Transcription
Bonjour et bienvenue sur la chaîne Alternative bien-être. Aujourd'hui, je suis à Marseille. Je suis à Marseille pour rencontrer le docteur Louis Fouchet que vous connaissez. Il a fait beaucoup parler de lui ces dernières années au moment de la crise du Covid et nous allons avec lui aborder, et bien, des sujets de santé contemporains. Je vous invite également à cliquer sur le bouton "Rejoindre" qui se trouve sous cette vidéo pour accéder à des contenus exclusifs, c'est-à-dire des vidéos que nous avons réalisées avec des médecins, des chercheurs, des scientifiques indépendants qui abordent des sujets que vous ne trouverez pas ailleurs.
Bonjour docteur Foucher, merci d'accepter notre invitation aujourd'hui à Marseille. Bonjour, vous êtes médecin anesthésiste réanimateur. Euh, vous étiez un médecin sans histoire jusqu'en 2020-2021, jusqu'à ce qu'un un petit événement comme ça, qui paraissait tout à fait anodin, débarque dans nos dans nos vies à tous. Et là, vous avez été propulsé sur le devant de la scène, tout simplement en levant le doigt et en disant, euh, mais attendez, il y a quelque chose qui cloche dans notre système de santé face à un événement pareil.
Alors, je pense que la plupart de de nos spectateurs aujourd'hui ont suivi toute votre entrée en dissidence, donc la fondation de Réinfo Covid, la publication de vos différents livres chez Thierry Daniel et et Exuvi. Et aujourd'hui, on se rencontre, bah, pour parler. Tout à l'heure, caméra, vous me disiez d'un symptôme du durcissement, du durcissement ou du raidissement des positions gouvernementales de santé en France, puisque le ministère de la santé a décidé de lancer une stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Ça, c'est presque une formule qui pourrait viser Réinfo Covid, d'ailleurs. Euh, comment vous recevez cette cette nouvelle frappe ?
Ça me paraît faire partie d'un mouvement plus large, mais juste avant de vous répondre, je vais replacer le contexte aussi. Donc, effectivement, je suis médecin, anesthésiste réanimateur, et j'exerce plus pour le moment. Ouais. Euh, et je suis aussi spécialisé en éthique et en anthropologie de la santé. En gros, le rapport de l'humain à la question de la santé, l'organisation des systèmes de santé, et j'ai eu plusieurs casquettes d'organisation à l'intérieur des hôpitaux où j'ai travaillé. Notamment, j'étais responsable de la qualité de la sécurité des soins. Donc, en gros, en charge de tout ce qui était événement indésirable, survenu de choses inattendues et de coordination de la qualité. Ouais. Euh, et donc de faire appliquer les directives de la Haute Autorité de Santé ou des ARS ou des choses comme ça. Donc, j'étais partie prenante moi dans ce dans ce système-là. Et j'étais en charge aussi de la commission de lutte contre la douleur. J'étais président du comité de lutte contre la douleur de mon hôpital. Et le fait de participer à ces organisations collectives, euh, transversales, m'a permis de comprendre certains éléments de, on va dire, de l'organisation technocratique de l'hôpital et de la santé. Euh, à quel point petit à petit les soignants et les patients ont été un peu mis de côté en disant, voilà, vous êtes gentil, vous êtes des usagers d'un système de santé, et vous faites partie d'une machine beaucoup plus large qui nécessite d'être bien rodée, bien huilée pour que surtout il y ait pas de bug. Euh, et qu'on essaie de faire un peu comme au Japon, les Aibatsu, vous savez, ces entreprises à zéro défaut, à flux tendu.
