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#12 - Raconte-moi An Nour : Lumière sur Lumière [RAMADHAN Séries]

Coran de mon Coeur1:09:41

Transcription

Bienvenue dans "Raconte-moi en Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Coran de ton cœur". Moi, c'est Abir, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes, et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle.

"Raconte-moi An-Nour", offerte par Allah pour éclairer ton chemin. Une lumière pour éclairer ta vie.

"Allah est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal, et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat. Son combustible vient d'un arbre béni, un olivier, ni oriental ni occidental, dont l'huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière ! Allah guide vers Sa lumière qui Il veut. Allah propose aux hommes des paraboles, et Allah est Omniscient. Dans des maisons qu'Allah a permis que l'on élève et où Son nom est évoqué, le glorifient en elle matin et après-midi, les hommes que ni le commerce ni la vente ne distraient de l'invocation d'Allah, de l'accomplissement de la salate et de l'acquittement de la zakate, et qui redoutent un jour où les cœurs seront bouleversés ainsi que les regards, afin qu'Allah les récompense de la meilleure des façons pour ce qu'ils ont fait de bien, et Il leur ajoutera de Sa grâce. Allah attribue à qui Il veut sans compter." (Sourate An-Nour, Ayat 35 à 38)

'Alaykoum salam wa rahmatullah. J'espère que tu te portes bien, que tu es concentré aujourd'hui, que tu as du temps, parce qu'on va aborder une aya qui va nous prendre un peu de temps, mais qui vaut la peine. Et pas que cette aya, la 35. Les savants aiment l'appeler "l'aya de l'Iman", pas seulement "Nour", mais "l'aya de l'Iman", parce que c'est l'aya qui parle le mieux, selon certains, de la foi dans le Coran.

Et moi, cette aya, je la vois un peu comme un diamant. C'est quand tu prends un diamant tout seul... Bon, je dis ça comme si on prenait des diamants tous les jours, mais imagine toutes les facettes du diamant, en fait, elles scintillent, elles brillent. Et en fait, le diamant, quand tu le tournes comme ça, tu as la lumière qui se réfléchit un peu partout. Tout brille, en fait. Il n'y a pas un côté qui vraiment... c'est, il brille de partout.

Et Allah Ta'ala utilise une très belle métaphore dans cette aya. Tu vas voir, cette aya est très visuelle. On pourrait presque la dessiner tellement elle est visuelle. Et cette aya, avant qu'on l'aborde en profondeur, j'aimerais vraiment que tu te dises : on va parler du cœur. Cette aya va parler du cœur. Que tout le fondement finalement de Sourate An-Nour, c'est de viser le cœur, de le protéger pour qu'il puisse agir au mieux. Et il se trouve que cette aya est au cœur de la sourate. Et la lumière, on dit aussi qu'elle est dans le cœur. Toute cette sourate a un but : c'est de protéger le cœur.

Et avant aussi qu'on se mette à décrire ce qu'Allah a dit ici, qui va parler de lumière, je me suis dit que ce serait bien de s'arrêter sur la lumière. Qu'est-ce que la lumière ? Tout ce que la lumière est censée faire. Et ça, c'est un cours que j'avais reçu il y a des années, et j'avais trouvé ça très pertinent. Et le professeur disait qu'il faut distinguer les deux types de lumière. Il y a la lumière physique : donc, c'est le soleil, la lampe, et cetera, les bougies. Donc, ça, c'est des lumières physiques, dans le sens où on peut les voir, les palper, les toucher, les éteindre, et cetera. Et il y a la lumière spirituelle, qui n'est pas palpable. Et c'est tout ce qui est foi, les actes d'adoration, le Iman. Tout ça, c'est une lumière spirituelle.

Et en fait, il expliquait que les deux lumières sont nécessaires, et les deux sont complémentaires. Les deux vont ensemble. Pour la lumière physique, ce qui est intéressant, si on se concentre sur ça, c'est qu'il faut avoir la vue pour que... il faut avoir une vue fonctionnelle, il faut, il faut, il faut une vue pour pouvoir voir la lumière physique. Et on a la vue parce qu'il y a de la lumière. Et là, j'appelle à juste bon sens : si tu es dans la nuit noire, dans l'obscurité totale, et que tu ouvres les yeux, est-ce que tu vois quelque chose ? Non. Tu ne vois rien. Que tu fermes les yeux ou que tu ouvres les yeux dans le noir total, tu ne verras rien. Donc, si tu as la vue, c'est parce qu'il y a de la lumière. Tu as besoin de lumière pour voir, et tu vois parce qu'il y a de la lumière. On est d'accord.

Et d'ailleurs, il y a quelque chose de très intéressant, c'est de penser à justement, en tout cas, moi, c'est une do'a que j'aime bien formuler quand on l'endroit où c'est très, très, très, très obscur, et que... on va tous, on va tous aller là-bas, c'est la tombe. La tombe. Si, si ça terrifie autant de... enfin, il y a des personnes, ça les terrifie beaucoup. C'est pas spécialement la mort, mais c'est le fait d'être enfermé tout ça, dans une tombe. Les gens qui sont claustrophobes, ils paniquent, hein, quand ils entendent parler de ça.

Et bien, il y a quelque chose de simple qu'il faut faire, et que Rasoul Allah faisait, c'est de faire des dou'as pour que la tombe soit un endroit chaleureux, de paix, que ce soit un jardin parmi les jardins du Paradis. D'accord ? C'est une do'a que le Prophète Salam faisait. Il faut demander ça. Comme ça, tu sais que du début à la fin, en fait, Allah t'aura préservé de l'obscurité. Donc voilà.

Et j'ai fait une découverte très sympathique. Enfin, tu me diras, peut-être qu'il y a plein de gens qui le savaient. Moi, je ne le savais pas. Pourtant, pourtant, dans mes études de médecine, on a fait de l'ophtalmologie, on a eu des modules, même en médecine générale, on l'étudie dans le tronc commun. Mais en tout cas, j'avais pas de souvenir de ça, ou en tout cas, j'avais pas cette notion. Et c'est une étude qui existe quand même depuis un moment. Une étude japonaise, je crois, dans les années 2010 ou quelque chose comme ça. Et il parlait, donc, dans cet article, il parlait du fait que l'œil, d'accord, l'œil humain produit de la lumière. Certes, c'est une lumière qui n'est pas visible à l'œil nu. C'est une lumière qu'il faudrait multiplier par 100, ou limite par 1000, pour être aperçue par l'œil nu. Et ce phénomène, ça s'appelle la bioluminescence oculaire.

Et j'ai trouvé ça super intéressant, en fait, dans le sens où il y a une petite lumière quand même dans l'œil, qui n'est pas facilement perceptible, mais qui existe. Je me suis dit, c'est intéressant, parce que quand on parle, comme je disais tout à l'heure, quand on parle de lumière, on dit : bah, qu'on en fait, on voit... on voit parce qu'il y a de la lumière, et il y a de la lumière pour qu'on puisse, pour qu'on puisse voir. Et là, je me suis dit : mais en fait, l'humain, c'est une lampe cachée, quoi. Donc, souvent, on pense que l'œil ne fait que recevoir la lumière. Et mais en fait, l'œil, on a tendance à penser qu'il capte la lumière du soleil, des étoiles, des lampes, et cetera, seulement. Mais en réalité, l'œil produit aussi sa propre lumière. Une lumière infime, comme j'ai dit, pas visible à l'œil nu, mais elle existe, elle est réelle.

Et tu vas voir que par rapport à ce que, ce qu'Allah dit dans Sourate An-Nour, bah, ça rejoint. Pour quand on prend la métaphore d'Allah Ta'ala, il y a toujours une lumière qui était là, même si elle était infime, elle existe. Et les scientifiques ont découvert que nos cellules oculaires, donc dans nos yeux, émettent des minuscules photons, une lumière biologique qui est si faible qu'on ne l'aperçoit pas directement. Et c'est ce qu'on appelle l'émission ultra-faible de photons. Et c'est une forme de bioluminescence. La bioluminescence, tu l'as certainement déjà vu dans des reportages, et cetera. Tu sais, c'est les poissons au fond de l'eau, quand tu les regardes dans la nuit, c'est dans la nuit qu'il faut les regarder, bah, ils brillent. Et ils ont des couleurs hyper impressionnantes. On dirait même que leur corps, il est transparent, il y a des lumières.

