Transcription
[Musique]
Sur ce podcast, je te propose un truc. Tant que je suis dans tes oreilles, tu fais quelque chose de bien pour toi. Tu peux ranger ta chambre ou ton appart. Et si tu n'es pas chez toi, tu peux te redresser. Ça va te faire du bien. Vas-y, redresse-toi. T'inquiète, c'est pas bizarre. Personne sait que je te parle. Je m'appelle Iio, c'est moi ton hôte et je te souhaite un excellent épisode.
Salut, j'espère que tu vas bien. On se retrouve aujourd'hui pour voir ensemble une magnifique règle du livre "Au-delà de l'ordre" de Jordan Peterson, comme d'habitude, comme chaque dimanche.
Alors aujourd'hui, c'est le dernier dimanche avant une petite pause. Petite pause qui va durer quelques mois, étant donné que le mois prochain, on a des épisodes de podcast avec des invités qui ont participé à mon reboot camp. Histoire que tu puisses voir en fait les différents profils, les différents parcours, et ça va être très intéressant en fait de faire ces épisodes. Et ça va me permettre aussi de faire un bon lancement pendant tout le mois de novembre pour le reboot camp 2025. Novembre, décembre, du coup, lancement plus préparation du reboot. Janvier, ça va être reboot camp. Février aussi, reboot camp, probablement. Et donc, on peut dire qu'on se retrouvera pour les quatre dernières règles à partir du mois de mars. Mais en même temps, je suis pas certain exactement de où je serai en mars 2025, parce que pour l'instant, on est à Budapest et possible qu'on décide de partir ailleurs. Donc, selon les déplacements, bref, je préfère pas m'engager à quoi que ce soit. Mais en tout cas, dis-toi que il y aura très probablement pas les quatre derniers épisodes avant le mois de février. Mais dès la semaine prochaine, du coup, je te ferai l'épisode d'introduction où je te donnerai le planning des épisodes suivants, du coup, avec mes invités. Et ensuite, tout le mois de novembre et début décembre, on aura des invités qui vont venir nous parler de choses intéressantes.
Avant de s'attaquer à la règle du jour, on va faire un petit récap de celle qu'on a vu la semaine passée. La règle 7 qui s'intitulait "Travaille à fond". Non, c'est quoi ? Genre, travaille aussi dur que possible sur au moins une chose et vois ce qui se passe. L'idée, c'était de ne pas attendre d'avoir une illumination divine à propos de la carrière que tu as envie de faire, à propos de la fille avec laquelle tu as envie de construire une relation. C'est-à-dire que quand tu es jeune, tu as énormément de potentiel, tu peux devenir plein de trucs, tu as plein d'options qui sont face à toi. Et souvent, tu as pas envie de choisir une option parce qu'en choisir une, c'est sacrifier toutes les autres. Donc, tu préfères te laisser toutes les portes ouvertes. Tu commences à étudier un truc et au bout de trois semaines, tu te rends compte que c'est pas un truc qui te transcende absolument. Et vu que tu as 19 autres options qui sont en train de te faire des des petits clins d'œil, tu dis : "Tu sais quoi ? Vas-y, j'arrête et je tente un autre truc." Et donc, ensuite, tu tentes l'autre truc et tu te rends compte que c'est pas le truc incroyable non plus. Et du coup, tu arrêtes aussi. En fait, tu continues de laisser tes émotions décider pour toi. Genre, l'émotion d'ennui, l'information "ennui". Genre, "Vas-y, ce cours, il me saoule, sais quoi ? Au final, ces études, elles sont pas faites pour moi." Et ben, tu te retrouves à 40 ans à te dire que ben, tu as eu plein d'idées de trucs géniaux que tu aurais pu faire dans ta vie de carrière super, de projets géniaux. Et ben, en fait, tu as décidé de rien faire. Et aujourd'hui, tu as 40 ans et ta vie, elle pue et tu es pas content de toi. Et tu as pas envie de te retrouver dans cette situation. Donc, même si tu es pas certain à 100 % de vouloir faire cette formation professionnelle, le plus important, c'est de t'apprendre à te discipliner, à aller au bout des choses. C'est-à-dire que va au bout du truc et ensuite, si tu veux, tu peux construire par-dessus. Au moins, tu as un diplôme. Au moins, tu as la possibilité de devenir plombier, de devenir architecte, devenir médecin, ainsi de suite. Et si tu veux, tu peux toujours te faire des bifurcations professionnelles. Ça existe à tous les âges. Je sais que quand on est jeune, tu vois, des fois, on se dit : "Putain, mais en fait, quand j'aurai 30 ans, ma vie, elle sera carrée et tout." C'est top, frère. J'ai 30 ans, je pourrais lancer un truc complètement différent demain. Je t'assure que tu as plus d'expérience, tu vis des trucs différents, ta perspective de la vie, elle change, tes centres d'intérêts, ils changent également. Mais au fond de toi, tu seras toujours toi. Il y aura tou... Enfin bref, logique, tu vois. C'est comme quand tu avais 7 ans, tu voyais la vie différemment, mais c'était quand même toi, tu vois, qui était dans ta vie. Et ben, crois-moi qu'à 30 ans, ce sera pareil. Donc, tu n'auras pas l'impression d'avoir 30 ans. C'est pour ça qu'à chaque fois qu'on vieillit, on dit : "Ah, putain, je pensais que quand j'aurais 18 ans, et ben en fait, je serais vraiment un adulte." Et là, tu as 18 ans, tu dis : "Mais en fait, je suis juste un enfant." Tu vois le truc. Bref, c'était l'idée de la semaine passée : ne pas attendre d'avoir la solution parfaite avant de commencer à avancer. Tu dois le faire pour apprendre à te discipliner.
