Transcription
Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle émission live d'après-midi.
Alors aujourd'hui, de quoi allons-nous parler ? Et bien, nous allons parler d'un concept, d'un symbole ésotérique, si l'on peut dire, et d'un acronyme qui s'appelle le vitriole.
Alors, attention, il ne s'agit pas d'un poison, il ne s'agit pas de l'acide sulfurique, le vitriole et cetera. Tout ça, ce n'est pas du tout cela. En réalité, le vitriol est un concept que l'on va retrouver sensiblement à la fin du Moyen-Âge et surtout à la Renaissance, principalement dans le milieu de l'alchimie et de l'hermétisme. Mais par la suite, il s'est répandu et est devenu un concept central au niveau de la franc-maçonnerie.
Alors, pas forcément dans toutes les tendances de la franc-maçonnerie, pas forcément dans tous les rituels de la franc-maçonnerie, mais principalement dans le rit écossais ancien et accepté ou plus simplement le RE21. D'où le sous-titre de cette émission, donc vitriol, le secret des francs-maçons.
Pourquoi ce titre qui peut-être un petit peu tendancieux et qui attire l'œil, peut-on dire ? Évidemment, le vitriol ne se limite pas seulement à la franc-maçonnerie, mais il est souvent de bon ton ou du moins cela excite le fantasme que d'imaginer quel secret pourrait possiblement posséder les francs-maçons. Alors, on parle de complot politique, on parle d'influence sociale et cetera et tout un tas d'autres choses possiblement. Mais ce n'est pas du tout le sujet que nous allons aborder aujourd'hui.
Nous allons parler de la franc-maçonnerie bien sûr, mais dans un cadre ésotérique et dans un cadre symbolique. Or, sur cet aspect, quel est le secret des francs-maçons ? Et bien, je pense que le vitriole est justement ce qui permet d'illustrer le concept même de la franc-maçonnerie, son objectif au sens de l'individu et ce qui va définir l'architecture de la quête ésotérique des francs-maçons. Et je vais tenter de vous présenter tout cela via le concept du vitriol.
Alors, je vois que vous êtes déjà près d'une centaine à être connectés, ça fait très très plaisir. Je vois que vous êtes déjà nombreux dans le chat. Quelques modos qui sont déjà arrivés. Merci à tous pour votre présence.
Alors, attaquons le sujet de cette émission. Alors, le plan de cette petite conférence, donc une introduction. Tout d'abord, c'est quoi le vitriole ? Ensuite, on va parler de l'histoire de ce symbole, de son cheminement. Ensuite, on va parler du voyage à l'intérieur de la terre qui représente la première partie de la de l'acronyme en l'occurrence. Et dans cette partie, donc le voyage au à l'intérieur de la terre, on va présenter en fait, on va prendre l'exemple de la maçonnerie pour illustrer le concept du vitriol et on va présenter en fait les rites de la franc-maçonnerie. le rit de réception des candidats, donc le rit d'initiation si vous préférez. Et ensuite, on va parler aussi du rit d'élévation à la maîtrise. Donc ce qui va symboliser toute la puissance, on va dire, de l'archétype du vitriol en l'occurrence donc le rit en l'occurrence de la mort et de la résurrection symbolique que pratiquent les francs-maçons. Et donc pour aller plus loin, ensuite nous entrerons dans une troisième partie. Nous allons parler du mystère de la pierre cachée. Donc dernière partie de la phrase. Quelle est donc cette pierre cachée ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Comment peut-on le traduire ? Y a-t-il des concepts équivalents et cetera et cetera.
Commençons tout d'abord avec donc cet acronyme le vitriol. Donc c'est une phrase latine à l'origine qui se dit "Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem". En traduction, "Visite l'intérieur de la terre et en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée".
Donc, comme je vous disais, attention, il n'y a aucun rapport avec le vitriol en tant que produit chimique à base d'acide sulfurique. Donc ce qui est intéressant avec cette phrase tout d'abord, c'est un petit peu ces trois parties. "Visite l'intérieur de la terre". Alors, qu'est-ce qu'on entend par intérieur de la terre ? "Rectification". Donc, en rectifiant, qu'est-ce qu'on veut dire par rectification ? Et ensuite, "tu trouveras la pierre cachée". Quelle est donc cette pierre ? C'est l'architecture, peut-on dire, de cette conférence.
Alors, voyons tout d'abord donc la première partie, l'histoire de ce symbole, l'origine alchimique tout d'abord, puis ensuite la renaissance avec l'hermétisme, le vitriol dans la rose croix et plus tard évidemment le vitriol dans la franc-maçonnerie.
Tout d'abord, le vitriol puis ses origines dans le concept même de l'alchimie. L'acronyme vitriol est un concept qui est une illustration, si l'on peut dire, du processus alchimique. Déjà, très rapidement, qu'est-ce que l'alchimie ? L'alchimie est une protoscience, on va l'appeler comme ça, ou une science ésotérique aussi, science occulte même, qui puise ses origines dans les traditions mystiques de l'Égypte ancienne, de la Mésopotamie, de l'antique Chaldée, de la Grèce, du monde Perse, du monde arabe et cetera. Tout ça, tout un tas de gens qui ont pratiqué l'alchimie au cours du temps et qui sont arrivés notamment en Occident avec une alchimie médiévale puis une alchimie à la Renaissance qui se perfectionne.
L'alchimie c'est l'objectif au sens terre à terre de transmuter les métaux, de transformer la matière, donc par exemple de transformer le plomb en or. C'est l'œuvre absolue au sens matériel. Mais d'un autre côté, l'alchimie n'est pas seulement une science. C'est également un procédé spirituel ou du moins que certains vont utiliser dans le cadre d'une spiritualité pour illustrer que cette transformation de la matière n'est pas seulement quelque chose de matériel, mais c'est aussi une transformation de l'individu qui fait que nous allons nous transformer en une substance vile en une substance comme l'or en l'occurrence une substance divine. Donc c'est la métamorphose de la matière du plomb en or mais aussi de la transformation de l'individu pour se perfectionner dans un cheminement spirituel. Ça c'est le cœur de la chimie.
Et donc de ce fait, dans la chimie, il est courant d'utiliser des symboles, des éléments comme le sel, le soufre, le mercure et cetera pour illustrer tous ces concepts de transformation matérielle tout d'abord, mais également en faire le lien avec cette idée de transformation spirituelle. Et donc c'est là qu'est né l'acronyme du vitriol qui va reprendre un petit peu cette architecture élémentale propre à l'alchimie. Donc de ce fait, on va trouver des références au vitriol tout d'abord dans les textes de la chimie bien entendu. On ne parle pas à ce stade de franc-maçonnerie qui n'existe pas. On ne parle pas de rose croix, ça n'existe pas encore à cette époque mais on a cette idée de transformation qui passe par cet acronyme.
Ensuite, tout ceci se perfectionne à la Renaissance. Durant cette période, il y a une redécouverte des anciens textes de l'antiquité et notamment ce qui va transformer la pensée mystique européenne. Par exemple, les hermétistes visualisent l'intérieur de la Terre comme une métaphore de l'âme humaine. Et en plongeant dans les profondeurs de leur être, ils cherchent à éliminer les impuretés et atteindre la pureté spirituelle. Ce qui équivalait sur le plan matériel à la transmutation du plomb en or des alchimistes que je vous mentionnais juste avant.
Alors, il y a de nombreux de nombreux adeptes de la Renaissance qui ont nommé cet acronyme. C'est-à-dire c'est véritablement à partir de cette période de la Renaissance 16e 17e qu'on trouve des mentions de l'acronyme vitriol avec cette phrase "visita interiora terrae et rectificando invenies occultum lapidem". Donc on utilise le concept alchimique mais dans des textes beaucoup plus philosophiques que sont l'hermétisme où cette fois-ci on utilise plus forcément d'alchimie matérielle, on utilise seulement la symbolique et le verbe la nomenclature alchimique pour parler d'une transformation de l'individu basée sur les concepts de l'hermétisme antique réactualisé à la Renaissance.
