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Approche micronutrionnelle du Diabète de type 2 correction des carences pour une optimisation métabo

OrthoDiet : Nutrithérapie & Nutrigénétique1:14:53

Transcription

[musique] Euh pour cette belle collaboration, cette début de collaboration avec ce qu'on appelle nous la SMD Academy. En fait, c'est le concept qu'on a créé dans le cadre de la société marocaine de diabétologie pour la formation continue et pour être proche un peu de nos médecins et de et de de personnaliser encore mieux notre prise en charge en tant qu'occrinologue ou en tant que praticien euh en matière de diabétologie.

Euh donc euh je vous souhaite la sema la semaine prochaine ça va être votre congrès. Donc je vous courage. Euh donc euh vous vous allez un peu nous présenter après à la fin de de ce webinar votre congrès qui dont j'ai vu le programme qui est très très intéressant.

Euh donc je vous remercie pour le choix de de t des thèmes euh des orateurs. Donc un grand bravo vivant euh 18 19 avril inchallah.

Euh donc euh le thème d'aujourd'hui c'est euh la micronutrition dans le diabète de type 2 qui est très très intéressante et qui est un volet euh dont on connaît pas beaucoup de choses.

Euh et donc je sais pas si docteur Shana est là pour prendre la parole et présenter euh l'orateur de ce soir et nous parler aussi du thème. OK. Ah bonsoir ma cher ami. Active ton micro micro on vous entend par Voilà. établir le son. Très bien. Je pense je sais pas si vous m'entendez maintenant. Oui, on vous entend. Oui, tout à fait.

Donc voilà, je disais que c'est notre premier webinar SMD Academy avec la société marocaine de micronutrition et nutrogénétique appliqué. Euh et voilà, donc je te donne la parole cher ami pour euh parce que c'est ton choix de thème et pour modérer cette session avec notre éminent orateur monsieur Amine Gesmi. Donc je vous laisse la parole à vous deux et je souhaite à tout le monde un bon webinar.

Merci beaucoup docteur Abahou. Alors effectivement, j'ai le plaisir d'introduire docteur Amine Gasmi qui est chercheur et PhD en micronutrition, président de la SOFNAlin MS. C'est un chercheur indépendant qui a publié plus d'une centaine d'études et plusieurs ouvrages en micronutrition et physiologie humaine et intervient comme éditeur pour des revues scientifiques dont Frontiè immunologie et Frontiè moléculaire bioscience. Au sein de la SOFNA et via l'INMS, il conseille laboratoire et pouvoir public, organise des congrès annuels et à former des milliers de médecins et professionnels de santé.

Le thème de ce de ce soir effectivement c'est très intéressant parce que c'est la micronutrition dans le diabète de type 2 vers une optimisation métabolique. Pourquoi on a choisi ce thème ? Parce que effectivement ces ces dernières années le paradigme du diabète a changé parce que au-delà de l'hyperglycémie le l'hyperglycémie est souvent associée à des déséquilibres qui sont très importants notamment micronutritionnel des inflammation chronique qui peuvent interférer sur l'impact de l'équilibre du du patient.

Donc euh professeur Gasmi aura le plaisir de partager avec nous aujourd'hui euh son expérience en concernant la micronutrition dans le diabète de type 2 et vous pouvez éventuellement poser toutes vos questions sur le chat. Docteur Gasmi à vous la parole.

Merci docteur Shana. Merci docteurou. Merci à la société marocaine de diabétologie d'avoir participé et contribuer à organiser cette conférence euh qui j'espère va vous apporter un plus euh au niveau de votre pratique. Alors, je partage mon écran et on va commencer tout de suite. Euh voilà, je pense que oui. C'est bon. OK, très bien.

Donc euh ouais, vous pouvez poser vos questions dans le chat. Je vais essayer d'y répondre au fur et à mesure euh si les questions ne sont pas déjà abordées dans la présentation et puis à la fin, on prendra peut-être un petit moment pour répondre aux questions.

Euh donc approche micronutritionnelle du diabète de type 2 euh correction des carences pour donc des carences micronutritionnelles pour une optimisation métabolique. Donc l'optimisation métabolique ici en micronutrition et ce qu'il y a de plus important dans le sens où on ne se base pas uniquement sur une seule cible euh pour gérer une une problématique donnée, que ce soit le diabète ou d'autres situations euh pathologiques euh mais aussi surtout sur beaucoup de cibles. En tout cas les toutes les cibles qu'on peut euh cibler en micronutrition, on les utilise euh en combinaison.

Euh donc euh cette alors pour dans cette conférence, on a euh quelques points qu'on va aborder ensemble. On va aborder très brièvement ce que c'est que la micronutrition. Euh quelques exemples de micronutriments dans la gestion du diabète avec quelques études relatives à ces ces micronutriments. On va pas pouvoir tout voir ici en micronutriment. Bon, il y a des exemples comme le chrome, le canzine Qudis, la vitamine D, ça c'est euh voilà. Après, il y en a d'autres aussi. Si vous avez des questions sur d'autres composants comme voilà, berine, myoinositol et tout ça, vous pouvez les poser aussi.

Euh et puis ensuite, on abordera les cibles métaboliques du diabète type 2. Ici, en réalité, il s'agit d'une sorte de répartition de ces micronutriments euh par rapport aux différentes cibles métaboliques qu'on a dans le cas du diabète type 2 et on expliquera ce que c'est qu'une cible métabolique bien entendu euh ici. Et donc là, on va aborder une multitude de composants classés par cible par cible métabolique. Et puis à la fin, il y aura un une petite proposition de protocole micronutritionnel pour le diabète de type 2 mais qui on va dire qui qui est pas forcément figé mais une proposition basée sur ce qu'on avait déjà abordé ou ce qu'on aurait déjà abordé dans dans la présentation.

Bon, on commence donc par la définition de ce que la micronutrition. Donc il existe beaucoup de définitions à ce à ce concept de de micronutrition. On parle aussi de science euh estant est très difficile à définir ou à cerner euh avec grande précision puisqu'il s'agit d'un champ d'étude. Euh c'est pas une science, c'est un champ d'étude. Ça veut dire que on va emprunter un ensemble de données scientifiques euh cliniques, précliniques, biochimique et cetera. euh des des données mécanisques, tout ça qu'on va appliquer dans ce domaine de micronutrition.

Donc cette slide là que j'aime toujours présenter représente un peu euh les différents euh champs euh aux sciences, les différentes sciences qu'on vient appliquer dans ce champ de micronutrition. Et comme vous voyez, c'est extrêmement large, extrêmement varié. Ça ça va de moyens qu'on utilise parmi ces moyens. Donc vous avez tous les tous les nutriments, les micronutriments, les aliments, les préparations alimentaires, la science du complément alimentaire, les extraits de plantes, les extraits de champignons et ainsi de suite, les probiotiques et cetera. Donc tout ce versant là.

Euh et puis vous avez également euh tout ce qui est sciences euh sciences fondamentales appliquées sur euh sur la micronutrition, donc euh la génétique, la biochimie, la physiologie intégrative et cetera, euh les hormones, les nransmetteurs et ainsi de suite. Vous avez aussi tout un champ qui qui est un petit peu à côté mais qu'on emprunte aussi en partie. Tout ce qui est voilà certaines techniques de psychologie appliquée, des aspects socioculturels, idéologiques, les les de vie aussi parce qu'en micronutrition utilise pas que les aliments euh ou les micronutriments, on utilise aussi voilà tout le champ des possibles dans les recommandations du style de vie. Donc le stress, le sommeil, l'activité physique et ainsi de suite. Donc ça c'est un peu ce qu'on pourrait euh désigner sous l'appellation l'appellation du champ des sciences de la micronutrition. OK.

Et puis euh on a donc euh un ensemble de composants, de moyens qu'on va utiliser. Euh c'est c'est pas tout ici, mais c'est des exemples. Euh en commençant par les aliments eux-mêmes, euh leur mode de préparation et cetera ou ce qu'on pourrait appeler les préparations alimentaires. Ce sont autre chose que l'aliment en tant que tel. Euh les extraits de plantes déjà euh que ce soit des plantes aromatiques, alimentaires, médicinales, peu importe euh qui tombent en fait dans ce qu'on appelle le champ du complément alimentaire.

Euh et puis le reste bon, les vitamines, les minéraux, les pseudovitamines, les oligoéléments, tout ça c'est connu, les acidares, [grognement] les acides aminés et cetera. Donc voilà, il y a il y a un tas de un tas [raclement de gorge] de catégories de composants qu'on utilise en micronutrition euh bien entendu qu'on utilise de manière extrêmement cadrée avec en s'appuyant sur des données scientifiques sur la pratique aussi la pratique courante, la pratique clinique en micronutrition. OK.

