maintenant. Par contre, j’ai quand même une épargne…
Oui.
…de côté. Et vu que j’ai été salarié puis entrepreneur, c’est vrai que j’ai épargné en perso. Et maintenant mon… mon véhicule d’épargne, bon bah oui, c’est… c’est la holding.
C’est la holding.
OK. Donc, on a parlé effectivement de… d’objectifs patrimoniaux dedans. Euh, généralement… euh… est-ce que tu penses que… que l’âge, euh, la situation, euh, familiale, euh, le niveau d’étude, euh, et cetera ont un impact sur euh cette philosophie justement euh d’investir complètement ? Moi, tu vois, j’ai pas d’enfant, j’ai 34 ans, donc forcément, j’ai pas… je peux pas appliquer ma méthode à tout le monde… de quelqu’un qui aura deux enfants, 50 ans, il faudra qu’il prenne ça en compte, et évidemment, il aura une toute autre réalité. Donc ça… faut… faut vraiment pas prendre pour argent comptant tout ce que je raconte. Faut… faut le… faut adapter sa… faut l’adapter à sa situation. Hmm, ce qui est sûr, c’est que tu vois le… le… la… la tâche que j’entends moi, et moi-même j’avais… j’étais… j’avais cette croyance, c’était que investir c’est pour les riches. C’est ce qu’on nous fait croire à l’école.
C’est ce qu’on nous fait croire.
Sauf que… et tu le sais aussi bien que moi Patrick, les riches, ils investissent pour rester riches.
Oui.
Les autres, il faut qu’ils investissent pour le devenir. Donc c’est très différent en réalité. Ça n’a rien à voir dans la philosophie. La réalité c’est que entre Bernard Arnault et quelqu’un qui vient d’avoir le bac, il y a une chose qui ne changera jamais, c’est que les deux vont mourir à un moment, et l’âge et le temps surtout, ils ne le maîtrisent pas. Et donc plus tu commences à investir tôt, plus ça va… enfin mieux ça va se passer pour toi. Et donc tu vois, si tu prends quelqu’un par exemple qui investirait 1000 € à… disons à 20 ans…
Oui.
…et ensuite qui investirait 100 € tous les mois pendant les 40 années qui suivent…
Hm hm.
…il aurait plus de patrimoine. Il aurait à peu près 300… je regarde mon truc… 330 000 € de patrimoine. 332 000. J’ai eu peur. J’ai cru qu’il y a des… qu’il y ait plus d’argent que Bernard Arnault.
Ah ah, j’aimerais bien. J’aimerais bien. J’aimerais bien. Mais pourquoi pas ? Tu vois, il faut être ambitieux dans la vie.
C’est quand même dur. C’est quand même dur. C’est… c’est dur à battre.
Donc il aurait 332 000 € au bout de 60 ans. 1000 € au départ, 100 € tous les mois. On va prendre quelqu’un qui lui commence à investir beaucoup plus tard… c’est-à-dire plus que la retraite au demeurant hein… Euh, 332 000, déjà on te la donne pas en directement comme ça en versement, et je pense que par rapport à la durée de la vie et cetera, ça fera pas. Et avec 100 €… avec exactement 1000 € puis 100 €, donc je pense que c’est quand même à la hauteur de pas mal de… enfin c’est… c’est… c’est à la portée de pas mal de gens.
Oui.
Ensuite, tu vas prendre quelqu’un qui lui va dire… il va s’y mettre très tard, il va s’y mettre à 30 ans et il va… ou à 40 ans, on va dire, et il va investir 50 000 € d’un coup, parce que ça fait, tu vois, il vient de voir la vidéo, il s’est dit : « Bon bah, allez, voilà, j’ai rien fait, c’est pour moi, j’y vais, boum, 50 000 €, et ensuite il va aussi investir 100 € tous les mois pendant les 20 années qui vont suivre. »
Ouais.
Et donc lui, il va arriver à 287 000 €… moins. Donc beaucoup moins. Pourquoi ? Parce qu’en fait, il y a ce qu’on appelle la puissance des intérêts composés. Alors la légende dit qu’Einstein l’aurait décrite comme la 8e merveille du monde. Je pense que c’est faux. Mais c’est pas grave.
C’est pas grave.
Warren Buffet en parle tout le temps.
Oui.
L’idée c’est simplement de dire que on va générer des intérêts sur des intérêts, et donc plus on s’y met tôt, plus on a l’espèce d’effet boule de neige. Et c’est vrai que c’est assez difficile de s’en rendre compte. Tu vois, quand on me le présentait, quand j’ai commencé à investir, c’est… c’est… vu que tu as pas grand-chose, tu génères pas grand-chose sur pas grand-chose, bah ça fait toujours pas grand-chose.
Oui.
Après 15 ans, c’est vrai que tu vois la puissance du système.
Tout à fait. Ça met du temps à se mettre en place. Et c’est un peu ça la philosophie de l’investissement, c’est que les meilleures stratégies, elles sont très ennuyeuses, elles sont très long termistes, mais ça marche. Et donc ouais, effectivement, c’est pas ce qui va être vendu sur YouTube, c’est pas ce que la banque va vous proposer, mais la réalité c’est que ça marche. Et en fait, ce qui est généralement le plus rentable, c’est aussi ce qui paraît le plus risqué. Typiquement, tu vois la bourse, c’est… ça paraît très risqué. Spécifiquement le marché action, on est bien d’accord.
Ouais.
…enfin au… aux… aux yeux des gens qui débutent, ça fait même peur. C’est un casino en fait. Euh… bah c’est comme ça que les gens le perçoivent. Je… j’imagine effectivement les gens qui ont misé sur des actions américaines, voilà, la veille du craque, enfin du mini-craque Donald Trump, euh, ils se sont dit : « Ça y est, tout est foutu, j’ai tout perdu, ma vie est… vie ruinée, je le savais, j’aurais pas dû y aller et cetera. » Voilà. Sauf qu’en fait, c’est quoi la bourse ? Le marché action. Le marché action, c’est tout simplement des entreprises qui ont décidé de se côter afin de lever de l’argent et d’organiser euh un marché ou de profiter d’un marché sur lequel des acheteurs et des vendeurs peuvent échanger des titres librement. Ils se rencontrent, ils se rencontrent, ça s’appelle une bourse, et c’est tout simplement ça. Le sous-jacent de la bourse, ça reste quand même des vraies entreprises qui font du vrai chiffre… Alors pas toutes, mais qui font du vrai chiffre d’affaires pour celles qui sont rentables. LVMH, typiquement, côté en bourse.
Ouais.
Enfin LVMH pourrait être une société privée. Donc là, toi comme Rolex par exemple…
Comme Rolex, exactement, qui appartient à une fondation, qui est une entreprise incroyablement rentable et évidemment qui est inaccessible. Mais la chance avec la bourse, c’est que on peut détenir un petit bout de… d’entreprises qui sont fabuleuses. Apple, LVMH, Nvidia, tout ce qu’on veut.
Oui.
Oui. Sans jamais y travailler, sans jamais faire aucun effort.
Oui. Et historiquement, typiquement, tu parlais de la bourse américaine sur les 100 dernières années, parce que ça existe quand même depuis un petit moment la bourse aux États-Unis, il y a eu deux trois crises entre-temps.
Ouais. Celle de 29 notamment…
Celle de 29 notamment, qui a été terrible, hein, qui est vraiment la… la merde de toutes les crises. On a fait une vidéo dessus. D’ailleurs, allez la regarder, c’est assez… c’est assez terrible en réalité ce qui s’est passé. Ça a… d’ailleurs… ça a d’ailleurs complètement détruit la croyance des Américains dans la bourse, mais ils se sont quand même relevés, comme quoi. Mais en tout cas, sur les 100 dernières années, le rendement annualisé, malgré des crises cataclysmiques… 1929, je crois qu’on perd 87 %. Donc c’est… enfin bref, on… tout le monde est ruiné hein, c’est vraiment la misère absolue. 10 % de rendement annualisé. Hmm, par contre ce qu’il faut regarder, c’est que on peut faire -40 % une année et +40 % l’autre. Et c’est ça qu’il faut être prêt à encaisser. C’est cette volatilité, c’est la variation des performances. Mais sur le long terme, quelqu’un qui investit en bourse américaine… plus alors je… de 20 ans, je mouille un petit peu, n’a jamais perdu d’argent. Peu importe le point d’entrée, plus de 25 ans, j’en suis sûr, plus de 20 ans, il faudrait revérifier. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que c’est le très long terme.
Et comment on peut savoir si on est… si on… n’achète pas là le pic de la bulle et que derrière on va se prendre une crise énorme ? Et bien, on étale ses investissements. Ou on ne sait pas. Et comment on peut savoir si Nvidia va faire mieux que Tesla ? Et ben, on en sait rien non plus. Et celui qui vous dit qui c’est, c’est… c’est un… c’est un menteur, ou alors c’est euh… Merlin l’enchanteur, je ne sais pas. En tout cas, il a… il a une boule de cristal. Donc plutôt que d’acheter des titres individuels, moi ce que je préfère, c’est acheter ce qu’on appelle des ETF, qui sont tout simplement des paniers d’actions. C’est un peu comme une playlist. Et donc l’ETF, il va répliquer toute une série d’actions qui composent un indice. Donc typiquement en France, on entend souvent parler du CAC 40, les 40 plus grosses sociétés françaises côtées en bourse, parce qu’il y en a… il y en a plein qui sont très rentables et qui sont complètement privées. Et donc plutôt que d’acheter Air Liquide ou Total, on va acheter les 40, et historiquement le CAC 40 fait une performance de 8 % de rendement annualisé. Et faire ça, ça va éviter de tomber sur la boîte qui va se casser la gueule, ou… mais ça va aussi nous empêcher d’acheter la boîte qui va faire +1000 %.
Oui, mais c’est pas grave, parce que nous, on est des investisseurs long terme. On pense que le marché est efficient. On pense qu’on a aucun avantage par rapport à des professionnels, et donc plutôt que d’essayer de trouver la pépite, on se dit : on va acheter le marché au global. Et c’est ça la stratégie hyper ennuyeuse. Et ça, je peux le faire en perso, je peux le faire en professionnel, en pro, via mon compte-titre personne morale, via mon contrat de capitalisation. Euh, il y a plein de façons de le faire. Donc c’est accessible dans les deux cas. Et la stratégie fondamentalement, c’est la même, c’est investissement régulier sur le long terme, sur des paniers diversifiés d’actions. Ça c’est une partie, après il y a d’autres instruments qui sont disponibles. Mais la bourse pour moi, c’est vraiment le moteur du patrimoine. En France, on adore la pierre parce que c’est concret, parce que ça existe.
L’immobilier, oui, je pense que tu as… tu as de l’immobilier.
L’immobilier, c’est quand même énormément de problèmes très factuels en fait.
De façon très claire, c’est des problèmes que tu n’avais pas avant d’acheter de bien immobilier.
Exactement. Je te dis : tiens, en fait là où moi j’étais locataire, j’avais une fuite d’eau, j’appelais le propriétaire et il a envoyé quelqu’un. Maintenant c’est à moi de gérer, c’est à moi de payer surtout. Et puis on en parlait tout à l’heure, on est quand même dans un pays où le budget est systématiquement déséquilibré, et donc où est-ce qu’on va les taper s’il faut renflouer les caisses ? Mais on va les taper sur l’immobilier à chaque fois, parce que l’immobilier tu ne peux pas le déplacer. Ton immeuble dans le 13ème, il est là. On a vu le… la MNP. Moi ce que je trouve fascinant en tous les cas… en… qui reste intéressant, je pense d’ailleurs…
Ouais, qui reste du bon placement hein… ce qui compte c’est d’ailleurs le… c’est… c’est pas la fiscalité, c’est le sous-jacent… enfin l’actif, et ensuite le traitement fiscal, mais on investit jamais pour défiscaliser. D’ailleurs, le mot défiscalisation, c’est simple : quelqu’un qui vous dit : je vous permets de défiscaliser, vous dites : merci monsieur, merci madame, au revoir, et vous partez. Il faut fuir. Mais néanmoins, beaucoup de salariés sont tombés dans le panneau, parce que comme il y a très peu de choses sur lesquelles il peut avoir des réductions d’impôt, c’est assez… assez fascinant. Je me souviens notamment des… des défiscalisations sur des programmes immobiliers euh… de vacances.
Oui.
