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Comment investir pour être libre : ce que les riches ne vous diront jamais - Mounir Laggoune

Racem Flazi1:04:33

Transcription

Il y a un énorme tabou en France : c’est l’argent. Pour devenir riche, le seul moyen quasi un peu sûr, entre guillemets, c’est de créer une société. On dit souvent : les riches deviennent plus riches. Bah, c’est normal : quand tu fais 10 % sur 100 millions…

C’est des choses qu’on va jamais t’apprendre à l’école, même aujourd’hui. On devrait. Tu vois, moi je vois des situations folles. Je vois des gens qui ont 300 000 € sur le compte, ce qu’on peut s’acheter une ceinture Hermès quand on gagne 2000 € par mois. Tu vois des choses qui sont folles. Tu vois des gens qui sont arnaqués, etc. La retraite de l’État ? Franchement, ceux qui pensent qu’ils vont l’avoir… il faut se réveiller ! En fait, vous rêvez. Hellir, hell REM. Ça va, ça va ? Et toi, Rav, d’avoir avec nous ! Euh, on se parle beaucoup, mais on sait jamais… on a jamais fait de vidéo ensemble. C’est vrai. Donc je suis très content, pour l’audience, ceux qui te connaissent pas, euh… tu es… tu as créé une boîte qui s’appelle Finar, sur laquelle il y a plus de 200 000 utilisateurs qui gèrent leurs investissements sur la plateforme. Donc tu vas avoir plein de statistiques sur comment les gens gèrent leur argent. Euh, tu es un spécialiste d’investissement maintenant, parce que tu as sorti un livre qui a été best-seller sur Amazon. Donc bravo, franchement. Disponible dans toutes les librairies d’ailleurs aussi, tout court best-seller, tout court, sur comment investir, sur comment investir. C’est un guide pour devenir indépendant financièrement, vraiment spécifiquement, parce que je pense que c’est un peu l’enjeu générationnel. Ok. Donc très belle boîte, Finar. Moi, j’utilise en tout cas. Et… et tu as… du coup, tu as énormément de chiffres qui sont très intéressants. Je pense que tu regardes la data, tu fais même des vidéos sur des exemples de gens, comment ils ont investi, comment ils ont bien investi. Et on parle aujourd’hui avec un Bitcoin à plus de 100 000 dollars, jour historique, au jour historique. Et donc on va parler un peu de ça, de si ça permet vraiment de devenir riche ou pas.

Mais pour commencer, donc il y a un énorme tabou en France : c’est l’argent. Euh, et pour devenir riche, un… le seul moyen quasi un peu sûr, entre guillemets, pas sûr, mais en tout cas qui laisse moins de place au hasard, c’est de créer une société. C’est d’avoir du capital, et ce capital va être un jour gros, et c’est ça qui permet d’être riche, ou d’être freelance, peut-être au salarié, et de bien placer son argent. Donc on va évoquer ça. Est-ce que tu as, dans ta base de données aujourd’hui de Finar… tu as un peu de tout, donc tu as une visibilité sur les différents types de profils ?

On a… on a un panel très large. On a 450 000 utilisateurs, donc c’est… c’est vaste. En moyenne, notre utilisateur, il a 36 ans, 300 000 € de patrimoine, donc c’est plutôt ce qu’on appelle un CSP+. Par contre, on a aussi des gens qui débutent, 18 ans, qui est en fait le meilleur âge pour commencer à investir. Et après, on a aussi des gens de 70 ans qui, souvent, ont des patrimoines qui se comptent en millions ou en dizaines de millions. Donc franchement, on a une tranche… on a… c’est très large. On a une tranche de la France. Là, à une nuance près, c’est que c’est quand même la France qui a décidé d’investir. Nous, il y a personne sur Finari qui pense encore que l’investissement c’est un truc pour les riches, c’est un casino. Justement, parce que tu dis qu’il y a des gens de 18 ans… c’est le meilleur âge. Est-ce que tout le monde peut investir ?

Ouais, ouais, tout le monde peut investir, en fait. À partir du… enfin, tu sais, c’est… c’est de la compta. Toi, je sais que tu es spécialiste… c’est combien d’argent rentre, combien d’argent sort. Ouais. S’il y a plus d’argent qui rentre que d’argent qui sort, et bah c’est que tu as un surplus, et ce surplus, tu peux le mettre au travail. Et aujourd’hui, tu peux investir à partir de 10 €. Tu vois, enfin… c’est… et je pense qu’il y a un concept que tu connais et que tu adores, c’est les intérêts composés. Le meilleur moment pour investir, c’était hier. Plus tu es jeune, plus tu profites de ce phénomène. Enfin, tu réintègres les intérêts dans le capital, et donc du coup, l’année d’après, ton capital a grossi, tu génères des intérêts sur ce capital qui a grossi. Donc c’est un effet boule de neige. Et on dit souvent : les riches deviennent plus riches. Bah, c’est normal : quand tu fais 10 % sur 100 millions, bah tu as… tu viens de faire 10 millions d’euros. Quand tu fais 10 % sur 1000 €, bah ok, tu as fait 100 €, c’est super, mais c’est un tout petit montant, tu vois. Donc c’est vraiment juste ça, en fait. Les riches deviennent plus riches parce qu’ils font des intérêts composés sur des capitaux qui sont énormes. Donc le but c’est juste de lancer la machine le plus vite possible et de prendre le réflexe d’investir, même si c’est un petit montant. En fait, c’est pas très important. C’est… c’est comme faire du jogging, tu vois. Si tu veux faire du jogging, bah il faut déjà courir 1 km, puis 2, puis 3. Et ouais, le marathon, ça viendra un jour, mais commence déjà par prendre cette habitude. Donc l’habitude d’investissement, faut la prendre dès le plus jeune âge. Et j’aurais adoré, tu vois… aujourd’hui je passe ça… j’aurais adoré le faire à 18 ans. Pourquoi on l’a pas fait à 18 ans ? Mais qui… qui nous l’expliquait ? Tu vois, on… on a tous les deux fait des écoles de commerce. Moi j’ai fait ingénieur, mais on te l’explique encore moins. Encore moins.

Voilà, c’est vrai, ouais. Mais tu vois, qui t’a expliqué… mais même nous qui avons fait école… école de commerce, normalement on t’explique la finance… que la finance… mais on t’explique pas les finances personnelles, qui… ça n’a rien à voir, tu vois. Mais ça a tout à voir. On t’explique la macroéconomie, on t’explique la microéconomie, la théorie de la monnaie, Milton Friedman, tout ça… ou des trucs très complexes, très high level. Et après on t’explique comment pricer des options, comment faire du M&A… et pour toi-même… pour toi-même par contre, va te faire [__], tu vois. C’est ton problème. C’est ton problème. Alors que c’est débile ! Et littéralement tous ces gens-là vont sortir des écoles de… de commerce, peu importe, ils vont être très bien payés, ils vont être plus tard probablement directeur, voire PDG, ou fonctionnaires. Exactement, ou fonctionnaires. Donc ça va être des gens qui vont avoir des gros revenus, et tu te rends compte que tous ces gens-là, en fait, on leur dit : allez-y mes amis, démerdez-vous, débrouillez-vous, vraiment… mais avec vos moyens. Et je pense que malheureusement les gens qui font les cours eux-mêmes ne savent pas le faire. Donc ça doit venir quelque part de là. Tes parents auraient pu le faire, ou nos parents auraient pu le faire, mais le problème c’est que c’est une génération où on faisait confiance à des banquiers. Donc eux n’ont pas non plus ce bagage. Donc nous, on a la chance d’avoir internet, en fait.

Et ça vient de là. Exactement. Donc c’est des choses qu’on va jamais t’apprendre à l’école, même aujourd’hui. On devrait. On a… une minute pour ça… une minute pour ça. D’ailleurs, si le ministre… bon, il y a plus de ministre, il y a plus de gouvernement, il y a plus rien. Mais tu vois, s’il y avait… on est à poil, on est à poil. Mais j’en parlais avec le ministère… j’en parlais avec le ministère… enfin avec Bercy, littéralement la semaine dernière. Euh, il y a des initiatives qui ont été mises en place par la Banque de France, mais personne ne l’a vu malheureusement. Mais ça devrait être enseigné au collège, au lycée, 3h ou 6h de cours, ça doit être obligatoire. Exactement. Moi, ce que je trouve fascinant, c’est que les Français… c’est ceux qui épargnent beaucoup. C’est des gens qui épargnent beaucoup, et en même temps ils investissent pas. Champion d’Europe de l’épargne. Donc c’est très dommage, parce que ça veut dire qu’ils ont de l’épargne, ils ont ce surplus dont tu parlais. Ouais, le réflexe il est là, mais ils ont… mais ils le placent pas. Parce qu’on a une culture du… on a une culture de l’aversion au risque qui est très forte. Donc on a peur de prendre du risque, en fait. Et manque d’éducation aussi, comme tu… du coup… parce que c’est ça, c’est vraiment la conséquence, en fait, du manque d’éducation : c’est la peur du risque. Oui. Et on se dit : attends, il y a le Livret A, le Livret A, c’est 3 % aujourd’hui, c’est safe. Maintenant, c’est pas safe, parce que tu as une probabilité de 100 % de perdre de l’argent, parce que l’inflation, elle est supérieure. Le Livret A est même ancré à 50 % de l’inflation, c’est-à-dire que là, il… par conception… par conception, ce livret ne peut pas… ne peut que te faire perdre de l’argent, de pouvoir d’achat. Parce que 100 € aujourd’hui… exactement, ne valent pas 100 €. Et c’est ça qui est difficile à comprendre. Tu dis : mais attends, quand je regarde mon compte en banque dans un an, j’ai toujours 100 €, mais en fait c’est… 100 €… tu achètes moins de choses. Et je pense que l’inflation… c’est un concept de macroéconomiste assez abstrait, il y a 5 ans. Mais maintenant ça commence à… ouais, tout le monde l’a senti là, le prix de l’énergie… ça c’est l’inflation, en fait. C’est quand ça a explosé, c’est de l’inflation. Peut-être pour expliquer c’est quoi l’inflation très concrètement : si tu as 100 € que tu as mis de côté en 2012 par exemple, sur ton compte courant qui ne rapporte rien, du coup…

Ouais, sur un compte courant, exactement. Donc tu as pas touché, c’est 100 €. Aujourd’hui, ça te permet d’acheter… soit l’équivalent de 70 €. Donc en fait, tu as perdu un tiers de cette valeur-là. Et si tu laisses encore plus longtemps, peut-être ça perd la moitié. Donc c’est… c’est terrible. C’est-à-dire que tu ne peux acheter que 70… 70 € avec ces… avec ces 100 €, en fait, parce que les prix ont augmenté. Prix ont augmenté, et le… ils font que augmenter. Ils font que augmenter. Ou l’inflation moyenne en France, c’est 3 % par an. Sauf que l’année dernière on a eu 6 %. Là, cette année on a un peu moins, on a entre 3 et 4 %. Donc c’est pas comme si c’était un épiphénomène, c’est un phénomène qui existe. On a eu des années à 0 % d’inflation, mais ça c’était des épiphénomènes. Pour le coup, c’est… c’est pas… c’est pas des… oui, c’est pas des retours. Là, on est revenu à la… à la norme. Et donc c’est inéluctable : si vous laissez de l’argent à votre compte courant… il y a pas de problème, mais c’est comme si vous envoyez une lettre d’amour à votre banquier, parce que lui, il va les prêter, il va faire du crédit avec, et il va gagner de l’argent. Sauf qu’il va vous donner exactement zéro. Donc si vous aimez votre banquier, laissez l’argent sur votre compte courant. Sinon, bah faites quelque chose. Il faut le mettre au travail. Et donc ce que tu dis est très… cont… les gens n’arrivent pas à imaginer ça. Parce que imagine, quelqu’un a 20 000 € de côté. Il a mis beaucoup d’argent de côté. Pour lui, la solution par défaut, c’est de laisser 20 000 € sur le compte, par défaut. Et pour lui, l’innovation, le truc bizarre, c’est de le placer. Et donc en fait, pour lui, il sent que… et donc de risquer… de le perdre… de risquer de le perdre. Et donc quand il le place, pour lui, il est en train de prendre un énorme risque. En le gardant, il prend pas de risque… mais… et donc il a l’impression que… en faisant rien, c’est comme si c’était neutre, et comme si ça allait… allait se conserver. Et finalement, il y a pas de position… tu conserves à 100 %… il y a aucune position où tu conserves tout de manière sûre, parce que soit tu le places pas du tout, et de manière sûre, il va… tu vas perdre cet argent petit à petit, 100 % de probabilité. Soit tu le places et tu prends des risques, mais au final, il y a pas d’autre solution que d’être un peu entre les deux, de garder un peu de cash et de placer en partie. Donc c’est… c’est bizarre quand on a pas eu d’éducation, parce qu’on pense qu’en le gardant… s’il y a aucune guerre, aucun problème, etc., on le récupère exactement ce qu’on a mis, ce qui n’est jamais le cas. Mais c’est bizarre de penser ça.