Alors, voyons voir maintenant quelques exemples comme je vous disais de euh ce qui pourrait euh voilà constituer un une partie des micronutriments qu'on utilise pour gérer la résistance à l'insuline. Alors, on peut y ajouter pas mal de choses, mais il y a d'autres composants qu'on va voir dans la 3è chapitre qui qui sont aussi intéressants et qui sont complémentaires à cela. Et alors, pourquoi ces composants là précisément ? parce que il y a quand même un ensemble de données, de mécanismes qui sont responsable de la résistance à l'insuline et qui sont souvent négligés et là ils sont plus ou moins représentés par ces composants-là. C'est pas les seuls composants qui vont gérer ces ces mécanismes là, mais c'est c'est des exemples de composants.

Donc le chrome par exemple pour par rapport à la signalisation du récepteur de de l'insuline, ça c'est extrêmement important. Euh vous avez d'autres composants comme par exemple le myoinositol et tout ça, ça rentre là-dedans dont on parlera tout à l'heure.

Euh le concudis qui est un composant qu'on synthétise euh endogènement. Donc il y a toute une voie de synthèse du conzy Q10 qui est en partie celle de la synthèse du cholestérol. Donc le conzy c'est un cofacteur des mitochondries. Euh c'est c'est extrêmement important. C'est peut-être le principal cofacteur mitocondrial bien qu'il existe aussi. Donc les vitamines B et toutes les vitamines du groupe B euh lorsque ça présente des carences et bien le fait de les corriger, ça améliore aussi le la fonction la fonction mitochondriale. La fonction mitochondriale est extrêmement importante pour la sensibilité à l'insuline à l'insuline dans le sens où on peut avoir des euh des des problématiques liées des problématiques donc des troubles métaboliques liés à la résistance à l'insuline qui sont dû à une détérioration de la fonction mitochondriale puisque les mitochondries sont euh on va dire le principal organite cellulaire qui va dégrader en tout cas qui va du moins après glycolyse dégrader euh le glucose. En fait, ça dégrade le pyuvate qui est le le résultat de la glycolise quantité et de moindre qualité. Le fait que la mitochondries soit pas en bonne santé, ça contribue en très grande partie à la résistance à l'insuline. Donc le concudis c'est intéressant ici.

Et puis il y a toute la partie immunitaire. Euh le le diabète de type 2 ou la résistance à l'insuline n'est pas n'est pas un trouble immunitaire au sens propre. Euh par contre le fait qu'il y ait de l'inflammation de bas grade euh c'est que ce qu'on a souvent là chez les patients qui présentent un profil qui s'apparente au syndrome métabolique, ceci vient aggraver la résistance à l'insuline. Et donc la vitamine D euh et puis la vitamine K2, c'est ça vient avec la vitamine D, on en parlera tout à l'heure, va permettre de stabiliser le système immunitaire, d'avoir un effet immunomodulateur. C'est pas un effet anti-inflammatoire au sens propre, c'est un effet de rééquilibrage du système immunitaire qui fait que ça ça diminue le stress inflammatoire qui va préserver donc les récepteurs de l'insuline et qui va préserver les cellules beta qui produisent l'insuline. Bon, ça c'était juste pour expliquer pourquoi précisément ces ces ces trois composants comme exemple. OK ?

Donc par rapport au chrome, ce que je vous disais, on a un effet du chrome dans la signalisation du récepteur de l'insuline. Vous avez un une petite molécule s'appelle le GTF, le facteur de tolérance aux glucose qui est composé de chrome qui contient du chrome. C'est une petite protéine qui contient du chrome et donc c'est cette protéine là qui déclenche le la signalisation après le récepteur de l'insuline. Donc vous avez l'insuline qui est fixé sur son récepteur et pour que ça fonctionne, il faudrait suffisamment de de GTF et ce GTF contient le chrome et ça explique pourquoi le chrome fonctionne.

Vous avez là un exemple d'une métanalyse qu'on a sur le sur le Chrome notamment euh et métanalyse des ces cliniques euh qui euh qui qui explique en fait l'effet du chrome. L'effet du chrome n'est pas un effet miraculeux. Euh c'est pas un effet euh exceptionnel. Euh ça peut chez certains profils de patient donner un effet exceptionnel, spectaculaire. C'est parfois le cas, mais c'est pas la majorité des cas. Souvent, c'est lorsqu'il y a des carences en chrome qu'on va corriger par du chrome. Et là, on a une amélioration spectaculaire au niveau des marqueurs euh au niveau surtout de la glycémé agent. Donc le Chrome a toute sa place, il est intéressant. euh pour euh pour gérer euh le diabète de type 2, mais pas toute seule. Donc c'est une cible. OK ?

Euh vous avez des exemples ici euh voilà des des il y a des des euh études avec des dosages très variables de chrome et cetera. Euh le dosage habituel et on va dire justifié, c'est [grognement] 500 microg par jour euh jusqu'à euh 1000 microg 1 mg par jour euh de chrome. Donc vous avez quelques essais cliniques ici euh voilà des exemples. Vous avez par exemple un essai clinique là 1000 microg comme il y en a d'autres hein. Vous avez un autre à 600 microg. Il faut pas trop se fier au à la à la essais cliniques sur le chrome parce qu'ils ont des billets méthodologiques important dans le sens où vous allez avoir une variabilité majeure dans les dosages utilisés dans ces essais cliniques. En fait, ça va de 150 euh mais comme leur nom l'indique, ce sont des essais cliniques. dans ces essais cliniques, on est en train de tester si le chrome fonctionne bien à tel dosage ou moins bien à tel autre dosage. Dans la pratique clinique courante, le chrome fonctionne relativement bien en combinaison avec d'autres composants quand il est utilisé à hauteur de 500 microgire jusqu'à 1000 microg, on va dire. C'est un dosage moyenne haute. OK ?

Bon, vous avez des combinaisons comme ça, par exemple avec le chrome et le zinc. Le zinc est un cofacteur de l'insuline. Ça c'est un exemple de de d'étude clinique là. Euh intéressant. Donc alors par rapport au coenzym Qudis. [raclement de gorge]

Donc ça c'est quelques papiers sur le enfin quelques études là sur le concis dans certaines que j'avais publié avec des collègues euh qui abordent un petit peu ce que c'est que le consimis en détail et tout ça. Certains de ces étudesl crois qu'il y en a deux qui sont en libre accès. Vous pouvez les consulter. Voilà après vous faites une traduction maintenant il il y a pas de de souci avec la traduction. On a beaucoup de moyens de traduction et vous pouvez si vous intéressez au Kzyim Qudis savoir ce que c'est, comprendre en détail ce que c'est et cetera.

Euh OK. Alors le conis en micronutrition l'utilise surtout en combinaison avec l'est statine pour gérer les effets secondaires des statines en terme d'effets enzyme qui dit sur les effets secondaires des des statines sont très variables parce que la méthodologie est très variable et parce qu'en fait les dosages qu'on utilise du conzy QDIS sont pas adaptés. En pratique, ce qui fonctionne c'est euh autour de 50 à 100 mg de QDIS pour chaque 10 mg de statine. Ça c'est ce qui fonctionne. Après, vous avez toujours des études qui utilisent un petit dosage, un dosage moyen, un dosage moyenne basse, un dosage moyenne haute et cetera où ils vont tester donc le le l'usage de ce qu'on ZQ10 dans différentes situations avec des statines sans statines avec le des statines chez quelqu'un qui a des dis l'épidémie plus le diabète ou quelqu'un qui est obèse plus 10 l'épidémie et cetera. Mais on va dire le résumé du résumé, c'est que le consigon avec l'estatine.

