Transcription
30 ans célébrés, 30 centres. Merci beaucoup de ta. Merci beaucoup, Madame la Présidente. Merci infiniment pour ces mots.
Mesdames et messieurs, distingués invités, chers doyennes, chers aînés, chers sœurs, membres du COSF et représentants des organisations féminines de la société civile sénégalaise. Honorables partenaires et invités, en ce jour exceptionnel qui marque les 30 ans du Conseil sénégalais des femmes, nous nous sommes réunis pour bien plus qu'une célébration. Nous sommes ici pour un moment de reconnaissance, de mémoire et de remobilisation. Nous nous sommes rassemblés et nous nous rassemblons pour valoriser un travail de trois décennies, un long combat semé de défis, mais porteur d'acquis précieux. Pour rendre un hommage solennel à nos pionnières dont l'engagement a tracé la voie, pour perpétuer leur héritage et le porter vers l'avenir.
Cette cérémonie, bien qu'intime par certains aspects, est une courroie de transmission essentielle. Elle vise à susciter une passion renouvelée, un engagement bénévole au service de la cause des femmes et à construire un nouveau pont de partage avec toutes les composantes de notre société. Nous sommes profondément honorés de la présence parmi nous des représentants officiels de nos partenaires historiques et fidèles : ONU Femmes, la Fondation Frédéric Ebert, l'Assemblée nationale du Sénégal, la Médiature de la République, la ville de Dakar, la FAO, et des familles de celles qui ont bâti cette famille commune, comme la famille de notre présidente d'honneur, Madame Aminata Sow.
Avant d'ouvrir nos travaux, nous avons décidé de changer le chronogramme et de commencer par la leçon inaugurale. Mais permettez-moi de souligner le caractère novateur et fédérateur du COSF, le Conseil sénégalais des femmes. L'alliance, cette alliance unique qui, depuis sa création, a su rassembler, bien au-delà du mouvement associatif féminin, pour inclure les leaders religieux, les syndicats et toutes les forces vives de la nation. Et c'est dans cet esprit de recueillement, de gratitude et de résolution tournée vers l'avenir, Mesdames et messieurs, très chères doyennes, très chers aînés, très chères pionnières, que nous allons entamer.
Nous allons prier selon notre religion et notre confession. Pensons à nos disparues, à nos défunts. En une minute de silence, nous allons prier, et ensuite nous allons revenir, et j'aurai l'opportunité et l'honneur de donner la parole à mon maître, au professeur, au maître de la parole, le Professeur Lamine Ndiaye, ici présent, qui va co-modérer et co-animer cette rencontre et cette cérémonie d'ouverture avec moi. Je suis Nina Penfa, et je suis journaliste, et je suis votre serviteur aujourd'hui. Nous allons observer une minute de silence et de prière, s'il vous plaît. Merci. Amen. Amen. Merci infiniment, que les âmes des fidèles reposent en paix.
Professeur, introduisez encore une fois. Merci d'être venu et d'avoir répondu à l'appel du COSF. Merci infiniment, Madame Nina Penfa, qui préside. 1995, structure associative, organisation, environnement, politique, économie, bref, collectif sénégalais des femmes. C'est l'exemplarité.
Ou la morale hypothétique et la morale catégorique. La morale hypothétique : je vends le culot de riz à 300 francs parce que le contrôleur économique est là. Mais dès qu'il quitte, j'ai le majore à 350. La morale catégorique : qu'il soit là ou qu'il ne soit pas là, je vais à 300.
Fondateur de la charte du Manden, qui date de 1236, au lendemain de la bataille de Kina, l'article 16 sur les 44 articles : nos femmes doivent désormais participer à toutes nos formes de gouvernement. Nous sommes au 13e siècle. Merci, professeur.
Merci infiniment, Professeur Lamine Ndiaye. Merci pour ces mots. Nous allons commencer par la leçon inaugurale, en attendant que les autorités qui doivent nous rejoindre arrivent. Et j'aimerais saluer la présence de Monsieur Mouhamadou Cissé, qui est le Délégué du Secrétaire d'État chargé des relations avec les institutions. Monsieur Cissé, merci infiniment de votre présence.
Permettez-moi de décliner quelques lignes de la biographie de Madame Marième Touré. Docteur Marième Touré, Badema Marième, Docteur en Sciences Sociales, Sociologie. Docteur Marième Touré Postiam a soutenu une thèse unique de doctorat en 1996 avec une mention très honorable, avec les félicitations du jury, à l'Université de Paris Sorbonne Panthéon, sur le thème "Femme, genre et initiative de développement en Afrique subsaharienne : théorie et pratique". Elle est également titulaire de plusieurs autres diplômes, dont un DEA, deux maîtrises, deux licences, deux en sciences de l'éducation, en sociologie et dans les disciplines connexes. Conseillère régionale, chef de section des sciences humaines et sociales du bureau régional multisectoriel de l'UNESCO basé à Dakar, au BREDA, pendant les 12 dernières années. Docteur Touré, fondatrice et CEO de la société Jori Ingénierie SARL depuis sa retraite de l'UNESCO en 2022. Elle est également l'initiatrice de la fondation Ibader Touré. Et Docteur Marième Touré, en cours d'installation, fond de pouvoir, puis sous-directeur de la direction des études et de la recherche de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest à la BCEAO.
Donner la parole aux autorités. Merci beaucoup. Nous n'allons pas perdre du temps pour décliner le protocole. Mes très chères sœurs du COSF, sous vos ovations, nous allons donner la parole à Docteur Marième Touré pour sa leçon inaugurale. Merci d'applaudir pour son parcours et pour l'accompagnement féminin, et tous les hommes de grande valeur qui sont venus répondre à notre invitation. J'aurais voulu décliner vos noms et titres parce que je pense que cela aurait donné une meilleure idée de notre unique assistance. Mais je voudrais simplement vous dire que le COSF vous exprime sa pleine reconnaissance.
Mesdames et messieurs, tout protocole respecté. C'est avec une grande joie et un profond engagement que je me tiens devant vous pour prononcer cette leçon qui inaugure la célébration du trentenaire du Conseil sénégalais des femmes, autour d'un sujet crucial pour le présent et l'avenir du Sénégal : le leadership féminin, ses multiples enjeux et ses perspectives. Le choix de me confier cette tâche montre la confiance mutuelle qui fonde notre sororité, car je suis convaincue que beaucoup de nos sœurs qui sont ici présentes auraient pu s'acquitter de cet agréable devoir avec célérité et compétence.
Créé en 1995, le COSF est né dans un contexte, je le disais tout à l'heure, marqué par l'effervescence des dynamiques associatives, annonciatrice ou consécutive à la 5e Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes tenue à Pékin en 1995. Son assemblée générale constitutive ayant eu lieu entre deux conférences, celle de Dakar de 1994 et celle mondiale de 1995, notre jeune conseil, dont la fraîche présidente a été la conseillère de la présidente du groupe africain à Pékin, Madame la Ministre Aminata Mbengue Ndiaye, qui est une membre fondatrice du COSF et qui va nous rejoindre certainement d'un moment à l'autre. Cela fait que notre conseil a été un maillon important de la déclaration et du programme d'action de Pékin, qui à ce jour constitue le référentiel mondial pour les droits de la femme.
En ma qualité de première présidente du COSF, je tiens à remercier ici les femmes reconnues ou anonymes qui, hier et aujourd'hui, dans notre pays ou ailleurs dans le monde, se sont engagées dans le champ de la militance pour que le pouvoir et la reconnaissance puissent un jour se conjuguer au féminin, évidemment. C'est avec des millions de décibels que j'amplifie ma voix pour associer à ce salut de sororité nos camarades hommes qui ont choisi de s'engouffrer dans les sentiers éthiques de la masculinité positive. Notre engagement conjoint, conjugué avec leur soutien inconditionnel, est un assortiment harmonieux pour faire de notre alliance les architectes d'une société égalitaire et équilibrée.
Je prends également prétexte de cette conférence pour rendre un hommage appuyé à tous et à toutes celles qui ont soutenu avec détermination la cause des femmes à l'État du Sénégal, dans tous ses démembrements. À nos partenaires de tous les horizons, à la société civile, j'ai dédié cette leçon pour reconnaître leur engagement inconditionnel pour que la cause des femmes et l'égalité citoyenne soient une réalité. Je voudrais à ce stade nous inviter à avoir une pensée, parce que nous avons déjà observé la minute de prière, pour tous les combattants de l'équité qui nous ont précédé dans l'au-delà, où ils sont, ou celle qui est juste, enfin, du grand sommet des justes. Vous voyez des filets et vous voyez les photos de toutes ces personnes qui étaient avec nous. Mais je voudrais en particulier mentionner le nom de Babacar Sène, le brillant politiste et grand stratège, parce qu'il a semé et couché une histoire qui a fécondé notre précieux conseil.
Chers camarades, chers complices, chers amis, l'examen de ce thème "Leadership féminin au Sénégal : pluralité des défis et perspectives d'action" ne saurait reposer sur une approche essentialiste, ahistorique ou hors contexte, qui mettrait en avant une dichotomie simpliste entre les femmes et les hommes. Il s'agit de réfléchir sur la nature systémique des rapports de pouvoir qui structurent l'espace sociétal, avec ses ramifications dans le champ cognitif et professionnel, et dans tous les domaines, quel que soit sa portée et sa forme privilégiée au Sénégal, en Afrique et ailleurs dans le monde, à l'échelle de la société globale. Le pouvoir est, en effet, l'enjeu de la domination de ceux qui gouvernent, dirigent ou gèrent une partie ou la totalité de la chose publique sur les autres composantes de la société.
Les chercheurs féministes, après Karl Marx qui disait que la lutte des classes est la substance de toutes les sociétés humaines, les chercheurs féministes identifient les relations de subordination qui unissent les femmes et les hommes comme le fondement de l'idéologie patriarcale qui structure les sociétés humaines. Derrière la domination, l'oppression des femmes par les hommes se dessinerait ainsi la caractéristique la plus constante et la mieux partagée de l'histoire des sociétés humaines : l'idéologie patriarcale universelle. Une approche intersectionnelle devrait s'imposer pour mieux circonscrire la portée épistémique des deux vocables "leadership féminin" afin d'en avoir une acception commune. Tentons donc de conceptualiser cette notion clé dans le contexte déterminé de cette conférence.
Au regard de la théorie sociologique, le leadership est communément défini comme la capacité d'influencer, de motiver et de guider un groupe ou une organisation vers l'atteinte d'objectifs communs. Une personne leader ne se contente pas de diriger. Elle inspire ses équipes, développe la confiance mutuelle et encourage la collaboration pour maximiser le potentiel de chaque membre. La notion de leadership féminin renvoie certes à l'exercice du leadership par les femmes, mais ne désigne nullement une forme déterminée de leadership exclusivement pratiqué par celles-ci. Il repose plutôt sur la large gamme de compétences communicationnelles, d'approches décisionnelles, de gestion efficace des relations interpersonnelles et des facultés de résolution des conflits traditionnellement associées aux femmes dans l'exercice du pouvoir. Nous pouvons donc retenir que le leadership féminin réfère à l'influence, à l'autorité, à la puissance particulière, à l'ascendant individuel d'une femme leader sur un autre individu, sur un autre individu ou un groupe d'individus. Le leadership féminin induit ainsi des rapports de guidance assumés par une femme qui peuvent se perpétuer à différents niveaux de la vie sociale : famille, institutions, associations, etc.
La visée dans cette conférence est donc de savoir si les expériences du leadership féminin dans nos sociétés, passées ou présentes, permettent de retenir des valeurs, des attitudes pouvant contribuer à accélérer leur marche vers le renouveau, la refondation et les changements souhaités. Reine, princesse, ligue, simple citoyenne, prêtresse, génie protecteur et autres peuplages surréels de notre imaginaire collectif, sans s'éveiller sur nos terroirs et assurer notre sécurité nocturne. Le leadership féminin est constant et épouse des facettes multiformes au Sénégal et en Afrique. Mais à quelles conditions ?
