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Ce que les Banques préparent pendant que TOUT s'effondre

Grand Angle Bitcoin18:34

Transcription

Le sentiment de marché est aujourd'hui morose, pour ne pas dire glacial. Le moral des investisseurs, tout comme leur portefeuille, est au plus bas, et cette fameuse hype qui portait le secteur semble être totalement évaporée. À de rares exceptions près, aucune crypto n'aura sur ce cycle offert de nouveaux records, et encore moins offert une espérance de gain positive face à Bitcoin.

Le marché s'effondre, et personne n'y trouve de raisons fondamentales. Pas de crise du type FTX, pas de réglementation contraignante, pas d'interdiction, c'est même tout le contraire. Toutes les nouvelles sont au vert. Alors, peut-être qu'il y a des choses que l'on ignore, ou bien une question de cycle, comme à chaque fois. Quoi qu'il en soit, tout ce que l'on constate, c'est que la valeur semble s'échapper à toute vitesse.

Pourtant, si l'on s'autorise à dézoomer un instant, en cessant de fixer le prix des tokens pour observer la demande réelle, non pas d'usage mais de recrutement, là le tableau change radicalement de couleur. Alors que les particuliers liquident leur position, les géants de la finance dite "Legacy" font exactement l'inverse. De BlackRock à JP Morgan, en passant par Visa ou Mastercard, les acteurs historiques ne sont pas en train de réduire la voilure, loin s'en faut.

Alors, pourquoi PayPal, JP Morgan, Co chercherait-il à recruter des profils dans un secteur qui semble, à vue d'œil, en voie d'extinction ? Et bien, j'y voilà l'entrée dans une phase de transition où la technologie blockchain n'est plus perçue comme une promesse de rupture du système financier, mais comme un levier d'optimisation interne. Jusqu'ici, nous avons collectivement confondu deux phénomènes totalement différents : la hausse frénétique et spéculative des cryptos, et la maturation de l'écosystème. Et autrement, pendant que le marché regarde les prix, les institutions regardent l'infrastructure. Et ce décalage, qui rebat totalement les cartes de qui captera la valeur de l'innovation, est précisément le cœur du paradoxe qui va nous intéresser aujourd'hui. Alors, allons-y.

Avant toute chose, et pour bien mesurer l'ampleur de ce paradoxe, il faut quitter les graphiques pour s'immerger dans les métriques du marché du travail. Et là, magie, nous assistons à une accélération de la demande pour des profils crypto totalement déconnectés de la morosité ambiante des prix. La demande de recrutement pour des profils spécialisés, appelons ça comme ça, a bondi de 47 % sur la seule année 2025. Plus impressionnant encore, sur une perspective plus large, cette demande a explosé de plus de 300 % depuis 2023. Autrement dit, au moment précis où le marché donne l'impression de se vider de sa substance, la demande en capital humain, elle, explose.

Et cette ruée vers les compétences ne consiste pas à recruter des évangélistes, ou alors des stagiaires pour vous faire un rapport tous les mois sur comment l'écosystème avance. Non. Aujourd'hui, les entreprises cherchent des profils de haut niveau technique : des développeurs, des ingénieurs, des compétences à cheval entre la tech et le juridique, des "quants" pour faire de la gestion de liquidité et du market making. Bref, de vrais gros jobs ultra qualifiés.

Quand vous voulez comprendre l'attention sur l'offre de talent, et bien vous vous référez au salaire moyen. De ce côté-là, le salaire moyen dans le secteur oscille, grosso modo, entre 85 000 et 100 000 dollars annuels. Aujourd'hui, le salaire moyen avoisine les 150 000 dollars, et on monte vite au-dessus de 200 000 dollars en fonction des profils les plus recherchés.

L'autre signal faible, qui n'en est plus un, est la fusion des domaines de pointe. Les entreprises ne cherchent pas seulement des experts cryptos, elles veulent de la transversalité. La demande pour des profils combinant à la fois des compétences en intelligence artificielle et en crypto a augmenté de 60 % entre 2024 et 2025. D'ailleurs, on s'attend à de plus en plus de demandes pour la synergie entre IA et blockchain. Et là-dessus, on sent bien qu'il se passe quelque chose. Du X402 de Coinbase à L402 de Lightning, en passant sur le nouveau standard ERC 8004 sur Ethereum, tout est fait pour la convergence entre IA et écosystème crypto. Et c'est sans surprise que ce type de profil figure parmi les mieux rémunérés du secteur.

Et le point le plus révélateur réside dans l'origine de la demande. La finance traditionnelle, donc les BlackRock, Fidelity et tout le tintouin, ne se contente pas de recruter agressivement. Elles pillent littéralement les talents des entreprises purement crypto. Pour s'assurer de capter les meilleurs éléments, les banques et autres institutions n'hésitent pas à surpayer les salariés d'environ 30 % par rapport aux entreprises natives du secteur.