Maintenant, au-delà de ça, ce qui nous intéresse ici par rapport au diabète de type 2, ça c'est une autre étude là, notamment avec Qudis et statine chez les patients traités par par statine à 100 mg comme comme je vous disais. Mais ce qui nous intéresse là euh par rapport au au la fonction mitochondriale, ce qui améliore la sensibilité à l'insuline. Et alors vous avez autre chose aussi qui est extrêmement intéressant euh c'est euh la euh l'amélioration de la fonction endotéliale. Vous savez le l'endotélium, c'est ce tissu épithétélial qui tapisse les vaisseaux et la résistance à l'insuline et le stress métabolique chez les patients diabétiques ou prédiabétiques ou en tout cas qui ont qui sont obèses ou qui sont en train de préparer un diabète. Euh chez cela, on va avoir un stress important sur les vaisseaux et surtout sur l'ondothélium vasculaire. C'est ce qui ensuite va déboucher sur l'atérosclérose, sur et cetera, sur les différentes complications cardio-vasculaires qu'on connaît. Et donc le diabète de type 2 lui-même va détériorer la fonction endotéliale vasculaire. Là, on a quelques études cliniques sur lezyme QDIS qui améliorent cette fonction endootériale, hein, chez les diabétiques notamment ici. OK ? diminution de risque d'atérosclérose ici par rapport à par rapport à l'usage du conzy QDIS chez [raclement de gorge] des patients et cetera qui ont des des des problèmes de de maladies cardiaques, de maladies métaboliques et cetera. Donc vous en avez d'autres he ces études c'est juste des exemples ici. Là par exemple c'est un autre essai clinique où on combine le canzine Q10 avec le phénophibrate. Et là pareil c'est toujours la même indication que je viens d'expliquer, c'est-à-dire l'amélioration de la fonction endotéliale vasculaire de la microcirculation. Vous savez très bien que la détérioration de de de la fonction endotéliale vasculaire conduit à un certain nombre de complications qu'on connaît par rapport au diabète de type 2, la rétinopathie diabétique et cetera, la néphropathie diabétique et ainsi de suite. Donc le QDUIS est intéressant là-dedans.

Alors bien sûr, bien entendu, on combine on combine tous ces tous ces micronutriments ensemble pour cibler différentes cibles pour que les effets soient cumulatifs. La vitamine D en combinaison avec la vitamine K2, ça c'est le un des papiers qui qui explique en détail pourquoi on combine la vitamine D. On doit combiner la vitamine D avec la vitamine K2. Donc je rentrerai pas dans ces explications là un peu techniques. C'est pas le sujet ici mais vous pouvez consulter le papier si vous êtes intéressé par rapport à ça.

Maintenant ce qui nous intéresse réellement c'est la vitamine D en premier lieu. En second lieu, le la vitamine K2 qui devrait systématiquement être associée avec la vitamine D. On a maintenant de plus en plus de produits qui combinent vitamine D et K2 en même temps dans le même produit. La vitamine D, c'est une hormone, c'est une hormone stéroïdienne. On dit vitamine parce qu'on la retrouve dans certains aliments comme les poisson. Euh, on la synthétise, on synthétise son précurseur qui est la colé calciférol et on l'obtient au niveau des reins notamment euh la double hydroxylation hépatique et rénale qui donne la calcitriol qui est la forme bioactive de la vitamine D qui est l'hormone en fait. OK.

Et alors, on connaît pas mal de de rôles de la vitamine D, voilà le le rôle de la vitamine Dans la régulation de la calcémie côté de la PTH et et la calconine. Euh l'effet euh le reste donc des effets donc mis à part ce grand rôle de régulation de la calcémie qui inclut dedans aussi euh la calcification osseuse, on a un autre grand rôle qui est le rôle immunitaire de la vitamine D. et ce rôle immunitaire et bien vous avez dedans voilà tous les tous les rôles qui découlent du rôle immunomodulateur. Donc diminution de l'inflammation, des allergies, renforcement du système immunitaire contre les infections, un effet anticoncéroène puisque c'est la vitamine D qui gère pas anticancérigène. On parle bien ici du fonctionnement euh moléculaire, du point de vue régulation du cycle cellulaire et aussi un effet immunomodulateur dans le sens de euh diminution euh de de on va dire de de l'intensité de de certaines réponses autoimmunes. En tout cas, ça améliore la tolérance immunitaire. Voilà.

Et sinon, vous avez d'autres effets, tout ça qui nous intéresse moins. Euh euh si peut-être euh la sérotonine euh vous savez quand il y a un déficit en sérotonine, on a des compulsions euh sucrées, on a des envies de sucre, des appels de sucre. C'est pas le seule cause de euh de de des appels de sucre, des compulsions sucrées, mais c'est une cause majeure le déficit en sérotonine. Vous avez aussi la résistance à l'insuline qui qui fait ça par le le biais de de cette typoglycémie réactionnelle. Et vous avez également euh les dysbioses type candidose ou autres, en tout cas dysbiose avancée, voilà et d'autres d'autres problématiques aussi. Mais la sérotonine est un composant majeur qui permet la gestion de ces envies de sucre. Et cette sérotonine qui est un neurotransmetteur, elle est produite donc elle a comme cofacteur dans sa production la vitamine D entre autres mais surtout la vitamine D. OK ?

Donc la vitamine D a un rôle important ici comme je vous disais par rapport à cet effet immunomodulateur extrêmement important qui va permettre de gérer la situation métabolique inflammatoire qu'on trouve chez le diabétique de type 2 euh ou le prédiabétique ou même celui qui n'est pas diabétique mais qui a une résistance à l'insuline et qui est en train de préparer son diabète. Euh donc c'est extrêmement important là euh que les taux de vitamine D soient suffisants. Les taux suffisants euh sont des taux en général qui sont supérieurs à 60 nanog par mlil. C'est la limite inférieure, c'est 60 nanog par mill chez un diabétique de type 2. Après, chez quelqu'un qui a moins de trouble métabolique, qui est voilà qui est on va dire moins malade et cetera, ça peut-être la limite inférieure, ça peut-être 45 nanogram par mim. Et sinon, ça permet aussi une bonne synthèse de serotonine qui enfin en tout cas c'est un des facteurs majeurs pour la synthèse de la sérotonine qui diminue les envies de sucre même si c'est pas efficace sur ce point-là à elle seule. Ça doit être combiné avec d'autres choses dont on parlera tout à l'heure.

Et alors la vitamine K2 est un on donne la vitamine K2 pour éviter la calcification les calcifications euh des tissus mou. C'est très très documenté euh et puisque c'est la vitamine K2 qui transporte le calcium et qui le fixe au niveau du tissu auux en conjointement avec la vitamine D. Donc la vitamine D toute seule ne fixe pas le calcium dans le tissu au cette vitamine K2 n'est pas la vitamine K1, c'est pour ça qu'on appelle vitamine K2 et c'est combiné avec la vitamine D pour cet effet. OK ? Et donc le fait d'éviter les calcifications des tissus mous, qu'est-ce que ça évite ? Ça évite en fait déjà en premier lieu la calcification de l'endothélium vasculaire et donc la protection de l'endotélium vasculaire. OK ?

Euh, je vous ai mis ici 50 microg à peu près en moyenne plus ou moins pour chaque 2000 unités. Donc on est sur voilà, on est quand même sur une fourchette de 20 25 microgamine K2 pour chaque 1000 unités de vitamine D. Ça c'est la bonne fourchette. OK. par rapport à la vitamine D, il faut combiner toujours le magnésium aussi parce que c'est le magnésium qui permet d'obtenir cette forme bioactive qui est la calcitriole qui est l'hormone. Euh c'est un cofacteur important et ça permet le fonctionnement du récepteur de la vitamine D. Donc le le magnésium est très important surtout si vous supplémentez en vitamine D sur le long terme, il faut toujours associer le magnésium parce que vous risquez une carence en magnésium suite à une supplémentation long terme de vitamine D. OK ?

Euh, bon, ça c'est des pareils comme ce que je vous disais, c'est des exemples d'étude à combiner la vitamine D avec la vitamine K2 diminuer la classification vasculaire chez les enfants sous dialysés sous hémodialyse pardon. Euh OK. Donc là par exemple amélioration de la classification osseuse et de la densité minérale osseuse avec la vitamine K2. Combinaison de la vitamine D et K2. Autre exemple donc d'étude améliore la densité osseuse mais n'impacte pas la coulation. On a en tout cinq euh c qu pardon quatre études cliniques sur l'effet de la vitamine K2 sur la coagulation. C'est-à-dire qu'il y a pas d'effet du tout. Donc c'est ces quatre études qui existent jusqu'à maintenant démontrent qu'il y a aucun effet de la vitamine K2 sur la coagulation. L'effet est plutôt osseux et sur le métabolisme du calcium. OK.