Même si notre pays est souvent considéré comme un modèle en matière de leadership féminin, notamment dans les fonctions de décision et de participation politique, le chemin vers l'égalité des sexes reste parsemé d'embûches. C'est là tout le sens du combat du COSF pour promouvoir l'égalité et l'équité au sein de la classe politique et de toutes les instances supérieures qui détiennent le pouvoir, le prestige et la reconnaissance dans la société. Pour comprendre cette situation, il faut questionner la trajectoire historique de notre nation et, plus généralement, celle de la région ouest-africaine et de notre continent.
La présente leçon se propose ainsi de conduire une analyse à la fois diachronique, synchronique et prospective sur les avantages comparatifs et les valeurs cardinales propres aux femmes leaders de notre espace, toute région et toute condition sociale confondue. Ils peuvent concourir à consolider, qui peuvent concourir à consolider et à matérialiser notre idéal commun de bâtir un Sénégal souverain et prospère, dans un continent uni, résilient et debout, au cœur du monde plus juste. Comment donc les Sénégalaises, les Africaines ordinaires et extraordinaires ont-elles incarné ou incarnent-elles un style de leadership différent de celui des hommes ? Exercent-elles le leadership en mettant en avant leur émotion au détriment de la raison, comme le suggèrent les stéréotypes qui conjuguent le pouvoir avec la force physique et l'indifférence prêtés aux hommes ? Et en quoi les leçons tirées de leur expérience plurielle peuvent contribuer aux ruptures requises pour propulser la transformation sociale, culturelle et mentale de notre société ?
Pour répondre à ces questions, la conférence sera articulée autour de trois points :
1. L'ancrage historique du leadership féminin au Sénégal : c'est-à-dire, à travers quelques figures et organisations illustratives, il s'agit de revisiter le panorama et le fondement culturel du leadership féminin dans notre espace.
2. Les enjeux structurels et actuels du leadership : la visée ici est de mettre en lumière les acquis et défis rencontrés par les femmes leaders et d'explorer les stratégies pour renforcer leur impact.
3. Et enfin, les leçons et perspectives d'avenir pour une conception plus équitable et égalitaire du pouvoir et un leadership propice à la reconnaissance culturelle et à la transformation systémique de notre pays.
Sur le point 1, relatif à l'ancrage historique, dans cette période critique de l'évolution du monde et de notre continent, particulièrement marquée par des crises multiformes dont les plus ravageuses sont sans nul doute la crise de conscience des classes dirigeantes, la crise des valeurs qui frappent nos sociétés dans toutes leurs composantes, ainsi que les conséquences désastreuses de l'occultation programmée des pages les plus glorieuses de notre histoire, l'invitation du COSF à réfléchir sur le leadership féminin en convoquant notamment des faits et des femmes sénégalaises et africaines, et en assurant le leadership à diverses époques, est loin d'être un fait du hasard. Je reviendrai tout à l'heure sur les conditions d'émergence du COSF pour expliquer à notre jeune relève que la naissance de notre conseil et son engagement privilégié dans le champ de la lutte pour l'égalité et l'équité dans l'exercice du pouvoir politique, loin d'être fortuit, est le flux du vécu et de l'expérience partagée des pionnières qui ont posé l'acte capital de fonder cette organisation unique.
Je voudrais maintenant revisiter rapidement nos repères historiques à travers quelques figures. Chef cristallisant de la résistance populaire, guide inspirante et notabilité de domaines divers. Simple matriarche issu des masses. Ces figures emblématiques ont, depuis l'Égypte antique, les empires précoloniaux, la période coloniale jusqu'à l'heure actuelle, conjugué le leadership au féminin. Les études historiques et sociologiques montrent à foison que les femmes dans la société traditionnelle africaine ont non seulement joué un rôle essentiel dans la gestion des affaires familiales et communautaires, mais elles ont fait preuve d'un leadership affirmé qui les a souvent propulsées au sommet des cercles d'influence et d'exercice du pouvoir, en amont et en aval.
Les rapports sociaux de sexe dans l'exercice du leadership économique, social, culturel et politique n'ont connu en Afrique le déséquilibre qui les caractérise aujourd'hui qu'avec l'incursion coloniale, qui s'est partout traduite par un net recul de la position des femmes dans les arcanes du pouvoir comme dans les réseaux d'influence. Dans cette quête de repères, de symboles et de modèles de leadership féminin pouvant stimuler notre aspiration à une modernité fondée sur l'équité de genre dans la gestion du politique, plusieurs figures de femmes de conditions diverses émergent à travers l'histoire de nos peuples. Elles mériteraient toutes de retenir notre attention, mais nous n'en choisirons que quelques-unes en fonction des idéaux et des valeurs qu'elles nous enseignent.
Je vais commencer par quelques ligueurs du Sine, sous le contrôle de Lamine Ndiaye, le maître de la parole, comme la ligue Yassine Boubou, qui était une fine stratège, forte de sa fabuleuse mémoire, de sa remarquable précision. Le grand professeur Ibader Lamine, le meilleur de tous les temps, me contait avec verve les itinéraires héroïques des grandes figures féminines du Sénégal. Mon historien intime, mon cher ami, me narrait le charisme de la ligue Bingon, qui, en un jour de 1756, insuffla à ses frères et à son fils l'humilité, la bravoure, l'honneur et la nécessité de se battre pour les causes justes. Nous sommes en 1756, quand, lassée d'avoir accompagné durant ses 8 années d'errance son fils Monsieur Bigengoné, chassé du trône du Cayor par son demi-frère, Maô Makamb, et Damel en 1949, à la mort de leur père. Maô était un fils unique. C'était le fils unique de Maô Meïg Is, il était de la grande famille des GEC. Alors, elle signifia son éjection historique aux vice-rois et aux valeureux généraux qui composaient l'escorte, parmi lesquels ses oncles et cousins, et lui intima l'ordre de se battre pour retrouver le trône qui lui reviendrait de droit. Quelle belle leçon de dignité, me disait Ibader, en narrant la manière énigmatique dont elle servit le dîner avant de leur dire explicitement qu'elle préférait mourir à l'étape de mille plutôt que de continuer de vivre dans la misère de l'exil.
La fille du Baol que je suis lui demandait toujours de revenir sur la trajectoire sublime de Ngoné Latif Latsukabe, celle-là qui prit la direction des armées du Cayor et du Baol à la place de son père alité, Latsuka Bengonji. Docteur Lamine Ndiaye, à travers une vidéo virale, a éternisé la façon dont cette ligue mythique, face à l'inquiétude de son père le roi Latsukabe et de ses sujets, fit preuve d'une ingéniosité unique et prouva ses grandes capacités de stratège en enfilant, à l'insu de ses troupes, les vêtements et armes de son père pour affronter et vaincre le roi du Trarza. Le professeur, collègue et ultime frère de Super D, dans son ouvrage sur la bataille de Guillé, retraça la posture héroïque de Monsieur Budeng pour nous, peuple du Cayor et du Baol. Le géant de Guillé restera à jamais le symbole de la bravoure et de la fidélité. Or, ce sont ses quatre épouses, toutes nommées Georgine, et sa sœur maternelle qui célébrèrent son destin héroïque. C'est sous leur injonction que Coror Linge opta pour mourir avec Laobé le 6 juin 1886 à la bataille de Guidilé.
J'aurais pu continuer avec le professeur Mbengue en évoquant le retour de Alboury à Yangyang après sa victoire. C'est avec grâce et distinction que la reine mère du Djolof, c'est Nebusaord, délivra une leçon digne du traité d'un traité de sciences politiques. C'est aussi avec dignité et une grande humilité que la ligue Mademba Fal, épouse d'Alboury le vainqueur, qui, au soir de la bataille de Guillé, se retrouvait avec la perte de 11 frères, dont le défenseur Samba Lobé, qui défendit son trône et sa vie, afficha son attitude stoïque. Quelle leçon de responsabilité a ainsi dégagé la mère de Boun à l'humanité entière ?
Dans une communication intitulée "Les ligueurs au cœur de la stratégie politique dans l'histoire des sociétés wolof du Sénégal", la professeure analyse l'action de quelques figures de l'espace politique wolof face à la colonisation avec une grande générosité. Elle avait mis cette leçon, elle avait mis cet article pour les besoins de la leçon inaugurale que j'ai délivrée pour les 22e journées médicales de l'hôpital principal. Je vous fais remarquer qu'elles avaient prononcé, elles avaient organisé 27, 22 le fond inaugural, et la première que j'ai, que j'ai délivrée il y a quelques mois, était la première qui était prononcée par une femme, et elle portait sur le féminin. Vous allez encore remercier ici Rayophane.
Avec l'émergence de la monarchie, l'organisation sociopolitique de la société wolof a été bouleversée. Une nouvelle hiérarchie structurée autour de cinq ordres définis par référence au pouvoir politique régent et avant la société au plan politique avec les Garmi au sommet, les Jambour, les Badolo, les Jami-bour et les Jami-olo à la dernière strate. Dans les royaumes wolofs, le souverain était choisi dans l'ordre supérieur des Garmi, composé de familles appartenant à des lignées maternelles bien déterminées, et devait aussi descendre de la lignée patriarcale du premier roi portant le patronyme. Parce que donc, c'est à travers la transmission qui est désormais matri-patriarcale du pouvoir, les femmes de l'ordre Garmi gravitaient autour du pouvoir et des institutions politiques. Le rôle premier des princesse résidait dans leur habilitation sociale, dans la transmission du pouvoir politique. À travers les exemples de certaines d'entre elles, le professeur Fall a pulvérisé tous les a priori qui ignorent délibérément la proactivité féminine dans les stratégies élaborées au sein de leurs formations sociales et politiques. Avec Bruo, elle a ainsi tous les stéréotypes tendant à consigner définitivement les femmes à la sphère privée.
Notons aussi avec elle que la centralité des femmes Garmi dans la transmission du pouvoir politique ne leur donnait pas la possibilité d'accéder à la plus haute fonction politique de roi, et les institutions politiques leur réservaient les trois titres convoités de ligueurs qui réfèrent à la mère, soit à la mère, à la sœur maternelle ou à la duchesse. Fall, désormais ligue, a battu le titre de englobé toutes les épouses garmi du roi, et à partir du 16e siècle, ces femmes recevaient du souverain le commandement héréditaire de certaines régions qu'elles gouvernaient, sous tutelle d'un esclave de la couronne. Dans le Baol, il y a un terroir énigmatique qui s'appelle.
Le réexamen de l'histoire des Wolofs montre que ces femmes, à certains moments, ont été dans les plus hautes sphères de décision de leur pays. Le matriarcat à la base de la société politique a été pour elles une opportunité que les ligueurs ont saisie à chaque fois qu'elle s'est présentée pour jouer un rôle politique de premier plan. Le leadership politique de l'ordre Garmi se déclinait ainsi au féminin à travers la double sanction des médiatrices dans les mécanismes de transmission de pouvoir et de chargées de commandement et de gestion d'un terroir, sous l'attitude d'un esclave de la couronne exercé par les ligueurs. C'est dans ce contexte complexe que se situe l'action de Yassine Bou, la ligue au cœur de la tourmente qui a secoué le royaume pendant la guerre des Marabouts au 17e siècle. C'est grâce à son intervention que son cousin et époux, le prince Mor Fall, comme elle, prétendant au trône du Sine, avait réussi à accéder au pouvoir, et que le Maô, qui était écarté du pouvoir au 16e siècle, le retrouvait également. Le par la ligue Boubou a été magnifié par la tradition orale. Les poèmes consacrés au prince Maô retiennent ainsi que sur le plan mystique, Yassine, ici, appelle aux sciences occultes pour la préparation de Maô, et grandi, et agrandi l'épopée. A grandi, se fait en chantant la mère de Maô comme la princesse qui aurait accepté de mourir pour permettre à son mari Maô d'accéder au pouvoir. [Rires]
La figure de Yassine Boubou illustre, à mon avis, un type de leadership féminin très peu commun. Elle fonda son leadership sur sa position au sein de la sphère privée familiale pour recourir à des tactiques et des ruses souvent prêtées aux hommes. Avec une grande audace et au prix très élevé de compromissions multiples, d'intrigues et de rébellion contre l'ordre établi, Yassine Boubou a fabriqué quatre rois et s'est attribué tous les honneurs jusqu'à sa fin ultime.