Alors la règle du jour, c'est ma règle préférée. Déjà, au niveau du style d'écriture, Peter Swan, il a fait un énorme effort sur cette règle-là. Je trouve qu'elle est elle est pas spécialement très bien construite, elle est pas hyper logique d'un point de vue, tu vois, démarche scientifique, parce qu'on va parler d'art, on va parler de beauté. Et donc, on n'a pas des théories scientifiques, tu vois. Tu peux pas mesurer, quantifier la beauté. C'est pas quelque chose qui peut se faire. Tu as plusieurs philosophes qui en parlent. Je connais pas plusieurs, tu sais, je te dis ça, mais que j'en sais rien. Je sais qu'il y a Emmanuel Kant qui parlait de la beauté, mais probablement, tu vois, plein d'autres philosophes. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'a pas une méthode scientifique qui nous permet de mesurer la beauté et mesurer les effets de la beauté ou les effets de l'art sur l'être humain. Et donc, on va être dans des concepts qui sont, c'est pour ça que je dis que c'est une règle magique, tu vois. C'est une règle que tu peux décider de suivre, mais il va pas y avoir une explication de : "Oui, bah, c'est parce que tes niveaux de sérotonine vont augmenter, on a pu le calculer ainsi de suite." C'est, je disais ma règle préférée, très bien écrite. Il y a beaucoup de poèmes dans cette règle. Je vais pas te les lire parce qu'ils sont en anglais et c'est du parfois du vieil anglais, donc ça va être galère à traduire, tu vois. Même moi, je lis ces poèmes, des fois, et je suis là : "OK, j'ai l'impression que c'est un truc stylé, mais je suis pas certain de comprendre." Mais l'idée, t'inquiète pas, j'ai bien compris cette règle parce que c'est une règle qui me plaît. C'est même un principe que j'appliquais dans ma vie avant même d'avoir le livre, avant même que le livre sorte. Et je peux te le dire que même si c'est pas pour trouvable ou quantifiable, encore une fois, avec une méthode scientifique traditionnelle, c'est quelque chose que tu peux ressentir au fond de toi. Et si tu le désires, à la fin de cet épisode, tu vas pouvoir prendre 30 minutes à 1 heure pour commencer à mettre cette règle en application. Je suis pas en train de te parler de faire une réorganisation complète de ton espace de vie, de retaper toute la déco. Tu vas pouvoir faire un petit truc qui va te permettre de commencer à inviter la beauté dans ton lieu de vie. Et ça, c'est hyper important.
Donc, pour que tu comprennes un peu tout ça, on va commencer à s'intéresser au rôle de l'art, au rôle de l'artiste et au rôle de la beauté dans nos vies. Peut-être je devrais le dire, c'est assez intéressant, mais Peterson, il parle souvent, pas dans ce livre-là, mais d'une anecdote à savoir qu'un jour, il se baladait dans, je crois que c'était le Metropolitan Museum of Art à New York. Donc, c'est un énorme musée avec plein de pièces de la Renaissance principalement. Il était dans une pièce, il explique que les tableaux qui étaient dans la pièce dans laquelle il se trouvait, c'était des tableaux qui étaient estimés à plusieurs centaines de millions de dollars chacun. Donc, il était dans une pièce qui valait des milliards. Et il voyait plein de gens qui venaient des quatre coins du monde qui rentraient dans cette pièce, qui se trouvaient du coup dans un des bâtiments les plus chers de New York. Donc, imagine, c'est vraiment, tu as le bâtiment hyper prestigieux, la ville, si tu veux, hyper prestigieuse aussi. On va mettre sous la plus haute sécurité plein d'œuvres d'art. Et les gens, ils vont venir, ils vont se poser devant les œuvres d'art, ils vont les regarder avec fascination sans réellement comprendre ce que c'est, tu vois. Ils vont observer des des pièces, des peintures qui représentent des trucs qui ne comprennent pas réellement. Mais pourtant, mais pourtant, ça a une valeur énorme. Les gens, ils vont traiter quelque part ces objets comme s'ils étaient sacrés. Il compare la démarche de tous ces visiteurs à une sorte de pèlerinage. Il dit qu'il y a beaucoup de gens aussi dans le monde qui font des pèlerinages en Europe parce que l'Europe, si tu veux, on est un continent très vieux avec énormément d'histoire. Tu vas en Grèce, tu vas voir l'Acropole, tu vois. Tu vas voir les ruines grecques, tu peux voir les ruines romaines. Quand tu vas à Rome, le, comment on appelle ça, le Colisée à Rome, comme ça, j'ai jamais vu le Colisée à Rome, mais je crois que c'est comme ça que ça s'appelle. Non, le le truc où il faisait des des combats de gladiateurs, c'est le Colisée ou pas ? Bref, tu vois. Mais tu vas à Paris, tu vois la Tour Eiffel. Il y a les magnifiques paysages français, si tu veux. Il y a des cathédrales. Toute cette richesse culturelle, toute cette beauté, ça attire les gens, tu vois, comme des mouches. Et on vient, on regarde ces œuvres d'art, ces trucs, ces sculptures absolument magnifiques, ces bâtiments, et on reste fasciné devant eux.
