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L'humilité, quelque part, se retrouve en fait être le passage obligé, la vocation d'un ces jeunes. Disaient aux jeunes coursiers, la proportion qui avait été décrite par au jeune forcené. Je suis déjà, c'est formidable, ça marche pour l'alchimie. Elle englobe énormément de domaines, donc nous nous sentons profondément hermétistes, un dans le sang, ce rattachement à la tradition hermétique. Promesses trismégiste, amas Thomas Frey, grand avec le corpus hermeticum qui nous a laissé ses textes. Viennent à peu près du 2e siècle avant notre ère, et l'enseignement se propagera directement dans le bassin méditerranéen jusqu'au 3ème siècle de notre ère. C'est un enseignement hermétique extrêmement intéressant.
Parallèlement à cela, il se trouve que je suis un ancien universitaire, que j'ai enseigné donc l'histoire des religions, et que j'ai publié pas mal d'ouvrages sur l'histoire des religions. Parce qu'en réalité, l'alchimie se retrouve dans le cadre de toutes les religions, aussi bien les trois monothéismes, judaïsme, christianisme, islam. Je me suis consacré un ouvrage à cette question plus particulièrement, mais aussi, et bien entendu, aux religions orientales, par exemple, par la Chine. Des éléments comme je dirais plus ésotériques encore, on va retrouver dans les traditions, notamment dans le bouddhisme tantrique tibétain. Il y a une universalité, en fait, de l'alchimie, déjà même dans la plus haute antiquité, c'est-à-dire chez les Égyptiens, même on pourrait remonter à Sumer aussi. Parce que, on a retrouvé des tas de choses intéressantes. On a retrouvé, par exemple, des vases en antimoine qui dataient du 16e siècle avant notre ère. Vous savez que, par exemple, Cléopâtre...
Voilà, donc il y a une fusion aussi des mythes égyptiens, grecs, qui sont extrêmement intéressants, notamment sur les voies opératives alchimiques aux fourneaux, mais en même temps sur des voies beaucoup plus internes, intériorisées. C'est-à-dire le travail de l'alchimiste, il va cultiver la pierre philosophale en lui. Pour l'appeler, la voie intérieure, elle nous vient là directement d'Égypte, et peut-être même antérieurement, on pourra peut-être faire allusion aussi à un continent disparu, n'est-ce pas, voilà, pour ne pas le nommer. À partir du moment où on peut considérer que les Égyptiens sont dépositaires de cet enseignement, ils enchaînent.
Profiter et en activer. Religionnaires, coreligionnaires. Oui, c'est parce que nous ne sommes pas tout à fait, nous ne serons pas tout à fait les mêmes. Nous subissons, en fait, dirait le joug, quelque part, judéo-christianisme. Ce n'est pas péjoratif que je veux signaler, non, c'est qu'il y a des conceptions qui sont très moralisantes, en fait, en Occident, et qui nous ont empêchés finalement de voir les choses de la psychophysiologie qui était envisagée, par exemple, en Chine, par le travail sur ce qu'ils appelaient le "Neidan", c'est-à-dire, en fait, le travail sur l'intériorisation de l'alchimie, la voie intérieure, qui peut amener au corps de gloire. Parallèlement, on va dire, c'était le travail sur le cinabre, pour ne pas le nommer, qui était la matière favorite, en fait, donc le sulfure de mercure, qui est, on pourrait dire, la materia prima, en fait, de leurs travaux et chimiques aux fourneaux. Attention, parce que quand les Chinois parlent de cinabre, faire attention, parce qu'on pense que c'est, comment dire, le minerai et qu'on va tirer directement du minerai de mercure, qui d'ailleurs va jaillir parfois, comme les Hindous l'appellent le sperme de Shiva, parce qu'en fait, le mercure est tellement présent, en fait, dans le minerai, que la fleur de minerai, et parfois il est réalisé déjà sous forme métallique, mais il contient de l'arsenic, il demande à être travaillé, enfin, et c'est. Et en fait, c'est plus par une sorte de reconstitution d'un cinabre philosophale, on va dire, un cinabre alchimique. C'est là où se trouve la pilule d'immortalité.
