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LA COLERE - Rav Benchetrit Yehia

TORAH STUDIO1:56:02

Transcription

Vous savez qu'on lit entre P. On lit les donc dans le P qu'on va lire ce Shabbat, c'est marqué comme ça : Rabbiimon ben Azar, Rabbiimon, fils de Azar, il a dit : "N'essaie pas de calmer ton ami au moment de sa colère." Ah oui, j'ai oublié, le cours est dédié pour la de Ben, c'est un bébé, et de et de M.

Donc il a dit : "N'essaie pas de calmer la personne au moment où elle est en colère." D'accord ? Après, il dit : "Et n'essaie pas de le consoler quand le mort est encore devant lui." Le mort n'est pas encore enterré, il est en pleine crise, et toi tu dis : "Non, ça va aller, il va t'aider." Non, toi, pleure avec lui. D'accord ? Il ne commence pas à lui poser des questions au moment où il a fait le V pour essayer de faire sauter le V. N'essaie pas de le rencontrer au moment où il est en mauvaise posture. Par exemple, il est malade, il n'est pas dans un bon état. N'insiste pas, il n'est pas bien, il n'est pas bien, il est mal, il se sent mochi, il se sent tout nu à l'hôpital. Toi, tu viens, tu dis : "C'est la pas." En tout cas, nous, on va se concentrer sur la prière. Phrase : "N'essaie pas de calmer la personne, de la raisonner au moment de sa colère."

Alors, on va essayer de parler un petit peu, si vous voulez, sur la notion de la colère, qui est une notion très, très, très importante. Maintenant, ici, a priori, on va parler de la vraie colère, c'est-à-dire de la perte totale de contrôle. D'accord ? On ne parle pas de la colère qui est mimée par le papa pour faire passer une information, ou par la maman qui veut faire passer un message à ses enfants, ou par le patron qui tape sur la table parce que tout le monde arrive à 10h du matin. Ça, c'est pas une vraie colère. On parle de la colère quand, encore une fois, la per la la personne, elle est en perte de contrôle total. Et ça, c'est une chose très, très grave. Et d'ailleurs, qui génère un niveau d'impureté énorme, parce que la Guemara, elle dit que, enfin, laara, les il disent que que une colère de ce type-là, c'est le même niveau d'impureté que si quelqu'un y va avec une prostituée, qui a priori, quelque chose de très, très, très impur. Sauf pour les habitués. Alors, non, je rigole.

Après, c'est marqué : "Am tout celui qui se met en colère, même la présence divine n'est pas importante à ses yeux." C'est bizarre. Après, c'est marqué : "Celui qui est coléreux, il oublie son étude et il augmente sa bêtise." Rapport : pourquoi la colère arrête ? Rapport. Après, c'est marqué : "C'est connu à propos du coléreux, c'est sûr que ces fautes sont plus nombreuses que ses mérites." C'est-à-dire que c'est ch. Celui qui est coléreux, alors sa faute est nombreuse. Et enfin, le R dit dans il dit : "Il y a toutes sortes d'enfers qui résident dans le coléreux."

Alors, on va essayer de comprendre qu'est-ce que ça veut dire, en fait. Tout si vous avez l'occasion, ce cours, il est basé sur 12 Vadim de Rav Olbe dans le Sefer Bet, dans les Vadim sur Casas Vevlanout. Voilà, si vous voulez aller bien l'étudier dans les textes, mais je vais vous éviter qu'un jour d'étude. Donc, il dit là-bas, il à Passou dans Yov, qui dit comme ça : "Tof nafsho apo, il déchire." C'est le langage qu'on emploie normalement quand une bête sauvage, elle va déchiqueter un animal. Ouais, "Tof nafsho", donc il déchire son être, sa personne. B'a dans sa colère. Donc, c'est un langage très, très, très violent. Ouais, qu'une personne, en vérité, elle s'autodétruit au moment où elle est dans la colère.

C'est quoi l'idée ? Si on prend encore une fois la vraie colère, dans la perte totale de de contrôle. Ouais, la personne, déjà, c'est très bizarre, elle n'est pas elle-même. D'accord ? Après, elle rentre dans un état second où, bizarrement, elle fait des choses que même après, elle s'en rappelle pas. Par exemple, pourquoi les trois quarts des coléreux et coléreuses, parce qu'il faut parler au féminin aussi, ils ont, ils ont un déni. Après : "Ah, mais ça va, j'ai rien fait. Faut pas se mettre dans un état pareil. Tu as appelé la police ? Mais enfin, je comprends pas. Ça va, on peut crier, on peut on peut s'exprimer." Ouais, alors qu'en vérité, c'est pas qu'elle, elle est dans une logique de menteur par rapport à ce qui s'est passé, c'est qu'elle sait même pas ce qui s'est passé. Pourquoi ? Parce qu'elle se rappelle pas. Elle ne reconnaît pas. C'est très rare les coléreux qui reconnaissent qu'ils ont fait ce qu'ils ont fait. Et la personne, elle le dit : "Elle dit, écoute, je n'étais plus moi-même." Voilà. Évidemment, c'est la faute des autres, c'est normal. D'accord ? "Tu m'as poussé à bout." Et l'expression la plus caractéristique de la colère, c'est : "Tu m'as mis hors de moi." J'adore ce mot-là. Ouais. "Tu m'as mis hors de moi." C'est très intéressant, parce que quand quelqu'un est en lui, on sait où il est. Quand quelqu'un est hors de lui, il est où ? Vous me suivez ou non ? Oui. "Je suis hors de moi." "Je suis hors de moi." Non, les mots, ils ont un sens. Vous parlez français ? Non. Donc, "je suis hors de moi", ça veut dire que normalement, j'ai mon corps, espèce d'enveloppe comme ça, dedans, j'ai mon ma conscience, j'ai mon psychique, et dedans, j'ai mon Chama. Maintenant, on va dire que c'est la conscience qui t'a quitté, parce que si c'est la si c'est la Néshama, bah tu serais mort. Donc, la conscience, elle est sortie. Elle est là-bas, elle est là-bas, elle est là-bas. Je je je suis hors de moi. Et en plus, que ça vient de l'autre, c'est que l'autre, il a un pouvoir de me sortir de moi. D'accord ?

Maintenant, premièrement, alors où tu es quand tu sors de toi ? Et deuxièmement, c'est qui le gars qui crie, puisque tu n'es plus là, toi ? Non, c'est intéressant. C'est qui le fou qui casse tout ? C'est qui la folle qui qui qui menace de de tuer tout le monde ou de se en l'air ? C'est qui, puisque l'autre, il n'est pas là ? Non, c'est c'est c'est intéressant. Comme l'histoire du réveil, vous rappelez l'histoire du réveil ou non ? Non. Les redoublants, non plus. Non. C'est très, c'est des trucs à réfléchir, même aux toilettes. Tu as un avion à 4h du matin, ok ? Tu as peur de le rater. Donc, tu dois te lever 3h avant. Donc, qu'est-ce que tu fais ? Tu mets ton réveil pour qu'il sonne à 1h du matin, et tu vas dormir. Maintenant, pourquoi tu as mis un réveil ? D'ailleurs, pourquoi le réveil s'appelle réveil ? Parce qu'il est fait pour réveiller. En général, ça réveille les gens qui dorment. D'accord ? Donc, tu mets ton réveil, et tu dors. Et après, tu espères que à 1h du matin, il va sonner, et ça va te réveiller. Je parle lentement pour que vous compreniez bien de quoi je parle. Maintenant, ça arrive souvent chez les gens qui ont une conscience, c'est qu'ils se réveillent avant que le réveil sonne, parce qu'ils ont peur de rater l'avion. Je pose la question : puisqu'ils ont mis un réveil pour pouvoir dormir, ouais, pour que les réveill les réveils, donc eux, ils dormaient. Donc, si eux, ils dormaient, qui c'est qui les a réveillés ? Tu vas dire : "Alors, il dormait pas." Et ben, alors, s'il dormait pas, pourquoi M réveil ? Non, il dormait. Donc, ça veut dire que sa partie la plus profonde, celle qui a peur de rater l'avion, ouais, elle dort pas. Par contre, l'autre, celle qui est plus proche du corps, et le corps, c'est connu qu'il est lourd, qu'il est qu'est la cons de la cellulite n'a pas été encore établie. D'accord ? Donc, la partie du conscient qui est proche du corps, elle dort. Mais la partie du conscient et du subconscient qui est proche de la Nama, elle dort pas. Celle-là, c'est pour ça d'ailleurs que quand on a un bébé, et ben la maman se réveille, mais le papa non. C'est un phénomène. Le bébé, il pleure, et le père ne l'entend pas. Pourquoi ? Parce qu'il sait qu'il peut compter sur la mère. Mais si la mère, elle part une semaine pour un stage, et qu'il est seul avec le bébé, il va entendre le bébé pleurer. Comprenez ce que je veux dire ou non ? Ça veut dire qu'on est capable de dé la conscience, c'est ça, inconscient, ouais, sur qui décide volontairement de pas avoir de conscience. Tu es inconscient, ouais. Maintenant, l'inconscience volontaire, l'inconscience involontaire, l'inconscience consciente, oui, et l'inconscience inconsciente. Tout ça, c'est les sous-niveaux qui existent à l'intérieur d'une personne. De la même manière, au moment où la personne, elle se met en colère, tu vois bien qu'elle bouge, tu vois bien qu'elle parle, tu vois qu'elle casse, qu'elle fait des gestes. Mais normalement, quelqu'un qui est inconscient, tu prends un gars qui est dans le coma, ou qui a subi une anesthésie, ou qui a pris un coup sur la tête, ou qui a fait un arrêt cardiaque, il est par terre, il est inconscient, il peut pas se lever pour faire quelque chose. Vous me suivez ou non ? Comment le coléreux, il fait tout ça ? Comment la coléreuse, elle casse tout dans la maison, et elle est vraiment inconsciente, puisque après, elle te dit : "Mais c'est pas moi. Mais je me rappelle de rien." Pourquoi ? Elle te dit encore une fois : "Parce que j'étais hors de moi." Donc, c'était quelle partie de toi qui était hors de toi ? Et qu'est-ce qui restait de toi en toi pour que tu réussisses à faire ce que tu as fait ?

Si vous allez dire : "Bon, franchement, c'est un petit peu couper les cheveux en quatre, mais c'est très important." Moi, je sais pas. Bon, peut-être je suis un singl, mais moi, je trouve que c'est très important de savoir qui on est, et puis de savoir quelle partie de nous est en train de vivre. Bah oui, parce que si c'est pour se réveiller à 60 ans, après une série de de rencontres avec son thérapeute, pour dire : "Bah, finalement, je n'ai jamais été moi-même." Mais alors, tu étais qui ? Vous parlez français ? Non. Qui, ça désigne la personne. Il, le nom, la ouais. C'est quoi ? J'ai alors alors j'ai jamais été moi-même. En fin de compte, là, j'ai vécu dans le regard de l'autre. Là, j'étais dans la pression sociale. Là, j'étais dans le complexe de mon père. Là, je voulais faire plaisir à ma mère. Là, j'étais poussé par des pulsions. Là, c'était mon Yétzar HaRa. Là, c'était ma peur. Là, c'était mon orgueil. Là, c'était mon désir de de jouer un rôle. Mais toi, toi perso, toi, c'est quand que tu étais toi ? J'ai pas eu le temps. Qu'en vérité, l'industrie de cinéma ne s'arrête pas aux médias. Vous me suivez ou non ? Il y a beaucoup de gens qui sont dans le rôle. Il est dans le rôle du méchant, alors qu'il a rien dans le pantalon. L'autre, il est dans le rôle de l'intello qui sait pas lire. L'autre est dans le rôle de la victime, parce que c'est vachement pratique d'avoir quelqu'un qui pousse ta chaise roulante, alors que tu marches très bien. Mais c'est c'est confortable. Et dans confort, il y a fort. Ouais. Donc, il y a plein de situations, en fait, qui sont des invitations à ne pas être. C'est pour ça que le livre, d'ailleurs, mon livre, il s'appelle "Invitation à être". Mais si j'avais écrit "Invitation à ne pas être", il aurait fallu plusieurs volumes, parce que toute la vie, c'est ça, c'est des propositions. Ouais.

