Transcription
Bonsoir. Alors que vous fêtiez Noël ou pas, les fêtes de fin d'année, globalement, c'est quand même un moment agréable. On a du mal à s'imaginer quelque chose qui puisse mal se passer, on va dire. Pourtant, nos trois histoires du jour sont là pour prouver le contraire. Et en toute logique, on se retrouve en effet pour un conte de Noël. Là, je vais vous raconter trois témoignages redit qui se passent au moment des fêtes, avec des VO pour une meilleure immersion. Et ce qui nous attend, c'est un stalker bien déterminé à gâcher la fête, des petites filles traumatisées à vie, et une étrange visite la nuit de Noël. Et ce n'est pas le Père Noël.
Alors, cette première histoire nous vient de Chris Ratter Melon Ring, qu'on va appeler Craig jusqu'à la fin de la vidéo, et jusqu'à ce que mort s'ensuive. Alors, Craig, il donne pas trop d'infos sur l'endroit où il vit, mis à part que c'est aux États-Unis. Et chose rare, bah, Craig partage son témoignage seulement quelques jours après que ce soit arrivé. Donc, il se souvient bien de tous les détails. Vous savez, en général, quand les gens partagent des témoignages, ça peut être des mois, des années, des années plus tard. C'est pas le cas là. Et donc, pour lui, tout commence la veille de Noël 2020. Craig, à ce moment, est étudiant et il profite des vacances de Noël pour gagner un peu d'argent. Il compte là-dessus pour payer des cadeaux à sa famille, quoi. Et le job qu'il a trouvé est dans une boutique à l'intérieur d'un centre commercial qui est situé à une heure de route de chez ses parents.
Alors, ce soir-là, Craig est de fermeture. Et même si c'est le réveillon, bah, la boutique reste ouverte assez tard. Donc, le temps de fermer, de trouver à manger sur la route, bah, Craig sait qu'il n'arrivera pas chez sa famille avant minuit environ. Et en plus, son collègue est malade. Donc, Craig est seul avec le gérant pour tout faire. Et au moment de la fermeture, Craig se charge du nettoyage.
"Je ramasse tous les déchets et je les entasse dans l'arrière-boutique, puis au moment de partir, je prends toutes les poubelles d'un coup pour gagner du temps. La benne à ordures n'est pas très loin et c'est sur le chemin du parking où ma voiture est garée. Comme il est tard et que les magasins autour de nous sont déjà fermés, je m'attends pas à croiser quelqu'un ici."
Pourtant, Craig aperçoit un homme qui semble fouiller dans la benne à ordures. Craig est tellement surpris qu'il sursaute et il fait tomber les sacs poubelles qu'il avait dans les mains. Là, le bruit attire l'attention de l'homme qui se tourne vers Craig.
"Oh, salut ! J'ai perdu mon portefeuille dans les poubelles, tu peux m'aider à le retrouver, s'il te plaît ?"
Là, immédiatement, Craig ne sait pas trop pourquoi, mais il se sent pas à l'aise.
"Je recule lentement vers la boutique en lui parlant. Euh, non, désolé, je dois retourner à mon boulot."
L'homme me demande alors dans quel magasin je bosse et sans réfléchir, ben, je lui donne le nom de la bonne boutique. L'homme a l'air satisfait, il me lâche un truc du genre : "Oh, j'aime bien ce magasin. Tu n'as qu'à laisser tes poubelles ici, je les jetterai quand j'aurai fini de chercher."
Alors, Craig n'en demande pas plus, il retourne à l'intérieur. Et quand il raconte ce qui s'est passé à son patron, celui-ci se moque un peu, quoi. "Gros comat", mais il propose quand même à Craig de le raccompagner jusqu'à sa voiture. Et par politesse, Craig refuse, quoi. Et en ressortant de la boutique, il est soulagé de voir que l'homme n'est plus là. Le parking est alors quasiment vide et il ne reste plus que trois voitures au total.
"L'une des voitures est garée pas très loin de la mienne. J'arrive pas à voir à l'intérieur, mais elle est allumée, comme pour la réchauffer avant de gratter la glace sur le pare-brise. Par réflexe, je l'observe du coin de l'œil. Je mémorise le modèle, c'est une Honda Accord bleue."
