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Tu savais que des Russes peuvent te regarder en train de dormir ? C'est vraiment comme si un inconnu rentrait chez toi, s'assyait devant ton lit et te regardait en train de dormir. Grâce au site appelé Insekam, cette idée ultra malsine est devenue réalité pour des milliers de personnes.
Avant 2016, la plupart des gens n'avaient jamais entendu parler de ça. Et quand Shelby vit avec ses fils, elle regardait des images satellites de la terre, en fait, il cherchait où partir en vacances et là d'un coup, ils ont découvert le site qui se présentait comme un vivier de caméras en direct. Le site diffusait en direct des images provenant des caméras de sécurité privées installées à l'intérieur des milliers de maisons. Des trucs qu'on installe chez nous là pour surveiller. Donc Shelby, direct, elle a contacté des groupes de mamans sur Facebook pour prévenir les gens que des caméras de surveillance ont été piratées et que des images de leur maison, en fait, étaient diffusées librement en ligne. Tu pouvais voir tout ce qui se passe chez les gens et ce post est devenu très viral et ça a permis à des millions de gens de découvrir Insekam.
En fait, c'est un site qui espionnait les gens en ayant accès à leur caméras de surveillance partout chez eux, dans les bureaux, dans les chambres, limite dans les toilettes. Ces hommes sont dans un bar, cette femme a son bureau, ses gens dans une épicerie et ils sont tous devenus, sans le savoir, les stars d'un site russe appelé Insekam. Insekam se présente comme le plus grand répertoire de caméras en ligne du monde. Avec plus de 73 000 flux vidéos accessibles à n'importe qui. Les caméras provenaient de 256 pays et les utilisateurs pouvaient filtrer des vidéos par lieu, par ville ou par fuseau horaire.
Mais comment est-ce que Insekam a obtenu l'accès à toutes ces caméras privées ? Beaucoup de gens installent des caméras dans leur maison, dans leur bureau pour des raisons de sécurité. Ils installent la caméra, il la connectent sur internet puis il l'oublient complètement. Mais le problème dans tout ça, c'est que chaque caméra possède un mot de passe au hasard déjà programmé dès le départ. Et ce mot de passe, c'est souvent exactement le même pour toutes les caméras du fabricant. Le même mot de passe par défaut, c'est plus simple pour eux d'imprimer le manuel une seule fois et de l'envoyer dans toutes les boîtes. Quand quelqu'un installe cette cam, il est censé remplacer ce mot de passe par défaut par un personnel. Mais si ce mot de passe n'est jamais changé, bah les images de cette webcam deviennent accessibles à tout le monde. Vous connaissez le mot de passe par défaut, eux aussi. Donc ils se connectent simplement comme si c'était vous. Et cette erreur toute simple et toute bête permet à Insekam en fait de se connecter à toutes les caméras du monde avec un mot de passe par défaut et diffuser ses images en ligne. L'accès d'Insekam à ces webcam n'était pas lié à un piratage ou un malware. Beaucoup de gens ne changent tout simplement jamais les paramètres par défaut quand ils installent des caméras connectées à internet.
Et le créateur d'Insekam a toujours mis tous les efforts possibles pour rester anonyme. Lui, il a pas gardé son mot de passe par défaut et ça a rendu les travaux des autorités très compliqués. Mais l'adresse IP du site montrait qu'il provenait de Russie et plus les plaintes augmentaient, plus ce créateur anonyme d'Insekam commença à donner des interviews. Par exemple, dans une interview au Huffington Post, il a expliqué qu'il était même fier de son site. "Je n'ai aucun regret. J'ai fait du bon travail en montrant le problème des utilisateurs négligents. Sans cet exemple, les utilisateurs ne se soucient pas des mots de passe." Et il avait surtout insisté qu'en fait aucune caméra n'a été piratée. L'écrivain Lens Ulanov posa une question assez logique. Si le but du site était vraiment d'aider les gens, pourquoi afficher des millions de webcam au lieu de juste quelques exemples ? Et quand on lui demandait s'il ressentait de la culpabilité pour les personnes dont la vie privée a été saccagée, le créateur du site ne montrait absolument aucun remord. Il répondait juste : "Vous pensez que leur vie privée n'est pas déjà saccagée sans mon site ? Il existe déjà des tonnes de vidéos et d'images sur les forums anonymes."