Et j'avais été surpris et et choqué, euh, quand je travaillais à l'Institut de lutte contre le cancer de de Marseille, au Centre de lutte contre le cancer de Marseille, euh, que, euh, en commission plénière d'établissement, devant tous les médecins, on nous présente le projet d'établissement, et ce n'est pas le directeur général qui est venu nous présenter, ce n'est pas le président de CME, le chef des médecins. Non, c'est une entreprise de conseil aux entreprises qui s'appelle Cap Gemini. Et Cap Gemini est venu comme ça, devant tout le monde, présenter des diagrammes sur un super PowerPoint qui devait être le même pour tous les hôpitaux du coup, en disant : "Le cancer augmente de manière tendancielle chaque année de 7 %. Si vous voulez prendre des parts de marché sur le cancer, vous devez faire plus que +7 % de croissance, sinon vous ne faites que suivre la croissance tendancielle. Et donc, on va décliner cette croissance que vous devez faire, ces objectifs de croissance par spécialité et par service. Vous chirurgien pancréatique du pancréas, du cancer du pancréas, vous devez faire plus 13 % de croissance cette année. Vous réanimateur hématologique, vous devez faire plus 17 % de croissance cette année. Vous chirurgien hépatique, vous devez, ou oncologue en charge des chimiothérapies pour les cancers du foie, vous devez faire plus 6 %." Quand il parle de croissance, il parle de croissance financière. Ouais. De croissance d'activité. Et chacun des médecins s'est mis à recevoir tous les mois un email, en fin du mois, avec l'ensemble des noms de tous les praticiens classés par service et par spécialité, avec un résultat par rapport à la croissance attendue, signalé en orange, rouge ou vert. Euh, nous disant où est-ce qu'on en était de notre objectif. Et j'ai vu petit à petit se tordre la pratique médicale et recevoir des patients en réanimation, vers novembre, novembre ou décembre, avec des cancers dépassés, des cancers multimétastatiques sans aucun recours chirurgical d'habitude. Oui, parce que il y avait rien à y gagner en terme de pronostic, hein. Je veux dire, au niveau médical, ça n'avait aucun sens. Et pourtant, je recevais des gens qui avaient eu la chirurgie, la chimio et cetera, et qui faisaient les complications de réanimation, et que je réanimais en réanimation. Ouais. Alors même qu'ils avaient un pronostic dépassé. Ouais. Et où on aurait dû les accompagner plutôt vers des soins palliatifs, vers des soins de confort, l'arrêt de thérapeutique lourde pour améliorer la qualité de vie, et pas espérer gagner de la survie. Maintenant, l'enjeu était que chacun fasse ce qu'il savait faire, et en fasse plus, parce qu'il fallait prendre des parts de marché sur le cancer. Et à la fin, arriver à une prise en charge où on réfléchit même plus à la finalité, au sens de ce qu'on est en train de faire. On accomplit ce qu'on sait faire de la réanimation, de la chirurgie cardiaque, parce qu'il faut faire du chiffre. Hm hm.
Et j'ai eu confirmation de cette transformation de notre système de santé progressive, en progressive, en un secteur économique rentable, euh, en assistant à une conférence de Claude Le Pen, un économiste de la santé, euh, qui travaillait aussi pour la Haute Autorité de Santé, et qui donne une conférence au Collège de France en 2004, si je me souviens bien, euh, 2014. Et qui dit ces mots-là : "Nous sommes là", sous-entendu, économistes de la santé, qualiticien, et gens de la Haute Autorité de Santé. "Nous sommes là pour liquider le modèle artisanal de la santé." Il dit ces mots-là : "liquider le modèle artisanal de la santé." Sous-entendu, mettre en place un système évalué, rationalisé, comptable et rentable de production et de consommation de biens et services de soins. Hm. Et donc, vous comprenez derrière ce que je suis en train de dire, que l'ensemble des apparats chics du système était là pour mettre en place une industrie, ouais, de la santé. Et une industrie, ça veut dire que vous faites toujours le même produit. Vous n'êtes pas en train de faire, euh, euh, un truc sur mesure comme ça, un truc sur mesure comme ça, comme un bon artisan. Vous faites un produit rationalisé, standardisé, toujours le même, à moindre coût, avec vraiment les, les, les marges que vous pouvez faire pour essayer que ce soit bénéficiaire. Ça, c'est le contexte dans lequel on se place, qui pour moi a réformé ma vision de la santé. En tant que praticien de santé, j'étais là pour essayer de rendre service à chaque patient individuellement, de faire le mieux pour lui, en l'accompagnant sur un chemin de guérison ou pas, mais d'essayer de faire le mieux de ce que je savais faire, et en coopération avec les autres. Et tout à coup, on m'expliquait que non, non, vous êtes un rouage dans un système qui vous dépasse, et ce système non seulement produit du soin, mais il produit de la connaissance médicale. Cette connaissance médicale et scientifique est sanctionnée