Transcription
du président américain? Comment D.Trump recule-t-il vraiment sur le Groenland? Est-il en train d'endormir les Européens?
Depuis quelques jours, les Américains ont une nouvelle coqueluche. Acclamations.
- Vas-y, mec. Fais-moi plaisir.
C'est E.Macron dans sa version "Top Gun". Les détournements pleuvent sur les réseaux sociaux, comme ces images générées par IA où le président français défie son homologue américain dans les airs avec un poil d'insolence. Mercredi, un journal britannique titrait ceci... Ou comment un petit problème à l'oeil devient une opportunité politique. Macron serait-il devenu le nouveau symbole de la résistance à Trump? Sur X, ce compte de démocrates américains a fait plus de 5 millions de vues en qualifiant le discours d'E.Macron de "réprimande la plus virulente à l'encontre de D.Trump jamais entendue".
- E.Macron: Nous préférons le respect plutôt que les brutes. Nous préférons la science au complotisme, l'Etat de droit plutôt que la brutalité.
Une offensive qui n'a pas manqué de faire réagir le principal intéressé.
- D.Trump: J'ai vu E.Macron avec ses magnifiques lunettes de soleil. Que s'est-il passé? Il faisait le dur?
Une réponse à la D.Trump. E.Macron, lui, persiste et signe hier, à Bruxelles.
- E.Macron: Je suis extrêmement calme et constant. Nous sommes prévisibles. Cependant, on entend que la France soit respectée, que l'Europe soit respectée. nous nous exprimerons avec clarté.
E.Macron, chef de file d'une Europe qui se réveille. A Davos, le principal opposant à D.Trump, le démocrate G.Newsom, était justement venu demander aux dirigeants mondiaux de s'insurger.
- J'espère que ces gens se rendent compte à quel point ils ont l'air pathétiques sur la scène mondiale, en tout cas d'un point de vue américain. C'est embarrassant. Trump est un T-Rex. Soit vous vous accouplez avec lui, soit il vous dévore. C'est l'un ou l'autre. Les Européens pourraient être dévorés s'ils ne changent pas d'attitude.
Sourire moqueur lors des discours de D.Trump à Davos. Le gouverneur de Californie a fait du président américain sa cible favorite.
- Il n'y a rien de normal dans tout ça. Il est une espèce invasive en termes politiques.
Des phrases chocs pour combattre Trump à la manière Trump. Le Premier ministre canadien, lui aussi, a le sens de la formule.
- M.Carney: Les puissances moyennes doivent agir ensemble. Quand on n'est pas à table, on est au menu.
A Davos, M.Carney évoque le nouvel ordre mondial sans jamais nommer Trump directement.
- M.Carney: Le compromis ne fonctionne plus. Nous vivons une rupture, pas une transition.
Réponse de l'Américain le lendemain.
- D.Trump: Le Canada reçoit beaucoup de cadeaux de notre part. Ils devraient être reconnaissants, mais ils ne le sont pas. J'ai regardé votre Premier ministre hier. Il n'était pas brillant.
Aussitôt, il publie sur son réseau social une lettre adressée au Premier ministre canadien pour le désinviter de son Conseil de la paix.
- M.Carney: Le Canada ne vit pas grâce aux Etats-Unis. Le Canada prospère parce que nous sommes canadiens.
Des leaders qui misent sur l'affrontement avec D.Trump pour plaire à leurs opinions publiques. Les lunettes d'E.Macron ont permis à l'entreprise qui les produit de faire un bond de 56 % en Bourse en 3 jours.
- A.Casse: Vous avez tous réagi quand on a vu le gouverneur de Californie nous faire la leçon. Pourquoi?
- D.Seux: On a envie de lui dire: "Mon cher ami, avec tout le respect qu'on vous doit, que les démocrates se réveillent." Lui est éveillé. Mais le Parti démocrate... Le Parti démocrate est totalement silencieux, absent depuis un an.
- M.Bell: Toute la semaine, on l'a entendu se plaindre et donner des leçons de morale aux Européens. C'est un sacré toupet.