Après avoir reçu des tonnes de plaintes, Insekam a dû finalement changer certains réglages. Désormais, toute personne découvrant sa caméra sur le site peut envoyer un mail pour demander sa suppression. Mais le moyen le plus simple pour supprimer sa caméra d'Insekam reste assez évident. Changer le mot de passe par défaut. Mettez quelque chose d'unique et les mauvaises personnes ne pourront plus rentrer. Est-ce quand même ouf que ce site n'a jamais été condamné, qu'il existe toujours et que les gens tombent toujours dans le piège.
À première vue, Urban Outrage ressemble à un site tout à fait classique. Ils vendent des vêtements, des chaussures, des ceintures, des sacs et cetera et je vous assure que personne ne veut les acheter. J'espère pas toi parce qu'en fait quand tu regardes de plus près, il y a tout de suite quelque chose qui cloche. Les sacs ont d'étranges traces rouges qui ressemblent à du sang, les pantalons ont des grosses coutures épaisses et les chaussures sont recouvertes d'une matière rouge un peu gluante. Et plus on descend dans le site, plus les slogans deviennent bizarres. On peut lire des phrases comme "Les humains font de nous ce que nous sommes". Mais ça devient vraiment super flippant quand tu tapes Urban Outrage sur Google. Le premier résultat affiche "Urban Outrage acheté des produits de luxe en véritable cuir humain, donc en peau humaine fait par des humains pour des humains." Donc selon cette description, Urban Outrage vendrait des produits faites en véritable peau humaine avec des éléments de notre corps. En fait, on est dans la branche du cannibalisme. Le site semble présenter des vêtements et accessoires fabriqués en peau humaine. Mais cliquer dessus en fait basculer le site vers quelque chose de beaucoup plus glauque.
Urban Outrage possède toute une liste de produits dérangeants et chaque objet porte le nom de la personne qui a été utilisée pour le fabriquer. Par exemple, il y a la veste "Avrie". "Le cuir d'Avrie est naturel et unique. Et après tout, il n'y avait qu'une seule Avrie." C'est vraiment du délire de glauque de méga riche. Puis il y a la jupe "Juliette". "Soigneusement taillée à partir des meilleures parties de Juliette." Il y a même des avis de clients censés avoir acheté ces vêtements. Il y a par exemple celui-ci où le client dit : "Des bottes totalement uniques. C'est cool de savoir qu'il n'existe que quelques paires dans ce monde parce qu'elles viennent spécifiquement de Meg." Et comme si ce site n'était pas assez malsain, ça devient encore pire quand on clique sur la page "Afterlife Collection". Là, le site propose carrément de transformer vos proches décédés en objet fait [musique] main. Et l'idée de transformer les humains en produits est tellement dérangeante que le site a reçu énormément de publicité gratuite. Urban Outrage est devenu viral sur Twitter, a été genre relayé par les gros médias comme le New York Post, le USA Today ainsi que d'autres médias dans plus de 20 pays. Et pendant un moment, un énorme débat a éclaté pour savoir si Urban Outrage était réel ou si c'était juste un énorme troll.
Mais en réalité, la réponse était déjà présente sur leur site dans la rubrique appelée "Notre histoire". En cliquant dessus, on découvre qu'en fait tout le site était en réalité une campagne de communication créée par l'association de défense des animaux PETA. Cette fausse boutique en ligne avait été lancée aux États-Unis pour dénoncer le fait que certaines marques utilisent des êtres vivants pour leurs produits et tout ça pour la mode. Ce site fait partie d'une campagne destinée à faire pression sur des entreprises et ses marques associées afin qu'elles arrêtent de vendre des produits en utilisant des matières animales comme le cuir. Ah, le coût du marketing a été tellement efficace. Le site a attiré plus de 1,5 million d'utilisateurs dans plus de 150 pays. L'association de défense des animaux espère que le site provocateur attirera l'attention sur sa cause. Au passage, PETA n'a légalement pas le droit d'utiliser la peau humaine pour fabriquer des produits. Franchement, tu aurais voulu avoir une veste en peau de qui ? Moi, tu veux. Oh, il fait chaud là. Il fait combien de degrés chez toi ? N'oubliez pas, il faut mettre un gros like là tout de suite. Merci beaucoup, ça me fait super plaisir. Sur mon Patreon et pour les membres de ma chaîne YouTube, je vous balance une vidéo inédite sur l'économie et l'histoire de l'Italie. Comment ils sont arrivés à ce qu'ils sont aujourd'hui. C'est une vidéo super intéressante. Donc abonnez-vous mes Yagadou et devenez des Yaga Dark. Et maintenant que vous êtes prêt à découvrir tous ces sites malsins et interdits, allez, c'est parti.