Et euh… c’était en plus non pas des réductions, mais des déductions sur les bases fiscales. Et paradoxalement, parce que je connaissais ceux qui vendaient ces programmes, il le vendaient principalement à des gens qui étaient peu fiscalisés et qui avaient une al zéro sens, mais ils étaient tellement obnubilés par le fait que il existait pour eux ce moyen-là qui se précipitaient. Et c’est vrai que c’est… c’est assez extraordinaire. Moi ce que je trouve fascinant Mounir, c’est que tu es en train de nous expliquer que la bourse… enfin selon toi finalement ça prend pas temps, parce que si tu acceptes l’idée de laisser longtemps euh les creux comme les vagues finalement bah ça prend pas un temps infini. Donc tu es pas au téléphone en train de changer, de regarder tes ordinateurs et puis d’essayer de faire toutes les 5 minutes des… des allers-retours sur les actions.
Non, je pense qu’il y a l’image mentale du trader…
Oui.
…qui fait rêver évidemment. Tu vois, moi quand j’étais étudiant, je voulais travailler en salle de marché. Je voulais devenir sales. C’est… c’est le… le sales, c’est le… le commercial du trader. C’était Michael Douglas, Wall Street, qui… Michael Douglas m’a peut-être influencé. Voilà, j’étais peut-être assez… j’étais… j’étais très naïf à l’époque, ou… mais en tout cas, moi j’ai fini mes études en pleine crise financière, et je peux te dire qu’à l’époque il y a personne… très peu de banques qui embauchaient, mais c’était fini en fait, et surtout en fait le trading était en train de passer d’un trading qui était on va dire humain à un trading qui était 100 % informatisé, donc ceux qui gagnaient la bataille c’est les ingénieurs. C’était pas les gens qui sortaient d’école de commerce. Moi je… j’avais fait une école de commerce. Donc j’ai vite compris que d’une part c’était pas pour moi, mais j’ai aussi vu comment ces gens-là travaillaient, et c’est d’une sophistication qui est quand même extrême. Donc penser qu’un particulier peut battre le marché, c’est possible…
Ouais.
…mais ça demande un travail titanesque. Et donc si j’ai le choix entre travailler sur mon entreprise, mon activité et aller jouer au trader, au campiste ou je ne sais quoi, et ben tous les jours, je préfère ça. Et moi, je suis très à l’aise avec le fait que ma stratégie, elle soit super ennuyeuse. J’ai une ligne sur mon PEA, j’en ai un peu plus, mais j’ai du stock picking, mais j’ai la vaste majorité de mon PEA, c’est une ligne, c’est un ETF. Et donc on me dit souvent : mais attendez, c’est pas du tout diversifié ça, c’est… c’est fou, mais c’est une ligne dans laquelle il y a 500, 1000, 1500 titres puisque c’est… c’est un fameux ETF, ou… donc c’est… c’est assez… c’est… c’est hyper diversifiant en réalité, et en plus c’est… ça… c’est l’autre sujet qui est clé. Tu parlais des programmes d’investissement type pierre et vacances et compagnie, c’est le problème de ces programmes. Pourquoi les gens te les vendent ? Pourquoi les gens les vendaient ? C’est pas parce qu’il voulait sauver la… la… la Vierge Marie, c’est parce qu’il voulait prendre des frais. Et les ETF, pourquoi personne n’en parle dans la banque, dans l’agence bancaire ou chez votre conseiller ? C’est parce qu’il y a pas… il y a pas de frais. Il y a très peu de frais. C’est-à-dire…
Que quelqu’un qui vous vend un ETF, il ne sera pas payé pour ça. Donc il ne gagne pas sa croûte.
En France, 85 % des 95 %, pardon, des conseils en gestion de patrimoine sont rémunérés par le producteur, c’est-à-dire que, enfin, elles sont rémunérées par le producteur. C’est-à-dire que le client ne paye rien. Génial. J’ai eu un conseil, c’était gratuit. Mais quand c’est gratuit, c’est toi le produit. Hm. Le conseiller va vous vendre un produit. En fait, c’est le producteur de ce produit financier qui va le rémunérer. S’il vend un ETF, et ben il gagne zéro. Oui, parce que c’est les actions. Voilà. Et parce qu’en fait les frais sont trop bas. Les frais d’un ETF, ça va être 0,10 %, 30 % par an. Mais il y a pas de… il y a pas de gras là-dedans. Ouais.
Par contre, il va… il va vendre souvent, au lieu d’un ETF, il va vendre ce qu’on appelle un fond mutuel, un OPC, et il va vous dire : « Voilà, ça c’est un super fond. Regardez, le gérant est super fort, c’est… il est… il est super intelligent, il a toute une équipe et tout, et en plus il est très beau. » Donc vous avez ce super fond qui lui va prendre 2 % de frais par an. Ouais. Et on va se dire : « Bah oui, l’humain va toujours battre un… un ETF débile qui va juste reproduire le… qui va littéralement faire comme le marché. » Oui. Et ben non, en fait statistiquement, il y a entre 85 et 95 % des gérants professionnels, hm, donc avec des analystes, avec beaucoup d’expérience, avec un accès direct à tous les dirigeants des boîtes qu’ils veulent, avec des traders, avec des… enfin tout ce qu’on veut, tout un aéropage de gens qui n’arrivent pas à battre le marché. Et donc ces gens-là, ils vont facturer 2 % pour faire moins bien qu’un ETF qui facture 0,20 %. Ouais. Et donc sur ces 2 %, il y a 1 % qui va aller à la personne qui vous l’a vendu, et c’est pour ça que on nous vend les mauvais produits.
Donc généralement, si on est bien éduqué, et ben évidemment on va gérer soi-même son argent. On peut déléguer la gestion de son argent, il y a aucun problème. Et il y a des très bons conseils en gestion de patrimoine. C’est juste que si on travaille avec un conseiller, c’est comme dans tout, dans la vie, il vaut mieux comprendre ce qu’on fait. Hm. Et donc faut passer par la case éducation. Et si le conseiller a des bons conseils à donner, génial. Par contre, on y va en connaissance de cause et on tombe pas dans le piège des frais. Et on tombe pas dans le… le… le… le piège aussi de… de… d’acheter quelque chose parce que c’est un beau packaging. Ouais, tout à fait. OK.
Et les ETF, ce sont des actions physiques ou… ou des représentations ? Je crois qu’il y a les deux, hein, d’aller voir, hein. Il y a les deux. Il y a les deux. Alors là, enfin, tu vois, ça va être préférence. Ouais, moi j’ai… j’ai une préférence, c’est comme tu vois sucré ou salé. Bah moi, je préfère le… je préfère le ETF physique toujours. Donc en fait, les Américains, je crois que c’est quasi obligatoire. Les Américains adorent les ETF physiques parce que les ETF ont été créés dans les années 50 par quelqu’un qui s’appelle Jack Bogel qui a créé une société qui s’appelle Vanguard. D’ailleurs, c’est assez intéressant parce que Jack Bogel a créé Vanguard et la fortune de Jack Bogel était relativement modeste, alors que Vanguard c’est le deuxième plus grand gérant d’actif au monde. Ouais. Larry Fink qui a créé BlackRock qui est le plus grand gérant d’actif au monde, lui, il a une fortune qui est quand même légèrement supérieure. On parle de plus, je pense, plusieurs dizaines de milliards. Donc c’est pas du tout le même niveau. Donc Jack Bogel avait vraiment cette envie de démocratiser l’investissement, et ça c’est quand même assez beau parce que d’ailleurs avant il était gérant actif, c’est-à-dire qu’il prenait beaucoup de frais et il s’est rendu compte que c’était casse-gueule, ça marchait pas. Mais donc les… les Américains aiment les ETF à réplication physique. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si on achète par exemple le CAC 40, on va littéralement détenir tous les titres du CAC 40. C’est très simple. Si on achète un ETF à réplication synthétique qui est plutôt un produit européen, et bien on va dans ce cas-là acheter un panier d’actions et on va échanger la performance contre un autre panier d’actions. On va dire : « Mais c’est complètement débile, pourquoi on ferait ça ? » Et bien on fait ça pour contourner les règles.
Donc typiquement sur un PEA, plan épargne en action, qui est, je pense, la meilleure enveloppe pour une personne physique. Oui. Pour investir en bourse. Pourquoi ? Parce que on peut l’avoir sans frais, un avantage fiscal qui est conséquent, de ce qu’on paye pas d’impôt après 5 ans si on a pas retiré de fonds. Je peux que investir dans des actions européennes. Et donc les gens des banques d’investissement se sont dit : « Mais attendez euh… les investisseurs en PEA, on aimerait bien leur donner accès aux actions américaines. Comment on peut faire ? » Et bien, on va acheter un panier d’actions européennes et on va échanger la performance via ce qu’on appelle un swap, un produit dérivé, contre celle du S&P 500 par exemple, qui est l’indice boursier principal. Donc on ajoute un petit risque en plus dans cet ETF, qui s’appelle le risque de contrepartie. C’est un risque qui va faire un peu peur quand on débute, mais en réalité, je pense que c’est un peu un non-sujet parce que c’est un produit dérivé qui est très très simple. Donc c’est pas du tout un produit dérivé similaire aux subprimes qui ont fait exploser les Lehman Brothers, la moitié des… des banques américaines en fait. Ouais.
Donc à choisir, mieux vaut favoriser les ETF à réplication physique. D’ailleurs, c’est ce qu’on va systématiquement proposer chez Finari. Hm hm. Mais quand on n’a pas le choix, comme sur un PEA, bah autant prendre un ETF à réplication synthétique pour quand même pouvoir s’exposer à la zone géographique qui nous intéresse. Et c’est vrai que historiquement, l’Europe… ce qu’il faut bien voir c’est que si toi tu es entrepreneur en France, tu factures tes clients en euros, tu as la majorité de ton patrimoine qui est probablement en France ou en Europe. Donc tu es très exposé, comme moi d’ailleurs, à l’Europe. Est-ce que tu n’as pas envie de diversifier ton risque en achetant la bourse américaine ? Ou la bourse japonaise ? D’ailleurs, voilà, tu peux acheter plein d’autres marchés. Les autres bourses sont relativement peu pertinentes. Tu… on parle beaucoup de la Chine et de l’Inde. En réalité, le pire marché sur 5, 10, 20, 25, 30 ans, pire marché boursier, c’est la Chine. D’accord. Donc voilà, c’est assez simple, c’est pas terrible. Pourquoi ? Parce que… voilà, parce que c’est… c’est la Chine, parmi les grands en tout cas. Pourquoi ? Parce que c’est un marché, c’est… c’est un régime centralisé à la limite de l’autocratie. Et donc forcément il y a beaucoup de changements un peu aléatoires et ça fait peur aux investisseurs. Les investisseurs, il y a des corrections. Voilà, il y a des corrections, voilà, qui viennent d’en haut et donc des… des gens disparaissent et le marché déteste l’incertitude. Donc c’est pas un marché libre et donc forcément c’est sanctionné en bourse. Ça veut pas dire que la Chine et l’Inde ne sont pas des pays qui ont un potentiel fabuleux, et je pense qu’on est déjà complètement à la ramasse par rapport à eux. Mais ce qui est sûr, c’est que quand on est entrepreneur, ça peut être intéressant de vouloir se diversifier et de s’exposer à d’autres pays, à d’autres monnaies. Et ça, c’est vrai que la bourse américaine, c’est le véhicule principal de création de richesse. Pourquoi ? Parce qu’aux États-Unis, c’est là où il y a plus d’épargne. Il y a des fonds de pension. Il y a pas de fonds de pension en France, malheureusement. Hm. Donc il y a juste une épargne énorme, énormissime. Et c’est vrai que c’est un aimant à capitaux. En Europe, malheureusement, on a un peu cassé la dynamique de nos marchés. Donc ça peut être intéressant quand même de s’exposer un petit peu à l’Europe, mais c’est vrai que si on veut aller via son PEA sur les marchés américains, on est obligé de passer par un ETF synthétique. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que c’est pas dramatique. L’important, c’est de prendre un ETF chez un émetteur de très bonnes factures. Un émetteur, c’est la société de gestion. Ouais, ça va être un BlackRock, un Amundi, ça va être un Xtrackers. Euh, ça, c’est des sociétés qui ont… BNP, c’est des sociétés qui sont… qui ont pignon sur rue, tout le monde connaît BNP qui gère des milliards et des dizaines de milliards, des centaines de milliards littéralement. Bon bah c’est ça qui compte en fait, c’est la signature de l’émetteur et après le mode de gestion, enfin le mode de réplication, si on a le choix, on prend physique, mais bon malheureusement dans certains cas, on est obligé de passer en synthétique.
