Transcription
Mon vrai adversaire là, c'est pas la CAQ. Mon vrai adversaire c'est rendu le cynisme en politique, la déception à l'endroit de ce gouvernement là. J'avais jamais vu ça. Les gens croient là que les politiciens sont tous des menteurs.
Oui, moi j'ai voté pour la CAQ trois fois. Tout ce qui était les valeurs qui pour moi étaient fondamentales, pourquoi j'avais voté pour lui, ils avaient tout trahi.
C'est toute la question de la souveraineté du Québec que le Parti Québécois veut mettre à l'agenda. Moi, je pense que c'est le temps d'abolir des barrières entre le Québec puis les autres provinces, pas d'en ériger d'autres. On peut pas se passer du reste du Canada. Imaginez si le Québec avait été tout seul contre Trump. Les Américains, c'est pas des caves, ils sont aussi intelligents que nous autres. Comment ça qu'il y en a moitié qui a voté pour Trump ? Mon Dieu, il faut se poser la question là. Si ça avait pas été Donald Trump, ça aurait été un autre. Ça aurait même pu être un démocrate parce que les démocrates historiquement étaient beaucoup plus pour les tarifs que les républicains à une autre époque. Trump là, c'est la conséquence. C'est pas la cause.
Tu vas voir, je vais lever ça moi là, c'est pas heavy pour rien. Tu as souffert là ? J'ai plus souffert, ça a enlevé le goût de boire. Quand tu veux, tu peux en boire là. Aïe aïe aïe. C'est ce que tu veux. Tu veux voir comment qu'on a de la misère à lever le verre. Mais à vrai dire, ce que j'aime, c'est que tu aimes les défis. OK. En parlant de défi, ça t'a pris combien de temps venir ici ? 1h30. Puis tu partais de où ? La Val, quand même. Pas si pire, hein, pour faire 50-60 km, peut-être. C'est incroyable, hein. C'est fou. Ça a pas de sens. C'est c'est moi ce qui me fait halluciner. Puis on est en plein milieu du jour. C'est pas comme si on était à l'heure de pointe, là, du tout là. Non, non, on n'est pas le matin, on est en plein après-midi. C'est ça. Fait que tu dis, comment ça se fait que ça prend 1h30 faire 50 km sur une autoroute à Montréal ? C'est pas c'est pas inhabituel, là. C'est non. Tu as pas vraiment d'option parce que peu importe le chemin que tu prends. Non, tu peux pas prendre le pont-tunnel, on s'entend là-dessus. Euh, non, mais c'est hallucinant. Puis ce qui me fait capoter, c'est que j'ai l'impression, tu sais, moi je suis plus à Québec, là, mais j'ai l'impression que les gens de Montréal sont comme immunisés à ça. Sont comme rendus habitués. C'est comme normal qu'on soit toujours pris dans des bouchons. C'est pas normal. C'est pas normal. Normal. Mais ça devient que c'est ton quotidien, puis c'est comme ça. C'est la normalité, mais c'est inacceptable. Puis il y a personne qui chiale, il y a personne de responsable, il y a personne, tout le monde se renvoie la balle. Il y a des élections municipales, ça fait à peine les nouvelles. C'est pas un enjeu. Euh, c'est pas une priorité, on dirait de personne. Mais c'est pas mieux en centre-ville de Montréal, là. Non, c'est encore pire. Mais c'est ça la priorité, c'est les pistes cyclables, tu sais. Puis c'est les des des voies d'autobus. Je je veux pas parler juste de politique là, mais il y a quelque chose de très politique, la guerre à l'auto là. On a parlé de ça longtemps. Moi, j'étais à la radio dans le temps avant de faire la politique, puis le monde disait, oh, c'est quoi ça, la guerre à l'auto, ça existe pas, ça existe pas. Mais là, les gens commencent à réaliser, c'est vrai, les voies où les voitures passent, qui en a de moins en moins, sont de moins en moins larges. Transport en commun empiète de plus en plus, les pistes cyclables empiètent de plus en plus, on élimine du stationnement, tu sais, c'est ça là, c'est de créer artificiellement des goulots d'étranglement. Tu as pas l'impression qu'il y a une résistance, les gens changent pas leurs habitudes, puis on continue de prendre notre voiture. Donc, c'est pas une guerre qui est perdue d'avance. Ben, c'est-à-dire que c'est une guerre qu'à un moment donné, il va falloir que politiquement, on en débatte ouvertement là, parce que je me souviens, il y a quelques années là, quand Luc Ferrand parlait de ça là, puis disait, faut artificiellement créer des bouchons, puis on va les décourager, puis on va les obliger à prendre le transport en commun, puis le transport actif. On regardait ça, puis on pensait que c'était des illuminés, puis il était trois quatre sur le plateau là, mais là, c'est même rendu dans les banlieues, là, c'est rendu ça, à 15, à Laval, c'est rendu ici, c'est rendu au Sud, c'est rendu partout là. Mais tu vois, à Montréal, ce que ça a donné, ça a donné qu'il y a beaucoup de commerces, un qui ont fermé et qu'il y en a plusieurs qui sont partis. Mais c'est sûr, tu pars avec tes pieds, tu sacres ton camp, un moment donné, tu dis, tu peux pas, tu sais, les stationnements là, un commerce que tu élimines les stationnements devant chez eux, ses clients, ils se rendent comment chez vous là ? Euh, tu sais, moi mon chum, il est dans le commerce de détail, là, ses clientes, il arrivent pas en vélo, ils arrivent de 15, 20 km plus loin, ils viendront pas à pied ni en vélo là. Euh, puis il arrive avec les enfants, ils peuvent. Je pense que mon Dieu, je comprends, puis on est tout d'accord là, qu'il faut avoir du transport en commun, puis on est d'accord que le monde qui peut prendre le vélo, puisse prendre leur vélo. Mais à un moment donné, il faut pas empêcher le monde qui ont besoin d'une voiture, puis la guerre à l'auto, faut qu'elle arrête. Puis c'est vrai que sur les espaces de stationnement, c'est vrai sur la les pistes cyclables qui empiètent sur la voie, mais c'est aussi vrai sur la taxe carbone, c'est aussi vrai sur le fait de nous empêcher d'avoir des chars au gaz. C'est il y a une guerre à l'auto partout pour nous contraindre. Tu sais, pourquoi qu'on nous dit là, 2035, tu es obligé d'avoir un char électrique ? OK. Ils l'ont annulé là, là. Ils ont dit 90 %. Ils ont passé de 100 à 90 %. Mais attends, 90 % quand tu as pas 20 % du monde qui veulent ça, et ça pose un petit écart là. Puis le PQ là, qui est en avance d'un sondage présentement, les autres, c'est 2030 qu'ils veulent éliminer les chars à gaz là. Fait que 2030, c'est une main, 5 ans dans l'industrie de l'automobile, c'est rien là. Ouais, mais en même temps, la technologie est peut-être pas rendue là. Il y a ce que tu veux, puis on a vraiment les moyens de ce qu'on veut. Ben, un char électrique, la moyenne du prix, c'est 82 000 pièces. Connais bien du monde que s'ils ont 82 000 pièces à mettre pour un char, là. Bon, fait que ils ont de la misère à payer l'épicerie, ils ont de la misère à payer le loyer. Dire, mon Dieu, c'est bien beau l'idéologie, mais il faut écouter le monde. Le monde est à gorge, comme ça là. Ça, moi, c'est ça qui me fait capoter présentement, c'est de voir quand j'arrive au Parlement à Québec, puis quand je parle à la classe politique, comment ils sont sur une planète. Puis quand j'arrive dans une activité bien ordinaire, en fin de semaine, j'étais allé au Canneberge, j'étais allé récolter canneberge dans le coin de Villeroy. C'est où ? C'est c'est sur le bord de la vigne, là, dans le centre du Québec. Oui, et c'est toute la, c'est la capitale mondiale de la canneberge, il y a c'est le deuxième plus gros producteur de canneberge au monde au Québec, on sait pas ça là, mais c'est une industrie qui est très importante dans le centre du Québec, tu sais. J'étais avec les gars dans le champ, là, les autres, c'est de ça qu'ils me parlent là, c'est, il me parle que là, il faut qu'il achète un nouveau char, puis là, il regarde les prix, puis il me parle de l'épicerie qui arrête pas de monter, puis il me parle de leur hypothèque qui est en train de monter, taux d'intérêt. Nos agriculteurs, à chaque fois les taux d'intérêt, tu sais, c'était, ils ont, ils ont, ils ont pris des des taux il y a 5 ans, 6 ans, ils arrivent à échéance là, comment c'est la différence, comment c'est de ça dont il me parle. Les gars sont à gorge, puis tu arrives au parlement, c'est, oh mon Dieu, c'est épouvantable, ils veulent couper 100 fonctionnaires au ministère de l'Environnement, c'est l'enfer. C'est comme, vous vivez sur quelle planète ? Le, c'est, c'est dur de de combler cet écart là, puis de faire en sorte que le message se rentre, puis c'est, c'est moi, c'est moi, moi je me définis un peu comme un gars que j'ai, mon rôle, en tout cas, je suis un de ceux qui fait ça au Québec, en clairement. On sent que tu es en mission. Oui. Je pensais pas qu'on allait partir là-dessus, mais ça a parti vite là. Je pensais pas que j'arriverais 1h30 plus tard que du moment où je suis parti de Laval. Ben, c'est sûr que ça ça oriente un peu. Oui. Un petit peu, un petit peu de frustration, hein. Mais on a l'impression qu'on parle beaucoup de problèmes et les solutions, on n'a pas l'impression que ça arrive souvent. C'est toujours de quoi qui est récurrent, qu'on repousse en avant, on travaille là-dessus, on crée des comités. Mais sur le terrain, il y a une raison pourquoi, c'est parce que les politiciens, ils ont pas de solution à tout. Faut arrêter de penser que le gouvernement est capable de décider à notre place. La meilleure personne pour gérer ce qui est bon pour toi, pour ta famille, c'est toi-même. Le, tu sais, moi, c'est ma philosophie de vie, puis je pense la philosophie de bien du monde qui nous écoute. Les, tu sais, il y a des affaires que le gouvernement fait aujourd'hui que c'est pas de ses affaires, et tu sais, décider quelle sorte de char tu t'achètes, c'est pas de ses affaires. Je veux dire, c'est ton argent, tu as travaillé fort. Pourquoi qu'il veulent faire ça là-bas ? Ben, pour bien paraître, pour dire qu'on va être les premiers, on va être les leaders du monde au niveau de l'électrification. Écoute, on a perdu 450 millions avec l'autobus électrique parce qu'on voulait être le premier endroit au monde où 100 % du transport scolaire serait électrique. On a investi 450 millions dans un canard boiteux, on a tout perdu. Puis aujourd'hui, on a des gros problèmes de transport là, je pense là. Là, ils ont recommencé là. Mais ce qui est arrivé, c'est que les, ben d'abord, les autobus, il y a eu des problèmes là. Tu sais que ça, il y en a qui ont passé au feu. Les, le prix, c'est trois fois plus cher, c'est 400 000 pièces au lieu de 50 000 là pour un autobus. Euh, les, la, l'autonomie, c'est bien beau le centre-ville de Montréal, mais dans région là, quand dans le fond de Bellechasse là, une run d'autobus là, ça peut être 200 km là. Ils ont autonomie 80-100 km ces autobus là. Euh, après ça, tu as fait que tu as toutes sortes d'enjeux qui ont fait que ça a pas marché, ça a foiré. Mais tu sais, je suis pas contre l'électrification, on va pouvoir y arriver un jour, puis effectivement, on va évoluer vers ça, mais tu sais, la, c'est les politiciens veulent toujours bien paraître, c'est ça qui, je pense que c'est un dénominateur assez commun là, puis bien paraître, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils veulent couper des rubans, puis ils veulent dire, on va être les leaders du monde dans quelque chose, on va être les leaders du monde ici, de pas loin, on va partir une usine de batterie avec Northvolt, on va, on va battre les Chinois sur les batteries d'un char électrique. Ça, nous aussi, ça a pas marché. C'est rien passé là. Quand tu vois ça là, tu as-tu l'impression que tu es le genre de gars qui va amener du renouveau en politique ? C'est-tu vraiment ça ? Penses-tu que tu peux faire une différence ? Moi là, j'ai toujours, toute ma vie là, dans le fond, mon le dénominateur commun, c'est que j'ai toujours voulu euh améliorer les choses. Je pense qu'on est tout, on a comme être humain, on a ça de base, on veut tout améliorer notre sort, du monde autour de nous autres. Et je l'ai fait pendant un bout de temps en politique, en arrière des rideaux. Moi, j'ai commencé comme conseiller politique là, j'ai conseillé différents chefs de parti. Après ça, je suis allé aux médias, pensant que me faire la gueule à la radio, ça faisait plus avancer mes idées. Puis c'est un accident, moi, que je me suis retrouvé chef d'un parti, c'était pas planifié. Ça faisait pas partie de mon plan de carrière. Non, non, non, non. Puis je pensais jamais faire de politique. Même quand j'ai rencontré mon chum, il y a quoi, 12 ans, il m'avait dit, toi, tu vas venir en politique. Mais ouais, tu es malade, toi. J'en ai déjà fait comme conseiller dans politique dans le passé, mais jamais. Puis il m'avait dit, moi, je veux ça, m'intéresse pas. Tu étais avec un politicien ? J'ai dit, non, non, inquiète-toi pas. Tu étais avec le bon gars. Il y a pas de problème. Ton chum, il fait quoi ? Il est designer. C'est un, c'est un designer, vous voyez. C'est un des rares, un des derniers qui reste au Québec qui fabrique encore 100 % de sa production au Québec, euh, puis qui qui pignon sur rue. Fait que mon chum, quand je l'ai rencontré, il m'avait dit ça. Puis moi, j'étais dans ma tête, j'étais, j'étais sincère quand j'ai dit ça, puis c'est arrivé, tu sais. J'étais à la radio, il y avait une crise, j'étais pas d'accord avec la façon dont le gouvernement gérait ça. On était très peu à le dire ouvertement. Euh, puis là, j'étais plus à l'aise aux médias traditionnels pour toutes sortes de raisons internes, c'était difficile parce que rappelle-toi qu'il y a plus personne qui faisait de pub, puis que c'était le gouvernement qui nous payait nos salaires avec des subventions, là. Moi, ça faisait pas partie de ma philosophie non plus. Et euh, là, j'ai, j'ai décidé de quitter les médias traditionnels. Puis là, tu vas rire, mais ce que je voulais faire quand j'ai quitté la radio il y a quelques années, je voulais faire comme, qu'est-ce que tu fais là ? J'avais même loué un local, tout. Je voulais partir mes podcasts, je me suis dit, je vais faire des podcasts, tu sais, ça, quand les médias traditionnels, au début, j'utilisais les réseaux sociaux pour faire, tu sais, pour faire la promotion de mes shows. Puis à la fin, j'étais rendu que je faisais le contraire. Je parlais de mes réseaux sociaux, c'est les réseaux traditionnels parce que j'avais plus de d'auditoire avec mes réseaux sociaux. Fait que je m'étais dit, je, même si je fais pas beaucoup de revenus au début, je vais investir là-dedans, puis je, je vais m'en aller quelque part avec ça. Tu te sentais écouté, puis tu avais une liberté que tu avais plus à radio traditionnelle. Plus, parce que je voyais mes auditeurs à tous les ans, ils vieillissent là, je n'avais plus de nouveaux là, fait que je me disais, ce modèle-là marchera pas longtemps là. Et fait que je voulais faire ça, puis là est arrivé la crise sanitaire là. Adrien Pouliot, qui était chef du parti conservateur à l'époque, c'était un parti qui était à 1 %, c'était pas, il avait 3-400 membres, c'était tout petit. Il a dit, je démissionne, puis on a une réunion, on a parlé de ça, puis celui qui va prendre la relève, c'est toi. Ben, je dîner avec le soir, j'arrive chez à maison, je dis ça à mon chum, il dit, tu es malade. Fait que j'ai appelé Adrien, je dis, oublie ça, mon chum veut rien savoir. Ton chum, en plus, le parti conservateur qui est plus à droite, tu sais, le mouvement LGBTQ qui est plus à gauche. Mon chum, c'est un homme d'affaires, lui, il avait compris à business longtemps, il s'est compté là, les affaires d'LGBT, et cetera. Non, non, il était pas ça, c'est une autre affaire. Les gens pensent que parce qu'on est gai, c'est pas une idéologie, l'orientation sexuelle, hein. Mais pourquoi qu'on dirait qu'ils poussent pour amener ça là ? Ben, c'est ça, c'est comme les femmes, c'est le mouvement féministe. On pense toujours que c'est très à gauche. C'est comme les les autochtones, les communautés culturelles, les, c'est toutes des mythes là. Je veux dire, les chaque individu est libre de penser ce qu'il veut. C'est pas en fonction de ton de ta profession ou de ton sexe, ton orientation sexuelle que tu as nécessairement une idéologie qui va avec. Là, à la base, l'orientation sexuelle, c'est une préférence sexuelle. C'est pas la préférence idéologique. Fait qu'il y a des gens à droite, puis il y a des gens à gauche, puis il y a des gens souverainistes, il y a des fédéralistes, il y a de tout là. Tu as-tu l'impression qu'on essaie de s'approprier ça pour à des fins politiques, pour se faire du du capital politique ? C'est sûr, c'est, c'est des lobbys, tu sais, qui qui parlent au nom des LGBT. Juste le mot, là, comment qu'ils l'ont sorti, un mot de même, ça a fallu comme expliquer ça un jour. Niveau marketing, c'est pas très bon. Mais toi et moi, on n'est pas là pour le dire, plein de lettres à tout, il y a des lettres de plus. Mais le qui pour commencer, que c'est des personnes qui pensent toutes pareil, qui parlent au nom de ces gens-là, puis les gens comme moi, ils parlent jamais au nom de ces gens-là, mais pourtant, je représente bien du monde. Moi, je me promène dans région, c'est sûr que sur le plateau, peut-être moins, dans le village, un peu moins. Mais tu arrives dans région, il y en a partout des gays au Québec, c'est tout le monde. On est en 2025 là, tout le monde trouve que c'est ouvert, puis tout le monde est bien tolérant. On est, c'est normalisé là. Oui. Puis on est un des peuples les plus tolérants au monde par rapport à ça là. Puis ça a pas rapport avec ton milieu social ou ta région, là. Et donc, le, il y en a partout, mais dans région, là, ils sont pas là-dedans. Ils se promènent pas, ils font pas de parade avec un drapeau arc-en-ciel, ces mondes-là, là. Non, non, ils font partie intégrante de la population, la communauté locale. Puis au lieu d'être une fille, c'est un gars avec qui il dort le soir, ça finit là. André, puis connais Oui, fait que ça pas, tu sais, il y