Alors, on a des grands noms comme Basil Valentin, Robert Flude, on a Paracelse, on a Khunrath et cetera. De nombreux auteurs qui vont mentionner le vitriol ou du moins mentionner des éléments du concept.
Alors, ce qui est intéressant, je vais vous remettre la fiche à l'instant pour que vous puissiez le visualiser. Là, sur cette petite table sur le côté, vous voyez donc la phrase en latin tout autour, "vita, interiora" et cetera, tout ça. Mais au centre, vous voyez tout un tas de symboles, donc la lune, le soleil, les symboles des planètes et cetera, les symboles des éléments, des symboles même zodiacaux dans une certaine mesure, tout une architecture cosmique qui se trouve liée à ce symbole. Alors celui-ci en l'occurrence vient d'une table composée en 1580.
Alors ce qui est intéressant, c'est que cette ce symbole du vitriol, il est toujours associé avec un texte souvent et ce texte c'est la fameuse Table d'Émeraude. Alors certains d'entre vous connaissent ce texte. J'ai proposé une émission sur la chaîne que vous pourrez retrouver la Table d'Émeraude et cetera sur la chaîne Arcana. La Table d'Émeraude, c'est un texte hermétique dont l'origine est complexe à définir mais qui semble apparaître sensiblement au 8e 9e siècle basé sur des textes plus anciens. Évidemment, c'est à peu près 14 phrases dont la plus connue est "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut pour faire les miracles d'une seule chose". Donc on retrouve cette idée du macrocosme, microcosme, humain, divin et cetera et on associe à ce texte cette cette cet acronyme du vitriol avec toute une représentation cosmogonique du monde.
Donc il y a l'idée que en plongeant dans les entrailles de la Terre, comprenez les entrailles de la terre, la psyché de l'individu, on va pouvoir transformer quelque chose, comprendre l'environnement cosmogonique via toutes les illustrations planétaires et cetera et de là, on va trouver la pierre cachée. Pierre cachée, vous l'aurez compris, référence à la pierre philosophale des alchimistes. On n'est plus seulement sur la transformation du plomb en or, sur la pierre philosophale au sens le symbole qui va transformer l'individu en un être divin. Si vous voyez l'idée.
Alors, en allant plus loin, le vitriol va être réutilisé par l'héroïsme rosicrucien. Dès le 17e siècle, le vitriol a acquis une nouvelle popularité grâce aux textes de la Rose Croix. Textes de la Rose Croix, les principaux, la Fama Fraternitatis, la Confessio Fraternitatis et les Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz. La Rose Croix est une tradition ésotérique qui puise assez librement dans la pensée de l'hermétisme, dans l'alchimie, dans la mystique chrétienne et dans la Kabbale. Il y a l'idée d'une association entre la science et une certaine quête mystique.
Et donc les rosicruciens vont utiliser l'archétype du vitriol comme étant une sorte de devise initiatique où le voyage vers l'intérieur de la terre est ici compris comme une métaphore de l'exploration intérieure de l'être. On trouve toujours ce symbole. La rectification symbolise l'effort personnel pour s'améliorer, éliminer les imperfections et révéler le divin en soi. Donc le vitriol dans la vision rosicrucienne représente l'essence de la quête spirituelle, un processus de purification qui mène à la sagesse cachée.
Alors l'idée vous la retrouvez encore. Le lien entre l'alchimie et la quête mystique. l'idée de rectification ou de purification, d'enlever les scories comme on nettoie le métal, on fait brûler, on fait chauffer le métal pour enlever toutes les impuretés et bien de la même façon l'individu en travaillant sur lui-même, on va enlever toutes les impuretés, les désirs, les passions et cetera, le libérer de toutes ses entraves, de toutes ces scories pour lui permettre de s'élever vers quelque chose de plus grand tout simplement.
Alors maintenant, on va arriver un peu au cœur de notre sujet, le vitriol dans la franc-maçonnerie. Le 18e siècle vit l'essor de la société dite franc-maçonnerie spéculative. Il y a une toute une complexité historique sur la naissance, la genèse, les origines, les influences de la franc-maçonnerie. Pour plus de détails, je vous renvoie à ma vidéo spécifique sur le sujet bien entendu. Mais c'est au 18e siècle que réellement la franc-maçonnerie prend de l'ampleur et va adopter de nombreux symboles et des idées issues des traditions alchimiques rosicruciennes et hermétiques. Je n'ai pas forcément très présent dans la franc-maçonnerie avant le 18e siècle, mais au 18e siècle et surtout à partir des années 1730 1740, on va voir une vraie une vraie influence des pensées rosicruciennes hermétiques et cetera au sein de la franc-maçonnerie ou du moins certaines branches de la franc-maçonnerie.
Alors le vitriol, il devint ainsi un symbole, un élément symbolique important dans certaines loges maçonniques et particulièrement dans celle du rit écossais ancien et accepté qui va prendre naissance par un long processus qui couvre la deuxième moitié du 18e siècle. Il va naître officiellement au tout début du 19e. Mais c'est un long processus. Encore une fois, je vous renvoie mes vidéos sur l'histoire maçonnique pour tous les détails.
Donc dans le REAA écossais accepté, le vitriol est utilisé dans le cadre du cabinet de réflexion où en fait ce symbole est présenté au candidat pour tout de suite les mettre face à cette problématique. Donc pour les francs-maçons, le voyage à l'intérieur de la terre symbolise la nécessité de descendre en soi pour trouver la vérité. L'initié est encouragé à découvrir ses propres faiblesses et défauts puis à les rectifier afin de devenir un meilleur être humain.
Alors, dans le cadre du REAA, le vitriol est présenté immédiatement bien sûr au candidat sans plus d'explication. On lui met simplement le symbole qui va illustrer quelque chose qu'il n'est pas censé encore totalement comprendre. Mais comprenez qu'on est dans ce cadre du cabinet de réflexion où la personne va être en introspection avec elle-même dans ce lieu reculé. Symboliquement le cabinet de réflexion maçonnique, c'est un petit peu les entrailles de la terre, si vous voyez l'idée. Mais on va voir plus en détail cet aspect rituel dans la deuxième partie.
Dans la deuxième partie, on va explorer à proprement parler les rites. Alors, tout d'abord, on va découper donc ce voyage à l'intérieur de la Terre en trois grandes étapes et puis une quatrième petite sous-partie où on fera un comparatif avec d'autres traditions. Tout d'abord, on va voir le prélude, alors on est dans le cadre de la franc-maçonnerie avec ce passage du cabinet de réflexion qui est l'étape préparatoire à l'initiation. Ensuite, il y a le rituel de premier degré, le voyage dans les ténèbres, donc l'initiation au grade d'apprenti en franc-maçonnerie et ensuite le rituel de 3e grade, donc l'élévation à la maîtrise ou le rituel de la mort et de la résurrection symbolique. Je ne m'attarde pas trop sur le deuxième grade, le grade de compagnon qui a assez peu de rapport avec le concept du vitriol, mais il y aurait d'autres études à faire bien évidemment au-delà de ce symbole bien sûr. Et ensuite donc on parlera des autres systèmes initiatiques.
Alors le prélude, le cabinet de réflexion, qu'est-ce que c'est ? Et bien dans le cadre de la franc-maçonnerie, ce passage préparatoire au rituel a lieu dans une loge souvent appelée un temple maçonnique par coutume. Le réceptionnaire ou le candidat est placé dans une pièce sombre et isolée avec quelques objets de nature symbolique. Cet espace prend le nom de cabinet de réflexion et fait office de sanctuaire souterrain, théâtralisation du monde chtonien.