par la publication scientifique dans des revues à comité de lecture, dans le monde de l'édition scientifique, le monde de la recherche scientifique. On met le mot "scientifique", mais la médecine, c'est tout sauf une science. La recherche médicale, c'est tout sauf de la science. La science dure, c'est de la physique, c'est des maths, c'est des choses comme ça. Ça, c'est costaud. Il y a des lois qui se tiennent, il y a des prémisses qui sont réfléchies. La médecine, la taste les trois quarts du temps, quoi. Et les études scientifiques sont à un niveau de de tricherie, de fraude qui est proprement hallucinant. Dès que vous mettez le nez dedans, vous vous rendez compte que la fraude commence par le thésard qui veut faire sa thèse et qui va arranger un peu la réalité des chiffres qu'il récolte pour les mettre dans le tableau Excel, parce que bon, ça colle pas avec le résultat qu'il avait envie de dire. H, ça commence avec ce thésard qui va tordre la question même qu'il pose au niveau scientifique, parce que bon, il trouve pas vraiment la réponse par rapport aux données qu'il a trouvé. Donc il va changer la question, h, pour que ça soit conforme, et à la fin, faire le papier qui va bien pour avoir sa thèse. Et que son but, ce n'est pas tellement d'affranchir la science, de mieux soigner les gens, de découvrir de nouveaux horizons. Non, son but, c'est d'avoir sa thèse. Mais le but de celui qui est au-dessus de lui et qui l'encadre, ce n'est pas non plus d'améliorer la science, de, c'est de produire des papiers pour faire son épreuve de titre pour devenir MCU-PH ou pour devenir PU-PH, praticien universitaire. Ouais. Professeur des universités, praticien hospitalier, ou s'il est déjà PU-PH, pour avoir la plus grosse épreuve de titre et avoir un impact factor qui est beaucoup plus important que les autres, et être reconnu dans les sites internet qui publient les plus grands chercheurs au monde. Peut-être même vous avez reçu des gens sur votre antenne qui vous ont dit : "Moi, je suis le plus grand chercheur au monde." Mais mais c'est, c'est vous imaginez que c'est un but étrange pour un chercheur. On s'en, on s'en fiche en fait d'être le plus grand du monde. C'est, c'est une logique qui n'a pas [rires] d'intérêt. L'enjeu, c'est qu'il y en a plein et qu'on se parle plutôt. Euh, et donc vous voyez que l'outil même à produire du savoir ne sert pas l'objectif de produire du savoir. Il sert l'objectif de promouvoir une carrière. Mais au-delà de ça, il sert l'objectif de vendre des produits de santé. H, si vous démontrez par une étude que le produit A est meilleur que le produit B, bah, vous allez vendre du produit A. Il va avoir une autorisation de mise sur le marché, il va être, bah, vous avez vite l'idée que celui qui fabrique le produit A va petit à petit fabriquer l'étude, ouais, ou le design de l'étude qui montre que le produit A est meilleur que le produit B. H. Et puis une fois que l'étude est produite, on va faire des conférences de consensus, on va réunir les gens, on va regarder la littérature scientifique qui est produite. On va lire les articles, on va essayer de démêler le vrai du faux et cetera. Puis on va produire des recommandations. Et ces recommandations vont s'appeler "conférence de consensus" ou "référence médicale opposable" ou euh "guide de bonnes pratiques cliniques". Et vont être portés par la Haute Autorité de Santé, les ARS, certaines de leurs commissions, ou en tout cas tout l'arsenal administratif technocratique institutionnel qui va dire : "C'est comme ça qu'il faut soigner le cancer, la maladie de Crohn, la maladie de machin." Et produire à la fin des choses opposables. C'est-à-dire qu'elles ont valeur légale dans un tribunal. H, si jamais moi, en tant que praticien, je faisais différemment de ces références, je pourrais être poursuivi s'il y a une erreur, et j'aurais tort, même si j'ai raison. Vous comprenez ce que je veux dire ? Bien sûr. OK. Ça, et c'est pareil, ces conférences de consensus qui participent, bah, les mêmes qu'on produit du savoir pour leur gloire personnelle ou pour qu'un médicament soit mis sur le marché. Et je trouve que ces conférences, très souvent, sont elles-mêmes financées par ceux qui mettent les médicaments sur le marché. Hm hm. Mais ensuite, la publicité qui est faite sous la forme d'une publicité indirecte, c'est la formation des médecins et des scientifiques. La formation universitaire et post-universitaire, et elle-même financée par les mêmes personnes qui ont produit le produit A, qui ont participé à définir le design de l'étude A, qui ont payé le médecin professeur qui a fait l'étude A, qui ont ensuite financé la conférence de consensus, qui a produit les références médicales opposables, cherchant à définir le référentiel de la vérité officielle en médecine, pour dire : "Il faut donner le produit A dans telle indication." Ça, c'est la vérité médicale. C'est l'information médicale.