Et alors, comment l'alchimie est rentrée dans ma vie ? Ça, c'est vrai que c'est assez curieux, voire même un peu surréaliste, en fait, l'histoire. C'est que, suite à un rêve. Alors, j'étais évidemment très féru d'ésotérisme très tôt, déjà dans ma jeunesse, et puis même même à l'âge, c'est déjà ça commençait quoi. Et c'est vrai que à l'âge de 17 ans, j'ai eu un rêve lucide, d'une clarté, et un rêve que dont je n'ai pas eu besoin de noter, en fait, les éléments, et qui m'a amené directement le lendemain à ne plus être le même que la veille, et à me tourner vers l'alchimie. Voilà. Là, je me suis sentie happée par l'alchimie, du sens que ça a pu donner à ma vie, c'était absolument extraordinaire. Ça m'a obligé, en fait, à changer un peu le cours de mes études. J'avais prévu à tout changer, c'est-à-dire qu'en fait, des sciences dures et pures, de la physique, de la chimie, voir éventuellement, pour dire, dans la physiologie aussi, parce que je voulais devenir peut-être médecin, etc. Ça a tout changé. Le lendemain, et donc il a fallu que je donne un autre ton à mon étude, et que je me tourne davantage vers les sciences humaines. Voilà.
Et en plus, j'ai une chance inouïe, c'est-à-dire que tout s'ouvrait en fait. Mon contact avec le jeune consolier, je l'ai eu que pendant ces dernières années, et finalement, aussi, ça m'a permis d'avancer dans mes travaux très vite, comme si je reprenais des travaux interrompus, interrompus quand le propos aussi redevient surréaliste, dans une autre vie, peut-être, si la réincarnation existe.
Alors, pour moi, l'alchimiste, c'est avant tout, avant tout, un homme, un amateur, enfin, je dirais, de la nature. Servir dans le sens étymologique, dans le mot amateur, c'est le mot amour. Donc, c'est un amoureux de la nature. D'où, d'ailleurs, les planches allégoriques alchimiques avec Dame Nature, qui est suivie par cet alchimiste. Que oui, j'aime mettre de grosses lunettes avec une lanterne pour la chercher, parce que ce n'est pas facile au départ. J'ai redécouvert, en fait, les secrets de la nature, et prendre, en fait, ces secrets en leur redonnant la même valeur et leur nature. Vous verrez dans tous mes ouvrages, en fait, Nature est toujours exprimée avec un N majuscule. C'est une, c'est une entité particulière. Dans les discours gnostiques, et notamment donc le discours qui émane directement de la pensée, en fait, hermétiste, on taxe. Si vous voulez, vous avez le monde des dieux en haut, avec l'intellect, éclairé par le Nous, l'esprit. Ensuite, on a le monde de la nature, il y a l'homme, il y a. Et en fait, que le tout le parcours de l'alchimiste, c'est de comprendre ce qui se passe dans cet univers de la nature. C'est un univers, finalement, intermédiaire. Dans la nature, il faut qu'il retrouve les signatures de Dieu, pas seulement au niveau des plans, mais au niveau des métaux, etc., qui nous permettent ensuite de travailler intelligemment aux fourneaux. Parce que c'est une règle que je suivais. L'alchimiste, c'est-à-dire que quand ils accomplissent l'œuvre, en général, même parfois, ils sortent du monde. Mais moi, je me sens plus comme comme l'était Mamba, en fait, je. J'ai cette idée de transmettre, en fait, déjà des éléments d'une école d'alchimie. Mais en général, plus ils savent, plus ils vont changer éventuellement d'identité, ils vont partir à l'étranger, on va s'enfermer dans une caserne, etc. Ce n'est pas simplement imaginaire, ça, c'est vrai. Mais sauf que quelques-uns ont mission. Le mot mission est un tout fort, si vous voulez, en fait, ils sentent cet engagement de transmission. Voilà.