Alors, il est important peut-être de préciser qu'est-ce que c'est le monde chtonien ? Le monde chtonien, parfois on le voit comme synonyme des enfers. Alors, les enfers, c'est le lieu des démons, le lieu de tout un tas d'horreurs dans la tradition chrétienne. Mais plus anciennement, les enfers dans différentes traditions à travers le monde, notamment l'antiquité grecque, égyptienne ou autres, les enfers, ce n'est pas forcément un lieu qui n'est ni bénéfique ni maléfique, c'est le lieu chtonien des passions, des pulsions et des désirs. Comprenez que l'enfer dans cette vision, le monde chtonien, ce n'est pas un lieu de damnation, c'est un lieu où l'on est confronté à tout ce qui est instinctif, émotif, pulsionnel. Encore une fois, on a cette devise au rit écossais ancien et accepté que vous retrouverez souvent sur certains documents : "Ordo ab Chao", de l'ordre du chaos va naître l'ordre en gros. Et bien, on peut considérer que le monde chtonien c'est le chaos et que l'ordre c'est le monde céleste, le plan plus divin.
Or donc le vitriol "visita interiora terrae" enfin trouver la pierre cachée pousse l'individu à se plonger dans le monde chtonien, le monde des pulsions, des désirs et cetera et tout ce que l'on veut ou les enfers plus simplement. Ce cabinet de réflexion est une illustration de ce lieu sur le plan symbolique. Vous l'aurez bien compris.
Donc plus loin, l'objectif est de provoquer une certaine angoisse faisant perdre la notion du temps au néophyte. Seul dans ce cabinet aux allures mortuaires où il y a un crâne, tête de mort et tout un tas d'objets glauques, l'inscription vitriol s'offre à lui afin qu'il rédige son testament philosophique. Alors évidemment, l'individu ne fait pas son testament au sens vie profane, mais il fait un testament spirituel, mental sur son cheminement et cetera et ses aspirations possiblement futures.
Le réceptionnaire ou candidat est ensuite tiré de ces méditations pour être conduit dans la loge à proprement parler puisque tous ces événements ont lieu hors du dit temple maçonnique ou de la loge. Mais il aura les yeux bandés. Comprenez qu'il reste dans les ténèbres de l'ignorance du monde chtonien. Il va dans le monde souterrain mais quand il sort du cabinet, il reste symboliquement dans le monde chtonien et il va arpenter un voyage.
Ce voyage va donc continuer par la deuxième partie de la phrase, hop là, je me suis trompé, excusez-moi, dans mon document. Hop là, ce voyage va continuer avec l'introduction du candidat dans la loge. Alors, par tout un tas de péripéties, de rites et cetera qui est assez complexe, il y a le moment où l'individu est entré à proprement parler dans les lieux et présenté par d'autres frères qui sont des frères préparateurs, assistants et tout un tas d'autres choses. Et là, il va être soumis à tout un tas d'épreuves. Il va entreprendre des voyages, des voyages de nature symbolique faisant intervenir des éléments de l'ésotérisme occidental, à savoir le feu, l'eau, l'air, mais pas la terre. Pourquoi ? Et bien parce que ce dernier élément était déjà manifesté dans le cadre du cabinet de réflexion qui symbolise le monde chtonien ou le monde de la terre matricielle.
Alors encore une fois, il y a des variables suivant les différents rites, là, on est dans le cadre du rit le plus connu, c'est-à-dire le REAA, rit écossais ancien et accepté. Après que le réceptionnaire ait franchi les étapes et reçu les premières instructions, il sera amené ramené dans le monde de la lumière et on lui enlève le bandeau. Et là, il va acquérir ses nouveaux enseignements acquis.
Alors, comment tout ceci s'articule ? La personne a les yeux bandés, on la fait se promener dans un truc, il va y avoir des épreuves, les épreuves des éléments, le feu, l'eau et cetera, tout ça. La personne déambule ne sachant pas trop, elle est déstabilisée, elle est perdue, elle reçoit des enseignements, des phrases symboliques, des phrases, des maximes spirituels et elle va devoir prouver sa volonté à chercher à sortir de ce monde des ténèbres, ces mondes de ténèbres de l'ignorance pour accéder à la connaissance. Donc elle doit être confrontée symboliquement à ses passions, à ses désirs, à ses pulsions pour pouvoir qu'on lui enlève le bandeau et être reçu en franc-maçonnerie en l'occurrence. C'est l'étape de l'initiation, la sortie du monde chtonien vers le monde de la lumière.
Mais en réalité, le concept de vitriol, il ne s'arrête pas là, il va beaucoup plus loin. Tout ceci n'est qu'une petite phase préparatoire qui va conduire techniquement les candidats à ce type d'expérience initiatique au grade de maître. Le grade qui va proposer un autre rituel, un jeu scénique où le candidat va prendre le rôle d'un archétype initiatique, jouer le rôle de cet archétype initiatique dans une scène encore une fois théâtralisée. C'est l'élévation à la maîtrise pour le grade de maître, le rituel de la mort et de la résurrection symbolique. Ce n'est que lorsque l'initié sera élevé à la maîtrise, au bout d'une période plus ou moins longue de préparation et d'enseignement que le véritable rit de catabase ou de voyage, de mort et de résurrection aura lieu. L'initié sera une nouvelle fois soumis à un jeu scénique, cette fois-ci de mort et de résurrection symbolique. Et lors d'une réactualisation dramatique, l'initié prendra le rôle du maître Hiram, assassiné par les trois mauvais compagnons. Il est tué symboliquement et mis en terre. C'est là que commence la catabase ou un voyage onirique pour l'initié avant son retour dans le monde des vivants en ayant affronté ses passions ou ses démons. Là, c'est l'illustration la plus absolue du symbole du vitriol.
Donc le candidat qui est déjà franc-maçon à ce stade va être conduit dans encore une fois le cabinet de préparation, tout un tas d'éléments et cetera et puis il va être entré dans le temple ou la loge mais là il n'a pas les yeux bandés. Il est déjà au courant de tous les symboles qui se trouvent. Si ce n'est que la petite variable, c'est qu'il va y avoir une nouvelle scène dramatique où l'individu, le candidat, on va lui présenter un corps, un assassinat qui a lieu. Donc c'est une scène théâtralisée dramatique et au bout d'un certain temps, on va lui faire comprendre qu'il y a eu un crime, il faut trouver les coupables et cetera. Je vous placerai toutes les références des liens si vous voulez lire les rituels. Et de là, on inverse le rôle. C'est-à-dire qu'à un moment ce n'est plus le frère qui observe le corps, mais c'est lui qui va prendre le rôle. C'est lui qui va symboliquement prendre la place du corps. Il va être assassiné symboliquement. Il est mis dans une sorte de cercueil ou sur un gros tapis noir et cetera. Et de là, il va revivre techniquement l'expérience symbolique du maître. Il joue le rôle principal en fait. Et donc techniquement à cet instant, il est propulsé dans le monde chtonien, dans le monde des morts. Si ce n'est qu'au bout d'un certain temps, au bout de toute une phase rituelle, l'individu est ramené symboliquement au monde des vivants. Il est relevé de la tombe en tant qu'initié véritable qui a acquis techniquement les connaissances via ce voyage onirique.
Alors évidemment, c'est une scène théâtralisée qui il n'y a pas de il n'y a pas de choses physiquement, il n'y a pas de mort réelle. Il n'y a pas de véritable voyage aux enfers. Bien entendu, tout ceci est symbolique mais est censé provoquer un état psychique particulier, une sorte de magie psychique, peut-on dire, afin que l'individu puisse avoir une expérience transmutative qui va le propulser dans ce monde des passions, des peurs, des angoisses et tout un tas de choses. Il va devoir les vaincre pour en ressortir les ayant domptés, dominé. Et ce n'est que là qu'il accède réellement à la lumière et va pouvoir continuer le voyage.