Craig verrouille ses portières, il prévient ses parents qu'il part et il démarre. Et là, en roulant, il reste attentif pour essayer de repérer un fast-food encore ouvert. Et finalement, quelques minutes avant d'arriver, il aperçoit un Subway tout éclairé. Là, il se gare à côté de l'entrée et effectivement, un panneau LED affiche que c'est ouvert. Improbable, mais en rentrant à l'intérieur, le restaurant est totalement vide, à part un employé. Bref, la seule personne apparemment qui est encore sur place, quoi.
"L'employé s'excuse, il me dit : 'Désolé, on vient de fermer, je pensais avoir fermé la porte à clé.' Moi, je crève la dalle, alors je le supplie : 'Allez mec, je viens de sortir du boulot, je veux juste prendre quelque chose à bouffer avant d'aller dormir, je ferai vite, promis.' En voyant mon état, l'employé finit par accepter."
Le serveur commence à préparer un sandwich pour Craig quand tout à coup, une bande d'ados entre à son tour dans le fast-food. Et là, rebelote pour l'employé : "Non, on est fermé les gars." Mais les ados insistent aussi, donc l'employé finit par les servir. De son côté, Craig va à la fontaine à soda quand quelque chose attire son attention. Parce que sur le parking du Subway, il voit une Honda Accord bleue garée à côté de sa bagnole, la même voiture que tout à l'heure. Et quelqu'un est assis sur le capot de la Honda, donc de l'autre voiture, et c'est exactement l'homme de la benne à ordures.
Là, Craig, il comprend pas. Il dit : "Qu'est-ce qu'il fout ici ?" Bref, il se met à paniquer. Soutenu que le centre commercial est à une heure de route, c'est la veille de Noël, il neige, il doit faire moins dix dehors. Pourtant, l'homme est là, devant le Subway, il semble attendre. À ce moment, la bande d'ados s'apprête à sortir.
"Je leur demande s'ils peuvent m'accompagner jusqu'à ma voiture et des ados me répondent : 'Ouais, pas de souci.' Ça va, je me sens un peu bête, alors je leur dis juste que j'ai peur de glisser sur la glace."
Une partie de mon cerveau essaie de me convaincre qu'il y a forcément une raison rationnelle pour expliquer que l'homme soit arrivé jusqu'ici. Alors, les ados sont quand même sympas, ils accompagnent Craig jusqu'à sa voiture et ils attendent même qu'il parte. Pourtant, l'homme de la benne à ordures reste assis sur son capot à lui, il les regarde même pas, il a juste son regard dans le vide, devant lui.
Alors, il reste à peu près que dix minutes de route à Craig, donc ça va, on va dire. Et en conduisant, il essaie de se détendre et d'oublier le type à la benne à ordures. Voilà, c'est loin derrière lui, c'est du passé. Mais après quelques instants, Craig a l'impression qu'une voiture le suit. Sauf qu'entre la nuit et la neige, c'est quand même difficile d'être sûr, quoi. Surtout que la voiture derrière lui, il n'est pas sûr, mais elle a les phares éteints. Pourtant, elle roule. Sauf qu'en passant sous un lampadaire, là, il y a plus de doute. Craig est bien suivi.
Là, il passe alors devant chez ses parents, mais sans s'arrêter pour essayer de semer l'autre bagnole. Il passe alors sous un autre lampadaire et Craig voit que la voiture derrière lui s'est approchée et il voit surtout que c'est une Honda Accord bleue.
"Je sors mon téléphone, j'appelle le 911 et j'explique la situation. La police me conseille de me rendre immédiatement au commissariat le plus proche. Elle reste en ligne avec moi tout en informant ses collègues."
Quand j'arrive au commissariat, une voiture de police attend et se lance à la poursuite de la Honda bleue. Finalement, les policiers ont arrêté la Honda bleue, mais ils n'ont rien pu faire à part lui coller une amende pour conduite avec les phares éteints. En fait, d'après leur description, le conducteur de bah de la Honda était bien l'homme de la benne à ordures. En tout cas, depuis lors, bah, Craig n'a jamais su ce que cet homme avait en tête, pourquoi il était là, pourquoi il lui avait demandé de l'aide, pourquoi il l'avait suivi. Qu'est-ce qui se serait passé s'il ne s'était pas arrêté au Subway, si les ados n'avaient pas été là ? En tout cas, depuis, bah, Craig a demandé à son patron de ne plus jamais sortir les poubelles. Et il passa d'ailleurs un Noël horrible.