Et bien, ça, on appelle ça la bioluminescence. Et en fait, c'est l'action de photons, des fois, c'est un mélange de photons, le mouvement des... enfin, voilà, il y a des réactions chimiques qui se font, même avec les bactéries et tout, qui font que il y a cette lumière là, en plein dans l'océan. C'est impressionnant. Et quand on y pense, cette réalité physique, bah, ça rejoint une vérité de notre religion, une vérité spirituelle. C'est que Allah nous parle dans Sourate An-Nour d'une lumière qui est déjà présente à l'intérieur du croyant. Une lumière qui est prête à s'embraser, à briller pleinement, mais elle a besoin qu'on lui fournisse de la lumière pour qu'on puisse la voir. Cette lumière là. De la même façon que pour l'œil, il fournit un tout petit peu de lumière, mais il a quand même besoin d'en capter.

Franchement, j'étais, j'étais assez impressionnée par ça. J'ai trouvé ça, j'ai trouvé ça pertinent. Et donc, pour revenir à l'œil et la lumière, Allah Ta'ala, dans la lumière, il accorde sa part. Il nous donne sa part. Sa part, la part qu'Il fournit, c'est la lumière du jour : donc le soleil, la lune, les étoiles, et cetera. Ça, c'est des lumières. Ça, c'est Allah qui les fournit. On ne peut pas les fournir. Ça, c'est la part d'Allah. Et la part de l'être humain, c'est la lumière artificielle : les bougies, les lampes, et cetera, les aides. Tout ça, c'est l'être humain qui le fournit.

C'est intéressant de se dire ça, parce que quand tu regardes, donc là, je vais passer à autre chose, c'est que la lumière artificielle, on a besoin de beaucoup d'énergie pour en produire, là où la lumière naturelle ne demande aucun effort à Allah Ta'ala. D'accord ? Il faut beaucoup d'énergie pour pouvoir produire une lumière, voilà, une lumière du jour, entre guillemets, qu'Il est. Et finalement, c'est impossible d'imiter la lumière du jour. Et la lumière artificielle, c'est une lumière qu'on peut éteindre et allumer. Tandis que la lumière d'Allah, elle est expansible. On ne peut pas la retenir. On ne peut pas empêcher les rayons du soleil de se propager. Et on ne peut pas décider d'éteindre le soleil comme si on a appuyé sur un interrupteur. Je ne peux pas, en pleine journée, à 14h, dire : "Bah, j'éteins le soleil." C'est pas possible. Le soleil finit par aller se coucher. Il ne s'éteint pas, il change juste de direction. Et dans d'autres endroits du monde, il est, il est apparent. Il ne s'éteint jamais. Donc, on ne peut pas éteindre la lumière d'Allah.

Et quand le soleil va aller s'allonger, et ben, j'ai besoin d'une lumière pour voir la nuit, si je travaille la nuit, si je me lève pour prier, et cetera. Et là, intervient la lumière artificielle. Donc, on a besoin des deux. Allah nous a fourni de la lumière, et Il nous a donné les capacités, nous aussi, de produire nos formes de lumière.

Et là, on va commencer à entrer dans le vif du sujet. Allah commence par, avant même de dire : "Donc, Allah est la Lumière des cieux et de la terre", ce qui doit te frapper ici, c'est que l'aya, elle commence par "Allah". Dans le Coran, retiens que quand des sourates comme ça, des ayats, pardon, commencent par "Allah", comme cette aya, "Allah est...", et bien, c'est que toute l'attention est requise. Quand ça commence par Son nom, Allah, son premier nom, là, c'est que toute l'attention est requise. C'est très important. Et même au niveau sonore, ça marque plus d'entendre "Allah" que autre chose. D'accord ?

Donc, "Allah", donc, "Allah est la Lumière des cieux et de la terre". Ça, ça va être très intéressant pour la suite de l'aya. Il est la source de lumière. Les savants nous, les exégètes, nous disent qu'on peut comprendre comme Il est la source de toute, de toute lumière, et en même temps, Il donne aussi toute lumière. Et là, cette aya, c'est vraiment une parabole visuelle. Et elle m'impressionne, parce que le Coran, encore une fois, une transmission orale, mais d'une image qui est visuelle. C'est-à-dire que quand on lit, en tout cas, moi, quand je lisais ces... les premières fois, j'avais qu'une envie, c'est de prendre une feuille et commencer à faire un schéma. Parce qu'en fait, tu as envie de faire un schéma quand tu écoutes une aya comme ça.

Parce qu'il dit, il y a une... il dit que sa lumière, il est en train de dire que la lumière d'Allah, donc, il dit : "Sa lumière est semblable à..." D'accord ? "Sa lumière est semblable à..." Et il dit : "une niche dans laquelle se trouve une lampe, et la lampe, elle est dans un récipient en cristal." Je pense qu'au bout d'un moment, juste pour s'y retrouver et pour admirer, on se pose et on dessine. Là, c'est vraiment atelier. Là, là, on dessine. D'ailleurs, j'avais fait un concours une année avec plein de... j'avais demandé aux sœurs justement de dessiner. Non, je crois que c'était pas un concours. J'avais demandé, en tout cas, aux sœurs de dessiner cette aya. Et il y a eu vraiment des merveilles. D'ailleurs, il y a une sœur qui m'a gentiment offert un... comment dire, une belle peinture qui représente cette aya, en se basant uniquement justement sur le cours que j'avais donné sur Sourate An-Nour il y a trois ans.

Et une fois, une rencontre, j'ai eu l'occasion de l'avoir. Je ne savais pas que, que voilà, que c'était une sœur qui avait suivi ça, vu que c'était en ligne. Et elle m'a offert ce tableau. J'étais tellement touchée. Et bien, ce tableau, il est accroché dans mon bureau. Chaque fois que je fais un podcast, il est juste en face de moi. Il est magnifique. Faut que je réussisse ça pour le mettre en photo quelque part. Il est magnifique. Il représente vraiment très bien l'aya. Et vraiment, pour celles, par exemple, qui font des ateliers artistiques, et cetera, là, je vous souffle une idée. Là, là, vraiment, vous prenez Ayat An-Nour, vous écoutez bien tout ce que je vais dire aujourd'hui, et là, vous avez de la matière pour faire un atelier artistique. En plus, c'est bien parce qu'il n'y a pas de gens à dessiner, des visages, tout ça, et cetera. Vraiment, vous dessinez des choses : une lampe, une niche, du cristal, une bougie, de l'huile, de l'huile d'olive. Il y a de quoi faire, hein. Franchement, là, atelier artistique, atelier peinture, et cetera, facile.

Bon, en tout cas, moi, j'avais fait mon petit schéma les premières fois où j'étudiais ça, parce que j'avais besoin de comprendre. Et en lisant, en plus, le tafsir, ça aide à... à autre chose. Surtout qu'il y a un très beau hadith de Abdullah Ibn Abbas, où il décrit ça. Abdullah Ibn Abbas, pour rappel, c'est le cousin du Prophète Salam, et considéré comme le meilleur tafsir de son temps. Le meilleur, le meilleur tafsir, pardon, écrit, on considère que c'est celui de Ibn Abbas, après bien sûr, les connaissances du Prophète Salam. Il était érudit de son temps, et le Prophète Salam avait fait des invocations pour lui quand il était encore enfant, pour qu'Allah lui donne une science vaste. Et bien, ça a été exaucé. Donc, lui, les savants considèrent même de son temps, les compagnons, quand le Prophète Salam était décédé, quand Ibn Abbas disait quelque chose en rapport avec le Coran, sa parole était prise en priorité. Pourquoi ? Parce qu'il a appris directement de Rasoul Allah, formé par lui, et Rasoul Allah a fait des dou'as pour qu'Allah le rende érudit dans le Coran. Donc, quand tu vois un hadith qui dit : "Ibn Abbas...", tu sais que là, les autres aussi sont véridiques, mais là, tu es vraiment en safe place. Quand on parle de, de Coran, moi, ça fait partie des personnes dont j'apprécie le plus les hadiths, quand ça, ça parle du Coran.

Donc, tout à l'heure, on parlera de... justement, il est en train de dire chaque élément à quoi ça correspond. Donc, on n'a même pas besoin de chercher par nous-même ça. Et donc, là aussi, c'est très intéressant, parce qu'il dit, il parle donc d'une parabole qui est assez visuelle. Donc, il parle d'une lampe, une lampe à huile. Et ça, c'est bien, parce que même si on les utilise moins aujourd'hui, ou plus, tout le monde sait que l'origine des lampes qu'on a aujourd'hui, c'est la lampe à huile qui a été améliorée, mais c'était des lampes à huile à la base. Ça fait vintage, même.