Alors euh on arrive maintenant à cette partie-là sur les cibles métaboliques et ça va vous permettre de voir un peu plus clair sur ce qu'on utilise réellement he la panoplie de de choses de composants qu'on utilise réellement dans la résistance à l'insuline même si on a pas tout euh ici. OK ? [raclement de gorge]

Alors donc je prends en même temps en cours quelques questions que je trouve pertinentes et qui vont pas être répondues dans ce qui reste de la conférence. Donc là une question sur les dosages, le dosage du chrome si je comprends bien ici c'est le dosage sanguin du chrome avant supplémentation. Alors, vous pouvez supplémenter en chrome un diabétique prédiabétique corrésistant à l'insuline 2 à 3 mois sans nécessairement faire de dosage de chrome. Au-delà de ça, il faut obligatoirement avoir un dosage de chrome. Donc vous pouvez supplémenter sans nécessairement un dosage. Donc pour des durées courtes. OK ? Les valeurs normales, c'est très variable en fait. Il y a c'est on prend les normes du laboratoire en question. OK ?

Alors OK, merci la qualité. Vous avez proposé donc 100 à 1500 euh par 10 g. Euh non, c'est euh 50 à 100 mg. J'ai dit 50 à 100 mg de conme cuis pour chaque 10 mg de statine. OK ? Donc le est-ce que c'est valable pour le molécule ? Bah oui, c'est c'est une fourchette en fait. C'est une fourchette et puis en fait c'est empérique. On va donner on va commencer par le ratio de 50 mg pour chaque 10 mg de statine. Et si on voit qu'il y a pas de réponse au bout de tr semaines, s'il y a pas de réponse suffisante au niveau des effets secondaires, de l'amélioration des effets secondaires, on peut monter à 75 voire un ratio de 100 mg pour chaque 10 mg de statin. OK ?

Oui, bien sûr. Conimis sans utilisation des sans sans statine, ça j'ai déjà expliqué. Donc pas besoin que ça soit euh que ça soit combiné avec des statines. Mais quand il y a les statines, nous en tout cas micronutrition, c'est systématique. On met le concis. OK ? Conzymudis c'est c'est sa durée, c'est le temps que le patient prend les statines et qu'il a les effets secondaires, on on lui donne le concis. Quim que vitamine D n'est pas contreindiqué chez dans le cas des motalyses. Il y a des recommandations. Je ne vais pas rentrer dans ici parce que il y a il y a des voilà c'est un peu complexe. Voilà, on va sortir du sujet, c'est que je commence à répondre à cette question. Mais oui, il y a pour la vitamine D, il y a il y a des limites, il y a des des normes en fait. Voilà. OK ?

Je continue alors donc avec les cibles métaboliques. Donc pour les cibles métaboliques euh qu'est-ce que c'est que déjà une cible métabolique ? C'est en fait euh un on va dire euh une euh des paramètres métaboliques sur lesquels on a un effet par un moyen donné ou par un ensemble de moyens donnés. Euh ce que vous connaissez euh typiquement, c'est euh les euh vous savez les règles hygiodiététiques classiques, c'est-à-dire diminuer la quantité des glucides et des des sucres euh et améliorer leur qualité. Bon déjà euh voilà, diminuer les farines raffinées, les farines blanches raffinées, remplacées par des farines complètes et tout ça tout en maîtrisant les quantités. euh ajouter les fibres en plus, euh diminuer un petit peu le sel parce qu'il augmente l'absorption du glucose et tout ça. Euh ça c'est voyez toutes ces recommandations là, diminuer la quantité de glucides dans l'ensemble non obstant leur qualité et améliorer la qualité des glucides notamment la la recommandation phare mais pas que c'est d'augmenter les fibres. OK ?

Donc par exemple en remplaçant tout ce qui est raffiné, farine raffinée, tout ça par des céréales complètes, entre autres, en augmentant aussi les fibres, des légumes des et cetera. Maintenant euh amélioration euh amélioration donc de la capacité à production de de l'insuline. On a des petites choses qui peuvent aider. C'est pas du tout ici une amélioration spectaculaire de de de la production d'insuline et tout ça. Donc euh ici optimisation de la fonction des cellules beta. C'est surtout ça qu'on obtient. Euh production de récepteur de l'insuline, l'expression du gène qui pour le récepteur de l'insuline. La signalisation, comme je vous disais tout à l'heure, ce qu'on avait dit sur le le chrome, ça c'est qu'une cible importante pour la résistance à l'insuline. C'est une c'est une cible d'une extrême importance ici. OK ?

La dégradation du glucose, par exemple, la glycole. Le magnésium est un cofacteur là de de la glycole. Et la fonction mitochondriale, comme on disait tout à l'heure, c'est une autre cible majeure pour gérer la résistance à l'insuline. Et puis il y a des d'autres situations aussi qu'on gère plus ou moins qui sont un peu plus complexes et qu'on abordera pas nécessairement ici la gestion d'appétit, les appels de sucre comme je disais, le stress, le sommeil qui sont en lien direct avec la résistance à l'insuline. Bon, c'est un petit peu complexe. On va essayer de simplifier ça en en présentant surtout des composants. C'est ce qui va vous intéresser en pratique, comment on les utilise. OK ?

Et et donc pour voilà pour en fait c'est les formations diabète, diabétologie et cetera qu'on que qu'on fait que que je fais c'est des ces plusieurs jours en fait de formation. le congrès dont docteur Rabahou avait parlé tout à l'heure aussi abordera en partie cette ces questions là.

Alors donc euh [raclement de gorge] alors là c'est un résumé d'un résumé euh pour pas rentrer trop dans les détails ici mais ça reste un peu pratique. Donc pour ces deux premières cibles, il faut améliorer [grognement] la qualité euh des aliments. La qualité des aliments, ça s'améliore en ajoutant déjà des fibres, en ajoutant des sources d'oméga3. OK ? Ça c'est déjà extrêmement important.

Euh et alors euh les aliments doivent être des aliments de bonne qualité, des aliments propres en fait. Euh tout ce qui est raffiné, tout ce qui est ultra transformé, il faudrait le diminuer, voir les OK, on n'est pas sur des recommandations extrêmement rigides et tout ça. Ça ça ne marche pas. Ça marche très peu rarement. En général, les patients qui arrivent à gérer ça de manière, c'est-à-dire de de de changer complètement leur alimentation de manière très rapide et cetera, ils ont euh habituellement pas besoin de nous en fait. Ils ont pas besoin de nous. Ils ont une capacité de changement au niveau de leurs habitudes et tout ça. Euh voilà, on leur apporte un peu quelques informations qu'ils ont déjà par ailleurs obtenu peut-être auprès de leur médecin ou quoi. Ils ont pas besoin de nous. la majorité des gens vont avoir du mal à modifier leurs habitudes et c'est un travail donc de de longue haleine en réalité, d'amélioration de la qualité des aliments.

Donc ce qu'on va faire en fait c'est de voir pour chaque patient quelles sont les priorités. Ça dépend quelqu'un qui mange de grosses quantités de pain et de farine raffinée, ce qui est un profil assez fréquent, et ben on va se focaliser là-dessus. inutile d'aller le l'éparpiller ou éparpiller son énergie, son attention sur d'autres choses moins prioritaires. Ça va-être la farine raffinée. Donc en gros, notre objectif pour résumer, faudrait que le patient arrête de manger du sucre tout le temps, du sucre de la farine, tout ça. Donc je parle ici des des glucides infinés et ultra transformé. Il faudrait que le patient fasse un travail qui va être un travail rapide, moyennement rapide, long, extrêmement long. Mais c'est comme ça, il faudrait commencer, il faudrait améliorer la qualité de l'alimentation. Voilà, vous avez là des des catégories d'aliments intéressantes. Si vous avez des questions, je pourrais y répondre après.

Et alors, vous avez un certain nombre d'aliments qui sont pas réellement des aliments que moi j'appelle des produits alimentaires, voire même certaines choses qui servent à rien en fait. Il vous arrivera rien du tout si vous ne les consommez pas toute votre vie. Tout va bien. Donc là, les sodas, les boissons sucrées, vous savez, toutes ces tous ces trucs là, les céréales au petit-déjeuner et cetera, c'est c'est des choses qui servent à rien ça. Donc on essaie d'éduquer progressivement le patient pour pouvoir le détacher de ces aliments là de plus en plus. Euh vous pouvez avoir un rôle d'orientation euh peut-être d'éducation, éducation dans le sens formation, hein, vous expliquez et cetera. Et puis c'est c'est le reste, c'est le patient qui va le faire. Euh si le patient est long, bon ben il est long et c'est comme ça. Mais c'est très bien, il doit faire un effort et s'il est rapide, bon ben c'est très bien. Et la plupart des gens euh ça c'est les deux premières cibles. Et puis ensuite on a un ensemble d'autres cibles comme par exemple et là on va aborder des composants intéressants aussi qui pourraient intéresser certains d'entre vous. Peut-être que vous ayez des profils de patients qui répondent à ce genre de de situation.