Dans le cadre de la franc-maçonnerie, ce n'est pas la fin du voyage. C'est seulement la grande étape qui matérialise le passage de ce rit de catabase de la naissance du nouvel initié tout simplement. La phase de l'apprenti n'était en réalité qu'une phase préparatoire de la sortie du monde des ténèbres avec un premier faisceau de lumière. Mais c'est réellement le grade de maître qui illustre le concept du vitriol. "Visite les intérieurs de la terre" par la mort symbolique. "En rectifiant, travaillant sur toi-même, tu vas pouvoir rectifier et trouver la pierre cachée, la pierre de la connaissance et revenir avec cette nouvelle connaissance".
Alors ce type de rituel qui se retrouve dans les traditions de la franc-maçonnerie, ce n'est pas du tout du tout du tout spécifique à la franc-maçonnerie. En réalité, ils n'ont rien inventé. Les autres systèmes initiatiques. Ce processus rituel n'est pas spécifique à la franc-maçonnerie. Bien entendu, comme je vous le disais, il se retrouve sous d'autres formes variables dans la plupart des sociétés à caractère initiatique de l'antiquité jusqu'à nos jours. Il existe des variables dans les épreuves, dans les éléments, dans les symboles utilisés et dans le vocabulaire. Bien entendu, il est évident que si la franc-maçonnerie s'appuie sur la figure d'Hiram, personnage biblique, c'est du fait que la tradition se place dans un cadre du christianisme ésotérique. Mais un initié des cultes à mystères d'Éleusis ou de Samothrace par exemple aura vécu sensiblement la même expérience avec comme modèle la figure de Dionysos.
Alors voyons un petit peu de quoi il en retourne. Évidemment le concept de l'acronyme du vitriol est utilisé dans le cadre de la franc-maçonnerie. C'est pour ça que j'ai pris l'exemple de la franc-maçonnerie dans cette émission. Les autres systèmes initiatiques n'utilisent pas ce vocable de vitriol. Pourquoi ? Parce que celui-ci est propre à la tradition de l'ésotérisme occidental. Et de ce fait, ce n'est pas quelque chose qu'on va retrouver spécifiquement ailleurs. De plus, il est basé sur l'hermétisme et l'alchimie plus anciennement. Une alchimie et un hermétisme qui est encore une fois propre à l'Occident de la période fin du Moyen Âge et Renaissance. Donc normal de ne pas retrouver cet acronyme ailleurs, du moins pas sous ce vocable exact.
Mais si par exemple vous allez à Haïti dans le vaudou, le candidat pour être initié au rit vaudou du Kanzo va être mis dans un endroit isolé qu'on appelle le Guevau. C'est une sorte de lieu horriblement chaud. Il fait une chaleur démentielle très infernale. La personne va y rester plusieurs jours à vivre de nombreuses épreuves, vivre des états transmutatifs et tout un tas d'autres choses. Donc on a l'équivalent de ce cabinet de préparation, de chambre de préparation maçonnique, on l'a dans le vaudou avec le Guevau tout simplement. Il y a cette idée de plonger dans les enfers pour se confronter à soi-même, ses pulsions, ses passions et cetera, tout un tas de choses et ce n'est qu'ensuite qu'on va sortir et avoir toutes les épreuves initiatiques qui s'en suivront.
On va retrouver à peu près la même chose dans le Shugendo. Au Japon, le Shugendo, c'est une tradition ésotérique des montagnes à cheval entre le bouddhisme et le shintoïsme. Les adeptes du Shugendo ont des rites initiatiques de mort et de résurrection symbolique. Donc comme le vitriol, basé sur les éléments, donc les éléments les mêmes que qu'en Occident, feu, air, terre, eau qu'on va retrouver en fait des éléments qu'on retrouve dans le bouddhisme et qu'on retrouve en Inde notamment. Au Japon, on a aussi un système à cinq éléments de systèmes qui se chevauchent et cetera, assez complexe mais dans le cadre du Shugendo, c'est les éléments du bouddhisme qui sont repris et donc l'élément terre est manifesté par un enfouissement de l'individu de l'adepte ou une mise dans une grotte où l'individu va devoir rester plusieurs jours en méditation dans une grotte, symboliquement les entrailles de la terre et de là travailler sur lui-même ses passions, ses confrontations et cetera. C'est la même chose. Le véhicule symbolique n'est pas tout à fait le même. Les symboles ne sont pas les mêmes. Le langage n'est pas le même évidemment, mais l'idée centrale, l'archétype central est le même bien entendu.
Pour prendre encore d'autres exemples dans l'antiquité, vous trouverez par exemple dans les cultes à mystères, cultes à mystères grecs de l'antiquité, cultes à mystères d'Éleusis ou à Samothrace, cultes à mystères d'Isis en Égypte par exemple. La même chose, les initiés, enfin les candidats vont arriver suite à tout un tas de cheminements dans le cadre de l'épreuve initiatique. Ils sont introduits dans un lieu, ils vont vivre des épreuves liées aux éléments et notamment l'élément de la terre et faire une mise à mort symbolique. Donc à Samothrace par exemple, l'individu est mis dans un cercueil, une sorte de tombeau, il reste là, il reçoit des enseignements, ensuite il est relevé symboliquement, il reprend naissance, riche de cette nouvelle connaissance.
Donc l'archétype du vitriol utilisé en maçonnerie est en réalité un archétype beaucoup plus générique qu'on va retrouver dans tous les systèmes initiatiques de la planète.
Alors, c'est bien beau d'avoir dit ça, mais concrètement, qu'est-ce qu'on peut dire ? Le voyage symbolique, la scène théâtralisée, d'accord ? Mais il y a cette idée du rôle, c'est-à-dire l'individu dans tous les systèmes initiatiques, l'individu qui va vivre cette mort symbolique joue un rôle, le rôle premier rôle, le rôle de l'initié. Dans le cadre de la franc-maçonnerie, l'individu prend le rôle d'Hiram. Pourquoi ? Parce que Hiram est le modèle symbolique dans la franc-maçonnerie. Et donc, il y a l'idée que Hiram mort est succédé pour ne pas mettre Jésus-Christ dans le cadre de la franc-maçonnerie. Hiram permet de faire un peu mieux en ne mettant pas Jésus. Mais si on va plus loin, le véritable archétype, c'est l'archétype christique. D'ailleurs, c'est quelque chose qu'on va retrouver dans l'iconographie de la franc-maçonnerie, notamment au 18e degré du régime écossais du rit écossais ancien et accepté où il y a cette catégorie de la résurrection christique en fait en tant que catabase mort et résurrection symbolique. Pourquoi ? Et bien parce que dans la tradition chrétienne, dans les Actes des Apôtres notamment, il est dit que le Christ au moment où il meurt et bien il est censé aller 3 jours en enfer de là, il rectifie des choses et il revient, il ressuscite et cetera. Donc on a bel et bien l'idée du voyage de catabase, donc mort et résurrection symbolique pour la figure christique reprise en archétype dans la franc-maçonnerie.
Dans le concept rosicrucien, ça sera la figure de Christian Rosenkreutz. Celui qui meurt et dans son tombeau, tous les savoirs d'humains sont conservés. Celui qui peut retrouver le tombeau symboliquement retrouve la connaissance et cetera. On va retrouver un petit peu la même chose avec les cultes à mystères antiques. Sauf que au lieu d'utiliser Hiram ou Jésus, ils vont utiliser Orphée ou Dionysos. Donc Orphée avec le voyage aux enfers d'Orphée qui revient de la mort. Dionysos Zagreus, donc celui qui meurt une première fois, qui va en enfer, qui rectifie, qui revient dans le monde vivant, riche de nouvelles connaissances. Donc les archétypes initiatiques des anciens temps pouvaient être Orphée, Dionysos, Perséphone, Attis, Adonis dans les anciens mythes grecs et encore tout un tas d'autres noms suivant les différentes traditions de la planète. Bien entendu, seul le vocabulaire change, mais l'archétype reste le même.