Alors, regardons maintenant les ligueurs de la mer de la lignée des TEK et comment est-ce qu'ils ont marqué le Waalo. L'historiographie forgée par l'Occident dominant tend à nous convaincre que la colonisation a été une promenade de santé. Et quand tu apprenais à l'école primaire la colonisation, c'est comme si les colons étaient venus seulement ici et on leur a dit : "Bienvenue, asseyez-vous." Mais la dernière grande reine du Waalo, Ndaté Yalla Mbodj, nous offre un retentissant démenti, toujours en insistant surtout sur les vertus et principes inaliénables que ces héroïnes inculquaient à la société entière. Der la science, mon super historien me raconta la saga historique des femmes d'ender. Avec pédagogie, il démontrait que leur geste glorieux du mardi 7 mars 1820 a fait d'elles des indubitables précurseurs et inspiratrices de la devise de notre armée nationale : "On nous tue, on ne nous déshonore pas." L'histoire de Ndaté Yalla est intrinsèquement liée à celle de sa sœur, car les destins des deux filles de Fatimata Maruriaï étaient indissociables.
Alors, merci beaucoup Tata Marième. Nous allons accueillir Madame la Ministre sous vos applaudissements, s'il vous plaît. Madame la Ministre, bienvenue. Vous nous avez trouvés en pleine leçon inaugurale, et cette leçon inaugurale est prononcée par Docteur Marième Touré. Madame la Ministre.
Merci. J'étais en train de dire de retracer la part qui a été prise par les femmes dans l'influence du pouvoir ou dans l'exercice du pouvoir. Et je viens de terminer avec les ligueurs du Sine et du Baol, et j'entame seulement la partie sur les ligueurs du Waalo, en insistant sur le fait que c'est le grand professeur Super, mon grand, mon intime historien, qui me contait ces pages d'histoire. Et je disais donc que l'historiographie forgée par l'Occident dominant tend à nous convaincre que la colonisation a été une promenade de santé, mais la dernière reine du Waalo, Ndaté Yalla Mbodj, nous offre un retentissant démenti. Toujours en insistant surtout sur les vertus et principes inaliénables que ces héroïnes inculquaient à la société entière. Der la science, mon super historien me racontait la saga historique des femmes d'ender. Avec pédagogie, il démontrait que leur geste glorieux du mardi 7 mars 1820 a fait d'elles des indubitables précurseurs et inspiratrices de la devise de notre armée nationale : "On nous tue, on ne nous déshonore pas." L'histoire de Ndaté Yalla est intrinsèquement liée à celle de sa sœur, car les destins des deux filles de Fatimata Maruriaï étaient indissociables.
À travers leur figure symbolique, elle cristallise toute la résistance des peuples africains à la colonisation de l'Afrique de l'Ouest du 19e siècle. Ces ligueurs du Waalo nous enseignent par l'exemple, au regard du statut de la femme dans la société, à l'instar des batailles entre les Gaulois et les Romains, la civilisation africaine était de loin en avance sur celle de leurs vainqueurs, comme le souligne ma collègue Fatou.
Peut-être, Présidente, je termine juste sur la partie sur la leçon historique, et on fait la séance d'ouverture pour reprendre la leçon. Après, je termine juste sur la leçon, sur la leçon d'histoire. La première force de résistance que les Français ont rencontrée dans leur politique de colonisation du Sénégal avait, en effet, pour chef une femme qui, non seulement gouvernait, mais savait aussi conduire son armée. À la bataille de Dubou, que l'armée française dirigée par Federbit, l'armée du Waalo qui était dirigée par elle-même, Ndaté Yalla Mbodj, a fait face au diable du Fouta, du Djibril. Le 25 février 1855, date à laquelle commence la colonisation du Waalo et du Sénégal. Malgré la supériorité de l'artillerie française, la vaillante grande reine résista avec acharnement aux Européens et aux morts. En 1859, après 4 années de lutte intense et sans répit, la France réussit à annexer le royaume du Waalo.
Le leadership des femmes à l'ère précoloniale et coloniale ne s'est jamais démenti. Je souligne avec force que c'est ici, sur la terre africaine du Sénégal, que la résistance contre le système colonial a été inaugurée au nord avec Ndaté Yalla, et la dernière résistance a été portée par Aline Sitoé Diatta, héroïne de la Casamance, au sud du pays. Originaire de la Basse-Casamance, à Oussouye, en 1920, orpheline dès sa prime jeunesse, elle a été élevée par son oncle paternel. À la mort de celui-ci, elle ira vivre à Ziguinchor où elle a travaillé comme docker, puis à Dakar où elle a été engagée comme domestique chez les Négriers Colin. Occupant durant toute sa vie, elle s'est farouchement opposée à la conduite et aux procédés des colons, qui l'ont déportée à Tombouctou, où elle mourut en 1944. L'engagement téméraire de la fille de l'héroïne d'Ender et celle d'Aline Sitoé, de ces deux grandes dames du nord et du sud du Sénégal, les premières et dernières figures de refus de la colonisation.
Sur un tout autre registre, de l'ère coloniale, ont émergé les signares du Sénégal, qui ont exercé un leadership controversé dans le secteur économique et dans les sphères du pouvoir. Je vous passe sur la page des signares pour vous dire simplement que c'est là que se termine les contes de la science et de son épouse nostalgique. Que Dieu l'accueille au Firdaws, au plus haut du paradis. Pour vous autres auditrices et auditeurs, Brésil, célébrer, ils ont vaincu le patriarcat parce que fille.
Je vais terminer simplement ici pour laisser Madame la Ministre, l'autorité que je vous demande encore d'applaudir, et que j'ai citée en disant son rôle à Dakar, et en disant aussi ton leadership en tant que membre fondatrice du COSF, notre sœur Aminata Mbengue Ndiaye, qui était aussi avec nous, et toutes les autres sur lesquelles je vais revenir. Je vous laisse, Madame la Présidente, conduire votre cérémonie officielle. Merci beaucoup, Badema Marième. Merci, Docteur Marième Touré. J'aimerais qu'on applaudisse très fort pour elle. Merci.
Merci infiniment, Professeur Lamine Ndiaye. Je vous donne la parole pour une minute. Merci.
Merci beaucoup, Nina. Merci, Docteur Marième. Tout à l'heure, nous avons entendu le Docteur Marième Touré, les figures féminines et sur leur apport à ce qu'on pourrait appeler le roman national. Elle s'est beaucoup appuyée sur ce qu'on appelle l'épopée. L'épopée est un discours historique. C'est un discours idéologique de référence qui fonde la légitimité des transformations institutionnelles et dynastiques. Elle est partie du Cayor, en passant par le Baol, le Waalo, avant de terminer par Aline Sitoé.
J'ai eu la chance, en tant que président de jury du baccalauréat il y a une dizaine d'années, d'aller à Cabrousse. Lorsque vous entrez à Cabrousse, le premier quartier s'appelle Monsor, le second quartier s'appelle Kadioukaï, et le dernier s'appelle Nialou. C'est à Nialou que résidait Aline Sitoé. J'ai eu la chance d'entendre la famille d'Aline Sitoé, et lorsque le Président Abdoulaye Wade avait décidé de rapatrier les restes d'Aline Sitoé, son mari, Alassane, avait dit tout simplement qu'elle est revenue sur une figure marquante de l'histoire de la Sénégambie et du Baol.
C'est Ngoné Lat, de Ngangarang. En 1695, le roi Latsuka Bengon était malade au point qu'il était alité. Les esclaves sont venus et lui dire que désormais, nous serons tous esclaves parce que le train est à nos portes. C'est sa fille, Ngoné Lat, qui avait moins de 20 ans, qui demande à tout le monde de sortir et qui ferme la porte à double tour, qui regarde son père dans les yeux et qui lui dit : "Sèche tes larmes. Nous nous ressemblons comme deux gouttes d'eau au point qu'on nous confonde. Laisse-moi enfiler ton cheval. Laisse-moi porter ton bonnet et ton manteau. La seule chose que je vais changer aujourd'hui, c'est la devise du cheval qui avait pour nom Maganer. Il est bon d'avoir un grand frère. À partir d'aujourd'hui, je nomme le cheval "Secret de chambre". Si les gens d'Ender le savent, c'est que quelqu'un dit l'a raconté." C'est elle qui a organisé et conduit la grande bataille d'Ender de 1695, qui s'est habillée en homme, et puisqu'elle avait la taille de son père, lorsqu'elle est sortie à cheval, les gens, les populations du Baol ont dit : "Le roi est guéri. Le roi est guéri." Elle a dirigé, conduit la bataille d'Ender. Elle a gagné. Et lorsque les hommes célébraient la victoire, elle a enlevé son bonnet. Les rastas de gauche à droite.
Merci beaucoup, Professeur Gorbigen Barn. Saluons la présence de Madame la Ministre Maïmouna J. Recevez vos hommages. Merci infiniment d'être parmi nous et d'avoir répondu à l'appel et à l'invitation du COSF. Je veux également saluer la présence de Tata Aminata Mbengue et Madame la Ministre. Merci infiniment d'être parmi nous également, et j'aimerais qu'on applaudisse très fort pour nos aînés, nos doyennes qui sont ici présentes et qui nous ont accompagnés jusqu'à présent. J'aimerais également saluer la présence de Madame Ben Falla, 4e vice-présidente de l'Assemblée nationale, représentant le président de l'Assemblée nationale du Sénégal.
Merci infiniment, Professeur Lamine Ndiaye. Avant de commencer et d'introduire nos autorités pour les allocutions et la cérémonie officielle de cette rencontre qui nous réunit aujourd'hui, j'aimerais, avec toute votre attention et avec la complicité de la régie, vous proposer de suivre ce film documentaire sur les pionnières du COSF, avec la régie. Ensuite, nous allons revenir pour entamer la cérémonie officielle. Merci infiniment.
Merci. Particulièrement pour garantir leur accès égalitaire aux instances [Musique] de prise de décision et aux postes de responsabilité. Dans ce film, nous allons recueillir les témoignages de certains membres qui œuvraient à sa création. C'est une revue d'images. Et je salue également la présence de la famille de la présidente d'honneur du COSF, Madame Aminata Sow. Ces belles filles sont ici présentes, étant donné que ces enfants sont tous à l'étranger. Merci infiniment d'être venu. Elle dira en un mot tout à l'heure un témoignage. J'aimerais également saluer la présence des familles de nos pionnières. Il s'agit de Madame Marie-Pierre Sar, qui est également ici, qui est représentée, sa famille représentée par Aminata. Merci. La famille également de Babacar Sène, également représentée, et nous aurons une visioconférence avec Mire. La régie, si le son est bon, on est bon. Merci.
5 à la suite de ça, de ces deux journées, on était allé à l'Indépendance pour créer le Conseil sénégalais des femmes. Génération, génération, syndicat, personne motivée, étudiante, toujours question autour de la promotion de la femme, du leadership féminin, de l'accès des femmes aux instances de décision. Question. Ce qui m'avait surtout motivé, ça, je l'avoue, c'est parce que les femmes n'étaient pas tellement prises en compte au niveau du PDS, et je peux même dire au niveau de tous les partis politiques, parce que on se réunissait entre nous, on se rendait compte que on avait pratiquement les mêmes problèmes. Tous les problèmes que les femmes rencontrent dans un parti, on les rencontre dans, on les retrouve dans les autres partis. C'est là où on s'est rendu compte qu'il y avait nécessité, hein, de se réunir, euh, autour du COSF.
Sur la parité, je me rappelle, était parlementaire au niveau des départements proportionnels. Je pense que le COSF est devenu vraiment une femme adulte qui connaît bien ses droits et vraiment imposée au niveau national, parce que le COSF a bien travaillé, quand même. Avant, c'était une association, maintenant, c'est une ONG, ce qui est à souligner. Les défis, c'est de pouvoir, peut-être, c'est au niveau de la formation, c'est important. On a eu à organiser des ateliers de formation, c'est vrai, mais il faut continuer quand même à faire ces ateliers, se rapprocher aussi des femmes politiques, des femmes députées. Le Conseil a bien travaillé, je ne dis pas pour faire plaisir, pour nous faire plaisir. Non, grâce au Conseil, les femmes ont pris conscience de leur rôle, du rôle qu'elles doivent jouer au niveau de la société, hein. Elles sont devenues, c'est les femmes en général, plus dynamiques. Euh, on a eu à sensibiliser aussi la jeune génération. Je vois que la relève est assurée. Des femmes qui sont au niveau des collectivités locales, parce que c'est constaté, il faut le dire, et je le déplore, c'est que les femmes qui sont au niveau de l'Assemblée nationale, moi, c'est l'impression que j'ai, je dis : est-ce que véritablement, elles, elles luttent pour les droits des femmes ? Il y en a certainement, mais il faudrait que ça soit toutes les femmes. Qu'elles sachent.
