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Les 3 Pires Rencontres dans un Café !

Conte Fécond20:43

Transcription

Bon, j'imagine vous êtes tous déjà rendu dans un café, que ce soit un Starbucks ou compagnie. C'était un petit peu dans nos habitudes en France, et que ce soit au Royaume-Uni, aux États-Unis, c'est bien évidemment une institution là-bas aussi. Et il y en a pour tous les goûts, comme on va le voir. Sauf que malheureusement, c'est aussi un endroit où vous pouvez faire des rencontres où vous seriez bien passé. Et ça, ce sera au cœur de nos histoires du jour.

D'ailleurs, avant qu'on commence la vidéo, petit mémos sur mon manoir dehors qui est en train d'être finalisé. Donc, un vrai espace qu'on est en train de créer sur les plans de Croix-Rousse à Lyon. Clairement, c'est l'une des aventures les plus audacieuses qu'on est en train de créer en France dans le côté horrifique, qui est super longue et très coûteuse à faire. Et là, on a enfin les électroniciens qui sont en train d'intervenir. C'est les mecs qui vont installer les caméras, les enceintes et compagnie. Bref, tout ce qui fait que ça va vivre. Et du coup, si vous posez la question, oui, l'électronique, ça s'installe avant, mais il y a certaines choses qui n'ont pas été faites dans le bon ordre. Là, on est en train de rattraper nos erreurs. Alors, on a listé, apparemment, il semblerait qu'il y a à peu près plus d'une cinquantaine de portes à installer sur ce manoir d'horreur. Compte donc, je sais pas comment ils sont arrivés à ça, mais ça fait beaucoup. Donc voilà, l'électronique est en train d'être installée en même temps que la décoration, et ça fait qu'on approche vraiment du but. Enfin voilà pour ces petites actualités.

Et sur ce, nous on reprend la vidéo. On est donc aller chercher des témoignages sur Reddit, auxquels on a rajouté des voix pour une meilleure immersion. Enfin, vous connaissez la formule. Et au programme aujourd'hui, c'est une scène glaçante dans un Starbucks, un client régulier qui cachait bien son jeu, ou une sombre histoire dans un bikini coffee shop.

Alors, notre première histoire est racontée par une jeune fille qu'on a décidé d'appeler Gladys. Voilà, son pseudo était "un bouffable", donc voilà, c'est de la discrète. Elle commence le récit en disant qu'elle a longtemps bossé dans un Starbucks à Cardiff. On va vérifier, Cardiff, où se trouve Cardiff ? Du coup, attention, vers Cardiff, pour votre information, c'est au Pays de Galles. Et pour elle, c'était l'un des meilleurs emplois qu'elle ait eu, même si elle a bien conscience que c'est un petit peu une anomalie de ce côté-là, parce que bosser dans un Starbucks, apparemment, c'est pas fou. En fait, le directeur était génial, les employés étaient tous gentils, tout le monde veillait les uns sur les autres, il y avait une ambiance hyper bienveillante. Donc bon, pour un emploi au salaire minimum, c'était quand même un petit plus. Alors certes, il y avait parfois des clients malpolis, parfois effrayants ou même agaçants, mais bon, c'était pas non plus catastrophique. Et c'est pour ça que l'incident qu'elle nous partage est resté gravé dans sa mémoire pendant si longtemps.

Bref, c'était un lundi matin et on arrivait à la fin de la période d'affluence, vers 9h, 9h30. Il y a quasiment plus personne qui achète de café. Du coup, on pourra prendre une petite pause, fumer une cigarette. Mais d'un coup, elle entend une femme hurler, avant même de l'avoir décrite. Aiguë, désagréable. Là, elle comprend que c'est le bordel dans la file d'attente et va voir ce qui se passe. Il y a donc une nana au téléphone, en train de s'énerver contre je sais pas qui, et qui est en train de gruger toute la queue. Et là, Gladys voit juste derrière la nana, un type qui lui tape sur l'épaule pour lui faire comprendre qu'il était devant. Mais la femme hausse les épaules, elle lui fait un "et puis quoi encore", elle bouge pas. Là, le mec perd alors logiquement patience. Il tire sur le sac à dos de cette femme, puis il l'a fait sortir de la file d'attente. Il reprend alors sa place. Moi, sur le coup, j'ose pas forcément intervenir. Évidemment, il y a une meilleure façon de régler la situation que tirer le sac de quelqu'un. Après, il a pas non plus balancé cette femme par terre.