C'est ici que le paradoxe prend tout son sens. Le capital fuit peut-être les tokens, mais de l'autre côté, il se déverse massivement dans la captation de l'intelligence qui construit l'infrastructure. Alors, pourquoi une telle débauche de moyens ? Pourquoi dépenser des fortunes pour voler les cerveaux de la crypto ? La réponse est purement pragmatique. Ce qui compte, c'est l'enjeu opérationnel.

Derrière le rideau de la volatilité des tokens, les institutions financières ont déjà commencé à basculer leur architecture en interne. Aujourd'hui, 23 % des institutions financières utilisent des stablecoins, principalement pour les paiements cross-border. En même temps, face à une réduction drastique des coûts, un traitement quasi instantané et une liquidité continue qui permet de s'affranchir des contraintes horaires du système bancaire traditionnel, ça devient difficile de lutter. Et les résultats sont là. 41 % des entreprises utilisant des stablecoins affirment avoir déjà réduit leur coût opérationnel de 11 % à 50 %. Dans un monde financier où l'on se bat pour chaque point de base, un gain d'efficacité de cette ampleur n'est plus une option, c'est un impératif de survie.

Et si vous vous dites que je fais mon crypto-enthousiaste, alors regardez ce qu'en dit la Banque des Règlements Internationaux, la "banque des banques centrales", comme on dit. Dans son rapport paru à l'été dernier, la BRI affirmait que la tokenisation représente une innovation transformatrice, capable de redéfinir la structure même de la monnaie et des échanges. Rien que ça. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais aujourd'hui, que ce soit BlackRock, VanEck ou JP Morgan, tous les plus grands noms de la finance sont "unchained". Ces institutions collaborent étroitement avec des projets crypto-natifs, et les chiffres de la tokenisation explosent à toute vitesse.

La valeur totale des actifs tokenisés est passée de 5,6 milliards de dollars début 2025 à plus de 23 milliards aujourd'hui. En l'espace d'à peine 2 ans, les bons du Trésor tokenisés, sous l'impulsion de BlackRock, Franklin Templeton ou Fidelity, ont vu leurs valeurs on-chain multiplié par près de 10. On comprend mieux pourquoi Larry Fink multiplie les interventions sur le sujet, nous disant que la tokenisation va transformer la finance.

C'est ici que le piège se referme sur les investisseurs particuliers. Car pendant que nous débattons de la survie de tel ou tel altcoin, les maîtres du système sont en train de s'approprier la plomberie du futur pour cimenter leur dominance. Et là, il faut réussir à comprendre qui capte réellement la valeur de cette transformation permise, en premier lieu, par les innovations purement crypto.

Pendant longtemps, la grande crainte était de voir apparaître une "BlackRock Chain" ou une "JP Morgan Chain" totalement fermée, remplaçant les réseaux sans permission. Mais au fur et à mesure que le temps passe, ce risque semble s'éloigner, tout simplement car les institutions ont compris qu'il n'était pas pertinent de construire des îles isolées. Larry Fink expliquait récemment qu'il fallait une blockchain unique pour moderniser la finance, réduire la corruption et rendre le tout interopérable. Dans l'ensemble, les banques savent qu'il est inutile de réinventer la roue, et à l'heure actuelle, même si certains opèrent toujours des réseaux privés, ils semblent tous se tourner vers Ethereum. Le CEO de VanEck qualifiait d'ailleurs d'Ethereum la "blockchain de Wall Street", essentiellement car c'est là que sont les stablecoins, la liquidité, et en gros toute l'infrastructure. Alors, ce sera peut-être différent demain, mais en tout cas, aujourd'hui, c'est comme ça que ça se passe.

Donc, pas d'"altcoin season" parce que les grands institutionnels ont piqué la valeur. Nous avons donc des institutionnels qui utilisent des blockchains publiques, qui s'associent avec des projets crypto-natifs. Nous avons des projets crypto-natifs qui intègrent les fonds organisés de BlackRock ou Fidelity à leur produit. Si ces solutions crypto sont réellement utilisées, testées, parfois même déployées en production par les plus grands acteurs financiers du monde, pourquoi leur token ne se valorisent-ils pas ?

Et bien, il n'aura échappé à personne que 99 % des projets crypto sont partis aux oubliettes. Et c'est bien normal, car cela se produit toujours de cette façon lorsque l'on est dans une phase d'effervescence sur une nouvelle technologie. Au final, il n'y a que peu ou prou les applications de finances décentralisées qui ont perduré dans le temps, y compris les stablecoins. Mais ce qui surprend beaucoup plus, c'est que la promesse de capter la valeur créée par le token de la blockchain qui supporte toute cette valeur, mais n'est pas tenue. La valeur de toutes les cryptos valables stagne, voire baisse avec le temps. Et là, c'est le coup dur, car même si vous avez eu l'expertise pour miser sur le bon cheval d'un point de vue usage et tech, et ben vous vous retrouvez quand même dans les ronces en détenant le token.