a pas de, il y a pas de revendication politique qui viennent avec ça là. C'est tout ce qu'ils veulent, c'est d'être accepté, puis tolérés, puis de de faire partie de la communauté. Pu c'est exactement ce qui se passe dans tes communautés du Québec. Mais toi, la communauté, elle répète, est-ce qu'il te supporte ? Ben, j'en ai même parce que tu es à droite, ils vont pas là. Le lobby, non, pas du tout. Il passe son temps à me critiquer. Mais je serais curieux, c'est une bonne question que tu poses là, parce que je serais curieux de savoir, on l'a jamais fait, de sonder, c'est quoi le pourcentage de gays et de lesbiennes qui votent conservateur, parce que je pense qu'on serait bien surpris. Moi, toutes les rassemblements, il y en a plein, même des des trans dans le parti. J'ai des milliers de trans. Euh, tu sais, la, je veux dire, c'est pas ça, c'est pas une idéologie non plus là, euh, la dysphorie de genre là. Donc, le, les, je, je serais bien curieux de voir c'est quoi le le ratio de gens qui votent pour nous. Puis c'est comment ça a commencé ça. Moi, j'ai écrit un livre là, c'était bien avant. J'étais à l'époque, j'étais dans euh, j'étais dans les médias, puis mon dernier livre, j'ai écrit quatre livres, puis le quatrième, c'était sur l'homosexualité. C'est la fin de l'homosexualité, le dernier gay, parce que je disais qu'au Québec, c'était fini de revendiquer les droits des gays. Là, on est accepté, qu'on continue encore d'ailleurs de faire, on est accepté là, puis ça finit là, là. Je veux dire, c'est pas, on est la société la plus tolérante au monde. On devrait célébrer ça plutôt que demander plus d'affaires. Je vois pas que tu sais, c'est pas, on est rendu dans, puis les affaires de trans, les affaires de Q, X, Y, Z2 plus là, c'est pas des gays là, tu sais, on parle d'autres choses, puis on a tout mélangé ça pour essayer de de justifier des lobbys là. Et fait que j'ai écrit un livre là-dessus, puis quand j'ai fait ma tournée, tu sais, je les salons du livre, tout, tu sais ce que c'est là, ouais. Et là, le monde me voit, puis me parlait des histoires, là, je capotais, puis là, moi, je suis pas psychologue, je suis pas thérapeute là, je suis pas confident. Mais oui, puis là, il venait de me poser des questions, puis il voulait avoir des conseils là-dessus. Moi, je connais rien là-dedans là. Veux dire, c'est pas moi, je connais les politiques publiques, puis l'économie, tu sais, j'ai étudié en sciences politiques, en économie, en administration publique là, je n'ai pas étudié sur ces affaires-là, puis c'était des fois, c'était des, écoute, des histoires là, dresser les cheveux de sa tête, je savais pas quoi lui répondre. Fait que j'ai fait juste deux trois salons du livre. J'ai dit à l'éditeur, je vais arrêter ça, ça marche pas mon affaire. Donc, c'était pas, mais c'était Non, mais c'était pas mettons, l'union, une mère qui arrivait en pleurant qui me disait, ma fille a 12 ans, pas de chum, jamais parlé de gars, je pense qu'elle est lesbienne, qu'est-ce que c'est qu'il faut que je fasse ? Que je dise là ? Un autre qui arrive, qui dit, mon frère, il y a 63 ans, ça, il a jamais été marié, je le sais qu'il est gay, mais on n'a jamais parlé, j'aimerais, écris-moi quelque chose dans ton livre, dédicace, je vais offrir mon ton livre pour que on puisse ouvrir le dialogue, la discussion, que ceux, j'y écoute, peut-être qu'il l'a pas, tu sais, un joueur de hockey qui vient voir moi, tu sais, j'ai un de mes chum, quand on revient là, de la game d'hockey, tu sais, on va se masturber ensemble, mais on est gay, on est straight, on est tous les deux mariés, qu'est-ce que c'est que ça veut dire ? Qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça ? Moi, j'ai aucune idée. Qu'est-ce que c'est ? Tu pensais pas ouvrir une boîte de Pandore comme ça ? Moi, je l'ai parlé de la politique, puis du lobby, je l'ai pas parlé des problèmes. Mais il y a des gens, tu sais, qui ont des réalités différentes, puis là, il, sais, il voyait quelqu'un qui connaissent, puis qui ont, qui ont comme un contact. Je veux dire, quand tu es une personnalité, tu sais, tu sais ce que c'est là, tu sais, le monde vient nous voir, puis nous parle, par exemple, s'ils nous connaissent depuis 20 ans, puis en fait, ils nous connaissent depuis 20 ans, mais nous autres, on les connaît un peu moins là, on les connaît collectivement. Fait que là, ils viennent se confier, puis viennent te poser des questions, puis ils veulent avoir des conseils. Mais j'étais pas, j'étais pas formé. J'ai même consulté un peu parce que je voulais savoir, tu sais, des des spécialistes, des thérapeutes, des gens qui, c'est qui, qui, tu sais, qu'est-ce qu'il faut que je réponde dans des cas comme ça ? Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? Ben, c'est sûr que faut que je leur dise que je suis pas, tu sais, que je les invite justement à consulter. Mais souvent, justement, les référer à quelqu'un d'autre, ou euh, c'est de toujours y aller de de beaucoup les écouter. C'était, c'était beaucoup de leur poser des questions sur le, ils ont besoin, souvent des fois, ils demandent conseil, mais en fait, ils ont besoin d'être entendu, puis ils ont besoin de de ventiler leur réalité. Là, c'était pendant la COVID aussi, j'ai vécu ça un peu. C'était bizarre parce que j'avais fait de la politique toute ma vie, mais pendant la COVID, c'était pas de la politique. Euh, toutes les rassemblements que je faisais, il y avait du monde qui pleurait, qui venait me voir, puis pleurait d'un bras. Et ben, il y a du, il y a du monde qui ont souffert, Hugo là. Euh, il y a du monde qui s'en sont pas encore remis. Tu sais, il y a eu des traumatismes là, on sous-estime, on parle jamais de ça. C'est devenu comme un sujet tabou au Québec aujourd'hui là. Mais il y a des gens qui ont énormément souffert de ce qui s'est passé pendant 2-3 ans, qui ont manqué de socialisation, qui ont été euh isolés, qui ont été exclus, qui ont été rejetés. Euh, il y a des gens pour qui ça a été très, très difficile cette période-là. Puis surtout moi, tu sais, j'étais un des rares qui osait sortir parce que tu à l'époque, tout le monde avait des masques, puis tout le monde restait chez eux. Là, moi, je faisais des rassemblements, puis euh, on respectait la loi, mais tu sais, on s'assoyait, on étirait l'élastique là, puis j'essayais d'avoir le plus de monde possible, puis on voulait, puis euh, les gens venaient, puis souvent là, c'était euh, c'était très difficile. Puis ça aussi là, j'ai, il y a des, il y a des psy qui m'ont aidé pour quoi dire à ces gens-là, puis comment les les conseiller un peu là. Tu as-tu l'impression que d'étirer l'élastique dans cette période-là a contribué à te stigmatiser auprès d'une certaine partie de la population ? C'est sûr. C'est sûr que tu sais, quand tu fais de la politique là, tu peux pas faire plaisir à tout le monde. Euh, moi, j'ai pas fait ça dans un calcul électoral d'aucune espèce de façon. J'ai pas regardé les sondages avant de décider où ce que je m'en allais, puis qu'est-ce que je pensais. Je l'ai fait parce que avant même de savoir que je m'en allais en politique, j'ai commencé à exprimer ce que je pensais. C'est très cohérent avec tout ce que j'ai fait toute ma vie. J'ai toujours défendu les libertés individuelles, la démocratie, puis les droits civiques de tout le monde. Et quand ça a été violé, mais je l'ai dit, puis j'ai dit que je trouvais que c'était un un dangereux précédent qu'on était en train de créer. C'est sûr que même encore aujourd'hui, j'ai des séquelles de ça, il y a beaucoup de gens, particulièrement les personnes âgées, on va se le dire là, qui qui ont eu très peur pour des raisons évidentes parce que c'était le groupe qui était le plus à risque. C'est sûr que ces gens-là, euh, c'est plus, c'est beaucoup plus difficile pour nous autres. Mais en même temps, je pense le temps a donné raison à beaucoup de gens qui disaient, tu sais, faut faut faire attention, faut garder. Tu sais, s'il arrivait encore un événement comme celui-là aujourd'hui, je pense que les gouvernements seraient beaucoup plus prudents avant de d'enfermer le monde. Ils l'ont déjà vécu. Toi, as-tu des séquelles de de cette période-là ? Mais tu sais quoi, moi de faire de la politique, puis de rencontrer du monde, puis lui parler, je faisais des lives du mardi soir à l'époque, je faisais toutes les mardis soirs là, je faisais un live, c'était, écoute, ça ça a atteint des chiffres assez spectaculaires en terme d'écoute là. Euh, pour moi, ça a été comme ma thérapie parce qu'au début, je pensais que j'étais tout seul à être contre ça, puis j'ai commencé à en parler sur les réseaux sociaux, je voyais que j'étais pas tout seul. Là, je dis, mais ça serait le fun qu'on mette même des visages et des noms à ce monde-là. Fait que j'ai commencé à faire des lives, sont en, on est à l'époque où la technologie permet ça de faire ça dans notre sous-sol, puis c'est ce que j'ai fait, puis c'est comme ça que tu sais, je me suis retrouvé à la tête d'un parti qui avait 400 membres, puis on s'est retrouvé 63 000, je suis le parti qui a le plus de membres au Québec, euh, puis on est parti de quelques votes à 530 000, euh, les, puis c'est pas, puis même si la crise est finie, ce qui nous a uni, nous unit encore. C'est-à-dire que tu sais, de défendre les droits individuels. Tu sais, que je viens de te parler par exemple du fait d'acheter un char électrique ou de choisir un char à gaz, tu as fait ton affaire. Ben, ça va dans la même dynamique là. C'est que le gouvernement nous imposera pas des choses. Il peut nous renseigner, il peut nous, il peut nous guider, mais il y a pas à décider pour nous. Et fait la, la question des libertés individuelles, je pense qu'elle est au cœur de mon engagement politique, puis est encore plus pertinente que jamais dans plein d'autres domaines. Durant cette période-là, nos libertés individuelles. Crois-tu qu'elles ont été brimées ? Ben, beaucoup, comme jamais dans l'histoire du Québec là, et le, c'est, c'est, puis ce qui me faisait peur, puis ce qui me fait encore peur, la crise est finie, mais le faux pli est pris, et c'est ça que moi qui me fait peur. C'est moi, je, moi, j'aime pas les gros gouvernements qui décident tout pour les, moi, j'aime les individus libres, et ce qui me fait peur, c'est qu'on a pris un faux pli à ce moment-là, puis là, aujourd'hui, on est des gouvernements qui essaient de plus en plus de contrôler euh les gens, et moi, je déteste ça. Moi, je veux que les gens soient le plus libres possible. Je pense qu'il faut décentraliser, faut ramener le pouvoir le plus proche du citoyen. Euh, puis c'est le père, la mère de famille qui décide au Québec. Là, c'est pas un politicien à Québec qui veut nous imposer ses dictats là. Je pense que c'est pour ça que tu sais, moi, j'aimerais ça qu'en santé, les gens aient le choix entre aller au public ou privé. Quand tu vas acheter ta bouteille de vin, j'aimerais ça que oui, tu peux aller à la SAQ, mais tu peux aller ailleurs. Quand tu vas, tu sais, toutes les choix de base qu'on fait dans, c'est ça vous appartient à vous, ça appartient pas au gouvernement. Présentement, je trouve que on perd beaucoup de ces droits-là. Puis la technologie, c'est une pente glissante par rapport à ça. Tu sais, c'est beaucoup plus facile aujourd'hui de savoir quelle transaction tu as fait financièrement avec ta carte de crédit aujourd'hui, avec ton char, c'est beaucoup plus facile de te suivre, savoir où ce que tu as été. Euh, c'est beaucoup plus, on a la technologie peut être utilisée contre nos libertés pour que quelqu'un au niveau central puisse nous contrôler. Et et ça, moi, ça me fait très peur. On le voit au fédéral. Qu'est-ce qui se passe avec les propositions de loi ? J'ai hâte de voir d'ailleurs, qu'est-ce qui va se passer. Mais pour, je juste venir là-dessus, c'est un paradoxe ça, parce que c'est le fun, ça. La technologie là permet plus de liberté, elle nous permet de nous jaser aujourd'hui, parce que tu sais, il y a 20 ans là, ça aurait pas été possible. Il aurait fallu être dans une station, puis il aurait pas accepté que tout mon genre, ça aurait pas été payant là. Fait que, mais la technologie fait qu'aujourd'hui, ça coûte pas cher à faire, puis il y a bien du monde qui est intéressé, puis qui sont plus dans les médias traditionnels, fait qu'ils nous écoutent. Fait que la technologie a permis une liberté et une diversité, mais en même temps, elle représente une menace parce que le pouvoir peut plus contrôler, puis peut plus interdire comme les projets de loi qui sont discutés présentement. À ta, est-ce que sont en train de mettre le, extrapoler ? Je réfléchis tout. Oui, on n'est pas à l'ère où ce que tout d'un coup cette fameuse liberté là leur ont ouvert les yeux sur une capacité maximisée de pouvoir contrôler encore plus les gens qui le faisaient auparavant. Tu sais, c'est souvent les politiciens, le font pas nécessairement pour des mauvaises raisons là. Ils s'en rendent souvent même pas compte, mais ils arrivent là, puis ils sont entourés de gens qui leur disent, on pourrait, on pourrait réglementer ça. Ah, il y a eu quelqu'un qui est mort d'une telle façon, fait qu'il faudrait empêcher le monde de faire ça au lieu de les responsabiliser. C'est toujours plus facile de dire, on va interdire au monde ou on va les obliger que dire, on va les responsabiliser, on va les informer. Fait la solution facile pour bien paraître politiquement, pour avoir des dividendes, donc des votes, c'est dire, on va les contrôler, et c'est ça qui moi me me fait capoter là, parce que c'est pas ça la solution là. La solution, c'est de laisser le monde s'informer, le monde, puis de laisser le monde ultimement décider. Ouais, mais en même temps, il y a beaucoup de monde qui sont contents parce que s'il s'occupe de toi, tu as pas besoin de le faire. Puis là, l'État s'occupe de toi, à quelque part, ça fait l'affaire de quelques-uns. Oui, mais ça, c'est ça, c'est très dangereux de penser de même. Le jour où tu penses que l'État est mieux placé que toi pour décider pour toi-même, tu es foutu. Parce qu'on a comme l'impression que lorsque c'est gratuit, personne paye. C'est pas vrai, c'est la collectivité qui paye. Puis tu payes souvent beaucoup plus cher que si tu, c'était pas gratuit. Les, il y a plein d'exemples là, mais c'est, c'est flagrant là, tu sais. Il y a pas personne, il y a pas une entreprise privée qui aurait payé 1,1 milliard pour un site web transactionnel comme ça, clic. Il y a jamais, il y a aucune entreprise qui aurait fait ça. Pu ça fait ça, elle aurait fait faillite, c'est le gars qui aurait fait ça, il aurait payé pour ça, il aurait sûrement arrêté avant, probablement bien avant. Fait que tu sais, c'est ça qui arrive. On est dans un système où tout coûte plus cher. Tu sais, même les routes là, mettons que ça coûte 200 millions, quelque chose, puis on en paye 500, qui va être imputable ? Qui va le savoir ? Tu sais, c'est des monopoles. C'est le gouvernement qui.
décide. Il y a plus. On a perdu le puis on levait à commission Charbonneau. Il y en a à une autre époque là. Quand c'est un quand c'est le gouvernement qui décide. Puis c'est c'est vrai dans tout tout. Prenez juste là. Moi, j'ai la chance de dépouiller ça. Je sais que c'est plat à lire là, mais tu lis des fois des rapports puis les contrats du gouvernement puis des affaires quand c'est très détaillé, tu le vois combien ça coûte là. Puis tu compares à attends minute, lui, ils ont fait un abribus, ça a coûté x centaines de milliers de dollars. Tu sais la messe de Longueuil qui disait que ça coûte 1 million un feu de circulation à un coin de rue. Là, je te le confirme parce que ici, ils veulent en faire un et le coût est un million. Ouais, mais Hugo, pensez là, une entreprise privée pourrait mettre des des des lumières sur son terrain, d'après moi, ça coûterait pas un million, ça coûterait pas une fraction de ça. Tu sais, on le gouvernement, le tout ce qui est gouvernemental, on a l'impression que ça coûte toujours trois, quatre, cinq, dix fois plus cher. Puis c'est pas juste une impression, c'est souvent la réalité là. Et ça, ça c'est pour ça que le Québec est en train de s'appauvrir.
Puis au Québec, on fait plus confiance au gouvernement qu'ailleurs sur le continent. Puis moi, je pense que ça explique pourquoi on est en train de prendre du retard, pourquoi qu'économiquement on arrache un peu plus. Tu sais, tu dis que tu veux redonner le pouvoir à la population, mais est-ce que les gens ont les capacités, les connaissances pour pouvoir prendre des décisions éclairées dans tous ces domaines-là ? Les Québécois ont jamais été aussi prêts puis être aussi éclairés qu'ils sont aujourd'hui. Puis pourtant, ils ont jamais été aussi contrôlés. Euh, tu sais, on a une population qui est beaucoup plus scolarisée, beaucoup plus qui qui a un taux de littératie beaucoup plus élevé, qui est qui est beaucoup plus sur les réseaux sociaux, la technologie, qui a accès à plus d'informations que jamais. Euh, les tu sais, les Québécois sont prêts, qui a jamais été aussi bilingue. Euh, je pense qu'on est beaucoup plus ouvert qu'on l'a jamais été. Et pourtant, le gouvernement c'est de nous contrôler comme jamais. Fait moi, je crois pas ça que premièrement, est-ce que le gouvernement c'est un génie altruiste ? C'est c'est un génie qui veut ton bien ? Tu sais, la la question de base qu'il faut que tu te poses là, c'est toujours celle-là. Puis si tu dis non, parce que j'espère que tout le monde dit non là, euh, ben là, c'est quoi son intérêt à ce moment-là par rapport au tiens ? C'est pas toujours, puis ça concorde pas tout le temps. Puis c'est ça qu'il faut que les gens comprennent. Puis c'est puis ça, c'est ma job. C'est la job de ceux et celles qui pensent comme moi là, de de dire ça au monde là.