Et donc, il y a plein de choses intéressantes, parce qu'il parle d'une niche. Et là aussi, je m'étais dit : mais pourquoi mettre une lampe dans une niche ? Et quand tu testes, et que tu regardes, déjà, ça fait penser beaucoup à l'architecture de certains... certains intérieurs orientaux, où tu as vraiment une niche comme ça, en arc, incrustée dans le mur, et à l'intérieur, il y a un lampadaire. Et bien, tu vois que la réfraction de la lumière, et vraiment le, comment la lumière se propage dans la pièce, n'est pas pareil quand elle est mise dans cette niche-là, ou quand elle est à l'extérieur. Donc, là, les architectes, là, ils comprennent ce que je dis. C'est, c'est pas pareil. La lumière est beaucoup plus belle, elle est tamisée, elle emplit plus l'espace, un espace creux, là. Et en même temps, elle diffuse aussi dans la pièce, mais d'une manière plus subtile. En gros, elle est plus lumineuse dans la niche que dans le reste de la pièce. Alors que si tu le sors de la niche et tu mets la lampe, en fait, il n'y a pas de différence de luminosité. Tout est allumé plutôt pareil. Mais dès que tu mets dans une niche, en fait, tu crées une lumière très vive dans la niche, et tamisée sur l'extérieur.

Donc, il y a une notion que, bon, tu vas commencer à comprendre. Je ne vais pas spoiler. Donc, c'est très intéressant le fait qu'il y ait une niche. Ensuite, il va parler d'une huile, une huile d'olive, d'accord, qui vient d'un arbre olivier, qui est ni oriental, ni occidental. Ça aussi, on verra ça tout à l'heure. Et donc, l'huile d'olive. On l'a vu dans Sourate Al-Muminun, enfin, il a été évoqué plutôt dans Sourate Al-Muminun. Je parle comme si on avait fait le tadabbur, le... le... avant, mais on parle de cette huile-là, qui est pure, qui est une huile d'olive, qui est, qui est vraiment de bonne qualité. Donc, elle a les bénéfices de l'huile d'olive. Aujourd'hui, c'est, je pense, interplanétaire. Tout le monde a compris ça, aussi bien pour l'usage externe que pour l'usage interne. C'est reconnu mondialement comme étant une huile bénéfique. Elle est mentionnée dans le Coran, et pas qu'une fois. Donc, là, j'ai envie de dire, c'est encore répété par Allah, la mention de l'huile d'olive. Ce qu'on doit comprendre nous ici, c'est qu'il faut absolument de l'huile d'olive chez soi. Vraiment, on, c'est un produit coranique et prophétique chez soi. Faut pas s'en priver. Et il faut cette huile-là pour allumer la lampe dont Allah Ta'ala parle.

Et là, on rentre dans la métaphore. Donc, là, la métaphore ici, ici, je me dis, ça renvoie à quoi ? Parce que quand on se pose et on regarde tout ça, on se dit : d'accord, une lampe dans ça, dans ça, et Allah veut parler de lumière. Et on sait que cette aya va parler du cœur. C'est quoi le lien ? Et là, du coup, je parle du hadith de Ibn Abbas. Je ne vais pas détailler tout, voilà, tout en entier, pour pas allonger l'épisode, mais te parler à chaque fois de quoi correspond à quoi. Et lui, il dit, et c'est rapporté aussi par Ibn Jawzi, rahimahullah. Il dit que la niche, d'accord, ça correspond à la poitrine, ou la cage thoracique de la personne. D'accord ? Donc, la niche, la niche, ici, dit que c'est "michkat". D'accord ? Donc, "sa lumière est semblable à une niche, michkat". Et ce michkat, dit que c'est la poitrine, la cage thoracique de la personne.

Et Allah poursuit en disant : "michkat fi misbah". Et "misbah", c'est la fameuse lampe. D'accord ? "Misbah", on détaillera "misbah" après. Donc, là, c'est la lampe. Et il dit que la lampe, ça renvoie au Iman, la foi qu'Allah nous a donnée. Donc, la niche, c'est la cage thoracique, la poitrine. La lampe, c'est le Iman. Ensuite, qui parle du récipient en cristal dont Allah parle. Donc, "fi zujaja". Donc, "zujaja", c'est ce récipient en cristal. "Zujaja", c'est un récipient en cristal, mais un cristal de haute qualité, qui est à la fois solide, à la fois fragile, dans le sens où s'il tombe par terre, il se casse facilement. Mais en même temps, quand il est tenu et qu'il n'est pas cassé, bien sûr, il est très robuste. D'accord ? C'est pas quelque chose qui se fissure comme ça pour rien. Donc, et là, ce récipient en cristal, donc, ce "zujaj", il dit que c'est le cœur, aussi bien au sens anatomique du terme, que au sens spirituel. Donc, très intéressant, ça.

Et ensuite, par rapport à l'arbre béni, parce qu'il dit que c'est une huile qui provient d'un arbre béni, donc un olivier. Et là, il dit que cet arbre béni, c'est le Coran, qui produit des fruits d'excellente qualité, des conséquences d'excellente qualité. Donc, l'huile, ici, d'accord, dans la métaphore, ça renvoie à l'huile. Donc, le Coran, ça renvoie à l'arbre béni. Et d'un arbre, il y a des fruits, il a des racines. L'arbre, il est bénéfique dans tout. Tout est bénéfique dans l'arbre : que ce soit son bois, ses feuilles, ses fruits, ses racines. Tout est bien dans l'arbre. Le Coran est semblable à cet arbre. Et dans le Coran, Allah parle de la métaphore aussi de l'arbre en parlant de la bonne parole. C'est semblable à un arbre qui donne des fruits, qui est solidement ancré, et cetera. Alors que la mauvaise parole, c'est semblable, voilà, à quelque chose qui n'est pas solide, il n'y a pas de bonnes racines, il n'y a pas de fruits, et cetera. D'accord ?

Donc, ici, c'est intéressant, parce que quand on regarde le Coran, ça, tu l'as appris, tu l'as compris. Le Coran ne peut être contenu dans le corps de quelqu'un que dans son cœur. C'est là où il veut loger, c'est là où le Coran va s'installer. Il ne reste pas dans la bouche, il ne reste pas dans la tête seulement. Son endroit de séjour, c'est le cœur. C'est ici que le Coran s'installe, quand il doit s'installer. D'où l'importance de nettoyer régulièrement son cœur. D'où l'importance de nettoyer régulièrement la paroi de cristal qu'Allah décrit ici. Parce que là, si tu fais ton petit schéma, tu as une niche, à l'intérieur de la niche, une lampe, et Allah dit qu'entre la lampe et la niche, il y a quelque chose. Il y a le récipient en cristal, le réservoir. Un peu comme si tu voulais tenir la lampe, la bougie, et cetera, elle est à l'intérieur du cristal, vraiment comme les lampes à huile à l'époque, que tu tiens comme ça. Et il dit : à l'intérieur, le combustible pour cette lampe-là, cette bougie, voilà, c'est de l'huile. Et pas n'importe quelle huile, c'est une huile d'un arbre béni, un olivier, qui est ni oriental, ni occidental.

Et après, il décrit cette huile. Il dit : "cette huile-là", enfin, pour le cristal, il dit que le cristal ressemble à un astre de grand éclat. Donc, un astre, une étoile, quoi. Et après, il dit : "son combustible", donc, il décrit que ça vient d'un arbre béni, un olivier, ni oriental, ni occidental. Il dit : "dont l'huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche." Donc, ça veut dire, cette huile-là, elle brille toute seule. Et là, ça renvoie aussi à l'huile de qualité. Quand tu trouves une huile de qualité, bah, dans le coup, l'huile d'olive, qui n'est pas raffinée, qui est première pression à froid, et cetera, nette, et tu la trouves vraiment dans des bons endroits, des bons villages, et cetera, vraiment, c'est une huile nette, propre. Et bien, quand tu la regardes, surtout, voilà, quand il fait sombre et tout, elle brille, cette huile-là. Elle, elle a une lueur. Elle-même, elle reflète la lumière, elle brille.

Et bien, Allah décrit cette huile comme ça. Plus l'huile est pure, plus elle est, elle est pas, elle n'a pas d'impureté, en fait, plus elle est pure, et plus elle brille. Et il dit : elle brille tellement qu'en fait, sans que le feu se la touche, donc, sans que le feu l'éclaire ou la touche, et ben, elle semble briller d'elle-même. Elle semble elle-même être la source de lumière. D'accord ?

Parlons du cristal. Comme je disais, le cristal, ce qui est beau dans cette métaphore-là, c'est que le cristal, par définition, comme le verre, c'est transparent. Donc, on voit à travers. On voit à travers. Comme pour nous dire que normalement, donc, le cristal, c'est censé être le cœur. Comme pour nous dire qu'à travers un cœur sain, normalement, on doit avoir l'intérieur de la personne. Quand on dit "on doit avoir", ça veut pas dire les intentions, et cetera, mais ça veut dire que cette personne, son intérieur qui est bon, doit être perceptible de l'extérieur. C'est quelqu'un qui est entier, en gros. C'est pour dire que c'est tout le contraire de l'hypocrite, où finalement, on ne voit pas très bien à l'intérieur d'un hypocrite. Quand il parle, il ment, et cetera.