Alors maintenant, intéressons-nous au-delà du voyage, intéressons-nous à la rectification et à la pierre cachée.
Tout d'abord, la figure de l'initié allégorie de la pierre en maçonnerie. Dans le cadre de la franc-maçonnerie, la pierre cachée à découvrir par la rectification, ça représente surtout l'individu en tant que tel. Ça représente la sagesse intérieure, l'illumination personnelle. En cela, le vitriol illustre parfaitement la philosophie maçonnique qui vise à transformer le profane d'une pierre brute, rugueuse en une pierre taillée, précise, bien agencée, c'est-à-dire un être moralement et spirituellement abouti, prêt à participer à la construction symbolique du temple de l'humanité. L'idée d'une pierre qui s'inclut dans un monument plus largement, d'où la symbolique en maçonnerie des bâtisseurs qui construisent un édifice et plusieurs pierres ensemble bien taillées, bien agencées et cetera. L'individu illustre que il doit travailler sur sa pierre, la rectifier, la travailler pour s'améliorer. C'est du moins ce que propose le cheminement maçonnique.
Ensuite, on a cette idée donc de catabase comme je disais, le monde chtonien des passions et des désirs. La catabase où descendre dans les profondeurs est une autre dimension essentielle du vitriol. Comme je disais, elle implique de s'aventurer dans le monde chtonien, c'est-à-dire dans les profondeurs sombres de l'âme, où résident les passions, les désirs et les peurs. Ce monde chtonien est à l'image du royaume des enfers dans la mythologie grecque, un lieu où l'on rencontre les aspects les plus obscurs de soi-même. Ça c'est important, de soi-même. Ces forces brutes, si elles ne sont pas rectifiées, peuvent dominer et la conséquence est d'empêcher l'élévation spirituelle. La catabase est donc un processus d'introspection et de confrontation avec ses ombres, une descente nécessaire pour mieux comprendre ses propres faiblesses, les dompter et les transformer en force positive. Le concept de catabase est au cœur de l'idée de rectification. Quand il y a la projection dans le monde chtonien, il y a les démons, toutes les horreurs. Mais les démons, c'est soi-même. Les démons, ce sont nos passions, nos désirs, nos pulsions, nos angoisses, tous nos démons personnels. Et il faut les regarder en face en fait tout simplement. Le fait de regarder en face cette problématique permet d'en prendre conscience et possiblement de les vaincre ou de les dompter. Si vous voyez l'idée.
On peut reprendre l'allégorie aussi avec l'ego, mais ça on en parle d'ailleurs juste après, avec l'aspect psychologique, la plongée dans les profondeurs de l'inconscient. Dans la psychologie moderne et plus particulièrement dans la pensée analytique de Carl Gustav Jung, le processus de descendre dans l'inconscient, allégorie de la catabase, est une étape cruciale de l'individualisation. L'ombre, un concept central chez Jung, représente toutes les parties de soi-même qui sont rejetées, niées ou ignorées parce qu'elles ne correspondent pas à l'image que l'on souhaite projeter, l'image que l'on a de soi-même. Pour Jung, la pierre cachée, c'est l'allégorie du Soi, le noyau de la psyché humaine qui unit toutes ses facettes. Cette pierre est cachée parce qu'elle est enfouie sous les multiples couches de l'ego, des traumatismes et des conditionnements. En plongeant dans l'inconscient, l'individu entreprend un voyage de guérison sur lui-même et d'accomplissement personnel qui aboutit à l'union des contraires et à la révélation de son essence véritable.
Dans le concept de Jung avec l'inconscient collectif, il y a l'idée que vous avez votre moi conscient. Il y a aussi le surmoi. Le surmoi ou le Soi. Le Soi, c'est notre nous qui est au-delà de notre compréhension consciente. Notre Soi, c'est celui qui a les morales, qui a les valeurs, qui a quelque chose de plus de plus macrocosmique, si l'on peut dire, au niveau de l'individu. L'ombre, aussi appelée le Ça d'une certaine façon, c'est le monstre. C'est tous les démons qui sont en nous. C'est toutes les phases sombres qu'on n'accepte pas consciemment mais qui peuvent ressortir.
On peut aussi aller transformer cette vision du vitriol avec la fable de Thésée et le Minotaure. Thésée, l'individu descend dans les profondeurs de son inconscient, le labyrinthe. De là, il affronte ses démons personnels. Il affronte ses démons dans le monde chtonien représenté par le Minotaure, la bête. Et il ne peut en ressortir que par le fil de la raison. Et là, il a vaincu ses passions et ses désirs. Il ressort en tant qu'homme accompli tout simplement.
En psychologie analytique, il y a l'idée qu'il faut regarder en face tout ce qui se cache dans cet inconscient pour pouvoir libérer se libérer de notre ego. L'ego, c'est quoi ? C'est notre individualité qui a ses désirs, ses envies et tout un tas d'autres choses. Sauf que le problème, c'est que nos désirs peuvent représenter des freins, des entraves et tout un tas d'autres choses. Donc de ce fait, il ne s'agit pas d'annihiler l'ego mais de ne...
pas devenir l'esclave de l'ego. Et donc le voyage d'introspection personnelle permet cela, d'affronter son ego directement, toutes ses passions, tous ses désirs, toutes ses angoisses, et de fait, de ne pas devenir l'esclave de nos passions, mais de les dompter.
De dompter l'ego comme l'allégorie aussi de Platon dans le Phèdre, avec le pilote dans la calèche qui maintient les deux chevaux, qui maintient l'équilibre entre les forces. Donc, c'est encore une allégorie qui va retrouver grâce au concept du vitriol et de rectification.
Enfin, la dernière partie, c'est la méditation. Découvrir le secret de la sagesse derrière le voile de l'illusion. La méditation est une méthode essentielle pour appliquer le concept au quotidien, permettant de découvrir la pierre cachée derrière le voile des illusions, de la matière et des préoccupations superficielles. L'idée de rectification prend ici tout son sens, car la méditation consiste à clarifier la conscience, à s'extraire des distractions du monde pour plonger au plus profond de soi-même.
La pierre cachée découverte à travers la méditation est une sagesse intérieure, la reconnaissance de notre propre divinité et de notre connexion avec l'univers. C'est un chemin de retour vers notre essence véritable, débarrassé des illusions de l'ego, et un état d'harmonie et d'unité où les oppositions se dissolvent pour laisser place à une conscience intégrée, intègre et éclairée.
Alors, ça, c'est sûrement l'élément le plus important dans le concept du vitriol, c'est que certes, il y a par exemple la méthodologie maçonnique ou d'autres systèmes initiatiques qui consiste par un jeu scénique, une théâtralisation dramatique, un rituel symbolique de mort et de résurrection, le mythe en franc-maçonnerie ou d'autres mythes. Donc, de mettre une scénarisation sur ce concept du vitriol pour travailler.
Mais dans l'absolu, tels les hermétistes de la Renaissance ou tels les adeptes de la méditation pour certains d'entre eux, la méditation est un système de vitriol en tant que tel, qui n'utilise pas le véhicule rituel complexe d'une cérémonie, qui n'utilise pas une théâtralisation complexe, qui n'utilise pas de groupe de fraternité. La méditation en tant que telle est en soi l'archétype le plus central du vitriol. On travaille sur soi seul, on plonge dans les profondeurs de notre enfer personnel via la méditation. On affronte ses passions et ses désirs, et possiblement, on pourra en ressortir grandi en ayant dompté, apprivoisé.
Donc, fondamentalement, en pratique solitaire de type méditation, qu'on va retrouver par exemple dans le Shingon au Japon, qu'on va retrouver dans diverses écoles de yoga ou de tantrisme notamment, et bien, on trouve le même objectif que la franc-maçonnerie ou les Rosicruciens ou les Martinistes par exemple. Ce sont les mêmes objectifs, mais qui sont présentés différemment.