C'est dit que Lavoisier disait : "La patience est celle des philosophes, ni l'humilité est la porte de l'arche d'alliance." Et c'est tout dire, parce que de toute façon, par nous-mêmes, nous ne sommes rien dans cette histoire, puisque en réalité, il y a l'idée de rattachement à une transcendance. Animiste, qu'elle ressurgisse d'une religion, d'une autre, d'un mouvement gnostique, etc. Il y a toujours l'idée du haut qui est en bas, comme signé en bas, ce qui est en bas, est en haut. William Trismégiste à sa table d'émeraude. Et en fait, si vous voulez, il est logique que les racines soient toujours aussi, en quelque part. Donc, en réalité, l'idée dans un état d'humilité, ce n'est pas, il n'est pas sûr, si tout à fait une règle habituelle. Voir comme dans le Mutus Liber, l'alchimie, le Mutus Liber, paru en 1677 à La Rochelle. Tout le monde connaît avec des gravures, en fait, puisque le livre muet, on voit un couple qui est à genoux, en prière, en fait, auprès de l'ange. Finalement, ils se retrouvent tous les deux en prière, en demandant finalement le miracle, le miracle, une seule chose. Hermès, qui en fait, l'accomplissement de l'œuvre. Donc, il y a vraiment cette recherche de, comment dire, l'humilité. L'humilité, quelque part, est le chemin obligatoire, parce que de toute façon, par nous-mêmes, nous ne sommes rien dans cette nouvelle. D'abord, il y a tous les adeptes qui nous ont précédés. Mais dans le terme étymologique de l'adepte, "adeptus", c'était celui qui a accompli, celui qui a trouvé, celui qui est passé de la pierre. Ils ont passé un temps infini à la recherche, en des considérations peut-être deux fois deux, avec une rigueur incroyable, pour nous laisser des traités qui sont inintelligibles, parce qu'ils ne s'adonnent pas à l'alchimie. Et c'est eux, quand même, qui nous ont laissé, en fait, les textes majeurs. En même temps, de toute façon, il y a des éclairs intuitifs qui permettent de mieux cerner les questions, en fait, ils arrivaient à trouver les solutions. Voilà, véritable solution. Et à ce moment-là, des étapes du Grand Œuvre, sans compter qu'en plus, il existe des matières différentes, des œuvres. Il existe donc des voies différentes. Voilà. Et dont on peut donner une classification rapide. Il y a des voies sèches qui passent, en fait, par le creuset, donc dans un fourneau qu'on appelle l'athanor. Athanor, le disait arabe. Et puis, on a, on a aussi le travail qui est beaucoup plus, plus, plus agréable, en fait, de la voie humide, où dans un matras de verre, on verra peu à peu, finalement, se dérouler, en fait, l'ensemble des couleurs du paon, dans un domaine qui est quand même, je dirais, un peu connu. Il y a, en même temps, c'est très aléatoire, parce qu'on peut aussi prendre des vessies pour des lanternes. Alors là, évidemment, il est clair qu'il faut triompher de son ego. Il faut de l'humilité. Quelque part, se retrouve en fait, être le passage obligé. Je ne connais pas d'être orgueilleux, ambitieux d'une manière démesurée, qui soit parvenu à réaliser l'œuvre. Ça ne s'est pas, ça n'existe pas. L'histoire du monstre, effectivement, ça n'a jamais été. C'est-à-dire que pour commencer, en fait, il faut "booster", si je peux me permettre ce barbarisme, en fait, il faut, il faut comprendre que, il faut se mettre en selle, quoi. Voilà. Mais ce n'est pas si simple. Ce n'est pas si simple, parce que nous, nous sommes, en plus, occidentaux. On aime bien conceptualiser les choses. Donc, on a l'impression que si on réalise le Grand Œuvre dans sa tête, dans ce cas, un peu comme s'il était fait. Quand même, bien un moment donné, il faut aussi être venu chercher de la matière dans les mines. Il faut, il faut la travailler. Il faut la dépouiller de sa gangue. Il faut donc, il va falloir les allégories sont là pour nous démontrer, en fait, il y a par triompher du dragon, éventuellement faire jaillir le sang du dragon dans certaines voies. Et utiliser, en fait, tous les éléments. Et la différence avec la chimie, déjà, comment cela, c'est-à-dire que les scories dans un travail, bien les chimistes, la rage, ce sont des scories. Mais retenez, nous les utilisons. C'est le soufre, par exemple, parce que, en réalité, dans le cas de la matière, tous les scories après une fusion, gallique, un sulfure, eh bien, on récupère, en fait, un soufre qui nous est extrêmement précieux. Vous comprenez ? Donc, il va y avoir des tas de choses. Mais de toute façon, toutes ces différences entre chimie et alchimie apparaîtront clairement au cours des différents travaux aux fourneaux avec l'athanor. Est-ce que je recours dans nos écoles ? En fait, il y a, il y a pas mal justement de scientifiques de très haut niveau, et notamment des agrégés de chimie, de physique, de l'ens. Ils se rendent compte que le travail alchimique est beaucoup plus proche finalement d'un travail culinaire, si je peux. Parce qu'en fait, c'est un super cuisinier, c'est un Bocuse, en fait, l'alchimiste, et il réalise la pierre, parce qu'il y a des lions, on aime chimie aux fourneaux, dont on ne se débarrassera pas. On réussit à constituer des sauces, je vais me permettre, alors que la chimie, évidemment, ne s'y intéresse pas du tout. Elle a rejeté tout ça. Il y a eu cette espèce de basculement là, au XVIIIe siècle, à la fin du XXe siècle. Les choses ne sont pas encore très claires. Mais en même temps, forcément, avec les découvertes justement d'Agouzi et après ses successeurs, on va rentrer vraiment dans un domaine qui sera beaucoup plus, on dirait, rationnel. Et c'est là où la chimie, évidemment, va exploser avec l'idée d'une approche très analytique des choses, en fait, et savoir concrètement séparer. Voilà, c'est ce qui donnera plus tard naissance d'ailleurs au tableau de Mendeleïev, un don classification par éléments.