Mais là, tu mentionnes les Québécois ont jamais été aussi prêts, mais en même temps, ça te prend une heure et demie, tu en viens de la vallée jusqu'à ici, puis tout le monde pense que c'est correct. Personne se plaint, il y a rien qui change. Puis là, je veux pas faire du Montréal-Québec là, parce que mais mais tu sais, pour avoir animé à radio à Québec pendant 10 ans, il y a quelque chose qui marche pas à Montréal. Les c'est pas normal que il y ait personne qui se lève pour dire là, c'est assez. Si on est en pleine élection municipale, ça devrait être le temps là. S'il y a un moment où il y a quelqu'un qui devrait mettre son point sur sa table, dire là, s'il y a toujours bien des mots, dites limite là, c'est présentement là. Puis pourtant, ça arrivera pas, puis ça arrive pas. Puis je comparer à Québec là, pour ceux et celles qui connaissent pas la région de Québec là, moi j'animais à radio, les radios à Québec ont beaucoup plus d'influence qu'à Montréal. Puis il y a toutes sortes de raisons sociologiques, c'est une c'est sûr que c'est une ville plus petite, c'est une ville où il est plus tricoté serré, c'est plus des Québécois francophones de souche, une radio différente aussi. C'est une radio qui est plus c'est plus direct, disons-le comme ça là. Euh, mais nous autres, dès qu'il arrive un problème, ben nous autres, on en parle à radio là. Moi, je faisais deux tribunes téléphoniques par jour, j'ouvrais la ligne là, puis appeler le monde, puis le monde me racontait n'importe quoi là. Et là, puis il y a des écoutes, j'étais j'étais longtemps le show numéro 1 là, fait qu'il y en avait du monde qui écoutait là. Euh, puis il se passait n'importe quoi, le pont de l'Île d'Orléans à bloc là. Moi, j'en parlais, le monde m'appelait. Mon enfant, un bar, moi, je suis de l'autre bar, je trouvais du monde, les aider. Tu vois le genre de radio qu'on fait, des fois, c'était c'était vraiment une radio, tu sais, proche du monde. Mais à Montréal, on dirait que c'est comme toutes des petites communautés une par-dessus l'autre, mais qu'il y a plus personne qui se parle.
Mais toi, tu penses qu'il appelle pas radio ? Mais c'est sûr qu'il y a du monde qui doivent appeler là. Mais comment ça qu'il y a pas de tribune téléphonique comme ça, puis qu'il y a pas de monde qui hurle ? Parce que moi là, je peux dire que moi j'en parlais, mes concurrents des radios de l'autre bar, ils en parlaient parce qu'on se parlait même entre nous autres là, puis on disait là, ça a pas de sens. Puis le maire, son téléphone, il sonnait, puis les députés, ministres, le téléphone sonnait, puis on trouvait une solution là, puis on les recevait en studio, puis on les brassait là. Comment tu peux expliquer une différence entre Québec et Montréal de même ? Les deux sont québécois. Je pense que à Montréal, faut se le dire là, tu d'abord, le français n'est pas dominant dans le sens qu'il y a plusieurs langues, il y a plusieurs communautés, il y a plusieurs backgrounds différents. Le fait que c'est plus gros, les gens se connaissent moins, c'est sûr. Là, fait, je pense que la taille de la ville puis la diversité font que c'est plus facile que il y a personne qui se scandalise ou que les gens qui se scandalisent sont tout seuls dans le char, ils ont pas de pouvoir. C'est ça qui arrive à un moment donné, c'est que tu as l'impression que tu as pas le pouvoir de changer les choses. À Québec, je pense que les citoyens ont encore le sentiment qu'ils peuvent changer de quoi. Ici, je pense que les Montréalais ont comme perdu l'illusion qu'ils peuvent faire quelque chose de positif.
Tu as mentionné quelque chose tantôt qui qui a fait écho là pour moi. Tu as parlé d'écoute. Oui. Est-ce que c'est que les gens ont le sentiment qu'ils peuvent plus changer les choses ou qui ont le sentiment qu'on les écoute plus ? Mais je pense ça va ensemble. C'est-à-dire, tu peux pas changer rien si personne t'écoute. Euh, tu peux, puis c'est, puis tu as raison, c'est ça la base. Le problème, c'est que on a l'impression que c'est comme unidirectionnel. Tu sais, ce qui est le fun aujourd'hui avec les réseaux sociaux, c'est qu'on va savoir une heure après que ça soit en ligne, comment qu'est-ce que le monde pense, puis qu'est-ce qu'il aime, puis qu'est-ce qu'il aime pas. Mais j'ai l'impression que la classe politique, autres, pas de même, ça marche. C'est un c'est un sens unique leur affaire. Puis c'est il y a pas assez d'input. Parce que c'est sûr et certain que tu sais, on peut faire un sondage, on peut aller rencontrer du monde sur la rue. C'est sûr que ce que moi j'ai vécu, attendre une heure dans le trafic, tout le monde veut ça à tous les semaines ou à tous les mois ici là, puis je suis pas tout seul à avoir vécu ça là, j'étais pas tout seul dans le trafic là. Mais comment ça se fait que ça se rend pas nulle part ? Comment fait qu'il y a pas de pression, puis que ça change pas, puis que non seulement ça change pas, mais j'ai l'impression que c'est de pire en pire d'une année à l'autre. On a l'impression que les problèmes s'empilent et il y a pas de il faut trouver. Et la démocratie à la base, c'est supposed to être ça, hein. Tu sais, quand l'écoute là, c'est aussi d'écouter la population. Puis on le fait aux élections dans le sens où chaque vote compte, c'est une façon de t'exprimer, ça aller voter là. Donc on t'écoute une fois aux quatre ans. Ben souvent, malheureusement, c'est comme ça. Ou il t'écoute entre les quatre ans parce que ils ont ils savent que le quatre ans s'en vient, puis ils veulent être élu dans quatre ans. Tu sais, c'est un ou l'autre. C'est correct ça, en fait, d'avoir peur des des sondages, puis de vouloir avoir du feedback de ce que le monde pense là. Puis on a tout ça aussi au niveau technologique, on a toutes les outils aujourd'hui. On est capable de faire des focus groups, on est capable de faire des sondages, on est capable en ligne instantanément de savoir ce que le monde pense sur un sujet. On avait pas ça avant là. Non. Euh, tu sais avant là, moi je je me souviens là, quand j'animais à radio là, on disait quand qu'il y avait les sondages, il appelait ça les BBM dans le temps là. C'était comme on était devant nous autres, on était devant une foule là, puis on faisait un spectacle, on savait pas combien qu'il y avait de monde dans la salle, puis une fois par année, il allumait la lumière, puis là, on voyait combien qu'il y avait de monde en avant de nous autres. Mais aujourd'hui là, tu le sais à la minute combien qu'il y a de monde devant toi. Ça fait, on a la chance de vivre à une époque où c'est beaucoup plus facile de d'agir en fonction de la volonté de la population, puis pourtant, on le fait pas.
On peut être plus réactionnel rapidement. Oui, parce que tu as un feedback rapide. Ce que tu avais pas avant. Mais non. Crois-tu que tu es en mesure d'amener des simples à des problèmes compliqués ? Parce que ces problèmes-là, de la manière qu'on le voit, ça semble être compliqué. Quand je t'écoute parler, ça relativise beaucoup ça là. Écoute, moi mon objectif là, c'est c'est pas c'est pas compliqué là. Le Québec s'est bâti comment ? Il s'est bâti avec du monde qui travaille fort, des pères des mères de famille là, qui prennent le lunch box le matin, puis qui reviennent le soir, puis qui élèvent les enfants comme du monde, puis de génération en génération là, on a bâti quelque chose d'extraordinaire au Québec. On est parti avec rien là. Euh, et il faut revenir à la base. Il faut que ces pères, ces mères de famille là là, on travaille pour le laisser plus d'argent dans poche, arrêter de le prendre 50 % de leur salaire. Arrêter de leur dire quoi faire, arrêter de le leur obliger des monopoles publics, puis exploiter nos ressources. Arrêter d'avoir peur parce que là, on n'a pas parlé de l'environnement encore, mais ça, c'est un autre affaire que on va y aller tantôt, et ça, c'est un autre problème. Mais tu sais, faut arrêter de faire peur aux gens, puis faut les laisser vivre, puis faut leur donner du pouvoir. Faut faut que les gens aient plus de pouvoir. Mon obsession, c'est pas que moi j'ai plus de pouvoir, c'est que les gens en aient plus. C'est ça commence comment ? En laissant plus d'argent dans ton portefeuille pour l'argent que tu gagnes à la sueur de ton front, puis en ayant moins de barrières, moins de lois, moins de règlements pour t'empêcher de faire ce que tu as envie de faire.
Tu sais, en même temps, Lucien Bouchard, il a fait un rapport qui disait que le Québécois travaillait moins fort, puis qu'il travaillait pas assez. Et lucide. On a la chaîne a débarqué un petit peu là. Mais c'est pas étranger ce qu'on vient de dire. Plus tu vas taxer le monde, puis tu vas leur enlever de l'argent quand ils travaillent, puis qu'ils font de l'overtime, moins ils vont en faire. Je c'est mathématique. Plus tu vas dire aux gens que euh, faut augmenter les retraites à partir d'un âge plus bas, mais plus le monde va prendre la retraite de bonheur. On travaille quoi ? 1 an de moins qu' en moyenne que le reste du Canada, 2 ans de moins que les Américains. Mais c'est énorme là, quand tu calcules des millions de personnes là, euh, c'est des millions d'années de travail perdu là. Euh, fait que tu sais, c'est il y a une, on a, on a alimenté un modèle au Québec, puis je pense que le modèle, il est rendu en fin de vie, puis il faut qu'on revienne à la base. Ce modèle-là, il a échoué. S'il était bon, ce modèle-là, il serait imité par les autres. Il y a aucun, il y a personne qui imite notre modèle. Le système de santé, venez pas me dire que c'est un modèle, puis tout le monde va exporter ça partout dans le monde. Là, il y a personne qui vient ici pour apprendre des pour prendre le Québec en exemple là. Il y a pas un chat. Il n'envoie pas des équipes d'Europe pour dire, on pourrait faire comme le Québec. C'est extraordinaire le système de santé. Pas personne qui peut faire ça.
En train de dire qu'on valorise la médiocrité jusqu'à un certain point ? Non, mais on a valorisé un modèle qui favorisait certaines personnes. Puis ce modèle-là, ben, on le voit aujourd'hui là, on a le pire déficit de notre histoire. Jamais le Québec a eu 14 milliards de déficit par année. Jamais nos routes ont été dans un état aussi épouvantable. Jamais notre système de santé, la liste d'attente a été aussi longue. Puis là, et cetera. C'est ça. Je préfère la liste de la journée là. Et je veux dire, on est rendu à un point où ça ne fonctionne pas. Puis comment ça va changer, c'est pas compliqué là. Ce modèle-là, il s'est fait sur le dos des jeunes, tu sais. Parce que quand tu t'endettes, qu'est-ce que tu fais ? Tu prends de l'impôt, des taxes, tu le reportes à tes enfants plutôt que de payer toi-même. Puis pour la première fois au Québec là, il y a une génération qui va vivre plus pauvre que ses parents. C'est la première fois. Depuis que nos ancêtres sont arrivés sur le sol d'Amérique là, toutes les générations faisaient mieux. OK. Là, on a une génération qui va vivre plus pauvre. Les jeunes là, une maison à 5, 6, 700 000 pièces, c'est pas vrai qu'ils vont s'en acheter là. Oublie ça là. Ils ont pas les moyens de faire ça. C'est pas qu'un salaire de 60 000 pièces, tu peux t'acheter une maison à 500 000 là. Fait que le on est en train de d'appauvrir une génération, puis cette génération-là, qu'est-ce qu'elle fait ? Ben, elle se réveille. Comme par hasard, c'est elle qui va être conservatrice. Puis là, le monde dit "Mon Dieu, comment c'est que les jeunes sont réactionnaires ?" Ils sont pas réactionnaires du tout. Ils ont deux yeux en arrière des trous. Ils se disent "Voyons donc, c'est quoi ce modèle-là ? Je vais payer toute ma vie, puis moi, je vais arriver, puis il me restera plus rien." On on a fait un modèle qui est qui les a désavantagés, puis là, ces gens-là commencent à avoir un poids politique. C'est quand ils sont dans le ventre de leur mère, ils votent pas, puis c'est bien correct. Tu peux voter toutes les dates que tu veux, ça apparaît pas aux élections. Mais quand ils sont rendus à 20, 25, 30, 35 ans, euh, là, tu es obligé d'en tenir compte.
Tu crois que revenir à la base va faire en sorte de faire retourner les choses ? Ben, c'est ce qui se passe ailleurs dans le monde. Je veux dire, les tu sais, il y a on le voit là, c'est un peu partout, même au Canada, même au Québec, on le voit qu'il y a un virage à droite qui est en train de se faire. Donc la base, c'est la droite. Ben, c'est la droite. C'est-à-dire, la droite, c'est pas c'est liberté individuelle. C'est c'est on peut appeler ça comme on veut là, mais c'est le gros gouvernement qui décide tout. Ça marche plus là. Excuse-moi de t'interrompre, mais explique-moi c'est quoi ta base, puis que qu'on voit vraiment, c'est pas la droite en tant que telle. C'est quoi les valeurs derrière ça ? Fondamentalement là, c'est de respecter l'individu. La base de ça là, c'est dire, il faut que la personne soit libre de faire ses choix, ses décisions, puis que le gouvernement, il soit là pour l'aider, pour l'accompagner, pas pour décider, pas pour il va y prendre la moitié ou le trois quarts de son salaire. Et c'est ça qui est la grosse différence. Est-ce que vous voulez un gros État qui vous taxe, qui vous impose, puis qui décide, mais qui vous offre des services en retour, souvent malheureusement de pas très bonne qualité, ou vous voulez avoir plus d'argent dans vos poches pour être plus libre de décider pour vous-même ? Pour moi, c'est ça être gauche-droite. C'est sûr que historiquement, il y a eu des divisions morales, puis il y a eu des divisions, mais c'est au Québec, on n'est pas là tout là. Le au Québec, c'est de savoir, on a mis en place dans les années 60, ça fait pas ça fait pas 100 ans là, dans les années 60 au Québec, on a mis ce qu'on a appelé l'État-providence sur pied là, he. C'est un gouvernement qui intervient beaucoup dans l'économie, euh, puis c'est un gouvernement qui est très interventionniste, puis on a qui taxe beaucoup, évidemment, puis tranquillement, notre fonction publique s'est mis à grossir. Ça a fonctionné un bout, par exemple. Ça a fonctionné un bout jusqu'à tant que ceux à qui on a pelleté la facture se ramassent avec la facture, puis ils se ramassent qu'ils ont moins pour, ils en reçoivent moins que ce qu'ils donnent. Parce que ça a marché tant et aussi longtemps que ceux qui mettaient ça en place en profitaient plus que ce qu'il payaient pour. Mais là, on est rendu que la bascule est rendue de l'autre bord. Les jeunes, ils se rendent compte que le système de santé là, il coûte très très cher. Ils vont payer très très cher. Les autres quand ils vont avoir besoin dans 30, 40, 50 ans. Pas sûr qu'on va avoir les moyens de se le payer encore là. Fait que c'est le modèle marche plus.
Tu sais, tu me décris ta base, ça se ressemble beaucoup à ce qu'on retrouve avec le Parti conservateur au fédéral avec Poilievre. Avec Poilievre, oui. Mais il y a beaucoup plus de succès de son côté que vous n'avez au Québec. Puis vous travaillez pas nécessairement vraiment. Mais d'abord, Pierre Poilievre, il y a beaucoup plus de succès au Canada qu'au Québec. On va le Québec historiquement là, c'est peut-être, puis là, c'est je veux pas faire de de sociologie à deux scènes, mais tu sais, on a un passé catholique très fort au Québec. L'église a longtemps été très présente, puis on a d'ailleurs remplacé la religion par la politique, mais on a remplacé l'église catholique par l'État québécois, tu sais, puis c'est ça qui est arrivé, c'est qu'on a fait qu'encore quelqu'un qui contrôle, qui dirige, puis qui donne au lieu de plus à Dieu. Aujourd'hui, ça taxe, ça coûte pas mal plus cher, mais on a dit la dîme à l'époque. C'est ça. Fait que, on a ça a été, c'est un peu ce qui est arrivé. Puis au Canada anglais, il y a plus de diversité, c'était plus, c'était plus contesté ce modèle-là, fait qu'il y a ça que c'est vrai. La deuxième chose que je veux dire par rapport à Pierre Poilievre, c'est que il vient d'avoir une élection partielle dans la circonscription de Portneuf, où j'ai été candidat. C'est la première fois que Pierre Poilievre est sorti publiquement m'appuyer à quelques occasions. Il y a un des députés locaux même qui m'a appuyé pendant ma campagne. Les relations se sont beaucoup améliorées avec les conservateurs fédéraux.
Pour le mieux ou pour le nuit ? À court terme, je le sais pas. À long terme, je suis convaincu que c'est c'est très positif. Euh, les c'est toujours dur à évaluer ces affaires-là, hein. C'est la personne quand qu'elle va voter pour parce qu'il y en a un qui t'a appuyé ou qui t'a pas appuyé là. Euh, mais le la relation avec le Parti conservateur du Canada pour moi est importante dans le sens où il y a une cohérence idéologique. Tu sais, comme par exemple, il y a deux semaines, Daniel Smith, la première ministre de l'Alberta, était à Montréal. Euh, je suis allé la rencontrer, je suis allé après ça à son dîner le lendemain qu'elle a donné à à la Chambre de commerce de Montréal.