Alors, du coup, quelle est cette pierre cachée ? Et bien, vous l'aurez compris, on peut lui donner plus ou moins le nom qu'on veut. On utilise "pierre cachée" en référence à la pierre philosophale, mais parfois, dans d'autres systèmes, le terme employé sera la parole perdue, la véritable connaissance. Parfois, ce sera habituellement simplement appelé les mystères. Dans le cadre des cultes à mystères grecs, l'objectif est de découvrir les mystères, les mystères au sens du sacré. Par exemple, dans le bouddhisme ésotérique, ce sera la découverte de sa nature bouddhique intérieure. Le fait de comprendre que l'illumination n'est pas hors de soi, mais qu'elle est déjà à l'intérieur de nous, il faut plonger dans les profondeurs de notre être pour retrouver cette étincelle divine.
Mais on va pouvoir également, par exemple, l'appeler le Graal et la fameuse quête du Graal. Et ce sera plus ou moins la conclusion de cette émission. Je vous cite tout d'abord un petit extrait d'Oswald, qui a notamment largement écrit sur la symbolique maçonnique. "Pour apprendre à penser, il faut s'exercer à s'isoler et à s'abstraire. On y parvient en rentrant en soi-même, en regardant au-dedans sans se laisser distraire par ce qui se passe au dehors. Les anciens ont comparé cette opération à une descente aux enfers, la catabase. Il s'agit pour le penseur de pénétrer jusqu'au centre des choses afin de parvenir à en connaître l'essence intime. L'esprit doit s'emprisonner dans les entrailles de la terre où ne s'infiltre aucun rayon du jour extérieur par les notions que nous fournirons en ce sens, et cetera." Tout ça, cite pas tout l'extrait, bien entendu, mais l'idée, encore une fois, vous comprenez, d'affronter ses passions.
Or, c'est vraiment l'allégorie de la quête du Graal. La quête du Graal, vous connaissez tous. Ça apparaît sous la plume de Chrétien de Troyes, où le chevalier Perceval, dans le Conte du Graal, par toute une série d'épreuves, va arriver dans un château magique. Dans ce château magique, il va assister à une cérémonie où il va avoir la connaissance qui est devant lui, mais il ne va pas la saisir. Il va fugacement laisser cette connaissance passer. De là, ayant échoué, tout disparaît. Et en fait, on est simple dans le monde de la catabase, sur le plan qu'il sombre dans le monde de l'incertitude, des enfers, des passions. Il ne comprend pas. Et donc, c'est par un long processus, un long cheminement qu'il va pouvoir devenir un chevalier du Graal et tenter de retrouver le secret, le mystère, l'absolu, le Graal, la pierre cachée, la pierre philosophale. Vous l'appelez comme vous voulez. C'est la même idée sous des noms différents. C'est l'idée de la quête suprême, la connaissance, le grand secret.
Alors, est-ce que le vitriol est le grand secret de la franc-maçonnerie ? Oui, évidemment. C'est le cœur même, en réalité, de la franc-maçonnerie. C'est bien au-delà de la société temporelle, de ses influences, de ses relations, de son histoire, et cetera. Le processus même, au sens ésotérique, de la franc-maçonnerie est représenté magnifiquement par le concept et l'allégorie du vitriol, car tous les rites maçonniques de la planète pratiquent tous le rite de mort et de résurrection symbolique, le mythe de la mort d'Hiram théâtralisé dans une scène dramatique, et qui est l'illustration parfaite du vitriol que chaque individu est censé entreprendre.
Bien sûr, ce secret des francs-maçons, ce secret mystique, peut-on dire, qui n'est en fait même pas un secret, qui est l'expérience à vivre pour ceux qui l'entreprennent, existe dans tout un tas d'autres systèmes initiatiques et peut même exister à l'échelle de l'individu personnellement, simplement par un travail de méditation pratiqué en solitaire. Après, encore une fois, chacun prend les voies qui lui conviennent pour arpenter la quête du mystère, la quête du vitriol, la quête de la pierre cachée ou la quête du sacré, en l'occurrence.
Alors, j'en ai terminé pour ce que je voulais vous présenter, et maintenant, je vais répondre à quelques-unes de vos questions, si tentez que vous en avez. Alors, je mets une petite barre dans le chat pour pouvoir m'y retrouver, bien entendu. Quelques petits mots en attendant, bien entendu. Euh, alors, je vous laisse poser vos questions dans le chat, et moi, de mon côté, je vais vous poster quelques instants le lien du Tipi. Le lien du Tipi, c'est le site de financement participatif pour ceux d'entre vous qui souhaiteraient soutenir la web TV financièrement. Je vous rappelle que les émissions sont en libre accès sur YouTube, mais évidemment, c'est grâce à votre soutien que la chaîne peut continuer à produire des émissions sans avoir des sponsors et des publicités à vous proposer tout le temps, sans avoir tout un tas d'autres partenariats commerciaux qui m'obligeraient à traiter certains sujets, pas forcément ceux que j'ai envie, et tout un tas de choses. Donc, encore une fois, la chaîne existe telle qu'elle est, libre de toute influence et libre de tous ces sujets, grâce à vous, tout simplement. Et je remercierai tous les membres dans le générique de fin tout à l'heure, tous les membres du mois de septembre, en l'occurrence.
Alors, autospam me dit "Oui, tout à fait." Je m'autospam d'une certaine façon. Alors, y a-t-il des questions qui vont tomber ? Je vous laisse quelques minutes. Il y a toujours un petit décalage entre moi quand je parle et ce qui apparaît visuellement dans le chat. Donc, j'attends un tout petit peu. En attendant, vous êtes 300, un peu plus de 310 à suivre l'émission en direct. Ça fait très plaisir. Pendant que vous posez vos questions, autre petite information, je suis actuellement en préparation donc d'une série de trois émissions qui traiteront spécifiquement, en l'occurrence, de la franc-maçonnerie, qui vont aborder donc la question de la franc-maçonnerie sur plusieurs aspects. L'influence politique et sociale de la franc-maçonnerie pour une émission. On parlera dans une autre émission de l'ésotérisme et de l'occultisme et la franc-maçonnerie. Et dans une autre émission, on parlera de la franc-maçonnerie et surtout de l'antimaçonnisme. Donc, les gens qui critiquent la franc-maçonnerie, pourquoi, comment, et cetera. Tout ça, tout à donc, en fait, on va parler de la franc-maçonnerie, mais sous trois angles différents, comme j'avais fait avec la tradition primordiale. On va l'aborder sur le plan sociétal, sur le plan symbolique et sur le plan de ses adversaires. En fait, tout simplement, trois émissions pour tenter d'observer la franc-maçonnerie sous trois aspects, tout simplement. Voilà. Donc, ça, ça sera des émissions de l'Améemia, donc qui sont des émissions privées, réservées aux contributeurs du Tipi. Et la première émission de ce cycle sortira à la toute fin du mois d'octobre. Donc, il sera disponible pour tous les contributeurs du mois d'octobre, tout simplement.
Alors, question de Poupile. Bonjour à toi, d'ailleurs. Connais-tu des lieux spécifiques qui sont associés au vitriol ? Alors, c'est une question très intéressante et très vaste. Je vais essayer de faire assez court. En soi, oui, il y a des lieux qui sont associés directement au concept du vitriol, notamment les temples ou loges maçonniques, en l'occurrence. Certains sont des lieux anciens qui ont été qui ont été achetés et qui ont été décorés dans un style 18e, 19e, et cetera. Donc, certains lieux historiques mettent en scène directement le concept du vitriol, bien entendu. Ça, c'est pour réponse assez immédiate. Mais si on sort de simplement l'acronyme du vitriol, est-ce qu'il existe des lieux à caractère initiatique qui traduisent cette idée symbolique du voyage dans le monde des enfers, le monde chtonien, et pour en ressortir ?