La désinformation médicale, j'arrive à votre question. H, ça va être tout ce qui va contredire ce processus. Ouais. Depuis la pratique du praticien auprès de son patient qui dit : "Moi, je ne suis pas sûr de faire ça, je vais faire un peu différemment. J'ai lu ailleurs d'autres choses." Jusqu'à celui qui fait une étude, celui qui fait la conférence de consensus, ou celui qui parle publiquement. Et donc, il y a petit à petit, il y a se poser la question : est-ce que un projet de loi ou euh, un grand projet qui est fait par l'État aujourd'hui, c'est réellement le bien commun, ou est-ce que la puissance d'État a été subvertie par autre chose ? Moi, c'est cette réponse-là qui me semble la plus pertinente aujourd'hui, c'est de penser que n'importe quelle loi qui est passée est en fait l'opportunité de créer une bulle spéculative ou un marché. Si vous faites une loi sur la mort, vous créez un marché de la mort. Sur la loi sur l'euthanasie, le suicide assisté, quoi qu'on en pense. Si vous faites une loi sur la vaccination obligatoire pendant le Covid, vous créez un marché du vaccin. H. Si vous faites une loi sur la vaccination obligatoire des soignants contre la grippe cette année, pour un vaccin qui a moins de 30 % d'efficacité, euh, et qui est revu d'effets secondaires, et qui ne prévient pas la transmission, donc ça ne protège même pas les patients. Voilà, en bref, euh, vous créez un marché rentable, et de la grippe. Et puis vous actionnez une manette d'obsolescence programmée, où tous les ans, on va revoir un compte d'exploitation sur la grippe. Si vous, petit à petit, vous rendez incontournable la vaccination au garde d'asile des collégiens et étudiants, et que chaque année le président de la République s'exprime publiquement sur le sujet, les téléspectateurs s'expriment publiquement sur le sujet, et puis la HAS recommande ce vaccin formidable qui prévient le cancer de l'utérus. Pareil, vous avez créé un marché rentable et éternel de la vaccination pour le garde d'asile, et la machine de propagande qui va autour. Exactement.
Mais qu'est-ce que je vous ai dit au début de mon propos ? Que l'ensemble de la santé avait été subverti pour devenir un marché rentable et une industrie. Il y a aucune raison que tous les encadrements autour n'aient pas été eux aussi subvertis par cette même industrie. H. Et là, ce n'est pas le docteur Foucher qui vous le dit. C'est l'ensemble des publications scientifiques, pour le coup, sur la corruption en santé et la corruption dans le secteur médical, qui a fait l'objet de rapports entiers, euh, au sein de la Commission européenne, au sein de l'Union européenne, par des différents organisations non gouvernementales en charge de lutter contre la corruption, qui ont toujours systématiquement établi que le secteur de la santé était celui qui était le plus l'objet de la corruption systémique. Donc, aujourd'hui, le secteur de santé est pourri jusqu'à l'os. Et le fait de qu'il y ait un verrouillage d'une information contradictoire à un niveau étatique nous dit que l'État est corrompu. Parce que le principe même de la science et de la médecine, c'est le dissensus. H, c'est justement qu'il y ait des voies contradictoires. C'est d'aller chercher l'outlier qui nous dit différemment de ce qui a été dit jusqu'ici. Si jamais vous posez en principe la non contradiction, vous êtes à l'inverse de la science. Donc, quand l'État dit : "Nous allons lutter contre la désinformation en santé", c'est-à-dire qu'il pose un principe de non contradiction. Nous ne pouvons pas contredire ce qui a été dit par le pouvoir. Bon, bah, ça y est, ce n'est plus de la science, c'est du scientisme, c'est une religion, ce sont des dogmes qui se posent. Euh, et ces dogmes servent toujours des intérêts de pouvoir et d'argent. Bon, ben voilà, c'est un élément de plus. Pendant le Covid, on a déjà goûté à ça, puisque tous les gens qui parlaient de manière alternative sur le Covid ont vu