Donc améliorer la production d'insuline. Alors vous avez la berbine. La berine on l'avait pas abordé ici. Bon après c'est c'est comme je vous disais, on peut pas tout aborder mais c'est un composant intéressant. C'est un alcaloïde qui provient de de plantes médicinales de type berberis. Berberis aristata, berberis vulgaris et cetera. On l'avait déjà abordé à plusieurs reprises lors de la précédente euh la la 2e et la 3e édition du du congrès euh donc euh l'année passée, l'année d'avant. Euh on avait parlé de la diabésité, on avait parlé aussi des maladies cardio-vasculaires. Euh donc la berbérine est extrêmement importante euh pour la gestion du diabète. Alors, il y a des limites à la berberine, il y a des contradications, il y a aussi parfois chez certains des problèmes de tolérance. OK ? La berine, vous allez la voir ici dans plusieurs cibles. Donc ça agit sur vraiment sur plusieurs cibles. C'est ce qui fait que elle a un effet très puissant sur l'amélioration de la sensibilité à la insulte.

Alors sinon, vous avez l'orti, vous avez la gymnema sylvestre. Ce qui va peut-être vous intéresser, c'est la gymnema sylvestre.

Ça diminue la pétence au sucre et ça crée une rééducation du goût sucré chez le patient. En gros, dans les bons extraits de gymnema sylvestre qui peuvent exister, alors ça s'utilise en poudre, soit en poudre, soit en feuilles à mastiquer. Mais les feuilles, on sait pas trop la composition. La poudre quand elle est standardisée, on sait que c'est autour de 25 % d'acide gymnémique ou plus.

Donc là, on sait que ça a un effet sur le ça ça bloque le goût sucré. Et donc la personne qui a l'habitude de manger des choses sucrées pour avoir une récompense comme ça, un plaisir et cetera. Au départ, vous pouvez faire le test. Au départ, vous avez un décalage, une sorte de dissonance cognitive majeure entre le truc que vous avez l'habitude de manger et qui a un goût sucré et entre le goût que vous êtes en train de percevoir ici qui est tout sauf du sucre.

OK, donc ça bloque complètement les récepteurs des papilles gustatives, donc du goût sucré et c'est intéressant à utiliser chez les patients. En tout cas, voilà, c'est un des moyens intéressants pour les patients qui ont ces ces envies de sucre réguliers et ça va permettre de créer surtout une rééducation comportementale par rapport à la consommation de ces aliments-là. On pourrait en discuter aussi à la fin si vous avez des questions.

La curcumine comme anti-inflammatoire pourrait être intéressante, mais ici la curcumine a un effet intéressant sur la démétylation du gène qui côte pour l'insuline. Veut dire simplement que ça augmente la production d'insuline. Le zinc, est un cofacteur de l'insuline qui est assez connu également, qui est intéressant, qu'on peut utiliser également.

Alors amélioration de la production d'insuline. Vous avez aussi le jein 5, le bacopa monnieri, vous avez le gingobyobat. Tous ces toutes ces plantes-là sont intéressantes.

Amélioration de la quantité des récepteurs. Vous avez le récepteur qui est produit, vous avez l'insuline qui est produite, vous avez le récepteur qui est produit aussi. Donc la combinaison des deux donne la signalisation dont on parlait tout à l'heure avec le chrome. Donc il nous faut suffisamment de récepteur et pour avoir suffisamment de récepteur, il faudrait qu'il y ait suffisamment d'expression du gène qui côte pour le récepteur. Pour cela, vous connaissez la cannelle. L'effet de la cannelle passe par le méthyl hydroxyhalcon qui est un des polyphénols qu'on trouve dans la cannelle et qui a cet effet sur l'augmentation de la production du récepteur de l'insuline également qui a un effet insulinomimétique. C'est-à-dire ça peut se fixer sur le récepteur de l'insuline et donner un signal semblable à celui de l'insuline. Bien sûr, l'affinité n'est pas suffisante, n'est pas comme celle qu'on a avec l'insuline, mais c'est sinon vous avez le gingembre qui a moindre effet que la cannelle et bien sûr la berberine qui est toujours là.

La signalisation post-récepteur, on a vu tout à l'heure le chrome, n'est-ce pas ? Et puis vous avez le bioinositol également. Mieux inositol, vous le connaissez probablement dans le syndrome des ovaires polykystiques parce que dans le syndrome des ovaires polykystiques, vous avez cette résistance à l'insuline tissulaire qui crée l'aspect kystique qui n'est pas kystique en réalité au niveau des ovaires. Et donc le myoinositol a aussi un rôle dans la signalisation. Son effet vient après, c'est des dérivés d'inositol, leur effet vient après le récepteur, le enfin après le récepteur de l'insuline, mais ça vient surtout après le ce fameux facteur de tolérance au glucose qui contient du chrome dont on avait parlé tout à l'heure. Donc mio, bon, après les dosages, ça va de 1 g à 4 g. Surtout chez les ovaires polykystiques, on va utiliser plutôt des dosages autour de 4 g. Et chez les résistants à l'insuline, on peut descendre en dessous de 1 g, voilà, autour de 400-500 mg, surtout si on combine avec d'autres composants comme on est en train de le voir là.

Comme je vous disais, on va voir une proposition de protocole à la fin. La dernière slide, je vous mettrai une combinaison comme ça vous avez une idée sur comment on utilise tout ça.

Optimiser la glycolyse et les mitochondries. Ça c'est aussi important. Le magnésium est intéressant pour la glycolyse. C'est un cofacteur des dernières réactions de la glycolyse, les trois dernières. Et puis le coenzyme Q10 dont on avait parlé tout à l'heure, le coenzyme Q10. En fait, je vous ai pas expliqué tout à l'heure mais en réalité vous avez compris ça peut-être indirectement, on l'utilise pas que pour le diabète, on l'utilise pour les dyslipidémies, on l'utilise aussi pour le syndrome métabolique en général ou les troubles liés donc qui forment ce qu'on appelle le syndrome métabolique. Et donc on peut même parfois l'utiliser à des doses très élevées dans l'hypertension par exemple et utiliser, vous avez des essais cliniques là-dessus. Mais en général, le plus souvent on va l'utiliser en combinaison avec les statines. Mais en dehors des statines, si même si le patient ne prend pas de statines, on va l'utiliser à des dosages raisonnables, c'est-à-dire 200 à 400 mg pour ce qui est que ce soit du diabète, que ce soit à titre préventif chez l'obèse pour la protection vasculaire comme je disais tout à l'heure, l'endothélium vasculaire. Donc après, ça dépend du phénotype de diabétique que vous avez.

C'est le cofacteur le plus important des mitochondries. Mais sinon s'il y a des carences en vitamine du groupe B, en fer, il faudrait les corriger. Et en les corrigeant, vous améliorez aussi la fonction mitochondriale et en améliorant la fonction mitochondriale, vous améliorez la sensibilité à l'insuline et donc vous améliorez l'état de votre patient diabétique type 2.

Bon, vous avez d'autres composants. On avait parlé de la vitamine D intéressante donc pour ce que j'ai déjà expliqué, les oméga-3 qui sont des anti-inflammatoires. Là sont des anti-inflammatoires et les oméga-3 dont on parle ici, c'est les EPA et les DHA que vous trouvez dans un complément alimentaire, c'est huile de poisson la plupart du temps, extrait d'huile de poisson hautement titré en EPA et DHA. Ça devrait être autour de 60, enfin en tout cas à partir de 60 % de EPA et DHA dans les capsules, les capsules molles. Donc c'est important pour l'inflammation comme on a dit tout à l'heure, l'inflammation de bas grade. Extrêmement important. Ça devrait se combiner avec la vitamine D. De toutes les façons, les oméga-3 et la vitamine D sont déficitaires chez la plupart des gens. C'est un vrai problème de santé publique au niveau mondial. Les oméga-3, on les trouve dans les poissons, mais le problème c'est que les poissons sont très pollués. Pollués au mercure, mais pas que. On parle du mercure, mais il y a aussi les microplastiques, les dérivés d'hydrocarbure et tout ça. C'est pour ça qu'on ne recommande que deux à trois fois par semaine du poisson gras de petite taille, des sardines notamment par exemple et éviter les gros poissons et tout ça, éviter la surconsommation de poisson qui est devenue enfin en tout cas au-delà de trois fois par semaine de poisson, trois portions par semaine de poisson, le rapport bénéfice-risque du poisson devient défavorable en fait. C'est-à-dire vous accumulez plus de toxicité et cetera, mercure comme je disais et cetera que le bénéfice apporté par les oméga-3. La consommation de poisson, c'est uniquement parce que c'est la seule source réelle d'oméga-3 bioactif dans l'alimentation. Et s'il y avait pas ça, en fait, on prendrait pas le poisson, on recommanderait pas de prendre le poisson. Les protéines et tout ça, c'est on les trouve ailleurs en fait. Les autres micronutriments et cetera. Bon, il y a de très très bonnes sources ailleurs dans d'autres aliments et qui sont moins contaminés.