Ouais, c’est… c’est assez contre-intuitif, mais une fois que tu l’as compris, tu dis… tu changes de perspective. Je dois me mettre au travail. Oui. Et du coup, là ce que tu as décrit, en fait, c’est la notion la plus importante de la finance : c’est que il y a pas de rendement sans risque. Ça s’appelle même le couple risque-rendement, c’est un couple qui va très bien ensemble. Donc plus tu prends de risque, plus tu peux espérer du rendement. Par contre, plus tu peux perdre aussi. C’est logique. Oui. Mais donc le pire investissement, c’est le Livret A, parce que tu es 100 % sûr de perdre du pouvoir d’achat. Livret A, il a qu’une… une utilité, on pourra revenir dessus, c’est pour placer ce qu’on appelle ton matelas de sécurité.

Ouais, en gros ton coussin… c’est ton… tu vois, c’est pour pas que tu te réveilles la nuit en te disant : comment je vais faire pour payer mes factures ? Comment je fais si demain j’ai un accident, je vais à l’hôpital, tu vois, je perds mon boulot ? C’est des besoins d’urgence où tu as besoin d’avoir la liquidité… tu as besoin d’avoir la liquidité immédiatement disponible. Et donc c’est super simple, sans délai de retrait. Exactement. Tu dis : comment je vais définir mon matelas de sécurité ? Et tout le monde devrait en avoir un. Moi j’en ai un, tout le monde devrait en avoir un. C’est hyper important, surtout un freelance, parce qu’en fait un freelance… il y a les aléas… est-ce que le contrat va rentrer ? Là, je perds un gros client. Donc tu as… tu as… tu as encore plus besoin. Si tu es fonctionnaire, tu as aussi besoin d’un… d’un matelas, mais il a pas besoin d’être aussi épais. Mais donc généralement ce qu’on dit, c’est entre trois et six mois de dépenses. Donc c’est simple, tu regardes ce que tu as dépensé sur on va dire les trois derniers mois, ton loyer, tu vois, les courses, les sorties avec les amis, etc. Et tu fais la moyenne des trois mois, tu dis : voilà, bah ça c’est ma sécurité. Ça c’est ma sécurité. Si je suis vraiment prêt, si j’ai pas très peur de la vie et du futur en général, je mets trois mois. Si je suis plutôt du genre angoissé chronique, ou… je mets six. Oui, mais franchement, au-delà… où je viens de lancer mon activité… allez, je mets neuf. Mais au-delà, en fait, c’est trop, parce que cet argent… je perds trop… il a un coup… il a un coût d’opportunité. Donc en fait, tu perds trop de pouvoir d’achat ici. Donc il faut mieux le mettre au travail. Donc six mois maximum, sauf si vous lancez votre activité, là c’est neuf. Mais tu vois, moi je vois des situations folles sur Finari. Je vois des gens qui ont 300 000 € sur leur compte courant. Des gens qui sont… c’est incroyable. J’ai des gens qui sont directeurs financiers de grands groupes, des gens qui sont traders, des gens qui font du private equity, des gens qui sont… des chefs d’entreprise. C’est des métiers qui… qui sont dans la finance… sont dans la finance… sont des gens qui gèrent de l’argent pour l’entreprise… pour les autres… ou pour les autres. Par contre, ils ont 200 000 €, et quand tu leur demandes, ils vont dire : je ne sais pas quoi en faire, je suis bloqué parce qu’il y a trop d’options, j’ai peur, etc. Et donc c’est pour ça, tu vois… eux n’ont pas créé ce réflexe à 18 ans. Et donc quand tu te réveilles à 45 ans et tu dois placer 200 000 €… un peu tard quoi. C’est tard, et c’est… je comprends que ce soit angoissant. C’est difficile de se dire : tiens, je vais mettre 200 000 € sur ça. Et donc là, tu commences à rentrer dans des comportements irrationnels. Oui. Et tu vois des choses qui sont folles. Tu vois des gens qui sont arnaqués, etc. Et malheureusement, c’est ce que les médias aiment bien relayer, mais c’est pas ça l’investissement, en fait. L’investissement, c’est pas du tout le casino, c’est pas les traders qui font n’importe quoi, tu vois. C’est des choses très rationnelles. Il faut avoir… on disait tout à l’heure… il faut avoir un matelas de sécurité, qui est juste le cash que je garde, que je n’investis pas. Lui, c’est pas grave, qui… qui soit soumis à l’inflation, mais en cas de grosse nécessité, je l’utilise. Et ensuite, tout le reste, je dois le placer. Mais concrètement, je mets où mon argent, en fait ? Qu’est-ce que je fais ?

En gros, le matelas de sécurité, comme tu l’as dit, il faut qu’il soit dispo. Donc le plus important, c’est vraiment que tu le mettes dans un support qui rapporte quand même un petit peu, mais qui est safe. Oui. Et donc ça dépend si tu le caches… tu l’as en perso ou sur ta boîte. Si tu l’as en perso, franchement, tu poses pas de question : Livret A. Ok, pas de débat, tu vois. Tout le monde a un Livret A. Si tu as même un petit revenu, il y a un petit hack qui est sympa, c’est le Livret d’épargne populaire, le LEP. Le LEP, il est à 4 %, il était à 5 % il y a pas longtemps. En gros, c’est le livret qui, lui, a pour mandat de faire l’équivalent de l’inflation en performance. Donc lui, il annule l’inflation. Donc c’est génial. Il faut gagner moins de 22 419 €, de mémoire, célibataire. Mais généralement, la bonne nouvelle, c’est que les banques oublient de le fermer quand tu dépasses le seuil. Donc moi, tant que tu leur dis pas… c’est leur problème. Pas mal. Donc ça, c’est si tu es en perso. Et en pro, tu peux placer ton réseau sur un compte à terme. Honnêtement, c’est pas très intéressant. Moi, je préfère le placer sur des banques en ligne qui rémunèrent le cash. Et aujourd’hui, tu as des banques comme Wise ou Revolut… j’ai aucun partenariat avec elles… elles te donnent un taux qui s’appelle l’EONIA, qui est le taux le plus court. Donc en gros, c’est un taux à un jour. C’est… c’est le taux le plus sûr, c’est le taux d’avant… quand tu veux. Et ça, aujourd’hui là… on est… on est à 3,16 %. Donc c’est même mieux que le Livret A. C’est juste que tu es refiscalisé dessus, mais c’est quand même hyper intéressant, hyper liquide. Donc faut même pas se poser de question. Et après… donc tu le laisses pas sur le compte courant… tu le laisses pas sur le compte courant… tu le mets sur ça. Il y a des banques de B2B, des banques pro qui ne le proposent pas, mais c’est pas grave. Regarde la banque qui le propose, et tu tapes… tu vois… EONIA ou STR banque, et là tu trouveras des taux… des banques qui le proposent. Et franchement, c’est hyper simple. Tu déposes, bam ! Et là tu gagnes en plus les intérêts tous les… tous les jours. Donc c’est… c’est assez sympa à voir. Ouais, je confirme, je sais. Et donc si tu as de l’excellente trésorerie… d’ailleurs ça va aussi hein, c’est pas que ton matelas, c’est aussi l’excellente trésorerie de ta boîte, tu le mets là. Ouais. Et donc en fait, dans les trucs qu’on… tu apprends pas à l’école, en tout cas pas de manière intuitive, c’est cette… ce truc de… d’intérêt composé. Et je pense c’est la raison pour laquelle tu as dit : le meilleur moment de commencer, c’est à 18 ans. On l’a tous dépassé, parce qu’on a pas eu cette éducation. Pour ceux qui nous écoutent qui ont encore 18-25 ans, c’est un très très très bon moment pour commencer. Mais comment tu… comment tu expliques l’intérêt composé, qui est une notion tellement pas intuitive, même pour un… un matheux… un ingénieur, il peut la comprendre sur papier, mais il peut pas la vivre et la comprendre dans sa vie quotidienne, tu vois, quand il raisonne en argent et tout. Comment tu l’expliques toi, de manière hyper simple ?