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Et ma petite première expérience alchimique, ça a été dans le domaine du végétal. J'ai commencé en suivant, en fait, les préceptes de Paracelse, à essayer de travailler sur des plantes qui contenaient une petite toxicité, voire un trait plus important, et voir comment l'alchimie pouvait, en fait, neutraliser cette toxicité et tirer, finalement, le meilleur de cette plante, un peu comme si cette plante était un dragon, dont il fallait tirer, en fait, la véritable quintessence. Je pense par exemple à l'atropine, qui était le fameux don du ciel, c'est Paracelse. Voilà. Il y a eu donc, il y a quand même deux alcaloïdes qui posent un problème, en fait. On arrive à neutraliser leur toxicité. Il y avait eu, si la digitale, la digitale, avec la digitaline. D'autres intérêts, évidemment, très vite, parce que j'étais déjà en train de spéculer beaucoup, beaucoup sur le Grand Œuvre, à travers les ouvrages magistraux, le "Grand Œuvre" de Fulcanelli, "Les Cathédrales" de Marc Gastal. Donc, j'avais déjà, évidemment, je m'étais déjà forgé une opinion sur les travaux que pour entreprendre. Donc, je me suis mis très, très vite à ramasser la rosée, et puis à. Alors, ça, ça a été la vraie expérience, on pourrait dire, alchimique, au niveau, en fait, cette fois-ci, minérale. On sait qu'on considère comme étant le hors-d'œuvre, ce qui précède, finalement, le Grand Œuvre, dans la fameuse fabrication des sels dits canoniques, qui sont issus plus ou moins directement et indirectement de la rosée. Comme j'ai obtenu les résultats dans la proportion qui avait été décrite par le jeune consolier, je me suis dit : "Là, c'est formidable, ça marche." Ça a été quelque chose qui m'a donné du baume au cœur, qui m'a donné envie de continuer.
Alors, évidemment, très vite, parallèlement, j'avais un petit athanor. J'ai commencé à chercher des creusets étant capables de résister aux températures, étant assez solides, et donc qui subissaient très bien les chocs thermiques et les chocs mécaniques, pour pouvoir commencer à travailler dedans avec un pur minerai que je faisais venir d'ailleurs des mines de Ladoucette en Bretagne, etc. J'ai commencé la boxe. Bon, j'avais à peu près, j'avais un tout petit peu moins de 30 ans, quoi. Voilà. J'allais avoir 27, 28 ans, par mois. Enfin, le jour où j'ai vu que ça marchait déjà avec les sels, déjà avec les sels, c'était formidable, parce que c'était vraiment la preuve par neuf que le jeune consolier n'avait pas menti. Alors, j'ai toujours expliqué que ce fameux livre muet, qui est considéré comme étant le livre des sels, en majeure partie, bien qu'il y ait d'autres parties du Grand Œuvre qui soient envisagées, mais la prévalence est donnée, en fait, à la préparation des sels. Et je le dis, et je l'écris souvent, dit : "J'ai quand consolier a su rendre parlant, en fait, ce livre muet, puisque c'est le Mutus Liber." C'est un livre, parce que sans ses commentaires, sans ses commentaires, c'est évident que je ne serai jamais parvenu, en fait, à extraire le sel. Alors, évidemment, ses commentaires, attention, ce sont des commentaires. Il faut suivre, il faut comprendre. Il est mort en 92, je crois, ou en 83. Si vous voulez, déjà, évidemment, évidemment, les contacts s'étaient faits. Les contacts se sont faits quand j'étais encore étudiant, spéculatif, etc. Et d'ailleurs, la plus ancienne lettre qui m'ait envoyée, elle date du 4 juillet 73. Vous voyez que ça va tenir compte. Les encouragements, parce que je lui avais expliqué ma démarche, mon rêve. Mon rêve, en plus, et comme j'ai encore, s'il était très féru de surréalisme, vous savez qu'il avait été adoubé par André Breton, qui ne l'avait pas réuni, d'ailleurs, la société des gens de lettres, et puis après qui lui a confié un travail, il a confié un travail qu'il a réalisé d'ailleurs dans un des ouvrages de Breton, on retrouve un chapitre en fait, signé, le jeune consolier. Donc, c'est quand même extrêmement important. Il y a tout de suite compris, à quelques mois, j'avais senti cette vocation, et en fait, les choses se passaient du mieux possible.
