Transcription
On veut prioriser les candidatures de gens qui travaillent au Québec. Mais c'est exactement ce que je vous dis. Ces gens-là sont déjà ici. Qu'on qu'on réduise les seuils, ça sera un débat politique. Puis les gens décideront puis vous avez le droit comme gouvernement dire désormais on fera ceci cela, il y a pas de souci. Mais des gens qui sont ici à qui on a dit le PEC va vous permettre dans un an, un an et demi, 2 ans de devenir de demander votre citoyenneté permanent et qu'on change les règles. C'est là qui c'est ça qui inquiète du monde.
Mais d'abord, il y a des manifestations qui ont lieu à Montréal mais aussi à Québec aujourd'hui pour dénoncer la fin du programme de l'expérience québécoise. Donc c'est un programme qui ça permettait à des milliers d'immigrants d'utiliser cette voie là pour accéder à la résidence permanente. Lila, on va la rejoindre. C'est à Montréal parce que les manifestants ils ne décolèrent pas. On les entend derrière toi. Oui, c'est en fait c'est une manifestation qui a qui réunit quand même pas mal de personnes. On a parlé à beaucoup de gens ce matin sur le terrain qui sont complètement dévastés. Je pense que c'est le moindre des mots, dévastés de ne plus pouvoir rester au Québec. Je te propose de regarder, il y a vraiment beaucoup de monde. On a eu des députés, on a eu des personnes qui sont dans la communauté québécoise depuis longtemps, des gens en santé, des étudiants qui sont sur place, des personnes qui travaillent dans des dans des hôpitaux, mais aussi dans des écoles qui sont là aujourd'hui et qui manifestent devant le bureau de l'immigration à Montréal.
Et Lila, il y a des immigrants qui prévoient le quitter la province avec la fin du programme. Mais c'est ça malheureusement à cette heure-ci depuis que le PEQ en fait a été aboli. Alors pour petit pour rappel pendant il y a 1 an en fait le programme avait été suspendu puis il y a 6 mois on l'a repoussé encore donc suspendu également et là on a annoncé la semaine dernière qu'il était complètement aboli. Et donc oui, des gens risquent de partir. Je te propose également d'écouter les personnes à qui j'ai parlé. Je voulais rester à Canada mais maintenant maintenant c'est fini pour vous. Qu'est-ce qui va se passer ? Vous devez rentrer en Ukraine ? Je sais pas parce que c'est la guerre. On a vraiment tout respecté. On a fait d'énormes sacrifices. C'était pas facile mais on a tenu parce qu'il y avait le PEC. Nous nous considérons comme des citoyens qui ont l'ambition de pousser Québec en avant. Moi, je me sens québécois. C'est la question. Qu'est-ce qu'on fait ? C'est que maintenant en fait on est un peu perdu parce que nous on est français. Retourner en France c'est pas notre but. on est venu ici pour nous installer et justement on a nous on est on est québécois vous avez vous avez failli le dire on est québécois vous vous sentez québécois bien sûr complètement mais complètement.
Alors avec l'abolition du PEQ maintenant pour ces personnes, il y a plus vraiment de programme qui pourraient leur permettre d'accéder rapidement à la résidence permanente. Il y a normalement en juillet un nouveau programme qui doit arriver, un programme de sélection mais ça c'est un peu comme une loterie Sabrina. Donc on verra si on devrait perdre peut-être des milliers d'immigrants francophones au Québec dans les prochains mois. Programme doit donc il doit se terminer ce mercredi. Merci beaucoup Lila.
Monsieur Roberge bonsoir. Bonsoir monsieur. Alors prenons un cas très simple madame Couider, pardonnez-moi si je prononce mal l'infirmière qu'on est allé chercher en France. Est-ce qu'il y a un scénario selon lequel le Québec va lui dire de partir ? Ça nous semble invraisemblable. Ça me semble aussi invraisemblable, monsieur Roi, puisque dans le nouveau programme de sélection des travailleurs qualifiés, bien il y a le volet 3 qui s'appelle profession réglementée et ça s'adresse justement à des gens qui travaillent, sont ici, ont le diplôme reconnu puisqu'ils travaillent selon une profession réglementée, donc par anné par un autre professionnel comme dans le cas des infirmières. Euh parle français. Euh je vous dirais que dès les premières rondes d'invitation, on devrait avoir en faire déjà d'ici même d'ici la fin de l'année avant Noël. Euh je vous dirais que euh c'est assez favorable. Je peux pas m'avancer sur chaque cas. J'ai pas étudié tous les cas. Mais je vous dirais que des gens qui sont inquiets parce qu'un programme est remplacé par un autre, je le comprends. Mais de la posture des Québécois, je pense qu'il est tout à fait normal de sélectionner le programme de sélection les travailleurs qualifiés. C'est normal de sélectionner les gens qui viennent ici en fonction de la connaissance du français, de la régionalisation et du fait qu'ils ont un travail puis qu'ent l'économie québécoise. Ça ça tombe sous le sens, monsieur Rois. Oui. Euh et tout à fait. Puis vous avez le droit de réduire, d'augmenter les seuils et tout ça. Mais la question qui se pose puis je vous l'avais posé pour les travailleurs du programme fédéral de travailleurs temporaires, quelqu'un qui est déjà ici là, quelqu'un qu'on est allé chercher dans le cas de madame, vous dites elle devrait rester mais je vous signale quand même qu'elle ne le sait pas puisqu'elle s'est rendue à une manifestation inquiète. Donc il doit avoir des il doit avoir des un flou qui inquiète beaucoup de monde, n'est-ce pas ?