C’est… c’est vraiment l’effet boule de neige. Faut se dire que… on va lancer une toute petite boule de neige en haut d’une colline, tu vois. Et en fait, cette boule de neige, elle va prendre de la vitesse, elle va grossir, tu vois. On l’a déjà vu, elle va emmagasiner de la neige, et donc naturellement, juste avec l’inertie en fait qu’elle va accumuler, elle va devenir extrêmement grosse, extrêmement puissante. Et donc c’est exactement pareil. Elle a besoin de temps. Elle a besoin de temps. Et ça tombe bien, quand tu es… quand tu as 18 ans, tu as du temps. Par contre, tu as pas d’argent. Quand tu as 40 ans, tu as de l’argent, mais tu as plus beaucoup de temps. Et surtout, tu as une retraite qui est plus très loin. Donc tu peux plus prendre le même risque. Le meilleur moment pour prendre du risque, c’est quand tu as 18 ans et que… honnêtement, tu as quoi ? Tu as pas grand-chose de toute façon. Tu as pas d’engagement, tu as pas d’enfant, tu vois, tu as pas de crédit sur le dos. Donc tu peux faire ce que tu veux. Donc c’est ça. Et donc c’est le meilleur moment pour aller lancer ta boule de neige, même si elle est minuscule. Il y a plein de gens qui se disent : l’investissement c’est pour les riches. Mais c’est faux. C’est faux. Parce qu’en fait, les riches, eux, ce qu’ils font, ils investissent pour préserver leur capital. Eux, c’est défensif. Ils veulent perdre le moins possible, ils veulent garder leur niveau de vie. Quelqu’un qui a 50 millions d’euros… et on en a, tu vois, chez Finari… il va pas te dire : moi je veux trouver le prochain Bitcoin. Non, il s’en fout. Lui, il veut que ses enfants, ils aient aussi l’équivalent de 50 millions d’euros en pouvoir d’achat à une époque future. Exactement. Ça sera pas 50, ça sera 70 millions. Exactement, 70 millions. En réalité, ça sera la même chose que 50… ça sera la même chose. Et lui, il va se dire : mais génial, parce qu’avec 50 millions on vit bien. Ouais. Le mec qui a pas de patrimoine, lui, il a besoin d’aller chercher la performance, tu vois. Donc lui, il va prendre un peu de risque, donc il va pas faire les mêmes placements. Et c’est pour ça que… et par contre, il a cette flexibilité totale, tu vois. Et il a du temps. Et donc vraiment, ce qu’il faut retenir, c’est la boule de neige. Il faut la créer le plus tôt possible, et après elle va prendre de la vitesse. Avec des petites sommes, même avec des petites… surtout avec des petites sommes, parce qu’encore une fois, on crée l’habitude. Moi, nous, ce qu’on… qu’on dit pour l’expliquer, on dit : si tu veux devenir millionnaire, tu places 4000 € à 20 ans, et juste… pas… et tu fais rien, tu touches pas, tu la places sur un indice qui a 10, 11, 12 %, si tu as un bon indice. Et à 68 ans, ça devient 1 million. Et les gens disent : mais comment c’est possible que 4000 € deviennent 1 million ? Parce que… mais c’est sur une très longue durée. Là, tu as même pas réinvesti… là, tu as même pas réinvesti. Tu as mis 4000 €. Bon, très peu de gens 4000 € d’un coup, mais si tes parents te donnent 4000 € pour une bonne raison, pas pour aller consommer… 42 ans plus tard… donc tu as 68 ans… c’est l’âge de la… 48 ans plus tard, c’est l’âge de la retraite aujourd’hui. Et ben, tu… tu as un million. Bon, ça vaut pas le million d’aujourd’hui, parce qu’il y a l’inflation, mais c’est quand même rien à voir avec 4000 €. Et alors là, si tu fais le calcul en mettant en plus 100 € par mois ou 80 € par mois, ça devient une somme beaucoup plus… et donc les gens… c’est comme ça, quand je pense… ça débloque un truc dans la tête des gens, disant : j’ai raté un gros truc ! Si 4000 € peuvent vraiment devenir un million, et je fais rien… je suis en train de rien faire depuis longtemps, peut-être que je dois m’y mettre quoi. Exactement. Et tu vois, c’est ça le… ça qui est un peu dommage, parce que souvent dans le débat public, on va stigmatiser l’investissement, on va dire que c’est un truc de millionnaire et cetera, de casino. Ou alors que… tu as vu… c’est ce que… l’exemple que tu viens de donner est très bon, et ça, c’est pas en faisant un placement… tu sais… un bon plan que tu as donné par un gars bizarre au coin de la rue. Ça, c’est en investissant dans l’indice principal… enfin dans le plus grand indice boursier principal au monde, à savoir le S&P 500, qui est la bourse américaine. Donc c’est… c’est super accessible. Et en réalité, ça a été… ça n’a jamais été aussi simple d’investir aujourd’hui. Ouais, qu’aujourd’hui. Il y a aucune barrière. Tu vas sur l’App Store, tu télécharges une app, tu vas sur… tu vas sur un site, tu… tu… tu valides ton identité, déposes de l’argent… 10 minutes plus tard, tu investis et tu oublies. Et tu oublies. Et avant, il fallait aller chez… à la banque, remplir des papiers, etc. C’est hyper long, c’est hyper cher aussi, il y avait des frais de dingue. Là, aujourd’hui, c’est beaucoup moins cher. Donc c’est un peu l’âge d’or de l’investissement. Il y a quand même beaucoup de…

Monde qui se réveille ? Tu vois, beaucoup de monde dormait là. Aujourd’hui, les gens sont très éveillés. Je pense qu’ils sont éveillés parce qu’ils ont, ils sont rendus compte, notamment avec les discussions qui ont lieu en ce moment autour du budget, que l’État français, l’État français est en faillite, en fait. En fait, faut, faut bien se dire : l’État français, tu vois, on parlait du déficit. L’État français ne sait pas gérer son budget. Il y a un déficit systématique. Là, on est à 6 % de déficit cette année. Dépense, dépense, dépense ! Plus exactement, il gagne 100, il dépense 106. Ça marche pas trop. Donc, qu’est-ce qu’on fait ? Bah, c’est un État, donc l’État emprunte. Il y a pas de problème, mais on a tous une dette. On a tous une dette. Je crois que chaque Français a une dette de l’équivalent de 40 000 €, de 25 000 € pardon, sur le, sur le dos. Tous 25 000 € sur le dos. Et ça, c’est parce que quoi ? Voilà exactement. D’bam ! 25 000 €. Ça, c’est parce que bah, on dépense énormément au lieu d’encourager l’investissement.

Donc, en fait, il faut prendre son destin en main. Faut se dire : la retraite de l’État, franchement, je pense que je l’aurai jamais. C’est à peu près sûr. Ceux qui pensent qu’ils vont l’avoir, mais il faut se réveiller, en fait. Vous rêvez vraiment, vous êtes dans un rêve éveillé. Ça n’arrivera plus. L’État français va progressivement relever l’âge de la retraite et réduire la taille. Donc, à un moment, il va falloir prendre les choses en main. Et là, moi, ce que j’observe, c’est que bah, notre génération, et surtout les plus jeunes, ils ont dit stop, et ils ont décidé de prendre les choses. Oui, et il y a une stratégie à mettre en place. On va la détailler, c’est hyper simple, tu vois. OK. Il y a un mec qui disait sur les, les impôts : aujourd’hui, les impôts, c’est une taxe pour financer les, la retraite des boomers qui est en train d’être payée aujourd’hui aux boomers. C’est une taxe pour faire du business en France. Donc, en fait, nous, on fait du business en France, et pour avoir ce droit-là, on paye les retraites de ceux qui ont fait n’importe quoi, qui ont, qui ont fait n’importe quoi. Ils ont vécu la meilleure période possible, et nous, pour avoir le droit de travailler, on doit les payer. On doit les payer parce qu’on aura pas nous cette retraite. Donc, on doit les payer aujourd’hui, mais on aura des restes un jour. C’est ça. Eux, ils prenaient l’avion pour aller à, à Marne-la-Vallée, tu vois. C’est n’importe quoi. Et après eux, aujourd’hui, ils nous disent : par contre, les enfants, vous prenez l’avion une fois dans votre vie, vous, et vous faites à peu près tous les sacrifices qu’il faut. Effectivement, tu as une charge énorme. Vous nous payez, vous nous payez, et vous, vous allez pas avoir vraiment de retraite un jour. Investir en plus ? Ah ouais, parce que c’est ça le système, c’est un Ponzi, en fait, hein. Tu vois, on parle souvent de, de, tu vois, de Madoff, le Ponzi qui a explosé. Tout P, finalement.

Mais attends, si tu repenses au système français, c’est : toi, tu donnes de l’argent, le dernier rentré donne de l’argent à celui qui, au qui est rentré avant. Et ben, en fait, ça, mes amis, ça s’appelle un Ponzi. Et donc, c’est un Ponzi. Moi, je donne de l’argent, cet argent, il est directement rendu à quelqu’un qui a la retraite en train de, de siroter. Donc, en fait, nous, quelque part, tu vois, on est le meilleur sponsor de Costa, des croisières et de toutes ces belles entreprises, ou du Club Med, parce qu’en fait, on les arrose. C’est vraiment notre argent qui, qui part là-dedans, tu vois : les croisières du Ponant, enfin, tous ces trucs-là, franchement, c’est un peu dommage. Et donc, en tant que freelance, tu as la chance de pouvoir vraiment décider de combien tu te fais. Donc, tu es pas obligé de participer à, tu sais, moins avoir finalement. Quand tu es freelance, le salarié, lui, il est, il est dans la NAS, tu vois, il est bloqué. Lui, il est bloqué. Le salarié ? Faut savoir que… J’explique pourquoi le salarié, en fait, il peut pas moduler son revenu. Le, enfin, quand tu es salarié, qu’est-ce que tu veux ? C’est gagner le plus possible, évidemment, ce qui est logique parce que tu travailles probablement très dur et tu donnes de la, tu crées de la valeur pour ton entreprise. Mais du coup, tu vas être à l’impôt sur le revenu, et l’impôt sur le revenu, bah, c’est un matraquage sans fin. Déjà, l’argent que tu vas gagner, c’est une fraction de ce que ton employeur a payé. Toi, tu embauches quelqu’un, tu vas payer des charges patronales dessus. Le salarié va payer des charges salariales dessus. Ensuite, tu vas payer des impôts sur le revenu. Ensuite, tu vas payer une autre taxe dont on parle jamais, c’est comme la TVA, c’est-à-dire que quand tu payes, il y a 20 % qui partent à chaque fois. Et après, tu vas acheter un jour un bien immobilier, on va dire : attention, il y a des frais de notaire. Ah bon, frais de notaire ? Frais de notaire, c’est 85 % d’impôt. Donc, en fait, c’est une arnaque, ce truc, parce qu’ils te disent : tout le monde pense que les notaires sont riches à cause de ça. Bon, ils sont riches pour d’autres raisons, mais ils sont surtout… c’est l’État qui s’enrichit là-dessus. Ils augmentent, ils viennent d’augmenter… ils vont augmenter… ils vont peut-être pas l’augmenter avec le budget, mais ils voulaient augmenter les frais de notaire de 11 % quoi. Donc, en fait, tu vois, il y a des impôts partout. Tu fais une donation, pareil. Ça, si tu t’occupes pas de prévoir ta succession, mais tu te fais laminer par l’État. Donc, en fait, il y a des impôts à chaque étape de ta vie. Et quand tu es salarié, tu payes 100 %. Quand tu es salarié, tu payes tout, parce que tu payes notamment la manne principale de l’État, qui est l’impôt sur le revenu. C’est vraiment le, le revenu numéro 1. Mais pour le même revenu, le freelance, lui, peut choisir combien va être soumis à toute cette taxe-là, parce qu’il verse son salaire, et combien il garde dans sa société. Donc, le, il est là : combien il garde dans sa société pour investir via sa société, pas… alors que le salarié, il a pas du tout ce choix-là. 100 % est taxé à mort, et il lui reste juste le net, net, net final sur lequel il peut investir un peu en perso. Ouais. Et le net, net, net, il est… c’est une fraction, tu vois. Et chaque année, les impôts augmentent. Pourquoi ? Bah, parce qu’il faut payer les retraites, faut payer beaucoup de choses, en fait.