Le prochain site enregistre les derniers instants de vie des personnes qui sont dans un accident d'avion. Plane Crash Info, c'est un vrai site qui rassemble des vraies histoires de crash d'avion. Le site contient des données sur des centaines d'accidents. La date, le lieu, les causes du crash et par exemple s'il y a eu des survivants. Mais il y a surtout une partie particulièrement bouleversante. Plane Crash Info possède une section entièrement dédiée aux enregistrements vocaux des cockpits. Ce sont les enregistrements de ce que les pilotes de l'équipage disaient pendant que leur avion était en train de s'écraser. Alors, c'est extrêmement dérangeant à écouter parce qu'en fait, on entend réellement la panique dans leur voix. "Terrain droit devant. Remontez, remontez, remontez. Oh !" Et quand tu descends encore plus dans la page, on peut aussi voir les derniers mots des passagers qui sont affichés juste à côté du nom du vol. On retrouve des phrases comme "Maman, je t'aime, bonne nuit, au revoir" ou encore "Nous allons mourir !" Et même si cette page est assez difficile à lire, il y en a une autre qui est encore plus perturbante. Elle s'appelle "Accidents étranges ou inhabituels". Et comme son nom l'indique, cette page regroupe en fait les crashes provoqués par des circonstances totalement absurdes ou improbables. Les rapports remontent jusqu'en 1933. On y retrouve par exemple l'histoire d'un avion qui rentre en collision avec une montgolfière et aussi l'histoire d'un vautour qui a traversé la vitre du cockpit et aussi celle d'un passager dont la cigarette a accidentellement déclenché un incendie dans l'avion.
Le site contient aussi beaucoup d'autres pages assez fascinantes. Une section qui classe les crashes par compagnie aérienne, une autre qui parle de célébrités mortes dans des accidents d'avion, une galerie de photos d'épaves ou encore une page utilisant Google Earth pour montrer l'endroit exact où certains avions se sont écrasés. À la base, le site a été créé pour sensibiliser les gens à la sécurité aérienne, mais le niveau de détail concernant les accidents et la description de toutes les morts, ça rend cette expérience extrêmement malsine. D'ailleurs, bien sûr, je vais répertorier aussi tous les sites sur mon Telegram. Il y en a déjà beaucoup qui ont fermé mais pour ceux qui existent et je vais aussi essayer d'en trouver d'autres des plus glauques. Donc juste vous scannez ce QR code et vous allez retrouver tous les sites.
Alors le site suivant peut vous identifier rien qu'en regardant votre visage. Idemia AI, c'est le site qui change tout, y compris la manière dont la police recherche ses suspects. L'un des outils les plus utilisés est la plateforme de reconnaissance faciale appelée Idemia.Sure. Idemia affirme être classé numéro 1 en précision pour la reconnaissance faciale, mais quand on regarde de plus près, cette technologie possède aussi un côté assez flippant que beaucoup de gens ne soupçonnent même pas. Et demandez-le à Nigel Parks. Lui, il sait très bien ce qui peut arriver quand cette intelligence artificielle commence à faire n'importe quoi.