Fréquemment la carence en vitamine B12, je pense que tout le monde est au courant de ça. Surtout les patients qui sont. Bon, il faudrait corriger la carence en vitamine B12, mais le mieux c'est de faire une biologie, c'est de faire une analyse de la B12 et de corriger avec ça la carence. Il faudrait que la B12 soit au-delà de 600 nanogrammes par millilitre. Alors la limite inférieure, elle est un petit peu variable en pratique. Mais on va dire que pour être certain d'avoir suffisamment de B12 pour notamment les mitochondries entre autres et pour la méthylation, c'est lié à l'homocystéine, on devrait être au-delà de 600, mais même si on est au-delà de 500, c'est déjà pas mal.

Peut-être qu'il y a quelques questions sur. Ouais, ce OK, tout ça, ça marche. Donc c'est des choses que j'ai abordées.

Alors, bon, je vais. Voilà, vous avez ici une proposition de protocole comme je vous disais qui est une proposition qui peut être modifiable, hein, peut être modifiable. Bon, il y a la berbérine, parfois vous avez des produits qui combinent berbérine et silymarine. C'est les princip les silimarines, c'est l'ensemble des principes actifs qu'on trouve dans le chardon-marie. Ça améliore l'absorption de la berbérine. Parfois, il y a des produits qui combinent les deux, c'est très bien. Sinon, la berbérine tout simplement s'il y a une bonne tolérance et s'il y a pas de contre-indication. Contre-indication, vous avez la femme enceinte, la femme allaitante, les enfants de moins de 12 ans, également ce qu'on appelle le favisme, favisme et mutation de la G6PD. Voilà. Et puis après, il peut y avoir des interactions médicamenteuses telles que les macrolides, la cyclosporine, les bêta-bloquants. Ça, on évite de prendre la berbérine en parallèle de ça. Mais sinon, s'il y a une bonne tolérance et qu'on n'est pas dans ces situations-là, c'est très très bien de prendre la berbérine.

Alors, bien sûr, on la on va la prendre par intermittence. On peut au départ prendre 2 mois de berbérine, on continue et puis ensuite on peut on peut faire des fenêtres d'arrêt, des cures, des fenêtres d'arrêt. Et bien sûr, tout ça, c'est dans la logique d'estimation de l'effet de ce que vous allez proposer. La berbérine, vous allez la proposer avec le chrome, avec le zinc, avec le mangan, le magnésium pardon, le coenzyme Q10, les oméga-3, la vitamine D et donc là c'est une bonne combinaison. Après, bon, quelqu'un qui n'est pas carencé en zinc, c'est pas très utile de lui donner du zinc. Quelqu'un qui n'est pas carencé en magnésium non plus. Maintenant, il faut voir que les carences en magnésium sont assez fréquentes.

Sinon, le reste c'est le chrome. Comme je disais tout à l'heure, ça va être si vous ne dosez pas le chrome, à ce moment-là, ça va être 2-3 mois maximum de chrome comme ça, sans dosage. Dosage en fait qui se font en combinaison. Donc par exemple, si vous regardez ici le chrome, je vous ai mis 200 microgrammes mais en fait c'est parce qu'on combine avec le reste. C'est parce qu'on combine avec pas mal de Mais sinon on va utiliser 500 microgrammes, 750 ou 1000 microgrammes même.

Sinon, comme je vous disais, intéressant aussi d'utiliser la gymnema sylvestre en pratique courante. C'est extrêmement intéressant pour diminuer les compulsions sucrées. Voilà, donc ça c'était la proposition de protocole. Après, vous pouvez varier en fonction de ce qui va être disponible ou pas et cetera. C'est pour ça qu'on avait vu tout à l'heure un certain nombre de composants qui ne sont pas nécessairement ici.

Je regarde ici s'il y a des questions un peu qui complètent. Voilà pour la vitamine D 4000-6000 unités. Vous ne conseillez pas l'ajout de vitamine K ? Si si, vitamine K2, si on en fait ça dépend si maintenant vous allez donner la vitamine D pendant 2-3 mois, ça change pas grand-chose en fait si vous combinez ou pas avec la vitamine K2. Le mieux c'est de combiner mais vous pouvez aussi ne pas combiner mais si c'est une cure longue, il faut obligatoirement combiner avec du magnésium et avec la vitamine K2.

OK. OK. Alors, je vais peut-être prendre les questions après. Je pense que il y a il y a d'autres questions qui vont être posées avec. Oui. Donc là en fait c'est l'affiche de notre congrès qu'on organise les 18 et 19 avril prochain dont docteur Abou avait touché un mot tout à l'heure qui aura lieu à Casablanca. Et donc pour avoir plus d'informations, vous avez le site ics.macns.ma. Vous avez aussi le numéro de téléphone du docteur Petitjeans qui peut vous renseigner au mieux sur le congrès. On a pas mal d'intervenants. Alors la thématique, elle porte sur l'hormonologie et la micronutrition. Donc en fait, on va aborder, pas que, mais on va aborder en fait les sujets ou ces sujets qui sont en rapport notamment avec le diabète au cours du congrès, mais pas que. La santé féminine, la santé osseuse et cetera. Donc c'est la médecine anti-âge en général et régénérative. Donc c'est un congrès qui est assez varié où il y a 19 intervenants divers et variés avec des profils très différents, des médecins, des chercheurs, des biochimistes, des physiologistes du Maroc et en dehors du Maroc. Donc c'est très intéressant. C'est la 4e édition donc du Congrès. Donc je vous invite à voilà vous renseigner sur le Congrès et voir le programme, le programme du Congrès.

C'est une Oui, allez-y. Merci beaucoup cher professeur, merci pour cette excellente présentation. Merci Petit Sam. Merci d'avoir refait l'annonce de ce congrès qui est très très intéressant. En fait, de ma part, j'ai partagé le programme avec notre communauté d'endocrinologues parce qu'en fait comme on suit beaucoup les diabétiques et principalement les diabétiques et dans notre pratique, on veut une prise en charge personnalisée, complète selon bien sûr les recommandations du diabète, mais aussi avec toute cette belle science de micronutrition qui est très très intéressante, très importante et c'est des fois c'est en fait ça c'est on a des réponses comme on a des malades qu'on n'arrive pas à bien équilibrer ou qu'on n'a pas, c'est-à-dire on supplémente en vitamine D, on n'a pas cette cette ce dosage ou ce bon dosage qu'on veut. Donc je te laisse la parole Petit Sam pour nous inviter à ton congrès ou au congrès.

Merci docteur Abou. Merci docteur Mounia. Vraiment c'est un plaisir, un honneur de pouvoir collaborer dans ce webinaire. Je remercie la Société marocaine de diabétologie. Je suis sûre c'est une première édition, ça sera pas la dernière. Donc merci Amine pour cette présentation et donc concernant le congrès, c'est vraiment au-delà d'une formation, au-delà d'un congrès, je dirais c'est plutôt une famille. On est ça devient une famille de la micronutrition. Bien sûr, en parallèle de l'approche pratique médicale classique, on arrive effectivement à compléter toute cette approche-là et on arrive à faire du sur-mesure. Et c'est ce que nous on apprend dans ce congrès formation, c'est justement pouvoir répondre au niveau de pratique à des problématiques du patient et pouvoir lui donner une possibilité en plus du médicament de l'accompagner avec la supplémentation micronutritionnelle. Donc durant le congrès pendant 2 jours, cette année c'est le système hormonal. Donc effectivement les endocrinologues sont très très concernés et pourront trouver énormément de réponses à leur pratique. Donc on sera ravi de vous accueillir. Ça sera donc le weekend prochain, pas celui-là, l'autre. C'est la dernière ligne droite pour nous et ça sera un grand plaisir de pouvoir que vous soyez parmi nous. On a un tarif réduit pour une inscription à deux et on a une possibilité d'avoir un replay. Ça c'est très important au niveau d'une plateforme, le replay va être valable 6 mois et on offre en cadeau le replay de l'édition précédente qui était l'édition sur la micronutrition et la cardiologie. Donc les personnes qui s'inscrivent avec nous auront un replay valable 6 mois de cette édition et le replay de l'édition précédente avec tous les PDF de la formation. Donc tout ça c'est très précieux pour approfondir nos connaissances. En tout cas, les personnes sont bienvenues, peuvent nous appeler et puis je suis là, je réponds assez rapidement sur WhatsApp pour pouvoir les accompagner dans leur inscription. Voilà, merci pour tout et merci pour votre confiance.