Donc, tu vois, là, on est… avant, qu’on a créé le système de retraite, c’est, c’est un système assez malin. Il y avait quatre personnes qui travaillaient pour chaque retraité. Là, aujourd’hui, on est à 1,6 actifs pour chaque retraité. On est en train de tendre vers un pour un. Et donc, en fait, tu vois, quand tu vois, quand tu vois un débat où on te dit : non, l’âge des retraites, on peut pas le remonter. Mais attendez, mais, mais vous êtes… enfin, quoi ? Le système, il est au bord de l’implosion. Regardez la, regardez la pyramide démographique, tu vois. Il y a beaucoup plus de personnes âgées qu’il y a de jeunes. Oui. Donc, on est à la limite du système. Et quand tu es un employé, tu peux jamais contrôler combien tu vas te verser en salaire, et donc, tu es vraiment celui qui est le plus taxé. Le freelance, lui, il peut dire : je me verse un salaire, je me verse des dividendes, je garde surtout l’entreprise dans ma, le cash dans ma société. Et c’est simple de taper sur des particuliers et d’augmenter les impôts, et c’est ce que l’État adore faire. Monter l’impôt sur les, les sociétés, l’IS, très difficile, parce que là, tu casses toute la compétitivité qui reste. Déjà, il y en a pas beaucoup, et en plus, ils l’ont baissé. L’IS a quand même baissé. Tu es plus protégé pour, dans, dans les futures réformes que quand tu es salarié, sur lequel on va taper tout de suite en premier. Ça, et ça, tu vois, on parle souvent de niche fiscale. Tout le monde est obsédé par les niches fiscales. Mais c’est ça la vraie niche fiscale, en fait. Il faut pas… tu vois, on dit souvent : dans chaque, chaque niche, il y a un chien. Mais il faut pas aller vers les niches fiscales. C’est souvent un très mauvais placement. Ceux qui vendent les niches fiscales, c’est eux qui gagnent de l’argent. La meilleure niche fiscale, c’est de, d’investir via sa société. Et finalement, quand tu es freelance, pour le même travail, c’est un moyen beaucoup plus rapide de construire ton patrimoine que quand tu es salarié. Dans un monde où construire ton patrimoine n’est plus vraiment une option, parce que tu, tu auras pas une retraite de… que celle qu’on voit aujourd’hui, en fait, c’est, c’est un autre monde. Donc, un mec qui, un freelance, finalement, pour le même métier, peut, peut-être mettre de côté 1000 €, lorsque le même métier, lui, permet en salarié de mettre que 500 € de côté, quoi. En gros, assalarié équivalent entre CDI et quelqu’un qui est travailleur non salarié, tu vois, c’est à peu près 30 % de plus, de plus pour le travailleur non salarié. Plus de puissance de, d’investissement que tu peux mettre. C’est ça. Mais ça, c’est à coût équivalent, c’est-à-dire : même métier, même argent. Le même métier, ton client, ça lui coûte la même chose, ou ton employeur, et toi, tu as juste 30 % de plus. Et ça, encore, tu peux même l’optimiser en gardant un maximum dans ta trésorerie. Donc, en fait, ta holding ou ta société, faut vraiment le voir comme ta tirelire. Et tant que ça reste là-dedans, tu vas pouvoir faire travailler l’argent. Et 30 %, à terme, sur des années et des années, avec l’effet boule de neige, c’est énorme. C’est chaque année, tu vois. C’est chaque année. Ouais, c’est énorme. Et est-ce que, est-ce que quand on est freelance, parce que là, on dit que construire un patrimoine, c’est beaucoup plus simple quand tu es freelance, beaucoup plus rapide en tout cas pour le même métier, et donc, avoir l’indépendance financière, elle est plus accessible à des freelances… Est-ce que, est-ce que je peux tout investir via ma, via ma société ? Quand je laisse l’argent dans la société, est-ce que je peux investir tout ce que peut faire un particulier qui, lui, est salarié ? Tu peux, tu peux faire faire exactement la même chose, en fait. C’est juste que des fois, les, les, les supports vont s’appeler différemment, mais tu as à ta disposition tous les instruments : des indices, des actions. Tu peux faire de la crypto, tu peux faire de l’immobilier. Alors, peut-être que tu vas devoir créer une autre société pour avoir une fille, et cetera, qui va faire une SCI, enfin… mais en gros, tu as même accès à plus d’instruments, plus d’instruments, et beaucoup plus de flexibilité. Et tu vois souvent ce que je vois, c’est des gens qui disent : oui, mais moi, je vais pas pouvoir m’endetter, faire de l’immobilier. Bah si, en fait, parce que ta société, si elle est rentable, ce qui est quand même souvent le cas des freelances qui marchent bien, et ben, là, tu peux t’endetter, et les banques adorent financer ce genre de dossier. Donc, parce qu’il y a des gens qui disent : j’ai pas la dette en tant que freelance aussi facilement qu’un salarié. Exemple, ce qui est vrai, ce qui est vrai. Le salarié, lui, il donne le CDI, le banquier, il voit le CDI, il tombe dans les pommes, tu vois, il, il est content. Pour lui, c’est le sésame. Alors qu’en fait, enfin, ça n’a aucun sens. Tu peux très bien te faire licencier, et donc, certes, tu auras du chômage, mais quelqu’un qui, un freelance qui gagne 10, 15, 20, 30 000 € par mois… Mais moi, si j’ai un banquier, j’adorerais le financer, parce que je sais que c’est quelqu’un qui marche très bien et que demain, il marchera encore mieux. Oui, c’est vrai que dans notre système, on favorise le CDI à l’entrepreneuriat, mais l’entrepreneur peut tout à fait emprunter. C’est vrai que ce qui est souvent demandé, c’est quand même d’avoir plusieurs bilans et de faire du bénéfice, tu vois. Mais si tu as ça, mais tu peux y aller, c’est vraiment open bar. Faut juste trouver la bonne banque. Et après, on pourra rentrer dans le détail sur comment on peut le faire, mais c’est carrément faisable. C’est faisable. Donc, c’est pas impossible pour un freelance. Tout, il faut juste savoir le faire. OK.

Et quand on parlait d’indice tout à l’heure, tu avais dit que si quelqu’un plaçait sur un indice, c’est très simple, parce que aujourd’hui, c’est un clic de bouton. Et les indices, c’est relativement beaucoup plus sûr que de choisir ses actions, et cetera. Donc, en fait, moi, pour les intérêts composés, j’avais un autre, un autre truc qui permet d’expliquer de manière très violente le truc, c’est : euh, est-ce que tu préférais avoir 1 million d’euros tout de suite, ou une pièce de 1 centime d’euros qui se dédouble tous les jours ? Et en fait, les gens se disent : 1 million d’euros, parce que je suis safe. Et en fait, quand tu fais le calcul, les 1 centime qui se double très, très vite, au bout de 30 jours… il faut faire le calcul, ça atteint les 100 millions, et ensuite, ça les dépasse très largement, parce que c’est une courbe exponentielle. Et au bout de quelques jours, tu es peut-être à 800… ensuite ça devient… Et en fait, c’est très, très rapide. Avant même les 30 jours, je pense, de mémoire, on pourra faire le calcul, tu arrives à des montants astronomiques. Normal. Et ça, c’est les intérêts composés, c’est le, c’est la fonction exponentielle. Et donc, c’est pour ça que commencer très tôt marche bien. Mais dans tous les cas, même quand tu commences, je pense, à 45 ans, tu as, tu as largement de quoi profiter des intérêts composés, en fait. Et donc, ça m’amène à la question de : OK, une fois que j’ai mis du cash de côté pour la sécurité… ça, ça, c’est les gens qui ont déjà de la, enfin, de l’argent, donc ils doivent le décomposer en : cash de sécurité, ensuite, placement. Ouais. Sur quoi je dois placer cet argent-là ? Est-ce que c’est… il y a plein de stratégies. Il y a des gens qui mettent tout sur Bitcoin, ou des shitcoin, même parfois. Mais on parle des mecs qui ont 50 000 €, par exemple. Ils vont faire 20 000 € de côté, et ensuite, ils font quoi ? Des 30… Moi, j’aime bien l’image, tu vois, de la pyramide. En gros, la pyramide patrimoniale, c’est : le socle, ma sécurité, ça, en a couvert. Ensuite, tu vas monter d’un étage, et là, il y a vraiment les deux moteurs de ton patrimoine : la bourse et l’immobilier. Oui, OK. Et donc, si on commence par la bourse, très concrètement, tu vas faire quoi ? Tu as deux façons d’investir en bourse : soit tu achètes des actions, par exemple : Tesla, Nvidia, LVMH, tu les choisis toi-même, tu les choisis toi-même, parce que tu penses que c’est une super boîte. Ou alors, tu vois tes clients Spotify, tu dis : bah, du coup, euh, je pense que cette société vaudra plus demain, j’achète le titre. Ça, c’est la première option. La deuxième option, c’est : dire : je ne sais pas quelle société sera à la mode demain, ou vaudra plus demain, du coup, je vais acheter le marché au sens large. Et donc, là, tu peux acheter ce qu’on appelle des ETF, qui vont juste reproduire un indice boursier. Donc, en France, on a un indice boursier qui s’appelle le CAC 40, qui sont les 40 plus grosses sociétés cotées en bourse. Donc, il y a LVMH dedans, il y a Airms, tu vois, il y a Air Liquide. Et aux États-Unis, ils ont l’équivalent qui s’appelle le S&P 500. Et donc, là, c’est les 500 plus grosses sociétés, dans lequel tu as Nvidia, Tesla, tu vois, toutes les grosses sociétés. Et donc, le ETF, le ETF, il est vraiment extrêmement bête. Son seul métier, c’est de faire la même performance que l’indice. Et donc, tu vois, là, en 2024, le SNP 500, pour parler chiffres, il fait plus 27 %. Ouais, c’est une année incroyable. Ça, c’est une année incroyable. Donc, là, tu vas dire : ouais, mais là, vous avez de la chance, et cetera. Bon, l’année dernière, il fait plus 26 %. OK. Sur les 100 dernières années, le SNP 500, il fait 10 % par an. Mais la nuance là-dedans, c’est que : il y a des années, il fait plus 50, il y a des années, il fait -50. Et c’est pour ça que la bourse a fait peur, c’est que l’année prochaine, on peut se prendre -50 %, mais sur le long terme, tant que tu restes à la table, tu es gagnant, parce que statistiquement, c’est jamais arrivé qu’en fait, tu gagnes pas sur le long terme. Faut que ça reste assez longtemps. Faut que ça reste longtemps. Et donc, il y a une formule qui est assez connue en anglais, c’est : time in the market beats timing the market. Donc, ça veut dire : rester dans le marché, c’est plus rentable que de rentrer et de sortir, d’essayer de trader. Et donc, tous les gens qui pensent qu’être un trader, c’est génial… bah, ouais, c’est rentable si tu es un pro. Et donc, nous, on est pas des pros, nous, on a un métier à côté. Et donc, on fait des ETF, on achète l’indice. 10 % par an, c’est un rêve, en fait, parce que 10 % par an pendant très longtemps, et ben, tu vois, c’est ce que tu… lequel que tu faisais tout à l’heure, ça peut faire des millions. Et ça va faire des millions, juste mathématiquement, si tu sors pas. Et ça, ce qui est génial, c’est que ça, c’est pas quelque chose qui est uniquement accessible aux super riches. Ça, c’est accessible à tout le monde via un compte-titre, une assurance vie, un PER, un contrat de CAPI. Et chaque contrat a ses avantages, ses inconvénients, mais en tout cas, c’est accessible à tout le monde pour des frais hyper bas. Donc, le ETF, c’est vraiment la clé. Et, et l’autre clé, c’est que tu as parlé des intérêts composés, mais il y a un autre phénomène qui est un peu moins… encore un peu moins compréhensible, c’est les frais composés. Quand tu t’achètes un fond, tu payes des frais, tu vois. Ou donc, on va dire que… que tu penses… tu veux pas acheter… tu vas voir ton banquier, tu vas dire : j’ai vu le SNP 500, je vais acheter un fond. Il va dire : mais les ETF, on en a pas, de toute façon, parce que il gagne… il prend pas de commission dessus. Par contre, on a des autres fonds qui s’appellent, en gros, des fonds actifs, qui sont gérés par un vrai gérant qui va essayer de battre le SNP. Et donc, là, tu vas regarder les frais, tu vas voir que c’est 2 % par an. Tu vas dire : mais ça va, 2 % de frais, c’est pas grand-chose. En réalité, c’est vrai que c’est pas grand-chose, tu vois. Mais sauf qu’au bout de 30 ans, 2 % de frais par an, ça fait 43 % de manque à gagner. C’est énorme. C’est énorme. C’est énorme, tu vois. Donc, ça, c’est une somme que tu vas offrir à ton banquier et à tous les gens qui sont dans ton… alors que tu peux l’acheter toi-même via un ETF, et là, tu vas payer non pas 2 %, mais tu vas payer 0,20 %. Donc, tu vas payer 10 fois moins. Et le pire dans l’histoire, ça, c’est le pire du pire, c’est pour ça que c’est une arnaque énorme, c’est : les fonds actifs n’arrivent pas à battre le marché. C’est pas moi qui le dis, il y a une étude qui s’appelle étude SPIVA qui montre que 80, 90 % des fonds actifs, des pros, c’est des gérants professionnels, font moins bien que le marché. Le ETF, lui, on rappelle, il est bête, il fait la performance du marché chaque année. Donc, tu payes 10 fois moins cher pour un ETF pour être sûr de faire la performance du marché. Donc, à l’inverse, tu payes 2 % pour avoir 90 % de chance de faire moins bien. Ou donc, c’est vraiment une arnaque. Donc, faut surtout pas faire ça. Le ETF, franchement, c’est hyper simple. Et c’est tellement simple qu’en fait, c’est déstabilisant. Donc, je vois souvent des clients qui me disent : mais je fais rien, je fais rien, je devrais pas en avoir plein. Ben non, parce qu’en fait… achètes le SNP 500, tu as 500 entreprises qui sont certes américaines, mais Nvidia, Facebook, enfin, Meta, qui font du business partout dans le monde. Donc, tu es hyper diversifié, c’est génial. En fait, c’est… ça paraît trop bête. Ça paraît trop bête. Mais il y avait, il y avait un mec sur Twitter qui montrait genre le best book of investment, le meilleur bouquin d’investissement, et il met : page 1 : achète SP 500, page 2 : achète SP 500. Et toutes les pages, c’est juste… Et c’est le meilleur bouquin, parce que tu peux pas faire en vrai beaucoup, beaucoup mieux. Sauf si tu, tu as des, des informations particulières, où tu es dans le non côté, et tu achètes vraiment dans des boites, et ça, c’est très difficile et inaccessible pour la majorité des gens. Et donc, en fait, ça paraît trop, trop bête, mais, mais finalement, les meilleures solutions sont les plus simples, quoi. Exactement. Tu sais, il y a une règle, il y a Warren Buffett, qui est un grand investisseur, un investisseur légendaire, qui dit : règle numéro 1 : ne perds pas d’argent, règle numéro 2 : rappelle-toi de la règle numéro 1. Et tu vois, ça résume bien sa philosophie, c’est, c’est simple. Et d’ailleurs, Warren Buffett, qui est un investisseur professionnel qui, lui, sélectionne les titres… oui, lui, il a dit : le jour où il décédera, il investira sa fortune, enfin, sa fortune ira automatiquement dans des ETF. Donc, tu as envie de dire : mais si le mec qui bat le marché depuis 50 ans sans, sans discontinuer fait ça, pourquoi tout le monde ne fait pas ça ? Et d’ailleurs, on le voit aujourd’hui, le ETF, c’est, c’est en train d’exploser, et c’est de loin l’instrument le plus rentable et le plus pratique pour un utilisateur, pour un investisseur. Le seul truc qu’il faut bien retenir, c’est que : si le marché baisse, le ETF baisse. Mais encore une fois, c’est pas grave, on est là pour le long terme. 10 % par an, doute en image de là… Ouais. Pour que tout le temps, tu as une somme prête à employer en cas de besoin, que tu ne dépendes pas de : ah mince, le marché est bas, je dois vendre maintenant parce que j’ai besoin d’acheter je sais pas quoi, et je vais perdre… Tant que tu as pas besoin de cet argent-là, c’est pour ça qu’il faut que les gens séparent dans leur tête l’argent fonctionnel pour ton fonctionnement en tant que personne et famille, et l’argent qui doit rester et sur lequel tu ne sors que quand tu veux et quand le timing est bon, et cetera, et cetera. Et tu ne subis pas les baisses du marché. Une fois que tu as séparé ça, le danger est beaucoup plus faible, parce que le danger, c’est juste une année X où ça se passe très mal, mais l’année d’après, ça va, ça va revenir. Comme tu disais, donc, ça va revenir. Et si c’est pas l’année, l’année d’après, ça sera la suivante. Et tu vois, il y a un truc qui est assez intéressant, c’est que : il y a un phénomène qu’on appelle les soldes. Et quand les prix baissent, tu as des gens qui se ruent dans les magasins. On a tous vu les scènes, tu vois, aux États-Unis, où ils se battent pour acheter des trucs, ou le Black Friday, qui est devenu… qui est importé des États-Unis, mais qui a explosé en popularité. Les prix baissent, les gens achètent. En bourse, les prix baissent, les gens vendent. Mais pourquoi ? Enfin, qu’est-ce qui a changé ? Rien n’a changé. C’est juste que le marché a décidé que ce qui valait 100 hier vaut 80 aujourd’hui, mais fondamentalement, nous, on sait que ça va revenir à 100 un jour, et ça dépassera. Donc, en fait, c’est un super moment pour acheter. Donc, les meilleurs investisseurs, c’est ceux qui se disent : ça baisse, c’est génial, et donc, j’achète. Et donc, là, il y a quand même un truc qui est difficile, c’est : comment tu vas réussir ? Le jour J, tu as pris -50 %, à appuyer sur le bouton pour remettre au pot, ou, ou alors, encore pire, tu as acheté au sommet, au pic. Aujourd’hui, on va dire, c’est le pic, et demain, ça, ça perd 50 %. Comment tu fais ? Tu as plus d’argent pour réinvestir, là, tu es vraiment bloqué. Et donc, là, il y a un truc qui s’appelle l’investissement programmé, ou le DCA en anglais. Et ça, c’est vraiment génial, c’est que tu vas, au lieu de dire : moi, je vais essayer d’investir au meilleur moment, tu vas investir tout le temps. Donc, tu vas acheter jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, tu, tu ré-arbitres ça sur le… tu répartis. Donc, par exemple, tu as 10 000 € à investir, ou généralement, tu as 0 € à investir, et c’est juste que chaque mois, à la fin du mois, il te reste, je sais pas, 200 €, et donc, ces 200 €, tu vas les investir. Et donc, chaque mois, tu vas faire ton investissement, et tu vas le programmer. Tu peux pas dépenser l’argent que tu ne vois pas. Donc, tu fais virement automatique vers ton courtier et ordre automatique si tu peux le faire.