Et là, ça me fait penser au hadith qui parle justement des hypocrites. C'est un hadith rapporté par Abdallah Ibn Amr. Et en fait, il disait que le Prophète Salam a dit : "Quatre caractéristiques, si elles sont présentes chez une personne, ce sera alors un véritable hypocrite. Et celui chez qui il y aura une de ces caractéristiques seulement, et bien, il aura en lui une caractéristique de l'hypocrite jusqu'à ce qu'il la délaisse." Et là, il donne les quatre caractéristiques : "Lorsqu'on lui confie un dépôt, il trahit. Lorsqu'il parle, il ment. Lorsqu'il conclut un pacte, il ne le respecte pas. Et lorsqu'il se querelle avec quelqu'un, il se comporte particulièrement mal." Et là, les exégètes de ce hadith expliquent que quand il dit : "il se comporte particulièrement mal", lors d'un conflit, c'est-à-dire qu'il ment, qu'il est grossier, et de mauvaise foi. Qu'Allah nous préserve. C'est vraiment pas des belles caractéristiques.

Donc, un hypocrite, lui, son récipient là en cristal, il est... il faut l'assimiler à quelque chose dont les parois sont très sales. Tu vois une vitre qui est super sale, il y a plein de gras, il y a plein de résidus, et cetera. On ne peut pas voir à travers. On ne voit pas bien. C'est pas que derrière, il n'y a rien, mais c'est qu'on ne voit pas bien. Et hop, dès qu'on nettoie, en réalité, ça brille. Et on voit tellement bien. Il y a des vitres, elles sont tellement bien propres, il y a du cristal qui est tellement propre, qu'en fait, on voit aussi bien à travers le cristal que s'il n'y avait pas le cristal. En gros, si on enlevait le cristal, on verrait la même chose que s'il y avait le cristal. C'est comme ça qu'Allah Ta'ala veut notre cœur : tellement propre et limpide qu'on peut voir à travers. Parce que le cristal est transparent, normalement.

Et quand Allah Ta'ala parle de "misbah", donc la lampe. Donc, dans "tuqaddu min shajaratin", "sabaha", donc une notion ici de matin. "Misbah", ce n'est pas n'importe quelle lampe. C'est une lampe qui produit une lumière avec laquelle, en fait, on essaie de simuler le jour. D'accord ? Et là, j'ai trouvé ça très beau. Pourquoi ? Parce que si tu as remarqué, l'aya commence par le jour. Quand Allah dit : "Allah est la Lumière des cieux et de la terre", ça parle forcément du jour, parce que la lumière qu'Allah Ta'ala produit, c'est une lumière qu'on ne peut pas éteindre. C'est une lumière qui est naturelle. Donc, c'est par définition, on pense à celle du soleil. Allah est la Lumière des cieux, producteur de lumière naturelle. Et quand Il commence à parler de la niche, et cetera, on voit que là, on est passé côté nuit. Pourquoi est-ce qu'on sait qu'on est passé côté nuit ? Parce qu'il dit que la brillance du cristal ressemble à un astre de grand éclat. Les astres, les étoiles, c'est la nuit qu'on les voit. Je ne sais pas si toi, tu vois des étoiles la journée, mais moi, je n'en vois pas. Donc, c'est la nuit.

Donc, on voit que dans la même aya, Allah est passé. Il nous fait le cycle jour-nuit. On est passé du jour à la nuit dans une seule aya. La nuit, il parle d'une lampe qui essaie d'imiter la lumière du jour. Quand il dit "misbah", c'est trop beau. Parce que quand tu prends le mot "misbah", comme j'ai dit, ça veut dire une lampe qui essaie de simuler le jour. Et Allah Ta'ala parle de cette lampe pendant que l'aya est passée côté nuit. Donc, je trouve ça vraiment très, très, inch'Allah, très précis.

Et ensuite, on va prendre le terme de, comme je disais, "michkat". Mais ça, je l'ai déjà évoqué quand on parlait du fait que la niche, "michkat". Pourquoi, pourquoi parler d'une niche ? Allah aurait pu dire directement une lampe, sans dire qu'elle était incrustée là-bas. Mais là, encore, tu regardes, c'est juste un phénomène physique. Parce qu'une lampe, elle illumine tout autour d'elle. C'est ça la particularité de la lumière, ou d'une lampe. Elle s'illumine elle-même, et elle illumine forcément autour. C'est impossible d'avoir une lampe, et elle s'allume elle-même, et autour, en fait, on voit rien. Elle illumine peut-être pas autant, ça dépend des intensités. Une petite bougie ne va pas illuminer une pièce de 200, 200 m², quoi. D'accord ? Mais on va quand même voir. Et une autre type de lampe, un autre type de lampe va illuminer plus loin. Mais ça illumine quand même autour. On voit quand même un peu autour.

Et donc, quand on regarde ça, ça fait penser au corps. Ça fait penser à ce fameux cœur. Et ce qui est intéressant aussi, c'est que la lumière qui est contenue dans une niche, elle est concentrée dans la niche. Donc, il y a moins d'évaporation de la lumière qui se fait, mais ça continue d'éclairer. C'est comme si la métaphore essaie de nous dire ici que, avant de penser à éclairer autour de toi, parce que de toute façon, si tu as du... tu vas éclairer autour de toi, avant de penser à éclairer autour de toi, tout ce qu'il y a autour de la pièce, donc les gens, et cetera, et bien, la lumière doit d'abord voyager à l'intérieur de toi. Elle doit d'abord te bénéficier à toi. Elle doit voyager à travers tous tes organes, rendre visite à tous tes organes, avant de bénéficier aux gens. Donc, on doit être les premiers bénéficiaires de la lumière qu'Allah nous a donnée. Les premiers bénéficiaires de notre propre lumière.

Et quand il parle du cœur, donc de "zujaja", donc il parle du, du cœur comme d'une matière noble. D'accord ? Comme d'une matière noble qui conserve quelque chose de noble, donc le Iman. Vraiment, ce passage, je trouve que c'est le passage dans le Coran qui parle du cœur de la manière la plus profonde, la plus profonde qui parle du cœur dans le Coran, et bien, c'est cette aya-là. Vraiment, si tu veux, voilà, cette aya, je l'avais même appelée le, c'est le cardiologue. C'est, c'est l'aya cardiologue du corps, du, de tout le Coran. Vraiment, tout le Coran a des effets bénéfiques sur la santé, soit mentale, physique, émotionnelle, et cetera. Mais vraiment, cette aya, c'est, c'est la cardiologue du Coran.

Et le fait qu'on fasse un lien entre la vue, la lumière, le cœur, ici, bah, c'est un gros clin d'œil avec l'aya qui parle de baisser le regard. Que quand ton cœur est propre, finalement, bah, tu vas pouvoir voir la vraie beauté autour de toi. Donc, tout n'est pas dans le regard, en réalité, mais tout est dans le cœur. Si le cœur est pur, la vue va aller avec, et vice-versa.

Et du côté du Coran, qui est décrit comme l'arbre béni, là, je trouve ça intéressant aussi, parce que donc, là, Allah parle d'une lampe qui a besoin d'un combustible, un bon combustible. Et Il assimile le Coran à un arbre ici béni. Donc, ce que je comprends ici, c'est que le Coran, il est fait pour nous rencontrer, et nous sommes faits pour rencontrer le Coran. Et là, pensons à l'arbre. L'arbre, il est, on est d'accord, dans une maison, par exemple, il est en dehors de la maison. Il n'est pas dans notre maison. Il n'est pas encore moins dans notre corps. Le Coran aussi, pareil. Vient de l'extérieur. Ce n'est pas nous qui avons produit le Coran. Le Coran ne vient pas de nous. Il est à l'extérieur de nous, pour cause, même, il descend des cieux. D'accord ? Donc, c'est, c'est céleste, le Coran.

Et quand tu regardes bien, même si les arbres sont en dehors de notre maison, on en a besoin pour bien vivre à l'intérieur. On a besoin de son bois pour se réchauffer, on a besoin de ses feuilles et ses fruits pour consommer, on a besoin de son oxygène aussi, parce que ça produit beaucoup d'oxygène. Et de la même façon, il nous faut ce Coran, qui est extérieur, pour nourrir notre intérieur. Il faut qu'on aille le faire ramener à l'intérieur de nous. Et ici, quand il parle aussi d'une huile de très bonne qualité, l'olivier, il dit qu'il est ni oriental, ni occidental. Là aussi...