Et comment dans la vraie vie ? Ben, écoute, c'est une fille que je connais depuis que je suis étudiant, parce que ouais, j'étais euh, je travaillais pour l'Institut Fraser. C'est un institut, c'est un institut de recherche économique. Euh, j'avais fait un stage à Vancouver, puis elle aussi, fait que je l'ai connue, j'étais dans la jeune vingtaine. Et puis on toutes nos vies, on s'est suivi parce que elle a fait de la politique, moi aussi je l'ai faite. Elle a fait de la radio, elle a été une animatrice de radio en Alberta. Pendant que moi, j'étais un animateur de radio au Québec, on a été éditorialiste toutes les deux dans des médias au Canada anglais, par j'ai fait ça au National Post pendant un bout de temps. J'ai travaillé dans les médias de Sun News au Canada anglais aussi. Fait que, on s'est on s'est toujours croisé, puis là, nos vies se recroisent. On est rendu toutes les deux chefs d'un parti conservateur de notre province respective. Et c'est quand même, c'est quand même drôle comme cheminement là. C'est très drôle. Puis c'est une fille que j'admire beaucoup, qui a du guts. On peut être d'accord ou pas avec ses idées là. La politique, c'est ça là. Mais euh, on peut pas dire qu'elle est pas déterminée, puis qu'elle change pas les choses dans son dans son coin de pays. Euh, elle a surtout plus de succès parce qu'on va se le dire. Ouais, il a beaucoup de succès chez elle.
Tu as pas choisi le cheval de bataille le plus facile ici, là ? Non, non, c'est ça. Tu sais, pour un agriculteur, moi je suis plus dans le sable, puis elle est plus dans la terre noire. On va dire ça pour pour planter des idées conservatrices.
Comment tu fais à rester motivé pour continuer ? Parce que la dernière défaite, je crois que ça a dû faire mal. Je l'ai quand même suivi. Ça a été très médiatisé. Ça t'intéresse quand même la politique, hein ? Oui, ça m'intéresse. Je pense que c'est important. Qu'est-ce qui t'intéresse ? Ben, tu l'as mentionné tantôt. Je pense que comme citoyen, on a le droit de vote. Puis ce droit-là, c'est ça la démocratie. Ça nous donne le droit de savoir qu'est-ce qui se passe, puis où est-ce qu'on s'en va. Non, on obtient le parti et tout ça parce que ça reste, c'est nous autres qui payons, c'est nos impôts. Puis il vient chercher de l'argent dans nos poches. Fait que j'aime ça savoir où est-ce qu'elle s'en va cet argent-là.
Puis là, mais c'est clair que à Portneuf, c'était intéressant parce qu'il y avait une montée Oui. de ton mouvement. Tu t'es déplacé, tu t'es en allé là-bas. Ouais. Euh, ça semblait aller pas mal bien, puis m'emmener. Mais on a comme senti que le vent tournait de bord vers la fin. Là, on est passé de 24 à 35 %. On est quand même monté de 11 points, hein. Ça pour nous autres, c'est une belle progression là. Euh, mais on a effectivement pas gagné. C'est toujours des victoires morales. Tu as fait du sport, des fois des victoires morales, c'est c'est le fun là, mais tu as d'avoir des médailles des fois. Fait d'avoir une. Oui, c'est le fun d'en gagner, des trophées là. Et puis là, ben, écoute, le trophée, faut que ça soit en octobre l'an prochain là. Et donc, ça a été ça a été difficile le soir de la défaite. J'ai trouvé ça tough parce que je pensais vraiment qu'on gagnait. Euh, puis je me disais, tu sais, il y a tu travailles tellement fort pendant plusieurs mois, puis j'ai beau repasser tous les scénarios dans ma tête, puis je me dis, qu'est-ce que j'aurais pu faire de différent pour pour avoir un résultat différent, puis je réussis pas à le trouver. C'est c'est ça qui est dur à à accepter.
Là, je me tu sais, je me suis donné là, tu as pas idée Hugo. Là, j'étais le matin, je commençais de bonheur, j'étais dans le truck stop avec les gars à parler, à manger des œufs puis du bacon. Toute la journée, je suis rencontré des organismes. Le soir, l'après-midi, j'étais dans le porte-à-porte. Le soir, je fais des assemblées de cuisine à 15, 20 personnes dans tous les villages. Euh, j'ai gagné 14 des 16 villages. Euh, j'ai vraiment tout fait là. Ce que tu sais ce qu'il faut faire pendant des mois. Donc, c'est pas d'un village que ça s'est joué. C'est Victo. Et c'est ça, c'est c'est plus c'est ça qui est difficile parce que comme je te l'ai dit tantôt, notre vote est plus jeune, et quand ton vote est plus jeune, ce que ça donne, c'est qu'il est plus visible. Et le fait que le vote visible, on l'a gagné, fait quand tu allais dans des activités, tu sais, j'allais voir un match de baseball, mais là, tout le monde votait pour nous autres là, fait que là, tu sais, tout le monde, le monde se mettait en ligne, prendre des selfies avec moi là, ça allait bien mon affaire là, fait que là, tu as l'impression que tu passes la gratte là. Tu le vois pas qu'il y a une tour de personnes qui sont 200 qui dorment à côté, puis les autres vont tout voter contre toi. Mais le fait que les c'est ça qui était dur, c'est que c'était pas visible, euh, puis que même les médias qui venaient, ils pensaient tout que je gagnais parce qu'ils voyaient le monde dans la rue, puis ils voyaient bien qu'il y avait quelque chose qui se passait. Et euh, mais le le le le c'est ça, quand qu'on est arrivé, qu'on a compté les votes là, on a eu une méchante surprise là. Ouais, ça c'est sûr que ça fait quand tu as l'impression, tu as un son de cloche, puis au final, ça allait pas dans le sens que tu pensais. Quand tu pourrais reprendre une analogie de toi là, tu sais, quand tu as un jeu, tu penses que tu gagnes, puis que lui, il décide que c'est l'autre, tu comprends pas pourquoi. Tu as l'impression tout le long que ça l'a super bien. C'est dur à c'est plus dur à absorber là. C'est pour ça que ça la performance, c'est le plus fort qui gagne, c'est pas basé sur le, je pas basé sur un juge. Mais il y a des sports où c'est le juge là.
Ouais, mais tu as-tu l'impression qu'à quelque part, tu fais peur avec ton parti ? Parce que ça m'a donné un peu l'impression plus de l'extérieur là-bas qu'à un moment donné, ils ont senti qu'il y avait un momentum, parce que c'est la manière aussi que c'est couvert par les médias. Et puis que tout d'un coup, on a vraiment travaillé fort parce que tu es quand même chef de ton parti. Ils se sont tous regroupés, hein. C'est ça qui est arrivé. Tu as raison, la peur. Mais premièrement, toutes les tous ceux qui proposent un changement font peur. C'est c'est vrai dans toutes les parties, toutes les politiques, toutes les idées. Ceux qui défendent le statu quo, ils font toujours moins peur que ceux qui proposent un changement. C'est c'est normal. Le changement fait peur à la base, tu sais, dans un milieu de travail, dans une relation de couple, dans dans toute, dans la vie, on est des êtres, on est confortable dans le statu quo, on la le changement, c'est toujours, il y a toujours un élément d'incertitude un peu.
Oui, mais c'est bon d'avoir des du monde qui amène des idées de changement pour nous faire réfléchir, avoir une réflexion pour savoir où est-ce qu'on s'en va, les alignements, puis des fois adapter les choses. Je vois pas ça nécessairement d'un mauvais œil d'avoir de la compétition. Non, moi non plus, mais je te dis juste qu'il y en a des gens qui ont peur. Fait qu'est-ce que ça a fait ? C'est qu'on avait quatre adversaires. 35 %, normalement j'aurais dû gagner. On avait quatre adversaires. Québec solidaire, par exemple, sont passés de 9 à 1 %. Ils sont où ce monde-là ? Ils sont pas venus chez nous là, on de l'autre bord, parce que ils ont dit "Là, du PQ va gagner, faut le bloquer." OK, fait qu'ils sont tous bouché le nez, puis ont voté pour le PQ. La CAC est passée de 52 à 7. Il y a une partie qui est venue chez nous, mais ils sont beaucoup allés au PQ. Les libéraux, ils étaient à deux semaines avant, ils étaient à 15, ils ont fini à 9. Fait que tu sais, ils se sont tous mis, ils ont tout dit là, il quand ils ont vu que c'était le PQ qui avait une chance de me battre, ils se sont tous bouché le nez, puis ont voté PQ. Fait que ça, c'est sûr que c'est un c'est un phénomène. Mais à une élection partielle, ça peut se passer. À une élection générale, ça peut pas se passer. Parce que là, tu les gens, ils je serai pas candidat dans 125 comtés là, tu comprends que c'est pas c'est pas moi qui va être le candidat. Fait que puis les chaque parti va vouloir que son monde vote pour lui là. Il voudra pas qu'il aille voter pour l'autre pour empêcher le Parti conservateur de gagner. Là, ça s'en vient, c'est l'année prochaine.
Oui, il reste moins d'un an. Le mode de scrutin. Oui. Tu en penses quoi ? Ben, c'est sûr que nous autres, on a eu 530 000 électeurs qui ont voté pour nous, plus qu'un électeur sur 8 qui a voté conservateur, puis on a zéro députés sur 125. Fait que mathématiquement, ça marche pas. OK. Fait que le mode de scrutin, il est mauvais. Et le puis, c'est la pire distorsion dans l'histoire du Québec. C'est jamais arrivé qu'il y a autant de monde qui vote pour un parti, puis qu'on se ramasse même pas avec un siège. Euh, c'est c'est ça s'est jamais vu. Il y avait combien de personnes qui ont voté pour Québec solidaire ? OK, on était Québec solidaire, le Parti libéral, le Parti québécois, Parti conservateur du Québec, on était toutes entre 530 et 600 000. On on a on a eu les quatre partis, on a eu à peu près le même vote. Puis le Parti libéral, il y a eu beaucoup plus de votes. Puis on finit l'opposition officielle avec 21 députés parce que autres leur votes étaient concentrés, était plus dans des comtés anglophones à Montréal. Fait que autres, ils gagnaient des comtés même s'il était très impopulaire dans les comtés francophones. Euh, puis Québec solidaire, c'était plus les centres-villes, tu sais, Montréal, Québec, un à Sherbrooke, puis euh, puis le Parti québécois, il y a eu le même problème que nous autres, sont montés. Et s'il y en a un des trois, c'est parce que il y a une fille qui a volé des dépliants de Québec solidaire parce que Paul Saint-Pierre Plamondon passait pas là. Fait que le fait, tu sais, le le mode de scrutin, il y a un problème. Euh, le ben, il faut le réformer. Ça fait des années qu'on le dit. René Lévesque a fait campagne là-dessus à une autre époque. Présentement, Justin Trudeau a fait campagne là-dessus à Ottawa, il a été élu, il l'a pas changé, puis François Legault faisait campagne, il avait même promis, il avait même signé un engagement solennel que c'était la dernière élection qu'on votait avec le mode de scrutin actuel. L'a pas fait non plus. Puis tu pourquoi qu'il l'a pas fait ? C'est parce que quand tu arrives au pouvoir, tu trouves que le mode de scrutin, finalement, il est pas si pire parce que tu es au pouvoir. Non, mais toi là, tu vas-tu réformer les la la le sport, puis la façon d'évaluer le sport quand tu viens de gagner la compétition, ou c'est quand tu perds que tu te poses des questions ? Fait que puis c'est ce que j'ai dit à ma gangue, parce que moi, j'ai pas pris position là-dessus aux élections. OK. J'ai dit, moi le mode de scrutin, j'en parle pas parce que tous ceux qui en parlent, ils l'ont fait parce que ceux qui ils disent, ils font le contraire quand ils arrivent au pouvoir. Je veux pas être celui-là. Fait que quand ma gangue sont arrivés en congrès l'année d'après en 2023, puis ont dit, on veut adopter un mode de scrutin proportionnel, plus ben plus proportionnel, mode de scrutin mixte, j'ai dit, ok, si vous voulez faire ça, vous allez voter, puis ça, c'est bien correct, mais je vous le dis là, un coup qu'il y en a une gangue dans vous autres qui va être rendu député, qui vont être élus, puis ils vont dire, mais finalement, moi, je veux pas perdre mon comté, puis finalement, il était bien bon le mode de scrutin, puis j'ai réussi à gagner, puis c'est grâce à moi, puis il faut plus changer ça. Je suis pas vrai que vous allez me faire faire le clown. Je vais faire comme tous les autres, je vais revirer de bord, je vais commencer à dire le contraire de ce que je disais en élection. Là, que là, je dis là, gar que vous soyez conscient là, que moi, j'ai même pas voté. J'ai dit, là, vous votez ce que vous voulez, mais je vous avertis, si vous votez ça, on revient plus de bord. Fait que puis ont voté que ça va être, ils ont voté pour un mode de scrutin, c'est-à-dire, c'est un système mixte, il y aurait une partie des députés qui seraient élus comme qu'on est présentement, mettons, comme les les circonscriptions fédérales, mettons, on a 75, il y en a 50 qui seraient élus à la proportionnelle régionale.
Tu trouverais pas ça plus transparent ? De ben, là, c'est ça que tu vas faire. C'est là-dessus que vous allez.
Voter, puis c'est ça que tu vas emmener dans ton programme. Oui. OK. Donc, les gens vont savoir qu'en votant conservateur, c'est ça qui s'en vient, et tu vas respecter ta parole. J'ai rien inventé là. C'est la position du Parti Québécois, de Québec solidaire, de la CAQ. La CAQ a même déposé un projet de loi pour ça. Tu savais-tu ça ? Ils ont, ils, parce que là, c'est ce que c'est la twist qu'ils ont pris ces écuries. Ils ont, ils ont dit, oh ben, on s'était engagé à présenter un projet de loi, on n'a jamais dit qu'on allait l'adopter. Fait qu'ils l'ont juste présenté, puis ont jamais voulu voter. Ouais, on appelle ça se faire rouler dans la farine comme faut.
Sais les sondages là. Oui. Suite à ça, parce que la politique cette année, je pense qu'on entend parler pas mal des élections l'an prochain. On sent qu'il y a comme un virement de cap un peu qui se passe avec la CAQ. Penses-tu un peu ? Moi, je pense, c'est le plus gros virement probablement qu'on aura jamais vu en politique québécoise. C'est s'il y avait une élection aujourd'hui, il y aurait pu un député là. Euh, quand est-ce qu'on a vu ça ? De passer de 90 à 0. On n'est pas rendu à l'année prochaine. Non, mais ça, je vois, je vois pas beaucoup d'embellies à l'horizon pour monsieur Legault là. Euh, puis tu sais, j'ai fait beaucoup de porte-à-porte cet été là, tu l'as dit là, j'étais en élection partielle, puis je le sentais à toutes les portes là. Artabaska, faut que tu saches que c'était la circonscription à plusieurs égards qui était la numéro 1 pour la CAQ. C'était là qu'il y avait le plus de membres, qui ramassait le plus d'argent en campagne de financement, puis qui avait de très forts pourcentages. Puis c'est quoi ? C'est pas pour rien, ils ont eu 60 % en 2018, 52 en 2022. 60 % c'est énorme là. Puis ils ont fini à 7 cette année. Euh, puis je le sentais à toutes les portes. La déception à l'endroit de ce gouvernement-là. Moi, j'ai fait de la politique toute ma vie, soit comme citoyen, soit comme conseiller, ou comme politicien. J'avais jamais vu ça. Euh, j'ai même dit à mon adversaire, que c'était pas négatif. C'était pas méchant quand je lui ai dit ça. Puis je pense qu'il a compris. J'ai mieux de pas faire de porte. Fais pas de porte-à-porte. C'est, c'est, j'ai sérieusement là, c'est pour ta santé, pour ta santé mentale là. Va pas là là, si c'est le monde est enragé là. Les, il y a, il y a une grogne très forte. Beaucoup de citoyens se sentent trahis par leur gouvernement à l'heure actuelle. Puis le, puis mon vrai adversaire là, c'est pas la CAQ. Mon vrai adversaire, c'est rendu le cynisme en politique. Parce que le monde là, ils ont l'impression que la classe politique, c'est tout des pourris, puis que c'est tout des menteurs. Parce qu'on s'est tellement fait mentir, que il, les gens ne pourraient plus, même si c'est pas le même parti, même si c'est pas le même gars.
Il y a beaucoup de déception. Mais je vais faire un parallèle boiteux. Oui. Si tu vois, il y a pas beaucoup de lumière pour la CAQ. Mais l'an dernier au fédéral, les libéraux, ça allait vraiment pas bien. On s'attendait pratiquement à ce qu'il disparaisse, puis ont presque eu un gouvernement majoritaire. Tu as tout à fait raison. Mais il est quand même arrivé des changements majeurs. Ils ont eu Mark Carney, il y a eu, il y a une conjoncture. Le Parti libéral du Canada aussi, c'est une institution. C'est le Parti libéral du Canada peut pas disparaître là. Dire, ils ont une base historique que la CAQ n'a pas, tu sais. La CAQ, c'est quand même un parti, c'est le parti François Legault là. Euh, ça existait pas avant, puis ça existera probablement pas après là. Et donc, c'est pas, c'est pas tout à fait la même comparaison. Puis je pense la CAQ, je regarde le conseil des ministres, je vois pas de Mark Carney là autour de Legault là. Fait que le, je pense que ça va être beaucoup plus difficile pour eux que ça a pu l'être pour les libéraux fédéraux.
C'est Carney ou c'est notre chum l'autre bar qui a changé la donne ? C'est sûr que l'arrivée de Donald Trump, ça a créé une dynamique politique très différente. Puis ça va changer la donne au Québec aussi. Là, on parle de ce que ça a changé au fédéral là. Puis, c'est toute la question de la souveraineté du Québec que le Parti Québécois veut mettre à l'agenda. C'est Paul Saint-Pierre Plamondon s'est engagé à faire un référendum très rapidement au premier mandat là. Fait que dès qu'il est élu, il part en campagne référendaire. Euh, on sait pas combien de temps qu'elle va durer, mais il a dit qu'il mettrait même les ressources de l'État pour le camp du Oui. Puis lui, il veut y aller all in là. Ben, dans un contexte où on est en guerre tarifaire, c'est plus juste avec Trump là. Moi, je pense que même si Trump s'en va demain matin, puis que les démocrates gagnent la prochaine élection présidentielle aux États-Unis, on va être dans une dynamique de guerre tarifaire. Ça reviendra pas comme ça. Ça reviendra plus comme avant. Faut arrêter de penser. C'est une nouvelle réalité là. C'est pas juste un, c'est pas un accident qui va durer quelques mois ou quelques années là. Puis on a notre responsabilité là-dedans. On en reparlera si tu veux. Mais par rapport à l'indépendance du Québec, je pense que ça va jouer un grand rôle. Parce que on est à une époque où nos entreprises ont besoin d'exporter. Euh, nos travailleurs dépendent de ça. Là, on est le marché américain est de plus en plus bloqué. On a de plus en plus besoin du marché canadien. C'est de loin notre principal partenaire économique. Moi, je pense que c'est le temps d'abolir des barrières entre le Québec puis les autres provinces. Pas d'en ériger d'autres. Je pense qu'il faut faciliter le commerce avec le reste du Canada. Euh, puis j'ai l'impression que le mouvement indépendantiste va exactement à l'inverse. J'ai l'impression que tout ce qui s'est passé aux États-Unis, ça l'a raffermi un peu l'identité canadienne. Dans le sens où il y a deux, il y a deux vecteurs qui jouent pour le Canada, c'est le sport, parce que tu sais, Team Canada, on est tout, on est jamais souverainiste quand il y a une game du Canada contre n'importe qui. Et deuxièmement, c'est quand il y a une guerre tarifaire. Je pense qu'on a tous été canadiens dans ce qui s'est passé avec les Américains. Dans le sens où on s'est, on s'est solidarisé, puis on s'est dit, on a besoin du Canada, on peut pas se passer du reste du Canada tout seul. Imaginez si le Québec avait été tout seul contre Trump là. Fait que tu sais, ce réflexe-là, il est très présent, puis je pense qu'il va jouer beaucoup par rapport à nous empêcher d'avoir le débat référendaire. Je pense que ça sera pas à l'ordre du jour. Je pense qu'il y a pas l'appétit, il n'est pas là. Les sondages le confirment encore récemment.