Et tu vois, j’ai j’ai fait une démonstration là, par l’absurde, sur Finari. J’ai investi, on a lancé un produit crypto l’année dernière, et j’ai investi 100 € toutes les semaines, 50 € sur… wouh ! En un an, un an et demi, un peu plus, j’ai fait x2 en achetant tout le temps. C’est-à-dire quand j’ai acheté là, j’ai acheté, j’ai acheté aujourd’hui à 100 000, mais peu importe en fait, parce que j’ai aussi acheté quand ça baissait à fond. Et puis peut-être ça va monter encore plus, donc c’est pour ça : comme on sait pas du tout dans quelle direction ça va, il vaut mieux acheter par mois pour qu’on tombe pas sur le mauvais moment. On tombera pas peut-être sur le meilleur, mais en tout cas, on est sûr de pas tomber sur le pire moment. Les crises, elles sont longues, tu vois. Donc quand il y aura une crise, tu auras le temps de bien acheter, donc de baisser vraiment ton prix d’achat moyen, et donc forcément, tu vas augmenter ta performance. Donc c’est vraiment dans ces moments-là que c’est intéressant d’acheter. En réalité, c’est quand c’est les sold. Et vu que c’est difficile de passer à l’action, c’est un biais cognitif, tu vois. C’est très… on est bloqué parce que tout le monde nous dit : « C’est la crise, c’est la fin du monde. » Et pendant le Covid, regarde, on pensait qu’on… alors que c’était le… c’était les soldes du siècle. Et d’ailleurs, quand tu regardes ce qu’a fait Warren Buffet, qu’est-ce qu’il a fait ? Il a mis des valises incroyables, il avait du bagage en soute, mais énorme ! Parce que lui, il s’est dit : « Ça faisait des années qu’il attendait un moment comme ça. » Il attendait pas le Covid, mais il attendait une grosse baisse.

Donc tu lisses ton investissement, tu automatises, et du coup, après tu vas faire autre chose. Et le DCA, c’est vraiment… c’est assez magique, en… c’est autopilot, tu es vraiment en autopilot, et tu peux te concentrer sur autre chose : ton business, ton… urrence, exactement. OK. Et qui dit donc maintenant on a couvert que être freelance ça te donne beaucoup plus de moyens d’investir et donc tu atteins plus rapidement ta ton indépendance. On a couvert la stratégie que tu appelles pyramide. Maintenant, parlant des dépenses personnelles, parce que si je dois mettre de côté, je vais enlever de mon salaire quoi ? Et aujourd’hui, quand on est jeune, 18, 25, même 30, etc., on commence par des salaires peut-être pas très hauts, et on se demande, on se dit : « C’est pas du tout le moment d’investir parce que j’ai pas assez d’argent, et j’attendrai quand j’aurai beaucoup d’argent. » En fait, il y a cette règle que, encore une fois, qu’on t’enseignera jamais à l’école, mais qui est une règle hyper connue, qui dit : c’est la règle des 50/30/20. Où on te dit : tu mets, quel que soit ton salaire, tu mets 50 % sur les trucs nécessaires pour toi : ton loyer, ta bouffe, etc. ; 30 % sur les loisirs : sorties, ciné, voyages. Et ça te permet d’avoir cette discipline pour ne pas dépenser trop sur les loisirs et de dépenser selon tes moyens. Et puis 20 % sur l’investissement. Et celui qui fait ça, il est garanti de commencer à construire son patrimoine assez tôt, même s’il gagne que 2 000 € net ou moins, 1 800, etc. Et derrière, il va commencer à bâtir très tôt. Mais comme il y a l’effet boule de neige dont tu parlais, ce que tu as mis avec ton petit salaire quand tu avais 23, 25 ans, ça vaudra plus que ce que tu vas mettre à 40 ans. Ça vaudra beaucoup plus, alors que tu mets 1 000 € d’investissement à 40 ans au lieu de 200 par exemple, ou de 400. Donc en fait, finalement, quel que soit le salaire de départ, euh, avec cette règle de 50/30/20, tu… tu garantis de commencer à investir.