Que si elles sont là-bas d'abord, faut qu'elles le sachent. He, c'est j'ai envie de dire, c'est grâce à la parité. Il ne faut pas qu'on ait des faire-valoir là-bas, envoyer des femmes pour envoyer des femmes, hein. Ce n'est pas ça. Il faut qu'elles sachent qu'elles sont là-bas pour faire, pour qu'elles fassent tout pour améliorer le statut de la femme sénégalaise. Ça, éducation, conscience, AV, au fil des ans. Cette femme ont présidé le COS F, chacune ayant apporté sa contribution et son leadership pour faire avancer la cause de l'égalité.
Si tu dois me demander quelle était la mission lors de ma mandature, c'était de faire éclore le COS, lui donner une notoriété, lui imprimer une orientation effective. à s'en saisir pour montrer une voie de comment est-ce que nous devons discuter, et quelle méthodologie et quelle approche pour aller à l'assaut de la discrimination politique. C'est pour cela que je vais dire pour conclure sur ce rapport que la première chose que nous avions fait, c'était de constater ensemble que les dirigeants, l'establishment, l'élite dirigeante des partis politiques n'était ni nos ennemis ni nos adversaires, mais des personnes qui, comme nous, étaient aussi façonnées par le patriarcat. Et au lieu de les attaquer de façon frontale, nous devions engager avec eux une discussion et des conversations pour constater ensemble ce qui, eux et nous, nous opprime dans notre façon de distribuer et d'habiter le pouvoir.
Il y a eu de grandes campagnes. La première que je citerai et qui a été vraiment euh très illustrative, c'est la campagne "Démocratie ou Étude". La campagne "Démocratie, où es-tu ?" Nous l'avons conçue comme un grand moment où il fallait poser la question à tous les acteurs politiques si nous étions vraiment en démocratie, alors qu'une grande partie de la population, surtout les femmes, étaient si peu représentées dans les instances de décision des partis, mais également à l'Assemblée ou dans les collectivités locales. Cette campagne a interpellé directement les partis politiques qui étaient les maîtres du jeu, et nous avons pu constituer de grandes coalitions, impliquer les organisations de la société civile pour arriver à ce que cette question soit centrale.
Moi, c'était de 2005 à 2008, donc c'était le bilan de "Démocratie, où es-tu ?". Est-ce que ça nous a permis ? Après avoir fait la campagne et évalué euh "Démocratie, où es-tu ?", nous nous sommes rendus compte que les femmes se faisaient élire par des hommes. En son temps, il y avait 52 % de femmes qui constituaient l'électorat, et on se rendait compte qu'elles n'étaient jamais élues ou alors, sur les listes, elles étaient en queue de liste. Bref, on a fait ce bilan, et ce bilan nous a permis, et il y a eu la coïncidence heureuse de 2003 où c'était le vote, où c'était l'adoption du protocole de Maputo, euh qui, dans son article 9, faisait prendre des décisions de parité dans toutes les instances de décision. Les chefs d'État l'ont voté, et en son temps, Wade avait porté ce combat pour la parité au niveau de l'Union africaine. Et ben, nous, dans notre bilan, semaine faisant, nous nous sommes rendus compte qu'il l'avait fait, et nous aussi, on était dans la dynamique d'avoir une meilleure représentation des femmes.
En juin 2005, quand je venais d'arriver, on a lancé la campagne "Avec la parité, consolidons la démocratie", suite au bilan fait de la campagne "Démocratie, où es-tu ?". Mon mandat s'est inscrit dans la continuité parce que la loi sur la parité, elle a été lancée bien avant, à travers la campagne intitulée "Avec la parité, consolidons la démocratie". C'est ça. Donc, il fallait continuer jusqu'à avoir une loi de parité. Et ma contribution, avec toute l'équipe évidemment qui m'a accompagnée, c'était, je pense, quelques activités phares, dont un forum d'interpellation euh de son excellence Monsieur le Président de la République. Et durant ce forum, où il a été représenté par son Premier ministre, c'était l'occasion pour nous de lui faire prendre une position, ou en tout cas une position allant dans le sens d'une décision pour donner aux femmes cette loi attendue.
Évidemment, à côté de ça, j'ai conduit, initié et conduit un projet sur la gouvernance locale parce que, pour moi, il était question aussi, au-delà de cette loi sur la parité, pour laquelle nous étions engagés, en attendant de l'avoir aussi, essayer de voir comment renforcer la participation citoyenne des femmes, surtout au niveau local. Le COS F avait commencé le travail de conscientisation au niveau des femmes, et nous avions vu les résultats au niveau des législatives, au niveau des municipales, et nous avons continué parce que c'était une continuité en tant que nouvelle équipe de travail, d'accompagnement, de formation au niveau des femmes.
Mais ce que je retiens de mon mandat, c'est que en ce moment-là, le COS F avait déjà commencé à avoir une grande envergure. On était logé au niveau de l'immeuble Fad. On nous a fait sortir de l'immeuble Fad. Et notre challenge, ça a été d'aller rencontrer les autorités pour qu'on puisse avoir quand même un local dédié au COS F, égard à ce que nous représentions. Nous avons fait du lobbying, nous avons rencontré les autorités, nous avons expliqué un peu ce que nous avons fait, et le résultat, c'est que on a jugé que quand même, il fallait donner un local au COS F. C'est le local dans lequel nous sommes jusqu'à présent. Ça, je pense que ça a été peut-être une petite victoire de notre mandat.
L'autre chose, c'est que au niveau de la gouvernance locale, nous avons formé des femmes, nous avons rencontré les maires qui nous ont, qui ont reconnu quand même que au niveau du conseil municipal maintenant, on sentait les femmes, elles réclamaient leurs droits, elles participaient à l'élaboration du budget sensible au genre. Par rapport à ça, elles s'impliquaient un peu plus dans ce qui se faisait, et euh ça nous a valu quand même quelques félicitations de maires. Je donne un exemple. Le maire de Kébé nous a félicité, c'était un collègue à l'Assemblée qui était très bien, qui nous soutenait. Le maire de Catherine Vilan, qui nous a même dit : "Je vais vous octroyer une parcelle pour ce que vous représentez." Et je pense que la parcelle, elle est au niveau de Catherine. Ça aussi, je pense que nous l'avons eu sur notre mandat.
Durant mon mandat, déjà en 2019, euh nous avons eu les élections présidentielles, et le COS F a organisé une plateforme euh en impliquant les organisations de la société civile pour rencontrer les candidats aux élections présidentielles. Et l'objectif, c'est d'aller toujours dans le sens euh des missions du COS F en terme de participation politique, en terme d'accès des femmes aux instances de prise de décision, mais également en terme de prise en compte des besoins spécifiques des femmes. C'est dans ce sens justement qu'on avait identifié un certain nombre de candidats et regardé leur programme, les rencontrer pour échanger avec eux.
Ensuite, 2024, et 2024, on a aussi euh euh relancé ce programme-là qui permet d'accueillir les candidats. Cette fois-ci, avant, on allait vers ces candidats, mais cette fois-ci, il fallait les accueillir, qu'ils viennent nous expliquer, une fois élus, qu'est-ce qu'ils peuvent faire pour les femmes. Et ce qui était intéressant, c'est que cette plateforme organisée par le COS F a euh identifié un certain nombre de euh d'organisations de la société civile, organisations de femmes également, pour venir échanger suivant leur thématique, parce qu'il y a des organisations qui sont spécialisées sur le droit, d'autres sur l'autonomisation économique, d'autres sur les VBG, les violences basées sur le genre, d'autres sur d'autres questions de de de gouvernance ou bien même de climat. Toutes ces femmes sont venues poser des questions aux candidats pour que vraiment, voilà, ils répondent, une fois engagés dans le processus électoral, une fois élus, est-ce qu'ils vont vraiment respecter leur engagement ?
Il y a également un autre projet qui a marqué, en tout cas, euh mon mandat, c'est la relève générationnelle. Et ça, c'est euh évidemment euh cette relève a déjà été commencée depuis un moment, mais cette fois-ci, en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert, qui nous a accompagné jusqu'en 2023. 109 jeunes filles et jeunes femmes qui viennent des 14 régions du Sénégal et des départements. Ces filles ont été accompagnées pendant 3 ans, formées sur le genre, la communication, la stratégie politique, l'autonomisation, et cetera, et la gouvernance territoriale. Donc, lors de ces formations-là, euh on avait identifié les femmes leaders politiques, entrepreneurs, forces de défense et de sécurité, euh enseignantes, politiques. Toutes ces femmes-là sont venues partager leur expérience avec les jeunes.
Je pense que ce que mon mandat a apporté de plus, c'est la mise en place de l'Alliance pour la promotion d'une justice des genres, qui est un cadre fédérateur de nos organisations féminines traditionnelles, mais cadre qui s'est ouvert également à d'autres forces de la société pour qui le dialogue était important dans ce contexte-là où on remarque que euh il y a une volonté de remise en cause des acquis qui sont conquis de haute lutte par le mouvement social féminin. Cette alliance donc comporte également des religieux, vraiment les principales associations religieuses, les leaders religieux et d'opinion, mais également l'alliance s'est ouverte à des acteurs communautaires qui jouent un rôle important dans notre société, comme les badjenougo. Il s'est ouvert à l'école des Maremelles de Pikin, il s'est ouvert aux centrales syndicales. qui s'est ouvert à une panoplie d'acteurs, notamment aux partis politiques, et c'est un dialogue constant que nous essayons de mener pour la construction, en tout cas, d'une compréhension commune autour des revendications relatives aux droits des femmes.
Euh donc, et l'alliance nous permet de développer des synergies. Ça prend du temps, mais depuis l'année dernière, cette alliance-là est en train de creuser son sillon avec l'appui de la fondation Friedrich. Je pense que ça aussi, c'est une initiative importante parce que on a besoin de cadres fédérateurs pour développer une synergie d'action, mais également pour nous comprendre et établir un dialogue autour des questions sociales qui sont essentielles.
Je dois d'abord me féliciter, me féliciter très sérieusement, et féliciter très sincèrement notre jeune présidente, Docteur Bumb. Franck Fano disait : "Chaque génération doit découvrir sa mission, l'assumer ou la trahir." C'est une Bumbi par rapport à nous, et d'une autre génération. Elle est peut-être, et sans doute, la plus jeune des présidentes que le COS F a eu. Mais je pense que si je dois apprécier sa génération à l'aune de son action, je dirais que c'est une génération digne et réconfortante. C'est une génération déterminée à ne pas faire moins que nous. Chaque présidente du COS F l'a montré, a fait bien, a même fait très bien. Chaque présidente du COS F a relevé le défi qui se posait à elle. J'ai dit que c'est Bumbi qui relève son défi en toute humilité. Je la félicite pour l'orientation qu'elle a donnée à ce trentenaire. Je la félicite pour la pugnacité qu'elle a de dire : "Vaille que vaille, avec ou sans moyens, nous le ferons parce que nous sommes capables de le faire." Je la félicite parce qu'elle a appris de nous que EOS. Nous comprenons que toute transformation doit d'abord passer par la tête. Les femmes du Sénégal peuvent le faire, et elle va le faire.
Merci à Khadim, merci à Cher, merci à Fatou pour la voix. Merci infiniment. On va applaudir très fort pour toute l'équipe qui a travaillé à la réalisation de cette vidéo. J'en profite pour saluer mon Néné Atissé Doy. Merci infiniment. Nos hommages, nos hommages à toutes les anciennes présidentes du COS F ici représentées. Nos hommages à Madame la Présidente de la Commission des Droits de l'Homme, Professeur Amsatou Sidibé. Merci infiniment.