Ouais, mais en même temps, son programme est basé là-dessus. Mais c'est quoi, puis là, ça revient un peu au problème de la distorsion démocratique qu'on parlait tantôt, c'est que gagner avec 35 % du vote là, tu peux gagner une élection au Québec, puis être gouvernement majoritaire parce qu'il y a cinq partis. Mais 35 % du vote là, tu fais pic-pic d'un référendum, tu fais le pire score ever. C'est, c'est ça qui est le problème du PQ. Ça représente pas 50 % de la population. Mais non, fait que, puis c'est, fait que faut faire la différence. Gagner une élection, c'est une chose. Gagner un référendum, c'est une autre affaire. Moné, va falloir que le PQ mette la patrie avant le parti. Je comprends qu'ils veulent gagner l'élection, mais peuvent pas mettre le pouvoir québécois à risque parce qu'ils veulent prendre le pouvoir, puis qu'on, ils ont promis ça. Là, on a trop de partis politiques au Québec.
Écoute, ça, c'est pas à moi de décider. Je pense que c'est les gens. Tu quoi ? Moi, je pense pas dans le sens où c'est moi, mettons là, c'est ce qu'on se dit, tu es tout seul à droite, ça à gauche, ça à gauche, ou je suis d'accord avec toi là-dessus. Mais le quand moi j'étais arrivé en politique, je me suis posé cette question-là. J'essaie tu d'infiltrer, pas d'infiltrer, mais tu d'embarquer dans un parti, puis d'essayer de prendre le pouvoir, le contrôle à l'intérieur d'un parti existant, ou si on en forme un autre ? Parce qu'il y a déjà trop de partis. Mais en même temps, j'ai réalisé en en faisant grossir le parti, il y a bien du monde qui ont voté pour moi que si j'avais pas été là, ils n'auraient pas voté. Puis tu sais, le taux de participation, c'est un signe de santé démocratique aussi là. Mais en même temps, il y en a qui n'ont pas voté pour toi à cause de toi. C'est ce qui est ressorti parce que on écoutait des, pas des sondages, des entrevues, puis c'était comme drôle. On t'associait beaucoup au parti conservateur fédéral qu'on associe à Donald Trump. Tu es comme ramassé dans une situation qui était vraiment pas idéale pour aller en. Mais mais il y a des gens, il y a beaucoup de gens qui ont, c'est 530 000, c'est pas rien là. Il y a des gens qui ont voté qui auraient pas été votés. Il y a des gens qui s'intéressaient même pas à politique, qu'on intéressait à politique. Ça, ça a été un élément positif là dans le sens où, puis là la crise sanitaire, c'était pas un élément positif là, mais ça a tellement touché les gens dans leur intimité, puis dans ce qui ont le plus fondamental, que ils se sont intéressés à des, à la politique, alors que la politique les intéressait zéro. Mais là, la politique, c'était tellement intéressée à eux qu'il y avait pas le choix de s'y intéresser. Puis en quelque part, ça, c'est un réveil important que bien du monde a fait. Puis c'est chacun son sujet là. Mais la politique, on, on a tout ça, c'est comme la bataille au, on a tout ça, mais quand qu'en suit ça, on est de bout à crier. C'est intéressant, je trouve quand tu commences à être intéressant à ça, comprendre comment ça marche les rouages.
Te poser une question. Trump est à droite, tu es à droite. Trump, quand tu te compares à lui au niveau de vos valeurs ? Mais c'est drôle, hein, parce que quand tu regardes au niveau, par exemple, du plan économique de Trump, probablement que le parti qui se rapproche le plus de Trump, c'est le Parti Québécois, puis probablement celui qui est le plus loin. Puis là, tu vas dire, ça se peut pas, voyons donc, qu'est-ce que tu fais là ? Tu as fumé quelque chose avant d'arriver ? Non, non, c'est un parti qui est très protectionniste. Moi là, j'étais un libre-échangiste. J'étais un gars de droite économique là. Je suis un libéral classique. Moi, que je pas rentrer dans des détails trop techniques. Mais il croit au libre-échange, lui. Ce qu'il veut, c'est qu'il y a pas de tarif. Ouais, c'est ça. Mais mais moi, je compte les, tu sais, j'étais un vrai libre-échangiste. Moi, les tarifs, j'en veux pas du tout là. De aucun côté, non. Et que j'étais contre les contre-tarifs aussi là. Et donc, pour moi là, les frontières économiques, il faut les abolir. Tu sais, il faut essayer de les, en tout cas, de minimalement de les amenuiser. Euh, puis c'est que j'ai pas, j'ai pas ce réflexe-là du tout. Fait que là-dessus, j'étais aux antipodes avec Trump. Euh, puis il y a l'autre élément aussi qui, que moi j'aime pas de Trump, c'est, c'est même pas ses politiques comme telles, c'est l'attitude, tu sais. Je trouve que c'est pas, il est pas collaborateur, il est pas sympathique, il est pas, euh, ça rien à voir avec ses idées là. Puis mais je comprends aussi, il faut toujours, tu sais, quand tu as des adversaires politiques, tu essaies de comprendre d'où ils viennent, pourquoi ils en sont arrivés là. Puis c'est moi, j'étais un maniaque de la NFL. La semaine prochaine, je m'envoie à Baltimore voir les Ravens. Ça va pas bien cette année ? Non, ça va super mal. Je pensais d'aller voir Jackson, mais là cette année, je verrais pas. C'est ta première fois que tu y vas ? Oui. À Baltimore ? Oui, mais j'étais déjà à Baltimore, mais voir les Ravens là. Ouais. OK. Parce que tu vas à game, après ça, tu t'en vas de de là, parce que c'est vraiment pas un bon coin. C'est pas un coin comme. Mais non, mais à toutes les ans, on fait une ville différente, mon chum et moi, puis un couple de nos amis, à tous les ans, on fait une ville différente aux États-Unis. Les Ravens où ce qu'ils vont, ou non, on n'a pas d'équipe nous autres. On y va en fonction de la ville. On dit, OK, quand on va en ville, fait que là, on part, on s'en va en ville, on s'en va voir les Titans, puis le fait que là, cette année, ça a tombé que c'est Baltimore. OK. Fait que, puis pour moi, la comprendre les Américains là, c'est d'aller dans tel gate. Moi, quand je vois dans tel gate aux États-Unis là, là, je m'assois, puis je jas, puis là, je m'assois, puis je jas. Pour moi là, c'est comme si, écoute, j'adore ça là, je les écoute parler, puis j'essaie de comprendre, je leur pose juste des questions, ils savent même pas qui je suis là. Et euh, je leur pose plein de questions. Puis j'ai essayé, au lieu de juger les Américains là, les Américains, c'est pas des caves là, ils sont, ils sont aussi intelligents que nous autres. Comment c'est qu'il y en a moitié qui a voté pour Trump ? Moné, il faut se poser la question là, parce si tu écoutes juste les médias au Québec là, tu penses que c'est tout des imbéciles finis qui ont voté Trump là. Mais quand tu vas là-bas, puis tu essaies de comprendre pourquoi ils disent ça là, tu dis, OK, tu sais, il y a des problèmes là-bas. Notre balance commerciale de le Canada puis les États-Unis là, était très désavantageuse pour les Américains. C'est-à-dire qu'il achetaient beaucoup plus de nos produits que nous autres. On achetait de leurs. OK. Ça avait pas été Donald Trump, ça aurait été un autre. Ça même pu être un démocrate, parce que les démocrates historiquement étaient beaucoup plus pour les tarifs que les républicains à une autre époque. C'était une question de temps avant qu'il y en ait un qui se lève, qui disent, moi, je vais défendre mon monde, je vais défendre les entreprises, je vais défendre les travailleurs, puis nous autres, on va avoir notre juste part du gâteau. Fait là, quand que tu dis ça là, ils disent, mais lui, il se bat pour nos nos jobs, puis il se bat pour que ça soit plus équitable le commerce avec votre pays. C'est dur de répliquer qu'ils ont des caves là. C'est là tu dis, ils peuvent pas tout être. Non, après ça, tu sais, des, le woke là, moi là-dessus, il y a bien des affaires qui me disent que ça me rejoint là, tu sais, les, les, les gars dans les sports de filles, puis les, toutes les, les théories woke débiles là, ils disent, gar, moi, je veux pas que mes enfants soient exposés à ça. Moi, je les comprends, tu sais. J'écoute le père de famille qui me dit ça, puis je trouve que ça a bien du bon sens, puis il y a raison. Fait que tu sais, il faut, il faut oublier les politiciens, oublier les partis politiques, puis aller parler au monde. Puis c'est ça, moi, c'est ça que j'aime là. Quand tu veux comprendre qu'est-ce qui se passe quelque part, va parler au monde, puis essaie de comprendre pourquoi ces gens-là politiquement sont arrivés où ils sont. Trump là, c'est la conséquence. C'est pas la cause. C'est le, le. Tu me suis-tu là ? Oui, je te suis. C'est parce que je réfléchis en même temps, parce que je te vois avec tes gros yeux sévères. Tu me fais peur. Non, non, non, c'est parce que ça me fait réfléchir. Parce qu'en même temps, tu me parles de ça, tu me parles des tarifs, tu parles de Trump. Là, avec ce qui se passe, euh, il y avait Dogford qui parlait, qui voulait qu'on augmente les tarifs sur l'acier, parce que les Chinois font du dumping. C'est exactement ce que les Américains font. Exactement ça. Donc, pourquoi que la solution, si nous on l'applique, est correct, alors que tu sais, des fois là, c'est comme difficile à suivre de l'extérieur, parce que tu as pas tous les éléments pour te faire une tête. Chaque industrie est bien différente aussi. C'est là que tu comprends la complexité. Je suis bien content de pas faire de politique, parce que ça a vraiment pas, des fois, c'est compliqué là, tu sais, comme par exemple, ici, on a l'aluminium, tu sais, au Québec, c'est important l'aluminium là, on a, tu sais, au Saguenay, Rio Tinto, puis avec ArcelorMittal, sa Côte-Nord, puis puis là, ils viennent, je pense que c'est, ils ont fait une annonce qui vient d'enlever des tarifs, des contreforts, puis, ouais, pour les contreforts chinois, c'est ça, chinois, puis là, mais tu sais, c'est chaque industrie a sa particularité, puis c'est facile de, c'est, c'est, on peut pas prendre une règle, puis l'appliquer à tout, tu sais, le libre-échange. C'est ça qui est problématique là, c'est que faut que tu y ailles industrie par industrie, des fois entreprise par entreprise.
Tu tombes au pouvoir l'année prochaine, tu fais quoi ? Ben, écoute, souvent malheureusement, ces ententes-là sont négociées au niveau fédéral. Le gouvernement du Québec a peu, a peu de pouvoir par rapport à ces ententes. Tu as quand même un poids au niveau du fédéral. Oui, c'est ça. Tu peux dire au gouvernement fédéral où tu souhaites aller. Moi, c'est sûr que je serai de ceux qui diraient qu'il faut rétablir le maximum de meilleures relations avec nos Américains. On changera pas de géographie là. Le Québec là, on est à côté de la puissance la plus importante au monde. Ça, ça changera pas là. Puis on a tout intérêt à garder d'excellentes relations avec ces gens-là. Puis oui, ils peuvent avoir des politiques qui sont détestables, mais on a intérêt à parler à ces gens-là. On a intérêt à commercer avec ces gens-là. On a intérêt à jaser avec ces gens-là. La solution, c'est pas de s'isoler. La solution, c'est pas tout de vendre nos condos en Floride, puis de toute mettre une barrière à la frontière entre le Québec puis les États-Unis. On a intérêt à leur tendre la main, puis, puis les Américains, ils détestent pas le Canada. Là, c'est pas, on est dans une guerre tarifaire, on n'est pas dans une guerre entre deux, entre deux nations. Clairement, il nous déteste pas, parce qu'il voudrait qu'on soit sur le 51e état. Donc, mais tout ça veut pas dire qu'il faut. Tout ça veut pas dire qu'il faut qu'on se mette à genoux là. Non, non, non, mais on a quand même des avantages là. Je veux dire, on a des ressources, puis ça, c'est l'autre affaire là, tu sais. On, on a fait des erreurs. Il faut faire notre miroir, pas faut se regarder dans le miroir aussi quand il arrive une crise comme celle-là. Est-ce que c'est normal aujourd'hui qu'au Québec 100 % des hydrocarbures qu'on consomme, ça veut dire tout le gaz qu'on met dans nos chars, tout le gaz naturel qui chauffe nos maisons, ou est-ce que c'est normal que 100 % de cette énergie-là passe par les États-Unis ? Comment ça se fait que il y a 50 % de cette énergie-là qui vient de l'Alberta, puis qu'on n'est pas foutu de l'amener jusqu'ici par le Canada ? Comment ça se fait qu'on est obligé de passer par les États-Unis ? Parce qu'on veut pas de pipeline, mais on veut pas de gaz au Québec, on veut pas de pipeline. Mais un moment donné là, on peut pas reprocher à Donald Trump de nous faire suer alors qu'on lui a donné le robinet en main.
Là, je ta solution, c'est quoi ? Mais ma solution, c'est d'être le. On n'est jamais si bien servi par soi-même. On a au Québec la réserve de gaz naturel non exploité la plus importante au monde. On a élu un gouvernement. Moi, j'ai voté pour pour euh François Legault en 2018 parce qu'il me promettait qu'il allait faire du Québec la Norvège d'Amérique. Ben, il a fait le contraire. Il a adopté une loi pour dire que il interdisait toute exploration, toute exploitation du gaz naturel au Québec. Aujourd'hui là, si on avait dit oui, on aurait GNL Québec au Saguenay, Saint-Laurent. 14 milliards d'investissements qu'on aurait là-bas. On exploiterait notre gaz naturel dans la Vallée du Saint-Laurent. On pourrait exporter ça en gaz naturel liquéfié à l'Allemagne pour remplacer des centrales au charbon, réduire les gaz à effet de serre de 60 %. Ça leur un impact positif pour l'environnement, puis surtout économiquement très positif pour le Québec. Puis on serait plus autonome, pas à Donald Trump, parce qu'on aurait notre propre énergie. Ça, ça vient te chercher, hein ? Ben, ça vient me chercher parce que je comprends pas, je comprends pas la logique de d'empêcher les Québécois de se développer. Les Québécois là, si on est ici aujourd'hui, on est aussi prospère, si on a été pendant des générations à connaître un avenir meilleur que celui de nos, nos parents, puis nos grands-parents, c'est parce qu'on a exploité nos ressources de façon intelligente. Puis aujourd'hui, on n'est plus capable de le faire. On a perdu l'habileté de ce qui a fait que les Québécois sont une puissance aujourd'hui. Pourquoi qui a fait un virage à 180 degrés ? Pour faire plaisir aux écolos. Puis c'est ça qui est le problème, c'est qu'on veut toujours être ceux qui paraissent bien sur le plan environnemental, mais le Québec ne va pas changer le. C'est pas, c'est pas le Québec seul qui va arrêter les changements climatiques. Il va falloir qu'on y aille au même rythme que les grosses nations. Si les Américains, l'Inde, puis la Chine, ils vont dans une direction, quand même qu'on irait trois fois plus fort de l'autre bord, on ira nulle part. Là, c'est un oiseau qui essaie de tirer. Il va pas, il va, il va s'épuiser bien avant que tu bouges d'un pouce là.