Et donc, ce que Peterson va essayer d'expliquer avec cette règle, c'est pourquoi est-ce que l'art nous fascine ? Qu'est-ce que ça nous apporte concrètement dans nos vies ? Et pour ça, il va nous parler du rôle des artistes. Alors, ce que je vais t'inviter à essayer d'imaginer, parce que il en parle dans ce livre, de nouveau, mais c'est surtout un concept qu'il développe beaucoup dans son cours "Maps of Meaning". Donc, c'est vrai que si tu as suivi le cours, ça aide un peu mieux à comprendre. Mais visualise, essaye trois cercles concentriques, c'est-à-dire des cercles qui ont le même centre, genre une cible. Tu as le cercle, petit cercle au centre, tu as le cercle moyen, et tu as le troisième grand cercle, tu vois. Ils ont tous le petit cercle est dans le moyen, le moyen, ils sont tous dans le grand. OK ? Le petit cercle, c'est toutes les choses qu'on sait, c'est l'ordre. Le cercle moyen, si tu sors du petit cercle et tu te retrouves, si tu veux, dans la bande entre le petit cercle et dans le cercle moyen, c'est les chaos, c'est ce qu'on sait pas, c'est le chaos. Et le tout grand cercle, c'est en fait les choses que on ne peut pas savoir, c'est, tu peux te dire, le chaos absolu. Et ben, l'artiste, c'est un mec qui va utiliser sa sensibilité, sa créativité, son imagination pour aller explorer le chaos, pour aller explorer les choses qu'on ne sait pas. Un artiste, c'est un peu un rêveur, tu vois. Tu rêves pas forcément que quand tu es en train de dormir, tu peux rêver éveillé. Et ben, il va aller explorer le domaine du du rêve, quelque part, des choses qui ne sont pas complètement connues. Tu peux pas comprendre tes rêves directement, mettre des mots sur ton rêve, mais il va venir représenter ce qu'il a trouvé dans le chaos à travers son art, de manière donc partiellement articulée, c'est-à-dire qu'il va pas mettre des mots dessus, mais il va le faire à travers une danse, à travers une musique, à travers une sculpture, une peinture ou une œuvre dramatique, genre une histoire, tu vois, ou un film. Tu prends le film Interstellar, tu tu sens que Christopher Nolan, il a réussi à mettre le doigt sur un truc de juste, c'est-à-dire que le film fait sens, c'est pas juste du chaos, tu vois. C'est pas juste un, pourtant, c'est très perché, Interstellar, pour ceux qui ont pas vu, regardez Interstellar, c'est un chef-d'œuvre. C'est très perché, tu arrives pas à la fin du film à expliquer quel est le message du film, mais tu comprends le film et genre, ça te touche. Et ben, Christopher Nolan, tu vois, ce qu'il a fait, c'est que il a utilisé son imagination pour créer Interstellar et peut-être que même lui n'est pas capable d'expliquer quel est le message du film, mais il a représenté un truc qu'il a été chercher dans le chaos. Et ensuite, parfois, bah, tu as des intellectuels, c'est le rôle de l'intellectuel de réussir à mettre des mots sur les choses, tu vois. Souvent, Peterson, on lui dit : "Oui, Peterson, tu as réussi à mettre des mots sur des choses que je savais au fond de moi, mais que j'étais pas capable d'exprimer." Peterson, c'est un intellectuel. Des fois, on me dit ça, moi aussi, tu vois. Je suis un peu un intellectuel, mec. Mais l'idée, c'est l'artiste, il va vraiment prendre la chose qui est dans le chaos absolu, créer un lien entre le chaos et l'ordre, l'exprimer à travers son art. Et ça, c'est extrêmement important parce qu'il va permettre à la civilisation ensuite de étendre quelque part le domaine de l'ordre, le domaine du monde connu. C'est perché, hein. Je sais que c'est perché, mais voilà, c'est la règle, tu vois. J'ai pas choisi un truc que tu peux dire.