Quelles sont les pires erreurs qu’un entrepreneur peut faire en matière d’investissement financier ? Je pense déjà laisser sa trésorerie sur son compte courant, ne rien faire. Voilà, comme d’hab. Se verser du salaire très rapidement. Oui, parce qu’en fait il va passer par la case IR, cotisation sociale et cetera. Enfin, ça dépend comment… comment il se… comment il s’est embauché, mais ça va être très lourd et généralement c’est pas très intéressant. Mieux vaut se verser des dividendes, tu l’évoquais tout à l’heure. Oui, des dividendes, ou moi j’appelle ça… il y a plein d’autres astuces euh qu’on a traitées dans des vidéos, que j’appelle ça… j’appelle ça l’hygiène fiscale, comme se laver les dents. Ben, il faut passer par certaines étapes avant même d’imaginer de prendre du salaire et des dividendes. C’est… c’est quasiment le… la… Ouais. Voilà. C’est… c’est la… c’est vraiment la base. Ça revient d’ailleurs à l’éducation. Oui, c’est ça. C’est… enfin, tu peux demander à ton comptable de le faire pour toi, mais tu as quand même envie de pouvoir le challenger. Et ce que je vois quand même, je pense que tu vois la même chose, c’est que les grands entrepreneurs, c’est quand même des gens qui maîtrisent tous les aspects de leurs… de leurs entreprises, mais aussi de leur outil patrimonial qui est souvent leur holding ou même leur multiple holding. Tout à fait. Donc tu… il faut que tu aies vraiment une… une connaissance qui soit quand même assez pointue.
Je pense que l’autre énorme erreur, c’est déléguer la gestion et faire confiance aveuglément. Parce que là, ce qui va se passer généralement, c’est qu’on va se retrouver avec des trucs bourrés de frais. Ouais. Et donc il faut vraiment faire attention à… bah maîtriser, à comprendre ce qu’on fait et ensuite à investir en fonction de son profil de risque. Typiquement, investir dans des produits qui sont peu liquides, ça peut paraître intéressant parce que le rendement est important, mais il faut bien se rendre compte que on ne peut pas sortir. L’immobilier c’est un produit qui est peu liquide. Oui, surtout en ce moment, surtout ces temps-ci, effectivement, ça l’a toujours été, mais en plus malheureusement aujourd’hui c’est compliqué, effectivement, le marché est bloqué par le… par le crédit et donc il faut avoir conscience que si tu as un produit dont tu ne peux pas sortir, et bien tes fonds sont bloqués. Donc tu vois, typiquement, tout à l’heure je parlais de la… la pyramide patrimoniale. J’aime beaucoup cette illustration. La pyramide se construit du bas vers le haut, et donc on commence par des basiques. Typiquement, avoir assez d’argent de côté pour faire face à un coup dur, surtout quand on est entrepreneur. Quand on est entrepreneur, si on saute, il y a pas de filet. Donc bon, si on se pète la… puis… puis avoir des mois sans salaire… on peut avoir des mois sans salaire, tu vois, pendant assez longtemps. Moi, je… je me suis pas payé. Bon ben évidemment j’avais de l’argent de côté et c’était ça. C’est ça qui m’a permis finalement de… de prendre plus de risque. Ouais. Question de temps toujours, c’est une question de temps et donc avoir ce matelas de sécurité c’est indispensable, mieux vaut l’avoir en perso comme ça on peut le mobiliser tout de suite. Et ensuite on va monter les étages, et ce que je vois souvent c’est que les investisseurs, surtout les néo-investisseurs, vont avoir tendance à commencer par la fin et donc ils vont aller au sommet de la pyramide. Et le sommet de la pyramide c’est quoi ? Ça va être ce qu’on appelle des actifs alternatifs. Ça va être d’investir en startup. Ouais. Alors bon, paradoxalement, on est tous les deux dirigeants de start-up, euh… mais c’est des actifs qui sont extrêmement risqués, qui ne sont pas liquides du tout et qui devraient marginalement figurer dans un patrimoine. Les vrais moteurs du patrimoine, c’est la bourse, l’immobilier si on a envie d’y aller. Oui. Il y a d’autres… il y a d’autres choses aussi. Euh, il y a la crypto qui peut être intéressante. Ouais. Et c’est à peu près tout en fait. Avec ça, on a déjà couvert une énorme partie. Si on a envie d’aller marginalement sur des classes d’actifs très niches, les start-up, le crowdfunding, le crowdlending, les cartes Pokémon, les NFT, pourquoi pas ? Oui, mais c’est la marge, c’est… c’est quelques pourcents, donc c’est… on finit par ça, on ne commence pas par ça. Et je vois souvent cette inversion parce qu’en fait c’est excitant parce qu’on se dit : « Tiens, on pourrait faire x 10 en un an. » Non, effectivement, tu peux, mais c’est très rare.
Alors justement, tu as un petit peu répondu, mais j’ai quand même envie de te reposer cette question : est-ce qu’il faut mieux réinvestir dans son business ou investir dans la finance ? Ça dépend de ton business, je pense. Est-ce que tu peux accélérer la création de… Est-ce que tu peux accélérer ta croissance en réinvestissant ? Moi, je fais clairement partie de l’école de réinvestir tout ce qu’on gagne dans la croissance parce que je me dis que plus tard, on en aura plus. Oui. Et je suis pas… enfin, faut pas être court-termiste à ce niveau-là. Donc je pense qu’il faut investir dans son outil productif à fond, investir dans ses… dans son équipe, dans les logiciels, computer… enfin, mais après si on génère une excellente trésorerie, et ça c’est des clients qu’on accompagne beaucoup en gestion privée, et bien dans ce cas-là oui, il faut commencer à mettre en place un outil et surtout faut investir via sa holding. Et donc enfin il y a plusieurs enveloppes, mais disons que l’enveloppe maître selon moi, quand on a quand même pas mal de patrimoine, c’est le contrat de capitalisation. Oui. Qui est en gros… est l’assurance vie version… entreprise, version personne morale. Hm. Contrat de capitalisation où il faut faire attention aux frais puisque évidemment c’est… ça peut être assez dramatique. Pourquoi c’est intéressant ? Parce qu’en fait on va pas payer l’IS sur le contrat de CAPI. Alors ça dépend si on est… si on est à l’impôt sur le revenu, ça va être un peu différent, mais on va dire que si on est à l’IS, on va juste payer en fait un multiple du taux d’emprunt d’État. Et donc là, je regardais ce matin, je crois qu’on est à 3,47 % en ce moment. Donc on va payer 105 % de ce taux-là. Donc ça doit être 3,70 % quelque chose comme ça chaque année sur la valeur de notre contrat. Oui. Donc c’est pas grand-chose. Euh, et surtout du coup ça nous permet de capitaliser et donc le contrat de CAPI c’est pas un investissement, c’est juste une enveloppe. Et donc on va pouvoir mettre beaucoup de choses dedans, les fameuses ETF. Tu vois, typiquement, on va beaucoup proposer des ETF. Pourquoi ? Parce que les frais sont bas, on peut être hyper diversifié, c’est super simple à utiliser, c’est liquide aussi, tu peux les vendre et les acheter comme tu veux. Et ensuite, en fonction du profil de risque, on va pouvoir mettre d’autres choses. Et donc après, ça dépend du niveau de trésorerie que génère l’entreprise, mais disons que si l’entreprise commence à être relativement rentable, voir très rentable, tu peux aller sur des classes d’actifs peut-être plus risquées mais aussi plus rentables. Mais typiquement là, le… un peu le secret des riches, c’est ce qu’on appelle le private equity. Oui. Dans lequel il y a les start-up, mais les start-up c’est marginal là-dedans. Le vrai private equity, c’est faire des LBO, des… c’est faire du secondaire, c’est faire… il y a plein de choses, c’est faire de l’infrastructure. Et le private equity a cette spécificité de… d’être hautement illiquide parce qu’en fait, on va s’engager sur 10 ans et les fonds peuvent être prorogés jusqu’à 15 ans généralement. Donc ça peut durer très longtemps et on va payer… donc pendant plusieurs années, on va verser euh… des capitaux. Donc on va se… s’engager sur 100 000 € par exemple. Ouais, c’est le montant minimum avec lequel tu peux investir dans les FPCI, donc les vrais fonds de private equity. Il y a aussi d’autres types de fonds, mais on va dire que ça c’est les fonds les plus prestigieux, c’est ça. Donc tu vas faire des… tu vas répondre à des appels de capitaux pendant 5 ans généralement et ensuite tu vas… on va te distribuer, on va commencer à te rendre ton argent et les rendements que tu vois sur ces fonds, sur les meilleurs, parce qu’il faut regarder les meilleurs en réalité, c’est des rendements qui sont absolument délirants. C’est du 15 %, 20 %, 25 %… et donc le problème de ça c’est que le private equity, et je pense que tu sais encore mieux que moi, c’est que c’est très difficile d’accès. Les meilleurs fonds en fait ils ne veulent pas de nouveaux investisseurs parce qu’ils ont de l’argent. Ils ont de l’argent. Les gens qui sont dedans remettent au pot à chaque fois parce que tu as 25 % de rendement, faites le calcul chez vous. C’est… c’est monumental en fait. C’est… c’est… c’est la martingale, on parle plus de 2 %, 3 % par année quoi. Voilà, c’est pas le… c’est… c’est complètement délirant. Donc c’est très difficile d’accès. Maintenant, il y a pas mal de nouvelles façons d’investir, notamment en investissant dans des fonds de fonds. Donc c’est des fonds qui vont agréger plusieurs fonds, ils vont aller négocier une très grosse allocation avec un fonds, donc ils vont prendre 50 millions et ils vont la découper entre plusieurs investisseurs. Et là, ce qui est vraiment important, c’est de diversifier encore une fois au sein du privé. Donc plutôt que d’investir sur un fonds, il faut investir sur un fonds qui lui-même investit dans plusieurs fonds. Donc c’est un peu comme des ETF mais euh… version… C’est exactement ça. C’est des ETF et donc il faut diversifier les stratégies, euh… faut diversifier les secteurs, faut diversifier les pays et généralement faut aussi diversifier les vintages. C’est-à-dire que tu le fais une année, mais c’est comme aller chez le dentiste. Il faut pas y aller qu’une fois, tu y vas chaque année, tu vois. Donc c’est là, le privé, on y retourne chaque année. Donc on fait plusieurs vintages. Pourquoi ? Parce qu’en fait si tu faisais du private equity en 2021, et ben tu étais probablement au pic de toutes les valuations. Si tu es en 2023, les valuations sont déjà beaucoup plus intéressantes. C’est-à-dire que tu vas rentrer à des prix potentiellement plus bas et donc tu as beaucoup plus de potentiel d’appréciation. Donc c’est important de faire des… des vintages différents. Et si tu fais ça au sein de ton contrat de capitalisation, bah tu n’as pas le… le frottement fiscal, tu vois. Donc tu commences quand même à accélérer la création de richesse très fort. Et après tu peux aller encore plus loin, on en parlera tout à l’heure, mais tu peux faire un crédit lombard qui est nanti par ton contrat et donc tu peux ensuite payer tes appels de capitaux de private equity avec ce crédit lombard. Et vu que le rendement est complètement délirant par rapport au taux de l’emprunt qui est quand même relativement faible, euh… tu peux rentrer dans des schémas qui sont très intéressants. Mais ça c’est un peu… c’est… c’est quand même réservé à des… des entrepreneurs qui génèrent déjà une trésorerie qui est extrêmement conséquente et surtout durable dans le temps. Je le recommande pas, tu vois. Typiquement, on a beaucoup de médecins, Oui. radiologues et cetera. Bon voilà, le métier est incroyablement stable. Ça tombe systématiquement. Là tu… tu as parlé de crédit lombard. Alors, autant c’est très développé au Luxembourg, en Suisse, autant en France… Crédit Lombard. Bon, Lombard, on connaît notre ministre, ça n’a rien à voir du tout. Ça n’a rien à voir. Je sais pas si lui connaît le crédit lombard, je ne sais pas, mais c’est quelque chose… Les Américains connaissent bien le crédit lombard. Donc rappeler effectivement que le crédit lombard est assis sur… certains actifs et la banque va te prêter de l’argent euh… avec un pourcentage de ce que tu possèdes, jusqu’à 70 %, 80 % dans l’absolu de ce que tu peux posséder. Exactement. Tu vas nantir des actifs. Exactement. Tu vas nantir des actifs, et donc… on pourrait prendre l’exemple avec de l’immobilier, ou c’est une sorte d’hypothèque. Ou… c’est à peu près la même chose. Sauf que là on te prête de l’argent pour réinvestir cet argent. Exactement. Ou un truc extraordinaire, et théoriquement tu peux réinvestir ton crédit lombard dans ton contrat de capitalisation. Donc tu viens d’augmenter oui le montant. Donc tu peux réemprunter et réinvestir. Alors tu peux le faire plusieurs fois de suite. Et donc tu dis : « Mais c’est quoi le catch, enfin c’est quoi là le piège ? » Bah le…
Piège, c'est que tu peux quand même être piégé par un crédit lombard, parce que tu l'as dit, tu vas avoir un pourcentage de la valeur de ton contrat. D'ailleurs, on a parlé du contrat de capitalisation. Capitalisation, il est dur à dire ce mot. Contrat de CAPI, mais tu peux aussi le faire sur un compte-titre. Tu peux aussi, théoriquement, le faire sur ton PE. Ce que, de ce que j'ai vu, c'est que le crédit lombard pour un particulier, tu peux le faire à partir d'un, de 100 000 €, hm hm. Sur un compte. Voilà. Tu peux le faire sur une assurance vie aussi, d'ailleurs, aucun problème. Nous, tu vois, typiquement le minimum qu'on va prêter via notre banque dépositaire, c'est 250 000 €. Donc, c'est-à-dire le contrat, lui, il est plutôt à 350 000, 400 000 €. Donc ça commence quand même à faire des sommes considérables.