Sauf que ce simple geste de la jeter de la file d'attente, bah cette femme, cette nana qui a hurlé, elle a pas du tout apprécié. Elle réagit comme si elle venait de se faire agresser. Elle hurle dans le magasin, elle demande que quelqu'un appelle la police, alors que de son côté, elle est toujours au téléphone, quoi. Alors, entre-temps, du coup, la nana se calme un petit peu. Elle revient dans la file, elle fait la queue, et là, on lui sert son café. Elle me le rend tout de suite en disant : "Excusez-moi, ce qu'a fait pas aussi chaud que je l'avais demandé." Je sens bien que cette cliente va être un enfer. Alors, je préfère ne pas exécuter. Je récupère son café et je lui en faire un autre plus chaud. Sauf que, une fois qu'elle lui a resservi son café plus chaud, bah la nana tremble son doigt dedans, et elle trouve qu'il n'est toujours pas assez chaud. Je fais ce qu'on me demande et je lui rends donc un café fumant, qu'elle va ensuite blinder. De sucre, dessus, quatre sucres. En fait, elle va blinder le café de sucre. La cliente sera alors du Starbucks, toujours en étant au téléphone. Et d'un coup, toute cette espèce de tension disparaît.

Mais vu que le magasin est vitré, je continue de la suivre du regard. Et là, il s'est passé un truc que j'aurais jamais pu imaginer. La cliente se dirige alors vers le mec avec qui elle s'était embrouillée quelques instants avant dans la file d'attente, et qui l'avait sortie. Et là, elle s'arrête à sa hauteur, puis elle enlève le couvercle de son café brûlant et elle lui jette au visage. Le mec s'est mis à hurler comme j'avais jamais entendu quelqu'un crier. Un hurlement, mais à vous glacer le sang. La seule fois où j'avais entendu un truc qui ressemblait, c'est quand même mes potes s'est cassé la jambe alors qu'on était au skatepark. Il devait avoir vraiment mal, parce que là, c'est vraiment le chaos autour du mec. Dehors, des gens courent vers lui pour essayer de l'aider, en lui faisant des bouteilles d'eau sur le visage. Et après des minutes qui peuvent être interminables, bah les flics et une ambulance arrivent enfin. Mais évidemment, à ce moment-là, il y a plus aucune trace de la cliente hystérique.

Un de mes collègues est quand même sorti pour voir s'il pouvait aider. Et quand il est revenu, il m'a décrit un peu l'étendue des dégâts. Globalement, entre la température du café et la tonne de sucre qu'elle a mis dedans, c'est comme s'il avait un espèce de caramel fondu sur le visage. Le caramel s'est transformé en une espèce de colle. Bref, une vision d'horreur. Ce mec va sans doute avoir des brûlures et des cicatrices à vie à cause de l'autre qui, de son côté, est toujours en fuite. Malgré d'ailleurs les différentes dépositions et les descriptions qui ont été faites, la vie de ce type est donc flingée parce qu'il a tenu tête à un monstre dans la file d'attente ce matin-là. Et c'est ça que je trouve vraiment effrayant, le fait que certaines personnes sont tellement déséquilibrées qu'une interaction apparemment normale avec elle ne peut que se solder par des problèmes. Bon, je vais pas vous mentir, ce cri et le visage de ce pauvre homme, alors que je l'ai vu de loin, resteront à jamais gravés dans mes mémoires.

Alors si vous regardez cette vidéo, c'est probablement que l'horreur vous intéresse. Mais est-ce que vous êtes intéressé également par vos rêves, ainsi que vos cauchemars ? Et bien sachez que du coup, dans une liste d'emails privés, et bien je balance des anecdotes sur la thématique et sur un bouquin que je suis en train d'écrire qui s'appelle "Noisy". Donc si ça vous intéresse, bah vous avez le lien en description.