C'est le rôle des artistes dans les villes. Imagine, tu as un quartier qui est quasi criminel, tu vois, genre, c'est un quartier vraiment malfamé, les bâtiments, ils sont en ruine, il manque, tu vois, il y a des fois des portes qui manquent, ils ont mis juste des planches de bois, il y a des graffitis partout et cetera. Personne n'a envie d'aller vivre là-bas. Bah, un jour, tu as un artiste qui va aller vivre là-bas. Pourquoi ? Parce que le mec, il est fauché, il meurt de faim et tout. Et puis, de toute façon, lui, il voit ce quartier et quelque part, ça l'inspire, tu vois. C'est le chaos, c'est son environnement, c'est son univers. Et ben, il va s'installer, tu vois, dans un squat avec d'autres personnes. Et plutôt que de vendre de la drogue, même s'il vend aussi un peu de la drogue, tu vois, pour survivre, ben lui, il va commencer à faire des peintures, tu vois. Et au bout d'un moment, il a une petite collection de peinture et dit : "Bah, tu sais quoi ? Il y a le squat d'à côté, en fait, je vais exposer mes peintures là-bas." Tu vois. Et au fil du temps, si tu veux, il va transformer cet univers qui est dangereux, qui est 100 % chaotique, en quelque chose d'avant-gardiste. Il y a certaines personnes, tu vois, des d'autres personnes qui ont aussi un petit côté artistique, qui vont passer devant et qui vont dire : "Ah, mais il a du charme ce quartier quand même." Tu vois, il y a bien sûr, c'est dangereux, tu vois, les murs, ils sont un peu délabrés, mais regarde, il y a la petite boutique de cet artiste et tout, il a mis deux trois plantes devant. Et boum, tu vois, il crée un petit bastion, si tu veux, de beauté qui permet, si tu veux, au au chaos de gentiment se transformer dans un ordre qui peut peut-être devenir habitable. Et donc, de là, tu as d'autres artistes qui vont venir s'installer, d'autres personnes qui sont très ouvertes, très créatives, peut-être, tu as des couples un peu fauchés, tu vois, qui cherchent des appartements à très bas prix, qui vont commencer à s'installer dans le quartier, ils vont rénover un petit peu le truc et ils vont continuer ce process de transformer le chaos en ordre, un petit peu plus habitable. Au bout d'un moment, tu as un mec qui va se chauffer, qui va ouvrir, je sais pas, une friperie, tu sais, ou alors genre un café un peu chelou, tu peux aussi boire des vins, des trucs qui sont pas vraiment très rentables, mais ils vont à chaque fois donner un peu plus de vie dans le quartier, jusqu'au stade où ben, tu as une pizzeria qui ouvre, ensuite la classe moyenne qui s'installe, le prix des loyers commence à augmenter. Et là, bah, bah, les artistes, ils doivent se barrer parce qu'ils peuvent plus payer les loyers. Et tu peux dire : "Bah, putain, c'est trop triste." Mais la place des artistes, c'est à la frontière entre l'ordre et le chaos. Donc, eux, ils doivent aller trouver un nouvel endroit qui est complètement chaotique pour le rénover, tu vois, un peu le truc. C'est et encore, on parle des artistes, mais les artistes, quelque part, sont font partie des gens qui sont créatifs. Et je pense que les gens créatifs, à chaque fois que tu fais recours à ton imagination créative pour étendre le domaine du monde connu, pour aller explorer l'inconnu, si tu veux, tenter un nouveau truc, voir si ça fonctionne, et ben, tu es ce médiateur, quelque part, cette personne qui navigue entre l'ordre et le chaos pour transformer le chaos en ordre habitable. Et donc, les artistes, la plupart, comme je te disais, ils meurent de faim, ça, c'est assez difficile, tu vois, de survivre en tant qu'artiste. C'est dangereux de vivre dans le chaos. Mais de temps en temps, bah, tu as un mec qui va avoir une vision, qui va avoir un rêve et qui va traduire cette vision dans son art. Ça peut être une peinture, ça peut être de la musique et bam, ça fonctionne, il a ramené un truc qui parle à tout le monde. Et bam, en fait, le mec, il sort un tube qui fait 500 millions de dollars, de milliards, je sais pas quoi, et il a un succès interplanétaire. Tu regardes les artistes les plus grands chanteurs, les plus grands musiciens, les plus grands peintres, les plus grands réalisateurs, c'est tous des mecs qui sont un peu perchés, tu vois, généralement, parce que ils sont constamment en train d'explorer, si tu veux, le domaine de ce que personne ne sait. Donc ça, c'est le rôle de l'artiste, l'exploration du chaos.