En janvier 2019, Nigel Parks s'est retrouvé dans la situation la plus catastrophique. Il a été retrouvé pour vol et agression sur un policier. Et rien que l'accusation d'agression pouvait à elle seule lui valoir plus de 15 ans de prison. Mais le problème, c'est que Nigel, il était innocent. Il était même pas dans la même ville où les faits se sont passés. Et pendant 10 jours, Nigel est resté en prison répétant qu'il était innocent. Il avait même un alibi. Au moment du crime, il était dans une banque en train de la braquer. Non, je rigole. Il était en train de faire un transfert d'argent. Mais malgré ça, personne ne le croyait. Et finalement, les enquêteurs ont vérifié son histoire et ont compris qu'il disait la vérité. Puis ils l'ont relâché. Mais alors, pourquoi la police était autant convaincue par sa culpabilité ? Tout ça parce qu'en fait Idemia, donc ce logiciel de reconnaissance faciale par l'intelligence artificielle, elle avait affirmé à 100 % que Nigel Parks était le coupable. Quand la police a commencé à enquêter, elle a retrouvé un permis de conduire sur la place du crime. Alors le permis était faux, le nom dessus a été faux, mais la photo correspondait au suspect. Et comme les policiers n'avaient qu'un seul visage, ils ont décidé de faire passer la photo dans ce système de reconnaissance faciale, Idemia. Et elle a analysé le visage en mesurant les détails comme la forme des yeux, la courbure des lèvres ou encore la distance entre certains traits du visage. Puis elle a trouvé une correspondance exacte. En utilisant la photo présente sur la pièce d'identité, ils ont obtenu une correspondance faciale avec Nigel Parks. Et apparemment, sans aucune autre preuve, un juge a signé un mandat d'arrêt contre Parks. Sauf que la reconnaissance faciale s'est trompée. Nigel n'était pas du tout l'homme sur la photo. Franchement, heureusement qu'il possédait un alibi solide.
Le site suivant a donné l'impression à beaucoup de gens qui ne représentent absolument rien, qu'en fait au final, on est juste un petit point sur un écran, une minuscule partie d'un tableau beaucoup plus grand. Et si jamais vous commencez à oublier ça, il existe un site aussi déprimant que dérangeant, worldometers.com. C'est un site qui simule en temps réel les naissances et les décès à travers le monde. Un point vert représente une vie qui commence et un point rouge représente une vie qui se termine. Et honnêtement, on peut vite perdre la notion du temps en fait en regardant tous ces points apparaître et disparaître partout sur la carte.
Alors à droite de la page, il y a une colonne verte appelée "Births", donc les naissances. Elle affiche en direct les naissances à travers le monde. Chaque entrée indique le pays, la population totale du pays ainsi que la ville concernée. Et à droite, il y a une colonne rouge similaire qui représente les décès. En haut de l'écran, on peut aussi voir quel pays possède le plus de points verts et lesquels possèdent le plus de points rouges. Le site en lui-même n'a rien de particulièrement effrayant, mais ce qui devient vraiment étrange, c'est le moment où on réalise que toutes ces vies humaines sont réduites à un simple point coloré sur un écran d'ordinateur. Selon le recensement de la population américaine, une personne meurt toutes les 11 secondes. Et ça pousse forcément à se poser une question assez glauque. Est-ce qu'au final, on est rien de plus qu'une statistique ? Parce que même si chacun d'entre nous possède une famille, des proches et toute une histoire, sur ce site, tout finit simplement par devenir un point sur un écran de quelqu'un d'autre.
Le site suivant prétend avoir une réponse ultime à la question : est-ce que notre vie est une simulation ? Soit nous allons créer des simulations impossibles à distinguer de la réalité, soit notre civilisation cessera simplement d'exister. Musk a déjà expliqué qu'il pensait qu'on vivrait peut-être tous dans une simulation. Et honnêtement, une fois qu'on commence à explorer ce site, on peut rapidement tomber dans une tourmente impossible à quitter. Simulationargument.com. C'est un site super simple en présentation. Dès qu'on arrive dessus, tout est affiché d'une manière claire et facile à lire. Il n'y a pas d'onglets ni rien d'autre à ouvrir, des pages compliquées à parcourir. Tout est regroupé sur une seule longue page qu'on fait défiler. Tous les articles et papiers de recherche peuvent être lus directement depuis le navigateur et toutes les vidéos liées sont intégrées au site via un lecteur YouTube. Donc oui, il y a énormément de textes, d'études et de recherches. Mais au final, toutes ces informations, elles parlent de quoi ? Simulation Argument est un site qui compile les recherches scientifiques, les études, les articles et différentes sources affirmant que le monde dans lequel nous vivons pourrait n'être qu'une simulation. Et le pire, c'est que cette théorie n'est pas poussée seulement par des complotistes sur internet.