Mais pourquoi que les gens ce speech-là, ils l'entendent pas ? Ils l'entendent, mais ils comprennent pas. Ben, parce qu'il y a beaucoup plus de gens qui ont un discours contraire que celui que je tiens. C'est, on est très peu nombreux au Québec à dire qu'il faut exploiter notre gaz. Puis il y a pas, il y a un gros, gros, gros lobby contre nous, puis il y a beaucoup de, il y a beaucoup de campagnes de peur. Ça revient un peu à la peur de tantôt là. Tu sais, je me souviens moi, il y a quelques années, quand on justement, ça faisait longtemps moi que je parle de ça là, quand on parlait qu'il fallait exploiter notre gaz naturel au Québec, on nous présentait un, un reportage, un documentaire qui s'appelait Gaz Lang. Là, c'était, c'était en Pennsylvanie que le feu pognait. Tu ouvrais, je sais pas si tu te rappelles de ça, tu ouvrais la chaudière, tu voyais le feu qui sortait, ou ben tout ça là. Ils ont tout réglé les problèmes technologiques aux États-Unis, puis aujourd'hui, la Pennsylvanie, elle exploite son propre gaz naturel, puis a fait que les Américains sont devenus autosuffisants. Puis pendant ce temps-là, nous autres, on a écouté des reportages faits ailleurs de gens qui eux autres sont à l'envers, puis nous autres, on a interdit d'exploiter notre ressource. Tu sais, c'est fou là. Quand Daniel Smith est venue à Montréal il y a 2 semaines, c'est de ça qu'elle voulait parler. Elle, elle veut, elle veut désenclaver son ses ressources là. Oui, elle veut le faire passer de droite à gauche. Elle veut que ça s'en vienne ici, le gaz, puis le pétrole là. Puis là, ce qui est en train d'arriver, c'est pire que ça. Là, ils ont décidé, ils ont une entente avec la Saskatchewan, puis le Manitoba, puis vont l'amener à Churchill, euh, comment c'est Churchill ? Oui. Au, au Manitoba, puis il vont faire, ils vont contourner le Québec par l'article. OK. Fait que nous autres là, non seulement on n'aura pas de pipeline, on n'aura pas 14 milliards d'investissements, on n'aura, on exploitera rien, mais ils vont nous contourner. Parce que nous autres, on a décidé que non, non, nous autres, on est vert. Mais si on est si vert que ça, comment c'est qu'on consomme du gaz, puis du pétrole ? Pensez-vous que c'est bien pire quand tu l'importes d'ailleurs, puis qu'il est obligé de parcourir des milliers de kilomètres, que si tu creusais celui qui est en dessous de tes pieds ? Fait que c'est, c'est un sujet qui, euh, me m'interpelle. Parce que un, c'est très lucratif. Regarder les finances de l'Alberta, puis regarder les finances du Québec, vous allez comprendre que c'est payant le gaz. Norvège, tantôt parlé de Norvège. Norvège, c'est capoté. La Norvège ont viré ça de bord en 20 ans, puis c'est un des pays les plus verts, mais ils ont financé ça avec ça. Ben, pourquoi qu'on pourrait pas faire la même chose ? Ben, exactement, pourquoi qu'on finance pas notre transition énergétique avec les revenus du gaz ? Puis le gaz naturel, en passant, en Europe, c'est considéré comme une énergie de transition, c'est pas considéré comme une énergie polluante. Parce que souvent, tu y a plein de trucs qu'on peut, tu sais, par exemple, les gens qui ont des chauffages au mazout, on les encourage à se brancher sur énergie, avoir du gaz naturel plutôt que du mazout pour justement réduire leur empreinte carbone. Ben, il faudrait, il faut que le Québec aille là. Mais les, puis là, il y a un autre sujet tabou aussi, c'est le nucléaire. Tu sais, on voit que en France, même en Ontario là, le nucléaire prend de plus en plus d'importance. On a besoin d'énergie. On est à une époque où les technologies nécessitent l'énergie. C'est considéré une énergie propre. Oui, puis mais ça fait peur. Le mot nucléaire fait peur au Québec. On a déjà eu des centrales à Gentilly, ça, ça arrive de Trois-Rivières là, puis il y a eu toutes sortes d'accidents, puis il y a eu Tchernobyl, puis il y a eu toutes sortes d'affaires ailleurs dans le monde, mais ça a fait peur avec raison. Mais aujourd'hui, c'est des mini centrales très bien contrôlées, puis qui ont, qui, il y a une technologie qui est associée à ça, puis ça chauffe. Ça pète en Ontario là, l'énergie nucléaire. Arrête pas, frontière là, c'est pas fait. Tu sais, on est exposé nous autres aussi, qu'on le veuille ou non là. Et le fait, tu sais, mais mais on peut même pas en parler. C'est difficile au Québec d'avoir ces débats-là, parce qu'il y a une campagne de peur qui, qui tout de suite va arriver, puis on va dire, non, ça marche pas. Mais en même temps, tu sais, l'intelligence artificielle là, c'est, c'est, c'est parti là, ça va, ça va aller en s'accentuant, ça va pas aller en régressant cette affaire-là là. On va faire partie de ce mouvement-là. Mais exactement, les centres de données là, ont besoin beaucoup, c'est très, très énergivore cette affaire-là, puis au Québec, historiquement, on était une force en énergie, mais on est en train de le perdre cet avantage là. On est en train de le perdre. Pourquoi ? Parce que justement, on dit non à tout. Essaie de construire un barrage au Québec aujourd'hui, c'est quasiment impossible. Essaie du gaz, puis du pétrole, oublie ça. Le nucléaire, mentionne même pas le nom. Je veux dire, ça devient de plus en plus difficile de produire de l'énergie, alors qu'on a, tu sais, qu'on est un des endroits dans le monde où ça serait le mieux pour construire. C'est parce que c'est ça, c'est, c'est les centres de données là, ça surchauffe, ils ont besoin, puis ici, on a le climat qui est froid, l'hiver, de ouvrir les portes de garage là, c'est ça, c'est que nous autres, ça coûterait rien là, rafraîchir ça. Tu ouvres la porte de garage, ça fait la job là. Et donc, on est un des endroits où on aurait ça, où ça serait moins énergivore d'avoir ces centres-là. Puis en plus, on est un, on est une historiquement un endroit où il y a, c'est facile d'avoir des barrages. Ce serait facile. On a, on a du gaz, on a toutes sortes de ressources autour de nous. Mais j'ai peur qu'on manque le virage pour des raisons euh environnementales. Puis ça me fait très peur, parce que on, tout ce que ça va faire, c'est que ça va aller ailleurs. C'est pas que ça va pas, ça va arrêter qu'on va sauver la planète là. C'est juste que au lieu de se développer au Québec, ça va se développer ailleurs dans le monde.
Je te sens passionné, puis je te sens, je te sens comme si t'étais en mission. Puis tu as vraiment pas choisi le défi le plus facile de faire en sorte que tu es, que tu te fasses lire, et que vous élisiez des députés aux prochaines élections. Tu sais, ça arrive une fois par génération, Hugo, au Québec, que il y a, mais même des fois, ça arrive pas, mais normalement là, qu'un parti de zéro, puis réussit à rentrer des députés à l'Assemblée nationale, c'est très difficile de passer de presque rien à faire élire du monde. Puis c'est, c'est long, c'est un processus qui est très. Moi, je me souviens Mario Dumont, par exemple, il y a eu un député pendant quoi, 8 ans au début. C'est long, 8 ans là. Moi, ça fait juste 4 ans là que j'ai commencé là. Les, le Québec solidaire, ça a été la même chose. Amir Khadir a été longtemps tout seul. Euh, puis plus historiquement, même René Lévesque, son remonte au Parti Québécois avant lui, a eu la de Pierre Bourgault qui a jamais réussi à faire élire personne. Puis là, ils se sont joints au Parti Québécois. René Lévesque a fait élire 6 députés les deux premières élections. Euh, fait que c'est, c'est très, très long de bâtir la confiance, puis d'aller chercher la confiance des gens. Puis moi, je, dans moi, je suis un marathonien, parce que moi, mon sport, c'est pas, je pense que t'en es rendu compte là, je suis pas culturiste là, mon sport, c'est le marathon. J'ai couru plusieurs marathons dans ma vie, puis là, j'en cours un politiquement. Tu sais, c'est un, je pense que c'est un marathon, un peu de, définitivement un marathon là. C'est pas, c'est pas un sprint ça. Je le confirme.
Pu tu sais, tu arrives ici, tu as pas de chauffeur. Non. Tu as pas de garde du corps. Non. Euh, tu as pas 1 heure et demie dans le trafic. Tu as pas le statut d'un, d'un parti officiel. Non. On a pas une scène nous autres, des budgets de l'Assemblée nationale, puis la recherche. Tu as pas de bureau à l'Assemblée nationale non plus. Bureau, tout court. Euh, c'est les gens, c'est, c'est ça que, puis écoute, c'est drôle, hein. S'il y avait une élection aujourd'hui, j'aurais plus de votes que le gouvernement. Pensez-y 2 secondes. Tout ce que tu viens de dire là, c'est vrai là. S'il y avait une élection cet après-midi là, on aurait plus de votes que la CAQ. Fait qu'il, on fait, on doit faire quelque chose de correct là. Le, j'ai, ça, c'est un autre affaire qui me, qui me, qui me passionne. Moi, j'étais un gars, j'ai travaillé dans les médias toute ma vie là, mais une bonne partie de ma vie, fait que je connais les médias, puis j'aime les médias là. Mais nous, on a 1 % des fois de la visibilité médiatique des partis politiques au Québec, puis dans les intentions de vote, on est à 15. Donc, c'est pas nécessairement proportionnel. Puis il y a d'autres parties qui ont moins de votes que nous autres, puis qui sont à 17 % de visibilité. OK. Puis là, tu dis, tu sais comment c'est ça, comment ça se fait qu'il y a une distorsion ? Puis c'est ça qui est la beauté de faire des podcasts comme ceux-là. Pu c'est la beauté du monde qui s'informe à l'extérieur de la des médias traditionnels. C'est la, c'est, on peut avoir une plus grande diversité parce que les gens peuvent avoir accès maintenant directement à l'information. Ils ont plus besoin d'un filtre. Puis le filtre, mais il est des fois déformant. Puis moi, je suis la preuve qui a déformé, qui déforme. Et les, tu sais, quand tout quand tu disais que je fais peur là, le monde qui nous écoute aujourd'hui ont pas peur de moi. Les gens qui ont peur de moi là, c'est qui écoutent des médias qui rapportent des choses ou qui disent des choses à mon sujet. Tu sais, la différence, qu'aujourd'hui, les gens qui vont t'écouter, ils t'écoutent parce qu'ils ont envie de t'écouter, parce qu'ils choisissent de t'écouter. Ouais, aussi. Puis l'autre affaire, mais tu sais, on passe beaucoup de temps ensemble. Normalement, tu auras pas ce jeu-là dans un média traditionnel. Mais non, puis mais c'est comme toi non plus, tu sais. Je veux dire, quand tu vas, quand n'importe quel média, tu, c'est, c'est des clips, hein, puis c'est eux autres, c'est très, très vite, puis il passe d'un. On a la chance maintenant de pouvoir aller en profondeur quand on veut en connaître un peu plus sur quelqu'un ou sur quelque chose. Puis moi, je trouve ça super positif là, le changement qui est en train de s'opérer. Moi, je, moi, je suis optimiste pour la jeunesse par rapport à ça là, par rapport à l'information. Je pense qu'ils sont beaucoup plus ouverts, puis informés grâce à ça. Je vois pas ça comme des. C'est sûr qu'il y a un danger de chambre d'écho dans le sens où tu vois juste du monde, puis tu entends, mais tu sais, toi, tu reçois pas du monde qui pense tout pareil là. Le gars qui te suit là, c'est pas vrai qu'il écoute juste un côté de la médaille là. Fait que le, les, fait, il.
Il y a une diversité là-dedans, là. Il y a un, tu sais, ça se ressemble beaucoup. C'est un parcours du guerrier que tu es en train de faire. Nous autres, dans le domaine des communications, des podcasts, il y en a un, puis un autre. Donc, de pouvoir faire ta place, aller chercher ta crowd, vraiment identifier c'est qui ton public cible. C'est un défi, ça aussi.
Mais tu sais, Hugo, le si aujourd'hui Donald Trump est l'homme le plus puissant politiquement du monde, c'est parce qu'il est allé faire un podcast avec Joe Rogan. En tout cas, moi, je pense ça, ça a changé, ça a changé la campagne électorale. Si Kamala Harris avait accepté d'y aller, puis lui avait refusé, ça a été un game changer parce que Rogan, c'était pas un républicain à la base, c'était un démocrate. Et donc, il y a eu un changement, puis cette entrevue-là, elle a eu beaucoup plus d'impact que toutes les entrevues des médias traditionnels réunies pendant les élections.
OK. Fait que la réalité change, puis au Québec, on est un peu en retard, là, tu sais. C'est sûr qu'au Québec, là, tu l'entrevue aujourd'hui ne fera pas que je vais être premier des sondages de matin. C'est pas ça. Tu arrêtes de dire encore drôle, c'est encore drôle. Mais non, mais ce que je veux dire, c'est que cette tendance-là, je te dis pas qu'on va, on est, on est rendu là, mais on est, pour toutes sortes de raisons historiques, là, on est un peu en retard sur ces enjeux-là au Québec. Mais ça s'en va vers là. Dans 5 ans, 10 ans, c'est pas impossible de penser qu'une entrevue avec toi ou avec un autre podcast va pouvoir faire la différence dans une élection générale, puis avoir plus d'impact que tous les médias traditionnels réunis. C'est pour ça qu'on travaille.
Tu es frustré des fois ? Il y a-tu des moments que tu as ? Mais oui, c'est sûr. Tu en fait, tu sais, la vie, c'est ça, pas juste en politique, là, c'est, c'est des montagnes russes. Des fois, tu vis de l'extase, puis tu vis des frustrations, puis des fois, c'est un mélange des deux. Là, j'ai besoin que tu sois frustré un petit peu parce que qu'est-ce que tu veux, un défi pour toi ? Non. Ah, bon, OK. Je savais pas ça. On m'avait pas dit que j'avais un défi.
Enric, l'argent dedans. Faut mettre des deux pièces. Tu n'as pas d'autres un politicien, problème avec de l'argent. Bon, là, c'est toi qui passe. C'est moi. C'est toi ? C'est toi ? OK. Mais là, fais-moi une formation vite faite. Là, tu droit, gaucher, gaucher. Gaucher. J'étais à droite, t'inquiète-toi pas. Mais tu me tasses, fait que là, ce que je veux que tu fasses, c'est que tu frappes avec ta main gauche. Puis là, ben, tu vas te mettre un peu de billet comme ça parce que Oui, comme ça, exactement. C'est ça le fal. Pour vrai. Et boy, c'est pas bien. Bon, mon affaire, je peux recommencer. C'est très bon. À qui tu pensais ? J'ai pas, c'est ça. J'ai pas été assez frustré. Faut des fois que tu penses à quelqu'un. OK, vas-y, on recommence. Convaincu que tu as des gens en tête. Donne-moi un. Non, non, on demandera, on te demandera pas les noms là. OK. Là, faut que je fasse. Ouais, c'est pas bien mieux. Ah oui, c'est mieux. Waouh ! OK, ça a monté mon affaire. À qui tu pensais ? Je peux pas le dire. Je peux pas promouvoir la violence. OK, là, tu y vas. C'est à ton tour. À qui ? Ouais, c'est ça. Toi, tu peux-tu le dire ? Ah bah, tu as une maudite bonne question. L'année, c'est longue. L'année, c'est longue à ce que je pense. Tabarouette, hein. C'est pas temps. Ah, mais c'est pas, je pas finalement. 100 à 800. OK. Ah, ça gab. Ah, ça gab, ça va aider. Tu fais quoi le 20 décembre ? Je sais, tu moi, mais 20 décembre, c'est ma fête, hein. Ouais, puis moi, là, ça fait des années. Sais ce que je veux comme cadeau de fête ? Qu'est-ce que tu veux ? Je veux que Gabriel, c'est notre caméraman, qui vienne sonner à ma porte, puis quand j'ouvre la porte là. Et boy, tu es pas mal plus motivé, là. Ça a monté ton affaire. Ah, ça a fait du bien. Ça a tellement fait de bien. Mais je me trouve pas. Si j'ai fait 700 K. Tu fais 800 K. C'est quand même pas vraiment surpris.
Vous le savez, pour faire un podcast, ça prend des partenaires, et je tiens à les remercier. Je vais commencer Cordero Construction. Vous cherchez une job, appelez-les. Ils ont beaucoup de chantiers pour pouvoir vous placer. Ils vont vous en trouver une. Pour les articles de quincaillerie, allez sur le site de Richelieu, ils ont tout ce qu'il faut. Vous le savez, c'est pas un secret, je suis très attaché à ma Côte-Nord natale. Microbrasserie Saint-Crass, qui font des produits exceptionnels. Goûtez-y, vous allez aimer ça. Série Québec Nour, vous voulez goûter à quelque chose d'unique, et on a de très bons alcools, les meilleurs, et ça vient de la Côte-Nord. Moi, j'adore être capable de manger vite et santé. C'est la raison pour laquelle que je vais souvent chez Tyson. Moi, je mange du curry rouge au poulet extra épicé avec deux extra poulets. Donc, mon menu, ils le connaissent par cœur. Puis je pense que je vais y aller demain. Vous vous entraînez, vous voulez des vêtements de qualité, La Brute, essayez ça, vous allez l'adopter. Hugo Gra Nutrition avec les produits Pop Crunch. Ça vous tente de manger du chocolat pour pas vous sentir coupable ? Goûtez à ça. Vous allez voir, ça va être dur d'arrêter un sachet. 12 g de protéines, ça se prend bien. XPN, une gamme de suppléments alimentaires complète de qualité, et c'est fait au Québec. Pinard Horticulture. Vous avez besoin de plantes et de fleurs, allez voir. Sont bien meilleurs que moi, je vous le dis. Merci de votre confiance, puis merci d'être là. Sans limite.