Il faut donc comprendre que le fait qu'une technologie soit géniale et massivement utilisée ne garantit en rien l'appréciation du jeton qui lui est lié. On tombe dans le piège de la capture de la valeur. La valeur créée par l'infrastructure ne se reflète pas mécaniquement dans le prix du token. Elle se reflète dans l'augmentation des marges, la réduction des coûts, la solidité des bilans et l'avantage compétitif des entreprises qui utilisent cette infrastructure. Il est donc parfaitement possible que Serum, ou qu'une application crypto donnée, soit massivement utilisée, qu'elle traite des volumes colossaux sans que cela ne bénéficie proportionnellement au détenteur du token associé. Si JP Morgan utilise Ethereum, par exemple, pour régler des trillions de dollars de transaction, les gains d'efficacité, donc la réduction de coût à tous les niveaux, se retrouvent dans les marges de la banque et les dividendes de ses actionnaires. Un projet peut être technologiquement brillant, indispensable au fonctionnement du système, utilisé à grande échelle sans jamais capter la valeur économique qu'il génère. D'autant plus qu'à de rares exceptions près, il n'existe aucun lien mécanique entre le token et la valeur économique réellement générée par la solution. Autrement dit, la création de valeur ne bénéficie pas aux détenteurs du jeton, mais le plus souvent, elle est captée par l'entreprise à l'origine du projet, qui, au passage, se rémunère bien souvent deux fois : en vendant son capital, ses actions auprès d'investisseurs en capital-risque, et en vendant le token au particulier ensuite. Donc oui, certaines solutions se sont révélées effectivement utiles, mais utilité ne signifie pas capture de la valeur.

Et là, on peut se référer aux travaux de Carlota Perez, décrits dans son livre "Technological Revolution and Financial Capital: The Dynamics of Bubbles and Golden Ages". Perez décrit chaque révolution technologique comme un cycle divisé en deux grandes phases principales. La phase d'installation, dominée par le capital financier, c'est l'époque de l'éruption de la tech, de l'expérimentation frénétique, des investissements spéculatifs massifs, des bulles. On pose les fondations, mais on crée en parallèle une hype démentielle que l'on ressent à travers une spéculation effrénée. Ici, la technologie n'est qu'un prétexte pour générer des profits rapides. On se concentre sur la valorisation plutôt que sur l'usage productif.

Puis vient la phase de déploiement. On passe au règne du capital productif. Le capital financier se retire ou se modère, et le focus passe à l'intégration réelle de la tech dans l'économie productive. On assiste alors à une adoption par les industries, les institutions et la société. La création de valeur est tangible, puis la tech devient banale. Si on fait le parallèle avec la crypto, des altcoins qui peinent à se valoriser quand bien même ils ont prouvé leur utilité et une demande croissante pour ce qui est du recrutement de talent par les institutions, tout porte à croire qu'on rentre alors dans la deuxième phase.

On fait souvent la comparaison entre la crypto et Internet. Mais la "Railway Mania" des années 1840 me semble offrir une perspective bien plus juste de la situation que nous vivons. Dans les années 1840, au Royaume-Uni, l'engouement pour les chemins de fer a créé une bulle spéculative complètement folle. Des centaines de petites compagnies ferroviaires ont vu leurs actions s'envoler avant de s'effondrer. Pourtant, une fois la poussière retombée, les rails étaient toujours là. La valeur réelle ne se trouvait plus dans le trading frénétique des actions de ces compagnies moribondes. Elle s'était déplacée vers l'efficacité globale du commerce que ces rails permettaient : enfin, augmentation massive de la productivité, transport de marchandises plus rapide, baisse des prix, unification du marché national. Autrement dit, croissance ricardienne, l'infrastructure a enrichi l'économie sans nécessairement enrichir ceux qui avaient parié sur chaque brique individuelle du système.

Depuis plusieurs mois, pour ne pas dire années, la majorité des tokens spéculatifs sont délaissés, mais les briques d'infrastructure, elles, sont toujours là et tendent bien à servir de nouveaux rails sur lesquels la finance mondiale est en train de se poser. Il s'est produit la même chose avec Internet. Lors de la première phase d'emballement d'Internet, il y a eu de grands travaux d'infrastructure pour fibrer de vastes territoires. Une fois que la bulle est retombée, cette infrastructure est restée comme base du réseau actuel, bien que les premiers actionnaires furent ruinés. Adieu vos vaches et cochons pour les actionnaires de WCOM, Global Crossing, Stal Networks et autres Quest qui ont levé à l'époque des dizaines de milliards pour déployer des réseaux de longue distance.