Je donne la parole au Professeur Laman, Docteur Abou B, qui est la présidente du COS F, l'actuelle présidente du COS F. Euh, je vous donne la parole, Professeur, pour une minute, et ensuite je donnerai la parole à Madame la Ministre, Madame Maimoun Diop, Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, qui va présider la cérémonie officielle avec les allocutions à venir. Professeur, première présidente, Docteur Bumb. Très bien. Merci beaucoup. Communicateur traditionnel avec la conférence du Professeur, relève générationnelle. En France, on parle aujourd'hui de l'éducation des parents. C'est important. Extrêmement important. La force d'un bon réside dans le baral. Merci beaucoup, Professeur Barolo. Merci infiniment. Merci.
Euh, nous allons procéder à la cérémonie officielle avec les allocutions, et j'aimerais donner la parole à Madame la Présidente du COS F, Madame Sina Bumbai, Docteur Seina Bumbai, afin qu'elle puisse prendre la parole avec son mot d'ouverture, son mot de bienvenue, et ensuite je la donnerai à Monsieur Mohamedou Mustafa Thiam, Directeur de Cabinet de la Secrétaire d'État chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement. Puis, Madame la Ministre, ancienne Ministre, ancienne Présidente du HCCT, membre fondatrice du COS F, prendra la parole. Puis nous la donnerons à l'honorable Ben F, 4e Vice-présidente de l'Assemblée nationale, et Madame la Ministre, Madame Maimoun Diop, fera le mot d'ouverture. Voilà ainsi décliné la liste des allocutions. Docteur Senabumba, je vous donne la parole pour votre discours de bienvenue, sous vos ovations, s'il vous plaît.
Merci. Je vous remercie infiniment euh Nina, ainsi que mon frère Ené Lamanba, vraiment pour la disponibilité, mais également pour la qualité avec laquelle vous êtes en train d'assurer, en tout cas, notre la modération de notre cérémonie d'ouverture. Je voudrais commencer euh mes propos en remerciant l'ensemble des personnalités qui se sont déplacées aujourd'hui pour partager avec nous ce moment extrêmement important dans la vie de notre organisation. Je sais que le temps est précieux. Je sais qu'il est difficile de circuler à Dakar. Mais malgré tout, vous avez tenu à venir partager ces moments avec nous. Je vous en remercie très vivement.
Je voudrais commencer par saluer Madame la Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, qui nous a fait l'honneur de venir présider notre cérémonie officielle, qui se revendique et qu'il est militante du Conseil sénégalais des femmes, comme je pense toutes les femmes leaders de ce pays. Je voudrais saluer également Madame la 4e Vice-présidente de l'Assemblée nationale. Euh, Monsieur le Président de l'Assemblée nous a suivi, nous a accompagné, et nous savons tous que nous sommes dans une période assez difficile, chargée, qui est celle de l'adoption de la loi de finances initiales de 2026. Je voudrais saluer également Monsieur le Directeur de Cabinet de Madame la Secrétaire d'État chargée des Relations avec les Institutions, qui est mon supérieur hiérarchique. Madame le Ministre, elle aussi est actuellement à l'Assemblée nationale. Euh, je voudrais saluer également Madame la Conseillère technique de la ville de Dakar. Merci beaucoup à notre frère Abbas Fall. Saluer toutes les ministres, toutes les hôtes, Madame la Présidente de la Commission euh des Droits de l'Homme, saluer tous les partenaires techniques et financiers qui sont représentés. Saluer également toutes les présidentes des organisations de la société civile, masculines et féminines. Vous dire que je vous ai vu, et ça nous fait extrêmement plaisir de continuer le chemin avec nous. Saluer également toutes les femmes leaders qui sont présentes dans cette salle. Saluer les membres du monde académique universitaire. Saluer les chercheurs, les présidentes, les présidentes de mouvements de femmes, les centrales syndicales également, avec qui j'ai beaucoup travaillé au ministère du Travail. Saluer les membres des familles de nos pionnières qui ont tenu à venir également assister à cette cérémonie. Je salue toutes nos sœurs, toutes les membres fondatrices du Conseil, toutes les présidentes qu'on appelle affectueusement et les anciennes, nos pionnières. Quand je vous vois accompagner, cela représente pour nous, disons, comme un motif pour nous pousser à davantage faire, et ça nous donne la force d'aller parfois au-delà de nos moyens. Nous vous remercions pour votre accompagnement. Je salue également et je remercie l'Université Virtuelle du Sénégal, Cheikh Ahmed Tidiane, qui nous a accompagné et qui a permis que nous puissions diffuser cet événement sur toutes nos plateformes. Je salue les journalistes qui nous accompagnent depuis le début. Je salue nos chargés de communication, toute la presse nationale. Euh, je salue également les étudiantes, les jeunes, tous nos invités, euh les tout protocole respecté.
Je voudrais vous dire euh bonjour, Assalam alaykoum, et dire que c'est avec une profonde émotion, mais également un sentiment de gratitude envers notre Seigneur, euh et également un sentiment de reconnaissance, que je me tiens aujourd'hui devant vous euh pour célébrer, on a dit, mais célébrer dans la réflexion, ce trentenaire du Conseil sénégalais des femmes. 30 années d'engagement sans faille, 30 années de lutte, 30 années de victoire, mais également de défis qu'il faut relever, 30 années d'apprentissage, mais aussi de transformation sociale. 30 années pendant lesquelles le COS F s'est imposé comme un pilier incontournable dans la construction d'un Sénégal plus équitable, plus juste, mais également plus inclusif. Votre présence à nos côtés aujourd'hui, malgré vos multiples engagements quotidiens, témoigne de l'importance que vous accordez à notre combat commun : l'effectivité des droits des femmes, des filles, et pour l'égalité des genres. Elle symbolise également la reconnaissance du rôle que le COS F a joué et continue de jouer dans le développement de notre nation. Au nom de toutes les femmes du Sénégal, au nom des générations passées, présentes et futures, je vous exprime ma gratitude la plus sincère.
Je me passerai de revenir sur l'histoire du COS F. Notre brillante première présidente, Docteur Marie Touré, l'a déjà fait. Elle nous a replongé dans ce contexte de 1994-95 avec toutes l'effervescence antérieure à la Conférence de Pékin et toutes les réflexions qui ont permis de faire naître ce Conseil-là. Depuis lors, un espace neutre de dialogue et de convergence, un espace transpartisan où sont posées et discutées toutes les questions essentielles relatives aux droits des femmes, mais plus particulièrement à la participation, à leur participation effective à la vie politique.
Je voudrais partager avec vous quelque chose de personnel. La célébration de ce trentenaire, pour quelqu'un comme moi qui est venue 10 ans après, vous recréer cette histoire de façon pratique, parce que grâce à la magie des technologies de l'information et de la communication, j'ai eu un dialogue avec Madame Mire, avec Madame Mire Ngay, avec Aïda, qui est actuellement à Dakar, qui est en mission, qui m'a dit qu'elle est vraiment désolée et lourde, et elles m'ont replongé à travers des entretiens sur l'histoire de la création du COS F. Et Docteur, il ne serait pas superflu de publier un guide avec l'ensemble de ces entretiens que nous avons menés avec ces membres fondatrices qui ont vraiment vécu toute cette histoire.
Je vais sauter beaucoup de passages de mon discours pour ne pas prendre beaucoup de temps. Je veux simplement insister sur le fait que, même si aujourd'hui au Sénégal, mais aussi dans le monde de façon générale, malgré les avancées significatives, marquées par des obstacles structurels et des menaces nouvelles qui requièrent notre vigilance et notre mobilisation, les violences basées sur le genre constituent une problématique persistante et multiforme dans notre société. La dimension numérique de ces violences-là représente un défi émergent lié à la digitalisation croissante de notre société. Le cyberharcèlement, la diffusion non consentie d'images intimes, les discours de haine en ligne ciblant les femmes nécessitent des réponses appropriées et innovantes que nous devons construire ensemble.
De même, l'espace public sénégalais connaît actuellement un déploiement de discours conservateurs et même antidroit qui tendent à délégitimer les revendications du mouvement social féminin et à contester les acquis obtenus de haute lutte. Dynamiques portées par une coalition hétérogène d'acteurs traditionnels et nouveaux contribuent à brouiller la communication sur le caractère légitime des aspirations des femmes en matière de respect de leurs droits fondamentaux. Parce qu'à ce discours, nous devons réaffirmer avec force que les droits des femmes sont des droits universels, des droits humains universels indivisibles. Nous devons déconstruire les fausses oppositions entre tradition et modernité, entre identité culturelle et égalité de genre. Nous devons montrer que l'émancipation des femmes est compatible avec nos valeurs sénégalaises les plus profondes de solidarité, de dignité et de justice. Et je pense que la leçon inaugurale est revenue suffisamment sur ce qu'a été le leadership féminin dans l'espace précolonial et même pendant la colonisation.
Mesdames et messieurs, le thème de notre célébration, "Le leadership féminin au Sénégal : pluralité de défis et perspectives d'action", nous invite à repenser le concept même de leadership féminin pour les décennies à venir. En tout cas, le leadership féminin promu par le COS F depuis sa création ne se limite pas à une simple présence des femmes dans les espaces de pouvoir. Il s'agit d'un leadership transformationnel qui a plusieurs dimensions : une dimension politique qui vise à établir une véritable influence dans les processus d'élaboration de nos politiques publiques et de leur mise en œuvre, mais également une dimension culturelle par une contribution des femmes à la production culturelle qui permettrait la déconstruction des stéréotypes de genre, mais également la redéfinition des normes sociales, une dimension sociale liée au rôle central euh des femmes dans la cohésion sociale, dans la transmission des valeurs, dans l'innovation sociale, dans l'animation des organisations de la société civile et de toutes nos organisations.
Et c'est à ce niveau que je vais interpeller ma sœur, la présidente Len Fight, et lui dire tout l'exploit que nous avons, que les femmes députées puissent porter avec nous dans la synergie d'action à laquelle nous appelons ces luttes-là pour davantage de parité par rapport aux situations assez difficiles qui sont vécues par les femmes. Je voudrais euh rendre hommage également à toutes les pionnières, et je pense que si elles sont nos pionnières, elles sont dans la salle, elles sont toujours avec nous au COS F, comme les gardiens du temple, elles sont là pour faire une assurance qualité, un contrôle qualité de ce que nous sommes en train de faire. Je pense particulièrement à vous. Euh, je pense que vous nourrissez la réflexion depuis des mois au sein du comité scientifique présidé par notre présidente Mariam Touré et dans lequel se retrouvent toutes les présidentes et toutes les anciennes. Et je pense que ce moment-là a été un moment important parce qu'il a permis de recréer toute une réflexion, mais entre des générations, la vôtre, mais également la mienne, et peut-être même celle de mes petites sœurs. Je leur dis, je vous dis toutes que ma génération vous est reconnaissante pour votre vision, votre courage, votre leadership, votre esprit de dépassement, votre sens du combat, parce que c'est ça le concept qui ont été déterminants dans la création et le développement de notre organisation. Et je voudrais vous assurer que tout cela va continuer à nous inspirer. Vous nous avez montré qu'avec la détermination et la persévérance, rien n'est impossible. Donc je vous rends hommage, mais j'ai une pensée humble également, comme vous l'avez dit, pour tous ceux depuis Babacar Cissé et celles qui nous ont quitté, et vraiment pour lesquelles nous essayons également de perpétuer l'œuvre.
Donc, je voudrais également, avant de terminer, exprimer ma profonde gratitude à l'État du Sénégal, à travers Madame le Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, aux différentes institutions qui ont soutenu et accompagné le Conseil sénégalais des femmes tout au long de son parcours, mais également tous ces instances aujourd'hui et qui sont avec nous, l'Assemblée nationale, mais également le Médiateur de la République, euh la mairie de la ville de Dakar, et cetera. Je remercie aussi les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile.
Je voudrais adresser un message particulier aux jeunes femmes euh pour leur dire que elles représentent l'avenir du mouvement féministe sénégalais. Elles doivent porter les aspirations certainement des générations nouvelles, mais elles doivent rester connectées avec les générations qui les ont précédées. Elles doivent certainement être très audacieuses, courageuses et ambitieuses, et ne jamais laisser personne définir les limites de ce qu'elle voudrait faire de notre pays demain. Le COS F est votre maison, le COS F est notre maison. Nous avons besoin de votre énergie, de votre créativité, de vos idées nouvelles, de votre maîtrise des outils numériques. Ensemble, nous pourrons construire un mouvement intergénérationnel fort, capable de relever les défis de notre époque.