Alors, j'allais à Saint-Jacques-de-Compostelle, qui m'invitait à me rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il disait : "Croyez, et je vous en prie, à ma foi officielle, c'est une bénédiction, ma cordiale sympathie, sur les traces de Nicolas Flamel et de Fulcanelli." Oui, c'était magnifique. Ah oui, ça m'a donné du punch, comme on peut dire. Franchement, je n'avais qu'une envie, c'était de continuer. Quand on est jeune, qu'on voit ça, c'est quand même arrivé.
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Alors, je ne suis pas, on ne peut jamais tout tester, parce qu'il y a une multitude, en fait, de voies. Donc, ce serait, ce serait un mensonge que de vous dire que j'ai exploré toutes les voies. J'ai exploré plus, j'y revois, oui, dont des voies qui intègrent parfois un aspect voie humide et un aspect sec aussi. Pour vous donner quelques exemples, j'ai travaillé évidemment sur la matière alcaline, qui pour moi est le repère des repères, parce que l'élixir, en plus, c'est excellent. J'ai travaillé aussi sur le cinabre, beaucoup. J'ai travaillé, j'ai connu le carreau, etc. Et le problème, je veux beaucoup plus respectueux, très, très aimable, mais il y avait dans cette voie de carreau, il y avait des écueils qui n'étaient pas uniquement la toxicité du mercure, mais qui était en fait la causticité du solvant du mercure, qui était en fait la potasse. Donc, il a fallu que je trouve le moyen de me débarrasser de la potasse et d'avoir quand même le fer jaillir le sang du dragon, par d'autres voies. En fait, ce qui m'a énormément servi, c'est le travail sur les races indiennes, et le travail sur les écoles chinoises, en fait, quand on y pense, pour réaliser des pilules de cinabre à partir du cinabre minéral, et puis d'autres voies encore. Le ras-el-sahel donnait le testament d'or. Bon, là, il y a des clés extrêmement intéressantes. Mais ce que j'ai appelé la voie des roses croisées, parce qu'elle se rattache en fait à cette voie qui est évoquée très rapidement dans l'ouvrage par mon ami Villard, "Entretiens sur les sciences secrètes", le comte de Gabalis, etc. Il est très intéressant de cette voie. Elle donne des résultats intéressants, mais l'élixir qu'on n'a pas une qualité, c'est quand même un bon cordial. Et puis quelques autres voies.
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Oh oui, si Dieu me donne l'autorisation et la possibilité, volontiers. Moi, je suis d'accord à ce que l'alchimie est toute ma vie. Parce que finalement, à travers même ma quête des religions, en fait, ce que je cherchais, c'était la gnose, en fait, la connaissance qui se trouvait, en fait, à l'intérieur de ces religions. Donc, ce qui m'a intéressé aussi, forcément, c'est le mouvement dit hétérodoxe, attaché à ces religions, c'est-à-dire ceux qui ont reculé, fois l'enfer, parce que considérés qu'ils n'étaient pas, qui suis-je, pas le dogme, mais le voilà. Et là, on voit des, on voit des commandants du mouvement, je veux dire, extrêmement intéressants, sur le plan exotérique, sur le plan mystique, sur le plan philosophique. Quand on voit qu'il y a des textes, moi, je les ai vus, j'ai vu en main, enfin, des textes qui datent du 2e, 3e siècle avant notre ère en Chine, sur des préoccupations que les alchimistes occidentaux ont, à la limite, sans qu'on puisse s'imaginer, peut-être, un contact entre les deux. Donc, il y a bien, il y a bien quelque part une tradition alchimique, elle a été transmise.