Euh, je sais pas si tu avais vu euh Elon Musk qui, qui a payé là, il y a je crois l'année dernière ou il y a deux ans, le plus d'impôts de l'histoire des États-Unis. Mais Elon Musk, habituellement, lui, il vit à crédit en fait, grâce à un lombard, comme Jeff Bezos, comme tout le monde en fait, ils font tout ça, même je pense que Bernard Arnault le fait. En fait, ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont nantir leurs titres, tout à fait. Ils vont dire : « Voilà JP Morgan, BNP, etcetera, moi j'ai tant de capital que je vais mettre sur un compte, je vais le bloquer, ça va être sous séquestre, et en, en contrepartie, vous allez me donner 50, 60, 70 % de la valeur. » Et donc tu peux pas, tu peux pas payer d'impôts sur une dette. Non, pour l'instant. Alors peut-être que ça, ça va changer. Ne donne pas d'idées. Tout est, bah, peut-être avec notre ministre des finances, peut-être que voilà, il va, il va, notre ministre éponyme va se saisir de ce beau sujet, mais aux dernières nouvelles, tu ne payes pas d'impôts sur une dette. En fait, tu peux ne jamais être fiscalisé, parce que ce qu'il faut bien entendre, c'est que tu peux payer ton train de vie perso. Oui. Avec ces titres nantis. Tout à fait.
Et donc là, tu rentres dans une dynamique qui est assez folle en réalité, parce que ton entreprise génère du cash. Tu mets ton cash sur un compte, compte-titre, contrat de capi, peu importe, tu prends un lombard, et ensuite tu finances ton train de vie. Alors, faut faire attention, il y a : consulter un fiscaliste. Mais du coup, à quel moment tu passes par la, la case fiscalité ? Hm hm. Bah, tu ne passes pas en fait. Alors, tu payes des taxes quand même, évidemment, c'est pas, mais tu es quand même dans une, alors tu peux faire des choses après assez sympa, tu peux faire une IPBO, et cetera, mais tu es quand même dans un schéma où tu accélères la création de richesse de façon assez fondamentale. Et donc on revient un peu au début, tu vois, en France, on aime bien critiquer les riches et dire : « Les riches payent pas beaucoup d'impôts. » Mais oui, mais en fait, c'est parce que le système est biaisé en leur faveur en réalité, parce que les riches sont en société, alors que le reste, nous, les, les humbles mortels, et bien souvent, on va être salarié, donc on peut rien maîtriser, et donc c'est quelque part, je trouve ça assez paradoxal que dans un État qui est plutôt de gauche, on, on tape autant sur le salarié. Toi, si tu veux augmenter un salarié, ça va te coûter, tu veux lui donner 100 € en plus, ça va te coûter 145 €.
Oui, en fait, et lui va toucher derrière une fraction de ça. Comme moi je te dis souvent, on a cloné en fait les salariés, hein, c'est-à-dire que tu as un salarié que tu, tu donnes, tu en as un autre qui n'existe pas et qui lui touche exactement la même chose, entre les revenus salariaux et les charges patronales et les différentes cotisations. Tu vois, c'est, c'est assez fou. Hier, j'en parlais avec des amis entrepreneurs, ils me disaient, ils avaient 80 000 € de résultats qu'ils voulaient distribuer à leurs salariés. Et en fait, il regarde s'il peut faire de l'intéressement. C'est extrêmement compliqué en réalité. On le fait au sein de Toucan, mais tu vois, il faut quand même respecter tout un cadre quoi. C'est très compliqué, très compliqué. Évidemment, dès que tu es en dehors du cadre, tu te fais retoquer. Voilà. Donc là, t'inquiète que les contrôles sont toujours là. Donc finalement, ils font, ils trouvent un autre dispositif, et les 80 000 € se sont transformés en 35 000 € pour les salariés. Et là, c'est quand même dur, parce que tu dois dire à tes salariés que bah, il y a 60 % qui vient de partir à l'État. Non, à tes clones. Voilà. Exactement. Donc c'est, c'est Abbot, tu vois, inventé fiscal en France.
Donc si tu reviens à notre sujet qui est l'entrepreneur, la société, lui, il a quand même cet énorme avantage, et effectivement, il a des, il a des hacks comme le lombard, et le lombard, c'est, c'est ça peut paraître vraiment un peu réservé à une élite, mais en réalité, tu peux le faire du coup à partir de 100 000 €, voilà, à partir de 100 000 €, et tu l'as dit tout à l'heure, au Luxembourg, extrêmement, enfin c'est normalisé. Ah oui, la Suisse pareil. La Suisse pareil. Euh, il faut savoir que un contrat de CAPI, tu peux le faire en France. Super, fais-le plutôt au Luxembourg quand même, parce que d'ailleurs le contrat de CAPI français est pareil que l'assurance vie française, c'est que le contrat d'assurance vie, c'est une créance sur l'assureur. Oui. Donc, quelque part, si tu as un contrat euh chez, je sais pas, AG2R, c'est que tu as confiance dans le bilan d'AG2R, qui est probablement très solide. Oui. Oui. Maintenant, un contrat d'assurance vie luxembourgeois, c'est en réalité ce qu'on appelle le, enfin ça tombe dans le triangle de sécurité. Ton argent n'est pas une créance, mais il est chez une banque dépositaire qui est indépendante de l'assureur. Il y a l'assureur, la banque dépositaire et le, le régulateur qui va contrôler que tout se passe bien. Oui, c'est une autre dimension encore. C'est une autre dimension. Alors, généralement, c'est pas accessible à partir de n'importe quel montant. L'assurance vie luxembourgeoise, tu vois, c'est 250 000 € chez nous.
Maintenant, ce qu'on voit, c'est que tu es quand même limité dans ce que tu peux faire, et tu débloques un peu les super-pouvoirs de l'assurance vie, notamment en terme d'instrument que tu peux mettre dedans, plutôt à partir de 500 000, voire 1 000 000 d'euros. Donc ça reste quand même quelque chose pour les, pour les plutôt les, les gros patrimoines, pour les personnes qui ont plus d'argent. Le contrat de CAPI, c'est pareil. Nous, on voit que les contrats de CAPI en dessous de 500 000 €, ça coince quand même un peu, parce que l'assureur n'a tout simplement pas envie de faire ce travail-là. Mais derrière, tu as l'énorme avantage du triangle de sécurité. Et l'autre avantage, vu qu'on parlait d'Éric Woerth, c'est qu'en France, il y a quelque chose qui s'appelle la loi Sapin, comme c'est comme un mauvais film, tu vois. Il y a le 1, il y a le 2. Personne n'avait envie de voir le premier. Bon, ancien ministre de François Hollande. Exactement. Et donc lui, il a décidé que il fallait en cas d'instabilité financière pouvoir bloquer les rachats et les retraits. Donc là, tu dis, enfin les arbitrages et les rachats. Donc tu dis : « Bon, c'est bizarre quand même. » Enfin, ça veut dire que concrètement, qu'est-ce qui se passe ? Bah, ça veut dire que concrètement, le jour où le Haut Conseil de stabilité financière appuie sur le bouton, tous les contrats sont bloqués, c'est fini. Et là, bah adviennent que pour ça, ça peut durer un mois, ça peut durer 10 ans, ça peut, on peut dire qu'en fait maintenant on va prendre 30 % de tous les contrats pour renflouer les assureurs qui sont en faillite. On ne sait pas en réalité si tu es sur un contrat d'assurance vie luxembourgeois, ça ne peut pas arriver puisque tu es hors de ce scope-là, et en plus de toute façon ton argent est chez la banque dépositaire. Donc même si l'assureur fait faillite, ce qui est arrivé récemment au Luxembourg, les assureurs luxembourgeois sont pas parfaits, bien les fonds sont chez une banque dépositaire. Alors l'opération ne s'est pas encore débouclée. Donc a priori, on ne sait pas si ça va se passer comme ça devrait se passer, mais bon, les Luxembourgeois, c'est quand même leur métier de faire de l'ingénierie financière. Donc je suis pas spécialement inquiet. Mais donc tu vois, c'est, c'est aussi important de regarder quelle enveloppe tu utilises, parce que encore une fois, si on parle de diversification, tu peux diversifier ton risque même si ton activité est très franco-française. Et le plus gros client de l'assurance vie luxembourgeoise, c'est les Français. Et les Italiens sont très loin derrière. Il y a les Belges un petit peu, mais c'est vraiment nous le gros client, parce qu'en fait, il y a beaucoup de gens qui n'ont plus confiance dans les assureurs et surtout dans, dans la capacité de l'État à, à bloquer leur retraite. Puis il y a pas beaucoup de Luxembourgeois, c'est peut-être ça aussi. Il y en a pas trop. Il y en a pas trop. C'est pas faux.
Euh, investissement externe en ? Tu vas me dire si c'est bien ou pas. Tu es prêt ? C'est liste de questions. Alors, immobilier euh perso ou SCI, nue-propriété ou locatif, tu en penses quoi ? Il y a, il y a un peu tout là. Ouais, là tu m'as donné beaucoup de choses. On a quoi ? Deux heures. Non, l'immobilier, c'est, l'immobilier, c'est un peu la question qu'il faut se poser fondamentalement, c'est est-ce que tu veux posséder ta résidence principale ou pas ? Hm hm. Et c'est pas un jugement en fait. Moi, je suis dans le camp de ceux que ça n'intéresse pas. Voilà, ça m'intéresse pas d'avoir une résidence principale pour l'instant. Après, encore une fois, j'ai 34 ans, donc peut-être qu'à 50 ans, je dirais exactement l'inverse. C'est normal, on peut, on peut changer d'avis. C'est pas interdit. C'est pas interdit a priori, avec les cons qui changent pas d'avis. Mais si quelqu'un veut acheter sa résidence principale, c'est vrai que il y a quand même de fortes chances qu'il va, qu'il a immobilisé toute sa capacité de départ, et donc l'immobilier, il y aura plus grand-chose à faire derrière. Donc c'est un peu le premier rembranchement. Si on part dans la résidence principale, pas de problème, elle a désavantage : on paye pas d'impôt sur la plus-value. Donc génial, pour l'instant. Pour l'instant, ça pourrait changer aussi. C'est vrai que c'est une énorme niche fiscale quand même. Euh, mais donc il y a cet avantage-là. En tout cas, c'est une décision très personnelle. Pour moi, la résidence principale n'est pas un investissement. Hm hm. C'est vraiment un choix de vie. C'est, c'est, c'est ce qu'on appelle un bien de jouissance d'ailleurs. Ouais, tout à fait. Oui. L'investissement, c'est l'autre côté, c'est acheter des biens qui vont produire des cash-flows, des revenus. Exactement. Des revenus. Et donc ensuite ces revenus vont venir rembourser l'emprunt, parce que le but c'est quand même de faire payer la banque. Donc on veut mettre du levier dans l'histoire. Et donc si on veut faire plutôt côté immobilier locatif, la question à se poser, c'est est-ce que je le fais en perso ou est-ce que je le fais via la boîte ? Hm hm. Il y a quand même, on en a parlé tout à l'heure, le LMNP qui a pris un petit coup euh derrière la tête, mais qui est encore debout.