leur réputation détruite, leur carrière détruite, et la censure s'abattre sur eux de manière massive. Les chaînes YouTube de Réinfo Covid ont été fermées X fois, le Conseil Scientifique Indépendant pareil. Euh, soit vous êtes invisibilisé, soit vous êtes censuré par les majors de la data. Ouais. Soit ensuite, c'est l'ensemble de l'arsenal médiatique qui est en charge de vous décrédibiliser, qui met en place des espèces de chiens de garde à l'entrée, euh, de l'opinion publique, qu'on appelle les fact-checkers, et qui sont là pour corriger et dire vrai ou faux, rouge, orange, vert, plutôt vrai, plutôt vrai, plutôt faux, et qui systématiquement sont en faveur de la doxa dominante et de celle des laboratoires pharmaceutiques. Vous allez adjoindre à ça ce qu'on appelle des data gatekeepers. C'est des gens qui sont à l'entrée des bases de données et qui vous intéressent de rentrer dans les bases de données. Qu'est-ce que ça ? Ça veut dire que quand vous publiez quelque chose de contradictoire, euh, ça ne sera pas retenu dans la base de données, voire même on va vous empêcher de le publier. C'est ce qui se passe aujourd'hui dans l'édition scientifique. Si jamais vous travaillez sur un sujet contradictoire, vous n'aurez pas la possibilité de publier parce que le comité de relecture vous dira : "On n'accepte pas votre article" ou alors il vous demandera de le modifier. Et aujourd'hui, tous les gens qui publient, par exemple, sur les effets secondaires des vaccins anti-Covid, doivent rajouter une petite phrase : "Les vaccins sont sûrs et efficaces. La balance des bénéfices et des risques a montré qu'ils étaient favorables." Hm. Et ensuite, vous avez le droit de dire : "Oui, mais il y a des effets secondaires, ça donne des myocardites, ça donne des troubles du des règles et de la fécondité. Ça donne des cancers, ça donne des maladies auto-immunes, ça donne des maladies neurodégénératives, ça donne des thromboses." OK, mais avant vous avez dit "c'est sûr et efficace". Les fact-checkers reprendront ça chaque fois que vous citerez leur article, l'article en disant : "Mais bon, il y a des effets secondaires quand même, ça va pas." Dire : "Non, attendez, ils ont mal compris, il y a quand même marqué en gros dans l'intro et dans la conclusion et dans le résumé que c'est sûr et efficace et que la balance des bénéfices et des risques est favorable." On va en...
Voilà, donc j'ai dressé un portrait un peu large. Le le portrait, le tableau, je trouve est admirablement résumé. On va revenir sur le sur le fond dans un instant. J'ai juste une question à vous poser sur la partie médiatique. Quand vous parlez du verrouillage de la parole et des blocages, des censures que je connais très bien, puisque moi ma première chaîne YouTube, la première chaîne YouTube Alternative Bien-être, sur laquelle vous passez aujourd'hui, a été censurée suite à une vidéo que j'ai fait qui est devenue virale, où en fait, je commençais à parler des premiers effets secondaires avérés des injections Covid, donc fermée du jour au lendemain. Néanmoins, j'ai l'impression que les choses bougent un petit peu à ce niveau-là. C'est-à-dire que je touche du bois, j'espère que c'est du vrai. L'entretien que nous avons, qui sera diffusé sur notre chaîne, je crois, ne sera pas censuré. Alors, peut-être que je me trompe, et dans ce cas-là, les gens ne le sauront jamais puisqu'ils ne verront plus notre échange. Mais il y a une forme, je dirais pas de relâchement, mais moi, je perçois ça un peu comme une prise de conscience, en tout cas à un certain niveau, dans le sens où certains médias ou certaines majors, al, Facebook, c'est très connu avec Mark Zuckerberg qui a retourné sa veste de façon spectaculaire, ont pris conscience qu'ils étaient allés trop loin, et surtout qu'ils avaient servi un système de propagande qui s'était objectivement moqué des gens. Est-ce que vous avez un petit peu cette impression là de changement quand même ?