Je me suis dit, pourquoi, pourquoi cette notion là, ni orientale, ni occidentale. Donc les tafsir aussi l'expliquent. Et même si tu réfléchis, c'est du bon sens. Regarde l'olivier, donc, qui va produire de l'huile d'olive. L'olivier, quand il est placé à un endroit qui n'est pas assez exposé au soleil, et bien, ça produit une huile de piètre qualité. Si il est exposé, mais pas assez, bah, il y a des parties de l'arbre qui vont produire de l'huile de très bonne qualité, et des parties un peu moins bonnes. Et donc là, Allah parle d'un olivier qui est placé à un endroit qui est constamment exposé au soleil. Du coup, pour pouvoir produire constamment de l'huile de bonne qualité, c'est-à-dire, tout l'arbre produit de l'huile de bonne qualité, il n'y a pas une partie qui l'est, qui l'est, ou qui ne l'est pas.

Et là, si tu regardes, le Coran ne vient pas de ce monde, d'accord. Il ne vient ni de l'Orient, ni de l'Occident, puisque il vient du royaume des cieux. Et ça, c'est, c'est assez impressionnant. Parce que quand tu regardes un arbre qui est placé ni à l'Orient, ni à l'Occident, ça veut dire qu'il est au centre. S'il était à l'Orient, ça veut dire qu'il va bénéficier du soleil tant que le soleil se lève, et quand le soleil va se coucher, il n'en aura pas. Quand le soleil va se relever, c'est l'arbre qui va être de l'autre côté, donc Occident, qui va bénéficier, et ainsi de suite. Alors que si tu le places, cet arbre, ni à l'Orient, ni à l'Occident, et bien, il bénéficie d'une lumière continue, et donc, il produit de l'huile de qualité de manière continue. C'est de cette huile qu'Allah parle, comme pour dire que le Coran, en fait, il ne vient pas ni de l'Orient, ni de l'Occident. Le Coran produit constamment de la bonne qualité chez l'être humain qui le lit, qui le médite, qui l'applique. C'est ça qu'il faut comprendre.

Et cette aya, elle a vraiment des côtés assez miraculeux dans, dans sa structure et dans sa, dans sa précision. Parce que comme je te disais tout à l'heure, quand tu, au fur et à mesure que tu lis la aya, et très vite d'ailleurs, tu vois que la nuit tombe au cours de cette, d'accord. On passe de, donc, on commence à rentrer dans la, dans la nuit. Et donc, la nuit tombe dans les ayas, dans cette aya plutôt. Et avec la lampe dans la niche, dont Allah parle, donc la lampe qui est dans la niche, et bien, c'est comme si dans cette nuit-là, Allah nous donnait la possibilité d'allumer la lumière. Donc littéralement, dans, au cours de la aya, quand la nuit commence à tomber, là, il commence à parler d'une lampe. C'est comme s'il t'avait dit, allume la lampe, d'accord. Allume, interrupteur. J'ai trouvé ça assez beau.

À voir ce qu'on peut comprendre de ça, parce que c'est, c'est pas, il faut pas seulement admirer la beauté des ayas, faut en faire quelque chose. C'est comme si Allah nous disait que pendant les temps obscurs, pendant les épreuves, euh, pendant les, voilà, les épreuves, c'est vraiment notre foi, donc notre cœur qui contient cette foi-là, et bien, il nous sera peut-être plus utile pendant les temps obscurs, pendant les temps difficiles, que, que lorsque les temps sont clairs, quand, il y a la lumière, c'est-à-dire, voilà, on, il n'y a pas d'encombre. Donc vraiment, c'est top.

Et là, j'aimerais te partager aussi une, une dou'a que le Prophète salallah alayhi wa salam, qui accordait, euh, beaucoup de, de considération et prenait très au sérieux, euh, cette notion de lumière. Et donc, est-ce que tu te rappelles la dou'a qu'il faut dire lorsqu'on va à la mosquée ? Donc, si tu te rappelles de cette dou'a, tu vas voir que dans cette dou'a, on parle que de lumière, en fait. On parle que de "Nour". Donc, cette dou'a, dans sa manière complète, c'est : "Ô Allah, fais de moi de la lumière, dans ma vue, de la lumière, dans ma langue, de la lumière, dans mon ouïe, de la lumière, dans ma vue, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en dessous de moi, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi, de la lumière, et mets dans mon âme de la lumière, et intensifie-moi la lumière, et agrandis-moi cette lumière, procure-moi de la lumière, fais de moi de la lumière. Ô Rabb, donne-moi de la lumière, mets dans mes nerfs de la lumière, dans ma chair de la lumière, dans mon sang de la lumière, dans mes cheveux de la lumière, dans ma peau de la lumière, et ainsi de suite." Et il dit vraiment de me dire : "Lumière sur lumière", donc "Nour 'ala Nour", comme Allah Ta'ala dit, lumière sur lumière, quand il, quand il continue la, la aya.

Donc, en fait, c'est trop beau. D'ailleurs, Allah le dit dans, dans la sourate. Après avoir décrit tout cette métaphore, il dit : "Nour 'ala Nour", donc lumière sur lumière. Parce qu'il dit quoi ? Il parle d'une lampe qui, donc, déjà, qui brille. Ensuite, il parle d'un cristal scintillant. Déjà, il y a une forme de lumière. Il dit qu'à l'intérieur, il y a une huile qui semble elle-même éclairée, d'accord, tellement elle est lumineuse. Lumière sur lumière. Parce que lui-même, il a dit au début qu'il était, donc, il parle de la lumière qu'il est Lui, et de la lumière qu'Il nous a fournie, et qu'Il a mis à l'intérieur de nous. Naturellement, tout le monde a un peu de lumière, même un peu naturellement. Même des gens qui ne sont pas musulmans, attention, de penser qu'il n'y a que les musulmans qui ont ça. Allah, quand Il a fait insuffler le Rouh, d'accord, donc cet ange qui vient au 120ème jour dans l'utérus de cette femme, insuffler le Rouh, selon le commandement d'Allah, dans le corps de cet enfant, et bien, le Rouh, Allah le décrit aussi comme une forme de lumière. En plus, le Rouh, c'est une partie qui appartient à Allah. Et bien, tout le monde, alors, a ce Rouh. Tout le monde a cette, à cette lumière.

Comme pour dire que parfois, il y a des personnes qui vont avoir de la lumière, c'est bien allumé, le feu, et bien la, voilà, la bougie, elle prend bien. Il y en a d'autres, leur seule lumière va être à l'état d'incandescence, tu sais, comme vraiment quand l'allumette, là, tu viens juste de l'éteindre, ou bien tu l'as allumé, elle est juste un petit peu orange au bout, elle est pas complètement éteinte, mais elle est pas allumée non plus. Et bien, il y a des personnes qui vivent leur vie comme ça. Ils ont, d'abord, grandi avec cette lumière. Après, suivant la vie qu'ils mènent, la famille dans laquelle ils ont évolué, est-ce qu'on les a bien éduqués, est-ce que, est-ce que, est-ce que, là, ça diminue, mais ça ne s'éteint pas complètement. Et en plus, il se trouve que le récipient en cristal, dont Allah parle, ça vient nous montrer aussi un autre phénomène, c'est que l'air ne rentre pas, vu que c'est fermé, l'air ne rentre pas. Et c'est quand l'air arrive que ça éteint, euh, ça éteint le feu, ça éteint la lumière. Là, il n'y a pas, il n'y a pas cette possibilité, en fait. Donc, comme pour laisser toujours l'espoir à la personne de rallumer la lumière, souffler un peu dessus, d'accord.

Et comment il souffle dessus ? Bah, il doit faire venir la foi dans son cœur. Donc, attention à, à regarder les êtres humains que comme tous des personnes qui ont cette petite lumière à l'intérieur, qui nous demande qu'à être, à souffler pour prendre. Et là, ensuite, je vais aborder quand il parle de l'enque, la aya suivante. Donc, ah oui, dans cette aya, donc la première, Allah dit : "Donc, lumière sur lumière, qui veut vers Sa lumière." Donc, c'est pour ça que j'avais parlé des non-musulmans, dans le sens où vous avez tous un peu de lumière, un minimum, un minimum en face, à l'intérieur. Les seuls qui l'ont pas, c'est, c'est ceux qui, c'est-à-dire, ceux qui vraiment se sont désolidarisés d'Allah complètement. Eux, faut se dire, ils ont pris cette lampe incandescente qu'il avait, qu'il avait peine à s'allumer, ils l'ont pris, ils l'ont trempé dans l'eau, comme pour dire, c'est bon, moi, je veux pas croire. Eux, c'est une catégorie à part. Là, on parle de gens qui, parfois, même ils ne sont pas musulmans, mais ils ont cette lumière. Il suffit de les mettre en contact avec une huile de très bonne qualité, d'un arbre de bonne qualité, par exemple, le Coran, pour qu'ils rentrent en Islam.