Depuis des années, internet adore nous présenter en fait ces fameux bugs dans la matrice. "Je me sens bien mais aussi nerveuse, un peu dépassée. Je tremble un peu, je sais pas ce qui m'arrive." "Non non mais c'est très bien, c'est bien. Il y a beaucoup de souvenirs aujourd'hui. En réalité, c'est une grande journée dans l'histoire de la musique bleue." "Mais c'est quoi ce bordel ? Wesh, le ciel est bleu. Puis d'un coup, ça s'éteint. On dirait un oiseau noir mais qui a buggé dans le ciel." Alors, je sais pas comme toi, mais perso, j'ai du mal à croire à cette théorie, mais selon ce site, toutes les recherches qu'il y a dessus sont appuyées par des arguments solides.
Et là, le site dont on va parler, tous les mecs le détestent et ils voudraient le voir disparaître. Les personnes qui utilisent cette appli faisaient tout pour garder leur existence secrète. Elles savaient bien que son contenu allait provoquer d'énormes colères, mais le secret n'a pas tenu longtemps. Quand l'existence de cette application a été révélée, des milliers d'hommes ont essayé de la faire supprimer d'internet. L'application s'appelle Lulu. Elle existe depuis 2011. En fait, c'était un espace privé où des femmes pouvaient laisser des recommandations ou des avis sur les hommes qu'elles avaient fréquentés. Le principe ressemblait à un site de notes classique, sauf qu'au lieu de noter des restaurants ou des hôtels, les produits, c'étaient des vrais hommes, en fait, leurs ex. Donc si une femme voulait sortir avec un gars mais elle hésitait, bah elle pouvait tout simplement le rechercher dans l'application et voir les notes et les avis qu'il a. Tu peux aller dessus rechercher les gars que tu fréquentes et voir ce que ses ex ou ses copines ont dit sur lui. Alors, je sais pas toi, mets-moi par exemple en commentaire quelle note tu donnerais à ton précédent ex.
En théorie, le concept semblait super intéressant pour certaines femmes, mais la manière dont l'application fonctionnait posait d'énormes problèmes. La plupart des hommes ne savent même pas qu'ils sont sur Lulu parce que les profils sont automatiquement récupérés depuis les amis Facebook d'une femme. En fait, les utilisatrices connectaient Lulu Vise à leur compte Facebook et ensuite l'application en fait analysait leur liste d'amis et récupérait automatiquement tous les noms et les photos des contacts masculins. Et tous ces hommes étaient ensuite ajoutés à la base de données de Lulu Vise. Et évidemment, personne ne leur demandait leur autorisation. Et une fois que les hommes apparaissaient sur l'application, les femmes pouvaient les noter et lui donneraient des notes sur le physique, son caractère, les manières de se conduire et aussi sur ses performances sexuelles. Le score apparaissait directement sous la photo. "Obsédé par sa mère." Alors, c'est clairement non quoi. De plus en plus de femmes rejoignaient l'application et la base de données contenait désormais les informations privées de milliers d'hommes et pourtant Lulu réussissait à rester relativement discrète. Les hommes qui étaient dessus n'avaient absolument aucune idée qu'une telle application existait. Mais un secret de cette taille ne pouvait pas rester discret éternellement. Et la vérité a commencé à sortir au début des années 2012. Un journaliste a découvert que Lulu récupérait les données des hommes directement depuis Facebook. Alors, il a publié un article intitulé "Le site de notation de rendez-vous Lulu montre où vos données Facebook peuvent terminer." Et à partir de là, les hommes ont commencé à découvrir l'existence d'une telle application. "C'est ma colocatrice qui m'en a parlé. Elle m'a dit 'Eh, tu sais que tu es sur l'application appelée Lulu ?'" Dans un cas, un homme a découvert l'existence de l'application directement pendant un date. En fait, c'est la meuf avec qui il était en date. Elle a sorti son téléphone, elle lui a lu ses mauvaises critiques devant lui. Alors bien sûr, énormément de mecs ont ensuite essayé de télécharger l'application. Ils voulaient voir ce qu'on disait sur eux mais ils ne pouvaient pas y accéder. En fait, si l'application détectait que c'était un homme, elle le bloquait automatiquement. Il recevait un message disant "Tu es un mec, tu ne peux pas entrer sur Lulu." Ça, c'est du sexisme. Les hommes ne pouvaient pas voir leurs notes. Ils ne pouvaient pas répondre pour se justifier. Ils pouvaient même pas supprimer leur profil et c'est précisément ce manque de contrôle qui a déclenché une énorme colère contre l'application.