Maintenant, quand tu n'as pas et le verbe être, on a expliqué déjà un million de fois que le mot "Ouv" d'ailleurs, j'ai parlé de ça hier soir, le mot "Ouv" en hébreu, il veut dire le verbe être, il veut dire présent. Donc, en vérité, quand tu n'es pas présent, encore une fois, parce que tu es en dehors de toi, parce que tu es hors de toi, ou par par désir de réalité, ou par refus de responsabilité, ou par immaturité, ou par colère, et ben, tu n'es pas présent, donc tu es absent. Ça va ? Le problème. Donc, on ne peut pas reprocher à quelqu'un d'être absent, puisque le pauvre, il est absent. On ne peut pas reprocher à quelqu'un être inconscient, puisqu'il est inconscient. Donc, en V, la la faute, c'est pas d'être inconscient. La faute, c'est de rentrer dans l'inconscience. Vous me suivez ou non ? La faute, c'est de rentrer dans les épreuves. La faute, c'est de de faire le clin d'œil à la fille. Tu prends un risque, et si tu tombes sur une folle qui écoute France Info toute la journée, elle te fait : "Vas-y, sers-toi." Et toi, tu vas dire : "R non, tu vas pas dire Shalom, tu vas y aller, animal." Ouais, parce qu'un coup comme ça, ça arrive une fois dans la vie. Pour une fois, il y a une beauté qui sourit. Bon, c'est après, tu tu verras qu'elle était myope. Mais mais l'idée, c'est ça, c'est que il va y avoir dans la vie, en fin de compte, c'est quoi la vie ? C'est une série d'occasions d'être. Étant donné que ce sont des propositions d'être, être automatiquement, pour qui est le libre arbitre, il y aura toujours la possibilité de ne pas être. Donc, dans chaque situation, tu peux être l'homme de la situation, ou tu peux être l'homme qui fuit la situation. Toujours. Vous me suivez ou non ? Il y aura toujours une possibilité. Et ce qui est extraordinaire, c'est que les gens appellent ça le libre arbitre, alors qu'en vérité, c'est le piège. C'est ça le piège. Parce que HaShem, il a dit : "Nat Vette, j'ai mis devant toi la vie et la mort." Ou ba BIM, il faut aller jusqu'au bout du scénario. Le bout du du scénario, c'est : "Tu choisiras la vie." Maintenant, c'est quoi la vie ? C'est de rentrer dans dans dans le dans la dans la réalité, c'est de rentrer dans la responsabilité, c'est de rentrer dans dans la joie, c'est de rentrer dans la maîtrise, c'est de rentrer dans la patience. Mais évidemment, qu'il y a un plan B : de se mettre en colère, un plan B de se vexer, un plan B de ne pas réfléchir, un plan B de transmettre la responsabilité sur l'autre, de faire un transfert de de culpabilité. Il y aura toujours un plan B. C'est ça que les gens ne comprennent pas. Ouais, c'est qu'ils croient que de se sauver, c'est une solution. Mais c'est pas la solution. Mais non, parce que tu es créé pour aller vers l'avant. Tu n'es pas créé pour aller vers l'arrière, ni pour aller sur le côté. Maintenant, comme HaShem, il a donné un cerveau, et que le cerveau, c'est comme Google, ça s'appelle un moteur de recherche. Donc, si dans Google, tu marques Torah, il te il te sort 10 000 pages de Torah. Mais si tu marques euh vidéo porno, il te sort 10 000 pages de vidéo porno. Vous me suivez ou non ? Donc, si tu lui dis à Google : "Justifie mon échec", il te donne de quoi faire. Si tu lui dis : "Trouve-moi des solutions", il te donne de quoi faire. C'est pour ça qu'en fin de compte, le cerveau, au fond, au fond, moi de ma conclusion d'ex intellectuel, ouais, c'est pas vraiment la référence. Non, c'est pas la référence. Parce que quand on n'aime pas réfléchir, par exemple, on est impressionné par des gens qui ont un discours hyper compliqué, mais parce qu'on est flemmard, c'est tout. Ouais. En fin de compte, le gars, il a parlé 3 heures, il a pu parler une phrase, mais on est impressionné parce qu'il dit des mots. Bon, mais en vérité, l'axe décisionnel, c'est c'est quoi ? Comme je l'ai expliqué plusieurs fois, c'est la maturité et la bonne volonté. C'est ça que tu dois mesurer. Mais l'argumentaire, il n'est pas intéressant. Comme les couples qui viennent et qui veulent me raconter 22 ans de vie commune, jour par jour, genre : "Il faut il faut qu'il m'explique parce que je vais pas comprendre parce que je suis bête." Ouais, mais moi, dès que j'ai vu comment ils se parlaient, le manque de respect, les regards fuyants, la haine, les nerfs, les nis, les sueurs, les stress, j'ai déjà compris leur histoire. Après, je les laisse parler parce qu'il faut quand même leur donner l'impression que que je les comprends. Ouais, mais j'ai compris ce qui s'est passé. C'est fini. Elle n'existe pas. Lui, il existe. Le contraire. Et donc, le le la part de non-existence et la part de Yétzar HaRa qui a dans leurs choix, me donne le niveau par soustraction de leur maturité. Bah oui, parce que quand c'est qui gère, ça veut dire que il gère pas. Quand c'est eux qui gèrent, ça veut dire que leur couple, il est construit. Bah, c'est facile. Voilà, je vous ai fait en 2 minutes la consultation. Ouais.

Et l'idée, c'est quoi ? C'est que la personne, en vérité, elle devrait être capable elle-même de mesurer combien elle est absente de ses propres choix. Et elle sait que par voie de conséquence, à chaque fois qu'elle est absente, c'est HaShem qui est présent. Et si elle n'est pas croyante, c'est pas grave. À chaque fois qu'elle est absente, c'est l'immaturité qui est présente. Et l'immaturité, a priori, c'est pas toi, puisqu'on parle de quelqu'un qui veut s'en sortir. Et si tu es la personne qui veut pas s'en sortir, c'est pas même pas la peine de commencer à discuter, puisque tu viens, tu n'appelles pas le SAMU quand tu veux mourir. Et la M a appelé le SAMU, donc il y a une partie de toi qui veut s'en sortir. Donc, c'est cette partie-là qui nous intéresse. Le reste, on s'en fout. Tu dis : "Oui, mais j'ai besoin d'argumenter, faut que je développe, faut que je monte la cathédrale de ma souffrance, faut que je vous explique tout ce qui s'est passé, que vous compreniez pourquoi l'autre, il est cinglé." Tu sais, moi, moi, les gens qui trouvent que tout le monde est cinglé, la vérité, je suis je suis jamais loin de penser qu'ils sont cinglés. Bah oui, parce que tu vois avec tes lunettes. Si tu as des lunettes tordues, tu vois tordu. Si tu as des lunettes pourries, tu vois pourri. Si tu as des lunettes sales, tu vois sale. Alors quoi ? Alors quoi ? Alors quoi ? C'est encore de ma faute ? Non, lave tes lunettes. Tu laves tes lunettes, c'est facile. Les lunettes, attends, mais la vie est belle. Mais j'ai pas de chiffon. Tu as pas de chiffon ? Va va va dans les hôpitaux voir les cancéreux, tu reviens, tes lunettes, elles sont propres, tout va bien. Va parler avec cette bonne femme là qui vient de perdre son fils, et tu verras que ton fils insupportable, c'est the bonheur. Il y a plein de chiffons dans la vie, mais lave tes lunettes. Ouais. Mais si toi-même, tu es intéressé à ce qu'elle soit sale, après, ne viens pas me dire : "Et ben, écoutez, je je vois plus clair, je suis perdu, je vois pas d'issue." Mais lave tes lunettes, c'est quoi le problème ? J' j'arrive pas à comprendre. Ouais. Je dis : "Écoutez, encore ce matin, il y a une dame qui me téléphone." "Voilà, comment je fais avec ma mère, avec mon truc, avec mon mari, c'est difficile, je la supporte pas et tout ça." Bon, moi, j'ai répondu un truc à deux balles. "Ah, vous m'avez éclairé, vous m'avez." Mais quel éclairage ? De quoi ? Il y a rien, c'est c'est de la logique. Mais des fois, parce que Icar Vé et les balb des il d'fr freander, le principal objectif du Yétzar HaRa, c'est d'embrouiller l'esprit. Des fois, dans la chimie entre tes émotions, ta vexation, ta difficulté à te remettre en cause, un problème qui a une part émotionnelle, le regard de l'autre, le stress qui est créé, tu arrives pas à raisonner. Donc, tu vas aller chercher quelqu'un qui lui n'est pas concerné par ton problème, donc il a assez de recul pour prendre la décision, pour réfléchir. En tout cas, oui. Non, mais moi, ce que j'essaie de faire, moi, c'est ça mon projet dans les cours, c'est que c'est vous qui apprenez à faire ça. Vous dites : "Oui, mais on peut pas être la personne blessée et la personne qui réfléchit." Et ben, c'est c'est ça le travail, c'est ça la maturité, c'est ça de muscler l'adulte qui est en toi, qui va s'occuper de l'enfant qui est en toi. Sinon, toute ta vie, tu vas être victime. Donc, on t'énerve, tu t'énerves. On t'insulte, tu es cassé. On t'encourage, tu es bien. Il fait beau, tu es heureux. Il fait moche, tu t'angoisses. Tu gagnes de l'argent, tu es content. Tu perds de l'argent, tu veux mourir. Arrête, arrête d'être une balle de billard qu'on lui tape dans le derrière pour la faire avancer. Mais encore une fois, tu peux légitimer. Attendez, mais grave. Bon, écoutez, je vais vous expliquer. Mais j'ai compris. Mais je vais vous. Voilà le genre de personne. Mais j'ai compris. Mais Dieu, il te l'a mis en face de toi. Tu crois pas en Dieu ? La réalité, te l'a mis en face de toi. Et tu dis : "Pourquoi ?" Ben, est-ce que ce qui se ressemble, s'assemble ? Donc, on se ressemble par mimétisme, on se ressemble par complémentarité. Vous me suivez ou non ? C'est connu que les mouches sont attirées par la par la viande. Donc, s'il y a plein de mouches autour, tu dis : "Oh, qu'est-ce qu'ils ont tous à tourner autour de moi ?" Mais chérie, tu as quatre boutons qui sont ouverts, c'est normal, il y a de la viande. Ferme les boutons, tu verras, ils seront moins nombreux. Ouais, c'est la vie. Après, tu dis : "Oui, les gens, ils abusent toujours de ma gentillesse." Oui, mais toi, tu as un petit peu atteint d'une maladie qui s'appelle la niaiserie. C'est vrai. Attendez, j'ai oublié, le cours est aussi dédié pour l'élévation de l'âme de Shma Shlomo ben Yoana, pour DVI ben Dov, et aussi pour la roshema de Youdit Bracha bat Aviva. Amen. Je me disais, pourquoi il passe pas le coca ?