Et voilà, nous on reprend la vidéo. Dans cette deuxième histoire, on passe dans un petit café beaucoup plus discret que Starbucks pour une expérience encore plus traumatisante. Alors cette histoire-là nous a racontée par une fille qui s'appelle Patty. Enfin, elle a un pseudo, mais on a appelé Patty. Et elle, Patty, elle travaillait comme barista dans l'État de Washington, dans un endroit vraiment paumé. Elle précise d'ailleurs que ce n'était pas spécialement une fierté pour elle. Je veux pas offenser ceux qui aiment vraiment faire ce genre de choses pour vivre. Les pourboires sont excellents, surtout si on a des bons habitués, mais c'était vraiment pas fait pour moi. Bref, pour entrer dans le vif du sujet, il faut savoir qu'elle avait des clients assez ruraux, pour rester poli. Du coup, entre les technos qui rougissent dès qu'une fille leur parle, les mecs un peu simples, et les vieux bienveillants, c'est un sacré tableau. Cependant, ils sont dans la quasi-totalité des personnes tout à fait gentilles et qui laissent de beaux pourboires. Donc pas de problème. Par contre, il y avait un habitué chez elle qui ne rentre dans aucune de ces cases. Et Patty, le nomme Eugène, pour que ce soit plus simple. Eugène était maigre comme un clou, et il devait avoir environ 40 piges. À chaque fois qu'il me regardait, on pouvait ressentir une sorte de dépit et de dégoût, comme s'ils me jugeait pour tout ce que je faisais. Et Eugène, il passait tous les jours à la même heure, avec la même sale gueule, pour boire la même chose. Certes, il était pas désagréable à proprement dit, mais c'était pas du tout mon client préféré.

Et il se trouve qu'un jour, une voiture s'arrête au coffee shop. Et ça, c'est une nouvelle, car Patty n'avait jamais vu ça. Un type très sympathique en sort et commande à Patty un café. Patty précise d'ailleurs qu'il y avait un petit parking en gravier juste à côté de la cabane, et du coup, bah les gens garent souvent leur voiture là et ils boivent leur café avant de repartir. Je saurais pas vraiment vous dire quel âge a cet homme. Il a l'air d'un grand-père, mais avec des cheveux teints en noir. Il engage la discussion avec moi, et une profonde bienveillance émane de lui. Il demande alors comment se passait sa journée, si le travail lui plaît, comment elle est arrivée à travailler ici, etc., etc. Bref, il s'intéresse, il est curieux. Je vous ennuie pas avec tous les rêves que j'ai partagé avec lui, mais le simple fait d'en parler m'a vraiment donné de l'espoir pour l'avenir. Lorsqu'il a terminé son café, mon nouveau grand-père m'a souhaité bonne chance dans la vie, puis il est retourné à sa voiture.

Sauf que Patty, elle redescend vite de son petit nuage, car il se trouve que l'autre client de 40 balais, tout maigre, Eugène, débarque au moment où le papy s'en va. Et il se gare juste à côté de lui. Et là, il jette un coup d'œil à son coffre ouvert pour on ne sait quelle raison. Il lui lance un regard bizarre, mais de loin, je vois pas exactement ce qui se passe. Et finalement, le petit papy ferme son coffre et s'en va. À quoi il joue Eugène aujourd'hui ? C'est comme si vous êtes tout pour être détestable, quoi. Mais alors qu'il ne m'a jamais adressé la parole, il me parle pour la première fois et me dit autre chose qu'un café noir : "Est-ce que tu travailles toute seule ?" Et il se trouve que, à chaque fois qu'on lui pose cette question, et bien Patty a toujours, même si ça semble bienveillant et qu'il y a pas de mauvaises intentions, je dis que mon boss fait des allers-retours toute la journée, alors qu'en réalité, mon boss vit à Las Vegas les trois quarts de l'année. Sauf que, il se trouve que Eugène entend ça. C'est comme s'il savait qu'elle mentait, parce qu'en vrai, vu que lui, il passe tous les jours, bah il sait bien qu'il y a pas de bosse qui passe, il l'a jamais vu.