Voilà, je Merci beaucoup Petit Sam. Donc avant de donner la parole à notre chère modératrice, j'ai une question. Donc j'aurai le je poserai la première question en fait tout ce dosage de chrome, de magnésium et tout. Alors comment on peut le doser ? Parce que en fait il y a le dosage biologique normal. Je pense qu'il y a aussi l'oligochek. Oui. Alors, il y a donc en fait, j'en ai entendu parler mais j'aimerais bien c'est-à-dire on pratique comment doser ça chez nos malades pour avoir cette prise en charge sur mesure sur tous les plans médicaux classiques en fait sur les micronutriments manquants. Il y a il y a donc les dosages, ça existe. Il y a des panels sanguins qui sont enfin c'est des analyses fonctionnelles. C'est ça un peu la difficulté. Des analyses fonctionnelles veut dire des analyses qu'on trouve pas dans n'importe quel laboratoire de biologie médicale. Mais c'est des labos de biologie médicale qui sont spécialisés dans les analyses fonctionnelles et micronutritionnelles qui font des analyses sanguines. Souvent quand ces analyses fonctionnelles, ça peut être des analyses intra-érythrocytaires, donc un peu plus fiables que des analyses sériques. Mais les analyses sériques pourraient être intéressantes aussi. On trouve un ensemble d'analyses sériques chez les labos classiques. Ça, on va dire une fiabilité moyenne, ça reste utilisable plus ou moins. Il existe donc comme je disais des panels de biologie fonctionnelle qui vont combiner des vitamines, des minéraux, des oligo-éléments et cetera. Après bon, il y a une question de coût aussi, une question de coût par rapport à ça. Mais si on cherche la fiabilité et le gold standard, c'est ça plus la clinique. Clinique, c'est encore un autre sujet. Il y a un certain nombre de signes cliniques pour chaque micronutriment, pas tous, mais une grande partie qu'on associe avec les analyses pour pouvoir avoir, on va dire, une vraie vision de ce que c'est que si a une carence ou pas, parfois dans certains excès et puis vous avez cité le voilà, il y a d'autres moyens on va dire plus ou moins voilà avec une aussi, on va dire une fiabilité moyenne mais qui s'intègre dans une approche globale. Par exemple, vous avez cité l'oligochek comme comme exemple, c'est ça permet l'intérêt, c'est que c'est rapide, ça coûte moins cher que les analyses et puis après bon pour certains micronutriments, la fiabilité reste limitée et la lecture devrait pas être une lecture comme ça voilà avec d'ailleurs, ça donne pas de valeur en fait, ça donne une indication globale. Il faudrait intégrer ça dans une approche aussi globale de ce que vous connaissez sur le patient, de ses antécédents, de si vous avez aussi un bilan de ces problématiques qu'il présente.

D'accord. Merci beaucoup. Merci. Merci. Plaisir. Donc à toi la parole ma chère amie Monia. Euh merci docteur Casmi pour cette excellente présentation. Je voulais juste rebondir un petit peu sur le dosage du chrome. Je vais partager aussi mon expérience, mais j'aimerais bien avoir votre avis justement chez les patients qui se présentent pour un prédiabète ou bien une résistance à l'insuline et qui ont effectivement des impulsions sucrées parce que on sait tous que les impulsions sucrées peuvent être dues à plusieurs causes. Un déficit, le chrome quand il est déficitaire donne des envies de sucre, un manque de sérotonine aussi et la résistance à l'insuline. Donc moi qu'est-ce que je fais ? Effectivement, j'utilise l'oligochek et quand il y a une carence au chrome, je supplémente. Donc je sais pas votre avis sur cette attitude et en même temps bien sûr les mesures hygiéno-diététiques. La deuxième question c'est ce qui concerne le gymnema sylvestre parce que actuellement sur les réseaux sociaux on trouve des produits d'inhalation qui enlèvent un petit peu le goût du sucré mais ça perturbe un petit peu les patients parce que c'est des gens qui recherchent le goût du de sucre. Ils ont pas c'est pas juste les impulsions sucrées, ils ont besoin de cette envie. Donc ils inhalent et quand ils mangent quelque chose de sucré, ils ne retrouvent pas. Ils sont en train de chercher le goût sucré. Donc je sais pas qu'est-ce que vous pensez de ces utilisations de enlever le goût du sucre. Est-ce que c'est vraiment indispensable pour tous les malades qui ont des envies de sucre ou bien est-ce qu'il faut travailler sur le côté émotionnel ? Et aussi une question sur le chat qui était je pense très importante en pratique. Est-ce que on peut remplacer la metformine par la berbérine dans les cas de résistance à l'insuline ? La réponse est non. On ne remplace pas un médicament par un complément. Est-ce qu'il y a des contre-indications la berbérine ? Oui, c'est ce que je disais tout à l'heure, il y a la grossesse, l'allaitement, les enfants de moins de 12 ans et puis le favisme et puis les interactions qui peuvent être avec les macrolides, la cyclosporine, les bêta-bloquants, surtout c'est les principales mais après il peut y en avoir d'autres mais qui sont des interactions modérées ou faibles. Mais le en fait, c'est un médecin, il fonctionne avec une approche globale qui regarde un peu le patient, ses marqueurs, sa clinique, ses antécédents, les problèmes qu'il présente, son profil, son phénotype et puis à partir de là, il l'adapte, c'est ce que font tous les médecins. À partir de là, il adapte un traitement donné et si le traitement ne fonctionne pas, il va modifier le dosage, il va recommander autre chose et cetera. C'est exactement ça qu'il faut faire. On ne va pas donner une recommandation comme ça ici de dire enlever la metformine et placer la berbérine. Ça n'a pas de sens. La berbérine peut être utile peut-être pour diminuer les doses même de metformine ou même peut-être pour la remplacer dans un contexte très particulier chez quelqu'un qui tolère pas du tout la metformine et tout ça, même si voilà, il y a aussi une intolérance qui peut exister par rapport à la berbérine mais qui est moindre que la metformine. Dans les études, on trouve quelques études qui combinent metformine et berbérine. Ça se combine en adaptant le dosage et en observant comment le patient répond. Donc voilà. Après par rapport à la question sur le chrome, je dirais que c'est pas uniquement le chrome en fait. Si la résistance à l'insuline du patient est due majoritairement ou en grande partie à un problème de signalisation, il est possible qu'ici le chrome puisse apporter un bénéfice important ou considérable comme le myoinositol mais surtout le chrome parce que c'est le déclencheur, le GTF est le déclencheur de la signalisation. Par contre, si la résistance à l'insuline est due à autre chose que ça, c'est-à-dire là par exemple, comme je disais tout à l'heure, mauvaise qualité des mitochondries tout ça ou un stress métabolique qui fait détruire les récepteurs et cetera, l'inflammation de bas grade, à ce moment-là, le chrome aura moins d'effets. Et c'est exactement ce qu'on observe dans les études cliniques. Vous avez une variété, une diversité de dosages utilisés et une variété de diversité d'effets. Il y a des études cliniques qui montrent qu'il y a strictement aucun effet du chrome. Pourquoi ? Parce qu'on teste le chrome tout seul comme ça chez un diabétique. Bon bah si ce diabétique là le chrome est important parce qu'il en manque, bah ça va donner un effet intéressant. S'il en manque pas, ça donne moins d'effets ou pas d'effet du tout. Donc oui, alors le chrome par contre ce que vous dites est exact. Le chrome comme il améliore la sensibilité à l'insuline, diminue la résistance à l'insuline, donc en fait il qui pourrait être la cause des envies de sucre parce que vous avez, je disais la sérotonine, le déficit en sérotonine, la résistance à l'insuline, les dysbioses importantes et surtout par exemple la candidose mais pas que. Et puis il y a aussi tout ce qui est d'ordre comportemental, même parfois des troubles obsessionnels compulsifs, des troubles psychiatriques et tout ça. Vous avez tout ça qui peut créer ces appels de sucre ou ces envies de sucre régulièrement. Donc si c'est dû réellement à une résistance à l'insuline importante avec ce rebond vers le bas de la glycémie, donc cette hypoglycémie réactionnelle et tout ça et la personne a envie de manger du sucre pour faire remonter le sucre et ça fait des rebonds comme ça, à ce moment-là, oui, on peut utiliser le chrome et d'autres composants pour améliorer la sensibilité à l'insuline. Si c'est le déficit en sérotonine, pareil, on règle ça et ainsi de suite. Maintenant, ce que vous dites sur le gymnema, le gymnema, moi, j'ai pas connaissance de produit à inhalation. Qu'est-ce que c'est que ce truc là ? Je sais pas ce que c'est. Oui, il c'est comme un spray. Et après effectivement, il y a ils ressentent plus du tout de goût de goût de c'est à base de gymnema. Alors oui oui oui oui ouais je je sais pas je mais ça mais ça les perturbe parce que les gens qui ont un profil émotionnel qui mangent du sucre par par envie par addiction, c'est ils sont en train de continuellement chercher le goût sucré donc d'inconvénient que de bénéfice. Alors c'est important là de préciser que quand on explique à quoi sert le gymnema, on est obligé d'expliquer comme je l'ai fait, c'est-à-dire que ça fait et tout ça. Mais ça ne veut pas dire vous médecin diabétologue, ça ne veut pas dire que vous allez OK, c'est bon, quelqu'un qui a des appels de sucre, allez, on lui met le gymnema et problème est réglé. Non, c'est pas du tout réglé. Vous devez gérer le patient en tant que tel, c'est-à-dire ce qu'on a ce qu'on vient de dire. Vous identifiez là où les causes et puis le gymnema, c'est c'est à la limite vous pouvez même ne pas l'utiliser ou alors l'utiliser comme appui avec d'autres choses qui permettent d'améliorer réellement la situation. Mais le rôle réel du gymnema, c'est de dans un contexte où vous allez régler en parallèle les causes de ces appels de sucre, c'est d'aider à améliorer un peu plus le comportement ou à modifier un petit peu plus le comportement qui fait que la personne a l'habitude depuis longtemps de manger des trucs sucrés parce qu'elle est programmée sur le fait que quand elle mange le morceau de chocolat blanc, et ben ça apporte tel le goût sucré qui lui apporte telle récompense et ça fait un truc au niveau des neurotransmetteurs, le fameux couplage sérotonine, noradrénaline, dopamine. Donc en fait, il ne faut pas l'utiliser comme ça toute seule pour gérer les appels de sucre. Il faudrait que ça soit utilisé sous supervision d'un médecin ou d'un professionnel de santé formé à ça.