Il est intrinsèquement liée à la pierre philosophale, parce que le vrai but, en fait, ce n'est pas cher dehors, mais c'est d'obtenir son propre corps de gloire, avec l'aide de Dieu. Lui aussi, donc, des travaux, des travaux avec des exercices très particuliers qui permettent, en fait, de d'élaborer, en réalité, son corps de gloire. Alors ça, on retrouve très nettement cette préoccupation décrite dans les textes chinois, par exemple, dans les textes indiens, dans le tantrisme. Pour nous, c'est un petit peu allusion, quoi qu'on me conduise véritablement. Et notamment dans le tantrisme bouddhiste tibétain, il y a des éléments qui sont très, très fiables. Hier, nous, évidemment, ça a été davantage caché, toujours pareil, parce que nous subissons le joug de cette dogmatisme judéo-chrétien. Bien que, bien que Saint Paul, il fasse allusion, c'est le terme en latin, aux "regula aurea", dans le corps de gloire, le fait soit dur, dans sa première épître aux Corinthiens. Il revient, puis on peut se poser des questions, évidemment, sur la résurrection du Christ, ce que Christ est revenu dans son corps de chair, déjà dans un corps de gloire, en préparation. Puis il y a Marie-Madeleine, "Ne me touche pas", et qui lui dit, surtout, il ajoute : "Je ne suis pas encore remonté vers le Père." Donc, entre la résurrection et l'ascension. Donc, ce sont des éléments qui sont fondamentaux. Et nous, en Occident, comme on disait tout à l'heure, Occident, mais c'est le bassin méditerranéen. Donc, on aborde déjà le corps de gloire. On a, grâce à des éléments qui ont été très occultés en Égypte, en Grèce, un petit peu aussi chez les Sabeens, on a, en fait, si vous voulez, déjà, déjà, déjà, non seulement la notion de corps de gloire, mais le travail pour la réalisation de ces corps de gloire. Donc, j'ai écrit là-dessus, j'ai dû publier un certain nombre.
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L'alchimie, c'est devenu un adepte qui possède la pierre philosophale, il se retrouve dans la même condition que les Chinois qui disent : "On prend une pilule de cinabre tous les jours, et en même temps, on fabrique notre cinabre intérieur." Vous voyez ? Donc, exercice des voies internes pour la formation du corps de gloire. Et en même temps, on prend quelque chose, une aide, une aide externe, parce que, en fait, l'élixir de longue vie, en fait, qu'on appelle aussi l'or potable, parce que, on sait, en fait, le rouge devenu doré, en fait, vous avez la fierté des Hindous avec le changement. D'ailleurs, attention, c'est bien de comprendre. L'or potable, il permet de s'ouvrir, en fait, les centres énergétiques, notamment ce qu'on appelle les chakras du haut, en fait, savoir le Ajna chakra, le Sahasrara chakra. Donc, il ouvre un peu les portes du ciel. Et donc, une méditation avec l'or potable peut déjà nous mettre dans un état favorable pour continuer à travailler avec des exercices de gnose interne. Voilà. Donc, en fait, les deux vont de pair, se compagnent. Mais on peut très bien envisager un travail unique sur les voies internes. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en Chine, à partir, à partir de l'an mil. En Chine, on a donné une prévalence, quelque part, au Neidan, les voies internes. Enfin, il y avait toujours, toujours, un alchimiste caché quelque part, qui continuait à travailler sur le cinabre minéral, bien entendu.