Donc, donc, en vérité, ces réflexions qu'on entend chez le coléreux, ouais, c'est plus fort que moi. "Je n'étais pas moi-même." "Tu m'as poussé au bout à bout." "J'étais hors de moi." "J'ai perdu le contrôle." "Je me rappelle plus de rien." "Toute façon, c'est toute ta faute." Tout ce langage-là, il a un facteur commun, il a une ligne conductrice, qui est que la personne n'est pas là. Pour ça que la elle dit : "Ratzan lo alta beyado, et la Ratzanuta." Le coléreux, il n'a dans sa main que la colère. C'est qu'en vérité, il y a rien à gagner dans la colère. Jamais quelqu'un, il te dit : "J'étais en colère et j'ai gagné." Tu as rien gagné. Toi, déjà, tu t'es ridiculisé. Les proches, tu les as traumatisés. La relation, tu l'as fait rentrer dans un niveau de violence qui fait qu'elle est pourrie. Après, l'autre, il est dans la hantise que tu recommences. Donc, tu perds la sécurité et la confiance pour quelques mois, des fois quelques années. Parce que moi, je les vois, les gens, ils me disent : "Ok, ok, ok. Bon, je suis un peu coléreux. Bon, je m'énerve, mais bon, ça dure jamais longtemps." D'accord ? Et puis, après, je me calme. Ok." Je lui réponds très simple : "Toi, tu te mets en colère de temps en temps, mais l'autre, il a toujours peur." Vous me si vez ou non ? C'est la logique du terroriste. Le terroriste n'est pas obligé de mettre une bombe tous les jours. Il n'a pas besoin, parce que même s'il en met une tous les 5 ans, entre les deux, vig pirate, c'est une logique économique. Pourquoi tu vas mettre une bombe tous les jours ? Ça, c'est rien, puisque le gars, maintenant, il a peur. Vous comprenez ou non ? C'est comme l'enfant. Tu veux qu'il existe, tu veux qu'il se réalise, tu veux qu'il soit lui-même. Mais quand tu le fracasses, quand tu cries, quand tu le traumatises, ouais, donc lui, qu'est-ce qu'il va faire ? Il peut plus exister. Donc, il va être obligé de mentir. Après, tu dis : "Ouais, tous mes enfants sont hypocrites, ils me parlent jamais, ils viennent pas se confier à moi." Mais ils peuvent pas, parce que quand ils se sont confiés, tu les as traités de cons. Donc, ils ont perdu la confiance. Ouais. Et maintenant, il parle plus. Tu parles, mère, mais le mère, elle les a laissé exister. Évidemment. Vous inversez l'exemple dans le cas où c'est la mère qui hurle. D'accord ? Chaque fois, les hommes, les femmes, viennent voir. Oui, vous avez pour les hommes, vous avez pour les femmes. Je vais faire cours sur la susceptibilité ou la mar, je sais plus quoi faire. Donc, donc, l'idée, donc, l'idée, c'est quoi ? C'est que pourquoi je vais me plaindre du résultat, puisque je dois mesurer que c'est moi-même qui crée cette réalité ? Comprenez bien que quand j'ai pas confiance en quelqu'un, automatiquement, la personne n'a pas confiance en elle, surtout quand je suis son repère. Père repère. D'accord ? Maintenant, donc, étant donné que pour moi, en tant que parent, c'est une Mitsva dans l'éducation d'apprendre à l'enfant avoir confiance, donc automatiquement, je vais avoir le Yétzar HaRa de détruire la confiance. C'est facile. C'est pour ça que la différence entre l'enfant et l'adulte, c'est que l'enfant, il subit le Yétzar HaRa, s'appelle une pulsion. Alors que l'adulte, il voit arriver, il dit : "Oh, enfant, confiance, recherche de repère, épreuve de déception, tac, tout de suite, il voit la photo." Donc, qu'elle va arriver l'interro avec 4, quand il va arriver les 5h de retard, ouais, quand il va arriver que le il répond pas au téléphone, sa batterie s'est déchargée, il était dans un endroit bloqué, il est en train de s'occuper de sa grand-mère qui était ennyée dans les pommes. Mais avant qu'il s'explique, j'ai largement les une minute et demie pour le casser en six, avant de m'excuser d'avoir jugé négativement. Vous avez compris, non ? C'est un peu comme les médias, ça en France, c'est très connu, ça. Ils disent une bêtise, d'accord ? Ça fait un scandale, et après, le lendemain, ils viennent, ils disent : "Bon, après vérification des sources, nous nous rendons compte que finalement bon bon." Ouais, mais le mal est fait. Bah, c'est exactement pareil. C'est dans la vie, tu dois décider : est-ce que tu vas être le Atrila, ou est-ce que tu vas être Béeved ? Est-ce que tu vas être a priori, ou est-ce que tu vas être a posteriori ? Maintenant, encore une fois, je sais qu'il y a du sparadrap, il y a de la colle, il y a du mastic, on peut reconstruire, on peut refaire, on peut arranger. Mais c'est dommage, parce que le vase brisé, il a jamais la même valeur que le vase qui n'a jamais été brisé, même si tu as une bonne colle. Vous me suivez ou là ? Donc, normalement, la différence, c'est que les jeunes, bon, ben, ils font des gaffes parce qu'ils se rendent pas compte, ouais. Et les adultes, ils ne font pas les gaffes parce qu'ils savent le danger de la gaffe. Alors qu'il y a des gens qui croient que d'être adulte, c'est de faire des gaffes, mais d'être capable de réparer. Genre, je vais mentir, mais je vais te dire que je rigolais. Je vais t'étouffer avec la dette, mais à la fin, je vais te la rendre l'argent. Je suis pas un voleur. Mais seulement qu'au lieu de te la rendre au bout d'une semaine comme j'avais promis, ça va prendre 6 ans, avec des nerfs, avec des cheveux blancs, avec des avec des crises de de stress, et et un ulcère. Mais l'argent, je te l'ai rendu à la fin. Comprenez ou non ? C'est ça le problème. Le problème, c'est le plan B qui est proposé par le Satan. C'est pour ça que je dis toujours aux gens : "Par, ça va se passer comme ça, ça va se passer comme ça, ça va passer." Je m'excuse, mais dans votre plan là, dans votre projection, vous n'avez pas tenu compte du non-alom. Si Dieu veut, BL, c'est intrinsèque. Il est dans toutes les situations. L'univers, il est divisé en deux. La galaxie, div en deux. La particule, elle est divisée en deux. La fourmi, elle est divisée en deux. Tout est divisé en deux. Dans tout, il y a du bien et du mal. Donc, les gens malins, qu'est-ce qu'ils font ? Ils anticipent sur le plan B, et ils préparent le contrepoids. Souou non ? Toi, tu sais que c'est bientôt l'été. Ouais, tu sais qu'il y aura des femmes habillées bizarre. Tu te prépares mentalement. C'est pas que tu dis : "Tu regardes après, après, j'arrive, concentrer, je vois des des poitrines partout." Tu sais que quand tu télécharges des trucs gratuits sur Internet, automatiquement, tu auras des virus avec des trucs porno. Mais ça, ça m'est tombé dessus, c'est honteux. Je sais plus quoi faire. Quel avra j'ai fait ? Tu as pas fait d'av. Il y a des sites sécurisés. Si vraiment tu es d'une certaine ville du Maroc, où c'est à sour de payer, il y a des trucs. Va dans un site propre. Téléchargé, j'en sais rien comment ça s'appelle. Mais toi, tu vas dans un site pourri, automatiquement, le but du site, c'était pour te mettre un cheval de Troie avec de la au kilo. Et toi, après, je sais plus quoi faire. Plus j'ai honte, j'ai honte. Chouvre une page, je vois des trucs. Dans tout, c'est pareil. Vous comprenez ou non ? Toi, tu rigoles avec la vendeuse, mais la vendeuse, elle, elle y croit ton truc. Et toi, tu dis : "Non, mais je je tu dis : "Mais non, on y va quand tu veux, tu me plais." Vous avez compris ou non ? Encore une fois, la faute, c'est pas de parler avec la vendeuse, parce que tu es déjà Archa. Le problème, c'est pourquoi tu as commencé à parler ? Tu es marié, mais qu'est-ce que tu fous là ? Ou là là, ce genre de rire, je connais. Compris. L'idée, c'est exactement pareil. Il y a une zone qui s'appelle la perte de contrôle, qui s'appelle l'immaturité, qui s'appelle la tentation du vide, qui s'appelle le vertige de l'inconscient. Il faut pas rentrer. C'est comme tu dis à ton fils : "S'il te plaît, 4 mètres de la falaise." "Ça va, papa, c'est solide." 4 mètres de la falaise, tu t'éloignes. D'accord ? C'est s'éloigner du danger. La c'est pas de ne pas fauter, évidemment, tu n'es pas un animal. La c'est pas prendre le risque, parce que quand quand tu ne fautes pas, tu prouves que tu es fort. Mais quand tu prends pas le risque, tu prouves que tu c. Moi, je vous vois, je je Tu toi pas les femmes, c'est ma femme qui m'a demandé quand on s'est marié, elle m'a dit : "Je t'en prie, maintenant, tu donnes les cours, tu tuois pas." Je tuoi pas. Des fois, il y a des gens que je les connaissais avant de connaître ma femme, je les connaissais en troisième. Imagine, je la vois maintenant, elle a 50 ans, j'ai j'ai 50 ans. Aimes-tu toi ? On était en classe ensemble. Et moi, je la vois, elle me dit : "Mais enfin, tu tu tu tois plus." Je dis : "Je peux plus. J'ai promis à ma femme." C'est qu'à chaque fois que je fais l'effort, vous voyez, pour moi, c'est comme si j'ai dit : "Je t'aime" à ma femme. C'est un C. Et en même temps, ça me protège. J'en ai pas des collègues qui sont tombés dans l'escalier avec la barbe et tout. Donc, c'est pas shoot que la colère, encore une fois, c'est une proposition. Et dans la proposition, il y a toujours de quoi légitimer la situation. Mais il faut sortir de ce niveau d'immaturité de croire que parce que tu peux expliquer ce qui s'est passé, ça t'a donné le droit de le faire. Ça y est, c'est fini. Ça ça c'est pour les bébés. Mais ils ont 75 ans. Oui, mais c'est des bébés. D'accord ? Parce que de toute façon, encore une fois, pour qu'il puisse avoir le libre arbitre, il y aura toujours le côté bien, le côté pas bien. Donc, si pour pouvoir faire la faute, il faut faut qu'il y ait des possibilités. Pour qu'il ait l'intention de faire la faute, il faut qu'il y ait un terrain psychologique. Pour qu'il ait la proposition et l'attirance vers la faute, il fallait qu'il y ait quelque chose dans ton couple, ou chez tes parents, ou chez ta sœur, ou chez ta mère, qui te donne envie de faire ça. D'accord ? Donc, le fait, encore une fois, que tu puisses légitimer, n'enlève pas la gravité. C'est que le chemin du bien et le chemin du mal, ils existent, c'est réel, c'est concret. Donc, ne dis pas : "Et ben, euh, je pouvais pas faire autrement, puisque il y avait le mal." Oui, il y a le mal, bien sûr, il y a le mal, bien sûr. Comme l'école, tu peux travailler, ou tu peux glander. Après, tu pourras toujours dire : "Oui, le prof, il m'aimait pas, c'était une école antisémite." Attends, tu étais à Yavne ? Euh, moi, mes parents, ils m'ont pas acheté du papier Clairefontaine, c'est pour ça que j'étais mauvais en philo. Mon stylo, il accrochait. Et puis, j'étais j'étais à côté de la fenêtre, alors mes yeux, ils allaient tout le temps ailleurs. Et puis, j'étais à côté du radiateur, donc j'avais tendance à m'endormir." Bon, je sais que vous allez dire : "Bon, on parle vraiment des débiles." Alors, je peux vous dire que j'en ai un paquet au téléphone. Moi, j'écoute, je dis : "Attends, quand est-ce qu'il va réfléchir le gars ?" J'attends qu'il s'arrête, et je lui dis : "Bon, ok, alors, qu'est-ce que tu veux me dire ? C'est quoi ta question ?" B grave, je vous ai dit. Non, tu m'as rien dit là pour l'instant. Tu as légitimé ta lourdeur, tu m'as pas posé la vraie question. J'attends. Et là, à ce moment-là, il dit : "Ah, je vois où vous voulez en venir." Alors, comment j'aurais pu faire pour éviter ? Ah bah oui, c'est ça qui m'intéresse, moi. Maintenant, comment tu as fait pour craquer un bail ? C'est la loi de la gravité. Quand tu jettes une truc en l'air, elle va descendre. Tu dis : "BL, d'air que Dieu fasse, elle va redescendre." Comprenez ou non ? La loi de la gravité. Tu jettes, ça tombe. La loi de la gravité. Tu prends le risque, tu tombes. La loi de la gravité. Tu n'as pas pris un truc cacher, c'est pas cacher. La loi de la gravité. Tu n'as pas lu le contrat, mais tu travailles Shabbat. C'est ça la loi de la gravité. Vous comprenez ? Ça va arriver. C'est la loi de la gravité. Maintenant, si toi, tu es un mec intelligent, tu anticipes. Comme une fois, j'étais en voiture avec quelqu'un, il roulait comme un fou, le mec. Bon, il voulait m'impressionner, genre à.