Maintenant, on va parler un peu de beauté, parce que c'est un peu dans le thème du jour, tu vois. Rendre une des pièces de ta maison aussi belle que possible. Peterson, il nous explique que quand il était petit, il connaissait son quartier dans les moindres détails. Il connaissait chaque allée, il connaissait chaque maison, la couleur de chaque maison, où est-ce qu'il y avait les meilleures cachettes, où est-ce que la route, elle était un petit peu craquelée, tu vois, comment on dit, une craquelure, enfin bref, tu sais, il y avait un peu des des fissures sur la route. Il connaissait tout. Et aujourd'hui, il a beau vivre dans le même quartier depuis des années, il ne connaît pas son nouveau quartier avec le même niveau de détail. Et en fait, il pense que c'est à cause de ça qu'il a plus le sentiment de se sentir à la maison. Et je trouve ça hyper intéressant, tu vois, parce que j'ai jamais eu autant le sentiment de me sentir à la maison que quand j'étais petit et que je connaissais tous les petits recoins de mon quartier, que je connaissais la couleur du chat du voisin et tous ces petits détails, tu vois. Autre exemple, quand il se baladait avec ses enfants, quand ses enfants avaient entre 2 et 3 ans, lui, il était en plein explosion, si tu veux, dans sa carrière professionnelle. Il expliquait que pour lui, c'était difficile de sortir avec eux parce qu'il avait besoin de savoir exactement, ben, quand est-ce qu'ils allaient rentrer, où est-ce qu'ils allaient aller exactement, pour faire quoi. Il avait besoin de pouvoir s'organiser parce qu'il avait tout un tas d'objectifs, tout un tas de choses à faire pendant sa journée. Et sortir avec des enfants en bas âge, bah, c'était une tâche qui était très stressante pour lui. Il explique que c'était pas l'état d'esprit, quelque part, à adopter si tu voulais pouvoir profiter d'une balade avec tes enfants. Et donc, il était régulièrement stressé, tu vois, quand il sortait avec eux. Il était là : "Putain, il était dans sa tête, tu vois, à penser ce qu'il allait devoir faire après." Et de temps en temps, ses enfants allaient réussir à l'absorber dans leur cadre de référence à eux, c'est-à-dire que tout d'un coup, ils allaient voir, genre, une fourmi sur le bord de la route et commencer, genre, à bader sur la fourmi, tu vois, genre comme des enfants, tu vois. Ils voyaient un chien : "Oh, magnifique, un chien !" Trouf, ils allaient inventer un jeu sur la route et ils allaient être pris à 200 % dans le jeu. Et ben, de temps en temps, Peterson, il allait se faire aspirer comme si il voyait le monde grâce aux yeux de ses enfants. Ça t'a déjà fait ça ? Genre, quand tu vis une nouvelle expérience avec, bah, un jeune enfant ou même avec quelqu'un qui ne l'a jamais vécu, et le fait que cette personne, elle ait jamais vu ce truc, toi, ça te permet de voir cette chose comme c'était la première fois que tu la voyais. Peut-être un film, genre, tu as vu un film plusieurs fois, tu sais exactement ce que c'est ce film, mais le fait de voir le film avec quelqu'un qui a jamais vu ce film, bah, c'est comme si tu redécouvrais le film, tu vois. Cette sensation, en fait, ce qu'il explique, c'est que en tant qu'adulte, tu as besoin de pouvoir naviguer le monde efficacement avec aussi peu d'énergie que possible. Et donc, tu vas te mettre à ignorer des choses. Et les enfants, ils vont quelque part réussir à te rappeler qu'en fait, le monde, c'est assez stylé.
Il va ensuite lire un poème d'un poète qui s'appelle William Blake, pardon, William Blake, que je connaissais pas du tout. Et donc, je vais pas te lire le poème parce que voilà, mais en gros, l'idée, c'est un poème où en gros, il explique que la vision qu'il avait dans l'enfance et ainsi de suite. Et ce qu'il explique, c'est que certains artistes, dont William Blake fait partie, vont réussir à faire exactement ce que font les enfants, quelque part. Ils vont t'absorber avec eux pour t'aider à récupérer cette vision du monde que tu avais quand tu étais enfant et que tu as perdu par besoin d'efficacité. Genre, tu es passé au cours de ta vie devant suffisamment de fleurs pour comprendre que bah, les fleurs, elles font pas grand-chose quand tu passes à côté d'elles. Et donc, tu peux te permettre de les ignorer. Et puis, un jour, tu as un mec qui s'appelle Van Gogh qui va peindre des tournesols ou genre des fleurs dans un vase, et on va mettre ses fleurs, genre, dans un musée. Et tu vas poser devant la fleur et tu vas commencer à la regarder et tu vas réaliser qu'en fait, une fleur, c'est quand même assez perché. Donc, il va te rappeler quelque part que le monde qui t'entoure, il est rempli de choses magnifiques, mais que tu ignores ces choses qui sont magnifiques régulièrement. Et je trouve ça très intéressant.