Je tiens également à remercier tous les hommes qui nous soutiennent dans notre combat pour l'égalité de genre. Ces hommes ont compris, vous avez compris que l'émancipation des femmes n'est pas une menace, mais une opportunité pour construire une société plus juste et plus prospère pour tous. Votre appui, votre compréhension et votre engagement à nos côtés sont précieux. L'égalité de genre n'est pas une affaire de femmes, c'est une responsabilité partagée.
Mesdames et messieurs, cette célébration du trentenaire du COS F ne doit pas simplement être un moment de nostalgie ou de satisfaction. Elle doit être un moment de remobilisation pour le renouvellement de notre engagement collectif, un moment où nous réaffirmons notre détermination à poursuivre et à intensifier le combat. Je vous demande d'unir vos forces, car les défis que nous attendent sont immenses et complexes, et aucune organisation, aussi forte soit-elle, ne peut les relever seule. Nous avons besoin d'une coalition large, inclusive et déterminée.
Euh, je voudrais, pour ne pas être trop longue, terminer en disant que nos 30 premières années ont été extraordinaires. Les 30 prochaines seront décisives. Ensemble, faisons-en une période de transformation profonde et durable de notre société. Je vous remercie pour votre attention, pour votre présence, pour votre soutien, pour votre engagement. Je vous remercie d'avoir cru en nous, d'avoir marché avec nous, d'avoir lutté à nos côtés. Que cette célébration du trentenaire soit non pas un point d'arrivée, mais un nouveau point de départ vers des horizons encore beaucoup plus ambitieux. Que notre détermination ne faiblisse point, que notre solidarité se renforce davantage, que notre vision commune d'un Sénégal équitable guide chacune de nos actions. Ensemble, nous sommes plus fortes. Ensemble, nous sommes invincibles. Ensemble, nous transformerons le Sénégal. Vive le COS F, vive les femmes sénégalaises, vive le Sénégal. Et merci beaucoup.
Merci beaucoup. Vive le COS F. Merci infiniment, Madame la Présidente, Docteur Seina Bumbai. Merci pour ce discours, merci pour ces mots d'engagement, merci pour ces mots qui ont exprimé gratitude et reconnaissance. Merci infiniment. Nous retenons réaffirmation, nous retenons responsabilité partagée, nous retenons remobilisation, mais nous retenons surtout que des avancées ont été notées. Cependant, des obstacles persistent, subsistent. Vous avez parlé d'obstacles structurels. Vous avez également évoqué des menaces nouvelles que j'appellerai des objets volants non identifiés, mais des facteurs identifiés que sont les mouvements antidroit qui font, qui sont en train d'émerger, des briseurs des acquis qui veulent faire une mise à jour non autorisée. Merci infiniment, Madame la Présidente du COS F, Docteur S. Abumba, Présidente du COS F. Je rappelle qu'elle est Professeure de Lettres et Docteur ès Lettres. Elle occupe les fonctions de Directrice des Relations avec les Institutions au Ministère du Travail, de l'Emploi et des Relations avec les Institutions du Sénégal depuis juin 2012. Merci infiniment pour ce discours remobilisateur. Merci.
Je vais donner la parole à présent à Monsieur Mohamedou Mustafa Thiam, qui est le Directeur de Cabinet de la Secrétaire d'État chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement du Sénégal. Monsieur Thiam, vous avez la parole pour votre allocution, sous vos ovations, s'il vous plaît.
Merci, Madame la Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, Madame la Ministre également, Madame la Ministre de la Femme, et également responsable vraiment euh à divers niveaux de responsabilité dans l'État. Madame la Présidente du COS F, Madame Mariam Touré, vraiment je vous salue et j'apprécie la première partie de cette leçon inaugurale euh qui est de bonne augure et qui déjà renseigne sur euh l'intensité des échanges que nous aurons durant ces deux jours. Saluer vraiment tous les membres du présidium, et je ne pourrais taire la présence dans la salle de certaines personnalités euh qui ont contribué indirectement à ma formation. Vous avez parlé du Professeur Amsatou Sidibé. Euh, étant juriste de formation, même si je n'ai pas fait l'Université de Dakar dans mes deux premiers cycles universitaires, c'est avec vraiment beaucoup d'intérêt que ces fascicules de droit m'ont servi dans mes épreuves de droit à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, et vous avez indirectement aussi contribué à ma formation pour avoir parmi ceux qui m'ont formé. Vraiment, je voudrais aussi euh vous saluer, saluer toutes les autorités qui sont là, les élus nationaux, locaux, vraiment euh tout le monde, avec un accent particulier pour les femmes, puisque aujourd'hui, c'est un jour spécial. Et Madame le Ministre, à la veille d'un Conseil des ministres, comprenez aisément que toutes les minutes de ce jour sont importantes pour un ministre de la République pour préparer ce dossier. Donc, merci beaucoup euh pour avoir rehaussé de votre présence cette cérémonie importante malgré le calendrier chargé que vous avez.
Je voudrais, à l'entame de mon propos, vous transmettre les salutations de Madame le Ministre auprès du Premier Ministre, chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, qui aurait bien voulu prendre part à cette importante activité. Mais vous n'ignorez pas que aujourd'hui euh se déroule aussi à l'Assemblée nationale une session euh donc plénière, raison pour laquelle, en tant que ministre en charge des Relations avec les Institutions, elle est là-bas, mais elle nous a demandé de venir la représenter. Elle aurait pu choisir un conseiller technique, entre autres, ou un autre collaborateur, mais elle a choisi de se faire représenter par son Directeur de Cabinet. Elle n'ignorait pas que c'est une cérémonie du Conseil. Donc, la présence féminine euh sera marquée, mais elle a aussi choisi de se faire représenter par un homme pour euh montrer aussi que les questions de droits des femmes, c'est aussi l'affaire des hommes. Ce n'est pas que l'affaire des femmes. Donc, je voudrais vraiment vous transmettre les salutations de Madame la Secrétaire d'État. Me réjouir de l'invitation qui nous a été faite, puisque on aurait pu tenir cette activité sans nous associer. Donc, pour nous avoir associé, vraiment, je voudrais vous exprimer toute notre gratitude. Il s'agit d'un événement important qui n'est pas simplement un moment de commémoration de 30 ans, mais je pense que c'est un signe d'un engagement, d'un engagement résolu d'une organisation qui a vraiment évolué dans le temps en faveur de la promotion des droits des femmes. Je veux parler du COS F. 30 ans, c'est beaucoup si on regarde les réalisations que le COS F a pu faire depuis 1995. Donc, tant c'est beaucoup, mais c'est peu à l'échelle de la vie d'une organisation, c'est peu à l'échelle du combat pour les droits des femmes.
Aujourd'hui, c'est un moment pour le COS F et pour tous ceux qui sont convaincus euh des droits des femmes, tous les militants des droits des femmes, de s'arrêter pour regarder dans le rétroviseur, voir en 30 ans qu'est-ce qu'on a fait, ce qu'on a fait, est-ce qu'on l'a bien fait, comment aurait-on pu mieux faire ce qu'on a pu faire. Donc, c'est un moment de rétrospection. C'est aussi un moment d'introspection, puisque l'organisation qui a pu faire cette réalisation, il faudrait jeter un regard sur cette organisation, voir est-ce qu'elle a bien fonctionné, voir quel est vraiment l'avenir euh qu'il nous faudrait voir pour cette organisation. C'est aussi un moment de prospection, de projection. Pour se projeter par rapport aux droits des femmes, les nouveaux enjeux liés au numérique, il a été dit, lié au développement durable. Bref, il y a beaucoup d'enjeux qui se posent et qui doivent nous amener à nous repositionner dans le combat pour la protection et pour les droits des femmes.
Simone de Beauvoir disait que "être femme, c'est refuser sa condition de mutilation". Donc, la femme doit pouvoir aussi s'affirmer en tant que membre entière, à part entière de la société. D'ailleurs, elle est la femme, elle est majoritaire dans la société au Sénégal comme ailleurs. Et nous ne pouvons bâtir notre développement, le Sénégal auquel les autorités euh veulent nous amener, ce Sénégal juste, prospère et euh donc souverain, ce Sénégal fondé sur le et Jubenti, dans les femmes, les femmes doivent être les porte-étendards de cette vision. D'ailleurs, dans l'agenda national de transformation, il y a la centralité de la femme pour dire que donc l'activité de ce matin s'inscrit en droite ligne des orientations euh des plus hautes autorités sénégalaises. Madame le Ministre ici présente est une voix plus autorisée que la mienne pour en attester.
Je voudrais vraiment donc saluer ce qui est en train de se faire et me réjouir en tout cas de cette invitation qui nous a été faite. Je voudrais solliciter l'indulgence de l'assemblée, puisque euh je n'ai pas préparé un discours à l'instar de Madame la Présidente. Je n'ai pas l'éloquence de Madame Mariam Touré. Euh le Professeur Laman, j'en parle pas, mais j'ai essayé en tout cas de vous transmettre quelques mots au nom de Madame le Secrétaire d'État, en disant que, comme disent les Wolofs, je vous remercie de votre aimable attention.
Merci infiniment, Monsieur Mohamedou Mustafa Thiam, Directeur de Cabinet de la Secrétaire d'État chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement. Merci infiniment pour ces mots. Retenons qu'il fallait regarder dans le rétroviseur, qu'il fallait également faire une introspection, et qu'il nous fallait être dans la projection. Merci infiniment pour ces mots.
Je vais introduire à présent Madame Aminata Diop, et je voudrais, j'invite le Professeur Laman, si vous le voulez bien, à introduire Madame, Madame l'ancienne Ministre Tina. Merci. Nous vous exprimons encore une fois toute notre gratitude et toute notre reconnaissance. Nouvelle génération, Professeur, Présidente, Association, Organisation de femmes sénégalaises, sénégalaises, sénégalaises. Professeur, Monsieur le Directeur de Cabinet, Ministres de la Femme, Présidente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, membre fondateur du COS F. Déplacement maintenant, les quatre passions. Passion est au-delà de l'amour. Quand on aime quelqu'un pour son argent, ce n'est pas de l'amour, c'est du profit. Quand on aime quelqu'un pour son intelligence, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'admiration. Quand on aime quelqu'un pour sa beauté, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'attirance. C'est Malraux qui disait que pour parler d'amour aux amoureux, il ne suffit pas d'avoir écrit sur l'amour, mais d'avoir été amoureux. Vous avez la parole, Madame l'ancienne Ministre, Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités.
Madame la Présidente du COS F, chère pionnière et ancienne combattante de la cause féminine, distingués invités, Professeur, relation, opposition, pouvoir, il faut, mais mission à Genève par francophonie. En a demain matin. Aussi pour vous dire relation, vraiment, donc, vraiment pour dire. Je crois exemple 30 ans, vraiment félicitations encore parce que vraiment esprit association, en tout cas, de délégation, la délégation africaine dirigée, la délégation du Sénégal, mais présidente, délégation, délégation, leadership du Sénégal pour le pour pour chef de délégation africaine qui était notre ambassadeur qui était dans la délégation nigérienne. Avant demain matin, il va faire le tour de l'Afrique. Ministre de la Condition féminine de la Mauritanie, témoignage, donc, préjugé, sénégalais, vraiment, mais surtout le Premier ministre, la délégation sénégalaise, comportement irréprochable, toujours, c'était ça l'esprit de la délégation parce que responsable sénégalaise.
Madame le Ministre, Ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, Madame la Présidente du COS F, Monsieur le Représentant du Ministre en charge des Institutions de la République, distingués invités, chers sœurs et chers frères, c'est pour moi un immense honneur et une profonde émotion de prendre la parole aujourd'hui à l'occasion du 30e anniversaire du Conseil sénégalais des femmes. 30 années d'engagement, de lutte, de solidarité, de résilience, mais aussi de victoires portées par des femmes déterminées à écrire leur place dans l'histoire de.