Il y a eu plusieurs retournements de situation. Le rachat de Twitter par Elon Musk a changé la donne, même si Twitter France reste très invisibilisé pour les sujets contradictoires. Il a ouvert à une, quoi qu'on pense d'Elon Musk et cetera, mais ça a ouvert en tout cas une pluralité de discours tout à fait féconde en terme de science et de santé. Mark Zuckerberg, effectivement, a fait un discours quasiment historique, he, où il a dit : "Bah oui, nous avons suivi les directives du gouvernement Biden, nous avons censuré et cetera." Alphabet, euh, a fait une déclaration dans le même sens par sa, je crois, sa secrétaire générale, donc Alphabet et Google, hein, en disant qu'ils avaient censuré, euh, tous les contenus contradictoires sur les masques, les confinements, les vaccinations. Euh, tout ça, c'est américain, dans un contexte d'administration américaine qui s'est transformée, qui n'est peut-être pas durable, parce que les mandats américains présidentiels sont courts. Donc, OK, là, tout de suite, il y a quelque chose qui se passe. Effectivement, on est probablement un peu américain, qu'on le veuille ou non, hein. Euh, donc on ressent ça, euh, euh, directement. Mais dans l'Union européenne, en revanche, il y a une sorte de raidissement. Chaque discours d'Ursula Von der Leyen commence par la question de la désinformation et de la lutte contre la désinformation. Thierry Breton, qui n'a aucun mandat effectif et qui est l'ancien commissaire européen en charge justement de du Data Act et de l'IA Act, donc de ces lois qui concernent la question de la data, n'a cessé de dire qu'il fallait censurer, empêcher les contenus de désinformation et de mésinformation. La plupart des formations qui ont été accomplies autour de, à tous les administratifs sur le secteur, se sont transférés de la question inclusion, diversité et égalité, euh, vers la question de la mésinformation et de la désinformation. Donc, aujourd'hui, si vous demandez à n'importe quelle personne qui travaille à l'Union européenne ou dans une administration publique quelconque, ça fait partie des formations obligatoires qu'ils doivent accomplir, cette question de la lutte contre l'information et la désinformation. La mise en cause du secteur public télévisuel, euh, par France 2 ou je sais plus quoi, enfin, en tout cas Delphine Arnault, euh, par la commission parlementaire sénatoriale, enfin ou parlementaire, sur la question de de l'information publique, est en train de capoter parce que il soulève des lièvres de corruption interne qui sont trop importants. Et le, un des députés très courageux qui a, qui va au combat sur ce truc-là, en gros, est invisibilisé, petit à petit décrédibilisé, et on va surtout chercher à dire non. Donc, on est quand même dans une machine de propagande qui me semble très univoque pour le moment, avec, en plus, des lois qui ont été passées pour interdire la désinformation proprement dite, en l'étiquetant de dérives sectaires. Hm. Euh, à l'époque, s'appelait l'article 4 sur la loi sur les dérives sectaires, parlait justement de la désinformation en santé, en disant que si vous incitiez quelqu'un à arrêter un traitement ou à initier un traitement qui était insuffisamment éprouvé, vous étiez passible de lourdes sanctions, à la fois de prison et financière. Euh, le tout dans la loi sur la question des dérives sectaires. Donc, c'est intéressant parce que, on a toujours l'impression que les choses se jouent en miroir, comme de manière mimétique. C'est le, le système accuse la contradiction d'être dans une dérive sectaire, mais lui-même revit tous les caractères d'une dérive sectaire. Ouais. Petit à petit, un seul mantra univoque. Nous croyons, je crois en, c'est un vaccin, je crois, je sais pas quoi. [rires] Et il faut entonner le mantra avec les autres, et le crédo avec les autres, sous peine d'être excommunié. Ouais. Et on l'a vécu, puisque les soignants suspendus, par exemple, qui ont refusé l'injection obligatoire pour certains, sans revendiquer quoi que ce soit, juste en disant : "Je ne veux pas." Ouais. Euh, se sont vu dénier leur leur droit à un consentement libre et éclairé, à un refus, d'une manière ou d'une autre, et déchu de leurs droits sociaux. C'est intéressant. Ça veut vraiment dire qu'ils ont été mis au banc de la société temporairement, euh, parce que ils n'étaient pas d'accord avec la doxa dominante. Pour moi, il y a ce mouvement-là qui est en train d'arriver, qui est très violent, très brutal, très univoque, et qui va concerner le secteur de l'éducation, le secteur de la santé, le secteur de la géopolitique, le secteur de l'information. En général, si vous n'êtes pas d'accord avec la narration officielle, vous êtes dangereux. Ouais. Que vous disiez que peut-être l'Ukraine et la Russie, ce n'est pas si simple, que Israël et Gaza, ce n'est pas si simple, que la vaccination anti-Covid, ce n'est pas si simple, le vaccin, peu importe le sujet, vous allez être étiqueté "dérive sectaire", "complotiste". Donc, il y a ce mouvement-là. Et de l'autre côté, je vois un foisonnement d'initiatives différentes. C'est drôle, comme s'il y avait un raidissement, une crispation monolithique sur une vision totalitaire des choses, totalitaire au sens où elle va rentrer dans tous les champs de votre existence, et elle va être univoque, capitalisant tous les pouvoirs. Et de l'autre côté, des gens qui cherchent à faire autrement. Des médias alternatifs en santé, des médias alternatifs sur la géostratégie ou je sais pas quoi, des gens qui font des écoles alternatives, des gens qui soignent autrement, des gens qui font des monnaies alternatives. Tout ça est en train d'arriver en même temps. Ouais. Comme si, euh, cette crispation n'était pas durable, et que petit à petit, elle redonnait de la liberté à ceux qui faisaient partie du système. J'ai pris cette image à plusieurs reprises, en disant : "Au fond, les structures institutionnelles, à force de se raidir, finissent par éjecter ceux qui ne sont pas d'accord." H, mais ceux qui ne sont pas d'accord retrouvent leur liberté, comme si c'était la colonne d'un temple qui petit à petit s'effrite et et tombe en morceaux, et en petite poussière de sable, et que ces petits grains de sable, petit à petit, bah, peuvent donner autre chose et s'agglomérer différemment. Donc, je vois les deux mouvements en même temps. À la fois une grande liberté potentielle qui s'ouvre, et un grand danger potentiel si vous n'êtes pas d'accord.