Ouais, il y a l'histoire des amortissements qui sont, qui, enfin, on peut toujours amortir. Génial. Oui, par contre ça pourrait être vu, ça aussi également à la baisse. Ça pourrait, ça pourrait être vu à la baisse effectivement. Maintenant, c'est vrai que au moment de la revente, c'est un peu moins intéressant. Donc tu as un peu deux cas, c'est enfin si, soit tu revends ton bien vite, ce qui est un peu débile honnêtement, parce que tu as payé des frais de notaire, soit tu le revends très tard, et dans ce cas-là, alors tu n'auras plus d'amortissement, donc tu seras probablement fiscalisé, et donc tu auras des revenus fonciers, mais par contre, tu auras, tu bénéficieras de la détention longue, et cetera. Enfin, tu connais beaucoup mieux quoi. Et qui pourrait être vu aussi. Voilà. Normalement 2024, peut-être, loi de finance 2026 pourrait nous… Ah voilà le vintage, très bon. Mais je pense que tu vois, tu, tu résumes bien le sujet, c'est que oui, l'immobilier c'est génial, et oui, en France, il y a cette image d'Épinal que les gens s'enrichissent via l'immobilier, parce que avant, je sais pas si tu vois les mêmes sur Instagram où il y a marqué que des gens ont acheté un immeuble à Paris pour deux francs cinquante. Tu vois, tu vois les boomers qui dansent parce qu'ils ont acheté un immeuble à, à deux francs, et oui, c'est ça. Et c'est vrai que quand tes grands-parents te disent : « Bah, avant, ce, cette parcelle-là coûtait rien, maintenant elle vaut 50 millions. » Oui, c'est vrai. Il fut une époque où tu étais ouvrier, tu pouvais acheter ta résidence principale. Exactement, tu pouvais acheter ta résidence dans, dans Lyon, dans Paris, dans Bordeaux. Aujourd'hui, aujourd'hui tu es cadre supérieur, si tu achètes un studio à Paris, c'est déjà que tu as… Ouais, exactement. Et donc tu te fais taper dessus, devant, derrière, tu vois, j'ai la taxe d'habitation a été supprimée. C'est une taxe, taxe d'habitation, je crois, taxe d'habitation supprimée pour au début pour les plus modestes, et maintenant pour tout le monde, exactement, mais la taxe foncière, elle, elle a explosé littéralement, exactement, et donc là, je voyais que il y avait des discussions pour remettre la taxe sur la table, oui, alors évidemment de façon déguisée, mais la taxe foncière ne diminuera pas, voilà, diminuera pas, faut qu'on rassure tout le monde. Au moins, il y aura une stabilité là-dessus. Il y a, il y a vraiment, il y a, il y a une tendance de fond. Donc ça montre bien que l'immobilier ça sera systématiquement taxé. Est-ce qu'on peut encore s'enrichir avec l'immobilier ? Absolument. On a la chance en France d'avoir des taux fixes. On n'est pas les seuls au monde, mais c'est vrai qu'on est, on fait partie de ceux qui peuvent en profiter. Donc tu t'endettes à 2 %, mais c'est incroyable en fait.
Exactement. J'avais une influenceuse hier dans l'immobilier, une jeune femme de 25 ans. Elle a acheté un bien immobilier en apportant quasiment rien du tout. Et le montant effectivement de ses loyers couvre très largement le montant de son emprunt qu'elle a pris sur 25 ans. Alors là, franchement, moi je lui ai donné toutes mes félicitations, et elle me demandait quelques astuces fiscales pour son deuxième immeuble qu'elle voulait acheter. Ouais. Bon, mais là on touche, tu dois, euh une minorité de personnes. Exactement. Et on peut pas bâtir une stratégie sur, euh quelque chose d'exceptionnel, sur une anecdote. Et donc je pense que tu vois, le si tu aimes l'immobilier et que tu es jeune et que tu es salarié, a priori pas notre audience, mais on va dire tu es salarié, tu as un truc qui est magique qui s'appelle le CDI. Tu vas voir une banque, ils vont dire : « Bah bien sûr qu'on vous prête. » Toi et moi, on va voir une banque, ils vont nous dire : « Mais la porte c'est par là, merci, au revoir. » Alors que nous-mêmes on embauche des gens qui eux peuvent faire des crédits. Ça, enfin c'est, c'est très paradoxal, mais bon, voilà, c'est, c'est comme ça que ça marche en France. Et donc tu as ce sésame, et c'est vrai que si tu as envie de faire ça, je pense que tu commences à, si tu commences à 20 ans, tu pourrais acheter un appartement tous les ans. Théoriquement, c'est, j'ai des amis qui l'ont fait, tu vois. C'est extrêmement chronophage. Mais par contre, c'est vrai que l'expertise que tu développes, elle est tellement forte, parce que tu achètes généralement presque, j'allais dire dans, dans une, dans une rue quoi, tu achètes vraiment dans un quartier, le même quartier, tu achètes dans le 3e à Lyon, et tu connais les immeubles, toutes les rues, tous les trucs, tu sais tout par cœur. Ça, tu peux le faire, et ça, donc tu peux le faire en LMNP au début, et après bon ça va un peu changer, tu vas passer en LMP, et cetera. Maintenant, là où c'est un peu magique pour les entrepreneurs, c'est que tu as ta société opérationnelle qui est tenue par une holding. Enfin, le schéma, tu l'as fait 50 000 fois, et ensuite tu as la SCI. Et donc, et bien tu peux faire circuler l'argent, et c'est là où ça devient super intéressant. Tu n'utilises jamais d'argent à titre personnel. Exactement. Et ce que j'aime bien moi dans ce schéma, c'est que bah le LMNP, ça faisait quand même longtemps qu'on disait : « Ouh là là, il est un peu en surchauffe ce gars-là. » Et ben voilà, c'est le premier, euh le premier pan est tombé, probablement que le reste finira aussi par tomber. Alors ça va pas se faire sur des jours, mais on finira, et ça c'est un peu terrible pour nous, parce que j'ai des LMNP, et c'est vrai que tu es en train de jouer le match, il a commencé depuis 80 minutes, et on te dit : « Ah bah maintenant, en fait, il y a plus de buts, il y en a quatre, oui, et c'était rétroactif, c'est ça le problème, vous ne saviez pas depuis le début, vous ne saviez pas, mais voilà, surprise, et tant pis pour vous. » Ça c'est un peu pénible. La SCI, tu te mets à l'IS avant que l'IS bouge, enfin si on bouge l'IS, je pense qu'on détruit ce qui reste du tissu économique français. Oui, pour de bon, pour de bon. Voilà, parce qu'on a quand même, on a beaucoup travaillé le sujet en fond. Donc on a, je pense que la classe politique a essayé de tout casser. Il y a eu quand même la baisse de l'ISF qui est, je pense, une excellente chose. Donc tu te mets vraiment du côté entreprise, et donc finalement tu regardes ton setup, tu es complètement côté entreprise, et ça c'est un, un énorme avantage. Donc ça c'est une option. L'autre option, c'est de dire : « J'adore l'immobilier, mais par contre j'ai pas envie de gérer. » Et donc tu peux déléguer la gestion, mais bon ça j'y crois moyennement. Tu peux aussi acheter des fonds cotés qui investissent dans du, de l'immobilier. Ça s'appelle des foncières cotées. Il y a, tu peux le faire en France, tu peux le faire en Europe, tu peux le faire aux États-Unis. Le problème, c'est que c'est extrêmement volatile, c'est-à-dire que quand la bourse se pète la gueule, les foncières cotent aussi. Alors que fondamentalement, l'immeuble ou le centre commercial, il a pas vraiment bougé en valeur. Tout à fait. Ce que tu peux faire et qui est peut-être un peu un truc un peu spécifique à la France, c'est la SCPI. C'est vraiment un produit qui n'existe qu'ici. Oui. Et la SCPI a eu beaucoup de détracteurs ces derniers temps. Quand même, la SCPI a beaucoup de détracteurs. Je pense que tu vois, il y a un ministre qui a dit récemment : « Les chiens aboient, la caravane passe. » Ouais. Je pense que c'est assez intéressant de regarder les classes d'actifs qui sont complètement délaissées. Hm hm. Parce que c'est là généralement qu'on commence à faire les bonnes affaires. Alors, il y en a qui sont délaissées pour des bonnes raisons, parce qu'elles sont tout simplement inintéressantes, mais il y en a qui ont quand même un vrai attrait. Et donc dans la SCPI, ce qui s'est passé, c'est que il y a eu une bulle, et donc il y a eu de l'excès, et on a beaucoup acheté à crédit très cher, et à un moment ça s'est cassé la figure, et donc il y a eu des corrections assez terribles dans les prix de part. Tout à fait. C'est vrai qu'il y avait une espèce de croyance que le prix de la part de la SCPI ne pouvait que monter. Oui. Et donc là, il y a des SCPI dont les prix de part ont été revus à la baisse trois fois de suite. Hm hm. À 12 mois, enfin à 3 mois d'intervalle, avec des corrections monstrueuses, 20 %, 20 %, enfin c'est, c'est un peu du jamais vu quoi. Il y a aussi des SCPI qui s'en sont très bien sorties, et là il y a pas trop de secret. Il y a un peu, il y a les SCPI sectorielles et les SCPI diversifiées. Les SCPI sectorielles, en fait, c'est un peu le pire des deux mondes, parce que quand le secteur va bien, tu surpayes. Quand le secteur va mal, ta valorisation s'effondre, et les SCPI ont une obligation légale en fait de réévaluer leur patrimoine régulièrement. Elles ont pas le droit de l'évaluer de plus de 10 %. Enfin bref, il y a toute une histoire, et donc c'est un peu le piège. Les SCPI diversifiées, elles peuvent acheter de la santé, mais elles peuvent aussi acheter des entrepôts, des commerces, enfin tout ce qui en gros n'est pas à la mode en ce moment. Et elles peuvent aussi se diversifier géographiquement. Les gens qui ont acheté que Paris, prime, et cetera, bon bah eux, on en entend plus parler. Les gens qui ont acheté partout en Europe et qui sont diversifiés, finalement c'est un très bon véhicule. Et donc là, il y a des schémas intéressants. Alors attention, tu as des frais dans les SCPI, faut bien choisir, faut diversifier, faut pas en prendre une, faut en prendre trois ou quatre ou cinq. Mais ce que tu peux faire en tant qu'entrepreneur, c'est que tu peux acheter…
L'usufruit, donc placer ta trésor, la trésor de ta boîte et générer un rendement. En perso, tu peux acheter la nue-propriété de cette même part de SCPI.
Ce qui va se passer, c'est que tu vas tout simplement détenir une part mais pas toucher de loyer. Et donc, tu peux timer ça par exemple avec ton départ à la retraite ou une baisse d'activité. Donc disons que dans 9 ans tu veux partir au Caraïbe devenir moniteur de jet-ski. Et bien pourquoi pas ? Dans 9 ans, en fait, tu vas, enfin tu vas la démembrer. Tu vas démembrer la SCPI sur 9 ans et donc dans 9 ans on va reconstituer la part et donc tu commenceras à toucher des loyers. Sauf que à ce moment-là, ton salaire ou ta REM ou ton activité va baisser fortement et donc ton taux d'illes, ton taux d'ire pardon, sera aussi beaucoup moins important.
Tout à fait. Et donc c'est vrai que le schéma où tu fais l'usufruit et tu fais la nue-propriété au sein de ton entre toi et ton entreprise, ouais, ça se fait et c'est un schéma qui est assez intéressant, je trouve, parce que tu as un peu le meilleur des deux mondes. Attention, il faut vraiment diversifier les SCPI. Ouais, c'est c'est hyper important. Et tu ne fais rien surtout. C'est-à-dire que les SCPI te versent des loyers, tu ne fais rien.
On met de côté les l'immobilier. Parlons de bourse maintenant parce que là c'est quand même le gros du morceau. Ouais, c'est c'est le c'est le gros morceau. Tu vois, souvent quand on parle de bourse, on va dire « J'ai en assurance vie ». C'est pas une c'est pas un investissement, c'est c'est un contenant. C'est c'est c'est une enveloppe, on met des choses dedans. Donc ce qui compte, c'est est-ce qu'on veut prendre du risque ou est-ce qu'on veut plutôt jouer plat du pied sécurité ? Donc tu as les actions mais tu as aussi les obligations qui sont des prêts aux États, aux municipalités, aux entreprises. C'est un peu plus compliqué à comprendre parce qu'il y a des mécanismes un peu bizarres, mais disons que c'est les deux grandes composantes de la bourse, c'est action obligation. Il y a les fonds monétaires aussi, mais on va les mettre de côté pour le moment. On a parlé un peu des actions. Je pense que c'est le moteur indispensable. Je pense que moi, si je veux laisser une petite marque dans l'histoire de de l'investissement en France, c'est que je veux avoir encouragé les Français à, les Françaises à sauter le pas de l'investissement action parce que c'est vraiment la base en fait. Et tu vois en France, il y a il y a à peu près 7 % des Français qui sont investisseurs action contre plus de 45 % des Américains. 7 % ! C'est c'est ridicule, c'est hyper faible. Et en fait, tu as là-dedans les investisseurs qui ont de l'épargne salariale qui est de l'épargne contrainte. Donc en fait, si tu enlèves l'épargne salariale, tu es, il y a personne. C'est l'épaisseur du trait. C'est ridicule.