Notre pays. Je me souviens avec fierté des premiers pas du Conseil sénégalais des femmes, de ce rêve que nous portions, nous les pionnières avec une conviction inébranlable, celle de voir les femmes du Sénégal reconnues, considérées, protégées et pleinement actrices du développement national.
Nous avons semé des graines, souvent dans des conditions difficiles, parfois dans l'incompréhension, mais toujours avec courage et clairvoyance. Aujourd'hui, en voyant ce que le COSF est devenu, je mesure le chemin accompli. Le Conseil n'est plus seulement une organisation, il est une institution respectée, une force motrice, un espace essentiel de plaidoyer, d'écoute et de mobilisation.
Et permettez-moi à ce stade d'adresser mes chaleureuses félicitations à la présidente actuelle du COSF, Madame S. Bumb, pour le leadership éclairé qu'elle apporte à notre organisation. Chère Présidente, votre sens du consensus et votre volonté de renforcer l'unité des femmes sénégalaises mérite d'être salué. Vous portez le flambeau que nous avons allumé il y a trois décennies, et nous vous en remercions du fond du cœur.
Le monde change, les défis évoluent, et les femmes continuent de se battre pour l'égalité réelle, pour la justice sociale, pour la paix et la dignité. Mais avec un Conseil fort, uni et visionnaire, je ne doute pas que nous relèverons encore d'autres défis à venir.
Aux jeunes femmes qui rejoignent aujourd'hui nos rangs, je veux dire ceci : vous êtes l'avenir du Conseil. Prenez le relais avec audace, préservez nos acquis, défendez vos droits et souvenez-vous que rien n'est impossible pour une femme déterminée.
Pour terminer, je souhaite renouveler ma prière et mon engagement. Que le Conseil continue d'être un phare pour les femmes du Sénégal, et que les 30 prochaines années soient encore plus ambitieuses, plus inclusives et plus porteuses de progrès que les 30 premières. Vive les femmes du Sénégal, vive le Conseil sénégalais des femmes, et vive la solidarité féminine. Merci beaucoup.
Merci, Madame le Ministre. Merci, Tata Aminda. Merci également de rappeler que le COSF est devenu une institution respectée et une force motrice. Merci également de rappeler ces luttes et cette solidarité, ainsi que cette résilience. Merci d'avoir également pointé du doigt l'esprit COSF qui prévaut jusqu'à présent. Merci également de nous avoir permis d'en apprendre un peu plus sur Beijing et l'implication du Sénégal et le leadership du Sénégal lors de cette conférence mondiale. Merci infiniment.
Je vais donner la parole à l'honorable députée, Madame Benf, 4e vice-présidente de l'Assemblée nationale, pour son allocution. Honorable, vous avez la parole sous vos ovations, s'il vous plaît.
Merci. Merci beaucoup. Assalamou aleykoum. Madame le Ministre de la Famille, de l'Action Sociale et des Solidarités, ma sœur Mounet. Madame le Ministre Aminata Meng. Monsieur le représentant de la Secrétaire d'État chargée des relations avec les institutions. Mesdames, messieurs les représentants des institutions publiques. Mesdames les honorables personnalités et femmes leaders. Mesdames, messieurs les représentants des organisations de la société civile. Mesdames les honorables présidentes et membres du Conseil sénégalais des femmes. Chers invités, à vos rangs et qualités, je vous transmets les salutations chaleureuses du Président de l'Assemblée nationale, retenu par la tenue des séances plénières destinées à l'adoption de la loi de finances initiale de l'année 2026. Il m'a confié la charge de le représenter, et je l'ai accepté avec beaucoup de plaisir, connaissant l'important travail du COSF dans le domaine de la participation politique des femmes, qui nous a valu l'adoption de la loi instituant la parité, qui a permis à notre pays de se classer parmi les premiers au niveau africain et mondial en matière de représentation des femmes dans les parlements nationaux.
Donc, au nom du Président de l'Assemblée nationale, je tiens à saluer le parcours exemplaire de cette organisation et l'engagement constant de ses membres qui ont œuvré avec détermination et professionnalisme à l'avancement de l'égalité des genres dans notre pays. Le thème retenu pour cette année, "Leadership féminin au Sénégal : pluralité de défis et perspectives", s'inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles de notre société. Force est de constater que le leadership féminin constitue aujourd'hui une réalité observable dans notre pays. Les femmes sénégalaises occupent des postes de responsabilité dans divers secteurs, et leur contribution au développement national enrichit indéniablement nos processus décisionnels en politique publique.
De façon globale, il faut reconnaître que notre pays a fait des avancées considérables et de nombreux efforts pour améliorer la condition des femmes dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique. Il a institutionnalisé le genre, mis en place un mécanisme national de prise en charge des problèmes de genre, adopté une stratégie nationale d'égalité et d'équité du genre, et une stratégie nationale d'autonomisation des femmes. Le Sénégal a aussi adopté de multiples dispositifs légaux et réglementaires protecteurs des droits des femmes et des filles, et initié des réformes institutionnelles qui ont permis l'intégration du genre dans les politiques publiques.
Toutefois, l'objectivité nous recommande de reconnaître que des obstacles demeurent : la persistance de certaines représentations socioculturelles qui relèguent les femmes dans une position de subordination, les disparités dans l'accès à l'éducation, les phénomènes de violence basés sur le genre, et certaines contraintes d'accès au financement pour l'entrepreneuriat féminin, et la sous-représentation relative des femmes qui subsistent encore dans certaines instances de décisions stratégiques. Ces obstacles, en plus de constituer des freins graves aux droits humains, compromettent la cohésion familiale, la justice sociale et le développement durable que nous souhaitons.
C'est en cela que je salue le rôle important des associations de la société civile qui agissent aux côtés de l'État pour faire advenir des transformations sociales. Face à ces défis, plusieurs axes d'intervention se dessinent autour des réformes législatives. L'Assemblée nationale demeure attentive aux propositions visant à consolider, à améliorer le cadre juridique de protection et de promotion des droits des femmes, notamment en matière de lutte contre les violences et d'harmonisation avec nos engagements internationaux. Le renforcement des politiques publiques éducatives et des programmes de sensibilisation à tous les niveaux constituent un levier essentiel, de même que le développement de mécanismes institutionnels et financiers appropriés pour accompagner l'entrepreneuriat féminin. La valorisation des parcours de réussite féminine contribue également à inspirer les générations futures et à démontrer la viabilité du leadership féminin dans tous les domaines de la vie sociale. C'est aussi en cela que cette cérémonie de lancement de vos célébrations est importante.
Mesdames, messieurs, permettez-moi de réitérer, au nom du Président de l'Assemblée nationale, l'engagement de notre institution à maintenir un dialogue constructif et permanent avec les organisations de la société civile œuvrant pour l'égalité des genres. L'Assemblée nationale demeure consciente de sa responsabilité dans la consolidation du cadre législatif et institutionnel favorable à la participation des femmes au développement national. Nous considérons que les progrès réalisés dans ce domaine bénéficient à l'ensemble de la société sénégalaise et contribuent au renforcement de notre démocratie.
Que cette célébration de votre trentenaire soit l'occasion de renouveler notre engagement collectif et de renforcer les synergies entre institutions publiques et organisations de la société civile. Le Président de l'Assemblée nationale m'a chargé de vous transmettre ses encouragements et de vous assurer de sa disponibilité à poursuivre la collaboration fructueuse qui lie au COSF. Vive le COSF, vive les femmes. Je vous remercie.
Merci infiniment, Honorable Benf, Vice-présidente de l'Assemblée nationale, représentant le Président de l'Assemblée nationale. Merci infiniment pour ces mots. Je ne reviendrai pas sur le plaidoyer et le message adressé par la présidente du COSF, Docteur Senabumba, en comptant sur vous et sur tous les autres membres de l'Assemblée nationale afin que ces lois qui permettront au Sénégal et aux femmes du Sénégal d'acquérir et d'accéder à leurs droits puissent être élues par des honorables députés que vous êtes, représentant le peuple. Merci infiniment.
Je vais donner la parole à présent à notre ministre tutelle, Madame la Ministre Maimouna, Ministre de la Famille, de l'Action Sociale et des Solidarités. Merci infiniment d'être venue présider cette cérémonie, et je vous donne la parole. Et j'aimerais, avant de lui donner la parole, que nous puissions l'ovationner très fort, l'applaudir sous vos ovations, l'encourager, la féliciter pour le travail qu'elle est en train d'abattre, et dire encore une fois que Madame le Ministre, Ministère de la Famille, mission Sénégal également des femmes, encore une fois, Ministre de la Famille, encore une fois, encouragez, félicitez. Madame le Ministre, nous vous donnons la parole pour votre mot d'ouverture, en vous remerciant et en vous exprimant encore une fois toute notre gratitude et toute notre reconnaissance. Merci.
Bismillahirahmanirrahim. Merci beaucoup. Salutations à toutes les femmes, les braves femmes présentes dans cette salle. Je crois qu'aujourd'hui, je suis vraiment très émue, mais surtout très fière d'être parmi vous. Madame l'honorable députée Benf, ma chère sœur. Madame la présidente du COSF, ma sœur Cissé Bombé. Madame la présidente Aminata Meng, une des plus grandes figures précurseurs du mouvement féminin sénégalais. Docteur Maram, qui tient tant à son dada. Présidente, première présidente du COSF. Ancienne directrice du département des sciences sociales et humaines de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest. Monsieur Mohamed Cissé, directeur de cabinet de Madame la Secrétaire d'État chargée des relations avec les institutions. Professeur Amsatou Sow Sidibé, je prends un plaisir à dire autant pour elle. C'est une doyenne que nous suivons depuis longtemps, mais surtout qui nous inspire, et elle est toujours à nos côtés pour nous soutenir. Elle a toujours été à nos côtés. Merci beaucoup pour le courage, mais surtout l'engagement et l'abnégation. Madame Amsatou Sow est aussi la présidente de la commission nationale des droits de l'homme. Chers partenaires techniques et financiers. Mesdames, messieurs les représentants des ministères sectoriels. Mesdames les présidentes des organisations de la société civile et des réseaux de femmes. Distinguées femmes leaders, autant que vous êtes. Mesdames, messieurs les représentants de la presse. Honorables invités. Mesdames et messieurs, en vos rangs et qualités, permettez-moi d'abord de rendre hommage aux pionnières. Vous les pionnières. Donc, pour dire que machallah, le COSF, de Fama Djarr, je le disais tantôt, c'est avec une forte émotion et une réelle fierté que j'ai répondu à votre invitation pour célébrer avec vous le 30e anniversaire du COSF, sous le thème "Le leadership féminin au Sénégal : pluralité de défis et perspectives d'action".
Et je voudrais d'emblée, au nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, de Monsieur le Premier Ministre Ousmane Sonko, et de tout le gouvernement du Sénégal, rendre un vibrant hommage à ces femmes courageuses, visionnaires, pionnières du combat pour les droits des femmes et des filles, qui ont porté sur ces fonds bâtisseurs le COSF. Permettez-moi ensuite, je le disais tantôt, de saluer la présence dans la salle, mais en tout cas dans ce combat, de toutes ces braves dames, mes sœurs, mes aînées. Je peux nommer à travers elles Madame Marie Touré, Madame Aminata Tafsir Niane, Directrice résidente du National Democratic Institute, l'honorable Aïcha Fall, hein, ma Badiane, si je peux le dire, est-ce que c'est la Badiane d'une de nos consœurs, de nos militantes, Madame Riat Gassama ? Euh, j'espère qu'elle est là. Madame Rakyatu Diallo, à qui aussi je rends un vibrant hommage, parce que si je me permets de dire que j'ai été membre du COSF, c'est sous le mandat de Rakyatu, et on a travaillé ensemble. Dès lors, elle nous avait donné envie de participer, parce qu'elle a su vendre le parcours du COSF, nous montrer, nous les nouvelles générations, qu'il y a un travail qui a été fait par nos sœurs, mais nos mamans, nos tantes, et ces précurseurs, ces pionnières, si je peux le dire, nous ont motivé et nous ont inspiré. Donc, Rakyatu, parmi les objectifs, les motivations, a réussi en tout cas à nous faire intéresser à la au militantisme du leadership féminin, mais au militantisme de la promotion des droits des femmes. Merci beaucoup de nous avoir donné cette opportunité.