Mais la question c’est : comment on sait combien ? Parce que je me suis toujours dit : il y a personne qui nous dit qu’est-ce qu’on a le droit d’acheter ou pas quand on gagne tel salaire. Et tel salaire, est-ce qu’on peut s’acheter une ceinture Hermès quand on gagne 2 000 € par mois ? Oui, tu peux l’acheter, je dis : tu peux le faire, mais est-ce que tu devrais ? Est-ce que tu devrais le faire ? En fait, je pense que tu devrais quand même profiter de la vie. Et tu vois, il y a toute une… un mouvement qui s’appelle le FIRE, et eux, leur philosophie, c’est de dire : « On va épargner le plus possible. » Donc eux, ils font pas du 50/30/20, ils font du… en fait, c’est l’inverse, eux ils font du 20/30/50. Donc ils épargnent 50 % de leur… ça c’est extrême. Ça veut dire quoi concrètement ? Tu peux pas vivre à Paris, tu manges des pâtes, tu vis dans une… chambre de bonne. Ouais, voilà, tu vis dans une chambre de bonne à Joinville, tu vois, et tu tapes 1 h 30 de RER tous les jours. Ça n’a pas d’intérêt, ça n’a pas… le seul intérêt, c’est que tu vas pouvoir partir plus vite à la retraite, mais franchement, tu vas très mal vivre au début. En fait, tu vas super mal vivre toute la période avant, et après… pendant… une fois que tu seras à la retraite, tu vas compter les… centimes. Donc je suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Donc l’idée, c’est de commencer effectivement à 20 %. Le rappelle, la moyenne des Français, c’est 17 %, donc on est vraiment très bon à ça. Les Français, en moyenne, sont… sont vraiment d’excellents épargnants, il leur manque juste la case « investir ». Il leur manque l’investissement. Tout part sur les comptes courants et tout. Maintenant, en fait, c’est… c’est juste une variable d’ajustement. Et ça qui est trop bien, c’est que peu importe ton salaire, c’est ton taux d’épargne qui compte. Et donc, ces 20 %, c’est ton taux d’épargne. Ouais, ce qu’on voit sur Finari, c’est que en réalité, les gens qui sont avertis, ils vont plutôt aller sur 25 % d’auto-épargne, et là ça commence vraiment à être intéressant, même sur des salaires… même sur des salaires… Ouais, non, parce qu’en fait, ils prennent l’habitude de vivre avec un peu moins. Et moi, il y a… il y a une philosophie que j’aime bien, c’est d’avoir un an de retard sur ton niveau de vie actuel. C’est-à-dire que tu… niveau de vie… un an de retard sur ton salaire, c’est que tu as une augmentation, génial, bravo ! Tu passes de niveau de vie… tu changes pas de niveau de vie, tu gardes ton… ton niveau de vie actuel, tu crées un décalage d’un an, exactement. Et un an plus tard, tu l’ajustes un peu à la hausse, mais tu prends ton temps. Et peut-être qu’un an plus tard, tu auras déjà eu une nouvelle augmentation. Donc tu te retiens d’acheter l’iPhone de cette version-là, tu… version… tu vas sur Back Market, tu achètes une… pas la ceinture Hermès encore, non… tu achètes pas… finalement, c’est pas vrai, tu achètes des actions RMS, tu vois, des actions, et ça… bon, il y a… il y a plein de… de… de comparatifs quand tu regardes sur Twitter, des gens qui disent : « Au lieu d’avoir acheté un iPhone 12, tu aurais acheté du Apple, tu aurais explosé. » La même somme pour la même somme. Moi, d’ailleurs, ce que je fais à titre perso, c’est qu’à chaque fois que j’achète un produit Apple – et je suis full Apple, tu places – j’achète… j’investis la même somme dans Apple. Ouais. Et je me dis : « Ouais, c’est une très belle action. » Et je me dis : « Au moins, c’est pas parfait, mais j’amortis un peu le choc. » Et c’est vrai que c’est… c’est… c’est dur, tu vois. C’est comme si tu avais investi… les pires gens, je pense que c’est les gens qui ont acheté du Bitcoin et qui ont ensuite acheté des objets avec ces Bitcoins. J’ai un ami qui a acheté un MacBook avec son Bitcoin… son MacBook, il vaut 50 000 € donc ça… ça… ça fait quand même assez mal au cœur. Il a payé 0,5 Bitcoin, le pauvre, à l’époque… c’est comme la pizza à 10 000 Bitcoins à l’époque… c’est la pizza à 10 000 Bitcoins ! Mais bon, 10 000 Bitcoins, ça fait mal, quoi. Mais donc, en gros, le taux d’épargne, c’est la variable d’ajustement, et vous pouvez faire le calcul : tu regardes combien tu peux épargner, et essaie de mettre un petit peu plus. Tu mets un petit peu plus, et surtout, comment tu peux mettre un petit peu plus ? Bah, tu vas dire : « J’épargne 500 € par mois, tiens, je vais passer à 600. » Et ce, dès que ton argent rentre, virement automatique. Donc tu as même pas d’action manuelle à faire. Et vu que l’argent va pas être sur ton compte par magie, ça va fonctionner. Et l’autre hack que moi j’aime bien, c’est pas un hack en réalité, mais c’est très basique, c’est que j’ai une carte de débit, j’ai pas de carte de crédit. Donc j’ai pas besoin, tu vois, de regarder le découvert, parce que je peux pas être à découvert en fait. Donc je peux pas dépenser plus que je… plus que ce que j’ai. Et vu que sur mon compte, j’ai plus l’argent que je vais épargner puisqu’il est déjà parti sur un autre compte… bah ouais, parce qu’en fait, tu sépares les comptes. Donc l’argent rentre, virement automatique là, tu payes le 1er du mois, le 2 du mois, virement automatique vers le compte d’épargne. Et euh, là en fait, ce qui reste du coup… ça c’est le compte avec lequel tu… c’est l’argent qui te reste pour vivre, et ça tu peux te faire plaisir, tu vois. C’est des hacks qui sont importants parce qu’on voit que c’est très dur d’avoir cette discipline dont tu parles. Par exemple, décaler d’un an ton niveau de vie, c’est terrible, parce que tes camarades de classe qui sont sortis la même année que toi, qui sont dans les mêmes salaires, eux ils vont se permettre des voyages, etc., que tu peux pas. Et même les entrepreneurs, tu vois… et même les entrepreneurs… tes camarades de classe, ils sont dans des super jobs, ils gagnent une fortune. Ouais, toi tu es un peu le vilain canard. Mais croyez-moi, tu sais… c’est tout le truc de la gratification immédiate. Exactement ce que j’… c’est la gratification différée… différée, c’est toujours celle qui est la plus rentable. Exactement. Et ça me rappelle cette… tu connais cette expérience-là qui a été faite sur des gamins, sur… sur ce truc… ils ont pris des gamins, avec… dans une pièce, chacun seul, et ils leur ont donné un cookie, et leur ont dit : « Si tu manges pas tout de suite, je reviens dans 15 minutes, s’il est toujours là, tu auras un deuxième cookie. » Et en fait, ils ont suivi… ils ont suivi ces mecs-là 20, 15 ans après, ou 20 ans après, et tous les mecs qui ont pas mangé le cookie le premier, ils ont eu des parcours un peu réussis, et les autres ont eu beaucoup de problèmes. Et en fait, chacun avait des hacks pour ne pas manger de cookie, c’est ça qui… ouf ! C’est que certains chantaient, certains faisaient le tour de la table, certains fermaient les yeux ou les oreilles… et puis d’autres ont tout de suite pris le truc, tu vois. Donc en mode… et… et en fait, c’est… c’est dingue, mais ce truc de différer la récompense, c’est pas… c’est pas facile. En fait, c’est ça qui sépare finalement ceux qui réussissent un peu dans tout : l’investissement et dans le reste aussi. Ouais, c’est hyper difficile, et c’est… tu vois, c’est comme dans l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, tu vois la presse titrer : « Elon Musk, l’homme le plus riche du monde. » Mais attendez, faut lire la biographie d’Elon Musk pour voir que le mec, il a… combien il a risqué ? Il a risqué… il a fait une première boîte, il a mis la moitié de ce qu’il a gagné sur la première boîte dans la deuxième boîte. Ensuite… ensuite, il a mis la moitié de ce qu’il a gagné sur la deuxième boîte sur les prochaines boîtes, SpaceX. Et là, ensuite, il est passé 800 fois au bord de la faillite. Il a dormi dans ses usines… dans ses usines ! Il a fait des trucs complètement fous. C’est un gars qui, honnêtement, est quand même très borderline, mais il est allé vraiment à l’extrême du truc. Et oui, aujourd’hui, il est milliardaire et c’est le plus riche du monde, mais attention… les sacrifices qu’il a faits ! À chaque moment, il aurait pu tout perdre. Il aurait pu tout perdre, et personne n’en parle. On voit que le résultat, on voit pas le chemin parcouru. Et chaque entrepreneur sait que… et c’est pour ça que c’est dur de… quand on voit en France qu’on stigmatise les entrepreneurs qui réussissent… mais ils sont passés par des moments hyper durs, et surtout, ils ont payé des salaires, ils ont permis à des gens de… de vivre aussi. Donc faut vraiment pas seulement regarder la finalité, il faut regarder aussi ce qui s’est passé avant. Et sur l’investissement, c’est pareil : c’est oui, OK, je me prive maintenant, mais en réalité, ça va payer des grosses dividendes. Le seul truc, c’est la limite pour moi, c’est de pas se priver au point d’avoir une vie qui est un peu misérable pour se dire : « Allez, le jour où je serai… où j’aurais atteint 1 million d’euros de patrimoine, là tout sera plus beau. » Non, parce qu’en réalité, le jour où tu deviens millionnaire, bah là c’est exactement comme la veille, et tu dis : « Ah, maintenant il faut 10 millions. » Et là tu as un problème, tu vois toujours la suite, quoi. Par contre, le premier million, c’est vraiment le plus dur. Et c’est comme les 100 000 premiers euros, sont les plus durs, parce que ça c’est le phénomène des intérêts composés. Oui, on va y venir de ça, on va venir sur ça. Mais moi, j’avais une idée pour cette partie… tu disais tout à l’heure : les actions, c’est pas naturel pour les Français de… de… de se mettre dessus, pas du tout. Moins de 10 % des Français qui… des actions… alors que c’est vraiment… c’est impossible de faire sans les actions si tu veux… action ou indice d’action si tu veux te constituer un patrimoine et atteindre ta liberté. Et ce… ce qu’on… ce que je raconte comme histoire, c’est que pendant très longtemps, Steve Jobs était payé 1 $… un dollar, c’était son salaire vraiment, parce qu’en fait, tout était dans ses actions. Et quand les gens voient qu’un tel pèse 1 milliard, 5 milliards, 10 milliards… bien sûr, c’est jamais du cash. Personne n’a du cash. Donc en fait, ces mecs-là, leur fortune entière est quasiment en actions, que ça soit en… côté, pas côté, etc. Ils ont des accès à d’autres trucs que… que… que les autres. Mais quand tu sais que ces gars-là, c’est que des actions qu’ils ont, tu peux te dire : « OK, c’est pas… c’est pas exotique de mettre de l’argent dans les actions. » Parce qu’en France, on a l’impression que c’est vraiment les connaisseurs qui se… qui mettent dans les actions, alors que c’est tous ceux qui ont un peu de fortune sont obligés de mettre dans les actions, sinon… sinon tu peux pas, juste avec du cash, faire quoi que ce soit en fait. Tu vois, surtout que c’est génial, parce qu’on est tous les deux entrepreneurs, il y a plein d’entrepreneurs qui regardent la vidéo, mais là, nous on a tous la chance de prendre une petite part des plus belles boîtes du monde : de Nvidia, qui est je pense la boîte la plus folle de l’histoire, tu vois… j’ai acheté des GeForce avant… ouais, des cartes graphiques. Et aujourd’hui, ils ont pivoté vers l’IA, et c’est… c’est une imprimante à cash, cette boîte. Et ben, tu peux devenir actionnaire de cette boîte. Tu peux devenir actionnaire de LVMH qui fait les sacs Vuitton… c’est… c’est… c’est à un clic depuis la France. Tu es ici, tu investis, et c’est… c’est quasiment gratuit en plus d’investir, tu vois. Il y a quasiment pas de frais. Donc c’est quand même dingue. Et ça, c’est la plus grosse machine de création de richesse. Et tu regardes les grosses fortunes, effectivement, leur patrimoine, c’est… c’est pas… ils ont pas 60 maisons, parce que déjà, tu peux pas… au bout d’un moment, tu as… tu as 15 chalets, c’est bon, imagine la gestion de ces trucs-là ! Par contre, tu peux avoir un milliard de dollars dans des actions, dans des ETF, et ça, en un clic, tu les récupères, en un clic, tu les bouges, tu changes pour l’action… ça c’est… c’est incroyable. Et c’est ça la force de… de cet actif. D’ailleurs, il y a un… il y a un compte Twitter qui suit les… les positions des… des congressman… des sénateurs… ouais, des sénateurs américains. Et donc tu peux voir… ouais, tu peux… parce que c’est public, ils doivent déclarer… ouais… 000… 000… et c’est le vice-président américain aujourd’hui qui va prendre la place bientôt… il avait 5 millions en indice Nasdaq, donc les boîtes technologiques ; 5 millions en indice S&P 500, je pense ; 500 000 Bitcoin ; et 500 000 NVDA… c’est ça son portefeuille quoi. Et en fait, il a… il doit avoir du cash et peut-être un peu d’immobilier, mais ça n’a rien à voir avec cette quantité. Il a pas 100 millions en immobilier ou 100 millions en cash, c’est principalement dans des actions et des indices quoi. Et d’ailleurs, il y a… tu peux aussi voir le patrimoine de Trump, qui lui a, je crois, 6 millions d’euros de crypto, parce qu’il a reçu des donations, il a de l’ETH et tout. Et j’avais analysé le patrimoine de… de l’ancien Premier ministre… il y a son nom qui m’échappe… comment il s’appelle déjà ?… Gabriel Attal. Oui, de Gabriel Attal, qui avait un patrimoine assez intéressant. Et donc on avait aussi regardé les patrimoines des candidats à la présidentielle, et là en fait, c’est à l’image de l’éducation financière qu’on reçoit : il y a un appartement de temps en temps, et il y a 100 000 € sur des comptes courants, tous les livrets au maximum. Alors on sait que ça rapporte rien, mais ils ont pas d’actions, non, très peu. Il y avait Bruno Le Maire qui avait des actions, et c’était tout. Et il y avait Valérie Pécresse qui, elle, avait 100 millions d’euros d’immobilier… était… on adore l’immobilier en France ! Justement, c’est une transition, parce que pour finir, j’aimerais parler du levier de la dette. OK, le levier de la dette. Alors c’est fascinant, parce que quand tu es pauvre, entre guillemets, l’argent… tes revenus te servent à payer tes factures et ton loyer. Quand tu es un peu plus classe moyenne, ça te sert à payer le loyer, la bouffe, mais aussi payer ton… ton crédit immobilier en général, c’est ce que tu possèdes comme patrimoine. Et ensuite, quand tu es riche, bah en fait, le crédit permet de devenir encore plus riche, parce que tu… comme tu as des… des actions, etc., tu peux emprunter par… collatéral là, et en fait, via les crédits, ils arrivent à doubler ou tripler leur patrimoine. Ça c’est fou, ça c’est incroyable. C’est crédit à crédit comme les pauvres, sauf que c’est un crédit qui te rend plus riche. C’est ça qui est incroyable. Et… et en fait, du coup, c’est… c’est à partir de quel niveau tu penses que tu… que ce levier… crédit en France ? Moi, j’en connais quelques-uns, des entrepreneurs qui passaient 3, 4 millions… ils commençaient à avoir ce… ce levier-là… en… en commençant à… en 15 ans, ça devient peut-être 7, 8 millions, parce que les banques leur ont emprunté… ils prennent de l’immobilier, et après ils ont, comme tu dis, des bilans annuels qui leur permettent de… encore plus… c’est incroyable. Que quand tu es riche aujourd’hui, si tu es à peu près pas très bête, tu es condamné à juste devenir plus gros encore. C’est… c’est beaucoup plus simple. C’est pour ça qu’on dit : « Le premier million, c’est le plus dur. » Parce que c’est vraiment beaucoup plus simple de devenir… de… d’aller de 1 à… de… de… à… à 10. Oui, parce qu’en fait, effectivement, tu as accès à beaucoup plus de choses, tu as aussi fait beaucoup d’erreurs, donc tu sais aussi ce qu’il faut faire et pas faire. Mais en gros, pour… tu peux t’endetter pour acheter de l’immobilier, donc là c’est un crédit immobilier classique. Et ce qui est génial, c’est que nous, on a tous une capacité d’emprunt à titre individuel qui… en gros, on va dire 30 %, un peu moins, 35 %, je crois, de notre… exactement… donc rémunération moins le loyer, machin et tout… ou reste à vivre, tu vois. Il faut que tu aies assez de reste à vivre… reste… donc ça c’est capé au bout d’un moment, je vais dire, à part si tu gagnes… à part si c’est Mbappé. Oui, vite capé ! Mais si tu as une entreprise, tu peux aller beaucoup plus loin. Et si tu as une entreprise qui… qui a de l’immobilier, parce que tu as acheté plein de biens… mais alors là, en fait, tu vas juste mettre ton bilan en garantie, et ta banque va te faire confiance, parce qu’elle sait que tu sais faire des opérations. Et donc effectivement, on a tous des entrepreneurs autour de nous qui ont 30, 40, 50, 60, 100 biens. Et donc ça, c’est pas des gens qui sont des génies, c’est juste des gens qui vont de façon hyper méthodique, et qui tac tac tac tac enchaînent. Par contre, quand même, ce qu’ils ont, c’est surtout une boîte rentable. En fait, la boîte rentable, c’est un peu… c’est un peu le… tu vois… le… ouais, c’est le diamant, tu vois. Il… il le montre au banquier, il dit : « Regarde ce que j’ai. » Et le banquier dit : « OK, vas-y, génial, je te donne du crédit pour que tu restes avec moi… sans vendre la boîte… sans vendre la boîte. » C’est ça qui est magique. Après, tu peux faire des LBO… enfin, on va pas rentrer là-dedans. L’autre énorme outil, c’est effectivement quand tu es un peu plus aisé, mais nous on propose à des clients chez Finari qui ont… on va dire à partir de 500 000 € dans une assurance vie ou dans un PER, tu peux le faire aussi dans un compte-titre… là ce que tu vas faire, tu vas faire ce que tu as décrit tout à l’heure, tu vas faire un crédit Lombard. Donc tu as 500 000 € sur le S&P 500, et il y a une banque qui va te dire : « Moi, je te prête 250 000 € à un taux qui va être… en gros, en ce moment, on va dire 4 %, un peu moins. » Et sa sécurité, c’est… sa sécurité, c’est que… ils vont… exactement… mais toi, tu restes investi à 100 %, donc tu continues à bénéficier de l’effet boule… exactement. Donc les marchés montent, les marchés peuvent baisser aussi évidemment, mais eux te prêtent 50 %, c’est pour ça qu’ils te prêtent que 50 %, au cas où. Parce que si tu as une baisse de 50 %, et ben au pire, ils prennent le collatéral, tu vois. Mais bon, toi, en gros, ça n’arrivera pas. Et donc cet argent-là, tu peux décider de faire quoi ? Bah, tu peux le remettre dans le pot. Et donc là, tu viens de remettre 250 000 €, et théoriquement, en achetant des S&P 500… en achetant des S&P 500… et tu pourrais refaire un Lombard dessus pour refaire la même chose. Ce que font les gens qui sont très riches, ça c’est un peu un secret, tu vois… polyinel… mais c’est un secret… quelqu’un qui est très riche… on va dire qu’il a 100 millions, il investit dans le S&P 500, il va prendre un emprunt pour… on va dire 100 millions. En fait, c’est comme une… ligne de crédit à la demande, il fait ce qu’il veut… il va la tirer en fait, ça s’appelle… et il va vivre sur ça, parce que… il la paye 4 %, cette ligne… alors que le S&P 500, il gagne 10 %. Ouais, donc tu vois… mais ça c’est incroyable. Et donc c’est un arbitrage… c’est… c’est… c’est magique. Et à un moment, il y a pas si longtemps que ça, l’emprunt, tu le payais 1 %. Ouais, c’était il y a 5 ans. Ça c’était… il y avait même pas d’arbitrage… gratuit… gratuit. Et donc quand on dit : « Les riches deviennent de plus en plus riches », c’est parce que bah… effet boule de neige, intérêt composé, et surtout, il s’endette encore plus. Et donc il y a vraiment… ça c’est la bonne dette. Après, il y a la mauvaise dette. La mauvaise dette, c’est quoi ? C’est dette de carte de crédit, c’est… tu vois… c’est acheter des objets comme… acheter ta… ta ceinture Hermès à crédit… ça c’est de la mauvaise dette. La bonne dette, c’est celle qui te permet de créer ton capital. Ça c’est génial. Il faut s’endetter… ça fait peur, mais en fait, quelque part, tu vois… la dette, c’est juste que c’est quelqu’un d’autre qui te donne du capital, mais c’est toi qui t’enrichis… c’est génial, tu vois ! Et avant d’avoir cette boîte, ce noyau dur dont tu parles, qui te permet de faire tout ça, si tu es plutôt freelance ou… ou jeune salarié, tu vas… tu vas pas, comme tu disais tout à l’heure, faire que des trucs… trucs très safe, très sûrs, parce que quand c’est sûr, le retour est très faible. Tu dois avoir peut-être un… au lieu de faire que… il y a des gens qui sont jeunes qui se disent : « Moi, j’ai quelques Paris très forts que je vais faire : crypto, par exemple, etc. » Et d’ailleurs, je… je veux pas faire d’immobilier, parce que si je fais de l’immobilier tout de suite, ça va me… m’enlever une grosse partie de ma marge de manœuvre, parce que financer ton apport… tu dois financer ton apport, mais en plus, les mensualités pour le même appart vont être plus grosses que si c’était un loyer. Et donc…