Les hommes ont alors lancé d'énormes campagnes contre Lulu sur internet. Certains ont écrit des articles sur des blogs ou alors dans des journaux. "Non, ça c'est pas un homme dégueulasse, c'est une ex toxique." Un homme a même lancé une pétition qualifiant l'application de cyberharcèlement. Ah, parce qu'il se faisait tailler de ouf là-dessus. Mais malgré les critiques, Lulu continuait à grossir. L'application s'est ensuite étendue à d'autres pays et justement ce développement s'est révélé catastrophique. Lulu s'est d'abord lancé au Brésil et dès la première semaine, l'application a enregistré 5 millions de visites. Mais cette croissance ultra rapide a provoqué une crise. Un étudiant brésilien nommé Filippo a découvert qu'il était noté sur l'application et au lieu de simplement se plaindre, il a porté plainte. Le gouvernement brésilien a alors ouvert une enquête. Puis alors en décembre 2013, la créatrice de Lulu a reçu un appel. "Malheureusement, la veille de Noël 2013, j'ai reçu un appel nous demandant de retirer l'application de l'Apple Store du Brésil." "Waouh ! Et vous avez fait quoi ?" "On a dû la retirer." L'application a donc été supprimée du store brésilien et ça a déclenché une réaction en chaîne. Lulu a commencé à rencontrer des problèmes juridiques dans d'autres pays. Même Facebook a demandé à l'application d'arrêter de récupérer les données d'utilisateurs depuis la plateforme. Les critiques devenaient de plus en plus agressives. Beaucoup voulaient voir l'application disparaître définitivement. Et en mars 2014, Lulu cherchait désespérément à sauver l'entreprise. Les créateurs ont alors pris une décision majeure, c'est que les hommes étaient désormais acceptés sur l'application. Les créatrices ont essayé de présenter ça comme une évolution positive. "Vous pouvez créer une expérience pensée pour les femmes sans forcément bloquer les hommes et leur interdire d'entrer." Mais en fait, ce changement a détruit justement ce pourquoi ça a été créé, ce qui faisait le succès de l'application dès le départ. Les femmes ne pouvaient plus noter sincèrement les hommes. Et sans ce côté secret justement, bah des milliers et des millions d'utilisatrices ont quitté l'application et Lulu ne s'en est jamais remis. Et donc en 2016, l'application a été revendue. Les nouveaux propriétaires ont supprimé le système de notation puis ont transformé Lulu en application de rencontres classiques.
Merci beaucoup Yagadou. N'oublie pas de mettre une note sur 10 de ton dernier ex. Si tu veux, tu peux même mettre son prénom. Salut mon Yaga Dark. Merci beaucoup de t'être abonné. Ça me fait super plaisir ce soutien. Vraiment, c'est ensemble qu'on avance. J'ai vraiment besoin de vous. D'autres vidéos complètement inédites arrivent encore, ne t'inquiète pas. Merci beaucoup mon Yaga. N'hésite pas de m'envoyer des petits commentaires ou des messages privés. On est là pour se parler gros yakiss. Et moi je vous fais d'énormes yagakiss. J'ai hâte de retrouver la prochaine vidéo qui va arriver mais très très très très très très très très très bientôt. Allez, moi je suis pris. Moi je joue à NHL 2000, c'est tout récent comme jeu.