D'accord. Donc c'est assez terrible. C'est en train de changer complètement. Et donc quand on regarde les derniers sondages de la MF, il y a un truc qui s'appelle le baromètre de l'épargne qui est un super format qui est gratuitement accessible sur le site de la MF. On voit que parmi les jeunes investisseurs, la classe d'actif préférée, alors c'est même pas la bourse, c'est la crypto, mais derrière c'est la bourse et l'immobilier est en train de retomber très fortement. Le livret A est en train de retomber très fortement parce que en fait il y a une compréhension du sujet et donc bourse égale ETF et si vous voulez faire du stock picking, c'est-à-dire choisir des titres individuels, pas de problème, faites-le. Mais dites-vous, vous faites 80 % de ETF, 20 % de stock picking. Vous logez ça dans quoi ? Bah si c'est au sein de votre boîte et que vous avez accès au contrat de CAPI, pourquoi pas faire un contrat de CAP. Si c'est un compte-titre, faites-le sur un compte-titre. Il faudra quand même, il y a une fiscalité chaque année donc il y a il y a des ça va générer des des des petites contraintes d'aussi une petite contrainte comptable. C'est vrai que il y a beaucoup de retours, j'ai beaucoup de retours de clients qui qui me disent que il faut choisir le comptable qui s'est traité ce sujet-là parce que c'est c'est encore trop rare en réalité, hein.
Tout à fait. Donc ça c'est si on est en personne morale, si on est en personne physique comme je l'ai dit la bourse c'est assez automatique, c'est le PEA parce que c'est la meilleure enveloppe. Problème du PEA, c'est que c'est capé à 150 000. Alors on va se dire 150 000 c'est beaucoup. C'est vrai, c'est beaucoup, mais si on a commencé très tôt on va finir par les taper assez rapidement en réalité, ou c'est 150 000 € de contribution, c'est pas de valorisation, c'est ça. Il y a des PEA aujourd'hui qui font 1, 2, 5, 20, 50 millions d'euros. Comment ils ont fait ? Bah ils investissent très tôt et surtout ils ont apporté des titres de nos côtés. Ah voilà, c'est c'est un peu le hax que tu as, tu vois, si tu mets, alors ça marcherait pas trop, mais tu pourrais théoriquement mettre, quelqu'un pourrait mettre ses parts de Dougs dans un PEA et là c'est un peu la martingale, il y a des gens qui ont fait des coups monstrueux parce qu'après quand tu les vends l'argent est dans le PEA et tu ne tu ne tu payes que la CSG CRDS qui elle ne fait qu'augmenter aussi. Bon c'est un autre sujet. Donc généralement la reco c'est : tu ouvres un PEA ETF à 100 %, un peu de stock picking si ça t'intéresse. Si tu veux vraiment faire du stock picking américain, fais ça sur un compte-titre parce qu'en fait c'est tu as beaucoup plus de flexibilité. Le PEA est très limité, tu peux pas acheter Tesla ou Apple sur un PEA parce que c'est que les actions européennes.
L'assurance vie, je pense que c'est important parce que faut, tu as un avantage de transmission, tu as un avantage fiscal quand même et surtout c'est une enveloppe dans laquelle tu peux mettre à peu près n'importe quoi. Le PEA c'est que les actions. Donc autant prendre date tout de suite et lancer le compte à rebours. Et là ce qui est assez magique c'est que sur la séance 8, tu peux mettre en place des prélèvements automatiques, des versements programmés et donc tu n'as rien à faire. Tous les mois, l'assureur va venir te prélever 100, 200, 300 €.
Ouais. Et je pense que tu sais comme moi, tu peux pas dépenser l'argent que tu ne vois pas. Donc plus c'est automatisé, mieux ça va se passer pour ton pat. Ça te donne moins d'idées pour acheter des bêtises. Ça donne moins d'idées. Ça donne aussi moins envie d'aller acheter peut-être, je sais pas, tu vois, des trucs qui servent à rien. Et donc quelque part, cet argent vu que tu ne le vois pas, ça ça te manque pas et surtout c'est automatisé. Et donc tu n'as pas ce biais qui est humain et qu'on a tous qui est que quand les marchés baissent, tu vas dire ça peut baisser encore un peu plus. Je pourrais faire une meilleure affaire. Et quand ça monte, tu dis c'est cher quand même. Mais oui, mais en fait enfin les marchés sont haussiers la majorité du temps. C'est c'est bien ça qu'il faut retenir. Les marchés baissent, enfin augmentent plus qu'ils ne baissent. Donc alors je de mémoire c'est 70 % du temps les marchés sont en hausse. Donc 70 % des jours d'une année les marchés montent. Donc il faut à un moment se lancer. Oui, mais donc l'enveloppe en fait va dépendre de d'où est l'argent en réalité. Et après ce qu'on met dedans, si on est si on veut prendre des risques action, si on veut un peu mettre un un amortisseur, on peut mettre des obligations ou du four en euro. Je préfère les obligations pour plusieurs raisons, notamment parce que le four en euro est lié à un assureur alors que les obligations sont liées à beaucoup de d'entreprises en réalité, donc beaucoup de de de de créanciers, tu vois. Donc là pareil, tu peux prendre des ETF pour investir dans des obligations de toutes les maturités, de tous les pays, toutes les signatures. Tu as pas besoin de choisir. C'est assez compliqué d'acheter des obligations en direct. Je ne recommande pas du tout de faire ça. C'est un c'est c'est très c'est vraiment réservé aux professionnels pour le coup et en plus tu peux pas, enfin il y a des tickets minimum énormes. Donc mieux vaut faire des ETF. Et en fait du coup la répartition dans ton patrimoine et entre action et obligation, elle va dépendre de ta capacité à prendre du risque. Si tu es très jeune et que tu es très à l'aise sur la volatilité, pas de problème, mets-toi en mets-toi en action, mais peut-être un tout petit peu d'obligation histoire de d'amortir. Si au contraire tu es pas du tout prêt à prendre du risque, risque et bien dans ce cas-là va plutôt faire l'inverse. Mets-toi 80 % en obligation ou en FO en euro et mets comme un petit peu de risque, tu vois. Même je pense quelqu'un qui est à la retraite, il devrait quand même avoir un petit moteur dans son patrimoine parce que sinon les obligations, tu vois, le rendement moyen, ça va être 4 % entre 4 et 5 %. La bourse, on l'a dit, c'est entre 8 et 10 %.
Oui, c'est sûr. Et quand tu es retraité, euh tu as peut-être pas besoin d'argent parce que le problème c'est quand il y a besoin. Donc tu peux être jeune et avoir besoin de sortir de l'argent à un moment donné parce que dans ce système en fait encore tout est une question de temps. Tout est une question de temps. Si tu as pas besoin d'argent, tu peux prendre tous les risques que tu veux dans l'absolu.
Exactement. Et et le temps joue en ta faveur. C'est plus le temps passe, plus statistiquement tu as des chances de gagner. C'est simplement qu'avec les obligations, ton gain va être capé.
Oui. Parce que en fait c'est le marché est fait comme ça.
Tout à fait. Avec les actions, ton gain va aussi être capé, surtout si tu achètes des paniers, mais tu vas peut-être aller chercher deux fois plus de performance. C'est Warren Buffett qui dit « Plus tu restes longtemps à table, plus tu gagnes d'argent. »
Ouais, c'est ça. Il dit « Tu vois, la bourse un mécanisme de transfert entre les patients, entre les impatients et les patients. » Et Warren Buffett, tu vois, il y a une histoire assez marrante, c'est qu'il a acheté Amex il y a très longtemps, je crois, il y a plus de 60 ans et aujourd'hui, il touche plus de dividendes chaque année que ne lui a coûté la position. Et en fait, tu dis « Mais c'est un génie ? » Oui. Alors oui, c'est un génie probablement. Oui. Mais c'est aussi qu'il est extrêmement patient. Il avait dit récemment que la performance de son fond, de son véhicule vers Chariata, c'est le résultat de 12 décisions d'investissement durant sa carrière. 12 décisions, c'est pas énorme.
C'est pas énorme. Mais en fait, je pense que si tu regardes qui est parti à la retraite à 94 ans.
Exactement. Si tu regardes je pense l'histoire de Doug et si je regarde l'histoire de Finari, je vais me dire c'est probablement ça se résume à quelques décisions. Nous c'est pareil, mais c'est tout le temps comme ça en fait.
Ouais, il y a très peu de décisions. Donc exactement et en fait on passe beaucoup de temps à à s'agiter mais à exécuter plutôt les décisions. Exactement, la qualité d'exécution est plus importante.
Ouais, ça de toute façon l'idée, je pense que tous les entrepreneurs le savent, l'idée n'a a peu d'importance au final. C'est l'équipe, le marché et cetera. Mais donc l'investissement c'est pareil. C'est si tu as décidé tôt d'investir dans une location X Y et que tu t'y tiens tous les mois. Mais en fait c'est statistiquement en France tout tout le monde tous les gens qui ont qui gagnent plus qui ne dépensent devraient être millionnaires à l'âge de 60 ans s'ils investissent. Et ça c'est pas politiquement incorrect. C'est juste c'est c'est je dire c'est mathématique. C'est c'est tu fais le calcul des intérêts composés avec un petit investissement tous les mois.
Oui, j'avais fait le calcul, je crois que c'était 100 € par mois sur 42 ans, tu étais à plus d'un million d'euros de mémoire, à vérifier. Mais c'est c'est enfin, je dire sauf accident de la vie.
Sauf accident de la vie. Et en prenant évidemment en compte que 1 million dans 42 ans ça vaudra moins qu'un million aujourd'hui parce que il y a un truc c'est pas l'inflation qui va passer par là. Sauf que les actions c'est un des seuls instruments qui te couvre contre la hausse des prix parce que la hausse des prix c'est quoi ? C'est les entreprises qui augmentent leur prix.
Oui. Donc si elles augmentent leur prix, elles augmentent leur bénéfices et donc tu as un edge, une couverture intégrée avec le livret A, avec tout un tas d'instruments, tu n'as aucune couverture. Donc c'est paradoxalement le meilleur instrument pour se protéger. Donc celui l'instrument le plus volatile et peut-être finalement le plus sûr parce que avec un livret A, tu as une probabilité de 100 % de perdre du pouvoir d'achat. Avec la bourse, tu as une probabilité 100 de 100 % sur le long terme de temps richesse.
Quel pourcentage de crypto tu mettrais dans un portefeuille ? Ça dépend de toi Patrick, je pense ça dépend de ta capacité à prendre du risque. Si tu n'aimes pas la crypto, je te conseille de mettre zéro. C'est c'est il y a il y a des gens qui sont anticrypto et il y a aucun problème. Warren Buffett. Warren Buffett n'aime pas la crypto parce qu'il comprend pas l'objet.
Oui, je pense que il se porte très bien a priori, il peut acheter ses Big Mac et boire son Coca, pas de problème.
C'est Oui, parce qu'il a en plus il a pas des goûts de luxe.
Non, il a pas des goûts de luxe. Euh, je pense qu'il y a quand même un peu d'image dans tout ça, mais c'est vrai que lui, il a des principes d'investissement et il s'y tient et il a été je dire sa performance depuis le début de l'année est exceptionnelle parce qu'il a quand même vendu toutes les boîtes tech avant le avant le crack. Mais bon, bref, si tu n'as pas la crypto, tu n'en achètes pas. Maintenant, si tu as envie de t'y exposer, je pense que c'est intéressant si la classe d'actif t'intéresse. Là, euh moi ce que je ferais à la place des gens, c'est je ferais entre 1 et 5 %. Et la crypto, c'est très vaste. Tu vois, aujourd'hui, il y a plus de 20 000 cryptos. Il y a des projets qui te servent absolument à rien. Il y a des projets avec tous les noms de chiens, de chat et de ce que tu veux.
Oui. Bah, il y en a une qui est connue.
Ouais. Après, il y en a une principale.
Principale. Et puis il y a les autres, je vois.
Exactement. Il y a le roi et il y a tous les gens qui aimeraient bien être à la place du roi. Il y a le Bitcoin et tous les autres. Et donc je pense que c'est assez simple. Le Bitcoin, c'est vraiment l'instrument qui a démontré son utilité. Il faut quand même se remettre oui dans le dans le enfin c'est assez lunaire en réalité. En 2025 Black Rock achète du Bitcoin, des entreprises achètent du Bitcoin, des États achètent du Bitcoin. Tesla achète du Bitcoin, Tesla achète du Bitcoin. Même le Bitcoin qui a été décrit comme une arnaque par tous les gouverneurs des banques centrales, par tous les spécialistes, par tout par qui tu veux. Tu vois, tu as même un site qui référence toutes les fois où le Bitcoin a été déclaré comme mort par les grands médias financiers. Donc il y a des centaines d'inscriptions. Bon ben voilà, il est encore là. Aujourd'hui, je crois que au moment du tournage, il est quasiment à 100 000 € par Bitcoin. C'est complètement lunaire en fait. Et contrairement, enfin, on dit souvent que c'est l'or digital, contrairement à l'or, on sait combien il y a de Bitcoin. L'or, en réalité, on ne connaît pas la quantité de d'or exacte sur terre. On pense à peu près la connaître.