Moi, je connais des entrepreneurs qui n’ont jamais pris d’appartement d’investissement immobilier. Ils ont toujours été full action investissement, et cetera, et ils ont, ils avaient beaucoup plus d’effet de levier parce que 12 % annuel ou 10 % via un truc, c’est mieux que le rendement immobilier qui est à 2 % annuel, qui est vraiment pas terrible, surtout, tu vois, à Paris.

Tu vois, moi je suis pas propriétaire de ma résidence principale. Alors j’ai des biens locatifs, mais je pense que je l’achèterai jamais, ou pas avant très longtemps, sauf si c’est psychologique et que tu veux juste savoir que tu habites chez toi. Mais financièrement, ce qui s’entend, s’entend, mais c’est que financièrement, ça a pas vraiment d’intérêt, c’est quasiment toujours moins rentable.

Tu peux expliquer ça ? Ben, en fait, c’est assez simple, c’est que si tu achètes ta résidence principale, tu vas faire quoi ? Tu vas acheter la résidence la plus grosse possible, l’appartement dont tu rêves, et cetera. Donc tu vas aller chercher le plus gros crédit. Ce gros crédit, en gros, il va t’annuler ta capacité d’emprunt. Tu pourras plus emprunter. Donc déjà, tu peux plus faire du locatif. Tu mets un apport énorme, et tu payes des frais de notaire qui, en fait, sont 85 % d’impôt. Donc en fait, c’est pas des frais de notaire, c’est des… c’est des… ta quoi ? Juste que c’est… tu aurais investi… que tu aurais pu investir… que tu verras jamais les frais de notaire. Parce que tu vois, voilà, la banque te prête ça, c’est bien, tu vois, et c’est un crédit à to fix, donc ça c’est génial. Tu rentres dans l’appartement, et tout le monde va dire : « Oui, mais c’est génial parce que maintenant je jette plus un loyer par la fenêtre ! » Oui, mais tu rembourses une mensualité, mois après mois après mois, et en plus tu as payé des frais de notaire qui sont monstrueux, 8 %. Achète un appartement à 1 million, tu as mis 80 000 € avant de rembourser ça, mais c’est énorme, tu vois. Tu aurais pu mettre un max, un paquet de loyers là-dedans. Donc ça, c’est perdu.