Moi, dans mon garage là, je mets des choses qui m'inspirent, des choses qui. Mais là, il y a beaucoup d'alcool, mais il me semble, tu es pas très généreux, par exemple. Tu as soif ? Ben, un peu. Bière, alcool, ben, peut-être alcool là, tu as des bonnes affaires. OK, la crème de Rompagner, la crème de Rome, j'ai du Rome, j'ai de la Marito. Je sais pas, je suis capable de suivre, je bois pas tant. Moi, j'aime le goût de l'alcool, mais pas les. Non, moi aussi, j'aime pas les feelings, mais j'adore le goût. Qu'est-ce que, regardez, non, mais je veux le choix du chef là. Vas-y, le prends quelque chose que tu aimes là. Fais-moi découvrir ça. Tu es-tu plus Rome ou tu es plus sucré ? Mais le Rome, c'est sucré un peu, mais non, mais sucré. Assez-moi d'autres choses. De la Marito. De la crème de Reto, ça serait bon. Ah, la crème de R, c'est bon aussi ça. Tu n'auras pas goûté à ça. Choix du, choix du chef. Bon, c'est Tibass du Tibass à Québec Nature. On a fait une crème de Rome. Ça, c'est vient de Chetitarde. Waouh ! C'est la première centrale hydroélectrique sur la Côte-Nord. Ça s'appelait la Québec Note. On reste dans les ressources. Non, c'est, on est dans le thème de la chasse. Ça sera peut-être pas quand que ça va passer là. On est dans un garage, pas de ver, on est aut. Merci beaucoup, mon cher. OK, ça sent bon. Santé, santé, mon cher Hugo. H, c'est doux, c'est bon, très doux, très crémeux, évidemment, mais c'est moins crémeux que du Bé, ça oui, beaucoup moins. Ça tombe moins sur le cœur, disons. Ouais, Bé, c'est un peu trop sucré aussi. Ça, c'est moins sucré. Ah, moi, j'aime ça, puis pas trop, une fois de temps en temps. Sais quand tu es, tu te tiens en forme, tu t'entraînes, tu le sais, tu fais des marathons. Avec l'alcool, ça ou, mais l'alcool, c'est pas, tu peux prendre un verre tous les jours là, c'est pas un verre. Ouais, c'est ça. Moi, moi, honnêtement, ce que j'aime boire, c'est un verre de vin le soir en souper. Moi, rouge, blanc, rouge, un petit rouge en souper là. Même des fois, c'est, je sais pas, je peux te raconter ça là, mais c'est un peu. Regarde, on est tout seul là. La semaine passée, je suis allé dîner avec un de mes amis que je vois souvent, c'est un très bon ami. Puis quand on va dîner, on se commande du vin, tu sais. Fait que là, on arrive, puis là, je m'en prends un rouge ou blanc, c'est moi, je là, il me dit, je boirais plus. Qu'est-ce qu'il y a ? Il dit, ça fait une semaine, j'ai arrêté de boire. Je le fait que là, j'ai commencé ça, c'est, j'avais mal au ventre. Je me suis dit, peut-être que, tu sais, je bois comme une consommation ou deux par jour, mais je me suis dit, faut que j'arrête ça, puis tout ça, puis tu sais, je intellectuellement là, mentalement, je comprends, tu sais, j'étais content pour lui là, je trouvais ça, c'était, c'était, c'était une bonne décision qu'il avait pris. Mais très égoïstement, je me suis, ça va être plat aller du, pas dans le sens que, on va caner notre, non, mais un verre, c'est pas, c'est un verre là, je parle pas de, de bouteille là, mais je trouve que ça aide à la socialisation. Moi, c'est ça que j'aime de l'alcool. Je trouve que c'est comme un contact. Puis là, je me. Mais mais tu sais, je sais que c'est psychologique, c'est niaiseux, puis je sais que j'ai tard. C'est pas, c'est pas, c'est pas moi qui pense comme faut là. Mais ça, ça m'a fait, c'est drôle parce que ça m'a fait ce feeling là. Ça, ça, c'est la première fois que je, je bois avec quelqu'un d'autre à part avec mon chum là, depuis ce temps-là. Puis c'est quand même drôle que tu es réfléchi à ça, puis que tu te sois posé la question. Moi, si j'arrive à quelque part, puis que tu te commandes un verre, je sens aucune pression. Non, je me pose même pas la question. Si si j'ai envie de boire de quoi, je le bois. Puis si tu veux pas boire, ça me fatiguera pas. Et l'inverse, c'est la même chose. Fait que moi, le côté liberté d'expression, liberté de fesse. Ah non, mais j'ai pas, je pas obligé à boire. Non, je comprends, mais tu comprends, juste de se poser la question, c'est qu'on est un peu, il y a quand même une certaine pression des fois, vu que tu es dans une activité qui a du monde qui a de l'alcool, quelqu'un se commande un verre, je vois suivre la gangne. C'est tellement vrai ce que tu dis que quand il m'a dit ça, j'ai pas pris de verre. Tu vois, parce que je me suis, ben là, il veut plus boire. Je veux pas l'encourager, je veux pas, tu sais, je veux pas qu'il sente mal, je veux pas. Je dis non, je boirais pas. Mais tout le verre, tout le, tout le dîner, je parce que moi, j'étais mé, j'étais parti pour dîner en me disant, OK, c'est cool. Je m'en manger avec mon ami, on va prendre un verre. Puis là, euh, puis là, j'ai dit non, je veux. Mais c'est toi qui a la bonne attitude. Faudrait pas, faudrait pas que ça soit les autres qui déterminent son beau si on boit pas. Donc, on comprend cette fameuse pression, si on la ressent, elle existe. Ce soit un verre, un dessert, on va manger au restaurant, puis tu me vois manger santé, tu vas peut-être te dire, je vais manger quoi d'un peu plus santé. J'avais envie d'une poutine, mais là, je vais l'accompagner. Tu sais, on a une certaine gêne parce que c'est le jugement, et le jugement en 2025 est très présent. Ça, c'est tellement raison. C'est le. Mais c'est ça, parce que sur le coup là, ça m'a, puis j'ai repensé à ça, j'en ai reparlé. Je l'ai même rappelé le lendemain ou le surlendemain, reparler, mais ça m'a comme choqué là. J'ai dit, là, c'était sérieux, la prochaine fois, ça va être comme ça, ou c'est quoi le, qu'est-ce, c'est qui se passe ? Puis le, puis c'est sûr que si j'y retourne, genre, mais je devrais faire comme tout, je devrais, je devrais commander mon verre comme d'habitude, puis pas faire comme si, euh, il y avait pas changé. Puis déjà, tu es le premier à faire en sorte que tu veux, tu veux pousser justement la liberté, la liberté de pensée, liberté de tes choix. Ouais, mais je voulais pas, comment je te dirais ça ? Je me disais, peut-être que c'est vrai que c'est pas bon pour lui, ou que c'est, tu sais, peut-être qu'il a senti physiquement que fallait qu'il arrête de boire, puis je veux pas l'encourager à, sais, à quelque part dans le processus, c'est ta décision, c'est la tienne. J'impose pas mes décisions aux autres. Moi, ça m'arrive souvent que je. Toi, ça t'influence pas d'aucune, ça ça t'incite pas à boire de voir quelqu'un qui boit, d'aucune façon. Comme là, gar, tu as vu, je t'ai dit, je vais prendre, tu vas en prendre avec moi, puis je vais prendre la même chose que toi. J'aurais pas pris, tu m'aurais servi un verre tout seul, je l'aurais pas pris. Non, mais je t'accompagner, mais sans pas la pression, puis aucune obligation. Tu devrais goûter, c'est bon. Ouais, j'ai goûté. Je le sais qu'il est bon. C'est comme la nourriture, c'est la même chose. Moi, j'ai pas une dent sucrée, que des gens mangent du dessert devant moi. Je peux poser des questions ? On peut renverser les chaises. Sais, on s'entend, je pense que des comme rent de toi dans toi là-être. Mais est-ce que c'est au niveau de l'alimentation ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Tu sais, j'imagine, tu consommes plus que nous autres, ou tu comment fais-tu ? Bien attention. Comment tu fais attention à ce que je mange tous les jours, sauf le samedi, puis même là, le samedi, maintenant, et samedi, tu te laisses aller un peu. Oui, un peu. Puis honnêtement, c'est ma gâterie va être de manger un gros déjeuner, puis dans mon déjeuner, je vais des patates, du fromage sans lactose, puis me faites quoi à mon goût, puis je mange à ma faim, puis le reste de la semaine, mais j'ai pas de difficulté non plus parce que je mange à ma faim, mais je vais manger surtout des protéines, du riz, puis des légumes. Protéine, mais ça va de la viande, différentes sources de gras, le moins de sucre, moins de gras possible, le moins de sucre. Du gras, moi, je mange un steak, un steak, du gras, c'est goûteux, ou c'est des protéines aussi. Ouais, exactement. Donc, qui est, tu fais attention au type de gras que tu prends, mais d'avoir une saine alimentation pour moi, c'est important. Je te dirais, la santé de façon globale, c'est une priorité dans ma vie, parce que quand tu es en santé, tu peux faire n'importe quoi. La journée que tu n'es pas en santé, là, tes priorités viennent de changer de place.
Là, je vais te ramener à politique, parce que c'est quelque chose qui m'intéresse aussi. Au niveau politique, les, tu sais, on investit beaucoup dans maladie. Quand on parle de la politique, on investit pas beaucoup dans santé. Non, parce qu'on n'a pas une approche qui est dans la prévention. On a une approche où ce qu'on soigne les symptômes. Qu'on s'entend, ce qui se passe curatif, là, pour en parler là, mais ex, le, on soigne, on soigne les malades, on encourage pas le monde à être en santé. Donc, ça nous coûterait moins cher travailler en prévention parce qu'on aurait moins de gens malades. Mais possiblement, puis là, c'est moi que je connais pas nécessairement tout ça, comment ça fonctionne, mais si tu vas le budgéter au niveau de la prévention, sûrement que ça augmente ton coût d'opération, alors que le coût de soigner dans le curatif, dans ta prédiction, c'est. Il compte pas. Mais tu sais, ce que je vais prendre mon exemple, puis l'exemple des gens autour de moi, là, que que je connais, base, la santé, c'est quelque chose que faut que tu apprennes, ça s'apprend jeune. C'est si tu fais pas de sport avant 30 ans, commencera pas à 40 ans de découvrir une passion sportive. En tout cas, la probabilité est beaucoup plus faible. Oui, mais la santé, c'est pas juste d'être actif physiquement. Non, mais ça part de là aussi. Là, c'est la, c'est la nutrition, puis bouger, là, c'est pas ben. Un esprit sain dans un corps sain. Donc, l'alimentation va favoriser justement que si tu es en santé, tu te sens bien cognitivement, c'est la même chose. Tu être plus performant. Donc, c'est un tout, c'est un ensemble. Puis oui, tu as raison. Plus tôt tu commences, mais la base, c'est le sport. Je veux dire, moi là, si demain matin, moi, si je vais courir 5 km là, aujourd'hui, puis je m'en viens de parler, je vais être bien plus vif, puis je vais être bien plus euh, rapide, puis plus allumé. Que si j'ai pas fait d'exercice physique. Le, mais c'est, c'est comme le sommeil, là, je veux dire, ça, c'est quelque chose qui va te régénérer, puis qui va. Fait, si tu peux pas, moi, si je, mettant, je bougeais pas là, c'est sûr, je serais pas de faire la job que je fais, je serais pas de réfléchir, je d'écrire, je serais pas capable de produire autant que je produis.
À quel moment tu as commencé à faire du sport ? Mais j'ai toujours, j'en ai toujours fait, mais pas pas en quantité importante là, mais quand j'ai commencé à faire des entraînements de marathon, ben là, sa, c'est un, tu sais, quand tu es rendu que tu, à ton pé, que tu cours des 100 km par semaine. Tu avais quel âge ? Euh, peut-être 20 ans là, même peut-être un peu plus jeune. Donc, assez jeune. Oui. Puis euh, mais sauf que tu vois, je l'ai continué, fait, mais c'est, c'est niaiseux, hein. C'est tout va ensemble, parce que veux pas, tu as des souliers, tu as des équipements, fait, tu sais, tu as pas, parce qu'il y a des gens qui partent de rien là, fait qu'on, tu ont même pas la base là. Puis le, puis moi, la raison pourquoi j'avais choisi la course, c'est parce que je trouvais que tu peux en faire n'importe quand, n'importe où. Ça coûte pas cher. Ça coûte pas cher. Puis tu peux le faire tout seul. Tu peux, tu as pas besoin de. J'étais à mon chalet, je pouvais le faire. J'étais en ville, je pouvais le faire. Je peux, tu peux faire ça n'importe où. Tu dépends pas des autres là. Non. Puis tu es très autonome. Tu même en voyage, tu peux continuer à t'entraîner. Euh, puis ce qui a fait que j'ai continué à m'entraîner, j'ai eu parce que je suis pas discipliné là, tu sais, c'est il faut que tu développes une discipline, mais la discipline est venue parce que j'ai découvert, j'avais hâte d'avoir les bénéfices de l'entraînement. Donc, tu es devenu discipliné ? Ben, en fait, j'avais pas de mérite parce que quand j'allais faire mon sport, je revenais, j'étais plus de bonne humeur, j'étais plus euh, actif, j'étais plus productif, j'étais plus. Fait, je voyais les bén. Comprends. Fait que je le faisais parce que ça me rapportait quelque chose. OK. Mais pourquoi tu as pas de mérite ? Ben, parce que je le faisais pas parce que je le faisais pas comme une obligation. Je le faisais quelque chose qui me rapporte. Tu sais, c'est pas, c'est jamais par obligation. Quand qu'on fait quoi par obligation, ça marche pas. Non, quand tu le fais, pourquoi il y a un certain bénéfice ? Tu viens de le mentionner, tu veux l'avoir ton bonbon après ton effort. Mais les gens le voient pas. Ça a pas pris du temps avant de le voir ça, go ? Parce que les, je te dirais ça, tu sais, quand tu commences à t'entraîner là, en tout cas, la course, c'est le même, je sais pas pour toi là, mais la course là, moi, ça m'a pris du temps à comprendre que je, je dormais moins, j'étais plus reposé, donc j'avais plus de temps parce qu'au début, je disais, j'ai pas le temps. Tu sais, c'est toujours ça, on dit toujours, on a pas le temps de s'entraîner. Fait que, puis là, j'ai découvert que e non, c'est le contraire, plus je m'entraîne, plus j'ai du temps. Fait que là, e c'est le fun, plus j'ai de l'énergie, mieux je dors. Fait que là, puis bizarrement, mieux je mange, pas parce que je, j'ai pas de, j'ai pas de mérite non plus. On dirait que mon corps réclame des affaires meilleures qu'avant. Je sais pas comment dire ça, comment tu expliques ça là, mais j'avais moins le goût de manger de la junk, puis j'avais plus le goût de manger des fruits, des légumes là. Tu as pas envie de manger une poutine quand tu viens d'aller courir, hein ? Non. Bon, tu as envie de manger une pomme, puis tu as envie de manger des aliments simples, des protéines. Puis tu sais, ce que tu mentionnes là, ce qui arrive, c'est que tout d'un coup, tu connectes avec toi-même. Ton corps, tu l'écoutes. Ton corps, tu l'écoutes, puis ton esprit, et lui, ton corps va te dire c'est quoi ses besoins. Au même titre que quand que tu fais de quoi qui est contreproductif, puis que tu te fais mal, c'est un signal que ton corps t'envoie. Donc là, ben, il faut que tu t'adaptes. Donc au niveau de ta technique de course, tu commences à créer des certains problèmes qui peut t'emmener à des blessures. Donc ton corps là, il te parle. Quand tu te mets à sentir bien dans ta peau, pourquoi tu changerais ta méthode ? Pourquoi tu d'un coup tu deviendrais indiscipliné ? C'est pour ça que tu as pas le mérite, est pas si grand que ça, parce que tu fais juste être à l'écoute. Tu as pas, tu fais juste suivre ce qui est bon pour toi. C'est pas, tu as pas, c'est pas comme un étau là. Ton mérite, ce n'est plus une mérite, ça devient une façon de vivre. C'est ça. Et donc, ce n'est plus une obligation. Difficile. Puis là, qu'est-ce qui arrive ? Tu l'as mentionné tantôt, toutes tes gains, tu es plus productif, plus résistant au stress. C'est au niveau cognitif, ton de niveau de concentration est plus élevé, ton focus, ton système immunitaire est plus fort. Donc les bénéfices fait en sorte que tu l'as dit depuis tantôt, tu travailles plus fort, tu travailles plus longtemps, tu es en mesure d'avoir une meilleure qualité de vie, et ça, ça a pas de prix.
Mais moi, j'ai une question pour toi. Toi, étant donné que tu étais allé à un niveau, tu sais, extrême là, disons le pl comme ça là, est-ce que moné, il y a pas le rendement décroissant ? C'est pas, tu tombes pas dans l'autre côté un peu, parce que un moment, tu sais, c'est comme trop. Tu sais, moi, c'était pas assez là, fait que là, tu sais, quand tu en fais là, tu vois des bénéfices, mais vous autres, quand ça devient une profession, puis quand ça devient une vie, est-ce que ça, ça pas à un moment donné, c'est, c'est comme n'importe quoi. Tu te mets à vieillir, donc en vieillissant, ça change. Ça change aussi. Donc, tes capacités changent, et encore une fois, ton corps va te parler. Tu sais, l'intensité, tu es plus capable de la soutenir autant qu'avant. Ce qui fait en sorte que tu as ta récupération est plus lente. Si tes blessures, ben, tu fais plus attention parce que ça prend plus de temps récupérer. Donc, ça t'amène à t'adapter. Pourquoi ? Pour faire en sorte que le message que tu reçois de ton corps, que tu continues de l'écouter. Mais si je m'entête à vouloir être l'homme que j'étais 20 ans à 53 ans, ça fonctionnera pas. Puis mon corps va me le dire assez rapidement. Donc, par la force des choses, oui, tu as changé, tu as évolué, mais tu es encore à l'écoute de qu'est-ce que ton corps dit au niveau des feedbacks, fait que tu restes encore une fois productif.
Ça, c'est l'autre affaire que je me. Les athlètes, ça me m'impressionne tout le temps parce que vous autres, vous connaissez votre p jeune. Tu sais, moi, en politique, il y en a qui me disent, je suis encore trop jeune, tu sais, puis on a le même âge, mais le, c'est nous autres, c'est plus long, tu comprends ? Le fait, nous autres, plus tu vieillis, plus ça monte, tandis que dans le sport, ça monte au début, puis après ça, ça redescend. Le fait que la gestion du temps n'est pas la même là. Vous, euh, le, le, c'est, c'est, je sais pas comment dire ça, mais le, le. C'est, c'est, on n'est pas dans la même génération à ce niveau-là. Là, ça te prend plus de temps, toi là. Ça prend plus de temps. La différence, je dirais, c'est que j'ai réussi à faire une transition qui me permet d'appliquer la même chose, qui me permis d'avoir du succès dans le sport à d'autres sphères de ma vie. Donc, je demeure un athlète qui réussit. Ça, c'est ça le drame aussi là. Ouais, mais ça, ça demande un certain travail personnel qu'il faut que tu fasses sur toi-même. Tu un plan B, un plan C. Exactement. Et puis moi, j'ai été capable de me réorienter en gardant la même attitude. Tu voyais venir, tu le savais que ton corps, il allait vieillir comme tout le monde. Dans vie, je pense que tu es mieux d'être en contrôle des événements que de laisser les événements te contrôler. Ce que ça veut dire, c'est que je savais pertinemment qu'il allait avoir une fin. Si tu te prépares à cette finalité-là, tu es capable de te préparer à ce que tu vas faire après. Mais si tu te prépares pas à ça, la journée que la fin arrive, puis tu as pas préparé le terrain pour qu'est-ce qui va suivre, c'est certain qu'il va se ramasser avec un certain décalage. C'est là que tu te cherches. Toi, tu, tu as dû sentir encore plus que moi. Tu sais, on se sent comme super puissant, puis tu sais, comme invincible, puis éternel. En tout cas, je me suis senti même une bonne partie de ma vie là. Moi, j'ai une blessure qui a mis fait ma carrière, donc j'ai pas fait, j'ai pas arrêté parce que je voulais, j'ai arrêté parce que. Planifier ton déclin là. Non, exactement. Puis c'est arrivé un moment où ce que j'étais dans mon prime, dans ton pic. Ouais. Donc oui, émotionnellement, ça a été une période difficile, mais en même temps, ce qui m'a permis d'avoir du succès dans le sport, mais j'ai pris exactement la même recette. Tu sais, un moment donné, tu l'as mentionné tantôt, tu gagnes pas toutes tes compétitions. Puis quand tu perds, mais il y en a qui font mal. Tu as deux choix. C'est soit de rester à terre, ou te relever, mais j'ai juste décidé de me réorienter pour avoir du succès dans d'autres choses, puis de continuer à avoir le même feeling que lorsque tu réussis, ben, tu as une satisfaction, puis tu as un bien-être qui fait en sorte que ça t'encourage à continuer de pousser, par aller plus loin.