D'accord. Je voulais vous poser une question qui est très importante parce que les diabétiques type 2 actuellement, j'avais assisté aussi avec vous à une conférence qui était très intéressante sur les profils endobiogéniques du diabète. Et il y avait un profil de diabète, je pense que c'était le type B, il y avait pas de résistance à l'insuline, c'était plutôt le GABA. Donc je sais pas ce profil de patient. Il y a pas d'indication à ces à ces qu'est-ce qu'on peut préconiser chez ces patients qui sont stressés et qui ont plutôt un burnout ? Il y a pas de résistance. C'est c'est un autre profil, mais c'est aussi un type de diabète qui c'est qui sont des diabètes de type 2. Oui. Alors, c'est ça des en fait, c'est des tout ça, c'est des cibles métaboliques. On n'a pas vu toutes les cibles métaboliques ici bien entendu. Alors le GABA, il a un effet de protection et aussi de préparation des cellules bêta à produire l'insuline. Est-ce que vous considérez chez certains patients une supplémentation ? C'est c'est très expérimental. On a fait une conférence, docteur Stéphane Résim a fait une conférence lors de la 2e édition, je crois. Sur le type 1. Ouais, sur le type 1. Oui, exactement. C'était sur le type 1. Et GABA, il y a à ma connaissance un seul essai clinique là-dessus où on parle de dosage. Je me souviens plus des dosages, j'ai pas envie de dire non. Moi, moi je parlais surtout du type 2, c'est les gens qui sont très stressés, qui n'ont pas de résistance à l'insuline mais qui ont plutôt un déficit dans les neurotransmetteurs, sérotonine, dopamine. Donc je sais pas ce type de profil dans les micronutriments dans lesquels vous avez parlé, quel est le le le micronutriment à préconiser en première intention ? Alors, ça dépend de ce qu'on entend par ils n'ont pas de résistance à l'insuline, c'est-à-dire ils n'ont les marqueurs habituels qu'on mesure comme la glycémie à jeun, l'HbA1c sont normaux. Et si on mesure l'insulinémie à jeun, voilà, si on mesure l'insulinémie à jeun, par exemple, on la retrouve élevée. Enfin, c'est c'est tout à fait c'est tout à fait normal. Par contre, donc là, vous parlez de profils anxieux, qui ont des problèmes liés au cortisol et tout ça, il faudrait identifier le sous-profil. Exact. Si c'est par exemple un déficit en GABA qui est lié donc qui qui se présente avec deux, on va dire deux signes majeurs, un sommeil de très mauvaise qualité, un sommeil superficiel de très mauvaise qualité et d'autre part une hypersensibilité au stress, on pourrait appeler aussi de l'anxiété. Ça c'est oui, c'est un déficit en GABA. Donc on ça veut pas dire qu'on donne systématiquement du GABA, on donne du magnésium, on donne de la B6 et cetera. Non, très bien. Voilà. Et sinon, il y a d'autres sous-profils aussi effectivement.

D'accord. Je sais pas s'il y a d'autres questions dans le chat. Alors, voyons voir. Je pense qu'on a un petit peu fait le tour. Ouais, on a répondu quand même à pas mal de questions. Il y a une question qui se rapprochait de ce que j'ai dit. Pourquoi ne pas régler les causes de son besoin addictif en sucre ? Euh parce que ça rapport avec les neurotransmetteurs, c'est ça le la sérotonine notamment surtout. Oui, effectivement. S'il vous plaît, docteur Gazmi, une dernière question parce que je sais qu'on a qu'on a un peu complété sur votre patience. La vitamine D3, vous avez préconisé des doses de 60 à 70 nanogrammes. Mais en médecine fonctionnelle, il y a certains protocoles qui utilisent des doses très fortes. Est-ce que selon votre avis, est-ce que c'est pas risqué pour certains patients ? Surtout chez les patients qui ont des maladies autoimmunes, ils me reviennent avec des protocoles de doses. Je n'ai jamais donné des doses vraiment très élevées. Mais alors le dosage sanguin le oui, ce que je disais tout à l'heure, c'est le dosage sanguin en fait en nanogramme par millilitre. Là les 60 et cetera jusqu'à 70. Mais dans les maladies autoimmunes, vous avez quand même un certain nombre d'études là où c'est très on va dire très étudié, c'est la sclérose en plaques par exemple. La sclérose en plaques, il y a il y a des études où on va utiliser 10000, 15000, 20000 unités par jour de vitamine D. Tout ça c'est pour remonter. Tout ça veut rien dire en fait. C'est ce qu'il faut voir, c'est le taux sanguin. Et le taux sanguin dans les cas de maladies autoimmunes, le plus la bonne cible, on va dire, c'est 80-85 nanogrammes par millilitre. Alors bien sûr, il y a la limite supérieure de toxicité. C'est tout à fait normal. La limite supérieure qui est 110-120 nanogrammes par millilitre la plupart du temps. Il ne faut jamais en tout cas se rapprocher des 100 nanogrammes par millilitre. Donc là, c'est intéressant. Oui, pour les maladies autoimmunes, c'est extrêmement intéressant, mais il faut toujours combiner avec du magnésium, il faut toujours combiner avec de la vitamine K2 et s'il y a des déficits en vitamine A, il faut les corriger ces déficits en vitamine A avant de donner ces doses élevées.

D'accord. Donc, je pense qu'on a fait le tour. Merci beaucoup docteur Gazmi. On verra au niveau du congrès dans la semaine prochaine, je pense. La semaine d'après inchallah le 18 et 19 avril. Merci merci à tous pour votre présence et j'espère que ça sera un début pour d'autres formations avec vos sociétés. Merci beaucoup. Merci pour tout et merci à toutes celles et ceux qui ont assisté à la conférence. Merci. Au revoir. Merci.