Mais alors, qu'en est-il de Bitcoin dans tout ça ? Et bien, bonne surprise, parce que dans le cas de Bitcoin, et bien ça n'a tout simplement rien à voir. "Bitcoin is different", comme ils disent. Bitcoin reste une anomalie souveraine. Les banques peuvent capturer la valeur de la crypto en tant qu'infrastructure financière, mais elles ne peuvent pas capturer, copier ou diluer la rareté numérique décentralisée de Bitcoin. Ce sont deux marchés radicalement différents.

En fait, il faut comprendre ce point très important. En tant qu'infrastructure de service, si on prend Ethereum, le monde dans son ensemble a intérêt à ce que cette infrastructure coûte le moins cher possible pour permettre de rendre ses services au coût le plus bas possible. Dit autrement, personne n'est content de voir les terres monter, pas plus que le cuivre ou le coût de l'abonnement Internet. Par contre, pour Bitcoin, c'est l'inverse. Plus le prix de Bitcoin s'envole, plus il confirme son statut de réserve de valeur. De plus, BTC n'est pas réplicable, car la réserve de valeur idéale est une réserve de valeur décentralisée afin de garantir son indépendance. Bitcoin est ce que l'on appelle en théorie des jeux un "point de Schelling" monétaire. Cela signifie que le monde a un intérêt objectif à participer au renchérissement du prix de Bitcoin. Et attention, c'est un cas extraordinairement rare que nous avons la chance de vivre par la même occasion.

C'est précisément pour cette raison que je souris quand on me qualifie de "vilain maximaliste" qui ne jurerait que par Bitcoin. Je ne suis ni vilain, je pense, ni maximaliste. J'essaie simplement de décrire le réel, mais c'est assez compliqué et piégeux, j'en conviens. Donc, je tente des analyses, je mets mon argent, et quand je me plante, bah je vous le partage également. Donc oui, j'en ai beaucoup perdu, mais j'en ai gagné plus. Je suis profondément pro-business et pro-innovation. Je vous encourage donc de tout cœur à lancer des projets, lancer des boîtes, centraliser ou décentraliser, casser tout, recommencer tout, car c'est comme ça que l'on arrive un jour à des disruptions.

Pour en revenir à l'investisseur, l'espérance de gain me semble donc bien plus certaine sur Bitcoin, car il est le seul actif que le système ne peut pas absorber comme une simple mise à jour logicielle. Après, je sens qu'il se passe quelque chose de bien plus insidieux dans notre monde actuel. Si l'économie qui se développe autour de l'IA continue sur son élan, cela signifie que la quantité de biens et de services disponibles sur Terre va exploser, car fondamentalement, ce secteur porte en lui la promesse de déconnecter la création de valeur de l'emploi. Dit autrement, la production de richesse serait fonction du nombre d'IA robots qui tournent dans l'économie, indépendamment de la population. Je n'approfondis pas plus ce sujet, car on n'est pas sur "Grand Angle Nova" ici.

Il n'en reste pas moins que la première idée qui vient en tête est d'acheter les actions des meilleures entreprises du secteur pour en profiter. Mais là encore, et il y a une autre voie. Si la quantité de richesse augmente et que la quantité de monnaie reste fixe, alors le pouvoir d'achat de la monnaie augmente. On est d'accord ? Pour profiter de cette réévaluation de la monnaie à son profit, les gouvernements procèdent à l'impression monétaire afin de capter l'essentiel de cette survaleur créée. C'est le phénomène de base de l'inflation qui, comme le disait Milton Friedman, est "en tout temps et en tout lieu un phénomène monétaire". Voilà, ce sera dit et rappelé.

Bien, maintenant imaginez qu'il existe une monnaie dont la quantité est fixe et qu'aucun gouvernement ne puisse y toucher. C'est le cas de l'or, et on voit bien comment son cours évolue à travers le temps, malgré une production d'or annuelle de 1 % à 3 % selon les époques. Et sachez qu'en considérant l'or dans la croûte terrestre, dans l'eau de mer, dans les astéroïdes ou par fusion, la quantité d'or disponible pour l'humanité est réellement illimitée en soi. Ce n'est qu'une question de prix et de technologie. Voilà, je vous fais pas un dessin, vous l'avez compris. Bitcoin, avec sa structure déflationniste à terme, est un moyen simple de capter la croissance à l'échelle mondiale, sans avoir à se préoccuper de trouver les meilleures entreprises qui seront les stars de demain.

Et si vous voulez comprendre pourquoi, bien que je sois très optimiste pour l'avenir de Bitcoin, les perspectives de hausse des prix sont chamboulées à court terme, allez voir cette vidéo où je vous explique pourquoi un nouveau président de la Fed "pro" n'est pas forcément une bonne nouvelle pour le marché. Yeah.