dos moi, je le regardais bien, parce que je lui dis: «Bon, ça fait plaisir de voir un mort de son vivant.» Ouais. Et maintenant, moi je mets, je mets la ceinture, et lui, il a pas mis la ceinture. «Non, c'est ringard la ceinture, je sais conduire, j'évite les obstacles.» Il montait sur les trottoirs pour éviter les feux, le mec, hein, un phénomène. Et ce qui est bizarre, c'est que quand on arrivait dans la situation de danger, il mettait la main, genre pour me sauver. Mais moi, alors? Et moi je le regardais avec des yeux bizarres. Il me dit: «Mais pourquoi vous me regardez comme ça?» Je dis: «Bah, parce que tu me mets la main pour me sauver.» Il me dit: «Bon, oui.» Je dis: «Mais, mais c'est toi qui va mourir! Mets la main pour te sauver, à toi, parce que moi j'ai la ceinture, toi tu vas mourir puisque tu veux pas mettre la ceinture. Comprenez la vie ou non?» Ben, dans toute la vie c'est pareil: on se met, on prend des assurances, on étudie la Torah, on se préserve, on évolue, on construit notre couple, on éduque nos enfants, on met la ceinture. Toi, tu mets pas la ceinture et tu me dis à moi: «T'en fais pas, je suis là au cas de problème.» Mais quand tu seras mort, comment tu vas m'aider? Quand tu seras embourbé dans tes enfants qui partent en suc, tu vas venir pour aider mon fils qui a fait un petit écart? Puisque tu as pas voulu mettre la ceinture, tu crois qu'on se crève à faire attention à la pudeur, à les éduquer depuis qu'ils sont petits, à ne pas mettre la télé, ne pas mettre Internet, ne pas dire un mot de travers, leur montrer toujours un comportement parfait, de sourire dans le couple, de positivisme, d'intelligence, de finesse, de d'Avan sur les comportements d'équilibre, tout ça? Pourquoi tu crois? Pour rien? Mais c'est la ceinture, c'est ça la ceinture, tu comprends? Comprends: toi, tu t'énerves, tu cries, tu te balades en soufli, tu insultes la maison, tu insultes la Torah, tu insultes les rabbins, tu insultes l'école, tu dis Dieu n'existe pas, et après, quand tu t'amènes, Fatima tu dis: «Mais enfin, Maurice, qu'est-ce qui t'arrive?» Mais Baba, tu as pas mis la ceinture! «Non, mais je pensais pas, hasalom, qu'on en arriverait là.» Mais tu as pas mis la ceinture! Regarde les vidéos, regarde les vidéos quand ils font les expériences là, regarde la gueule à la mort, la gueule du gars qui a pas mis la ceinture, regarde sa gueule franchement, tu vois sur son visage qu'il a compris, hein? Vous comprenez ce que je veux dire ou non? Donc si tu veux pas avoir cette gueule un jour, mais la ceinture, c'est ça la Torah, c'est ça la maturité, mais la ceinture, et tu verras que tu t'en sortiras bien. Je te dis, tu prépares bien ton plan de business, ça va aller. Toi, tu te lances, tu mets la grand-mère gérante, elle est morte à Hed en 42, tu fais les factures sur le truc, tu prends les chèques perso pour payer les fournisseurs, tu leur dis: «Je vous paierai dans 3 ans après la mort du vendeur de...» Mais fais un truc propre. J'ai un copain à moi, il m'a dit, c'est un très très gros businessman et il était très très proche du RAFS, truc dis, et un jour, RF truc, il l'a attrapé, il a dit: «Écoute-moi bien, si tu ne payes pas les impôts, ne me parle plus, ne viens pas me parler, même même pas, même pas me dire shabbat shalom, dégage! Si tu payes pas ta TVA, dégage! Si tu payes pas l'URSSAF, dégage!» Les gens disent: «M, attendez, tout le beurre il est là-dedans, c'est tout le BF il est là-dedans.» Il a dit: «Je ne veux même pas t'entendre, je veux même pas te voir, tu as compris ou non?» Tu dis: «Mais alors, comment on va faire la parnassa?» Mais c'est ça l'épreuve. Les gens croient qu'ils sont malins parce qu'ils ont trouvé un truc pour pas payer la TVA, ouais, mais ça fait exactement l'inverse. Pourquoi? Parce que tu sais ce qui va se passer un jour: redressement. Donc toi, tu comprends pas, tu dis: «J'ai pris 10000, j'ai pris 5000, j'ai pris 20000, j'ai pris 30000, j'ai pris...» Et un jour, ils viennent, ils te demandent 800000 sur 8 ans d'activité. Tu dis: «Mais Monsieur l'Inspecteur, rappelez-moi votre nom de famille: la mort, Jean-Pierre la mort, parce que c'est Pierre qui est marqué dessus, la mort.» «Mais pourquoi moi? Je sais pas, j'avais 10000 noms, votre nom il est sorti en relief.» C'est ça la vie. Ça veut dire que le secret, c'est de savoir que ce sont les choses que tu crains le plus qui te rattrapent les premiers, c'est ce que tu fuis qui te rattrape. Donc quand tu veux éviter quelque chose, c'est que tu en as peur. Mais si tu en as peur, c'est que c'est une faiblesse, et la faiblesse c'est le manque, et le manque c'est le rass, et le c'estara. Donc leara, il te laisse développer, oui, des immeubles que tu montes sur du manque, et un jour il te dit: «L'immeuble, il y a du vide en dessous, c'est pas vrai.» Donc si ton couple il est basé sur des fondations en mousse à raser, si ta personne elle est basée sur de la mytho, sur du mensonge et sur de la GG, ce qu'on appelle en psychologie de la grande gueule, mais un jour, Baba, la lumière elle va s'allumer, et là tu vas te rendre compte que tu as le vide en dessous de toi. Et d'ailleurs tu le dis: «Ah ben, tombe de haut! Écoutez, je suis tombé des nues, là je suis choqué, là je... mais jamais, jamais je... mais je tombe des nues!» Mais pourquoi tu tombes des nues, puisque tu l'as construit l'immeuble étage par étage? Donc quand tu es en haut, tu es tranquille, puisque c'est toi qui a construit l'immeuble. Mais si ton immeuble est basé sur la mytho, sur les effets spéciaux, sur les ambiances, sur la confiance de l'autre... Mais Baba, moi je m'excuse, mais je vous le dis, hein, vous êtes bien là où vous êtes fragile. Vous croyez que les effets spéciaux, c'est que dans les films? Tu as pas vu celle-là après 10 ans de mariage, elle a vu tout son mariage c'était des effets spéciaux. Celui-là, il croyait qu'il était riche, mais B, c'est de l'argent de la société, c'est la voiture de la société, euh, le loyer tu le payes soi-disant local de société. En fin de compte, c'est tout, c'est le jour où tu déposes, tu as plus rien. Le mec il dit: «Sortez, même le costume il est pas à toi, vous avez une facture de société, monsieur, allez enlevez le Cossard.» Tu dis: «Sa femme, ta femme, tu dis enfin chérie, je croyais qu'on était riche.» B, tu sais que quand la société s'appelle Black and Black, tu aurais douté qu'il y avait un truc qui allait pas. Et ben, c'est exactement pareil, si tu as basé ta vie sur le mensonge, si tu as pas basé ta vie sur le plan B, ouais, un jour la lumière elle va s'allumer. Même les films, vous avez vu des films déjà, ouais, pourquoi à la fin il y a marqué «Fin»? Jamais compris. En anglais, ils mettent «The End», ben tu as bien vu que c'est fini. Bah quand tu vois la pub sur les macaronis, tu as compris que le film de science-fiction il est fini, non? Oui, non? Tu dis: «Purée, il y a une scène sur les macaronis, la vérité, j'ai pas compris ce que voulait le metteur en scène.» Mais non, c'est une pub. Oh là là, oh V, oh là là, oh là là, non. Donc tu as compris. Donc pourquoi ils mettent «Fin», pourquoi ils mettent «Fin»? Vous savez pourquoi? Parce qu'il y a des gens qui croient, ils sont tellement dans le film, ils croient que le film il continue, ils se la jouent, ils font le film, ils continuent le film après la fin du film. Donc il y a une loi, une réglementation qui oblige les réalisateurs à dire: «Attention les gars, c'était une fiction, maintenant il y a la vie.» Mais les gens, qu'est-ce qu'ils font? Ils achètent la bande originale, il y en a, ils apprennent par cœur les dialogues et ils te ressortent, ils parlent avec des phrases, ils ont des attitudes, il a acheté le même t-shirt que James Dean déchiré au même endroit, et il prend des postures dans sa salle de bain, il s'entraîne, genre le regard, le soucieux, il fait des pauses. Tu dis: «Mais tu es un malade, tu es un malade mental!» Mais combien de gens ils ont gagné The Voice à la salle de bain avec le pommeau de la douche? Combien? Mais tu es un malade! Tu veux faire de la chanson, va au conservatoire et inscris-toi au concours. Mais non, j'ai pas besoin, j'ai une appli, ça s'appelle My Com, mais je vais au bout. Mais c'est ça le projet du yetserara, le projet du yetsera, c'est: tu vis dans l'illusion. Maintenant, tu vis une illusion débile à deux balles, genre tu te prends pour une star, ou tu vis une illusion très sophistiquée que tu te prends pour un religieux. Dans les deux cas, c'est de l'illusion, vous comprenez. Et le problème, c'est que si tu es intelligent, ton yetserara il sera plus sophistiqué. Si tu es bête, c'est comme ça, tu vois une paire de..., tu t'excites. Mais le sophistiqué, non, il veut la femme mariée en difficulté morale, avec un besoin d'attention. Vers qui il va être assez patient et assez insidieux pour mettre toujours un niveau d'ambiguïté entre le fait qu'il veut l'aider et le fait qu'il veut la draguer, comme vous dites, la pécho, ouais. Maintenant, lui, tu sais quoi? Il est tellement sincère dans son hypocrisie que même il tombe des nues quand l'autre lui tombe dans les bras. «Mais enfin, mais enfin, tu es marié!» Mais l'autre dit: «Mais j'ai bien vu les signes que tu m'envoies depuis 2 mois, et...» Hasalom, mais il a quand même des préservatifs! Vous avez compris ou non? Bon, je vous donne des exemples un petit peu crus parce que j'ai pas la sauce, la vérité, j'ai... ouais, mais c'est ça ce qui se passe. Maintenant, encore une fois, tout celui qui est plus grand que son ami, son yetser est plus grand. Donc toi, tu dois être capable dans chaque situation, il dit leot alvavot, de voir quelle est la part du yetser. Donc tu es un gamin, gamin; tu es un adulte, adulte; tu es un gars vicieux, très vicieux; tu es un gars sophistiqué, sophistiqué; un gars intellectuel, intellectuel. Il y aura, il y a tous les modèles, on l'appelle la Samaritaine, il y a tout. Où donc tu vas passer l'étape supérieure? 1: tu vois la proposition positive. 2: tu vois le danger négatif. 3: tu vois l'argumentaire que tu pourrais développer pour légitimer la verra. Et 4: tu passes au-dessus de l'obstacle. C'est ça qu'on attend de toi ou non? Tu fais comme les trois quarts des gens, bah, tu te plantes et tu regrettes, et tu pleures, et tu dis à ta femme: «Écoute, c'est un accident, je sais pas ce qui m'a pris, j'ai perdu la tête, enfin c'est quand même ta nièce, oui mais tu comprends, elle était là sur la plage, ah là là.» Cachem nous envoie l'ARF chez les ma, parce que pour moi c'est une maladie, c'est pas genre le Satan, la T... non, parce qu'on a tous un pied tordu mais on va chez le kiné. Mais celui qui va pas chez le kiné, il va exploiter son pied tordu. Donc si c'est ça... Alors pour expliquer un peu la technicité de la colère, bon, vous allez habituellement, j'ai expliqué un million de fois que la personne elle est faite comme des poupées qui s'emboîtent les unes dans les autres. Donc la poupée la plus profonde, on va dire le compresseur, c'est la nesama. La nesama, elle envoie une énergie extrêmement puissante qui est divine. Cette énergie ensuite elle est récupérée dans un système complexe qui s'appelle le psychique, qui s'appelle le lève, qui s'appelle le moi intérieur, qui s'appelle le centre décisionnel, et c'est là-bas que... et le moi après, cette énergie elle est diffusée dans le corps ououis par le jeu. Et après, cette énergie elle arrive dans la réalité. Maintenant, la réalité, on a expliqué déjà plusieurs fois que celui qui a la ouna, il comprend que la réalité qui est en face de lui est adaptée à lui. Donc il y a une espèce d'homogénéité entre la réalité et toi, entre enfin la réalité et ton corps, entre ton corps et ton psychique, entre ton psychique et ta volonté, et ta volonté et ta neshama. Ça va jusque là, voilà. Donc qu'est-ce qui se passe? Vous prenez l'idée du compresseur, c'est la plus facile à comprendre. Le marteau-piqueur marche à air comprimé. Donc vous avez un compresseur qui va comprimer de l'air. Cet air comprimé, il passe par un tuyau très très solide qui est branché sur le marteau-piqueur. Et le marteau-piqueur en vérité, il a un piston, et le piston il monte et il descend, il monte et il descend, et comme il est branché sur un pied en fer, c'est ça qui casse, c'est ça qui tape: tac, tac, tac, tac, tac, tac, c'est ça le marteau-piqueur. Super. Maintenant, attention: le système qui rattache le tuyau d'air comprimé au marteau-piqueur, il est très sophistiqué et il est surtout très solide, ça va. Parce que si le compresseur il développe une pression de, je sais pas moi, de 300 kb, et que le tuyau est mal branché sur le marteau-piqueur, soit ça fait sauter le marteau-piqueur, mais si à moitié branché, ça fait sauter le marteau, il perd le contrôle, il peut tuer des gens autour. Maintenant, le compresseur c'est la neshama, le tuyau c'est le jeu, et le marteau-piqueur c'est la réalité. Quand toi tu n'es pas adapté à ta réalité, ou tu vas éclater? En fait, qu'est-ce que c'est la colère? La colère, c'est une explosion de volonté. C'est comme dans tous les appareils où il y a de la pression, ouais, une chaudière, n'importe quoi, un marteau-piqueur, un compresseur: il y a toujours un truc qui permet de mesurer la pression. Savez, vos robinets là, quand vous ouvrez l'eau, ouais, c'est quatre bars de pression maximum. Tu dis: «Mais j'aime bien quand ça déchire.» Mais non, bah 150 bars tu vas te sortir la viande hachée après la douche. Donc il y a de la... quatre bars de pression là, il y a six bars de pression là, dans le chauffe-eau il y a 130 bars de pression. Mais il y a toujours un système pour mesurer la pression. De la même manière, toi, quand tu te mets en mouvement, quand tu te mets en décision, quand tu te mets en volonté, automatiquement il y a de la pression. Si je veux réussir l'examen, pression. Je veux garder la kavana pendant la prière, pression. Je veux pas regarder des choses qu'il faut pas regarder, pression. L'autre il me parle mal, pression. Il faut décider, il faut signer un million d'euros, pression. Donc en vérité, toute la vie ça va être des rapports entre une compression énorme qui vient de la neshama et une pression énorme qui s'appelle l'épreuve. Alors, il faut bien que le tuyau il soit bien branché, ça va. Mais comme le tuyau c'est le jeu, si ton jeu n'est pas solide, ouais, c'est genre toi, tu as, qu'est-ce que tu as fait? Comme tu avais, tu as perdu le tuyau du compresseur, tu as été chez le Roi Merlin, tu as acheté un tuyau d'arrosage et tu as mis du scotch. Mais tu es fou, toi! Tu es un malade! C'est du caoutchouc! Le tuyau du compresseur, il est en acier tressé, c'est de l'acier tressé avec dedans un truc, je sais pas quoi, un métal qui est mou, ouais, et après il y a encore un tissu indéchirable du genre les serviettes, les ceintures de judo là, les câbles, les trucs pour accrocher les armoires sur les voitures, c'est impossible à déchirer, c'est avec ça qu'on fait le tuyau. Toi, tu prends un tuyau en caoutchouc, tu dis: «Oh, de toute façon, passe de l'eau, passe de l'air, c'est pareil.» Mais il va éclater, le tuyau! Donc si ton psychique il est pas solide, si ton psychique il est pas construit, si ton psychique il a des faiblesses, si ton psychique il a des failles, ça va exploser. Mais c'est ça la colère! La colère, c'est une explosion de volonté qui est basée principalement sur une inadaptation. Pourquoi? Parce que quand tu veux faire quelque chose dans la vie, tu es obligé de développer une volonté, ouais, c'est comme par exemple quand tu as la volonté d'atterrir avec un avion. Je vais vous dire un truc débile, ouais, c'est bien d'avoir la volonté d'atterrir, mais c'est bien qu'il y ait une piste d'atterrissage, vous me suivez? Ou donc vous savez, quand le gars, vous le voyez dans le film, il atterrit sur un porte-avion, en vérité c'est une performance. Le bateau il bouge, c'est comme s'il était par terre, il bouge, ouais, et puis en plus il avance comme ça, il avance comme ça. Donc le gars il va arriver à 200 km/h, il a 120 mètres pour s'arrêter, c'est une performance. Et ben, toi, quand tu veux atterrir quelque part, parce que tu veux ce magasin, tu veux faire cette mise en vente, tu veux que ça fonctionne avec l'autre, mais il faut savoir que l'autre c'est un porte-avion: il a des choix personnels, il a un caractère, il a le pouvoir de te décevoir. Maintenant, si pour toi la déception c'est que l'autre ne soit pas d'accord avec toi, ou là là, tu vas souvent atterrir à côté, toi. Je donne sur cet exemple: tu as un vieux copain, mec sympa, un mec que tu as aidé, tu lui as fait son chidouh et tout ça, ça fait 14 ans qu'il est marié. Tu vas le voir, tu dis: «Écoute, j'ai besoin dimanche matin, si tu viens m'aider pour déménager, est-ce que tu peux venir?» D'accord. Donc, en toute objectivité, quand tu as formulé la question «Est-ce que tu peux venir dimanche matin?», le gars il a cru qu'il avait le choix, ça va, parce que sinon tu aurais pris un pistolet, tu l'aurais mis sur la tête, tu aurais dit: «Dimanche 8h, viens avec des grands.» Le mec il aurait dit: «Ok, c'est un kidnapping, je sais que je suis pris pour la journée, j'y vais.» Mais toi, qu'est-ce que tu as fait? Tu as été malhonnête, parce que tu as dit: «Est-ce que tu peux venir dimanche matin m'aider?» Lui, comme il a cru qu'il avait le choix, et justement le dimanche matin il avait l'enterrement de sa mère, donc il est pas venu. Et toi, tu fais la gueule: «Mais comment tu as pu ne pas venir? Et je suis très déçu de toi, c'est moi qui t'ai fait ton chidouh, c'est moi qui t'ai marié, c'est moi qui t'ai supporté, et quand j'ai besoin de toi, tu es pas là!» Ça veut dire que moi, en fait, j'ai demandé en enlevant à l'autre le choix de dire non. Ça va? Pourquoi? Parce que j'avais peur qu'il dise non. Mais moi, dans ma trajectoire existentielle, j'ai préparé les cartons, j'ai préparé le scotch, j'ai préparé la date, j'ai pris ma journée, mais je t'ai mis dedans. Mais est-ce que moi je peux te mettre dans mon projet existentiel sous prétexte que j'ai un crédit qui me donne des droits? Ça veut dire que ta liberté, elle s'arrête là! Commence celle de l'autre. Ça s'appelle le respect. Les gens disent: «Non, tu me dois.» Voilà, c'est pour ça que ça prend du temps. Je vous dis tout de suite, je sais pas si vous avez déjà commencé l'apprentissage: il faut arriver à vivre sans aucune réclamation. Non seulement tu exiges rien, mais mieux, tu attends rien. Écoutez, vi norm que je sais pas, c'est un vrai niveau de maturité. Mais déjà le fait de penser que vous avez le droit d'exiger, problème. Non, pour quoi? Commence le film, vous avez compris ou non? Genre: «Je suis en souffrance, j'ai le droit d'exiger. Je suis en besoin, j'ai le droit.» C'est comme si moi je rentre dans un magasin, j'ai faim, je mange. Le mec me dit: «Mais vous mangez?» Je dis: «J'ai faim.» «Mais faut payer.» «Oh, ça c'est un détail, on verra plus tard. Mais là pour l'instant j'ai faim.» Bah ok, tu as faim, mais ok, tu as besoin, ok, tu souffres, ok, tu as subi, ok. Mais le fait que tu as subi, toi, ça veut dire que tu as le droit de rentrer dans la vie de l'autre? Et du coup, l'autre, il devient automatiquement à ton service parce que tu as des besoins? Mais ça, c'est grave au niveau manque de respect. Parce que je rappelle que le droit, que le respect, c'est le droit d'exister que tu donnes à l'autre. Et même Dieu, Hashem, qui maîtrise tout l'univers, il pourrait nous télécommander comme des robots, et il nous laisse le choix. Et le maximum que fait le bon Dieu, c'est des propositions. Il te fait une proposition, on appelle ça une situation, on appelle ça une épreuve, c'est une proposition. Alors qu'en vérité, il pourrait nous mettre dans un couloir qui n'a pas d'issue pour arriver là où il veut qu'on arrive, non. Il te laisse le choix. Tu dis: «Oui mais je me suis planté, oui mais j'étais pas conscient, oui mais j'étais ignorant.» À chaque étape, tu avais le choix. Tu pouvais apprendre, tu as pas voulu. Tu pouvais réfléchir, tu as pas voulu. Au lieu de réfléchir avec ta tête, tu as réfléchi avec ta... ouais, c'était ton choix. «Oui mais vous comprenez, j'étais jeune.» OK, jusqu'à quel âge on peut être jeune? L'autre a 6 ans au Cambodge, il est soutien de famille. Toi à 38 ans, tu veux que ton père paye le loyer, tu l'attaques pour non-assistance à personne en danger, et tu es légitime en plus, que tu as un avocat qui te prend à peine la moitié, qui te dit qu'avec les dommages et intérêts tu vas prendre un max. Mais tu as pas peur de dépouiller ton père? Et ben, il me le doit, puisqu'il m'a mis au monde. Peut-être qu'il regrette à l'époque si avec ta mère ils avaient trouvé un sac à la hauteur, à la taille. Donc l'idée, c'est quoi? L'idée, c'est que toi, tu dois faire, et c'est ça le paradoxe: c'est que d'un côté, il faut développer une pression énorme pour exister, parce que cette pression elle vient de la neshama et la neshama elle est infinie. Mais d'un autre côté, il faut faire un effort d'adaptabilité pour que la prise de contact avec la réalité se fasse sereinement. Ça, c'est comme quand ils vous montrent à la télé quand la fusée elle va s'arrimer avec la station spatiale. Je sais pas si vous comprenez: ils ont fait 3 millions de kilomètres, ils sont partis de la Terre, ils arrivent dans un endroit où les repères sont complètement flous, et au millimètre près ils vont rentrer pour s'arrimer pile, parce que ça soit de pile. Si tu as pas calculé, ils peuvent casser un truc, après il y a plus d'oxygène, il y a plus de pression à l'intérieur de la... et celle de l'extérieur c'est pas la même, c'est une RMA incroyable. Mais quelle différence? Que toi, tu fais toute ta feuille de route pour arriver à ton cabinet dentaire, mais tu as vu d'où tu es parti, de la maternelle? Toute cette feuille de route pour arriver à la femme que tu as épousée, tu as vu tous les chemins par lesquels tu es passé. Donc en vérité, au fond, au fond, le cheminement existentiel il est hyper complexe. C'est pour ça qu'on a besoin de cette maturité, de cette vigilance, on a besoin de cette conscience, de cette intelligence, de cette finesse pour ne pas rater. Parce que encore une fois, à chaque étape, s'il y a une faille, s'il y a une mauvaise connexion, s'il y a une pression trop forte, s'il y a une exagération des effets, ça explose. C'est ça la colère. Vous me suivez ou non? C'est ton moi, il est dedans, et il faut qu'il arrive à la réalisation. Maintenant, si toi tu vois que l'étape elle est pas à la bonne heure, l'étape elle est pas ce que tu attendais, si l'autre il est pas ce que tu exiges de lui, automatiquement il y a la connexion qui marche pas et ça explose. Mais en vérité, qu'est-ce que tu reproches à l'autre? Tu reproches à l'autre de ne pas être à ton service. Donc déjà, tu pars d'un a priori que l'autre il est condamné à te servir. Mais toi, déjà, tu maîtrises pas ton yetserara, et tu veux maîtriser le yetser de l'autre? Ben, c'est ça le problème. Donc le premier élément, c'est le manque d'adaptation. Deuxième élément, c'est les faux repères: oui, tu te crées des faux repères. Donc le jour où tu vas commencer à mesurer, à décider, à tricher, tes repères sont faux. Ouais, comme si tu fais du business: voilà, il y a une manière de faire. Mets-toi 5 ans avec un pro, il va t'expliquer voilà le protocole, voilà le truc, voilà les papiers. Toi, tu fais ça un peu sur le T, les repères sont faux. Quand les repères sont faux, un jour les repaires ils te rattrapent. Ouais, dans tout c'est pareil. On te dit: «Joue la sincérité, toujours.» Les gens ils me disent: «Rabbi, au chidouh, qu'est-ce que vous me conseillez?» Je dis: «Bah, sois naturel.» «Non mais on m'a dit qu'il faut faire le truc, faut faire le bêcheur, faut faire le dur après, faut faire le cool après.» Arrête, arrête, arrête, sois normal, sois naturel. Parce que c'est pas une personne que tu vas draguer pour t'amuser un soir, c'est une personne qui va être toute ta vie avec toi. Compte le jour, elle va se rendre compte que tu es un margoulin. Ça veut dire que c'est une déception pour la vie, plus la vie éternelle. Donc il faut être normal. C'est vrai que c'est une tentation, parce que tu dis: «Oui, mais en mentant ou en faisant genre dur, après émotion, genre je la jette, après je la rattrape, après je...» Arrête. Parce que le problème, c'est que dans le jeu de mida kene mida, quand toi tu embrouilles la vie, elle t'embrouille; quand toi tu mens, la personne elle te ment. Compris ou non? Premièrement. Et deuxièmement, un jour on allume la lumière et on se rend compte qu'on est dans une série et que c'est tout des décors. Alors tu dis: «Oui, bah ouais, mais quand je suis naturel, on me trouve nul.» Peut-être que tu es naturellement nul. Tu dis: «Oui, mais je voudrais qu'on pense que je suis bon.» Et ben, sois bon. C'est quoi? Si vous allez dire: «Ouais, attendez, si j'attends d'être bon, je me marierai jamais.» Tu sais combien de temps ça prend pour être bon? Une seconde. Comment un zéro il devient héros? Comment un zéro il devient un héros? Prise de conscience: une milliseconde. Engagement moral: une milliseconde. Démarrage dans la réalité: tu jettes dans la situation, et après ça vient. Évidemment, je sais ce que vous allez dire: «Et si ça vient pas?» Rah, donc plus que tu doutes, il y a pas d'engagement moral, ça marchera pas. Ouais, c'est comme quand tu veux traverser un précipice sur une poutre qui fait 10 cm. Tu dis: «Ouais, mais attendez, grave, il y a 1000 m de dénivelé là, d'accord, il y a des crocodiles en bas, alors comment je vais faire pour traverser un précipice sur une poutre qui fait 15 cm de large? C'est quand même dangereux, d'accord, on peut mourir.» Ok, maintenant viens, on parle tous les deux. Quand tu es aux Champs-Élysées et que les trottoirs ils font 7 m de large, si tu mesures avec un laser l'espace que tu utilises pour mettre tes pieds, c'est qu'un centimètre. Tu compris ou non? En fait, par terre tu marches sur 15 cm. Tu as déjà vu un mec qui marche sur 2 m? En fait, tu marches sur 15 cm seulement. La différence, c'est que là, les 15 cm ils sont entourés de 3 m et de 3 m, ce qui te rassure, alors que là ils sont entourés de vide. Vous me suivez ou non? Bah, la vie c'est pareil. Tu passes un examen, ouais, mais ils prennent que 200 personnes sur 10000. OK, mais tu as bossé, toi? Quoi? Oui? Donc tu es dans les 200? Non, j'ai rien foutu. Bah alors, tu es dans les 9800. C'est quoi ta question? «Ouais, mais peut-être min shamaim...» Ah, c'est pratique la religion! Tu es pas cacher shabbat, mais tu manges des maisousodes pour les examens? Va bosser! Il a craqué au lieu de baratiner. Vous comprenez ce que je veux dire ou non? C'est qu'en vérité, toi, ton anticipation elle a fait que tu es adapté. Sache que les gens qui font des sports de combat, vous savez ça, ils se battent jamais. Pourquoi? Un, parce qu'ils ont appris la maîtrise. Et deux, quand les voyous ils voient que le mec il a pas peur, ils se disent: «Attends, on est cinq avec des couteaux, le mec il est en T-shirt, il dit "allez-y", soit il est fou, soit il va tous nous tuer.» Quand j'étais en seconde, j'avais un petit copain, un ami, je sais pas, parce qu'il était japonais, enfin asiatique. Le mec trempait 23 kg comme ça, mais manque de peau, il était champion d'Île-de-France de taekwondo. Il mettait 9 coups de pied en une seconde. Une fois, il s'est fait attaquer par des mecs qu'il avait vus en championnat, ils sont venus avec des lames de rasoir. Il a mis trois coups de pied, trois coups de pied, trois mecs à l'hôpital. Maintenant, les gars eux, ils avaient les lames de rasoir, ils l'ont attaqué au tribunal, que genre il les a détruits. Et le juge il a dit: «Mais je comprends pas.» Ils ont amené un spécialiste, il a dit: «Écoutez, normalement quand on met un coup de pied, ça tape ici, mais vous vous avez tapé ici. Le mec, son nez il est rentré à l'intérieur.» Donc, mais fi, petit asiatique! Moi, je l'ai vu une fois, il s'est entraîné, comme ça, de 15 kg, il a mis un coup de pied mais pas violent, le sac à l'horizontal, il est parti sur 8 mètres, il a fait un trou dans le mur. La puissance! D'accord, ça veut dire quoi? Mais c'est un gentil, gentil. J'essaie de... les gens, ils entendent la loi, ta bouche apprend, ils savent pas, ils s'excitent. Vous comprenez ou non? Dans tout, c'est pareil. Dans le business, le mec il a rien fait de sa vie, il est là: «Oui, allez, 50000, 100000, 200000, 300000, 100000, 200000, 300000.» Non! Le mec sérieux, il dit: «Il vient, il signe, tu as signé 14 millions d'euros?» «Oui.» «Et l'autre, 100000, 200000?» «Ah, tu sais, je suis dans la por export...» Après, lui dit: «Bon, il faut sortir les 20000.» Il dit: «Il faut que j'aille aux toilettes, j'ai envie de faire caca.» Ben alors, oh, il est monsieur Soros? Mythologie! Vous avez compris ou non? Donc ça veut dire que l'anticipation, la préparation, la force, l'acquisition, la maturité, elle fait que le choc de la différence, il est absorbé. Donc moins tu es préparé, plus tu auras de choc. Plus tu as de choc, plus de colère. Ça, c'est des choses que tu peux anticiper. C'est comme je vois les gens, ils s'énervent avec leurs enfants. Ils m'appellent: «J'en peux plus, est-ce que j'ai le droit de le tuer? Est-ce que j'ai le droit de le dehors?» Je dis: «Mais j'étais à ton mariage, tu te rappelles?» «Oui.» «Qu'est-ce que je t'ai dit?» «Vous m'avez dit un truc bizarre: vous m'avez dit: "Tu t'es marié aujourd'hui, tu as 14 ans pour te préparer à la crise d'ado de ton fils."» Alors je dis: «Mais ma femme elle est même pas enceinte.» «Ok, c'est bien, tu as 15 ans.» Comme ça, ils comprenaient pas les gens. En fait, ta crise d'ado de ton fils, tu les prépares avec la crise d'ado de ton couple. Donc après, quand le gosse il fait sa crise d'ado, toi tu es prêt. Toi, tu l'attends. Il vient: «Papa, papa, il a...» Il dit: «Ouais, je veux du jeans serré.» Bon, il est pas allé chez... Il dit: «Papa, j'ai une copine, je peux prendre des préservatifs?» Chaque enfant, il va te sortir les nerfs, les yeux par la bouche, il faut que tu te fasses greffer des nerfs en téflon, parce qu'il va te sortir la mort. Quand tu t'es préparé à l'avance, toi et ta femme, vous rigolez. Tu l'attends, il vient, tu vois qu'il déambule un peu comme ça: «Voilà, papa, on voulait avec des copains partir à Amsterdam pour visiter la ville.» Tu bouges pas, mais tu as anticipé, toi. Mais les gens, qu'est-ce qu'ils font? Laisse le grandir, laisse le sortir. On va en Corse nous, on joue au poker. Lui, il va avec des copains, il fume des trucs, ils font des trucs, et après un jour, il te sort un truc comme ça, tu tombes dans les pommes et tu te mets à crier. Ça veut dire quoi? «Mais c'est honteux, je comprends pas, tu es dans une école juive mais...» PAP! Mais si tu avais anticipé! Si le mec il sait, le gosse il sait qu'après 8h du soir, personne ne sort. Voilà, c'est comme ça, notre famille c'est un camp de la mort. Tu feras ce que tu veux avec tes enfants, les filles et les garçons, il y a pas de différence, ils trouvent ça normal. Compris ou non? Mais les gens, ils font genre l'ouverture sympathique, la démocratie: tu appelles ton père par son prénom, tu lui tapes dans le dos, tu fais ce que tu veux, tu amènes ta copine, tu couches avec elle dans la chambre, et un jour, tu appelles le Rav: «Rav, qu'est-ce que je dois faire? Franchement, elle est enceinte la petite, qu'est-ce que la Torah a prévu?» Bah, je dis: «Écoute, essaie de trouver une tombe avec plusieurs places, parce que il y a un paquet de morts chez vous.» Comprenez ou non? C'est: il y aura pas la colère puisqu'il y a l'anticipation, il y aura pas la déception puisqu'il y a l'anticipation, il y aura pas les nerfs parce qu'il y a anticipation. Il y...