Je me rappellerai toujours de ce Ramadan 2022 où une dizaine de sœurs qui sont converties à l'Islam et m'ont contacté sur mes réseaux sociaux, en me disant que, elles ont écouté des parties de mon podcast sur lesquelles elles sont tombées par hasard. Bon, même s'il n'y a pas de hasard. Et elles m'ont dit : "On vous a entendu parler du Coran, on a ressenti une sorte de joie où on s'est dit : mais la parole qu'elle est en train d'expliquer, mais ce n'est pas qu'musulman, ça me parle." Il se trouve que c'était des ayas qui, elles ont vraiment senti qu'on parlait d'elles. Et en fait, "In sha Allah", je leur ai dit, je leur ai répondu ça, alors que rien à voir, je pensais pas à "Sourate Nour". J'aurais dit : "Si vous avez cru, et si vous voulez devenir musulmane, c'est juste que vous avez trouvé la bonne source en fait, pour rallumer le, le feu qui était déjà à l'intérieur de vous." Elles ont été hyper émues d'entendre ça. Et là, je leur ai dit : "Ce que je dis là, ce n'est pas moi qui l'ai inventé, c'est le Coran qui vous a touché qui dit ça."

Regarde les bonnes personnes, lorsqu'elles sont mises en contact avec la bonne source, le bon combustible, la bonne huile, et bien, leur récipient prend le feu, prend, et il finit par croire. Donc, jamais, jamais négliger le poids de la "Da'wah", le poids de dire du bien, de faire du bien, de bien se comporter. On n'est pas obligé de dire : "Le Coran a dit dans telle sourate." Il a, tu peux parler du Coran à travers ton comportement, tu peux faire parler le Coran dans ton comportement. Faut que ça se sente au point où des gens ont envie de s'intéresser, au point où on arrive à une ère où les gens vont arrêter de dire : "Heureusement que j'ai connu l'Islam avant les musulmans, parce que quand on voit les musulmans, ça donne pas envie." Il faut retourner la situation, de se dire : "Les gens rentrent dans l'Islam aussi parce qu'ils ont vu les musulmans." Heureusement, il y en a aussi, mais il faut qu'il y en ait plus.

Donc, là, aya suivante. Allah dit : "Dans des bou'yut, Allah a permis que l'on élève, donc, Son nom, Son nom est évoqué, et là-bas, il glorifie Allah matin et après-midi." Et là, je me suis dit : "Bou'yut", mais il y a le mot "bou'yut" qui revient. Et "bou'yut" est censé être des endroits où on passe la nuit. Et là, les savants disent que quand Allah parle de "bou'yut" ici, il renvoie à la mosquée. Pourquoi mosquée ? Parce qu'il a dit que c'est des endroits où on élève, où on glorifie Son nom. Et il a parlé aussi des moments où on vient prier là-bas. Donc, les savants sont unanimes sur le fait qu'ici, ce sont les mosquées qui sont mentionnées. Et si on regarde bien, la mosquée dans la ville, c'est censé être le point central. La mosquée, c'est censé être le cœur. La mosquée, c'est la cage thoracique, dans notre métaphore, là, tout à l'heure, c'est la cage thoracique. Et c'est le, le "michkat". Pourquoi est-ce que les savants ont dit aussi que c'était la ? Parce que c'est un endroit où il n'y a pas censé y avoir de turpitudes. C'est un endroit où il n'est pas censé y avoir d'influence culturelle ou politique. Bon, là, on ne peut pas dire aujourd'hui ça, parce qu'il y a la mosquée de telle culture, il y a la mosquée de X, il y a la mosquée de Y. On dirait qu'il y a une mosquée par nationalité dans certaines villes, c'est dommage.

Et donc, ce qui est beau dans cette aya aussi, c'est que par rapport au mot "bou'yut", le mot "bou'yut", on a dit que c'est un endroit où on passe la nuit, d'accord. Pourtant, ici, on parle de mosquée. Et donc, un endroit où on passe la nuit, c'est un endroit où on va allumer la lampe. C'est un endroit où on va devoir allumer la lampe, parce qu'il fait nuit. Et la nuit, il n'y a pas le soleil. On sait que la source, donc, une lampe, c'est une lumière. On sait que le Coran, parmi ses synonymes, aussi, c'est lumière. Allah dit : "Et donc, le Nour que Nous avons révélé." Et là, il parle du Coran. Donc, c'est très important ça. Parce que regarde, dans une, une mosquée, ou dans les maisons des gens aussi, mais dans une mosquée, c'est à quel moment de la journée qu'on fait des prières en récitant à voix haute, ou l'imam récite à voix haute ? Ce sont les prières nocturnes et celles du Fajr. Donc, le Sobh, le Maghrib, et le Isha. Alors que Dhuhr, Asr, et bien, on ne les fait pas à voix haute. Et bien, c'est beau ici, pourquoi ? Parce que dans la nuit, on récite le Coran, on élève le Coran, donc on récite à voix haute le Coran, et le Coran est une lumière. Donc, dans la nuit, on allume la lumière, dans des "bou'yut" où on passe la nuit. Je sais pas si tu vois un peu le truc. Des "bou'yut" qui renvoient à la nuit, là où on passe la nuit, la nuit, forcément, c'est obscurité, il y a besoin de lumière. C'est la nuit que, quand on récite le Coran, on peut élever la voix dans la prière. Et c'est dans la mosquée ou dans les foyers qu'on prie, et donc, où on va élever la voix, la nuit, pour allumer la lampe, la nuit, dans ces "bou'yut" où on passe la nuit. Donc, tout ce, tout ce recoupe. La précision du Coran m'impressionnera toujours.

Et dans la suivante, l'avant-dernière de notre passage aujourd'hui, Allah dit : "Dans les maisons, donc, dans ces bou'yut là." Et là, il va parler aux hommes. Il ne parle pas aux hommes dans le sens être humain, aux hommes, puisqu'il dit "rijal", quand il dit "rijal", c'est les hommes au masculin, ce n'est pas les hommes, êtres humains. Et donc, il dit : "Là, normalement, quand on arrive à ce passage-là, les hommes doivent se dire : où sont les hommes ? On parle de nous là, vraiment ça, là, c'est les hommes, vous devez ouvrir grand vos oreilles et vous dire : Allah, Allah parle de nous, Allah nous parle." Et donc, ici, il donne encore d'autres conseils aux hommes, comme un peu pour compléter la aya de baisser le regard, où il s'était plus étalé sur les femmes. Là, il revient sur les hommes. Donc, tu vois qu'Allah, à la fin, est toujours très juste, parce qu'il n'y a pas d'autres ayas comme ça, où il va s'attarder que sur les femmes, d'accord. Donc, ici, il dit : "Les hommes." Et là, c'est très important de penser à, au conseil qu'il donne ici, parce qu'il parle d'un endroit où les gens, où est élevé le nom d'Allah. Donc, un homme qui veut grandir, s'élever, doit aller à la mosquée. Il doit fréquenter les maisons d'Allah, bien plus que pour faire seulement des prières. Ce n'est pas seulement pour la prière, la mosquée. Il y a énormément d'avantages et de "fawa'id", aller à la mosquée, de bienfaits.

Et concentrons-nous sur le mot "rijal". Donc, "rijal". Étymologiquement, tu vois que c'est la racine, donc "rajala", dans "rigel". Il y a "rigil". "Rigil" ça veut dire les pieds. Donc, "rigel", le mot connu pour dire les hommes, tout le monde connaît ce mot. Ça veut dire littéralement, quand on regarde à la racine "rajala", ça veut dire aussi pied. Ça veut dire le fait de laisser son empreinte. Ça veut dire le fait d'être ferme et bien ancré. Et ça parle aussi d'une virilité naturelle. Donc, ça, c'est beau. Comme pour dire que ce sont des gens qui sont fermes dans leur foi, dans leur posture, dans leur caractère, dans ce qu'ils font, dans leurs affaires. Donc, il dit : "Ce sont", donc, il parle de ces "rijal" là, d'accord. Donc, ces hommes-là, ces "qawam" là. Il dit : "Ce sont des 'rijal' que ni le commerce, ni la vente, ne distrait d'invoquer Allah, de faire Salat, et de s'acquitter de la Zakat."