Et vous, docteur Foucher, vous avez retrouvé votre liberté ?
Ouais, mais je crois que ça a questionné très fort, en tout cas, mes certitudes. Le Covid est venu me jeter à la figure. Tout ce dont je vous ai parlé, que j'avais pas voulu voir jusqu'ici, parce qu'il y a des bénéfices secondaires à faire partie du système et en être un apparatchik. Ouais. Quand vous êtes médecin, réanimateur, vous avez un métier qui est reconnu socialement, ça a du sens. Vous pouvez aller dans une soirée en ville en disant : "Je suis réanimateur, ça se pose là." Voilà. Vous vous pouvez justifier vos absences à la maison par le fait de beaucoup travailler, d'être de garde, de d'écrire des articles et cetera. Vous gagnez tout à fait bien votre vie. Euh, pourquoi cracher dans la soupe ? Quel intérêt ça a de cracher dans la soupe ?
Mais alors même que votre prise de conscience, si je vous ai bien suivi, remonte à 2014 ?
2014, pourquoi 2014 ? À la fameuse conférence. C'est le début, c'est petit à petit des choses qui s'accumulent pour faire prendre conscience qu'il y a un problème. Par contre, c'est vraiment le moment du Covid où là, je prends conscience du caractère systémique de ce problème et du fait que le système de santé lui-même est en en cours de transformation de manière très profonde, parce que les bases sur lesquelles il repose sont fausses. Mais c'est très douloureux. C'est, vous admettez que toute une partie de ce que vous avez appris par cœur pendant des années, auquel vous avez passé des concours, lequel vous avez été reconnu, est faux. Ouais. Et et il y a un deuil à faire, euh, qui est pénible, euh, et qui est incommunicable, parce que les gens avec qui vous travaillez, eux, veulent continuer à participer de ce même dogme. Et donc, vous n'allez pas pouvoir expliquer à d'autres collègues médecins que ça va pas. Ils ne voudront pas l'entendre, simplement. H, d'autant plus que les repères dans le le système de santé allopathique, occidental, institutionnel, sont assez clairs. Tout le monde est au clair sur le fait que les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas des bons samaritains. On le sait tous. Ouais. Et on pense que ça va, que l'équilibre des pouvoirs est respecté malgré tout, qu'il y a des contre-pouvoirs. Alors que quand vous êtes précipité dans le champ de la santé alternative, là, tout le monde vous brandit l'amour, le bien-être, et il y a autant de marlous, quoi [rires], de, de, il y a autant de faux, il y a autant de gens qui vous vendent du du mensonge et de et de falsificateurs. Et les repères deviennent beaucoup moins clairs. Ouais. Et là, vous pouvez devenir fou, c'est-à-dire bondir sur la première chose qu'on vous dit : "Ah, il faut bouffer tel truc, tel machin, tel complément et cetera. Les virus n'existent pas, le, je sais pas quoi." Je, je, tout ça peut être mis en discussion, hein, mais simplement les repères sont flous. H, et il a besoin de repères assez clairs sur justement, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux. Et vous comprenez bien que le système institutionnel lui-même, quand il est questionné et qu'il va chercher des réponses encore plus simplistes aux questions. Mais c'est parce que l'alternative justement, elle-même, n'est pas structurée comme le modèle dominant ou le modèle autorisé.
Mais ce que vous disiez sur vos collègues, anticipe ma question : comment vous vous expliquez le fait que précisément, il n'y ait pas davantage de médecins qui se soient à ce moment-là réveillés ? Enfin, c'est, c'est un peu la la pilule dans Matrix. J'ai l'impression que vous avez eu une prise de conscience. Alors, c'était une prise de conscience progressive. Mais pourquoi est-ce que c'est ? Je sais que vous avez fait des études de philosophie, ce qui vous a fait un peu vos humanités, ce qui n'est pas le cas de tout le monde dans le milieu médical. Est-ce que vous pensez que ça vous a servi pour cette prise de conscience, cette, ouais, cette réalisation au bout d'un moment de ce qui clochait d'un point de vue tout simplement humain dans le milieu médical ?