Et là, bah il continue. Il lui demande comment elle a prévu de rentrer chez elle. Et la Patty lui dit que bah son boss a prévu de la ramener. Logiquement, je sais pas pourquoi je me suis appuyé sur cette excuse après qu'il m'ait démasqué. J'ai pensé que si je répétais ça suffisamment, il finirait par me croire. Mais en réalité, je faisais l'aller-retour en vélo tous les jours, et je pense qu'il l'a compris. La suite de leur interaction redevient normale, bien qu'un peu bizarre, comme s'il y avait une ambiance pesante dans l'air. Il boit son café noir, il parle plus, il paye, et il se casse comme d'habitude. Je suis vraiment tendue, j'ai le ventre noué, et j'ai l'impression que Eugène va m'attendre quelque part.

Le soir même, avec son camion garé sur le coin de la route. La journée de Patty se termine, et il est donc l'heure de rentrer chez elle. Mais en tout cas, elle se dit dans sa tête : "Si elle recroise cette gel le soir venu, elle appelle les flics." Je commence mon trajet, et après quelques minutes, alors que je prends un virage, je vois son camion une centaine de mètres plus loin. Patty décide de ne pas faire demi-tour et juste d'accélérer. Et alors qu'elle s'approche de la camionnette, elle entend que Eugène à l'intérieur lui hurle quelque chose. [Musique] Parce que j'ai ma musique à fond dans les oreilles, je continue de pédaler. Mais entre-temps, Eugène a démarré son camion et il passe devant moi. Il se met en plein milieu de la route pour me barrer le passage. J'ai dû freiner si fort que j'ai failli passer par-dessus mon guidon.

Et là, pour elle, la colère a pris le dessus. Pour elle, ne sait quelle raison, sauf que quand le Eugène sort de sa camionnette, cette fois-ci, elle dit qu'il n'a pas la même sale gueule que d'habitude. Il a pas sa tête de coin habituelle. En fait, il a l'air moins renfrogné. À ce moment-là, et avant que j'ai pu prononcer le moindre mot, il commence à débiter : "Il y a un homme qui t'attend un peu plus loin sur la route. Il a des menottes et de grosses cordes dans le coffre de sa voiture, et d'autres trucs qui n'ont rien à [ __ ] dans un coffre. Je pense qu'il va essayer de te kidnapper. Alors jette ton vélo à l'arrière, monte dans le véhicule, et s'il est encore là quand on passera, tu pourras appeler les flics depuis mon camion."

Je suis complètement abasourdi par ce que je viens d'entendre, et je me dis dans un premier temps que c'est une sacrée excuse de merde pour me faire monter dans son camion. Mais en même temps, ça fait des mois que j'aime bien prendre son café, et il ne m'avait jamais adressé la parole à part "café noir". Donc, soit il savait pas comment interagir avec Patty, soit il était très patient pour arriver à ses fins, soit il dit tout simplement la vérité. Et pour une raison que j'ignore, j'ai opté pour l'intuition, le sixième sens, ou appelez ça comme vous voulez. Quelque chose dans son discours juste. Et finalement, j'écoute mon instinct et je monte à bord, et lui dit de garder un œil sur la route.

Et effectivement, quelques minutes plus tard, ils approchent d'un type debout à côté de sa voiture. Quand on passe à sa hauteur, j'observe alors la personne, et elle avait l'air différente, avec d'autres vêtements, et semblait avoir 20 ans de moins. Mais je suis catégorique, c'était le fameux gentil grand-père du matin même qui était venu au coffee shop pour la première fois. Patty est en état de choc, et en même temps, elle est déçue d'elle-même pour avoir été trompée à ce point-là par une personne en qui elle aurait pu mettre toute sa confiance. Alors que je continue de cogiter, je comprends du coup pourquoi Eugène avait réagi de la sorte quand il était à côté du gars le matin même. Il avait tout simplement vu tout ce qu'il y avait dans son coffre. Ce mec devait sans doute savoir que Patty allait passer par là en vélo, qu'elle serait toute seule et sans défense. Et du coup, le plan était visiblement de la menotter et de l'encorder avant de la [ __ ] dans son coffre pour on ne sait quoi. J'ai donc eu beaucoup de chance que Eugène l'ait vue le matin même, et surtout qu'il soit assez patient pour me mettre au courant, même si la façon dont il l'a fait était plus que flippante.