Alors, il faut commencer par l'alchimie, déjà par appréhender le végétal, parce que ça permet, à travers une étude, ce n'est pas comme, dire, trop complexe au niveau matériel, et c'est beaucoup moins risqué de commencer par le végétal. Donc, en fait, dans ma formation, en réalité, on commence par le végétal, mais on essaie d'y explorer, en fait, tous les domaines du végétal. D'où l'intitulé de mon stage : "Tout sur le végétal". C'est vrai que ça paraît un peu ambitieux, mais il y a, en fait, des éléments extrêmement intéressants. Et il y a, juste en même temps, à la fin du stage, un pont par la pulvérisation des sels de végétaux. Il y a, en fait, un pont qui nous mène à envisager le problème du minéral, déjà du minéral, puis métallique, et ensuite, évidemment, le métallique. Avec une approche à travers. Je trouve que l'enseignement de base, il Valentin, est quand même très, très intéressant. Et il a écrit un ouvrage, par exemple, sur l'antimoine, le chat friand, en fait, de l'antimoine, qui est remarquable, où on voit toutes les vertus thérapeutiques de l'antimoine, et qui termine par la pierre de feu, qui n'est pas la pierre philosophale, mais qui est déjà extrêmement intéressante. C'est l'approche du laboratoire. Je m'astreins à faire à peu près une fois par mois un séminaire. Donc, dans le cadre des différents enseignements, donc avec un suivi. Et j'annonce, évidemment, ces séminaires, et la plupart du temps, donc sur mon site internet, alchimie-remundea.com, et en même temps sur Facebook. Voilà. Mais il est évident que, par exemple, pour un enseignement gradué, si on est à la deuxième étape de l'enseignement ou la troisième, etc., je ne mentionne pas, bien sûr, ni sur internet, ni sur Facebook, parce que si on n'a pas fait le premier. Voilà comment la région s'organise. Et ça, ce n'est pas forcément évident pour celui qui essaie de suivre un petit peu nos activités, de voir qu'en fait, tous les mois, il y a un séminaire. Ah oui, j'ai une trentaine de livres qui sont traduits, d'ailleurs, en plusieurs langues. Et je vous sais gré, en fait, à tout étudiant en alchimie, de commencer par celui qui est réédité constamment depuis 25 ans, peut-être, ça ne nous rajeunit pas tout ça, et qui s'intitule "Alchimie, Science et Mystique". Voilà, parce que j'ai pu l'augmenter, j'ai pu l'agrémenter, j'ai pu, d'ailleurs, dans cette dernière édition, en fait, il y a des tas d'éléments sur les voies externes et sur les voies internes. Voilà, ça, ça aussi, je pense que c'est appréciable.
Alors, pour ceux qui, évidemment, veulent pousser l'investigation plus loin, qui déjà ont mis la main aux fourneaux ou vont le faire, voilà, donc un livre essentiellement pratique, qui devient une sorte de vade-mecum, qui s'intitule, en fait, "Pratique de l'œuvre alchimique, végétal, minéral, métallique". Là, en fait, c'est des photos qui sont extraites du travail du laboratoire, et évidemment, les photos sont tout à fait authentiques, il n'y a pas eu de Photoshop, il n'y a pas intervenu, car je vous rassure tout de suite. Il y a des recettes. Acceptant les recettes, c'est le dévoilement même, déjà, de certains éléments qui sont occultés dans les ouvrages de l'alchimie des anciens. Et donc, en fait, j'essaie de décrypter tout ça, et je donne des tas d'éléments, si fait que ça devient, normalement, ça devient l'œuvre et le livre de chevet de l'opératif. Lors des séminaires que j'organise ici, des séminaires pratiques, en fait, j'ai diffusion, en fait, avoir toujours ça sous la main, en plus des notes qu'ils ont prises pendant seulement des photos, et ses comptes succès, ça reste personnel, évidemment, pour eux, mais le livre est toujours un excellent repère. Et après, s'ils ont perdu, évidemment, j'essaie de faire le service après, après ce stage. Et donc, via cet ouvrage également, que je signalerai, parce que j'ai écrit plusieurs ouvrages sur Paracelse, mais pour tous ceux qui éventuellement ont déjà lu un livre sur Paracelse, ce n'est pas une petite, je les rassure, je rassure, c'est une sorte de somme à Paracelse. Et ça, c'est mon dernier livre, c'est "Paracelse sous la lumière de la nature", puisque Paracelse disait : "Il est une lumière qui luit beaucoup plus que la lumière du soleil, c'est la lumière de la nature." Et dans cette lumière, les choses invisibles deviennent visibles. C'est tout, c'est tout un programme. Me disent, il oblige. Ça me gêne un petit peu, mais j'oublie quand même de vous dire qu'en tant qu'universitaire, j'avais été sélectionné pour représenter Paracelse dans le milieu universitaire et dans les expositions qui ont eu lieu suite à son 500e anniversaire de sa mort, en 1993. Ça date un petit peu. Et donc, que Lucien Braun, quand l'université, le cerveau n'était à Strasbourg, moi, j'étais à Lausanne, en Suisse, où effectivement, je participais à cette exposition, et donc, j'ai fait un certain nombre d'exposés sur Paracelse. J'ai beaucoup d'affinités, évidemment, il parle à seize. Et bien, si le Valentin, voilà, je parlais tout à l'heure, je ne saurais que recommander cet ouvrage. "Paracelse sous la lumière".