Il parle en fait, il attribue un caractère quasi divin, donc Peterson le fait, à la beauté. Il explique que la beauté, c'est quelque chose qui nous fait, qui est très puissant et qui nous fait peur. Et que si on encadre nos peintures dans des cadres, tu vois, genre, si on les met dans les cadres, si on met du coup toutes ces œuvres d'art aussi dans des musées, c'est parce qu'on a pas envie de laisser cette, il décrit ça comme étant une espèce de réalité supérieure, une beauté qui vient d'une réalité supérieure envahir le reste de notre quotidien. On s'autorise quelque part à voir la beauté dans le cadre du tableau. Genre, tu t'arrêtes devant les fleurs devant Van Gogh, tu vois, tu regardes les fleurs, tu vas rester 20 minutes, ça va te procurer un truc. Alors, je sais pas, ça dépend de ton niveau de sensibilité à l'art, à nouveau, mais on a tous un petit peu ça, tu vois. Si c'est pas avec des fleurs, ça peut être avec une certaine musique, genre, tu fais attention à une musique, tu fais attention à quoi, c'est magnifique, tu vois, et ça peut donner des frissons, tu vois, ça peut te connecter à quelque chose de plus grand. Ça peut être, tu vois, une danse, si tu es plutôt, tu kiffes les danseurs, ça peut être une certaine forme d'art, tu vois, dans l'idée. Et donc, dans un musée, tu regardes ces fleurs et tu bades. Ensuite, tu arrêtes de regarder les fleurs et tu tu repars, tu refais ta vie, tu vois. Mais en réalité, le monde, il est magnifique partout autour de toi. Et tu as pas envie de voir le monde magnifique partout autour de toi parce que bah, tu as besoin de le naviguer quand même efficacement, tu vois. Tu peux pas être constamment en mode bader sur la beauté de absolument 100 % de ton environnement, tu vois. C'est pour ça que tu peux pas prendre, typiquement, si tu as déjà eu des expériences sous psychédélique, sous champignon, tu réalises, tu vois, tu perds quelque part ce filtre. C'est comme si au cours de ta vie, tu vois, c'est vraiment la seule drogue que j'ai testé perso, où tu as réellement l'impression d'enlever des lunettes et de voir les choses en soi, tu vois. Ce qu'Emmanuel Kant appelait comme étant la chose en soi. Kant, il expliquait que ce que tu perçois au quotidien, c'est pas vraiment les choses telles qu'elles sont, mais c'est, tu as la chose et il y a ton filtre qui est lié à toutes tes expériences. Et donc, toi, tu vas voir le truc filtré. Et ben, j'ai réellement l'impression que, alors c'est pas là, je m'écarte du livre, c'est pas ce que Peterson dit, mais sous psilocybine, c'est comme si tu enlevais ton filtre. Et donc, tu vas revoir les choses comme si tu les voyais pour la première fois. Et donc, tu vas pouvoir voir la beauté dans un tas de trucs, tu vois. Mais tu peux pas être sous champignons en permanence parce que quand tu es sous champignons, tu vois, tu es tu es pas dirigé vers un but, tu es pas en mode : "Vas-y, focus, vas-y, j'atteins mes objectifs", ainsi de suite. Tu es dans la contemplation, tu vois. Et tu fais ça tous les jours de ta vie, en fait, tu finis très mal. Ça peut être intéressant comme expérience. Alors, de nouveau, je suis pas vous recommander quoi que ce soit, tu vois. Vous faites ce que vous voulez, vous êtes des grandes personnes. Mais l'idée, c'est que à nouveau, pour revenir un petit peu là-dessus, cette beauté, quelque part, ça nous fait peur. On n'a pas envie de l'avoir autour de nous. Et donc, on va enfermer les œuvres d'art dans des cadres, on va mettre tous ces cadres dans dans un musée. Et parfois, on va s'autoriser à aller dans un musée, à rentrer en contact avec cette beauté qui a un caractère divin pour ensuite repartir. C'est intéressant quand même comme comme façon.
Alors, je sais pas si ça vous touche tous forcément, mais perso, je suis très sensible à l'art. J'ai eu une expérience où c'était en voyage d'étude, je peux pas dire avec qui exactement, c'était, mais en gros, genre, on est parti à Amsterdam en voyage d'étude. Et c'était l'époque où je crois, je commençais plus ou moins, je crois que ça faisait un an déjà que je fumais un peu de de beuh. Et donc, on est allé à Amsterdam avec des potes de ma classe. J'avais vraiment plein de potes qui fumaient dans ma classe. Et on était complètement éclatés. Et ensuite, on allait au Musée Van Gogh. Donc, on était, c'est organisé sur, alors les profs, ils nous laissaient par moment partir de notre côté et ensuite, on devait se retrouver. Et là, on s'est tous retrouvé pour aller au Musée Van Gogh. Et un des deux profs qui nous accompagnaient, c'était un prof d'histoire de l'art. Et moi, j'ai toujours kiffé l'histoire de l'art, je trouvais ça stylé. Mais là, mec, genre, j'ai fait, on a fait, genre, on est resté pour te dire, on était un groupe de trois quatre complètement pétés, tu vois, parce que la beuh, ça fait peut-être cet effet aussi, ça te ça te reconnecte quelque part à la chose en soi d'Emmanuel Kant, donc à comme si tu voyais les choses pour la première fois, tu vois, sans filtre. C'est pour ça que je sais pas, quand tu manges un plat, quand tu es défoncé, ben, tu as l'impression que les saveurs, elles sont meilleures. C'est peut-être juste que tu t'autorises à réellement sentir les saveurs. Et qu'en fait, ça, tu pourrais le faire avec un état méditatif, pardon, sans forcément te servir d'une substance. Ben, bref, pour en revenir au truc, on était dans ce musée Van Gogh et devant chaque peinture, on s'arrêtait. On avait le prof d'histoire de l'art qui nous racontait l'histoire du tableau, qui nous parlait des détails, des couleurs, de de l'état de Van Gogh au moment où il a peint le truc. Et c'était mais la meilleure visite de musée que j'ai fait de ma vie. Et depuis ce jour-là, genre, c'est vraiment un kiff que j'ai, c'est d'aller dans des musées. Des fois, il y a eu des, genre, un truc que je faisais quand j'étais à Barcelone, souvent, genre, en date, on partait, quand je pars en date avec une meuf, on partait dans un musée. Et c'est ouf, mec, tu peux vraiment, bref, bref, sans partir dans les détails, tu te mets devant un tableau et tu peux te, tu te laisses aspirer par le truc.