Alors, il y en a, en l'occurrence, si on prend, dans le monde grec, on a par exemple les temples d'Éleusis. Et l'Éleusis, c'est le cadre du principal culte à mystère de la Grèce antique. Et donc, on va trouver les ruines du Télestérion, qui veut dire la salle des initiations, où avait lieu les rites. Et juste à côté, dans les épreuves préparatoires, on trouve le Plutonium. Le Plutonium, c'est la maison de Pluton, donc symboliquement le dieu des enfers. Et donc, on rentrait dans ce souterrain très étrange qui était le Plutonium pour symboliquement entrer dans le monde des morts, et ce n'est qu'ensuite qu'on entrait dans la salle des initiations, tout simplement. Donc, on trouve des lieux qui représentent cet acronyme du vitriol. On trouve la même chose notamment en Turquie, avec un autre Plutonium, en l'occurrence, qu'on trouve dans un cadre initiatique. On trouve le puits, le puits initiatique de H... Ah, à Sintra au Portugal, je n'ai plus son nom, je le reposterai dans les commentaires plus tard. Donc, un lieu qui caractérise cette idée d'initiation. On trouve le site mégalithique de Santa Caterina en Sardaigne, donc qui illustre cette idée de rentrer dans le monde souterrain pour aller trouver une sorte de bassin de lustration pour ressortir dans un cadre rituel. En fait, des lieux qui sont préposés à l'idée du concept du vitriol, et plus loin au concept de catabase. Ça, on en a de nombreux, évidemment. Mais pour plus d'informations, là, je vous renvoie à mon bouquin, Arcanamundi, l'héritage initiatique, où justement, c'est le sujet central, le livre, qui est l'archétype, le processus de l'initiation, et ces archétypes, et notamment le vitriol, mais aussi tous les lieux, tous les lieux qui illustrent ou qui sont ou qui ont été utilisés pour ces cadres initiatiques, bien entendu.
Le frexit. Pensez-vous qu'il existe un rapport entre le fameux Graal et le troisième œil ? Non, pas forcément directement. Le troisième œil est une idée, un concept d'un œil spirituel. Donc, c'est-à-dire qui permet de voir le monde via un sens au-delà des cinq sens matériels. Donc, le troisième œil serait la condition sine qua non pour pouvoir voir le plan de l'invisible, voir le plan de l'astral, voir les subtils jeux des énergies. Ce n'est, entre parenthèses, qu'un état d'éveil, un état d'évolution, peut-on dire, le troisième œil. Ce n'est pas une finalité, alors que le Graal constitue une image, une allégorie de la finalité, tout comme l'idée de la pierre cachée. Donc, le troisième œil, possiblement un outil qui conduit vers le Graal, mais ce n'est pas le Graal en tant que tel dans un cadre initiatique ou ésotérique.
Darwin. Y a-t-il un lien entre la franc-maçonnerie et les livres apocryphes gnostiques ? Oui et non. C'est-à-dire que certains courants de la franc-maçonnerie très penchés dans une démarche ésotérique, ou du moins avec des rites plus portés vers l'ésotérisme, notamment le R.A., le Rite Écossais Ancien Accepté, ou les rites égyptiens de Misraïm sont des rites qui sont plus portés vers l'ésotérisme, où les influences hermétiques, alchimiques sont très présentes, et de ce fait, il y a une certaine conception gnostique dans l'écriture de ces rites et dans leur jeu scénique. En revanche, la plupart des évangiles apocryphes qui nous sont connus aujourd'hui ont été découverts en 1945 à Nag Hammadi, et aussi via les manuscrits de la mer Morte pour d'autres. Donc, du coup, ils n'étaient pas connus au moment où les rites maçonniques ont été composés. Alors oui, il y a évidemment des rapports entre le gnosticisme et la franc-maçonnerie, du moins dans certains cadres rituels, mais il faut pas non plus les exagérer. Les rites maçonniques ne se sont pas composés en utilisant le matériel des évangiles apocryphes. Ils ont utilisé autre chose qui eux-mêmes peuvent lointainement descendre des évangiles apocryphes, notamment les traditions hermétiques ou autres. Mais il y a pas de liens directs, c'est des liens indirects, peut-on dire ?
Encore cinq, quatre questions. Question de Sebbi : Quels sont les voyages de nature symbolique faisant intervenir le feu, l'eau et l'air ? Alors, c'est difficile à savoir précisément simplement à la lecture des rites. Dans le cadre des rites maçonniques, par exemple, l'individu, le candidat va se déplacer dans la loge maçonnique. Il se déplace, il fait une petite circambulation, il est guidé par les autres personnes, il se promène avec une épée sur le cœur, et il est habillé d'une circonstance particulière, qui a une jambe dévêtue, une pantoufle, tout un tas de choses. Et de là, en fait, quand il est mis à l'épreuve du feu, en fait, c'est simplement qu'il touche une flamme. Il n'y a pas de choses extrêmement complexes. C'est pas très compliqué, en fait. Les rites, c'est des rites symboliques qui sont réduits dans leur conception. Si on prend un exemple comparatif avec le Shugendo, au Shugendo, au Japon, l'épreuve initiatique du feu, ce n'est pas, ça ne consiste pas à marcher dans un terrain plat et toucher une flamèche. Ça consiste à marcher sur des braises brûlantes. Donc, il y a toute une préparation, une concentration mentale, des mudras, des gestes spécifiques qui sont à faire. Bien sûr, dans le cadre du Shugendo, c'est aussi un rite symbolique, sauf que c'est un rite symbolique qui est mis par l'allégorie des braises. La franc-maçonnerie a fait d'un symbole un rite symbolique qui est devenu un rite symbolique, et ce qui fait que c'est un symbole du symbole du symbole du symbole du symbole, ce qui fait que ça devient des rites très simplistes, en fait. La formation est très, très facile au niveau rituel, contrairement à d'autres traditions comme le vaudou ou les rites de vaudou, ça rigole pas, faut s'accrocher, quoi. Dire, l'accident est possible, quoi. Dans les rites vaudou, au Shugendo aussi, l'accident est possible, c'est des rites qui font intervenir un lien entre le corporel et le spirituel, alors que la franc-maçonnerie s'attache uniquement dans une portée quasi que spirituelle et que symbolique. C'est la différence entre les deux.
Alors, je descends en bas. Y a-t-il d'autres questions ? Alors, alors, Poupile encore. D'où vient l'appellation de Rite Écossais Ancien et Accepté ? Alors, d'où ça vient ? Rite, bon, ça, pas de problème. Le rite, une architecture globale, le rite est une architecture globale qui comprend plusieurs rituels dans un cheminement global et cohérent. Le rite ensuite, Écossais. Pourquoi ? Parce que dans la mythologie maçonnique, la maçonnerie vient d'Écosse, et particulièrement les systèmes de hauts grades. Donc, ça prend le terme général en maçonnerie d'écossisme. Donc, en fait, quand un rite maçonnique se dit écossais, ça sous-entend qu'il veut se rattacher à la tradition et à l'image de l'Écosse et au système de hauts grades écossais. Ancien, parce qu'il se réfère à une tradition maçonnique particulière qui était celle des anciens. Pourquoi ? Parce qu'au 18e siècle, il y avait deux tendances dans la franc-maçonnerie : une qui était qu'on appelle les Modernes, et l'autre qu'on appelle les Anciens. Alors, les Modernes étaient plutôt basés sur l'Angleterre, je simplifie, plutôt basés sur l'Angleterre, et les Anciens étaient plutôt basés sur l'Écosse et l'Irlande. En réalité, les plus anciens, c'est les Modernes, et les Anciens, c'est les plus récents. Donc, il y a une inversion entre le terme ancien et moderne. Mais en gros, le Rite Écossais Ancien et Accepté veut dire que c'est un rite, une architecture globale qui se réfère à l'écossisme, donc au système de hauts grades venant d'Écosse, et l'origine écossaise ancien fait référence à la tradition des Anciens au 18e siècle, qui est plutôt aussi elle d'Écosse et d'Irlande, et accepté, puisque c'est un ancien vocable qui a été pratiqué dès le 17e siècle, accepté veut dire que l'individu a été accepté comme étant franc-maçon. Donc, c'est toute une architecture de composition qui traduit un petit peu l'origine du rite, peut-on dire, mais je simplifie à l'extrême, quand même, parce que c'est un sujet éminemment complexe en tant que tel, mais je l'aborderai quand je ferai une émission spécifique sur l'histoire et les origines du Rite Écossais Ancien et Accepté.