Et là, je me suis dit, moi, je me suis arrêté sur quelque chose. Je me suis dit : "Mais Allah, il a répété deux fois quelque chose qui se ressemble en fait. Il a dit le commerce, donc "tijara", et il a dit la vente." On est d'accord que la vente fait partie du commerce, ce n'est pas que ça, mais ça en fait partie. Je me suis dit : "Mais pourquoi avoir distingué les deux ?" Et là, c'est un peu comme d'autres passages du Coran où Allah va dire : "le mal et la turpitude", comme alors que c'est la même chose. C'est-à-dire, la turpitude est une forme de mal, le mal, c'est la globalité, et dans le mal, il y a la turpitude. Mais quand Allah détache la chose comme ça, c'est pour attirer notre attention dessus. Et là, regarde, regarde bien. Si Allah avait dit seulement que c'est des gens dont, c'est des gens en fait, que le commerce ne distrait pas de la Salat, dans le commerce, il y a quoi ? Il n'y a pas que la vente. Il y a la vente, il y a la publicité, il y a la communication, il y a les factures, il y a le service après-vente, il y a le transport, il y a les fournisseurs, il y a les salariés, et il y a les taxes, il y a les impôts. Tout ça, ça fait partie du commerce. Et la comptabilité aussi, et la vente aussi, en fait.

Et pourquoi Allah ici dit le commerce ? Parce que quelqu'un qui, l'heure de la prière arrive, et il était en train de faire ses fiches de paye, ou bien la comptabilité, tu lui dis : "C'est l'heure de la prière." Il va tout stopper, il va y aller. Parce que c'est un petit peu, ce n'est pas très agréable comme tâche, en fait, l'administratif. Bon, sauf s'il y a des comptables ici qui aiment ça, je ne veux pas vous vexer. Moi, la comptabilité, je trouve ça un peu compliqué. Pareil, négocier avec des fournisseurs, ce n'est pas la partie la plus agréable. Le service après-vente, ce n'est pas la partie la plus agréable. La communication, la publicité, faire des mails, envoyer, ce n'est pas la partie la plus agréable. Donc, très souvent, ça, quand on nous dit de prendre une pause à ce moment-là, on la prend.

Et quand on nous parle de vente, c'est trop beau. C'est, il dit ça parce que dans le commerce, la partie la plus intéressante, la plus juteuse, la plus réjouissante, c'est la partie vente. Parce qu'il y a le monnaie qui arrive avec la vente. La vente donne, en fait, un, un retour. Avec la vente, j'ai mon gain. La vente est la partie la plus agréable dans le commerce. Et c'est de ça qu'Allah parle. Il est en train de dire des gens, des hommes, que ni le commerce, ni la vente, c'est-à-dire, au moment où ils allaient contracter, faire leur chiffre d'affaires, ils s'arrêtent pour aller prier. C'est de ces hommes-là que je parle. Les hommes, les bonhommes, dont je parle. Allah dit : "Les bonhommes, h, dont je parle, c'est eux. Rien ne les distrait de venir me trouver, de venir en rendez-vous avec moi, de faire la Salat, de donner la Zakat." Et là, je me suis dit : "Ah oui, ça, c'est fort. Là, c'est vraiment masterpiece." Les hommes, vous avez là aussi, vous avez du vrai mentoring. Là, les femmes, elles avaient eu leur part, et là, vous, "ma sha Allah", "tabarak Allah".

La partie préférée du commerce, Allah dit même cette partie-là. Et en plus, les hommes sont plus sensibles à ça que les femmes, la vente, le marketing, le business, et cetera. C'est, c'est quelque chose où ils ont des fois plus d'entrain, où ils ont plus de facilité. Et bien, Allah dit : "Même là où il va y avoir le gain, là, il préfère venir prier et donner la Zakat." Et quand tu regardes Salat et Zakat, donc Zakat, c'est hyper juste en Islam, parce qu'Allah nous demande de verser 2,5% de nos biens qu'on est en capacité. Donc, il y a un seuil en plus, ce n'est pas tout le monde. 2,5% de ce que tu possèdes, si tu as atteint le "nissab", pour purifier tout ce que tu possèdes. 2,5%, c'est pas beaucoup, hein. Si seulement nos pays, là, France et tous les autres pays occidentaux, et cetera, appliquaient ça, parce que là, les, les impôts que eux nous donnent, ce n'est pas les impôts, ce n'est pas 2,5%. Malheureusement. Et c'est pour ça que les sociétés ne fonctionnent pas. Si on essaie de faire autre chose que ce qu'Allah fait, ça ne marche pas. Là, si tous les pays appliquaient ça, donc, en gros, ça serait moins d'impôts. On aurait tendance à penser que, ah, ça va être plus compliqué. Et bien, non. La répartition, la bonne répartition des richesses, elle se fait en respectant les préceptes d'Allah. Un jour, peut-être que les habitants de la terre vont le comprendre, ou peut-être qu'ils l'ont compris, mais c'est juste que ça ne les arrange pas dans leur thésaurisation.

Et donc, la Zakat, 2,5% du temps. Donc, Allah te dit de donner. Donc, là, donne de ton argent. Et dans Salat, c'est donne de ton temps. Et c'est deux choses précieuses chez l'être humain : le temps et l'argent. D'ailleurs, qu'est-ce qu'on dit ? "Time is money." Le temps, c'est une richesse, l'argent, c'est une richesse. Et coïncidence, Allah Ta'ala dit dans cette aya, donc, c'est des gens qui n'hésitent même pas à laisser leur commerce et leur vente, leur gains, pour venir accorder du temps, temps, et venir accorder un peu de leur bien pour Salat. Quand on parle de donner un peu de son temps, bah, on ne prie pas pendant 24 heures. Je crois, on a cinq prières obligatoires. Si on part du fait qu'une prière fait en moyenne 5 à 7 minutes, allez, on va prendre la, on va prendre 7 minutes. Si tu regardes 7 minutes dans 24 heures, si tu fais le calcul, tu tombes sur 2,5% de ta journée en terme de temps, comme la Zakat. Donc, Allah te demande 2,5% de ton temps sur 24 heures pour tes prières. Si tu en fais cinq, si tu en fais plus, ce sera plus. Il te demande 2,5% de tes biens qu'Il t'a donné, comme le temps qu'Il t'a donné, pour le donner en Zakat, l'aumône légale. Est-ce que c'est beaucoup en fait ? Il nous demande de donner peu de nos biens, peu de notre temps, et on a encore du mal à le faire. J'arrive pas à comprendre. Et pourtant, c'est, il y a notre félicité dedans. Deux choses hyper importantes qu'on a du mal à faire, alors que Allah nous a donné ces choses en fait. Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas donner un peu de notre temps et un peu de nos biens pour avoir beaucoup plus de la part d'Allah Ta'ala ? Donc, ça, c'est, c'est vraiment à, à méditer.

Il termine en disant que ce sont des gens qui redoutent le jour où les cœurs vont être bouleversés, et les regards aussi vont être bouleversés. Et là, tu vois que cœur est vu, donc les regards reviennent. C'est des gens qui ont conscience de ça, comme pour faire un peu un appel à ce qu'on avait dit avant, quand il fallait baisser le regard. Donc, avec le cœur, le cœur nous sert à voir, à voir tout ce qui est spirituel. Les yeux nous servent à voir tout ce qui est physique. Et bien, un homme, comme Allah le décrit ici, craint les deux. Il craint, il redoute le jour où Allah va questionner les deux. C'est magnifique.

Et donc, la dernière aya de notre partie aujourd'hui, Allah Ta'ala dit : "Afin qu'Allah les récompense." Donc, en parlant de ces gens qui se sont privés finalement de du commerce, de gagner, ils n'ont pas troqué leurs prières, ou regrouper leurs prières pour pouvoir gagner les biens de ce monde. Donc, Allah en échange, il dit : "Qu'Il les récompense de la meilleure des façons pour ce qu'ils ont fait de bien, et Il va leur ajouter de Son Fadle, de Ses grâces." Et Il attribue à qui Il veut, sans compter. Là, c'est beau. Parce que quand il dit "akhsana", donc la meilleure de la meilleure partie de ce qu'ils ont fait, là, je l'avais expliqué aussi dans Sourate Qassas, si tu te rappelles, parce qu'il y a une aya qui lui ressemble. Allah dit ici qu'il va prendre le meilleur de ce que tu as fait. C'est comme si tu as un examen, et tu as un, un coefficient. Et bien, Allah, pour prendre, pour regarder comment il va faire ta moyenne, il va aller chercher la plus haute note que tu as, d'accord, les meilleurs de tes actions, donc la plus haute note que tu as réussi à obtenir. Admettons que cette matière-là, c'était, allez, on va faire comme si on passait le bac, là. Admettons que c'était, je sais pas moi, arts plastiques. On est d'accord que pour un bac S, par exemple, ce n'est pas le coefficient le plus élevé. Et bien, s'il se trouve que tu as eu 18 en arts plastiques, et dans d'autres matières, tu as eu 5/20, ou 10/20, et cetera, il va prendre le coefficient, d'accord, de cette matière-là où tu as eu 18/20, et il va le multiplier, il va en faire un gros coefficient, et il va minimiser les autres coefficients où tu as eu des mauvaises notes. Est-ce que ça, ce n'est pas la preuve de la Rahma d'Allah qui fait ça ? Dans ce monde, tu verras jamais quelqu'un prendre ta meilleure note dans une matière qui a un coefficient 1 ou 2, et le mettre en coefficient 7 ou 9, alors que là où tu as été en coefficient 7 ou 9, tu as eu une mauvaise note. Personne ne te fera ça dans ce monde. Il n'y a qu'Allah Ta'ala qui le fera dans l'au-delà.