Oui. Ce qui ce qui devrait euh représenter à peu près si on remplissait tout, j'ai bien entendu que ça ferait une piscine olympique, pas plus.
Ouais, c'est c'est la totalité de l'or de la planète. C'est pas grand-chose.
Non, c'est très lourd par contre. C'est très lourd et ça vaut cher. Et l'or a explosé ces dernières années. Mais l'or, encore une fois, tu vois, les gens qui vont regarder le cours de l'or, ils vont se dire « Mais c'est génial, faut que j'investisse dedans. » L'or sur le long terme, c'est un mauvais investissement. C'était un bon investissement là ces dernières années, mais c'était un ça c'est du trading en fait sur le long terme. C'est un mauvais investissement parce que c'est un investissement qui ne produit rien. C'est un actif de diversification. Et à choisir entre l'or et le Bitcoin, bah l'or, il faut le stocker. C'est il y a beaucoup de frais à l'achat et à la revente. Euh je préfère tous les jours le Bitcoin et je pense que l'air du temps
Oui. fait que oui, il faudra un actif digital plutôt qu'un actif physique. Donc le Bitcoin entre 1 et 5 % si ça t'intéresse et après si tu as envie d'y aller à fond, achète plus. Et je pense que tu vois, on me demande souvent est-ce que tu achètes encore à ce prix-là ? Et j'ai publié mes euh je fais un DCA toutes les semaines, j'investis 100 € euh sur Fin euh depuis la création de notre produit et donc c'était euh juillet août 2023 parce que j'étais sur la j'étais le premier client de de la solution. Euh je suis client d'ailleurs de toutes les solutions. C'est un peu la différence entre un banquier et moi, c'est que moi, j'achète ce que je prêche, enfin ce que c'est je fais ce que je dis, je dis ce que je fais, enfin c'est c'est pareil, tu vois. C'est fait. Et évidemment que il y a eu des moments où le Bitcoin a beaucoup baissé comme jusqu'à travers récemment en réalité, il y a des moments où ça a beaucoup augmenté. Maintenant sur le long terme, j'ai rien fait. J'ai juste appuyé sur un bouton il y a 3 ans et maintenant enfin il y a 2 ans et maintenant le truc tourne tout seul, ça continue. Et donc évidemment aujourd'hui je suis en plus-value mais ça c'est pas parce que je suis trader, c'est parce que je crois fondamentalement dans la classe d'actif et je pense que oui, ça peut valoir de coup de s'y exposer et de prendre l'option de se dire bah peut-être que si le Bitcoin vaut autant que l'or, ça ferait 1 million d'euros par Bitcoin. Ça c'est un calcul qui est assez simple à faire. C'est la tu prends la capitalisation boursière de l'or et tu fais un ratio avec le le enfin tu fais un produit en croix avec celui actuel du Bitcoin et ça t'amène à un prix de d'un peu un peu moins 950 000.
Oui. Donc il y a encore de la marge.
Il y a encore de la marge. A priori il y a il y a un x 10 à aller chercher.
En combien d'années ? On sait pas.
On sait pas. Personne ne le sait. Encore une fois si quelqu'un te le dit c'est c'est un escroc. Mais ce qui est sûr, c'est que j'ai confiance dans cet actif et je trouve que c'est intéressant de s'y exposer. Donc entre 0 et je vais dire 10 % en fonction de ta capacité à encaisser du risque. Hm hm. Mais c'est l'actif alternatif ou exotique que je trouve le plus intéressant parce que c'est vraiment en train de de de révéler complètement son utilité et on le voit, tu vois, les banques centrales, c'est opaque. Il y a de l'inflation. L'inflation, c'est quand même un terme que tout le monde connaît maintenant alors que il y a 5 ans, c'était un terme de macroéconomiste en réalité. Et bien, c'est une monnaie déflationniste, enfin c'est un actif déflationniste le Bitcoin.
Oui. Puisque la circulation, enfin les actifs en circulation sont connus. Les euros, on appuie sur un bouton, on imprime des euros, tu vois, ou des dollars.
Ouais, tout à fait. Donc en imprimant des dollars ou des euros, on dévalue mécaniquement la monnaie, la monnaie et donc on crée de l'inflation. Alors que Bitcoin, c'est un nombre défini et on peut pas, il aura jamais plus de 21 millions, c'est codé et le code est disponible sur internet. Donc c'est c'est un exercice presque philosophique en fait le Bitcoin et il y a d'autres cryptos qui sont intéressantes mais c'est vrai que en tant qu'investisseur je pense que c'est intéressant de s'y exposer et on en a parlé avant on peut se poser la question de comment s'y exposer, est-ce qu'on investit via sa holding ? Ce qu'on investit en perso, sachant que tu as la flat taxe, mais tu as aussi fa de verser les dividendes, enfin tu as tu as plusieurs aspects qui rentrent en jeu. Tu peux le faire via les deux. La réalité, l'important, c'est surtout le stockage pour moi, c'est comment tu gardes tes Bitcoin ? Est-ce que tu les laisses sur une plateforme ? Est-ce que tu les gères toi-même ? Ça, je pense que c'est important de maîtriser la technologie de la blockchain si on veut investir. Donc laissez sur un exchange, pas de problème, mais achetez-vous quand…
Même un Ledger pour voir comment ça fonctionne à minima. Oui, histoire au moins de tester et de prendre effectivement un petit peu de recul et de pratique, parce que ça sera la première fois qu’en fait vous maîtriserez votre argent.
Demain, la banque t’appelle et te dit « Bon Patrick, le compte est bloqué, en fait tu peux rien faire à part si tu as de l’argent liquide. Et et la France, enfin l’Europe, veut passer même à l’euro numérique prochainement, je crois, dans un horizon de 5 ans, je crois. Là, ça veut dire qu’on pourrait bloquer littéralement ta solde en fait, ou t’empêcher tes dépenses. Enfin, oui, voilà. Là, c’est c’est qui seront pas juger normal. Voilà. Exactement. Donc, on est quand même proche de la dystopie pour le continent des droits de l’homme et cetera.
Ouais. Ouis. Mais c’est aussi pour ça, je pense que le Bitcoin génère autant de folie. Tu vois, souvent quand je recevais un, parce que ce serait vraiment cette fois-ci, si l’euro numérique arrive, on pourrait dire que le Bitcoin est une alternative directement. Et d’ailleurs, mais pour de bon et pour, mais d’ailleurs Trump l’a, Trump a beaucoup de défauts évidemment, mais il l’a bien compris puisque en réalité l’État américain ne va pas acheter de Bitcoin, il va garder les Bitcoin qu’il va saisir dans différentes affaires de drogues notamment et cetera.
Mais si le dollar, euh enfin l’autorité du dollar est remise en cause, bah ça sera probablement soit le yen ou le yuan. Oui, plutôt le yuan en réitération. Je pense oui, le Yuan ou le Bitcoin, oui, qui gagneront, et le Yan, il y a quand même peu de gens qui ont envie de mettre leur argent en Yuan aujourd’hui. D’autant plus que eux aussi veulent le le mettre en numérique. Exactement. Et donc tu te dis en fait c’est Chine, ouais, je suis pas sûr que tu sois en vie. Donc finalement, d’une part, garder enfin que l’État ait des Bitcoin, c’est une c’est un une protection, et d’autre part en plus les États-Unis encouragent énormément la création de société crypto maintenant parce qu’ils savent que c’est le futur. Le futur d’ailleurs ça sera les stable coin, tu vois ce dont tu parles. Pas les stable coin centralisés, mais enfin pas centralisés par l’état, la banque centrale. Oui. Mais donc c’est c’est je parle de boîtes américaines en tous les cas. Par des boîtes américaines. Ça c’est c’est toujours le cas. Mais donc c’est un, ne pas en avoir quelque part, c’est se priver d’un alpha comme on dit en finance, qui est potentiellement très important, mais ça doit rester à la marge et non pas au centre de l’allocation. C’est fascinant. C’est fascinant.
Alors 2025 là tu fais quoi là ? Si tu avais des conseils à donner à des entrepreneurs, on va prendre tiens trois trois typologies d’entrepreneur. Celui qui arrive quand même à mettre un petit peu d’argent de côté. On va prendre un qui va un petit peu mieux, puis on va prendre des entrepreneurs qui eux ont carrément des trésoreries plétoriques à 1, 2, 3, 4, 5 millions. Alors c’est pas c’est pas les mêmes typologies. C’est pas les mêmes typologies, mais je pense qu’il y a des choses à faire pour chaque déjà. Je pense que les, la, je ferai exactement la même chose qu’on soit en 2025, en 2035 ou en 2005, c’est pour moi c’est les les fondamentaux n’ont pas changé. La seule différence en réalité, c’est que la crypto a émergé. C’est quelque chose qui n’existait pas. Tout ce qu’on veut dire après existait par le passé. Oui. Et en fait c’est juste que le marché fait que ces classes d’actif sont intéressantes. Donc si tu débutes et que tu as, tu es prêt à prendre du risque, je pense que c’est intéressant de t’exposer à à la bourse, et c’est c’est je vais pas dire c’est contraire, c’est peut-être un peu exagéré, mais en tout cas moi j’aime bien cette idée de pousser à l’investissement boursier parce que tu achètes des parts de vraies entreprises, tu peux être actionnaire des meilleurs entrepreneurs de cette planète et tu ne fais rien, et d’ailleurs tu peux toucher des dividendes. D’ailleurs, les dividendes, c’est plutôt un piège en réalité, que les boîtes qui distribuent des dividendes, c’est souvent les boîtes qui n’ont pas trouvé de meilleur usage de leur free cashflow. Donc elle pourrait, donc elles ne le réinvestissent pas dans leur croissance. C’est plutôt les boîtes matures plutôt que les boîtes, tu vois, en pleine croissance. Il y a quelques boîtes tech, Apple, Apple distribue, mais Apple, Microsoft, le dividende est ridiculement bas. Le dividende est ridiculement bas. Et d’ailleurs, tu vois, Warren Buffet a distribué une fois des dividendes, et Warren Buffet dit encore aujourd’hui c’est la plus grande erreur de gestion qu’il ait faite de sa vie. Donc pourquoi ? Parce que lui il pense que la valeur qu’il apporte aux actionnaires c’est l’appréciation du cours, et ils lui ont très bien, enfin je pense qu’il l’a bien rendu. Enfin, il y a des, les gens qui ont investi très tôt dans Warren Buffet dans les années 60 sont milliardaires aujourd’hui. Ils n’ont littéralement rien fait. Ils ont été patients, ils ont laissé les professionnels travailler, et donc je trouve que c’est c’est même si on commence à générer un petit peu d’excédent de trésorerie, à voir comment on le fait, si on le fait dans la boîte, si on le fait en perso, mais je trouve ça intéressant hm de mettre son argent au travail dans la bourse.
Un autre sujet qu’on pourrait évoquer, c’est en fonction de la maturité de la société, on pourrait décider d’acheter son outil de, enfin immobilier, son outil d’exploitation, un local par exemple. Je sais que chez les kinés typiquement c’est c’est ils adorent faire ça et ils ont bien raison. Pourquoi s’en priver ? On a une activité qui est relativement stable, et là ça permet de d’accélérer quand même significativement la création de richesse, et en plus on est en circuit fermé quand on est chez soi. C’est c’est très agréable. On, on quand on jette de l’argent par les fenêtres, ça tombe dans son jardin. Ouais, exactement. Et donc et derrière ça fait des petits, donc allons-y. Les banques vont prêter. Mais je pense que c’est les deux sujets que je regarderais euh sachant que non, c’est les deux seuls sujets que je regarderais en réalité, c’est acheter l’outil professionnel et investir en bourse. Le reste, je pense que c’est pas super intéressant à ce stade.