En tout cas, suite à ça, Patty explique qu'elle est passée d'un simple spray au poivre à une vraie arme dans son sac, tellement elle était terrifiée à l'idée de rentrer toute seule. Désormais, le sujet revenait souvent avec mon boss, et un jour, c'est parti en couille. Il a fini par me virer. Quelques jours plus tard, honnêtement, j'étais à deux doigts de démissionner. Et c'est justement à partir de là qu'on patient a enfin amélioré ses capacités d'analyse sociale et à reconnaître les faux gentils garçons, et pas simplement les faux gentils sur internet, mais surtout les faux gentils dans la vraie vie. Vous savez ce qui donne à une fille un faux sentiment de sécurité avant de se retourner complètement et violemment contre elle.

Et pour notre troisième et dernière histoire, là on file dans un café clairement sordide pour un récit qu'il est tout autant. Alors cette histoire-là nous est racontée par El Osaro, on a renommé Sarah parce qu'à un moment, faut pas déconner non plus. Et alors Sarah nous remet un petit peu dans le contexte en disant que contre l'avis de ses parents, elle a travaillé dans un bikini coffee shop de ses 17 à 20 ans. Si jamais vous connaissez pas le concept, en fait, c'est des espèces de petits stands de café, généralement pas dans des cours assez fluo, où les employés portent toutes de la lingerie ou des bikinis pendant qu'elles servent le café. Voilà, donc vous voyez, ça ressemble clairement à ça. Généralement, c'est des clients qui vont arriver avec leur petite camionnette, ils vont sans assez l'œil, boire un coup aussi. J'espère qu'elles n'ont pas trop froid, mais je suppose que c'est bien chauffé. Le concept est vraiment audacieux, évidemment, c'est américain. Voilà, il y avait apparemment, il y avait des parts de marché à prendre, quoi. Bon, alors évidemment, ça, ça peut paraître étrange, même pour un Américain, surtout quand ils sont un peu puritain, mais effectivement, ça l'est. Sauf que c'est bien payé, et à l'époque, j'étais jeune, je trouvais ça fun, et mes parents, bah pouvaient vraiment pas se permettre de payer l'université. Bref, en seulement quelques mois, le patron lui avait confié le créneau le plus chargé, qui commençait à 4h du matin et se terminait à 9h30 du matin. Aussi, probablement qu'elle faisait un très bon travail et qu'elle devait avoir des formes assez avantageuses, on imagine le produit.

Justement, pendant mon tout premier service où j'étais seule avec ces nouveaux horaires, bon, normalement ça travaille avec une autre fille, car le service est beaucoup trop chargé pour une seule personne, mais le patron a décidé de faire des économies de salaire. Il se trouve que tout repose maintenant sur ces petites épaules. J'ai fini par avoir une routine avec mes clients réguliers, et je travaille clairement tous les jours, donc vraiment, j'étais sûre de les reconnaître. Et c'est ainsi qu'après presque un an dans l'équipe du matin, bah il est rare de voir un nouveau véhicule ou de rencontrer un nouveau client. C'est vraiment toujours les mêmes qui reviennent. Mon patron était vraiment hyper strict sur la rapidité, l'efficacité, ce qui fait qu'il nous demandait de venir un petit peu en avance, préparer les boissons des clients habituels, et attendre qu'ils soient dans la file de voiture pour les distribuer. Et même si le coffee shop est techniquement ouvert à 4h30 du matin, enfin, c'est tôt, bah le premier client de Sarah n'arrive qu'un gros quart d'heure plus tard, et c'est toujours, toujours un certain Dave.