Il y a plusieurs éléments dans votre question. Un premier qui est autour de pourquoi les médecins n'ont pas réagi. Comme si il y avait une attente de la part du public que les médecins viennent contredire le discours dominant en santé. Et ce n'est jamais le cas. Ce n'est ni historiquement vrai, ni c'est jamais le cas. C'est jamais quelqu'un qui fait partie de l'institution qui vient semer le désordre dans cette institution, ou alors c'est un lanceur d'alerte ou un renégat. Et en tant que renégat, il doit être éradiqué. Si vous prenez l'exemple des mafias, le travail de tout le travail de Giovanni Falcone, qui est un juge antimafia avec Paolo Borsellino dans les années 80, 90 et 2000, c'est d'essayer de faire comprendre au public que la mafia est un système cohérent, organisé, structuré, qu'il n'y a pas du racket d'un côté, les là-bas, un peu de d'au là-bas. Non, tout ça marche ensemble et qu'il y a une coupole, il y a, il y a, ça s'appelle la coupole en Sicile, hein, pour la Cosa, ce n'est pas la même chose pour en Calabre pour la 'Ndrangheta ou pour les mafias napolitaines. Mais pour la Cosa, ça s'appelle la coupole. Et la coupole, c'est un certain nombre de personnes qui n'ont l'air de rien, qui vivent dans leur petites fermes au fin fond de la Sicile ancestrale, euh, en vivant chichement, mais qui décident de la vie et de la mort des gens, de quels sont les marchés à ouvrir, à fermer et cetera, et de manière concertée. Et une extraordinaire difficulté pour Giovanni Falcone, c'est de faire admettre à ses collègues que tout ça est cohérent, que dedans il y a, euh, la démocratie chrétienne, euh, politique, que il y a, euh, le maire de Palerme, que il y a, euh, les des scientifiques de l'université, que il y a et cetera, des gens très bien, euh, parce que les gens ne veulent pas l'entendre. Et donc, quand vous dites les médecins n'ont pas réagi, c'est pas vrai. Il y a, il y a plein de médecins qui ont réagi, mais il y a plein de gens qui n'ont pas voulu l'entendre. H, euh, professeur Christian Perronne, le professeur Raoult, Louis Foucher, Denis Agret, euh, le pharmacien Amin Maatouk. Il y a pas besoin de plus, quoi. Il n'y a pas besoin d'une majorité de gens qui d'un coup se soulèvent. Euh, il y a besoin que le public arrive à entendre qu'il y a des renégats. C'est, c'est pas audible, quoi. Donc ça, c'est un premier élément, c'est d'une part, il y a une résistance. Cette résistance ne veut pas être entendue. Ça veut dire que le public ne veut pas entendre que le système lui-même est malade. Euh, et ensuite, il y a les médecins qui ne bougent pas. Pourquoi ? Parce que le corps médical dans son ensemble, c'est pas dire : "On va faire autrement ?" D'une part, il y a beaucoup de gens qui sont passés entre les gouttes et qui n'ont pas forcément fait de bruit. Je me souviens d'une collègue sud-africaine, euh, noire sud-africaine, qui avait grandi en Afrique du Sud, qui est venue me voir au moment de la vaccination. Et je lui dis : "Bah, tu vas faire quoi toi pour les vaccins obligatoires ?" Elle me regarde, elle se retourne, elle ferme la porte de mon bureau à clé, elle me regarde dans les yeux, elle me dit : "Tu sais, moi, quand j'étais petite, l'armée rentrait dans la classe, on nous mettait tous à poil et on nous injectait des trucs de force. Ça n'arrivera plus. Jamais. Voilà." Elle m'a pas dit ni ce qu'elle a fait, ni comment elle a fait, ni quoi que ce soit. Elle n'a pas fait de bruit. Elle a toujours son poste. Elle travaille. Et je peux vous [rires] assurer que vu son regard et ce qu'elle m'a dit, j'ai compris que elle, c'était niet, elle se ferait pas avoir. Euh, il y a, et j'en connais plein des comme ça qui n'ont pas moufté, et ils sont très importants parce que ils ont fait des faux vaccins, ils ont continué à soigner des gens, ils ont continué.