Oui, alors ça, c'est juste pour faire un petit clin d'œil, si vous voulez, puisque, en fait, j'ai publié beaucoup d'ouvrages aussi sur l'histoire des religions. J'ai écrit sur les religions monothéistes particulièrement aussi. Mais ça, c'est en fait, c'est en fait une somme, en fait, c'est la somme de tous mes cours que j'ai donnés dans des universités sur l'histoire des religions. Mais c'est une histoire qui, effectivement, fait référence à des éléments parfois occultés par les historiens, habituellement, sur l'histoire des religions et l'art. En même temps, bien sûr, là, on fait un petit tour dans l'Antiquité, parce qu'on m'a parlé des remèdes tout à l'heure, une tradition égyptienne, et évidemment, la tradition grecque. Voilà, rangement, Sumer aussi, bien sûr. Alors, c'est de l'hermétisme, et en même temps, c'est intéressant, parce que de temps en temps, j'ouvre, j'ouvre, en fait, des petites parenthèses, en fait, pour qu'on voie vraiment le côté extrêmement ésotérique, entre qui et qui se rapproche du caractère alchimique. Oui, c'est aussi les droits des métis. Oui, c'est clair. C'est-à-dire que, par exemple, ce que j'ai fait sur l'alchimie chinoise, ici, dans les éditions soviétiques, va être complété par d'autres textes qui seront en même temps propres au terrorisme, etc., mais avec des préoccupations alchimiques. Dans ce livre général sur l'histoire des religions, donc, il y a une complémentarité. C'est ça. Faut jamais penser que je m'amuse à rééditer les livres comme ça, simplement, voilà. Et même les ouvrages sur le Graal. Premier était paru chez Robert Laffont, ici, les éditions du Rocher. Bon voyage. Il y a quand même matière à s'interroger sur la scène du Graal, histoire et symboles. Ce n'est pas une réédition du livre chez Robert Laffont. Voilà, il y a aussi des compléments. J'écris sur le Graal, d'autres livres. Enfin, celui-ci, notamment, "Le Graal", qui était paru aux éditions De Vecchi. Je me suis aperçu, d'ailleurs, que même pas mal d'étudiants utilisent là. Il y a davantage, par exemple, les textes du Graal, alors que là, on est déjà dans l'analyse de ces textes. C'est un petit peu différent. Après, il y a, il y a, il y a, du Graal, chaque état de choses, c'est-à-dire que, en fait, avec l'alchimie, c'est jamais fini. Déjà, voilà, c'est ça, c'est extrêmement important. On n'en a jamais fait le tour. Et que je pense qu'il convient de plus en plus de témoigner, c'est cette science qui est une science, mais c'est aussi une philosophie, qui est aussi, comment dire, une mystique. Tout le titre de mes ouvrages, "Les Mystiques", dans le sens d'opérativité, c'est ça qui est intéressant, je crois, c'est l'alliance, en fait, de la philosophie, d'une philosophie spéculative, avec le travail sur soi et aux fourneaux. Parce que chose que nous n'avons pas abordé tout à l'heure, peut-être, c'est que à un moment donné, notre matière, elle ira véritablement miroir, d'ailleurs, la tige qui sera au dessus du creuset, se reflétera dans ce miroir. Et donc, c'est intéressant, parce que au fur et à mesure de son évolution, l'être a besoin aussi d'avoir des repères. Et donc, ces repères, il les a par le miroir de l'art, quelque part. Et la phrase qui me paraît la plus essentielle, en ce sens, c'est celle que nous donnera Paracelse, quand il dit : "Nul ne transmet aucune matière s'il ne s'est transmis qu'à lui-même." Voilà. La nature, le N majuscule, en fait, c'est une entité qu'il faut explorer avec beaucoup de respect et d'amour. Elle n'est plus simplement un objet d'exploitation. Elle est surtout pas un objet d'exploitation. Et là, beaucoup de choses à nous enseigner par elle-même. Doit à nouveau ce retour à l'humilité, l'humilité, donc, qui est cette qualité tissée forcément au cheminement alchimique.
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