Aura pas la querelle parce que il y a le lesout, parce que il y a l'amour de l'autre, parce que il y a l'acceptation de la différence. Vous savez très bien que 99 % des problèmes de couple, ouais, viennent de problèmes personnels qui dégénèrent dans le couple. Donc les gens ne sont pas construits, ouais, et automatiquement ça prend feu.

Mais après, quand tu analyses les problèmes, c'est un problème d'orgueil, un problème de bêtise, un problème d'entêtement, un problème de psychorigidité, un problème d'incapacité à se remettre en cause, un problème d'élasticité existentielle, un problème de malaise, un problème de peur, un problème de complexe. Mais c'est un baba. Bon, je dis pas que c'est psychiatrique, mais c'est personnel.

Moi, la vérité, chez nous, je sais pas comment ça se passe chez vous, mais quand on va aux toilettes, surtout pour les gros besoins, on ferme la porte. Ça, c'est vous. C'est comme ça aussi, non ? Ouais. Pourquoi ? Parce que chacun sa mère. Et si tu es sale, tu te laves le derrière et tu t'assumes. Non ? Les gens, qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont là, ils vont chez l'autre, il dit : "Voilà ce que tu m'as fait, c'est ta faute, assume." Mon PS m'a bien expliqué. Mais ton PS t'a pas, t'a pas expliqué qu'il faut s'assumer aussi, compris ou non ?

Moi, mes enfants, je leur ai dit depuis le départ : "Vous avez un papa méchant, c'est comme ça. Donc appréciez les bontés qui vont vous arriver parce qu'elles seront rares." La vie, c'est quoi ? C'est que toi, tu les prépares. Mais excusez-moi, mais celui qui n'est pas sorti du labyrinthe, comment il va expliquer le chemin à l'autre qui est perdu ? Donc tu es obligé d'avoir fait le travail avant.