Mais c'est possible avant de recevoir la réponse qu'on soit inquiet comme un étudiant de Cégep qui veut entrer à l'université, il a beau avoir le meilleur dossier de candidature, les meilleures notes. un moment donné, on envoie puis on attend la réponse et je comprends que c'est pas un moment qui est intéressant, mais c'est normal dans la mesure où on a une capacité d'accueil qui n'est pas infinie, de d'avoir un nombre qui respecte notre capacité d'accueil, considérant notre capacité à loger les gens, à à les accueillir dans le marché du travail, à à les soigner, à scolariser leurs enfants, ben c'est normal d'avoir des nombres qui soient raisonnables. Puis une fois qu'on a des noms qui sont raisonnables, c'est normal de sélectionner des gens en fonction de leur connaissance du français, du fait qu'ils travaillent, qu' sont ici sur le territoire québécois et sans exclure que des gens vont être sélectionnés dans le grand Montréal évidemment, mais de prioriser la régionalisation puisque d'ailleurs c'est une recommandation du commissaire langue française qui a dévoilé une étude la semaine dernière qui disait que c'est la meilleure façon pas seulement de franciser les gens mais de les intégrer à la culture à la nation québécoise. Donc c'est ce qu'on va faire avec le le programme de sélection des travailleurs québécois justement choisir des gens qui sont ici. On parle pas d'aller chercher des gens à l'extérieur. On veut prioriser les candidatures de de gens qui travaillent au Québec. Ben c'est exactement ce que je vous dis. Ces gens-là sont déjà ici. Qu'on qu'on réduise les seuils. Ça sera un débat politique. Puis les les gens décideront puis vous avez le droit comme gouvernement dire désormais on fera ceci cela. Il y a pas de souci. Mais des gens qui sont ici à qui on a dit le PEC va vous permettre dans 1 an, un an et demi, 2 ans de devenir de de demander votre citoyenneté permanent et qu'on change les règles. C'est là qui c'est ça qui inquiète du monde là.
Mais je comprends qu'il y a des inquiétudes, je le répète. Mais écoutez, monsieur Roi, je pense qu'il est normal d'exiger que des gens qui sont sur le territoire québécois décrochent un emploi et il y a une expérience de travail avant de passer à la résidence permanente. D'ailleurs, j'ai regardé là, je vous dis pas qu'il y en a pas sur la planète, mais j'ai regardé vraiment en Occident, je n'ai pas de trouver de pays qui donnent la résidence permanente à des gens qui sont sur le leur territoire sans qu'il reste et qu'il y ait une expérience de travail. Très souvent les gens dans tous les pays ont un système équivalent celui qu'on est en train d'implanter, un système de points où on veut que les gens s'établissent dans certaines régions, apprennent la langue, décrochent un emploi et que leur dossier de candidature implique une expérience de travail pertinente. Euh et et il faut il faut aller dans cette direction là, le fameux PEC là, le statut quoi, ben il y avait 60 % des gens dans le PE diplômé qui s'installent à Montréal. Ça favorise pas vraiment, je vous dirais, la régionalisation de l'immigration. Donc il faut changer les règles pour réussir mieux ce qu'on réussissait pas dans les années passées. Donc mais on s'entend qu'une infirmière française qu'on est allé chercher, je reviens, je boucle là, madame qu'on voit là, elle ne le sait pas mais vous lui dites ça serait insensé qu'on demande à un infirmière qui parle français installé à Sherbrooke de quitter le territoire québécois. Ben écoutez, faut qu'elle dépose son son dossier de candidature. Mais dans la mesure où on a les informations, vous et moi là, enfin, je vous dirais c'est le type de candidature pour lesquels je ne vois pas à court terme de décision négative. quelqu'un qui a son permis de l' professionnel, qui travaille, qui parle français dans une profession réglementée en pénurie de main d'œuvre avec un seuil oui qui est réduit cette année mais qui est quand même à presque 29000 travailleurs économiques qu'on va sélectionner cette année. Je ne vois pas de scénario dans lesquels ce type de candidature n'est pas retenue.
Monsieur Ro dernière question monsieur le ministre les Ukrainiens ukrainiennes, on a vu d'autres exemples, on s'en est déjà parlé pour le programme fédéral. Vous demandiez d'ailleurs un droit à qui là des gens qui sont déjà ici, est-ce que là il y a un regard qui va être reposé sur les Ukrainiens à qui on a fait des exceptions compte tenu de la guerre, on les a fait venir, beaucoup ont appris le français au Québec et ont trouvé un travail. Est-ce que là il va avoir un examen minutieux pour pas qu'on renvoie de manière inhumaine des gens là ? Oui, monsieur Rois, on a une sensibilité pour ces personnes-là. euh qu'on a accueilli à bras ouverts dans les communautés un peu partout. J'en ai eu d'ailleurs dans mon comté dans le coin de Chambly. J'ai parlé à des familles ukrainiennes, j'ai parlé à des gens qui les ont accueillis, qui les ont euh qui leur ont permis de trouver un endroit là à l'abri de la guerre pour s'installer. Euh la francisation est un enjeu quand on passe de l'Ukrainien, mais c'est remarquable de voir les progrès qu'ils ont fait. Euh c'est sûr qu'on a une sensibilité pour ces personnes-là. Bon, on va suivre ça ensemble. Jean-François Roberge, merci de nous avoir parlé en direct. Merci.