Mais si je peux me permettre, bien moins horrible que la prochaine histoire qui a traumatisé tout un quartier. Alors, cette histoire là vient de Gabriella Blanche sur Reddit. Est-ce qu'elle a vécu se passe en Noël 2012, mais elle, par contre, elle a mis deux ans avant de de la raconter. Parce qu'au moment des faits, Gabriella a seulement 14 ans. Elle a alors deux sœurs plus jeunes qu'elle, surnommées Moé et Blob. Bon, voilà, en tout cas, elles vivent toutes les trois chez leurs parents, au States, again. All yeah.
Bon, voilà, avant de commencer, Gabriella, d'ailleurs, nous précise une info importante : "Mes parents achètent des bouteilles d'eau parce qu'ils ne veulent pas boire l'eau du robinet, mais mon père a la mauvaise manie de ne jamais finir ses bouteilles, il les laisse traîner dans la maison. Ça agace ma mère, donc elle range l'eau dehors dans le coffre de notre camionnette. Bref, retenez que pour boire, on doit sortir dehors."
Alors, tout commence un soir pendant les vacances de Noël, vers 23h30. Là, la mère de Gabriella lui demande d'aller chercher de l'eau dehors, comme d'habitude. Et en sortant, Gabriella aperçoit une silhouette sombre qui est debout au milieu de la route, un peu plus loin. Bon, au début, Gabriella se dit que c'est juste quelqu'un qui traverse. Mais en récupérant les bouteilles d'eau, elle l'observe discrètement et chose assez bizarre, mais la silhouette reste totalement immobile. Je trouve ça un peu flippant, alors je décide de pas traîner. Sauf qu'en fermant la voiture, le bruit attire son attention. Comme je surveille toujours du coin de l'œil, je vois la silhouette tourner lentement la tête vers moi et me fixer, ultra creepy. Là, je rentre en courant et je ferme la porte à clé.
Alors, une heure plus tard, le père de Gabriella rentre du travail et il croise aussi l'inconnu qui est toujours planté là, apparemment. En fait, c'est un homme assez bizarre, mais bon, au bout d'un moment, il se barre quand même. Quand le père lui demande si tout va bien. Bref, le temps passe et deux jours plus tard, la grand-mère de Gabriella demande aux petites sœurs d'aller chercher un truc chez un voisin. Et cette fois, il fait jour. Et là, donc, bah, les deux sœurs, moi et Blob, acceptent, mais à condition que Gabriella reste à la porte pour les surveiller.
"Mes sœurs toquent à la porte du voisin qui habite à quelques maisons de là, mais pas de réponse. Pendant qu'elles attendent devant la porte, j'aperçois le gars chelou de l'autre soir et il se dirige vers mes petites sœurs. Là, j'ai vraiment un mauvais pressentiment."
Heureusement, quand il est plus qu'à deux maisons d'elles, le voisin ouvre la porte. Sauf que Moé et Blob ressortent rapidement. Elles disent au revoir au voisin, elles reviennent vers Gabriella et entre-temps, ah, le gars chelou est arrivé devant la maison voisine et il est seulement à quelques mètres d'elle. Là, le gars se met à ricaner, et vous voyez un ricanement grossier qui met mal à l'aise. Et en le voyant, bah, Moé et Blob prennent peur, elles se mettent à courir, enfin, elles courent vers chez elle, quoi. Là, le gars les suit et il accélère le pas derrière elles. Mais quand il aperçoit Gabriella, son comportement change. Il se met alors à la fixer dans les yeux, il se mord la lèvre et il commence à siffloter une mélodie effrayante.
"Bon, Moé et Blob arrivent enfin devant la maison, mais le gars ne semble pas intimidé. Il commence à leur avancer toujours en sifflotant. J'arrive pas à parler, mais j'arrive à secouer la tête pour dire non. Sauf que ça ne fait qu'encourager l'homme qui recommence à ricaner."
Par chance, mon père arrive pile à ce moment-là. Le gars chelou me regarde droit dans les yeux une dernière fois avec un sourire qui a l'air de dire : "Toi, tu as eu de la chance cette fois." Alors, le gars fait demi-tour et s'éloigne toujours en sifflotant. Et là, Gabriella se met à pleurer.