Moi, j'essaie de l'expliquer en moyenne à 4000 personnes par semaine, enfin par mois. Ouais. Comment voulez-vous que j'explique si moi, j'ai pas fait le travail ? Donc, en vérité, c'est le mérite de ma famille qui m'ont rendu le celui que que je suis devenu. Et moi, j'essaie de vous expliquer à vous maintenant. Vous, mais si, si j'avais pas fait le travail, moi, la vérité, moi, j'ai plein de sujets que je pourrais aborder, j'ai plein de livres. Mais toutes les choses sur lesquelles j'ai pas travaillé, je les enseigne pas.

Bah, c'est quoi ? C'est de la culture. Et la culture, ça peut tomber très bas, jusqu'à l'agriculture. Non, il faut que tu apprennes, il faut que tu intègres, et ensuite tu transmets. Mais alors, si déjà les élèves, il faut enseigner des choses que tu as intégrées, à plus forte raison les enfants, à plus forte raison le conjoint. Donc, c'est une grosse question. Est-ce qu'il faut être pédagogue pour pouvoir transmettre ? Ou alors, en vérité, que la pédagogie, c'est une opportunité de d'avoir un challenge d'évolution personnelle ? Ça va.

Donc, dans cette logique-là, regardez le Zohar ce qu'il dit. Mais ça fait peur. Vous êtes bien là ? Le Zohar. Ah, aïe, aïe, aïe. Je sais pas pourquoi ici les heures font 20 minutes comme ça. Par sa. D'accord. Comment savoir si on doit se rapprocher d'un homme ? Je m'excuse pour le l'état du cours. 1401, 97. Donc, il sera bientôt chez Chris. En attendant, je l'utilise. Alors, comment est-ce qu'on va savoir si on doit se rapprocher de quelqu'un ou s'éloigner de lui ? Bon, je traduis directement.

Voici que dans sa colère, un homme va vraiment le connaître et va savoir qui il est. Ça veut dire qu'à travers la colère, on sait qui est la personne. S'il garde sa Neshama sainte au moment de sa colère, qui va pas la déraciner de son endroit, et qui va faire résider à sa place un dieu étranger. Zou Adam Kouille, ça, c'est un homme bien. Zouibono, ça, c'est un serviteur de son maître, c'est-à-dire de quelqu'un qui craint Dieu. Zou Adamalem, ça, c'est un homme complet.

Mant, avec tous les cours que je vous ai donnés déjà, normalement vous avez compris de quoi on parle. Par ouais. Ici, la Neshama, ça veut dire que c'est cette énergie-là qui est développée extrêmement puissamment. Et quelqu'un, maintenant, il doit utiliser cette énergie pour faire des choses, parce que c'est cette énergie qui est le moteur de tout ce qui produit. Mais s'il arrache cette énergie, ouais, et en arrachant l'énergie, malheureusement, il arrache aussi la conscience, il arrache aussi la bonne volonté, il arrache aussi la maturité. Et il va faire résider à la place, puisque le vide n'existe pas, automatiquement dès qu'il a enlevé le le bien, automatiquement c'est le mal qui rentre. Dès qu'il enlève la maturité, c'est l'immaturité qui rentre. Dès qu'il enlève moi, c'est l'ara qui rentre. Il dit : "Celui-là, il faut s'éloigner de lui."

Maintenant, regardez les mots qu'il a choisi le soir. Il dit : "Zou Adam Karaouille, c'est un homme comme il faut." C'est quoi "comme il faut" ? En vérité, c'est un homme qui est adapté. "Zouevédler Ribono, c'est un serviteur de son maître." Ben, évidemment. Pourquoi ? Parce que comment quelqu'un, il fait une Ava ? Bah, il perd le contrôle, il devient fou, il perd la crainte, il il oublie son statut de d'homme marié, ouais, de femme mariée. Donc, en fait, toute la force du Yetzer Hara, c'est de faire de toi un esclave de tes pulsions.

Donc, c'est quoi le Tadq ? C'est celui qui va maîtriser la pulsion. Donc, quand tu sers Dieu, Dieu, il t'oblige à maîtriser la pulsion. Quand tu sers ton Yetzer Hara, tu craques. Mais c'est quoi craquer ? Qui c'est qui a craqué ? C'est en moi qui était en maîtrise de la pulsion. Après, il dit : "Ou Adam à Chalem, c'est ça l'homme complet." On a compris. Parce que Shalem en hébreu, complet, c'est Tov. Pour ça qu'on a parlé de lè Tov dans les élèves de Rabbi Akiva. Et par contre, le Rasha, comment il s'appelle ? Rasser Lev, celui qui est manquant.

Maintenant, en vérité, le manque, c'est le Yetzer Hara. Donc, la tentation, c'est quoi ? C'est l'exploitation de tes manques. Maintenant, si moi, je connais tes manques en tant que manipulateur, je peux t'utiliser. Le Yetzer Hara, il connaît tes manques, puisque c'est lui qui les a créés. Donc, il va te manipuler. Donc, tant que quelqu'un n'est pas conscient de la part de manipulation de ses manques par ses manques, ou il n'est pas libre. Tu dois connaître tes manques. Toi, tu sais que tu es sensible, ça peut être utilisé par toi. Tu sais que tu as beaucoup besoin d'attention, ça peut être utilisé par le Yetzer Hara. Toi, tu sais que tu as besoin du regard de l'autre, ça peut être utilisé par le Yetzer Hara. Toi, tu as besoin de la crédulité parce que tu as pas envie de te casser la tête à réfléchir, à soupçonner et à juger. Donc, tu préfères être nia. Donc, tu sais que ça va être une faiblesse qui va être utilisée par des gens qui vont te faire du mal. Et toi, tu comprends pas parce que tu dis : "Moi, je, moi, j'ai jamais voulu faire du mal et je veux que du bien."

C'est la vie. Ouais. Tu sais que tu vas, tu vas faire le marathon, tu t'entraînes pendant 3 ans. C'est pas que tu dis : "J'ai acheté les bonnes baskets chez Decathlon, je vais déchirer." Mais non, parce qu'au bout de 20 km, tu as mal partout, tu commences à avoir une tachycardie, les articulations elles craquent, les tendons, ils se déchirent. Bah, tu es pas, tu es pas préparé.

Donc, dans la logique de de la rite, en vérité, la partie principale, c'est la préparation. C'est pour ça que les Khatanalage, je leur dis : "Préparez-vous." Il dit : "Oui, on va voir 21 salles, 34 traiteurs, on a rendez-vous avec le wedding planner, on va choisir le thème, la couleur des cravates coordonnée avec la couleur des kippot." Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Puisque vous allez divorcer une semaine après. Un programme en plus, c'est gratuit. Une série de cours à écouter sur la communication, sur la confiance, sur le Yetzer Hara dans le couple, sur voir l'autre positivement, sur regarder l'autre tel qu'il se regarde et pas tel que toi tu le vois. Ça, c'est de la préparation au mariage.

Qu'est-ce qu'on en a à foutre que tu te maries dans une grange ou tu te maries à l'hôtel Cristal ? Parce qu'après, c'est pour s'engueuler comme des chameaux. C'est quoi l'intérêt ? Le record que j'ai vu, ils sont mariés le jeudi à Marrakech, ils ont déposé le divorce le lundi à Marseille. Et je peux te dire que c'est un mariage minimum à 500 000 €. Ils ont invité tout le monde, ils ont bloqué le plus bel hôtel, ils ont pris un traiteur de malade. Et après, ils ont divorcé. Alors, et les parents étaient d'accord ? Ouais. "Toute façon, il m'énerve, il m'a manqué de respect à la synagogue, il a voulu que sa mère elle rentre en premier." C'est que les gens, ils sont riches, plus ils sont riches, plus ils sont superficiels.

Alors que tout, tout, tout, tout le monde sait que l'argent ne sert pas à acheter l'essentiel. Avec l'argent, tu peux acheter une Bentley, tu peux acheter des diamants. Tu peux pas acheter de l'intelligence, tu peux pas acheter de la patience, tu peux pas acheter de la finesse, tu peux pas acheter de la pureté, tu peux pas acheter un passé. Donc, en fait, l'essentiel ne s'achète pas. Par contre, les superficiels s'achètent. Tu penses, il y a des magasins entiers, des villes, des rues entières de superficiel. Ils ont même fait des marques pour ça. Que les gens, ils se baladent. Avant, la marque, elle était ici. Maintenant, elle est là, elle est là. L'autre jour, j'ai vu un gars, il avait un blouson, tout, non, pas un blouson, un un un survêtement avec le haut et le bas, va être marqué Dior tout partout. Alors, je l'ai attrapé, je lui ai dit : "Combien tu touches pour être un panneau publicitaire ?" Il comprenait pas. Dis : "C'est la classe." "C'est la classe d'être un panneau ?" "Pas dans quoi tu travailles ? Dans les panneaux ?" "J'ai compris."

Donc, l'idée, c'est ça. Après, continue le Zohar. Il dit comme ça : "Et si cet homme-là, et il il ne garde pas cette Nama, et il déracine cette sainteté élevée en venant à la colère, et qui va faire résider à sa place, c'est-à-dire, c'est l'autre côté, c'est-à-dire, c'est le niveau d'impureté maximum." Adam, c'est sûr que c'est un homme qui s'est révolté contre son maître. Donc, c'est un Rasha. Il est interdit de se rapprocher de lui, et de s'attacher à lui. Et c'est ça ce qui est marqué dans le Zohar, dans dans le dans Yov. Toi, il déchire sa personne. C'est que vous avez compris quand, en vérité, la Neshama, c'est la source de la vie. D'accord ? Donc, comment quelqu'un meurt ? Parce que la la vie le quitte. Mais c'est quoi la vie qui te quitte ? C'est la Neshama qui te quitte.

Maintenant, comme il y a pas de vie dans le monde, donc dès que la la vie quitte le corps, automatiquement la Touma, elle prend la place. Donc, en vérité, c'est quoi l'impureté ? L'impureté, c'est l'état d'être de la mort. Ça va. Maintenant, plus la vie est présente, plus la pureté est forte. Plus la vie est absente, plus l'impureté est forte. Maintenant, puisque la colère, c'est une énorme absence de Neshama, donc ça donne proportionnellement un très, très haut niveau de Touma. Et la Touma, c'est la mort. D'accord ?

Maintenant, encore une fois, la mort physique. Bon, le mec, il est pas mort. Bien qu'il y ait des gens qui attrapent une crise cardiaque pendant la colère, ouais. Mais en vérité, c'est quoi la crise cardiaque ? Le cœur, il s'arrête pas, c'est le cerveau qui lui dit de s'arrêter. Donc, le colérique, par exemple, c'est quelqu'un qui va être inadapté. Donc, quand il voit, il s'est habitué à maîtriser la situation, il maîtrise l'enfant, il maîtrise le magasin, il maîtrise l'argent. Quand il voit qu'il maîtrise plus, donc il est plus adapté. Ouais. Donc, le cerveau, il fait le constat, il dit : "Bon, ben euh, je suis une." Donc, le cerveau, il dit au cœur : "Stop." Ça fait un arrêt cardiaque.

C'est pour ça que les gens, ils perdent leur magasin, ils font un arrêt cardiaque. Ils sont contredits par leurs enfants, ils ont, ils font un arrêt cardiaque. Maintenant, c'est pas que l'enfant, il t'a contredit, alors il a provoqué l'arrêt cardiaque. Non, c'est que toi, tu, tu n'avais pas envisagé que ton fils, il allait pas te contredire, mais il allait être différent. Mais comme tu as pas envisagé, parce que ton fils, c'est ta cuisse, c'est ta jambe, il a même pas le droit d'imaginer qu'il peut avoir un autre choix. Donc, et comme tu vois que tu peux plus le maîtriser parce qu'il a 23 ans, donc tu dis : "Puisque je peux pas le sortir, c'est moi qui fais un arrêt cardiaque."

Donc, le gars, il est pas mort parce que son fils l'a contredit, il est mort parce qu'il a pas accepté que son fils, il a grandi. Et c'est le business, c'est pareil. Des fois, tu gagnes, des fois, tu perds. Moi, j'ai vu des gens, ils ont perdu 25 millions d'euros. Mec, il a bu son café, il a redémarré à zéro. Et l'autre, il s'est pendu. Pourquoi ? Parce que, encore une fois, il avait misé sa vie sur des faux repères. Ben, les faux repères, par définition, ils sont faux. C'est comme Rabbi Yochanan ben Zakkaï, il dit : "C'est comme si un mec, il se noie, il tombe, il y a un bateau qui coule et lui, il est dans la mer, et il voit de la paille qui flotte. Alors, il il essaie de s'accrocher, il se bat avec des gens pour avoir la paille pour s'accrocher." Mais baba, il y a un principe, c'est qu'un objet flottant, il peut faire flotter un objet du même volume. Donc, un tronc d'arbre, il peut faire flotter un corps. Mais de la paille, elle peut pas faire flotter un corps de 80 kg. Mais quand même, il s'accroche. Pourquoi ? Les faux repères.

Donc, l'autre, il croyait la belle maison, les faux repères. L'autre, il croyait : "Bon, ça y est, ma femme, jamais elle ira jusqu'au guet." Les faux repères. L'autre : "Ma fille, jamais elle m'amènera quelqu'un que je veux pas." Les faux repères. Donc, en vérité, le choc, il est venu des faux repères. Alors que l'intelligence en philosophie, c'est la capacité d'adaptation. Et les enfants évoluent, les parents meurent. C'est comme ça. Donc, si tu es malin, tu acceptes leur vieillesse et tu profites de ce qu'ils sont. Si tu es bête, tu dis : "Non, Shalom, tu vas jamais les voir." Et après qu'ils sont morts, tu dis : "Jamais j'allais les voir." Elle sort de la tombe, elle dit : "Mais moi, j'étais vivante jusqu'à ma mort." Tu dis : "Attends, Mamie." Oh, c'est déjà assez compliqué.

C'est pour ça que les gens qui qui font une rébellion après la mort d'un proche et qui sont contre Dieu, mais Dieu, il a rien fait. Dieu, il t'a laissé ta vie. Maintenant, toi, les erreurs que tu as fait envers l'autre, qu'est-ce que tu fais ? Tu les transposes chez l'autre. Déjà, tu as cru que l'autre était éternel, erreur. Tu as cru que parce que tu as prié, l'autre, il allait pas mourir, erreur. Tu as cru que le protocole, il allait marcher parce que c'est le meilleur cancérologue du monde. Bon, mais même le cancérologue meilleur du monde, il a des gens, des patients qui meurent. Ouais. À part ça, il faut savoir une chose, c'est que tout le monde meurt le jour de sa mort. Vous savez ça ? Donc, la date de la mort, elle est fixée au moment de la conception. Maintenant, tu meurs jeune, tu meurs vieux, tu meurs en bon état, tu meurs en mauvais état, tu meurs déchiqueté, détruit par le cancer, ou tu meurs avec un bisou de bon Dieu dans ton sommeil. Les circonstances de la mort, elles sont liées à ton vécu. Mais la date de la mort, d'accord ?