Si on monte d’un cran, je pense que les il y a un sujet un peu de structuration à mettre en place pour ceux qui gagnent plus. Hm hm. Donc bon, là ça vaut le coup quand même de mettre une holding au-dessus de la société opérationnelle, de mettre en place un régime Murphy qui a été couvert en long, en large sur ta chaîne, et pourquoi pas, tu vois, faire un investissement immobilier si ça nous intéresse via une SCI. Ça peut être le moment de de de sauter le pas. Je pense que pour tout ce qu’on a évoqué avant, le contrat de Capi, c’est encore un peu juste. Donc euh on va on va laisser de côté. Mais un compte-titre pourrait être euh pourrait être mis en place, et le compte-titre, ça permettrait de commencer à travailler. Je rappelle que sur un compte-titre, on peut faire un crédit Lombard. Oui. Et enfin, le crédit Lombard, c’est pas magique. Enfin, demander à votre banquier s’il en fait, mais la réalité, c’est que les meilleurs crédits lombards, enfin les meilleurs taux, vous les obtiendrez chez des établissements en ligne. Et d’ailleurs, le taux, il est assez simple. C’est le taux, ça va être soit le ce qu’on appelle l’Euribor, le taux le plus court de la zone euro, soit ça va être le, on va dire 3 mois, taux interbancaire auquel la banque va ajouter une marge. Donc cette marge qui est très faible en règle générale, en plus qui est relativement faible parce que le risque est faible aussi. Exactement, parce qu’au pire du pire, la banque elle fait quoi ? Bah elle prend vos actifs, elle les vend et elle a gagné de l’argent. Ouais. D’ailleurs, il y a quand même un petit euh problème dans le Lombard, c’est que euh typiquement, nous on fait des lombards euh sans durée euh de sans durée, c’est assez intéressant, mais il faut avoir conscience qu’on paye des intérêts sur le capital qu’on amortit pas. Tout à fait. Donc c’est quand même plus cher qu’un crédit amortissable. Ouais. Mais encore une fois, on a accès à un crédit qu’on aurait peut-être jamais eu par ailleurs, donc ou qui aurait coûté beaucoup plus cher en ressortant l’argent. Exactement. Alors ça de toute façon ça c’est une certitude absolue. Ça c’est vraiment une certitude.
Mais donc en fait, on je dirais que l’entrepreneur qui est au niveau 2, il va amplifier ce que fait l’entrepreneur au niveau 1 euh parce qu’il a tout simplement plus d’outils à sa disposition, et je pense que même l’entrepreneur niveau 1 a plus intérêt à à accélérer son activité plutôt qu’à essayer d’optimiser, bien évidemment. Ouais. Enfin, j’ai croisé, tu vois, chez Finari, on a une activité de gestion privée. Nos clients, c’est très simple, hein. C’est des gens qui ont des activités extrêmement rentables, des gens qui ont vendu leur activité et des cadres dirigeants des grandes sociétés. Hm. Voilà, c’est ces trois profils. Donc, sur les entrepreneurs, tu vois bien que c’est venu après la gestion de l’argent. Par contre, généralement, c’est vrai que il faut mettre un coup de propre énorme parce que c’est un peu le chaos total. Et souvent ils ont délégué à leur banquier, enfin à leur banquiers, à plein d’experts théoriques. Mais en réalité le banquier il est pas entrepreneur, il vend les produits maison, il prend des commissions. Alors c’est la rémunération un peu différente, mais en gros il est rémunéré sur ce qu’il vend. Donc mieux vaut mieux vaut gérer soi-même, mais en tout cas encore une fois mieux voir une activité qui marche avant d’optimiser, tu vois, faire des économies de bout de chandelle. Et après le troisième palier, voilà, je pense que c’est un peu tout est possible. Le contrat de CAPI dont on parlait tout à l’heure, je pense que ça devient une évidence si on a envie de d’aller sur des actifs financiers. Si on a envie de faire de l’immobilier, bon alors là, on peut se faire un empire de SCI et compagnie. Ça peut être intéressant. D’ailleurs, on peut aussi déléguer cette partie-là. Le PRVTI, je trouve en tout cas c’est nous ce qu’on fait beaucoup en gestion privée, ça prend quand même tout son sens. Hm hm. Surtout, tu vois, typiquement le private equity, c’est assez intéressant. En ce moment, les ce qui marche beaucoup, c’est au sein du private equity, c’est ce qu’on appelle le secondaire. C’est des fonds qui ont besoin de vendre des participations parce que il faut qu’ils rendent l’argent à leurs investisseurs. Et vu que les participations elles-mêmes, enfin les sociétés ne peuvent pas être vendues, et ben ils vendent des paquets. Ils vendent des des tu vois des paquets à d’autres investisseurs, à d’autres fonds. Et ça, ça donne lieu à des décotes.
Et donc en ce moment, tu peux acheter des portefeuilles à -30 %, -40 %. Des portefeuilles qui vont bientôt arriver à maturité. Donc en fait, tu évites ce qu’on appelle la courbe en J dans le private equity. C’est-à-dire que tu vas d’abord beaucoup dépenser, beaucoup investir parce qu’il faut déployer de l’argent, et ensuite le sourire, c’est ensuite tu vas commencer à vendre tout ça. Et le secondaire, lui il arrive tout en bas, enfin il arrive au moment où la courbe remonte en réalité, et donc il évite toute la zone de la mort qui est quand même très dure psychologiquement parce que c’est-à-dire que tous les ans ton investissement baisse en valeur. C’est catastrophique. C’est un peu c’est un peu un peu pénible, mais ça fait partie du jeu d’ailleurs. Enfin vraiment si vous regardez une allocation de Bernard Arnault typiquement, je pense que son patrimoine, ça a 30 % de private equity, mais c’est logique, et le ça doit être beaucoup de financier, du private equity, un tout petit peu d’immobilier, pourquoi ? Parce qu’au bout d’un moment tu peux pas acheter 150 immeubles, tu vois, tu peux, mais c’est une gestion faramineuse, et en fait tu vois même les gros immeubles à Lyon, à Paris, ça va coûter combien ? Ça va coûter 200 millions d’euros, hm, mais c’est une opération incroyablement complexe. Aujourd’hui, tu veux acheter 200 millions d’euros d’actions Tesla, tu appuies sur un bouton, c’est fait. Oui. En une seconde. En une seconde. Et tu veux ressortir aussi, c’est fait. Tu n’as rien à faire. Donc si c’est juste un problème logistique de parquer de l’argent dans du financier, c’est extrêmement simple. Parquer de l’argent dans l’immobilier au bout d’un moment, c’est pas extensible à l’infini. Et tu vas pas avoir, alors tu peux avoir 10 résidences secondaires, mais tu peux pas être dans 10 endroits à la fois. Donc ça n’a aucun intérêt, et en réalité du coup c’est vraiment le financier, enfin la partie bourse et le private equity qui sont les grosses parties. Mais donc faut regarder la classe d’actif du moment, là en ce moment c’est le secondaire qui est vraiment super intéressant. Historiquement c’était plutôt le LBO, mais je trouve que le private equity peut vraiment être un outil qu’il faut regarder. Je le disais tout à l’heure, c’est à partir de 100 000 € euh minimum, ce qu’il faut être investisseur qualifié. Il y a un risque quand même très important. Donc l’AMF regarde très précisément qui fait quoi parce que on est vraiment bloqué dans les fonds. Et d’ailleurs, enfin le le la magie du private equity, après je passerai au dernier instrument, que si tu fais plusieurs vintages, tu commences, tu as versé, tu as eu des capital calls, donc tu as versé pas mal, mais tu commences à rentrer dans la phase où tu as des distributions. Et donc ça c’est ce que, les grosses fortunes, et c’est ça le le hack en réalité des grosses fortunes, c’est que les distributions des premiers investissements payent les appels de capitaux des derniers. Et vu que le tri de ces trucs-là, c’est du 22 %, oui. Et ben en fait, tu es dans un dans une accélération de la création de richesse qui est complètement délirante. Et c’est enfin je veux dire c’est si tu fais ça depuis 30 ans, et c’est ce que font tous les endowment des grandes universités, les grands les grands family office, et bien effectivement tu te retrouves avec énormément de patrimoine, et donc mieux vaut lancer la machine tôt, mieux vaut faire des vintages réguliers, ce qui nécessite quand même de pouvoir mettre, d’ailleurs tu ne mets pas 100 000 €, tu t’engages sur 100 000 €, mais en réalité tu décaisses, on va dire 20 000 € maintenant et ensuite 20 000 € sur les quatre années qui vont suivre, donc même pour ta gestion de trésorerie c’est assez simple, tu as même pas besoin d’avoir 100 000 € de côté, tu as juste besoin de pouvoir avoir 20 000 € de trésorerie. Mais bon, je conserve, enfin faut pas que ça soit le cœur du patrimoine, faut quand même que ça soit la bourse, l’immobilier, puis ça. Et la dernière chose que tu peux que tu peux faire qui est peut-être la plus intéressante dans tout ça, c’est que tu peux faire ton propre LBO ou ton propre MBO, ton propre OBO, euh enfin, il y a plein de d’acronymes très marrants, mais je trouve que typiquement le l’OBO, c’est assez fou comme opération. Owner buyout pour ceux qui, owner buyout pour ceux qui qui sont pas branchés à ça. L’idée est complètement délirante en fait, c’est qu’on va tout simplement créer une société qui va racheter, qu’on va endetter, enfin à qui on va prêter de l’argent. Elle va racheter notre société, hm, et ensuite on se retrouve toujours propriétaire. On se retrouve toujours propriétaire. Euh c’est juste qu’on a sorti du cash entre-temps. C’est ça. Et vu que notre société est rentable, alors faut quand même avoir une société rentable, sinon ça marche pas évidemment. Non, si la banque dit oui oui, super, mais on vous prête pas, bah la les le le profit va rembourser la dette. Et donc ça c’est vrai que ça permet à pas mal de de d’entrepreneurs bah de se faire leur propre exit. Tout à fait, et de se faire surtout leur exit à leur propre terme. Et aujourd’hui c’est vrai que les banques financent ce genre de projet. Alors, c’est pas des opérations qui se font facilement. Mais on dit souvent que la France, un peu le paradis des LBO parce que c’est une niche énorme en réalité. Tu vois, dans toutes les niches, il y a un chien, mais dans celui-là, dans celle-là a priori, il y a pas il y a personne. C’est c’est la fête. Et donc se faire son propre LBO, bah c’est une façon aussi de matérialiser euh 5, 10, 20 ans de travail euh tout en restant aux commandes et actionnaire. Donc c’est c’est assez magique. Clairement, ça s’organise, ça prend beaucoup de temps et ça peut aussi déboucher sur rien parce que voilà, les banques sont quand même très regardantes sur ces opérations. Oui. Puis évidemment.
Bon Monir, c’était fascinant. Je pense qu’on vient de faire la vidéo au sein de Dox, la plus longue de l’histoire. Mais moi, j’aurais aimé qu’on reste encore plusieurs heures ensemble. Comment est-ce qu’on arrive à te retrouver sur ta chaîne Finari ? Tu as écrit un livre également que tu m’as dédicacé euh qui est euh que j’ai lu. Franchement, c’est extraordinaire. Enfin, je là, j’invite toutes les personnes effectivement qui vont nous suivre à acheter ton bouquin. On mettra les références euh dans dans la vidéo. Il y a est-ce qu’il y a d’autres endroits ? Devenir client peut-être Finari ? Devenir client Finari, je pense qu’il y a voilà, tu l’as dit, le média, enfin, allez sur YouTube, regardez les vidéos si ça vous plaît. Le livre, je l’ai imaginé comme un complément. Euh la vidéo, bon bah c’est 20 minutes, je couvre, on va dire 80 % du sujet. On est dans un partout. Dans le livre, je vais peut-être aller ajouter 20 %. Hm. Et encore maintenant que je l’ai écrit, je me dis « Ah, j’aurais pu en faire beaucoup plus. » D’ailleurs, le livre est plutôt accès personne physique, et je réfléchis à faire un livre vraiment accès personne morale parce que je pense que c’est là où je ferai la préface. Voilà. Exactement. Et on fera on fera un partenariat sur ça avec grand plaisir. Évidemment. On s’inscrit sur Finari, je pense Finari, notre postulat de base, c’est dire « Tu peux pas améliorer ce que tu ne suis pas, et donc Finari c’est avant tout une app qui permet de centraliser son patrimoine de façon automatique, et ensuite qui permet aussi d’investir en crypto, en assurance vie. On a une gestion privée qui permet de bah d’investir à dans d’autres produits, le private equity, l’assurance vie luxembourgeoise, et si tu veux l’ADN c’était que j’ai créé Finari parce que j’étais frustré par les banquiers, les les conseillers que je je croisais, et donc j’ai été évidemment le premier client de Finari, aussi le premier client de gestion privée. Donc c’est vraiment quelque part mon ADN qui se retrouve là-dedans, et voilà. Après vous pouvez me retrouver sur les réseaux, sur Twitter, sur Insta, si vous voulez m’écrire avec grand plaisir. Je réponds à franchement quasiment tout le monde, et je continuerai de faire des vidéos et peut-être qu’on fasse un épisode 2, un épisode 3. OK, ça sera avec plaisir. Merci. Merci Patrick. [Musique]