Je reviens une question m'a posé tantôt. La défaite m'a fait mal dans Tabasco récemment là. Elle m'a fait mal sur le coup là. Puis là, ça fait quoi ? Ça fait 2, 3 mois là. Aujourd'hui, je le vois plus comme une défaite. Puis je, j'imagine, je sais pas s'il y a des compétitions comme ça toi, qui après coup, sur le coup, tu étais bien déçu, tu avais l'impression que c'était un échec. Puis une coupe de mois plus tard, je le vois comme une période d'apprentissage, puis de croissance, puis je le vois comme quelque chose qui m'a propulsé vers d'autres choses, puis qui m'a obligé à faire à m'améliorer à certains égards. J'essaye. Puis c'est ça, c'est ça qui est, c'est de twister, de prendre ça, puis de basculer ça. Mais je travaille là-dessus depuis 2, 3 mois. Mais c'est ça être un leader, puis toi, tu es le leader de ton parti. Fait qu'à quelque part, tu peux pas perdre le focus de où ce que tu t'en vas, parce qu'il est arrivé quelque chose qui s'est pas tourné à ton avantage. Puis encore une fois, les champions, je te dirais, un vrai compétiteur, un champion, c'est une attitude de champion. Dans la défaite, tu grandis, mais sur le coup, tu le vois pas, mais c'est normal, émotionnellement, il faut que tu le vives, faut que c'est ça, faut que tu subis le choc. Oui. Puis après ça, ben, la poussière redescend là, quand. Exactement, parce que quoi, tu commences à analyser. Les personnes qui réussissent vont toujours avancer beaucoup plus vite après un échec, souvent qu'après une victoire. Ça arrivé dans ta carrière, ça ? Oui, des échecs, on a eu plusieurs. Non, non, mais tu sais, tu vas une compétition, tu penses que tu vas gagner, puis tu reviens, ça un désastre, puis là, tu essaies d'apprendre de ça, puis tu essaies de revirer ça de bas. Mes premières compétitions quand j'ai commencé dans le sport ont été difficiles. Tu avais quel âge ? J'avais 19, 19, 20 ans. Ouais. Puis je faisais moins qu'à l'entraînement, hein. Tu sous-performes en compétition. Tu choques, autrement dit. Exactement. Pourquoi ? Parce que mon attitude était pas à bonne place. Je regardais ce que mes compétiteurs faisaient en espérant que eux allaient manquer leur levée. Donc, quand qu'il réussissaient, la pression tombait toutes sous mes épaules. Parce que là, moi, je me devais de réussir les miens. Fait que c'est le stress qui t'écrasait. Oui, puis une approche qui était pas la bonne. À partir du moment que j'ai arrêté de penser à ce que les autres font pour focusser sur ce que moi je fais, tu regardais plus pas du tout ce que tu savais même pas ce que les autres avaient fait. Non, parce que ça a pas rapport. Je compétitionne comme moi-même. Non, parce que c'est, c'est toi, tu veux lever ta charge, ça finit là. Exactement. Donc, toi, ta charge, c'est d'autres choses. Tu as une mission, tu l'as mentionné tantôt. Moi, je veux convaincre du monde, je veux rencontrer du monde, je veux. OK. Que tu aies pas gagné là-bas, ça change quoi ta mission ? Non, non, rien. C'est, on a le même discours, on continue encore plus, on profite de ce qu'on a eu de plus, puis on essaie d'en avoir encore plus. Surtout si toi, tu veux faire changer les choses. C'est ça que tu as mentionné tantôt. Puis c'est ça, possiblement, des fois, qui manquent à certaines personnes lorsqu'on s'investit, parce que ce ne sont pas des projets. On choisit pas les projets parce qu'ils sont faciles. On choisit les projets parce qu'on veut les réussir, on veut les faire. C'est ça qui va déterminer qui on est, parce qu'au final, c'est comme ça qu'on va, qu'on va être vu. Peu importe où ce que tu vas terminer l'an prochain, les gens vont avoir une opinion de toi. C'est sûr. Et cette opinion-là, mais ils ont le droit à la leur, mais toi, tu vas savoir que tu as tout donné, et ça, ça a de la valeur, parce qu'au final, quand tu te regardes dans le miroir, toi, tu sais ce que tu as fait, et comment que tu le fais.
Tu coaches des athlètes qu'il faut qu'ils fassent une transition, ou tu fais ça un peu, essayer psychologiquement de les aider à. J'ai plus côté au niveau physique que j'ai coaché, mais au niveau mental, je fais beaucoup de conférences, mais tu me donnes des idées, c'est peut-être que je devrais. Par tantôt, on parlait de George Saint-Pierre. On a commencé notre conversation sur George, puis la première fois que j'ai rencontré George Saint-Pierre, contrairement à toi là, physiquement, tu m'as pas impressionné. Et même, je me suis entraîné avec lui physiquement, on était au gym, on était habillés, un gars de gym là, et c'est pas un gars qui est hyper gros, c'est pas un gars qui est hyper musclé, c'est pas, tu croiserais ce gars-là, puis tu sais pas c'est qui, puis tu penserais pas que c'est George Saint-Pierre. Euh, puis c'est pas au gym qui m'ont impressionné, c'est quand je me suis assis avec au restaurant, puis qu'on a jasé, puis j'ai réalisé que sa force est entre ses deux oreilles. Puis j'ai réalisé que si ce gars-là, il est unique au monde, c'est parce qu'il y a une force que ses adversaires ont pas. Et un mané, je sais pas si c'est public, mais je pense que oui, je peux le dire parce qu'il est plus, il est plus, il est plus un athlète là, mais un mané, il m'avait même, je pense qu'il l'a même peut-être déjà dit publiquement, mais il m'avait expliqué qu'il avait appris à parler la langue de son adversaire pour comprendre ce que son coach, puis lui se disait pendant son combat. Euh, tu sais, puis c'est fou là. Fait que ça a rien à voir avec l'entraînement, ça là. Fait que c'était le portugais là, parce que c'est un brésilien. Fait qu'il avait, il avait appris, en tout cas, minimalement le vocabulaire que, qui échangeait pour s'assurer qu'il comprenait les signaux entre l'entraîneur, puis son son adversaire, puis ça lui donnait, fait que ça avait donné un avantage comparatif énorme, parce que l'autre, il a jamais pensé qu'il parlait portugais. Puis le, mais tu sais, je me, j'ai réalisé là que toutes les petits détails, comment qu'il analysait tout, puis comment il était puissant, puis comment il réussissait à vaincre ses peurs, à se dépasser, et à voir, à visualiser aussi ses succès, ça m'a bien bien inspiré, bien plus que l'entraînement physique là.
Ça t'a influencé en politique ? Ben, il y a, c'est sûr qu'il y a un vase communicant. Tu sais, c'est sûr que quand tu t'en vas faire un débat des chefs, c'est pas un combat dans un ring de lac là, mais mais c'est un combat. Je veux dire, tu as un adversaire devant toi. Tu sais, les craintes que tu as de te faire fesser, mais moi, j'ai, mais sur le plan verbal là, c'est la même chose là. Tu peux te faire, là, dans un débat là, euh, tu peux, tu, ça peut mettre fin à ta carrière. Ça peut, tu peux faire aussi, tu peux gagner, tu peux sortir le grand champion, puis niquer ton adversaire aussi. C'est, c'est, il.
Il y a beaucoup de similitude, je trouve, entre les sports de combat, là, puis le fait que oui, l'aspect psychologique est très, très similaire. Puis le fait, c'est c'est ça, c'est beaucoup plus appris quand j'ai allé manger avec au resto qui m'a parlé de psychologique.
Je te sens très honnête. Je vais te poser une question. Tu as parlé de cynisme tantôt.
Oui. Les gens ont la... Les gens, ils croient là que les politiciens sont tous des menteurs.
Oui. Parce qu'il y en a qui mentent. Pourquoi qu'ils font ça ?
Et, c'est une bonne question. Je pense pas que les gens vont en politique pour mentir. Sais, je pense pas qu'ils sont, que les politiciens sont à ce point là malhonnête là.
Mais quand tu dis qu'ils sont tous des menteurs, c'est un sentiment qui m'habite un peu. Moi aussi, je trouve ça. Puis je trouve ça, pourquoi ? Moi, j'ai voté pour la CAQ trois fois. François, moi, j'étais à l'équel avec Mario Dumont à l'époque là. J'étais contre la fusion au début parce que je trouvais que le PQ était passé à droite, puis c'était un péquiste, puis je le trouvais pas trop, trop, mais bon, les membres ont décidé que c'était lui, puis que on, il ont décidé qu'on fusionnait. Fait qu'on a fusionné. Et euh, j'ai toutes les raisons qui ont fait que j'avais voté pour lui, puis j'avais fait confiance. Tu sais, moi, je croyais au privé en santé, lui, il disait ça, il a fait le contraire. Quand il est arrivé au pouvoir, il a aboli ça. Et on a parlé des ressources naturelles tantôt, on a parlé du mode de scrutin, on a parlé de la saine gestion des finances publiques. On a tout ce qui était les valeurs qui pour moi étaient fondamentales, pourquoi j'avais voté pour lui, ils avaient toutes trahi.
Mais je pense pas qu'il l'a fait. Puis il savait pas quand qu'il disait là qu'il allait faire ça, puis qu'il a fait le contraire. Ils sont comme dans une bulle, dans une dynamique où à un moment donné, ils veulent plaire à tout le monde, puis là, ils se mettent à aller dans toutes les directions, puis à essayer de justifier les changements parce que la réalité bouge. C'est sûr que la réalité change. Sais, c'est, c'est normal là. On est dans un monde dynamique là, mais il y arrive des nouvelles contraintes, puis des nouvelles pressions. Puis il y a une machine aussi bureaucratique. Ça, c'est un affaire que on pourrait parler encore une heure là. Il y a le politique, mais il y a ce qui est en arrière qui est pas élu, puis qu'on voit pas.
Puis on a eu un bel exemple récemment de ça, un sous-ministre à l'environnement qui est sorti contre Bernard Riendeau, le ministre actuel de l'environnement, pour dire que c'était inacceptable parce qu'il avait demandé de couper 134 postes au ministère de l'environnement, ce qui représente 3 % des effectifs du ministère. Dans les 5 années précédentes, la CAQ avait augmenté le nombre de fonctionnaires au ministère de l'environnement de 86 %. OK. 1750 employés, on leur demande 134 coupeurs. C'est inacceptable. Il sort publiquement contre son ministre. Il est pas élu par personne là. Il est un serviteur de l'État. Il est payé lui là pour exécuter ce que la population, puis le politique lui demande.
Puis il y a eu aucune sanction. Si à n'importe quelle entreprise, quelqu'un aurait fait ça, il se faisait congédier dans l'heure là. Puis il y a personne qui a fait ça parce que ça se fait pas. Puis si tu as un devoir de réserve quand tu es un haut fonctionnaire. Mais je te dis ça parce que il y a toute cette machine bureaucratique là au Québec qui est rendue très grosse, puis qui se nourrit elle-même.
C'est tu elle qui mène ? Ben oui, de pour. Et c'est ça qui est grave, c'est quand Bernard Riendeau sanctionne pas son sous-ministre qui s'appelle Frédéric Guy, qu'est-ce qui arrive ? Ben, il arrive que tout le monde au ministère a compris que le vrai boss, c'est le sous-ministre. Tout le monde a compris que l'autre, c'est un pantin qui parle, mais lui, il parle, mais c'est pas lui qui décide. C'est, c'est fait que le, puis ça là, ça, ça explique pourquoi on a l'impression que les politiciens mentent parce que moné, il décide plus.
Puis la machine, mais la machine là, elle a aucun mandat de personne, elle se nourrit elle-même. Puis c'est ça qui est dangereux. Puis c'est ça qui moi qui, qui, qui, qui me fait capoter quand tu penses à ça là. Ils ont pas, puis ils sont déconnectés là. Je veux dire, couper 3 % des effectifs au ministère de l'environnement alors qu'il viennent d'engager 86 %. Il y a un Québécois sur 5, sur 4 qui est pas capable de renouveler son hypothèque, obligé de prendre des arrangements avec la banque présentement. Il y a un Québécois sur 10 qui est allé d'une banque alimentaire dans la dernière année pour nourrir lui ou sa famille. Il y a 50 % des Québécois qui sont à 200 pièces de l'insolvabilité. Tout le monde arrive à l'épicerie, puis tu le vois à caisse l'épicerie, tout le monde capote là, à toutes les semaines le prix monte, puis le monde, ils ont l'impression d'être égorgés.
Puis lui, on demande de couper 3 % de quelque chose qui vient d'être augmenté de 83, puis il est prêt à violer son devoir de réserve, attaquer le ministre publiquement. Tu dis, cette machine là, elle vit dans quel univers ? C'est tout du monde payé des gros salaires, en passant là, qui vivent pas dans la même réalité que le reste de la population. Fait que je, je fais un long détour là, c'est une longue réponse à ta question là, mais moi, je pense que le problème, c'est pas que les politiciens veulent mentir, c'est qu'on a une machine aujourd'hui qui est rendue beaucoup trop puissante, puis qu'il faut ramener à l'ordre.
Puis c'est, puis la seule façon de le faire, c'est d'avoir un mandat démocratique de le faire. Ça prend du monde comme moi qui, qui nomme, qui ont pas peur de nommer le problème, puis qui vont être capables de prendre le taureau par les cornes. Parce que moi, si j'ai élu, toutes les députés conservateurs, on va dénoncer cette affaire là, puis on a été élu pour ça, on va se faire la voix de ceux et celles qui ont compris qu'il y a un problème à ce niveau là.
Donc, toi, tu es le néo de la matrice là ? Ben, appelle ça comme tu peux appeler ça de même. C'est une drôle de façon de le voir. Mais, mais non, mais il faut, c'était peur là, parce que on, on a créé une machine que, écoute, parce que tu es le seul qui en parle comme ça. Mais il faut en parler.
Écoute, à Ottawa, c'est encore pire, hein. Justin Trudeau là, parce que il y a quelques jours, ça fait 10 ans que Stephen Harper avait été battu par Justin Trudeau fédéral. OK. Quand Harper là, il a augmenté la taille de l'État là, mettons, il y avait 250 000 fonctionnaires. Ça, c'est la dette. Il a augmenté la dette de 27 % sous Trudeau, ça l'a augmenté de 100. Je me souviens plus des chiffres, mais c'est plus que doublé. OK. La taille de du nombre de fonctionnaires, Harper 3 %. Oui. Trudeau 43 %. Plus que 100 000 fonctionnaires qui ont engagé. Le PQ lui avait promis à Québec de diminuer 5000, il a augmenté de 12000. OK. Fait, on est dans un monde où où cette espèce de bureaucratie là, c'est ces gens là, ils votent, ils ont des syndicats qui défendent, ils ont des partis politiques qui les défendent. Fait que le citoyen là, qui est juste le payeur de taxe là, il est comme le gars qui est dans son char, qui est pas dans le trafic, il a l'impression qu'il peut pas changer ça, puis qu'il y a pas de pouvoir face à ce monde là. Fait que c'est pour ça que moi, c'est, tu sais, quand toi tu dis que je suis passionné, puis ça me motive, c'est ça qui me motive, c'est que faire, me faire la voix de ce monde là qui en ont pas. J'ai, j'ai souvent l'impression que c'est un peu ça qu'on est d'abord et avant tout. Oui, on est un parti à droite là, mais on est aussi un acteur politique qui parle pour ceux qui ont pas de voix. Fait que toi, tu as avantage à ce que la taille de l'État descende parce que ces gens là votent pas pour toi, ça c'est sûr. Mais même dans les, mais même les fonctionnaires là, ils voient là, tu sais, ceux qui tournent les pouces là, ils voient bien que ça marche pas, puis qu'on s'en va dans le mur, puis ils ont des enfants, puis ils veulent vraiment lui léguer des tonnes de dettes pour avoir entretenu une machine comme ça qui a pas d'allure. Euh, tu sais, il faut se poser la question là, c'est, c'est parce qu'il y a quelqu'un qui paye pour ça, c'est, puis les gens qui sont qui en profitent là, ben leurs enfants vont payer pour ça. Il faut, on a un devoir comme être humain de toujours laisser plus à nos enfants que ce qu'on a reçu de nos parents. En tout cas, moi, je pense que c'est le, le devoir historique moral là, c'est celui-là à base là. C'est, c'est le but normalement. Oui.
Puis on est comme je t'ai dit tantôt, on est la première génération qui va faire le contraire. Puis il faut, il faut parler de ça. Moi, si j'ai arrivé en politique là, à l'époque, même avec Mario Dumont, puis tout ça là, puis mon premier livre que j'ai écrit, c'est "L'État contre les jeunes". Comment les baby-boomers ont détourné le système. Moi, ça a toujours été mon, je suis devenu à droite, je l'étais pas à l'origine. Je suis devenu à droite, c'est le jour où j'ai compris que le système travaillait contre l'avenir.
Puis je pense qu'aujourd'hui, ce qu'on disait, elle a des c dans le temps. Le monde disait, oh, ça a pas d'allure, ils disent n'importe quoi. Aujourd'hui, on le vit là. C'est plus une théorie que les jeunes vont vivre plus pauvres que leurs parents. C'est plus une théorie qu'ils ont plus accès à la propriété. C'est une réalité. On est rendu là. Fait que tu sais, Mario Dumont disait ça, il était tout seul en 97 là. Mais aujourd'hui là, c'est, c'est la réalité dans laquelle la jeunesse du Québec est pognée.
Sais-tu quoi que j'aimerais ?
Quoi ?
C'est que l'an prochain, on fasse un débat avec tous les chefs, qu'on fasse ça ici.
Ben oui, j'aimerais ça. Une formule différente. J'aimerais bien ça.
Pensais-tu que tu vas me recevoir quand je vais être élu ?
Je viendrai quand je... Fait qu'on a deux rendez-vous, on a deux rendez-vous, mon cher. Merci beaucoup.
C'est moi qui te remercie, Hugo.