La beauté, du coup, comme Peterson, pour lui, c'est quelque chose de divin. Je vais te faire une petite citation, te lire, pardon, une petite citation du livre qui est qui est assez jolie. Et à nouveau, je te recommande, si vraiment tu devais lire ce livre, c'est pas le livre qui est le mieux écrit du monde, tu vois. J'ai, je l'ai pas, je l'ai pas adoré, je pense qu'il est intéressant, il y a des concepts, encore une fois, qui sont cool, mais il est pas aussi frappant, je pense, que le premier. Mais si tu devais lire une seule des règles de ce livre-là, lis celle-là, parce que très bien écrite en anglais, bien sûr. En français, je sais pas vraiment ce que ça donne. Mais vas-y, je te lis ce petit passage très court. "Beauty leads you back to what you have lost. Beauty reminds you of what remains, forever immune to cynicism." La beauté, elle te reconduit à ce que tu as perdu. La beauté te te rappelle de ce qui reste, pour toujours, immunisé au cynisme. Ça, c'est intéressant, tu vois. La, tu peux pas faire preuve de cynisme face à un magnifique coucher de soleil, face à une musique tellement belle que tu ressens des frissons. Des fois, tu peux avoir un papillon, tu vois, il se pose sur toi et tu rapproches le papillon comme ça, tu vois toutes les couleurs, la symétrie, les patterns qui sont parfaits. Tu peux pas faire preuve de cynisme, tu vois, dans des moments comme ça.
Il y a des mecs qui, je te dis, hein, genre, quand tu quand tu vas à Barcelone, j'étais à Barcelone, je suis passé une fois devant la Sagrada Familia, c'est ouf, parce que la Sagrada Familia, tu vois, c'est une cathédrale gothique comme la cathédrale Notre-Dame à Paris, et elle est magnifique. Par contre, elle est en construction et je sais que ils ont annoncé la fin de la construction, ils l'ont annoncé plusieurs fois, mais là, ils l'ont annoncé pour de vrai, je crois, fin 2025 ou 2026, un truc dans le genre. Donc, moi, j'étais là en mode : "Vas-y, je vais attendre qu'elle soit terminée pour vraiment la voir pour la première fois finie." Et quand j'ai des mecs du reboot camp qui sont venus, parce que en fait, c'était commencé en mai de cette année, donc en mai 2024, on a fait un événement avec les mecs du reboot, on était une cinquantaine à Barcelone. Et à un moment donné, on a voulu aller acheter des jeux de société dans un magasin qui était au-dessus de la Sagrada. Et en fait, sans le savoir, je suis passé dans la Sagrada Familia. Et tu vois des gens réellement qui face à un monument, mais qui qui se mettent à pleurer. Alors, il a peut-être aussi un côté, ils sont aussi chrétiens ou autre, c'est symbolique, si tu veux, plus fort pour eux. Mais je pense pas que tu aies besoin de comprendre quelque part le message qu'il y a devant quelque chose qui soit qui est magnifique. Genre, tu vois le Grand Canyon, il y a pas de message devant le Grand Canyon, pardon, aux US. Quand tu vois une énorme forêt, quand tu arrives au sommet d'une montagne, tu vois les nuages, tout ça, il y a pas vraiment de message, tu vois. Mais c'est quelque chose qui est qui est au-dessus de toi, tu vois, quelque chose qui dépasse. Bref, et tu peux pas faire preuve de cynisme, comme je disais, c'était ça le lien. "Beauty calls you in a way that rigidifies your aim, that allows you to have a stronger aim." La beauté t'appelle d'une manière qui rigidifie ta visée, si tu veux, qui te permet d'avoir une visée plus forte, quelque part. Un truc, c'est comme un aimant, tu vois.