Alors bien sûr, elle raconte tout à son père qui pète des plombs en apprenant tout ça. Il met alors ses filles à l'abri dans la maison et il part à la recherche du mec flippant, sauf qu'il s'est volatilisé entre-temps et donc, bah, impossible de mettre la main dessus. Mais un peu plus tard, alors que la nuit est tombée, le père aperçoit le gars qui erre dans la rue. Et là, ni une ni deux, le père sort et il va lui demander des comptes. Sauf que le type bizarre se contente juste de sourire sans répondre à ses questions et il se met à partir dans la nuit.
Vous imaginez bien, le père, il veut pas en rester là. Il appelle la police et quand elle arrive sur place, hélas, le mec a disparu depuis longtemps. Et le lendemain, Gabriel découvre cinq voitures de police qui sont garées devant la maison d'un autre voisin. Et là, tout à coup, bah, la police toque à sa porte.
"Je leur ouvre et il m'explique qu'ils sont là pour parler du gars chelou qui nous fait peur depuis plusieurs jours dans le quartier."
La police ne prend pas de pincettes et il m'explique qu'hier soir, ce type est passé à l'acte. Il a forcé la fenêtre de la chambre de notre petite voisine de 10 ans et il est rentré. Là, le gars aura essayé d'enlever les vêtements de la fillette qui, évidemment, a commencé à crier, à se débattre. Le type bizarre l'a alors attrapé par les cheveux et l'a tout simplement frappé pour la faire taire. Quand le grand frère a entendu les cris, il est allé chercher ses parents. Le père s'est réveillé, il est allé dans la chambre, il a plaqué l'agresseur. Ils ont commencé alors à se battre violemment, mais heureusement, bah, les flics sont vite arrivés. Et visiblement, ce type bizarre n'en était pas à sa première agression du genre.
En tout cas, bah, Gabriella ne peut pas s'empêcher de s'imaginer elle ou ses sœurs à la place de la pauvre voisine. À ce propos, l'agresseur a avoué aux flics qu'il a hésité entre s'en prendre à la voisine ou à moi. Il leur a carrément expliqué qu'il m'a déjà suivi plusieurs fois à la sortie de l'école, mais qu'il n'a jamais pu faire quoi que ce soit parce que j'étais toujours entouré d'amis. Et c'est loin d'être fini. Le gars a tout avoué sans aucune limite à la police. Déjà, en fait, le gars a expliqué qu'il observait Gabriella depuis cet été. Apparemment, il a trouvé ça sexy quand elle sortait en short et en débardeur pour jeter les poubelles. Il aurait d'ailleurs ouvert la boîte aux lettres pour essayer de trouver son prénom. Et la seule raison pour laquelle il ne l'a pas agressé, c'est parce qu'elle s'était rendu compte qu'elle risquait de trop se défendre.
D'ailleurs, bah, Gabriella connaît même pas tous les détails de l'histoire, parce qu'après lui avoir donné tous ces détails à Gabriella, bah, les flics se sont tournés vers ses parents et lui ont dit d'autres choses qu'elle n'a pas pu entendre. Les jours suivants, Gabriella a passé son temps à pleurer et à trembler. Et même si l'agresseur, bah, aujourd'hui est en prison, elle ne se sent plus en sécurité chez elle. Comme elle le dit elle-même dans son témoignage, elle se sent sale et elle est traumatisée. On va dire que qu'un adulte a pu penser à elle d'une d'une telle façon, quoi.
Alors, au début, Gabriella a culpabilisé. Elle s'est demandé si elle aurait pu changer les choses, si elle aurait peut-être pu sauver la voisine. Finalement, bah, elle n'a pas grand-chose, en fait, à se reprocher par rapport à ça. Et un mois plus tard, en tout cas, elle a commencé à avoir un thérapeute et ça l'a vraiment aidé. En tout cas, aujourd'hui, parce qu'elle a témoigné, he, comme je l'ai dit, deux ans plus tard, elle va beaucoup mieux. Par contre, elle n'a pas donné d'infos sur la voisine qui qui s'était fait agresser, et même de ses petites sœurs Moé et Blob.