Donc, c'est quoi ? C'est quoi la rébellion ? Il est mort trop tôt, on n'a pas profité. Le bon Dieu, il n'a pas écouté nos prières. S'il existait, il aurait pas fait ça. Pourtant, c'est des fois des gens qu'on réfléchit, qu'on fait des études et tout, hein. C'est que toi, tu croyais vraiment que ta prière, elle allait empêcher Dieu. Mais tu es qui ? Tu es babas salé. Toi, tu dis : "J'ai tellement prié." Oui, tu as prié, c'est bien. Parce que peut-être que parce que quand tu pries dans une situation, tu peux jamais savoir si cette prière, elle est faite pour sauver la personne, ou cette prière, elle est faite que pour que toi, tu évolues.

Je vois des gens, ils sont contre la Torah, contre la Torah, contre la Torah. Après, ils perdent leur père. Après, quelqu'un les baratine qu'il faut faire le Kaddish. Après, ils vont tous les jours au Kaddish. Après, ils restent pour le cours. Après, ils écoutent un cours sur Shabbat. Et maintenant, ils font toutes les Mitsvot. Alors, je comprends pas. Il fallait que ton père, il meure pour que tu deviennes, tu viens, tu reviens à la Torah. Et après, je regrette, j'étais bête, j'étais têtu, j'étais soi-disant par religieux libéral. Mais non, tu étais un gros baratineur, c'est tout. Tu es juif, tu es juif. 613 membres, 613 Mitsvot. Allez, il y a pas de discussion.

Oui, mais quand même, intellectuellement, j'ai besoin d'adhérer. Ah bon ? Et tu sais par où il passe l'oxygène pour pour arriver dans le sang ? Non. Alors, arrête de respirer. Tu sais comment le carburateur, il fait tourner la voiture ? Non. Alors, arrête de conduire. Mais pour la Torah, d'un seul coup, tu es devenu Monsieur Recherche Objectivité. "J'ai besoin de savoir, j'ai besoin de comprendre." Ben, si tu veux comprendre, fais 15 ans de Yechiva. "J'ai pas le temps." Alors, ferme-la et applique.

Quand tu es chez le médecin, tu dis : "Prenez ça, prenez ça, prenez ça. Je veux comprendre, c'est quoi l'effet ? Pourquoi ça va me sauver de la mort ?" Et ben, parce que si vous les prenez pas, vous allez mourir. Alors, le médecin, tu lui fais confiance. Et le bon Dieu, tu penses qu'il exagère ? Il en a mis trop ? Je sais pas. Mais c'est c'est c'est c'est c'est de la logique de base, c'est pour les gosses de 4 ans. Mais pour pouvoir trouver la vérité, il faut d'abord que tu luttes contre ce qui t'empêche de la voir. Mais si tu connais même pas chez toi la partie qui t'empêche de voir la vérité, quel est ton espoir de la trouver un jour ? Puisque tu entretiens ton mensonge.

Maintenant, connaître la part de mensonge qu'il y a chez toi, s'appelle l'adulte. Ne même pas imaginer, Shalom, qu'il y a une part de mensonge chez toi, c'est le côté immature. Bon, il y a un autre mot, mais on va rester poli. Donc, ici, c'est marqué que quand la personne volontairement, c'est ça, pour ça qu'il a dit : "Quand il il déracine la Neshama." Parce qu'on a dit l'interdit. Encore une fois, c'est pas la colère, et c'est pas les conséquences de la colère. C'est que toi, tu t'es mis en colère, tu as senti que ça montait, tu as vu la situation qui était génératrice de contradiction, tu as vu que les nerfs, ils augmentaient, et tu es rentré dedans. C'est là que l' ouais, c'est tu as enlevé ta Neshama.

Tu as vu que la discussion, elle allait vers des extrêmes, tu as vu que la tête de l'autre, elle changeait, tu as vu qu'il y avait un très, très haut niveau de sensibilité émotionnelle, tu as vu que dans ton discours, il y avait une part de polémique de plus, plus de 83 % était quand même rentré dedans. Ça va. Donc, c'est là que tu as été Rasha. Tu es Rasha de rentrer dans la situation. Le mec qui t'a dit : "Il y a un ravin." Et toi, tu as dit : "Je sais conduire." Et nous assistons aujourd'hui à l'inhumation de Maurice, qui savait conduire. Mais il a pas accepté que les routes glissantes, dans les routes de montagne, avec un petit parapet de 20 cm, et une grosse cylindrée qui glisse par la force de, comment ça s'appelle, la force d'inertie, il est au fond du ravin. Lui, qui rêvait d'être rabbin. Voilà.

Donc, si vous avez compris ça, vous avez compris qu'en vérité, c'est normal que dans la colère, on parle de Touma, on parle de Rasha, on parle de perte entière de contrôle. Ouais. Et encore une fois, c'est cette situation-là qui est dangereuse, parce que la Touma, il faut savoir que c'est un produit évolutif. C'est c'est pas comme la lumière et l'ombre, ouais, genre, il y a un arbre, il y a de l'ombre, tu enlèves l'arbre, il y a de la lumière. Non, c'est évolutif. Et d'ailleurs, même la lumière, c'est l'ombre, c'est évolutif. Ouais, parce que la personne qui vit à l'ombre, et ben, au bout d'un moment, elle tombe malade, elle a besoin de la lumière. Donc, c'est pareil.

Quand toi, tu tu rentres dans la colère, ou que tu maintiens le niveau d'adaptation, ou que tu maintiens une une une une colère intérieure, ou une rage, ou une rancune, ou, mais ça fait des effets. Vous comprenez ou non ? Comme les gens, ils viennent me voir : "Voilà, voilà ce qui se passe, ce qui se passe." "Écoutez, madame, aujourd'hui, vous n'êtes pas bien, et vous êtes déçue, et vous êtes énervée. OK. Mais vous êtes venue me voir. Oui. Donc, vous cherchez une solution. OK. Maintenant, moi, je vous donne des solutions : un, pour vous préserver, et deux, pour peut-être pouvoir résoudre le problème. Mais peut-être le problème, vous allez pas le résoudre, mais vous, il faut que vous vous renforciez pour que ça arrête de dégénérer chez vous."

Parce qu'aujourd'hui, vous me parlez. Dans un mois, vous criez. Dans 3 mois, ça devient obsessionnel, vous y pensez toute la journée. Dans 6 mois, ça devient phobique. Dans un an, on vous interne. Alors, ils disent : "Il y a pas de Shalom." Bah, c'est mécanique. Moi, je te dis, hein, je te dis sur la la vie des carottes, que si tu pars en vacances en enlevant la prise du congélateur, même s'il est bien fermé, quand tu vas revenir dans 3 mois, mais tout est pourri dedans. Mais si tu réfléchis, il y a une disproportion. Parce que qu'est-ce que j'ai fait de grave ? J'ai enlevé la prise. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai enlevé la prise. Mais la prise, c'est le courant. Donc, quand tu débranches la Neshama, tu enlèves le courant. Après, tu as vu le corps dans quel état ? Isme. Quand tu lui enlèves la prise, tu as vu ton couple comment il arrive quand on enlève la prise ? Quand le courant ne passe plus. Vous avez compris ou non ?

Tu as vu quand tu tu enlèves la prise avec le bon Dieu, tu as vu ta vie comment elle devient mutée en Bretagne, jetée dans dans un village avec la pauvre Hina, elle t'aime, mais bon, ça va être compliqué d'expliquer aux enfants qu'ils sont pas juifs, alors que tu veux absolument qu'ils embrassent la Moussa. Tout ça, pourquoi ? Parce que tu as enlevé la prise. N'enlève pas la prise. Jamais tu enlèves la prise. Même quand tu es marié, tu dis : "Écoute, mon amour, il y aura des hauts, il y aura des bas, il y aura des engueulades, il y aura des nerfs, il y aura des moments où on peut pas parler. On fixera des rendez-vous, on s'écrira, mais jamais on coupe le contact." Jamais.

Alors, qu'est-ce qu'ils font ? La chose la première chose qu'ils font. Premièrement, tu sais quoi ? "C'est pas contente, on divorce." Enlève la prise. Ou alors, tu sais quoi ? "Je te parle plus." Ou alors, quoi ? "Fais la gueule." Non. D'accord. C'est bon. Et l'autre, il fait comme ça. Bah, c'est normal, son oxygène, c'est sa femme. Et l'autre, elle enlève la prise du respirateur. Après, il devient exigeant, après, il devient, il fait la gueule, après, il a, il a des des nerfs. Dit : "Mais tu vois, tu me stresses." Mais écoute, chérie, ça fait un an et demi que je t'ai pas touché. On est on est marié. Et ben, j'ai pas envie. Voilà. Tu mets cœur, tu penses qu'à ça ? Non, mais chérie, il fallait, fallait me dire que après la naissance du petit, c'est fini. Castration volontaire. Moi, je savais pas. Moi, moi, j'ai des gens qui m'appellent, les pauvres. Je veux pas vous pourrir la tête. Il me dit : "Retri, ça fait 8 ans que ma femme ne veut plus que je la touche." Je dis : "Mais tu es en exil ?" "Comment tu fais ?" "Qu'est-ce que là, tu auras prévu ?" L'autre, elle voulait un, elle voulait un sac à sperme. Elle, elle a eu ce qu'elle voulait. Dégage. Ça me dégoûte. C'est compliqué.

On n'a pas dit qu'on est des obsédés, mais un dans la tête, un dans le cœur, un dans le corps. Donc, quand tu veux plus l'unité du corps, je me demande qu'est-ce que tu as fait de l'unité du cœur et l'unité d'esprit, j'en parle même pas. Et oui, oui, oui. C'est pas de la robinetterie, faut bien comprendre. Ouais. Donc, cette idée-là, que les elles existent, mais on va mesurer le degré de maturité qu'on aura un, dans l'anticipation, et deux, en temps réel. Parce qu'en vérité, toute la préparation, toute la construction, et toute l'anticipation, c'est seulement pour que au moment où il va arriver le choc thermique, il va y avoir la contrariété, il va y avoir les nerfs. C'est à ce moment-là qu'il faudra pas se mettre en colère. Et oui. Ou non. Parce que des épreuves, il y en aura. Les gens, ils disent : "Trois Shalom, sous le mariage, c'est la plus grande source de colère du monde." Les enfants, c'est une très grande source de colère. Les amis. Et c'est un truc bizarre, ça. Plus quelqu'un est proche, et plus il faut faire preuve de patience, alors que nous, c'est l'inverse. Avec les inconnus, on est d'une objectivité, d'une patience, ouais, d'un calme immuable. Et avec les proches, on a des nerfs, on va les tuer.

Moi, je donne chance à exemple, parce qu'il est marrant. Le fils du voisin, le petit Mathieu. Bon, vous habitez en face de l'autre, deux belles villas. Euh, et puis, il a, il avait un beau ballon de foot, bien lourd, bien et puis bien trempé. Il a mis un coup de pied. Bon, il s'est pas tiré, il t'a pété une vitre, porte vitrée, 2600 €. Bon, tu vas voir son père. Bon, tu sais, Nicolas, ton fils Mathieu, il a cassé une vitre. Ah, ben écoute, on va voir comment ça se passe avec les assurances. Tu es à la Maïf ? Ouais. Dis : "Non, mais c'est pas grave, tu sais. Écoute, on est voisins, on est des amis." Bon, mais je voulais juste dire à ton fils qu'il y a un principe de précaution, il y a un principe de responsabilité, il y a un principe de précaution par rapport au bien de l'autre qui est important. Super. Oh, ben merci, bravo Moïse, vraiment. Je m'attendais pas à ça d'un gars de ta race.

Bon, si c'est ton fils qui a cassé la vitre de ta maison, il va mourir ce soir. Tu dis à ta femme : "Amène-moi les clous, amène-moi le marteau, amène-moi la croix. Je vais lui montrer qu'est-ce que c'est un père qui est déçu par son fils." Ouais. Il va mourir ce soir. Pourquoi ? Où elle est la patience ? Ouais. Avec le fils du voisin, tu es super cool. Avec ton fils, tu vas les skinter. En plus, c'est pas objectif, parce que c'est ton fils. C'est peut-être le fils du voisin dans l'absolu. D'accord. Vous avez compris.

Donc, l'idée, c'est quoi ? C'est qu'en fait, avec les proches, il faut plus de patience qu'avec les gens éloignés. Pourquoi ? Parce que puisqu'on a dit que la colère, c'est un c'est c'est un incident d' d'inadaptation. Ouais, c'est comme le, je sais pas moi, le, c'est comme l'hydrogène qui qui rencontre le feu, c'est le feu et l'hydrogène sont pas adaptés, explosion. Ouais, le gaz, il rencontre la flamme, c'est pas adapté, ça explose. Donc, de la même manière, puisque il y a une logique comme ça d'inadaptation. Donc, et d'où elle vient cette inadaptation ? Parce qu'en fait, quand la personne est proche, tu as beaucoup d'ambition et tu as très, très peur d'être déçu. Maintenant, tu as peur d'être déçu par anticipation, elle crée une tension, et cette tension, elle porte les choses à explosion. Vous me suivez ou non ?

Un ballon qui est à moitié dégonflé, c'est plus facile de, c'est plus difficile de le crever qu'un ballon qui est bien gonflé. Quand il est bien gonflé, en fin de compte, c'est la pression qui va agir plus que le côté pointu de l'aiguille. Alors que si la moitié dégonflé, tu tu arrives pas à pénétrer parce qu'il est mou. De la même manière, le père, il a peur d'être déçu par son fils, et le fils, il a peur de de décevoir son père. Donc, ça fait une double tension. D'accord. Cette double tension, elle va faire que le père, il peut non seulement crier quand il y a une erreur, mais il peut même crier à l'avance par anticipation qu'il va y avoir une erreur. Et l'enfant, il a tellement peur que son père le crie, qu'il va faire l'erreur puisqu'il est déstabilisé par la peur de le décevoir.