- A.Toulouse: Il sera peut-être élu en 2028, mais je ne mettrais pas mes 25 dollars dessus. Ce qui est extraordinaire, c'est que ce ton, il l'a depuis la campagne de 2024. Il a dit qu'il fallait parler le langage de D.Trump. C'était une pierre dans le jardin de K.Harris, qu'il trouvait beaucoup trop douce et trop polie. Son gros problème... Il essaye de se donner une stature internationale. Comme les gens connaissent mieux la Californie que l'Arkansas, ça peut toujours marcher. Mais il a de gros problèmes chez lui. La Californie est quand même un Etat... C'est quelque chose qui ne parle pas au reste des Etats-Unis. Il a quelque chose à remonter, mais il est en train de se faire un nom en ce moment. Dans les primaires, il faut avoir un nom.
- A.Casse: Il dit que D.Trump est un T-Rex et qu'on doit s'accoupler avec lui ou il nous dévorera.
- A.Toulouse: Curieuse comparaison. C'est simplement pour se faire entendre. La preuve, on en parle.
- A.Casse: Il y a ceux qui ont choisi la force face à D.Trump et le secrétaire général de l'Otan, M.Rutte, qui est présenté comme étant assez flagorneur. Ce message privé publié cette semaine où il dit à Trump: "T'inquiète pas, je vais faire ta promo dans les différents médias. Je vais te rendre hommage..." On comprend qu'il y a une sorte d'alliance entre les 2. Regardez comment le président finlandais s'est moqué de M.Rutte alors qu'il était juste à côté.
- Nous avons vu ce week-end que vous avez, avec votre homologue norvégien, envoyé un message à Trump appelant à une désescalade des tensions. Il a répondu rapidement en disant qu'il ne pensait plus uniquement à la paix. Qui ou quoi peut apaiser les tensions?
- Mark. Rires.
- Merci, Alex.
- Quand tu veux pour répondre à celle-ci, Mark.
- A.Casse: On sent tout l'embarras de M.Rutte. Est-ce que vous pensez qu'il a offert une rampe de désescalade à Trump?
- Gal Général D.Trinquand: Il ne préside rien. Il est aux ordres d'une organisation. C'est l'organisation qui lui passe le message.
- A.Casse: Qui s'appelle l'Otan.
- Gal Général D.Trinquand: Exactement. La réunion du soir de M.Rutte faisait suite à des déclarations du président Macron et d'autres le matin. "On est prêts à faire des exercices de l'Otan et à offrir une porte de sortie à monsieur Trump pour sortir par le haut." Ils voulaient régler le problème dans le cadre de l'Otan. C'est le secrétaire général de l'Otan qui lui propose cette solution. Dans un tête-à-tête où, avec toutes les flagorneries dont est capable M.Rutte... Il a peut-être caressé la blonde chevelure dans le bon sens. Il lui a fait la proposition, qui était la proposition des pays de l'Otan. Le problème de la sécurité des Etats-Unis au Groenland passe par une prise en compte globale avec l'Otan et avec des accords qui existent déjà, comme l'accord de 1951, qui va être changé.
- A.Casse: Quel est ce nouvel accord? Il est assez flou.
- Gal Général D.Trinquand: Pour l'instant, on n'en sait rien.
- M.Bell: Rien n'a été écrit.
- Gal Général D.Trinquand: C'est le début de la discussion d'un accord. On le repasse, non pas sur la souveraineté du Groenland et du Danemark...
- A.Casse: D.Trump voulait la propriété du Groenland. Il ne l'aura pas.
- Gal Général D.Trinquand: On n'en parle plus. Mais on va commencer des négociations dans lesquelles on dit: "Vous avez besoin, pour le Dôme d'or, de plus de bases radars. Il en faut 2 ou 3?" Les Européens vont assurer une certaine sécurité là-dedans. Il y a déjà des bateaux et des avions européens.
- A.Casse: Est-ce qu'on ne crie pas victoire trop vite? Est-ce qu'on est sûrs que D.Trump va renoncer à la force?
- Gal Général D.Trinquand: Oui. Je le dis depuis le début. Il ne l'utilisera pas. On a vu la chute de la Bourse.