Alors Dave, c'est un mec qui travaille chez Boeing, qui est un peu lourd, mais qui est pas méchant. Là, il est à peu près 3h50, et je suis en train de finir de tout préparer, de remplir le frigo, de préparer les sirops et toutes les petits trucs à droite à gauche. Et bah, je suis déjà en bikini et talons, quoi. Règle de la maison oblige. Voilà, je vous mets plutôt cette ambiance-là, qui est quand même plus appropriée à 3h50 du matin. Et là, d'un coup, Sarah a l'impression d'entendre quelqu'un taper sur le shop. En gros, avec le bruit du robinet, de la machine à café, de la musique, bah je suis pas vraiment sûr, mais là, ça va recommencer, et de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'au bout d'un moment, je commence à carrément flipper, quoi. Elle appelle alors son patron en urgence. Carbon, lui, il a accès aux caméras, mais pas elle, apparemment. Sauf que bah, quand elle appelle, elle a pas de réponse à cette heure-là. Donc, finalement, j'allume les lumières et je m'approche de la fenêtre. Et là, je vois un mec avec la tête appuyée contre la vitre, les mains autour des yeux pour essayer de voir l'intérieur. Donc là, il crie à travers la vitre : "Bonjour, je peux avoir du café ?" Là, ça va. Lui dit que ça n'ouvre que dans un quart d'heure. Et là, bah du coup, l'homme tout peut retourner dans sa Honda noire. Donc là, je suis quand même assez mal à l'aise, installée.

Et sans surprise, à 4h30 pétantes, il est là. Sarah lui demande alors ce qu'il souhaite, et il répond froidement : "Ce que je veux, n'a pas l'air d'être au menu." Sans lever les yeux de son entrejambe, évidemment. Et puis, il enchaîne : "Je veux que tu sois ma bonne. Je veux que tu viennes chez moi en portant une tenue de bonne, sans rien en dessous. Je veux te regarder, et si tu ne nettoies pas correctement, je te ferai ce que je veux." Et là, il finit par sourire pour illustrer gentiment tout ce propos, sauf que c'est un sourire sinistre à vous coller des sueurs froides. Et du coup, par réflexe, je lui claque la vitre à la gueule et je cours à l'arrière du cocher shop. Et ainsi, quelques minutes plus tard, la Honda noire a disparu, remplacée par la voiture de sport de Dave, habituelle. J'aurais jamais cru que je serais heureuse à ce point de voir Dave. Et je me suis précipitée à la fenêtre pour lui raconter absolument tout ce qui s'était passé.

Et là, Dave se contente juste de rigoler en lui disant que le mec a été sans doute juste un peu lourd, mais pas méchant. Et puisqu'on tente de tendre la main par la fenêtre pour déposer un billet de 5 dollars dans le pot pour boire, avant de dire à Sarah justement que le pot était déjà plein, alors que elle venait tout juste d'ouvrir le café. La Dave me propose alors de l'ouvrir, et dedans, il trouve une liasse de billets de vingt, mais surtout une lettre. Sauf que, à ce moment-là, l'expression de Dave, vous voyez sur son visage, de tout autour. Il dit alors à Sarah de s'habiller et d'appeler les flics, parce que voilà ce qu'il a lu dans la lettre : "Tu viendras chez moi quand tu arriveras, je t'examinerai minutieusement, je t'attacherai ensuite à un poteau et tu seras punie pour ce que tu as fait. Chaque parcelle de ton corps sera meurtri et endolori. Ensuite, je te détacherai et je t'utiliserai de toutes les manières possibles. Tu pourras crier, mais personne ne t'entendra. L'argent dans cette enveloppe est ton premier paiement." Et voilà, je vous passe les détails, mais il y avait d'autres horreurs dans cette enveloppe que ça préfère nous épargner.