Donc, il faut être dans une situation de sérénité où le père, il fait genre, il en a rien à faire, alors qu'en fait, il bout à l'intérieur. Et le fils, il fait genre, il le fait pas pour son père, il le fait pour lui, alors qu'en vérité, le seul espoir qu'il a, c'est d'être reconnu par son père. Voilà. Donc, double inadaptation. Ouais. Double adaptation. Maintenant, l'adaptation du père, c'est que son ambition, elle dépasse la réalité présente. Donc, il le regarde à la RAS. Donc, les petits problèmes de 14 ans, il arrive à les relativiser. Ouais. Donc, il a un idéal plus grand que la réalité. Et l'enfant, ouais, il est concentré sur son sa réalisation personnelle au-delà du fait qu'il a, il veut que son père soit fier de lui. Suis-je veux ou non ?

Donc, le père, il doit voir plus loin. Et l'enfant, il doit voir chez lui. Pour ça qu'on lui, on n'arrête pas de lui répéter : "De toute façon, c'est pour toi, c'est pour toi que tu le fais, c'est pour toi que tu le fais." Alors qu'au fond, il le fait pour nous. Ouais. Et le contraire aussi. De nous-même, on doit pas dire : "Écoute, je vais pas m'engueuler avec mon fils parce qu'elle a eu un quatre." Non. Je juge comme Shana M. S'il a passé 6h, s'il a passé son dimanche à réviser, sal, lui un quatre. Je m'en fous du quatre. Il a pas confiance, il est tombé sur un exercice difficile. Moi, mon fils, il faisait beau, tous les copains, ils sont allés au foot. Toi, tu es resté 6h. Arriver, t'as ma moi, je te mets 19 parce que tu as fait l'effort, parce que tu as fait le travail. Ouais.

Mais si je te dis : "Je t'esquinte parce que tu as eu un quatre." Alors toi, tu vas dire : "Je comprends pas, j'ai bossé tout l'après-midi, je me suis sacrifié, et mon père, au lieu de regarder mes efforts, il a regardé la honte qui s'est tapée avec le prof ou avec son son voisin qui lui a dit : 'Ah, mon fils, il a 19.' C'est ça, mon père ?" Donc, on s'en fout de l'interro. Le problème, c'est que tu as fait pénétrer des faux repères dans le dans la tête de ton fils, qui vont être des manques, qui vont être utilisés ensuite par le Yetzer Hara pour en faire sa rébellion, qui va l'amener, va savoir jusqu'où, quand il sera seul dans une école de commerce à Lille. Alors que toi, quand tu l'armes et tu le blindes, tu lui donnes la force. Donc, la situation qui était une potentialité de déception et de colère, tu en as fait une expérience et un chargeur, un chargeur d'amour et de confiance. Donc, tu as inversé le système.

Mais encore une fois, tu peux pas le faire sur le moment même, il faut que tu anticipes. Donc, quand tu lui dis : "Amène-moi l'interro." Ouais, tu te blindes. Peut-être qu'il aura une mauvaise note, mais je l'aime quand même. J'ai vu qu'il a travaillé. Je veux qu'il a. Mais si tu t'es pas préparé, 4000 € de scolarité et tu redoubles, tu que tu vas dire : "C'est légitime que je me mette en colère." Mais la vérité, ça a servi à quelque chose. C'est pour ça, c'est pour ça qu'on va s'arrêter là, parce que parce que ce cours, il est fait en deux parties. Il y a une partie sur la colère et une partie sur la patience, qui est normalement l'antidote. Donc, là, je vous ai donné le virus. Quand vous allez sortir, souvent les gens me disent : "Écoutez, j'ai écouté le cours sur la colère, après on s'est engueulé avec ma femme." Incroyable. Oui, parce que on a armé le virus. Après, normalement, il faut donner l'antivirus. Ça va.

Il est 10h3. J'ai pris sur moi avec mon manager de pas dépasser 10h. Et là, il est 27. Qu'est-ce qu'on fait ? Vous êtes bien sur le réseau ? Vous êtes pas fatigué ? 24, 5000, 5000. Sont 233. Bon, pour ça faire rien, je vous fais 5 minutes sur la patience, parce que j'aurais pas la patience de vous laisser partir avec la colère. Bon, je regarde pas la feuille parce que je vais vous faire du MP3 et après vous vous décompressez pendant les prochaines semaines. Vous avez compris que si la colère, c'est l'inadaptation, donc la patience, c'est l'adaptation. Ça va.

Maintenant, Hashem, il va créer des situations, des centaines de situations. Il y a une notion qui s'appelle "Nosé Beol Ravero". Celui qui porte la charge de son ami, porte la charge de son ami. En français, on appelle ça la solidarité. Tu vois un mec qui est avec trois sacs de 40 kg, c'est pas un cheval. Tu as rien, toi. Qu'est-ce que tu fais ? Tu vas l'aider à porter. D'accord. Ça s'appelle "Nosolavero". Tu portes le poids, le poids de ton ami, s'appelle la solidarité. Mais il y a une autre lecture, c'est "Nobol de Ravo". Traduction, c'est porter le poids. Et c'est quoi le poids ? C'est le Raver. Ça veut dire que étant donné que la Gmara, elle dit que nous sommes tous différents. Donc, en vérité, ce qui est dur à porter, c'est la différence de l'autre. Maintenant, quand moi, j'accepte que nous sommes tous différents, ouais, et que je me sers pas de nos différences pour faire des différents. Vous me suivez ou non ? Parce que les gens, ils disent : "Oui, vous savez, on a eu beaucoup de différents." Nous avons eu un différent. Mais je crois que les gens ne parlent pas français, parce que "différent" ça vient de "différence". Donc, étant donné qu'il y a des différences, puisque fondamentalement nous sommes différents, donc il y aura des différents. C'est comme.

Les gens disent, vous savez, je suis contrarié. Mais contrarié, ça vient de contraire. Donc, puisque nous sommes différents, donc on on est contraire. Donc il y aura des contrariétés. Donc la question, elle est : est-ce que avec la contraire, tu fais du bien ou tu fais de la contrariété ?

Comme la pompe à chaleur, c'est comment ça marche la pompe à chaleur ? Ouais, ça ça prélève les ions qui sont dans l'air et ça fabrique un gaz qui permet de faire du chaud ou du froid. Mais c'est ça, tu dis, en vérité, ça c'est de rien. C'est dans l'air, ils ont fait une machine qui fait de l'eau, qui fait de l'eau dans le désert, parce que ça existe pas. De l'air, il y en a une au Koweït d'ailleurs. Ouah, au Koweït, vous allez, vous ouvrez, vous prenez de l'eau. Cette eau, c'est une machine qui récupère l'humidité de l'air et qui fait de l'eau avec. Donc, en vérité, il y a de l'eau partout. Maintenant, cette machine, elle a fait de l'eau, elle aurait pu faire de l'air.

Donc toi, c'est pareil. Tu es devant une situation. Encore une fois, il y a une différence. Il y a un côté énervant, il y a un côté stressant, il y a un côté difficile. Mais toi, tu peux retourner comme l'aïkido. Ouais, l'autre il vient, il t'attaque, et toi, tu vas pas te mettre en face et tu vas essayer de le contrer. Tu vas essayer de te battre. Tu vas non, tu utilises son poids, sa force et son élan, et tu l'accompagnes vers pour qu'il s'écrase la gueule contre le mur. Vous avez vu déjà ? On dirait de la danse. Le mec, il fait rien. L'autre, il est là, il est fait à l'occidental. Attends, attends, attends, attends. Il met son poids, il met sa force, il met la pression, il il envoie. Il pèse déjà 120 kg, plus la pression, 250 kg. Donc il développe une énergie énorme. Et lui, il est détendu. Il le prend au ralenti comme ça, il lui tient le poignet, il lui tient le visage, il l'accompagne. Donc il l'autre, il le dépasse, il l'emmène vers le mur. Et l'autre, dans l'élan, il peut pas se retenir. Ouais. Et pour peu qu'il ait tapé sur les deux poignets, le mec qui met les mains en arrière au lieu de les mettre en avant, et il se prend la gueule dans le mur. Qui sait qu'a frappé ? Il s'est frappé tout seul. C'est son élan.

Donc ça veut dire qu'une énergie négative, tu peux la rendre positive. Tu dis, le gosse, il est têtu. Qu'est-ce que je te dis ? Il est têtu. Je te dis qu'il est têtu. Oui, il est têtu. Oui, il est têtu. Je me demande comme qui il est têtu. Tu sais ce que je vais faire ? Je vais prendre le côté têtu et je vais le transformer en détermination. Donc je vais caractériser son défaut. Vous me suivez ou non ? Celui-là, il est hypersensible. Je vais lui apprendre à canaliser sa sensibilité. Du coup, sa sensibilité va devenir un scanner au lieu d'être une porte ouverte sur toutes les souffrances. Je vais lui mettre des filtres. Vous suivez ou non ? L'autre, il est il est très motivé dans une lourdeur. Je vais lui apprendre à se motiver pour les choses qui sont importantes.

Donc, en vérité, la patience, c'est de comprendre qu'une situation qui t'énerve, en vérité, c'est juste du bonheur qui n'est pas mis en relief, qui n'est pas exploité. C'est pour ça qu'on a besoin de la patience. Parce que la patience, un, c'est une posture mentale, et deux, c'est de comprendre que la chose, elle a besoin de temps. Alors donne-lui du temps. Mais nous, si on est éduqué sur un mode de de de consommateur, on est pressé, on veut tout de suite. Manger, j'ai la tarte, mais la tarte, elle est brûlante, elle va te brûler. Il faut la patience. C'est l'homme comme l'autre qui saoule la fille pour lui dire : "Écoute, donne-moi une date, fais-moi une date, viens, on date, on fait une date, on se marie." Vote. L'autre dit : "Je veux plus me marier, je ne veux plus me marier." Tu dis : "Oui, mais moi, c'est parce que je t'aime et je voudrais qu'on concrétise." "Oui, mais là, pour l'instant, tu mets la pression. Je me demande même si c'est quoi tes intentions." Donc le problème, c'est que tu dois avoir envie. Ça marche, mais tu dois susciter chez l'autre l'initiative de dire : "Il faut qu'on y aille." Maaltov. Tu dis : "Mais comment on peut faire ça ?" Il faut des nerfs en tusten. Faut pas que tu dessines la fleur, il faut que tu dessines des pointillés avec l'intention de dessiner une fleur. Et l'autre, il dit : "Mais c'est une fleur." Tu dis : "Tu as raison, c'est une fleur." Ouais.

Dans la discussion, un truc de fou, tu as ton point, il a son point de vue. Tu sais ce que tu fais ? Tu argumentes dans le sens de l'autre avec ton argumentaire à toi. Ben l'autre, qu'est-ce qu'il fait ? Il dit : "Quoi ? Tu es d'accord avec moi ?" "Oui, je suis d'accord." "Mais en vérité, c'est tes idées à toi." Et l'autre, il est d'accord. Pourquoi ? Parce qu'il voulait avoir raison. Ben, il a raison. Comme l'enfant, ne lui dis pas non. Ne lui dis pas non. Dis-lui oui. Oui, sur certaines conditions. Dis-lui oui dans cet esprit-là. Dis-lui oui dans un dans un projet, dans une projection. Le gosse, il est d'accord. Alors que quand tu dis non, mais fais attention parce que l'enfant, c'est une balle et toi, tu es un mur. Mais tu sais que quand la balle, elle rebondit sur le mur, elle peut aller très, très loin en rebond. Ça va ? Alors que si lui, c'est une balle et toi, tu es une main, tu sais ce qu'elle fait la balle ? Elle tombe dans la main. Tout ça, c'est quoi ? Encore une fois, c'est la capacité d'anticipation. Parce que quand le mec, il lui envoie le ballon, le rugbyman, il lui envoie sur 60 mètres, c'est énorme. Et le mec, il recule, il recule, il recule, et il la, il la reçoit sur la tête, et il marque le but, ou j'en sais rien comment il fait. Tu te rends compte ? La capacité, le mec, il a anticipé la trajectoire. Mais toi, tu dois anticiper la trajectoire de ton fils. Toi, tu dois anticiper la trajectoire de ton conjoint. Toi, tu dois anticiper. Ah, mais il y a du vent. Mais bien sûr, il y a du vent. Et sera. Ah, mais il y a des circonstances. Bien sûr. Ah, mais le vent, il est chargé. Bien sûr. Ah, mais le parterre, il est mouillé. Bien sûr. Puis il y a d'autres mecs qui veulent attraper la balle. Ouais, bien sûr. Tu tiens compte de tous les éléments. C'est ça la patience. Compris ou non ?

Quand tu es dans cette logique-là, il n'y a pas de surprise. Premièrement, et deuxièmement, comme tu as évité le plan B, on a dit pour légitimer ta lourdeur. Donc tu rentres dans une situation où donc tu vas apprendre de toutes les situations. Donc les bonnes, tu vas en faire des réussites. Les mauvaises, tu vas en faire des expériences. Il n'y a que du bien, et tu es de plus en plus solide. Parce qu'on peut faire de la musculation avec des haltères, on peut la faire en soulevant des pianos, on peut la faire en soulevant des parpaings, on peut se muscler de différentes manières. Par contre, je peux te garantir que si tu soulèves pas les pianos, tu soulèves pas les parpaings, et tu soulèves pas les haltères, tes muscles, ils vont rester comme ça. En fait, la patience, c'est de faire de la musculation existentielle que tu vas développer chez toi, renforcer chez toi la partie jeu positive qui gère la Nama, qui gère la volonté. Ouais. Par contre, si toi, tu veux pas la muscler, donc c'est sûr que ta faiblesse, elle va faire que le jour où il y a une explosion, évidemment, qui c'est qui va gérer le Satan ? Et après, tu passes ta vie à regretter. C'est pour ça que la Guemara, elle dit : "Les cimetières sont remplis de regrets." Et c'est quoi le regret ? C'est le fait que tu regrettes de ne pas avoir été l'homme de la situation au bon moment. Ça va ?

C'est pour ça que cette notion de la colère, elle est très importante. Et d'ailleurs, dans les livres de Moïse, par exemple, dans Im, elle vient en fin de livre parce qu'elle contient plusieurs sous-qualités qu'il faut travailler pour arriver. Parce qu'on a dit : il faut la patience, il faut l'amour de l'autre, il faut accepter la différence, il faut être capable de s'adapter, il faut muscler ses abdominaux pour être capable de prendre les coups sans craquer, et il faut avoir une telle anticipation que le degré de recul, il est tel qu'au moment où elle monte les nerfs, tu es capable de disperser cette énergie pour pas être pris dans être enflammé. Ouais. Et au contraire, tu récupères cette énergie pour en faire du bien. Voilà.