Plein de choses rendent la vie, font que la vie vaut la peine d'être vécue. Love, courage, gratitude, work, friendship, truth, grace, hope, virtue, and responsibility. Il y a plein de choses qui font que la vie vaut la peine d'être vécue : l'amour, le courage, la gratitude, le travail, l'amitié, la vérité, la grâce, l'espoir, la vertu et la responsabilité. Mais la beauté fait partie des plus grandes de ces choses-là. Très jolie. Ensuite, tu vois, c'est vraiment entouré de poèmes, vraiment tout son, tout son truc. Mais donc, voilà, Peterson, il explique que la beauté, ça, c'est le petit truc que tu dois retenir : la beauté, c'est un caractère quasi divin. Et donc, on va pouvoir assembler toutes les pièces du puzzle. L'idée de cette règle, c'est d'inviter la beauté dans ton environnement. Première étape, tu ranges ta chambre, tu fais de l'ordre, tu réduis le chaos. Donc, tu as envie d'avoir un espace qui est full ordre pour pas chaque matin quand tu te réveilles, tu as des piles de papier, tu vois, qui sont posées sur ton bureau et tu es complètement perdu et tu es dans un état d'anxiété constant parce que ben, tu vois toutes ces choses qui sont quelque part un mystère. Et quand tu as du chaos autour de toi, tu peux pas te focaliser réellement sur quelque chose et commencer à travailler à explorer par toi-même. Le chaos, c'est un concept qu'on développe de nouveau beaucoup dans le reboot. C'est, j'explique aux mecs que si tu as envie de pouvoir lancer un projet pro, t'investir pleinement dans tes études et ainsi de suite, c'est du chaos. Tu vas découvrir de nouvelles choses. Tu veux rencontrer une nouvelle meuf, c'est du chaos, elle va faire des trucs, tu seras même pas prêt. Donc, en fait, ce que tu veux, c'est avoir dans ton environnement de l'ordre, parce que si tu as de l'ordre dans ton environnement, ça donne des appuis solides, OK ? Tu sais à quoi t'attendre dans ta chambre, tu sais ce qui se passe dans ta chambre. Et à partir de là, tu peux explorer le chaos. Bah, une fois que ta chambre est en ordre, l'idée, c'est d'inviter un petit élément de beauté. Tu vas acheter une œuvre d'art. Tu achètes une œuvre d'art, tu vas pas vraiment la comprendre, tu vois. Tu vas la placer chez toi. Tu as même pas besoin quelque part que cette œuvre d'art, elle soit, comment dire, elle soit dans le même style que ta chambre, tu vois. Elle va vraiment avoir un côté en mode : "Qu'est-ce ça fout là ?" Tu mets ta petite œuvre d'art et tu attends, tu regardes ce qui se passe. C'est littéralement ce qu'il dit, tu vois. C'est pour ça que je dis, cette règle, elle est pas hyper scientifique, mais tu invites la beauté chez toi, c'est comme si tu allais créer un portail, si tu veux, à travers lequel le divin va pouvoir envahir ta chambre. Ça, un portail avec le chaos. Et d'après Peterson, alors c'est c'est de nouveau, c'est teste le truc, mec, parce que au pire, tu regardes ce qui se passe, tu vois. Au pire, tu as une petite œuvre d'art et tu es même pas obligé en fait d'aller acheter une œuvre d'art. Ce que tu peux faire, c'est achète une plante. Prends un haricot, fais pousser un haricot dans ta chambre. Ta chambre, ça va tout d'un coup devenir un espace dans lequel la vie peut se développer. Et tu vas voir ce petit haricot qui commence à grandir tout le temps. C'est pour ça que dans le reboot camp, les mecs, je leur dis : "Vous allez faire pousser un haricot." Ça fait partie d'une de leurs missions, parce que tu vois, tout d'un coup, ce petit haricot qui est dans ton espace, et c'est de la vie, mec, genre, tu as invité de la vie dans ta chambre. Ta chambre, un endroit dans lequel la vie peut se développer. Et ce qu'il explique, c'est que Peterson, c'est que quand tu commences à faire ça, quand tu invites la beauté dans ton environnement, tu établis cette connexion, ce qui te fait gagner en profondeur, tu gagnes une meilleure compréhension du présent, du passé, du futur, meilleure compréhension de l'être humain, enfin, il explique, il y a plein de vertus, tu vois, je vais pas toutes te les lire. Mais moi, je t'invite vraiment à le tester, parce que j'ai testé, c'est ça avec des plantes. Je dis, quand j'étais à l'université Zurich, je commençais, c'était après avoir rompu avec ma copine, bref, je rentre pas dans les détails, peut-être que je te raconterai cette histoire une fois. Mais en gros, j'ai rompu avec ma copine et à l'époque, on habitait ensemble, tu vois, et j'ai commencé à me sentir un peu seul. Et je pouvais pas avoir un animal de compagnie, donc j'ai commencé à avoir des plantes et j'ai donné des noms à mes plantes. Et je te jure, rien que le fait, du coup, ça marcherait aussi avec un chat ou un chien, c'est du chaos, tu vois, un chat ou un chien, c'est pas de l'ordre. Bah, avoir un chat, c'est, tu vois, ça, ça a quelque chose de de puissant, tu vois. Un chat, des fois, tu passes devant ton chat, tu t'en rends pas compte, mais si jamais une fois, fume un pet et regarde ton chat dans les yeux, tu vois, complètement, tu tu vis, tu vrilles, mec. Des champignons, encore, tu vois, genre, j'ai des potes, genre, ils ont pris, ils prennent des champignons, ils sont avec leur chien, ils réalisent : "Mais mec, c'est une boule d'énergie qui est constamment en train de donner de la joie de vivre et de la bonne humeur autour de lui." Très perché. Bref, je vais pas rentrer trop dans les détails, mais essaye, essaye une fois que ta chambre est en ordre, de commencer à inviter la beauté dans ton univers et tu verras, mec, juste regarde ce qui se passe. Je t'invite à le faire, tu peux le faire très rapidement, tu le fais une fois.
OK, bon, fin de l'épisode. Merci beaucoup d'avoir regardé jusqu'ici. On se retrouve semaine prochaine pour le planning du du mois de novembre. Je vais avoir différents invités pour faire la promo du lancement de cette édition 2025 du reboot camp. C'est un plaisir en tout cas. Et pour les règles suivantes, on se retrouvera comme je t'ai dit, plutôt au mois de mars. Merci d'avoir écouté jusque là. Je te souhaite une excellente journée et puis ben à la semaine prochaine avec des invités exceptionnels. Ciao mec.
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