Reprenons tous. Euh, je peux parler, je me permets aussi de citer Mambousso Sène Diack. Tata Mambou, je dirais Tata parce que c'est ma mère. Mec étant mon père, parce qu'en 89, c'était le meilleur ami de mon père. Ils ont fait, je crois, la grève des des 68, c'est des 68. Donc, wifi, ce n'est pas un hasard, machallah. Mais surtout à Job, qui a tout fait, qui depuis deux semaines n'arrête pas de communiquer avec moi, mais qui n'a pas arrêté de m'appeler tout le temps, me rappelant le devoir, parce que ma présence ici est un devoir que j'avais d'être là. Merci beaucoup de m'avoir donné cette opportunité. Euh, surtout des nouvelles générations, ma sœur, je crois que si je peux me permettre de dire, bou ben, on a eu des réunions ou en tout cas des ateliers au niveau du COSF du temps de Rakyatu avec Bintou Ndiaye, on a fait beaucoup de choses, et j'étais, je crois, membre de la commission communication, parce qu'il était question qu'on vienne avec une nouvelle dynamique, il était question qu'on vienne apporter un plus, et c'est ça aussi qu'il faut continuer de faire aujourd'hui. D'accord, un aspect intergénérationnel, mais utiliser surtout les nouvelles générations pour potentialiser le capital qui a été investi. C'est très important. Euh, dire que euh, voilà, en effet, donc il y a 30 ans déjà que de braves Sénégalaises, conscientes du rôle primordial des femmes dans la construction de notre nation, ont décidé de mettre sur pied cette institution historique qui a apporté une contribution très précieuse au rayonnement du leadership féminin au Sénégal. C'est pour moi un grand honneur et un privilège exceptionnel d'avoir suivi les pas de cette génération qui a porté ce grand combat. J'ai été membre de la commission communication, je le disais tantôt, et militante du COSF, pour dire COSF militante du COSF un jour, mais militante du COSF pour toujours. Ceci a d'ailleurs forgé en moi un militantisme universel des droits des femmes et de la promotion du leadership féminin. Grâce à votre engagement, vous les femmes leaders, la parité est devenue une réalité juridique au Sénégal et un référentiel dont la résonance dépasse nos frontières. Je peux vous déjà vous citer la dernière réunion de haut niveau à laquelle j'ai assisté à New York aux Nations Unies, où on parlait de parité, mais figurez-vous qu'il y avait beaucoup de pays qui n'ont pas encore cette loi sur la parité, des pays développés qui n'ont pas encore cette loi sur la parité. Donc vous avez réussi quelque chose de très fort. Dire aussi que toujours à la faveur de l'application de la loi sur la parité, les femmes sont passées depuis 2012 de 22,7 % à 42,7 % à l'Assemblée nationale. Derrière ce score, on relève également un pourcentage intéressant de 13 % des moins de 35 ans dans la présente législature, qui illustre une percée remarquable des jeunes, et je sais que le COSF a beaucoup contribué à cela. Mes chères sœurs, notre rencontre d'aujourd'hui est pour moi un cadre de retrouvailles et de renouvellement de notre engagement, qui permet de célébrer cet héritage dont nous sommes si fiers, mais aussi de procéder à un état des lieux. C'est le moment de le faire sur la trajectoire et les next steps du combat. Je magnifie donc le thème choisi pour ce forum de haut niveau, à savoir "Le leadership féminin au Sénégal : pluralité de défis et perspectives d'action". Un thème d'une actualité brûlante qui raisonne parfaitement avec les priorités de mon département, le ministère de la Famille, de l'Action Sociale et des Solidarités. Ces 30 ans, de 1995 à aujourd'hui, ne représentent pas qu'une simple addition d'années. Elles n'ont pas été des années de passivité, de résignation ou d'inaction. Au contraire, elles sont le symbole d'une triple victoire pour l'engagement féminin au Sénégal, qui se matérialise par la victoire dans la durabilité. 30 ans, c'est la preuve d'une vision pérenne et d'une organisation résiliente. C'est la capacité du COSF, à travers les époques, à s'adapter aux mutations sociales et politiques, tout en maintenant son cap et son objectif majeur, qui est la promotion des droits des femmes. Mais aussi dans la victoire de la pertinence. Cela renvoie à un contexte international où les problématiques d'égalité homme-femme étaient au centre d'un bouillonnement intellectuel intense. Avoir été créé à cette époque et être resté encore debout à ce jour démontre la capacité du COSF à anticiper les défis et à ancrer son action dans les réalités sénégalaises. Mais encore et enfin, la victoire de l'héritage intergénérationnel. Quand le COSF, c'est le temps d'une génération. Cela signifie que le COSF a su former, et j'en suis l'exemple type, inspirer et préparer la relève. À mon avis, c'est l'essence même du panel qui porte sur le mentorat intergénérationnel, valoriser et capitaliser l'héritage des pionnières. Je suis d'ailleurs particulièrement touchée par votre idée d'organiser une cérémonie d'hommage aux pionnières. Vous dire que c'est un momentum à saluer dans l'agenda, parce qu'il nous rappelle que le chemin parcouru est le fruit du courage de femmes inspirantes dont l'héritage doit être transmis pour éclairer les nouvelles générations.
Mesdames et messieurs, je tiens à le dire avec force. La présence de l'État à vos côtés et la reconnaissance d'un principe fondamental : le développement inclusif et la lutte pour l'égalité ne peuvent être menés à bien sans un partenariat solide et dynamique entre l'État et la société civile. Le COSF est un partenaire stratégique qui apporte une expertise de terrain inestimable, une capacité de mobilisation exceptionnelle et une voix essentielle pour les femmes et les groupes vulnérables. Nos actions se rejoignent dans un but commun : assurer la promotion, la protection et la pleine jouissance des droits des femmes. Je salue l'annonce du lancement de l'Alliance pour la promotion et la protection des droits des femmes, qui appelle à un nécessaire dialogue entre les composantes de la société sénégalaise pour promouvoir l'inclusion et la participation des femmes et des personnes vulnérables. Cette initiative illustre parfaitement la complémentarité de nos rôles. Le gouvernement est le garant des lois et des politiques publiques, tandis que la société civile est le moteur de la sensibilisation et du plaidoyer. Le leadership féminin est une nécessité pour une gouvernance plus inclusive et plus efficace. C'est pourquoi nous misons sur l'autonomisation économique des femmes et le renforcement de leur participation aux instances de décision. À ce titre, nous vous ferons parvenir sans délai l'invitation à l'atelier national de restitution sur la loi d'orientation instruite par le Président de la République sur l'autonomisation économique des femmes, prévu très prochainement. Je vous félicite encore pour l'initiative de ce forum de haut niveau et la pertinence des sujets abordés, et prends l'engagement solennel que les conclusions et les recommandations qui émaneront de vos débats seront examinées avec la plus grande attention par mes services. Au-delà de cette écoute attentive, je m'engage à être à vos côtés pour, d'abord, contribuer à la mutualisation de nos efforts pour faire face aux défis qu'ils soient d'ordre structurel, légal ou socioculturel, mais aussi de renforcer les mécanismes de mentorat afin que le flambeau des pionnières soit porté par une jeunesse féminine forte, engagée et compétente. Cet engagement, au nom du gouvernement, est à mettre sur le compte de la nouvelle dynamique des organisations comme le COSF, avec lequel nous porterons encore plus haut le combat, mais aussi parce que le nouveau référentiel de politique publique, la Vision Sénégal 2050, accorde une place de choix, une place centrale à la promotion et à la protection des droits des femmes par un capital humain de qualité. Joyeux anniversaire COSF. Après ces 30 ans, que ces 30 ans soient le point de départ d'une nouvelle ère de collaboration fructueuse pour un Sénégal solidaire, juste et prospère. Je vous remercie de votre aimable attention.
Nos remerciements et nos hommages à vous. Je vais rajouter quelques propos, on me le demande. Je vois qui qui qui est en face de moi, hein. Euh, voilà. Mais aussi j'ai vu qui est une de nos sœurs aussi, pour dire que machallah, je vois Madame, parce que le gouvernement au Sénégal, on a toujours combattu pour les femmes, on a toujours milité pour les droits des femmes, et c'est ce qui nous a amené au COSF. Vous avez un plateau bien garni sur le président, parce que l'honorable député, président de l'Assemblée nationale, femmes aussi leaders, on a été partout au niveau des plateformes, en tout cas, invité pour aussi me rendre un hommage appuyé à cette grande dame, Madame, pourquoi ? Parce que organisé au niveau du Conseil, atelier, c'est parce que elle a été ministre de la Femme, n'est-ce pas ? Il y en a eu d'autres. J'avais la chair de, et je me disais, je vais me battre comme ces femmes un jour. Madame le Ministre, 30 ans, COSF, 30 ans, 30 ans de parcours, 30 ans, mais 30 ans de situation là qui résilience, parce que la résilience est féminine. Je suis très émue et je suis très fière. Je me disais que, mais j'ai vu des femmes d'un certain âge, beaucoup de capacités, la femme s'engage. Je vous félicite, je vous encourage. Dire que ça n'a pas été fait, mais capitaliser avec ce nouveau paradigme Sénégal, expérience pour que enfin, génération dans le ventre, mais c'est à nous de les accompagner, à nous de les fortifier. Je compte énormément sur vous, les jeunes, donc enfin, on verra des femmes occupées des instances élevées dans le monde. Parce que Sénégal, hier, j'ai reçu la Directrice exécutive de ONU Nations Unies dans mon... Mission, mission, c'est d'abord la politique, effectivement, genre, la politique, égalité, promotion de l'équité de genre, politique, protection des couches vulnérables, surtout promotion des droits des femmes. Nations Unies, engagement, tout le diversifié aussi durant des années, parce que j'ai moi-même besoin de ça, mais en interne, avec mes équipes techniques. Président, 30 ans, Assemblée nationale, le ministre, un moment donné, il fallait se battre, et c'est ça que vous avez fait, c'est ça que vous avez réussi. Donc, je m'engage à montrer ce qui a été fait, en donner des distinctions, une projection de film, un petit film, parce que le parcours, il est important, c'est le premier capital humain. Donc, technique, parce que j'ai beaucoup dit, peut-être, peut-être qu'on a reçu AGS, avec qui on discute, AGS qui nous accompagne, parce que AGS, les protections des personnes victimes de violence basée sur le genre, minable, mais surtout toutes les organisations, parce que c'est dans la concertation qu'on va construire ce pays que nous voulons, qu'on va construire un pays où le rôle central de la femme sera mis en avant. Mais un pays où enfin, les capacités de la femme. J'ai dit, il y a 30 ans, mais il y a 30 ans, pour ne pas jeter des pierres à nos pères ou nos frères, ça ne veut pas dire que résilience, capacité. Merci beaucoup.
Merci beaucoup, Madame le Ministre. Discours pour la relève générationnelle, encore une fois, message des pionnières, présidente du COSF, Sénégal également, Présidente AGS également, présidente, maman, saluer également la présence de Professeur Fatou Ndiaye Camara, comme Secrétaire Général, COSF, saluer du rendre hommage Tata Georgette Fal, merci infiniment, qui est la présidente d'honneur de l'association. Je déclare ouverte. Donc, euh, ouverte la session du COSF pour la célébration des 30 ans d'existence. Merci beaucoup.
Merci, Madame le Ministre. Merci infiniment. Dieu. Euh, nous allons marquer une pause, et j'invite Madame la Ministre, ainsi que sa délégation, à rejoindre les équipes pour vous accompagner, puisque la pause des officiels se fera au rez-de-chaussée, et la pause des participants, des autres participants, se fera ici à côté. Merci infiniment. Nous allons revenir en salle dans 15 minutes pour continuer la leçon inaugurale, et ensuite aborder le premier panel autour du thème sur le leadership féminin et gouvernance inclusive : défis et perspectives. Et donc, ces échanges seront modérés par Madame Aminata Faye, 2e présidente du COSF, et les panélistes seront Tata Aminata Meng, Madame le Ministre, ainsi que Professeur Sidibé Amsatou, et nous aurons également la réaction des participantes. Nous marquons une pause de 20, 15 minutes, et nous revenons en salle pour continuer.