Bref, pour notre troisième et dernière histoire, là, on retourne le soir de Noël, mais avec une situation très étrange. Ce dernier témoignage, j'ai raconté par Gwen Weirway, voilà, on l'a renommé Gwen. Là, imaginez, on est fin 2019 et Gwen est en deuxième année d'études supérieures à l'université. Alors, c'est une fille, elle habite en coloc avec deux autres meufs dans une petite maison de ville. Et pour les vacances de Noël, bah, ces deux colocs rentrent dans leur famille respective. Par contre, bah, dans le cadre de ses études de médecine, bah, Gwen doit rester bosser à Noël parce que bah, comme vous le savez, he, quand on fait médecine, c'est quand même un peu hardcore.
Mais avant de raconter ce qui lui est arrivé, ben, il faut quand même vous donner un peu de contexte. Alors, avant, on avait une quatrième coloc, malheureusement, elle est partie à cause de son petit ami. Ce gars, c'était vraiment un [ __ ] on l'avait autorisé à venir de temps en temps dans la coloc, sauf qu'il a fini par rester et par vivre chez nous à plein temps, et évidemment, sans rien payer. Et c'est pas le seul problème, parce que une nuit, le gars en question commence à devenir violent, verbalement et même physiquement. Alors, d'abord envers sa meuf, donc la quatrième coloc, mais aussi envers les autres colocs, donc Gwen. Là, n'importe quoi, en fait, c'est trop. Le gars, il peut plus rester et il a largement dépassé les limites. Et les trois colocs ne sont plus en sécurité chez elles. Sauf que bah, la fille, la quatrième coloc, elle veut pas virer son mec. Alors, ça commence à partir en couple. Finalement, le couple se barre définitivement et bah, en mauvais terme avec le reste de la coloc. J'ai fait de mon mieux pendant deux ans pour aider ma coloc à ouvrir les yeux sur le comportement violent de son copain, mais je peux pas trop lui en vouloir de pas avoir réussi. Moi-même, j'ai déjà vécu une relation violente et je sais à quel point c'est facile d'être dans le déni ou juste sous l'emprise.
Al, maintenant que vous avez ces infos, on peut reprendre là où on en était. Parce que à ce moment-là, c'est la veille de Noël et Gwen, elle est seule dans la maison en colocation parce que les deux autres, donc, sont parties pour Noël. Et d'ailleurs, pas de chance, en plus pour elle, elle doit travailler le lendemain, c'est-à-dire donc le jour de Noël. Alors, Gwen n'a rien prévu de spécial et elle part se coucher tôt. Elle verrouille les portes, elle éteint les lumières, elle va dans dans sa chambre.
Alors, Gwen se couche, elle scrollle un petit peu sur TikTok, voilà, bon, et elle passe finalement une heure du coup à scroller. Mauvais, mauvais, ça pour le sommeil d'ailleurs. Bah, à un moment, bah, Gwen se souhaite un joyeux Noël à elle-même en voyant que minuit est passée. Mais tout à coup, elle entend un bruit. Alors, ça ressemble à des chaises qui bougent dans la cuisine, qui n'est pas loin de la chambre. À ce moment-là, je me dis que c'est peut-être les voisins, vu que nos maisons sont collées et qu'ils sont assez bruyants. Mais en réfléchissant, je me souviens qu'ils ne sont pas là pour Noël. Bon, comme le bruit n'était pas très fort et que le silence est revenu, je passe à autre chose et je continue à scroller.
Sauf que quelques instants plus tard, la porte de la chambre de Gwen s'ouvre lentement. Alors, à ce moment, Gwen a un flashback de l'astuce que sa prof de CE2 lui avait filé. Vous savez, la prof avait fait semblant de dormir quand quelqu'un était entré par effraction chez elle. Comme ça, bah, si c'est juste un cambrioleur, il se sent pas en danger et il lui fait pas de mal. Sauf que le petit problème, c'est que Gwen est toujours sur son téléphone et en fait, bah, l'écran, il éclaire parfaitement son visage de pauvre étudiante à deux doigts de faire une crise cardiaque. Donc, elle peut pas faire semblant de dormir, ça marche pas.
"Pour vous décrire la scène, je suis allongée dans mon lit en pyjama, directement face à la porte et donc à l'inconnu qui est en train littéralement de me chier dessus. Le type a la tête à moitié passée dans l'ouverture et il a un pied dans ma chambre. J'ai l'impression que ce moment a duré une éternité, même si en réalité, l'échange de regard doit durer à peu près dix secondes max."