Maintenant, si tu fais pas ça, tu dis : « Moi, je suis OK de vivre dans un meilleur appartement, dans une grande ville, pour moins cher », parce que c’est ça la réalité, c’est que tu vois, appartement égal la mensualité, elle coûte beaucoup plus cher que le loyer. Tu vas dire : « Moi, je veux juste m’endetter à mort pour acheter des biens locatifs. » Le bien locatif, c’est un bien productif. Tu t’endettes, tu achètes un T2, tu le mets en location longue durée sous un régime qui s’appelle le LMNP. Il y a 1000 vidéos dessus, franchement, c’est assez basique. Tu amortis, tu amortis la valeur du bien, tu amortis comptablement le bien, ce qui annule tes recettes. Mais en gros, tu loues le bien, on va dire que tu as 800 € de mensualité, tu le loues 800 €. C’est une opération un peu… pas vraiment… cach… au neutre, parce qu’en réalité tu payes quand même quelques trucs en plus, mais ça te coûte pas grand-chose de ta poche. En attendant, tu… tu vas quand même pas payer grand-chose, tu vois, pour rembourser la mensualité. C’est ton locataire qui rembourse la mensualité. Peut-être que tu remets, allez, on va dire 100 € pour payer des taxes, des machins, mais en attendant, c’est toi qui t’enrichis. Oui, et tu peux en faire un, deux, cinq, tu peux en faire plein des biens comme ça, et au bout d’un moment, tu peux rentrer dans une spirale qui est assez magique, c’est que la banque va voir que tu sais faire des opérations rentables, tu vois, et donc là, moi je parle, elle va te prêter plus, parce qu’elle va dire : « Bah, on sait hein, bon, vous rasez… bah vous savez faire des opérations, donc allez, on vous… on vous prête un peu plus. » Ça débloque un truc dans le game, tu unlock un nouveau truc dans le game patrimoine, ex… truc, exactement. Et tu peux… je t’invite tout le monde à faire, c’est d’acheter un premier appartement quand même pour tester, parce que tous les… tous les mecs qui vendent des formations là, ce qu’ils disent pas, c’est qu’il y a des fuites d’eau, il y a des locataires qui payent pas, il y a du turnover, c’est… Me H… a… c’est… mais c’est terrible, et nous on a plein de clients qui nous disent : « Franchement, j’ai vendu tous mes biens, me parlez plus jamais d’immobilier, je préfère faire de la SCPI, qui est en gros de l’immobilier géré pour toi, ou je préfère faire des actions, parce qu’il y a pas de fuite d’eau dans les ETF, aux dernières nouvelles. » Donc tu vois, c’est safe. Mais en gros, c’est vraiment un choix philosophique. Oui, tu veux être chez toi, pas de problème. Par contre, vu que tu vas… tu vas vraiment mettre tout le max de ton côté, tu vas mettre le max budget, bah l’immobilier locatif sera dur, et l’immobilier locatif, lui, bah c’est de la gratification différée. Oui, et la vraie nouvelle, c’est que moi, ce que mon Paris, c’est dire : « Je vais acheter des biens locatifs avec ma capacité d’emprunt, parce que vous avez tous une capacité d’emprunt si vous êtes en CDI, faut l’utiliser, faut l’utiliser. Si vous avez une boîte rentable, vous en avez, faut l’utiliser. » Et l’appartement, ma résidence principale, la résidence principale de mes rêves, ben je l’achèterai avec le fruit de mon travail, donc de ma boîte. Et donc le jour où je revendrai ma boîte, ou le jour où je pourrais vendre une petite partie… ou là je fais un truc de fou, et là… là c’est débile, tu vois. Là je te dirais : « R… j’ai mis… c’est n’importe quoi, j’ai mis deux jacuzzi dans le truc, » mais je suis chez moi, mais je suis chez moi, et surtout je compte pas… c’est pas vraiment du patrimoine pour ça, c’est… c’est ce qu’on appelle même un bien de jouissance, c’est un plaisir, c’est un plaisir, c’est littéralement un… tu vois… un… pay… un plaisir. Un banquier va regarder ça, il va se dire : « Ça, on le regarde même pas, en fait, parce qu’on va pas le vendre de toute façon. » Ce bien… ce bien, on y touchera même pas, c’est votre cocon à vous. Par contre, les biens locatifs, et moi les biens locatifs, je m’en fous complètement, tu vois. Je le fais de façon purement rentable, je regarde pas la déco qui me plaît, je regarde la déco qui plaît à mon locataire. Donc c’est du market, c’est juste… c’est du positionnement produit. Et donc choisissez, et une fois que vous avez choisi, si vous voulez pas de résidence principale, allez-y à fond sur le bien locatif. OK, après il y a plein de schémas, tu vois, mais ça c’est vraiment hyper rentable, intéressant.

Pour finir, on a parlé de tout ça, mais la chose qui a fait le plus de perf depuis 10 ans s’appelle le Bitcoin. Il est ni dans l’immobilier, ni dans les actions, ni dans les trucs intelligents qu’on est en train de dire. C’est quoi ta position toi sur le Bitcoin ? Il y a des gens qui sont devenus très riches avec de la chance via le Bitcoin, mais comment… comment aujourd’hui tu l’intègres toi ? Pour moi, Bitcoin, c’est vraiment la revanche des petits contre les grands, parce qu’en fait, c’est la première fois que nous, les petits, on a pu acheter en premier un truc, et les méga riches, les méga… ouais, début du Ponzi, les méga riches, les banques, ils sont arrivés aujourd’hui là à 100 000, à peine… à peine, ils sont même pas dedans quoi. Donc c’est quoi ma position ? Bah, en fait, est-ce que tu penses que les États, quels qu’ils soient, vont acheter ? Non, même pas. Même pire, est-ce que tu penses que les États ont… ont plus… ont intérêt à te protéger toi ? Est-ce que tu as 100 % confiance dans l’État, et tu penses que l’État aura toujours ton intérêt à cœur ? Si la réponse est oui, j’ai un doute quand même, et ben faut se… B… il faut se ber… et avant on se baquait avec de l’or. Il y a une guerre mondiale, j’ai de l’or. Il y a un conflit, j’ai de l’or. Il y a une crise politique, j’ai de l’or. Problème de l’or, c’est qu’il faut le stocker, c’est hyper dur à vendre, tu as des frais énormes, le déplacer… après quand placé… c’est difficile à sécuriser littéralement. Alors donc, il y a le Bitcoin qui est arrivé, et c’est de l’or digital. Il se trouve que c’est hyper volatile, ça bouge beaucoup. Donc c’est vrai qu’aujourd’hui, pour l’instant… pour l’instant, quand il sera très gros, plus stable, ça sera plus stable. Donc ma théorie, c’est dire : « La capitalisation, la valeur en gros de l’or dans le monde, c’est 18 trilliards, oui, de dollars. » OK. Si on a l’équivalent… si l’or en gros va à la même valeur, le Bitcoin vaut 1 million, oui, chaque Bitcoin vaut 1 million. Et la bonne nouvelle, c’est que le Bitcoin est très proche de l’or, parce qu’il y a une quantité limitée de Bitcoin dans le monde, comme il y a une quantité limitée d’or. La différence d’entre… entre les deux, c’est qu’on sait pas exactement combien il y a d’or sur Terre, par contre on sait exactement qu’il y aura jamais plus de 21 millions de Bitcoin. Donc est-ce que je pense que le Bitcoin c’est un must have ? Oui, bien sûr. Euh, est-ce que je pense qu’il faut mettre all in ? Non. Par contre, je pense que si tu as envie de tremper les petits doigts de pied, tu mets 1 % de ton patrimoine. Si tu es plutôt confirmé, tu mets 5 %, et si tu es vraiment sûr que c’est l’avenir, bon ben… ah OK, mais un peu plus, mais 10 %, 15 %, mais il faut quand même rester raisonnable. Mais ne pas en avoir aujourd’hui, c’est dur. Et tu vois les gens qui me disent : « Mais attends, c’est trop tard, on est à 100 000 aujourd’hui. » Oui, mais en fait, je t’en parlais déjà il y a 5 ans, et on était à 10 000 ou à 2000, et on disait la même… et on disait la même chose. Et donc au bout d’un moment, va falloir y aller. Comme le SNP 500, le SNP 500 a explosé au cours de ces dernières années. Donc ne pas monter dedans aujourd’hui, bah finalement, tu monteras dedans plus cher. Donc en avoir, franchement, c’est bien, mais dans une… quand même dans une proportion gardée. Et ce qui est génial avec le Bitcoin, c’est qu’il a été annoncé pour mort, je pense, année après année, plein de fois, et il est encore là. Et si… et aujourd’hui en fait, il a été validé par le fait que BlackRock ou Fidelity, Trump… Trump, les plus grosses figures d’autorité et les plus gros gérants d’actifs en… emprennent… aujourd’hui prennent… les entreprises en… emprennent… aujourd’hui, il y a plein de… russes qui ont du Bitcoin sur le bilan. Donc… et les États vont peut-être en prendre, il y a déjà des États qui en prennent. El Salvador… bon, c’est un peu un État… pas des petits États… mais… même si les États-Unis en prennent vraiment… les États-Unis vont en acheter. C’est Trump a dit, il va le faire. Est-ce que Trump va le faire ? Ouais, je pense qu’il y a des grosses chances. Et donc là, on est quand même dans un monde où l’État le plus puissant, le plus riche du monde, a du Bitcoin sur son bilan. Est-ce que vous, les particuliers, vous voulez pas faire la même chose ? Je pense que si, c’est le moment, clairement, clairement. Moi, je suis plus risk taker sur le Bitcoin, parce que comme tu le disais, c’est… c’est une question de croyance. Donc j’ai… j’avais mis plus que 10 %, mais c’est… et c’est devenu encore plus… du coup… si tu… devenu encore plus… exactement, parce que je vends pas, et toute cette théorie du… cette approche du hodle, tu vois. Mais… mais clairement, c’est… c’est beaucoup de hasard quand même, dans le sens où construire ta fortune sur une boîte ou en freelancing, en mettant de côté, c’est beaucoup plus sûr, et c’est mathématique. Tu arriveras à un moment beaucoup plus sûrement que si tu fais all in sur les Bitcoin pendant… quand tu as 20 ans, et tu attends, et 5, 6 ans plus tard, tu as raté l’opportunité de mettre sur du SP500 pendant très longtemps quoi. C’est ça, c’est ça. Investis sur toi, investis sur tes connaissances, investis sur ta boîte. Tes placements, c’est au pire ce qui t’assurera une retraite ou une indépendance financière tranquille, et au mieux… mais peut-être que tu as acheté le prochain Bitcoin, et tu vas devenir riche grâce à ça. Exact, mais statistiquement, ouais, ce sera ta boîte qui va le faire. Cool, merci beaucoup Mounir. Merci. REM. Je dis à tout le monde d’aller tester ton simulateur. Je pense que tu… un simulateur qui permet de savoir quand est-ce que je prends ma retraite si jamais je place temps à tel âge, et cetera, à quel âge je peux juste dire : « Au revoir, j’arrête tout. » Ouais, tu nous dis combien tu veux gagner. Ouais, voilà. Et tu nous dis combien tu as aujourd’hui, on te dit combien de temps ça va prendre. Top. Si vous voulez d’autres vidéos sur ça, n’hésitez pas à mettre en commentaire, les gens s’ils aiment ces sujets-là, notre audience, elle va le dire sur en commentaire, donc on pourra faire d’autres… d’autres épisodes. Et avec plaisir pour faire un finar talk un jour. Merci. Salut.