Et donc, il dit : "Et Il va leur ajouter de Ses bienfaits, de Sa grâce." Là, on se dit : "Mais c'est déjà très suffisant ce qu'Il a dit, c'est énorme. Tu prends ma meilleure note et tu multiplies par un gros coefficient, c'est déjà énorme. J'ai déjà l'impression même d'avoir limite triché, quoi." Et Il m'ajoute en plus. Et là, c'est, c'est là que tu vois qu'Allah fait preuve de grande Rahma. Parce qu'il y a des gens, leur plus haute note, c'est 18/20. Mais il y a des gens, leur plus haute note, elle est basse, ou elle est moyenne. Et donc, ça ne va pas beaucoup les aider. Il y a des gens, leur plus haute note, elle est négative. Et bien, comme ça risque pour certains d'avoir une note quand même, malgré l'aide d'Allah, malgré le fait qu'Il prend le meilleur de ce qu'ils ont fait, si le meilleur de ce qu'ils ont fait, ce n'est pas top, et bien, ça va être compliqué. Donc, Allah Ta'ala dit : "Je t'ajoute." Et là, je vais t'ajouter de Mon meilleur à Moi. Donc, Il va t'ajouter de Son meilleur à Lui. Et c'est ça qui va multiplier par un coefficient. Il prend un bonus qu'Il t'ajoute. Et tout ça, Il va le prendre pour le multiplier. N'est-ce pas la Rahma d'Allah ? Et c'est beau, parce que là, Il parle de Fadle, Il parle de Sa Rahma, dans ces, dans tous ces ayats là. Et c'est beau, parce que avant, quand Il parlait de Son Fadle et de Sa Rahma, et de ce qu'Il donne, et cetera, et bien, Il en parlait plutôt en disant : "Si ce n'était pas la Rahma d'Allah, si ce n'était pas le Fadle d'Allah, c'est grâce, ce serait compliqué pour vous." Là, quand on arrive à cette aya, on a envie de revenir sur les ayas qu'Il a citées avant, et de dire : "Y Allah, je comprends maintenant. Tu as raison, tu dis la vérité. C'est énorme, en fait."

Là, Il vient nous montrer que si vous prenez en compte Ma lumière, si vous avez compris ce que J'ai dit dans ces ayas de la lumière, vous allez comprendre que tout ce que Je vous ai dit avant, c'était pour votre bien. En attendant noir, que quand Je vous ai parlé de ce "zina", cette mauvaise chose, c'était pour votre bien. Quand J'ai parlé du scandale de ce "ifk", c'était pour votre bien. Quand J'ai commencé à parler aussi de comment se prémunir de ces choses-là, c'était pour votre bien. Quand J'ai parlé du fait de pardonner des sentences, et cetera, c'était pour votre bien. Quand J'ai parlé du fait de s'annoncer, de faire "taslim", quand on arrive chez quelqu'un, de saluer, de préserver les gens. Quand Je vous ai parlé de baisser vos regards, homme, femme, toi, chère femme, quand Je t'ai dit de, quand Je t'ai donné cette tenue qui te permet d'apparaître en société en toute sécurité. Quand Je vous ai parlé aussi de vos couples, et cetera, et du fait de bien traiter les uns les autres. Quand J'ai parlé du fait de faciliter les opportunités de mariage à qui veulent se marier. Tout ça, c'était pour vous. Tout ça, c'était pour vous amener à la lumière. Maintenant que la lumière est allumée, là, Il commence à, à parler avec des ayas où Il parle de gens quand même, qu'ils ont des grands idéaux. Des hommes qui sont prêts à laisser leur commerce pour aller prier, pour aller donner 2,5% de leur temps à Allah, pour qu'Il leur purifie tout le reste. Des gens qui vont donner 2,5% de leurs biens en Zakat, pour purifier tout le reste de leurs biens. Des gens qui ne cessent d'invoquer Allah, qui prient dans les "bou'yut", qui élèvent la voix dans la mosquée en récitant les ayas d'Allah Subhanahu wa Ta'ala. C'est quand même des grandes personnes. Comme pour dire : "Maintenant que la lampe est allumée, j'attends de vous que vous agissiez comme des gens qui marchent dans la lumière, parce que vous avez tous les outils pour."

Donc, c'est vraiment, vraiment magnifique. Parce que là, Il nous montre qu'Il nous met dans de bonnes conditions. Là, quand on arrive ici, on n'a pas de doute sur le fait qu'Allah nous aime. Il veut qu'on réussisse. Tout le monde, même les personnes qui ne sont pas encore musulmanes, ils veulent leur ouvrir la porte. On nous demande si peu pour nous donner si beaucoup. Donc, vraiment, c'est, c'est magnifique. Et en plus, Il dit qu'Il donne sans compter. Compter, c'est beau quand Il dit ça, parce que quand quelqu'un doit vous donner quelque chose de bien, il se met à compter, compter, compter, pour vous donner exactement le montant. Ce n'est pas le même effet que quelqu'un qui dit : "Bah, garde la monnaie." Ce n'est pas la même chose. Allah Ta'ala, Il ne compte pas comme ça. Quand Il veut donner du, du bien, mais quand Il va punir, Il dit qu'Il va leur appliquer le "hisab". Ça veut dire : "Je ne vais pas te punir plus que ce que tu mérites." Mais compte pas sur moi pour les bonus, les bonus, tu oublies, hein. OK. Donc, c'est vraiment beau. Et d'ailleurs, dans les dou'as du Prophète salallah alayhi wa salam, il nous disait de souhaiter ça, de souhaiter d'entrer au Paradis sans "hisab". En gros, qu'Allah Ta'ala ne compte que nos bonnes actions. On sait que ce n'est pas nos actions bonnes ou mauvaises qui vont nous faire entrer ou pas au Paradis. On le sait, c'est la Rahma d'Allah. Et bien, il faut demander à Allah Ta'ala d'entrer au Paradis sans "hisab". En gros, tu passes le radar, c'est comme si tu passais à la police des frontières, on dit : "Vas-y, passe, c'est pas grave." On souhaite qu'Allah nous fasse entrer comme ça, sans qu'on ait besoin d'être là à compter. Ce n'est pas agréable ce jour-là, de compter nos péchés, de compter nos bonnes actions, et de nous donner que la juste mesure. D'ailleurs, il a des savants qui disaient : "Y Allah, je ne te demande pas Ta justice, je te demande Ton Fadle, je te demande Tes largesses. Je ne veux pas que Ta justice. Ce dont j'ai surtout besoin, c'est de Tes largesses." Et ça, ça montre ce que dit cette aya, que Allah Ta'ala, il y a des catégories de personnes, hommes et femmes, à qui Allah va donner sans compter. Il dit : "Avec vous, je ne ferai pas les comptes. Je vais donner, donner, donner, et on va fermer les yeux sur certains manquements que tu as eu. Et vas-y, tu peux passer entre chez toi au Paradis." Qu'Allah nous compte parmi ces gens.

On arrive au terme de cet épisode. J'espère qu'il t'aura plu. Moi, il m'a beaucoup plu. N'oublie pas que tu as un dessin à faire, n'est-ce pas ? Avec le début, donc, de Sourate, de "ayat" Nour. Je commence à être fatigué. Le début de "ayat" Nour, où Allah décrit quelque chose de très visuel. Franchement, tu as de quoi dessiner. Si tu as des enfants, vous pouvez faire un atelier peinture. Face là, je veux voir des dessins. Je veux qu'on m'envoie des dessins. Vous m'envoyez ça sur Instagram, peut-être. Après, si vous me l'envoyez pendant Ramadan, je ne les verrai pas parce que je ne serai pas sur les réseaux. Mais faut m'envoyer des photos. Je veux voir vos, je veux voir vos images. Peut-être qu'un jour, même je ferai un concours, et on va voter le meilleur dessin, il va gagner un grand cadeau, parce que juste parce que c'est une belle aya, et parce qu'il s'agit du Coran. Je te laisse avec, avec ces belles ayas, et on se retrouve pour la suite. Maintenant, la lampe est allumée, et on va pouvoir aborder le reste de la sourate, les autres, jusqu'à la fin, in sha Allah.