Donc, je me suis habillée rapidement, et là, Dave m'emmène chez les flics. Et leur réponse, c'était en gros : "Il faut que je quitte mon boulot pour que ça n'arrive plus." Entre-temps, son patron finit par la rejoindre au poste avec les différentes vidéos de surveillance qui montrent que le mec en question était arrivé 5 minutes après elle le matin même. Et on voit d'ailleurs qu'il a observé Sarah pendant plus d'une heure avant de commencer à taper sur la vitre. Probablement qu'il s'était un peu chauffé le gars, tu vois, après avoir, comble de l'histoire, avec deux heures plus tard, quoi. Comme si on était bon, il y avait quand même un flic en civil garé sur le parking au cas où, quoi. Ça a fini alors sa journée, elle sert ses clients habituels, elle fait de son mieux pour faire comme si de rien n'était. En tout cas, l'homme n'est jamais revenu ce jour-là. [Musique] Vraiment le début du plus gros cauchemar de ma vie, qui allait durer un an, en fait. Ce mec a laissé un nombre incalculable de lettres et de cadeaux à Sarah, en signant à chaque fois du nom de Turner. Et sans surprise, bah la police n'a absolument été d'aucune aide et a continué à me dire que la seule chose qu'il fallait faire, c'était que je quitte mon boulot. Sauf que bah, j'avais besoin d'argent. Et d'ailleurs, elle précise que c'est quand même super difficile de trouver un taf à partir de là, quand on a ce genre d'expérience dans un CV.

Sauf que vous voyez, il y a pas eu que des lettres, parce que il y a également eu une fois où Turner a couru nu devant le Coffee Shop avant de se bronzer devant la vitre. Une autre fois, il m'a carrément agressé, heureusement, sembler, mais il m'a touché de manière extrêmement inappropriée. Et il y a eu un autre épisode du juin. Alors, pour l'info, faut savoir que du coup, parfois les clients laissent un joint à Sarah en guise de pourboire, parce qu'ils savent qu'elle fume. Et du coup, un jour, l'un de ses collègues lui transmet un joint de la part d'un client. Sauf que du coup, on ne sait pas qui est ce client. J'allume le petit pétou, sauf que je finis par avoir une énorme crise de panique. Je vois des démons de feu, et je finis carrément à l'hôpital. Après plusieurs tests, j'ai découvert qu'en plus de la marijuana, il y avait carrément un violent hallucinogène dans le joint. En tout cas, bien évidemment, dans l'une de ses lettres suivantes, Turner s'est vanté d'être à l'origine de ça.

Et quelques temps plus tard, j'ai découvert qu'une de mes collègues partageait mes informations personnelles avec Turner en échange d'argent. D'où le fait qu'il avait pu avoir mon numéro de téléphone et carrément mon adresse. Collègue qui d'ailleurs avait été arrêté pour prostitution, mais c'est une autre histoire. En tout cas, à partir de là, Sarah avait été obligée de déménager à Seattle, donc une autre ville, et par changer de nom de famille à cause du simplement de cet individu. Et ça peut vous sembler étrange, mais au bout d'un certain temps, le harcèlement fait partie de votre vie. C'est un peu comme si vous viviez à proximité d'une bande de serpents à sonnettes. En tout cas, récemment, Sarah a découvert qu'un homme correspondant à la description de son harceleur avait été incarcéré, parce qu'il semblerait que cet homme avait fait quelque chose d'encore plus effrayant à une autre serveuse dans le nord-ouest de l'Angleterre. Cette fois-là, je peux pas être sûr qu'il s'agisse de la même personne, parce que bah, j'ai pas pu trouver son véritable nom et prénom, mais j'ai vraiment un bon espoir pour qu'il s'agisse de lui, et qu'il soit enfermé pendant vraiment très longtemps.

Voilà, du coup, pour cette dernière histoire vraiment glaçante. Je vous dis tout ça en buvant mon petit café pomme. C'est pas une blague, j'ai pris un café, je me suis mis du jus de pomme dedans, et c'est pas si mal que ça, vraiment. Enfin voilà, pour une vidéo sur le café, je pense que ça tombe à pic. Café pomme, café, enfin voilà. J'espère que ces histoires vous ont fait un petit peu frissonner. Sur ce, et bien, j'espère vous retrouver dans une prochaine vidéo.