Finalement, l'intrus retire lentement son pied et ferme la porte. Donc, il ressort de la chambre. Totalement improbable. Là, Gwen reste dans son lit sans bouger, complètement sous le choc. Et comme il fait sombre, elle n'a pas réussi à avoir le le visage de l'intrus, mais la seule chose qu'elle a vu, c'est qu'il portait une casquette de baseball à l'envers.
Là, Gwen est face à un dilemme. Elle sait qu'elle doit appeler la police, mais si elle appelle, bah, l'intrus risque de l'entendre. Alors, à la place, elle envoie un SMS à son petit ami de l'époque.
"Je lui écris mot pour mot qu'un inconnu vient de s'introduire par effraction chez moi et est entré dans ma chambre. Sa réponse : 'Il me dit d'appeler la police.' Super, merci mon gars."
Bon, bah, j'ai pas mis l'option, alors tant pis, je prends le risque d'appeler les flics. Là, la police demande si Gwen peut aller déverrouiller la porte d'entrée pour éviter d'avoir à la défoncer. Mais Gwen, elle répond qu'elle s'en fout que la porte soit cassée, elle veut juste pas sortir de sa chambre. Bref, quelques minutes après, la police débarque. Là, ils accompagnent Gwen à l'arrière de la maison pendant que les autres inspectent l'intérieur. Et là, faut vraiment imaginer, c'est comme une sorte de scène de film. Les flics avancent lentement avec leurs armes braquées. Ils ont beau fouiller toute la maison, ils ne trouvent personne. Ils essaient aussi de relever des empreintes digitales, mais sans succès. D'ailleurs, chose étrange, mais rien n'a été cassé et la porte arrière n'était pas fermée à clé, pourtant Gwen, elle est sûre qu'elle l'avait verrouillé, hein. Et chose plus encore étrange, bah, rien n'a été volé.
La police finit par repartir. Heureusement, mon copain de l'époque me rejoint et reste pour la nuit. Sauf que moi, évidemment, bah, j'arrive pas du tout à dormir et je me relève à peu près toutes les cinq minutes pour inspecter chaque centimètre carré pour vérifier que tout est bien fermé, pour mettre des chaises sous les poignets des portes. Bref, impossible de dormir.
Alors, Gwen n'a jamais su qui était entré chez elle cette nuit de Noël, ni ce que voulait cet inconnu. Mais bon, selon elle, c'était probablement le copain de l'ancienne colocataire, parce que quand il vivait ici aussi, lui, bah, il avait une clé supplémentaire. Mais si c'était le cas, pourquoi il est rentré ? Pourquoi il n'a rien fait, ni à Gwen, ni à la maison, ni aux affaires ? Qu'est-ce qu'il venait faire ici ? En tout cas, bah, le propriétaire a refusé de changer les serrures, c'est trop cher, pas non plus, personne n'est mort, quoi, proprio, quoi. Et depuis, Gwen a déménagé. Et d'ailleurs, elle a adopté un chien. Mais maintenant, quand elle se couche, elle vérifie quand même trois fois que toutes les portes sont fermées. Et qui plus est, elle ne le passe jamais seule.
Et bien voilà pour nos histoires du jour. Comme quoi, faut vraiment faire gaffe et rester prudent, même pendant les fêtes de fin d'année. Alors, si vous aussi, vous avez déjà vécu une mauvaise expérience de Noël, n'hésitez pas à la raconter en commentaire. Et justement, l'une de ces histoires m'a raconté quelque chose quand même, l'une des scènes qu'avait vécu Arian, donc l'héroïne dans dans le médaillon d'Orient. Si d'ailleurs, vous n'avez pas d'idée pour des cadeaux de Noël, je sais pas si c'est un peu tard, mais vous pouvez y penser. Alors, ça dépend que vous la regardez, il peut rester quelques jours si vous voulez vous faire plaisir, un joli cadeau de Noël, quoi, avec des musiques, des illustrations, énormément de fun, du mystère, de l'angoisse et de la peur. Sur ce, merci d'avoir regardé la vidéo. Je vous souhaite une belle nuit, un très beau, un Joyeux Noël, et on se dit à la prochaine. Bye.