Merci Francis pour ton Tipi de 30 euros à l'instant. Gros gros merci. [Musique]
Alors, je prends encore quelques questions. Euh [Musique] Center. Les éléments feu, eau, air à l'initiation. Oui, avec une petite variable suivant les rites. Eau, feu, air, euh pour le R.A. notamment avec la terre symbolisée par le cabinet. Mais dans d'autres rites, par exemple, le Régime Écossais Rectifié, dont j'ai proposé une émission sur la chaîne, il n'y a pas l'élément air, seulement les éléments feu, eau et terre qui sont matérialisés lors du rite dans la loge, et l'air est, pour eux, dans leur théologie à eux, l'air est l'élément supérieur aux autres, qui est censé englober toute chose. Donc, du coup, il y a des différences théologiques, des différences de posture entre les différents rites, bien entendu. Je n'ai pas à savoir s'il y en a des mieux que d'autres, bien entendu, ce n'est pas du tout la question. L'idée juste que les rites en tant qu'ensemble cohérent n'ont pas tout à fait la même lecture des choses, n'ont pas tout à fait les mêmes influences et inspirations, et n'ont pas la même architecture de leur rituel ou les mêmes lectures symboliques parfois. Voilà.
Ghost Killer. La maçonnerie peut-elle être défendue par l'église ? La maçonnerie peut-elle être défendue par l'église comme contraire à ses enseignements ? Je comprends pas très bien ta question. La maçonnerie peut-elle être défendue par l'église comme contraire à ses enseignements ? C'est un peu antinomique comme phrase. Alors plus haut, qui a-t-il ? du sauf Galemin passe par des régions. Ce n'est pas l'air d'être une question. Hop, mon chat se réactualise. Clac clac clac. Ah oui, quelqu'un a dit Touriaf Sintra, le puits initiatique de Sintra au Portugal. Ouais, c'était ça, je crois. [Musique]
Euh RC nous dit "Merc nous dit interdite et cetera." Bah pour reprendre la question qui était plus haut, la maçonnerie est-elle combattue par l'église comme contraire ? Oui, dans une certaine mesure, l'église catholique n'a pas un très bon œil sur la franc-maçonnerie. Elle considère que la franc-maçonnerie est une démarche qui est contraire au dogme de l'Église catholique et de ce fait, l'église a condamné à de multiples reprises la franc-maçonnerie et techniquement déclaré hérétique, peut-on dire d'une certaine façon, mais surtout, j'ai oublié le terme exact, en état d'excommunication de péchés graves techniquement tous les francs-maçons. Après, la chrétienté dans sa globalité ne condamne pas toujours la franc-maçonnerie. Par exemple, les protestants ne condamnent pas la franc-maçonnerie. Donc, il n'y a pas forcément de problème. C'est vraiment l'église catholique qui condamne la franc-maçonnerie. Pourquoi ? Parce qu'elle la franc-maçonnerie est censée avoir une démarche, une pratique de nature ésotérique et rituelle, et qui de ce fait ne correspond pas à ceux de l'Église catholique et sans prêtre. Donc, voilà, forcément, ça pose des contradictions. Il est possible aussi que l'Église catholique ait eu peur, en un temps, que la franc-maçonnerie s'érige comme sorte de nouvelle religion, sorte d'ésotérisme ou de mystique chrétienne en marge de l'église catholique, et qu'elle ait pu voir ça comme une sorte de concurrence. Et après, du coup, la franc-maçonnerie a régulièrement été accusée de satanisme ou de luciferianisme ou tout un tas d'autres choses qui ont évidemment amplifié les tensions entre les deux institutions, bien entendu. [Musique]
Alors, je vais prendre une dernière question. S'il y en a une, je remonte un petit peu plus haut. [Musique] Euh, je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de questions. Hop hop hop. Et bien écoutez, on a l'air d'avoir fait à peu près le tour. Donc, je vais terminer pour aujourd'hui. Ah si, je vois dernier point. On va finir sur ça. Euh, Olibanus nous dit : "Nous sommes des êtres divins qui ont choisi de s'incarner dans la matière, mais nous avons oublié notre divinité. Il convient donc de la retrouver." Bah, ce que tu décris à l'instant, c'est typiquement le système de pensée que certains défendent dans le cadre de la franc-maçonnerie, avec cette idée de la chute, puisque la franc-maçonnerie s'inclut dans une démarche globale de mystique chrétienne, notamment dans son vocabulaire et dans ses symboles. Donc, il y a l'idée de cette chute, donc que l'humain a perdu sa nature divine des origines, et donc il convient par un cheminement de retrouver cette nature qui a été perdue. En ce sens, la franc-maçonnerie ne diffère pas tellement de l'hermétisme, par exemple, ou même d'une certaine façon de la Kabbale. Donc, c'est des systèmes qui sont assez proches, peut-on dire, et qui caractérisent globalement l'ésotérisme occidental et l'ésotérisme de Méditerranée, bien entendu. Donc, c'est une croyance, on peut être d'accord avec cette tradition ou ne pas être d'accord, bien entendu, mais c'est globalement au cœur de la pensée, de la pensée maçonnique et de la pensée des autres traditions ésotériques occidentales. Et ça illustre encore une fois le concept du vitriol. Descend dans les entrailles de la terre, il y a l'idée que l'humain primitif, le Adam divin, peut-on dire, lui-même, il descend dans les enfers. L'enfer au sens la terre. C'est un voyage initiatique et en rectification du péché originel, il va pouvoir retrouver la pierre cachée, la connaissance originelle et retrouver son état adamique des origines. C'est encore une illustration du concept du vitriol, qui est le cœur, le cœur, le cœur de la pensée ésotérique de l'Occident et de la Méditerranée.
Dans tous les cas, merci à tous d'avoir été présents pour cette émission. Merci à tous pour vos questions, merci pour vos différents dons sur les Tipi, sur YouTube, et cetera, un petit peu partout. C'est grâce à vous, encore une fois, que la chaîne existe. Moi, je vous dis à très bientôt. La semaine prochaine, on va se retrouver pour une émission enregistrée, une émission avec montage, où on parlera d'une légende d'Halloween, mais d'une légende qui va ouvrir la porte à une réflexion beaucoup plus complexe sur des symboles ésotériques, notamment. Et puis, on se retrouvera pour d'autres émissions live dans le mois, et la première Academia du cycle de la franc-maçonnerie qui sortira à la fin du mois d'octobre.
Dernière petite annonce, puisque j'ai eu la confirmation il y a très peu de temps, je donnerai une conférence en présentiel, en présentiel, le 26, le samedi 26 octobre, à Rennes-le-Château. Euh, à Rennes-le-Château, une conférence organisée par un salon de l'ésotérisme, et cetera. Je communiquerai tout ça sur les réseaux, mais si vous êtes de passage dans la région, je donnerai une conférence sur l'histoire de la sorcellerie, le samedi 26 octobre à Rennes-le-Château. Sur ce, une bonne fin de journée à tous. Portez-vous bien, belle réflexion intellectuelle à vous tous, bon cheminement ésotérique si tel est votre désir, et moi, je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission. Bisous. [Musique] [Musique]